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Dirección de inteligencia nacional ( le Chili )

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Sujet / Message Dirección de inteligencia nacional ( le Chili )

Message par Sphinx le Mar 8 Déc - 23:20

La DINA (Dirección de inteligencia nacional, en français : Direction nationale du renseignement) était la police politique chilienne pendant la dictature militaire d'Augusto Pinochet.

Créée officiellement en juin 1974, elle fonctionne en fait dès novembre 1973 sous la direction du général Manuel Contreras qui conservera ce poste jusqu'au remplacement de la DINA par la CNI (Central Nacional de Informaciones) en 1977. Elle est chargée de la répression des opposants au régime, en particulier les militants du MIR, du Parti Communiste et du Parti Socialiste. Les prisonniers étaient systématiquement torturés dans des centres de détentions (comme par exemple la Villa Grimaldi) et nombre d'entre eux furent assassinés et leurs corps souvent jetés dans l'océan. La DINA a également participé à des opérations à l'étranger dans le cadre de l'Opération Condor.

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Sujet / Message Re: Dirección de inteligencia nacional ( le Chili )

Message par Sphinx le Mar 8 Déc - 23:28

l'ex-président Eduardo Frei a bien été assassiné


Eduardo Frei, président du Chili de 1964 à 1970

Le 22 janvier 1982, Eduardo Frei, président du Chili de 1964 à 1970, mourait d’une septicémie dans une clinique de Santiago, où il avait subi deux mois plus tôt une intervention considérée comme bénigne. A mots couverts, l’hypothèse d’un assassinat commis par la Direction nationale du renseignement (DINA), la police secrète du général Augusto Pinochet, avait alors été évoquée. Le 7 décembre 2009, le juge Alejandro Madrid a confirmé cette thèse, après l’arrestation de six hommes, dont quatre médecins, impliqués selon lui dans la mort de l’ancien dirigeant démocrate chrétien : «La mort (…) a été provoquée par l’introduction graduelle de substances toxiques non conventionnelles, par l’injection de produits pharmaceutiques non autorisés et par une succession d’anomalies qui ont été dissimulées et ont détérioré son système immunitaire.»
Après avoir justifié — sinon appuyé — le coup d’Etat du 11 septembre 1993 contre Salvador Allende (voir, dans Le Monde diplomatique de décembre, «Ce plan Z qui a épouvanté le Chili», par Jorge Magasich), comme la quasi-totalité des démocrates chrétiens, Frei avait pris ses distances, puis dénoncé les violations des droits humains par la dictature. Ces révélations interviennent à quelques jours de l’élection présidentielle du 13 décembre à laquelle le fils de Frei, prénommé comme lui Eduardo, se présente en représentation de la Concertation — une coalition Parti socialiste - Parti démocrate chrétien —, au pouvoir depuis 1990.

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Sujet / Message Re: Dirección de inteligencia nacional ( le Chili )

Message par Sphinx le Mar 8 Déc - 23:39

LE DESTIN DES DÉTENUS - DISPARUS DE LA DINA DANS LA RÉGION MÉTROPOLITAINE

Les Anges de la Mort

Une enquête exhaustive et longue du juge Guzmán et de son équipe de détectives du Département V a réussi à dévoiler le secret le mieux gardé par la DINA : le destin de ses détenus - disparus dans la Région Métropolitaine. L’opération systématique fût réalisée par les pilotes et les mécaniciens des hélicoptères Puma du Commando d’Aviation de l’Armée de terre entre les années 1974 et 1978.

Jorge Escalante.

Les mollets et les pieds dépassaient des sacs de pommes de terre. On voyait les chaussures à talons, hauts et bas des femmes. Quelques fois, le bout de la jupe dépassait. On voyait les chaussures et l’extrémité des pantalons des hommes. Chaque sac contenait un corps attaché avec du fil de fer à un morceau de rail. Certains corps avaient encore du sang frais. D’autres rejetaient l’odeur de la première décomposition. D’autres sacs étaient imprégnés d’huile humaine, signal que les cadavres étaient restés enterrés quelque temps. Quelques sacs, les moins nombreux, n’avaient pas la forme d’un corps mais étaient d’une taille plus réduite, avec seulement une partie des restes.

Il y a eu au moins 40 voyages. À chacun d’eux, de 8 à 15 sacs montèrent à bord des hélicoptères Puma. Des 12 mécaniciens de l’Armée de terre qui ont finalement reconnu les opérations, chacun a au moins fait un voyage. Dans quelques cas, il y en eût deux, trois, ou plus. Il y a d’autres mécaniciens qui ont participé aux opérations mais qui le nient encore. Le secret a été gardé pendant presque 30 ans par les pilotes et mécaniciens du Commando d’Aviation de l’Armée de terre (Comando de Aviación del Ejército CAE ), organisme responsable de l’opération. Au début, tous ont nié, plusieurs fois. Les pilotes nient encore aujourd’hui. Mais les mécaniciens ont rompu le serment scellé avec le sang des autres. Le juge Guzmán et les détectives qui l’ont assisté ont tiré le bout du fil et ont enquêté, silencieux et patients, pendant plus d’un an, dans le cadre du procès de la disparition de la dirigeante communiste de la rue Conferencia (Marta Ugarte).

Intégrer les détails des vols de la mort surprend. Voici enfin la réponse, détaillée, et cette fois racontée de l’interieur, du destin des prisonniers de la DINA à Santiago. Il y eût entre 400 et 500 corps jetés à la mer lors de ces opérations, principalement menées entre 1974 et 1978, bien qu’elles auraient aussi eu lieu dans les dernières semaines de 1973. Le rapport des Forces Armées qui est né de la Table Ronde sur les Droits de l’Homme en janvier 2001, avec l’information sur le destin de 200 détenus - disparus (49 sur terre et 151 à la mer), a consigné à peine 29 cas attribués à la DINA. De ceux-ci, seulement 23 apparaissent comme lancés à la mer. A la Table Ronde, l’Armée commandée alors par le général Ricardo Izurieta a affirmé qu’elle ne possédait pas plus d’information. En accordant le bénéfice du doute, l’Armée de terre n’a pas réussi à rompre le secret des assermentés. Mais elle ne l’a pas fait non plus jusqu’à aujourd’hui. Les chiffres officiels du rapport Rettig et des organismes qui ont suivi indiquent que les disparus de la DINA dans la région métropolitaine entre 1973 et 1975, furent au nombre de 590.

MAMO (surnom donné à Manuel Contreras) A RAISON

Finalement, la vérité a été confirmée. Les exécuteurs l’ont confirmé, ou une partie d’entre eux. Comme cela arrive dans d’autres cas effrayants, comme les exécutés de la Moneda à Peldehue, ceux qui ont parlé sont ceux d’en bas, pas les officiers supérieurs. Les mécaniciens sont tous des sous-officiers aujourd’hui à la retraite.

Il faut admettre que l’ancien chef de la DINA, Manuel Contreras, avait pour une fois raison : « Il n’y a pas de détenus - disparus de la DINA, ils sont tous morts » a-t-il dit récemment à une journaliste de Canal Plus de la télévision française. Ce que Contreras n’a jamais reconnu, c’est que l’opération macabre et systématique de jeter les corps à la mer avait existé. Et que jamais elle n’a pu être planifiée seulement par celui qui fût le chef du Commando d’Aviation de l’Armée de terre entre janvier 1074 et décembre 1977, le Colonel Carlones Mardones Díaz. Il a été, avec quatre autres anciens pilotes du CAE, inculpé le vendredi 14 novembre 2003 par le juge Guzmán en qualité de complice et dissimulateur dans l’instruction sur la mort de Marta Ugarte. Le corps de cette dirigeante communiste fût le seul des victimes jetées à la mer, que les profondeurs de l’océan ont relaché et qui en septembre 1976 a échoué sur la plage La Ballena, près de la crique Los Molles dans la Vème région. Ce fût l’unique faille du système d’extérmination, la piste qui permettra de condamner les coupables aujourd’hui. Aucun autre corps jeté à la mer n’est réapparu. Le « coupable » de la fixation défectueuse du poids, qui a permis que le cadavre de Ugarte remonte à la surface et qui s’est transformé en une preuve fondamentale, est identifié et a confessé son erreur criminelle.

Mais Guzmán a inculpé aussi, pour ce cas, en qualité d’auteurs de séquestration et homicide, Contreras et son cousin, le brigadier en retraite Carlos López Tapia, qui en 1976, était le chef de la Brigade d’Intelligence Métropolitaine de la DINA et en même temps, chef de la Villa Grimaldi. Ce fût le principal centre clandestin de réclusion et de torture dans le pays, et de là, furent sortis la majeure partie des corps qui allaient à la mer. Le juge fût appuyé le vendredi 21 novembre 2003 par la cinquième chambre de la Cour d’Appel de Santiago, qui a confirmé les inculpations. Bien qu’elle ait rejeté celle du pilote Emilio de la Mahotiere « qui était en France » quand Marta Ugarte a disparu.

TOBALABA-PELDEHUE

L’Opération « Puerto Montt » (Code avec lequel on notait la liste des prisonniers qui seraient exécutés et lancés à la mer dans les centres clandestins de la DINA), eût un protocole de conduite qui s’est répété. Avant chaque vol, les mécaniciens recevaient l’ordre d’enlever les sièges du Puma (de 18 à 20), et le réservoir d’essence de secours. L’autonomie de vol de cet hélicoptère sans le 2ème réservoir est de deux heures et demie. Chaque voyage était ordonné par le chef du CAE au chef de la compagnie aéroportée de ce commando d’hélicoptères. Tous les vols étaient enregistrés.

Les machines partaient à chaque fois de l’aérodrome de Tobalaba dans la commune de La Reina, où a fonctionné le Commando d’Aviation de l’Armée de Terre durant ces années. L’équipage était composé d’un pilote, d’un copilote, et d’un mécanicien. Le vol démarrait en direction de Peldehue, à Colina. Une fois là, en zone militaire, ils descendaient et étaient attendus, normalement, par deux ou trois « camionettes » Chevrolet C-10, presque toujours blanches, dont la partie arrière était couverte d’une bâche. Deux ou trois agents civils étaient en charge de ces véhicules. Les civils enlevaient les bâches qui cachaient les corps empilés et les déchargeaient pour les mettre à l’intérieur de l’hélicoptère. Ensuite, le Puma repartait avec les civils à bord. Normalement, il se dirigeait vers la côte de la Vème région, et à la hauteur de Quintero, la machine prenait la direction de la haute mer à la hauteur de San Antonio ou Santo Domingo.

Arrivé à une distance appropriée, le pilote donnait l’ordre de décharger les corps. Le lancement s’effectuait au travers de l’écoutille d’un mètre carré environ, située au milieu de l’hélicoptère, où se trouve le crochet de charge qui descend à l’intérieur, à la hauteur du rotor principal. Mais la décharge se faisait quelques fois depuis une écoutille de poupe, d’1,80 mètre de haut sur 1 mètre de large. Les agents civils effectuaient le lancement et étaient responsables, non seulement d’emmener les corps à Peldehue et les mettre à l’intérieur de l’hélicoptère, mais aussi de vérifier que les sacs atteignaient bien le fond de la mer.

L’identité des corps jetés à l’océan lors de cette opération n’est pas établie, puisque les témoins disent qu’ils ne les ont jamais connus, sauf celle de Marta Ugarte. Ceux qui les connaissent, comme l’ancien chef de la DINA Manuel Contreras, nient que cette opération ait existé.

« ILS BRILLAIENT »

Les rails « coupés récemment, puisqu’ils brillaient des deux côtés », comme les a vu le Commissaire aux enquêtes et agent de la DINA, Nibaldo Jiménez Santibañez, garantissaient, en principe, que la preuve du crime irait avec le morceau de métal au fond de l’océan. Jiménez dit dans une de ses déclarations lors de la procédure, que quand il a demandé un jour à quoi servaient ces rails coupés en morceaux, on lui a répondu : « C’est pour les paquets ». Quand il a demandé « Quels paquets ? », il soutient qu’on lui a répondu : « Ceux qui s’en vont en morceaux tous les jours d’ici, un grand lot à la mer, ils les enveloppent dans un sac bien attaché avec du fil de fer, jettent le corps avec le rail, et avec le poids du rail, ils vont au fond ». Ce n’était pas les anciens prisonniers qui parlaient des rails, et pas seulement le champion de pêche sous-marine Raúl Chique, qui une fois dans les années 80 a déclaré à la presse qu’il avait vu des ossements dans les fonds sous-marins, en face de Pisagua, collés à des morceaux de rails. Dès lors les morceaux de voies ferrées devenaient une réalité dite par un des agents et qui le racontait à un juge.

Le Colonel en retraite Olapier Benavente Burdos n’était pas non plus devenu fou, quand le 24 juin 1999, il a déclaré à une entrevue pour « ’La Nación » que « le pilote de Pinochet, son chou-chou, Antonio Palomo », lui a raconté un jour d’été, quelques années après 1973 à Pelluhue, où tous les deux ont une maison de campagne, qu’il avait dû faire des voyages en pilotant un Puma pour lancer des corps à la mer. « Ils partaient de Tobalaba », a déclaré le Colonel en retraite Benavente que lui avait dit Palomo. C’était la première fois qu’un officier de haut rang en retraite, révélait une partie du secret. Mais cette fois, tout en restât là, seulement des déclarations. Les antécédents découverts aujourd’hui n’existaient pas. Bien sûr, Palomo a démenti les déclarations de Benavente quand le juge Guzmán l’a interrogé.

LE NETTOYAGE

Une fois accomplie chaque mission de vol, les hélicoptères revenaient à Peldehue à l’endroit où étaient stationnées les « camionettes » C-10. C’est ici que descendaient les civils, montaient dans les « camionettes » et partaient.

L’hélicoptère repartait et retournait à sa base du CAE à Tobalaba. Une fois la machine vidée de son équipage, les mécaniciens réalisaient l’opération de nettoyage du sol, qui la plupart du temps restait imprégné de sang avec une odeur de viande décomposée pénétrante. Ils passaient le sol et l’intérieur au jet et laissaient l’hélicoptère se ventiler. Quand l’odeur et le sang avaient disparu, les mécaniciens réinstallaient les sièges et le réservoir secondaire, sans savoir que le lendemain, cet hélicoptère devait accomplir une tâche similaire. Normalement, ce nettoyage n’était pas réalisé par les mêmes mécaniciens qui avaient participé au vol. Parmi les nettoyeurs, a figuré plus d’une fois E.A.O., le mécanicien personnel du Puma nº256 du Commandant en chef de l’Armée de terre, le général Augusto Pinochet. Bien que celui-ci soutienne dans l’enquête que « jamais », il ne lui a été donné de réaliser ces vols pour la haute mer. Son chef a été pendant de nombreuses années, le brigadier Antonio Palomo, aujourd’hui à la retraite.

« Quand on discutait, entre mécaniciens, j’ai pu me rendre compte que beaucoup d’entre eux avaient réalisé ce type de voyages », à déclaré au procès un autre mécanicien qui a participé aux vols et que nous appellerons « Rotor 1 ».

Les identités des mécaniciens, qui ont finalement raconté au juge les ténébreuses histoires qui ont permis de connaître ces faits, LND les tient en réserve. Le fils de l’un d’entre eux a été séquestré pendant quelques heures, vendredi dernier, le jour même où le juge Guzmán a énoncé les premières accusations dans l’affaire Marta Ugarte avec cinq anciens pilotes des Puma, en plus de Contreras et López Tapia. Deux individus l’ont obligé à monter dans une auto, l’ont attaché, lui ont mis une cagoule sur la tête, l’ont battu, et lui ont dit qu’il dise à son père de « fermer sa gueule ». Puis ils l’ont jeté dans une rue de Santiago.

Un autre des mécaniciens, « Rotor 2 », à raconté pendant l’enquête, qu’à peine les vols avaient commencé, le commandant du CAE Carlos Mardonez a réuni les pilotes et les mécaniciens, et leur a déclaré : « Il s’agit de missions secrètes que vous ne devez commenter à personne d’autre que ceux qui y participent. Vous ne devez même pas en parler à vos familles ».

LE TRIBUNAL

Le commissaire en retraite Nibaldo Jiménez, ancien agent de la DINA en fonction à Villa Grimaldi et dans l’enceinte de José Domingo Cañas soutient que « Ceux qui envoyaient les individus à la mer étaient une assemblée qui se tenait avec les chefs de groupe de l’époque, les capitaines Miguel Krassnoff Marchenko, Maximiliano Ferrer Lima, et d’autres, parce qu’il y avait plusieurs casernes. Ils se réunissaient comme un tribunal, où ils décidaient quel détenu serait sauvé et quel autre irait à la mer, avec le code nommé « Puerto Montt ». Ces « autres » auxquels se réfère Jiménez son ceux de toujours, Marcelo Moren Brito et Pedro Espinoza Bravo, tous les deux chefs en alternance de différents centres clandestins de la DINA. Le résultat de chacune de ces réunions, continue Jiménez, « était envoyé au général Contreras, chef suprême de la DINA (...). Le général Contreras est celui qui vérifiait les listes et en définitive décidait du sort des détenus.

Une autre victime de la DINA a été le journaliste Máximo Gedda Ortiz, le frère des Gedda qui réalise l’émission « Au sud du Monde ». Détenu en juillet 1974, il a disparu dans l’immeuble au nº 38 de la rue Londres. Jiménez raconte l’état dans lequel il a vu son corps avant que, on le présume, il n’allonge la liste des jetés à la mer. « Un sujet nommé Gedda fût détenu. On lui avait enlevé au couteau la chair de la jambe et on voyait l’os. Cela pendait, ils l’avaient pendu. Ils l’avaient fouetté ».

Jiménez décrit une autre facette de l’horreur et de la brutalité contre un autre des disparus de la DINA. Il s’agit du photographe Teobaldo Tello Garrido, qui avait été fonctionnaire des Renseignements Généraux pendant le gouvernement de Salvador Allende. Il a été arrêté en août 1974 et a disparu. « Je suis allé le voir dans une cellule bondée de détenus, il a ouvert la bouche et j’ai vu qu’il saignait. Ses dents avaient été arrachées avec une pince par Monsieur Marcelo Moren(...). Le Colonel Moren était assez brutal ».

LES PILOTES DE LA CARAVANE

Parmi les cinq anciens pilotes d’hélicoptères Puma que le juge Guzmán a inculpé pour la séquestration et le meurtre de Marta Ugarte figurent ceux qui furent les pilotes de la Caravane de la Mort. Antonio Palomo a été le pilote sur le trajet sud de cette opération, et a agi comme son copilote Emilio de la Mahotiere González. Pour le trajet nord de la caravane, le pilote fût le même de la Mahotière et le copilote, Luis Felipe Polanco Gallardo. Le cinquième pilote détenu est le colonel en retraite Oscar Vicuña Hesse.

Une seconde phase de cette méthode de disparition de détenus jetés à la mer, a commencé après 1978 et a continué au moins jusque 1981-82, après qu’à la fin de 1978, on ait découvert les cadavres de 15 paysans dans un four de Lonquén et l’Armée de terre et Pinochet se sont inquiétés.

Cette seconde phase connue sous le nom de « remaniements » clandestins, fût admise, y compris par l’ancien directeur de la Centrale Nationale d’Informations (Renseignements Généraux), le général Odlanier Mena, et à son propos, ont déposé aussi quelques anciens agents qui ont participé à l’opération. A cette opération appartiennent, entre autres, les prisonniers de Chihuío dans la 10ème région, les exécutés de La Moneda détenus à Peldehue, et les 26 victimes de la Caravane de la Mort enterrées clandestinement dans le désert de Calama. Celles-ci ne furent pas victimes de la DINA.

Probablement, une fois l’expérience acquise, cette seconde phase a été réalisée par les mêmes pilotes et mécaniciens du Commando d’Aviation de l’Armée de terre. Cet épisode n’est pas totalement éclairé judiciairement. En tout cas, les commandants du CAE après Carlos Mardones ont été : le colonel Hernán Podestá Gómez, entre janvier et décembre 1978 ; le colonel Fernando Darrigandi Márquez entre janvier 1979 et juillet 1981 ; et le colonel Raúl Dirator Moreno, entre août 1981 et février 1982.

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