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Sujet / Message Les califes éclairés

le Ven 29 Jan - 10:44
Ali ibn Abï Tâlib

Abū al-Hasan Alī ibn Abī Tālib est le fils d'Abû Tâlib, oncle du prophète, qu'il a élevé et protégé comme son propre fils, après la mort de son grand-père ‘Abd al-Mottalib.
Il est né vers 600 à La Mecque. À l'âge de six ans, il quitta la maison de son père pour se mettre sous la protection du Prophète. Il a été à la fois le cousin, le frère spirituel, le disciple et le gendre du Prophète en épousant sa fille Fâtima née de sa première épouse Khadija en 622.
Il eut d'elle 4 enfants : al Hasan, al Hussein, Zaynab al Kubra, et Oum Kalthum al Kubra.
Il participa à la bataille d'Ouhoud (3 H ; 22 ans)et il a également été chargé d'intercepter une lettre lors de la conquête de La Mecque (8 H ; 27 ans) Il est ensuite choisi pour garder Médine pendant la bataille de Taboûk (9 H ; 28 ans)
Il a participé aux mêmes guerres que le Prophète, excepté à la bataille de Tabûk. Lors de la bataille de Uhud Mahomet lui a donné son sabre Dhû'l-fikar (Zulfikar) :
Lors de la bataille de Siffin (657), il doit affronter le gouverneur de Damas Mu‘âwîya, membre de la famille de ‘Uthman. Alors qu'il avait l'avantage, il accepte l'idée d'un arbitrage, mais celui-ci tourne en sa défaveur. Il est remplacé par Mu‘âwîya, qui devient le premier calife omeyyade en 661. ‘
Certains lui reprochèrent d'avoir accepté de se soumettre à un arbitrage humain et quittèrent ses rangs, on les appellera les Kharidjites (les sortants). Il meurt à l'age de 62 ou 63 ans.
Alî est également considéré comme le maître de la rhétorique arabe. Il est l'auteur de nombreuses citations, sermons et réflexions qui ont été recueillis et écrits en un ouvrage, le Nahj Al Balagha (La Voie de l'éloquence), qui reste par son très haut niveau d'éloquence arabe, une référence dans la littérature arabe.
La mort de Ali met fin à la période des Califes dits les "bien guidés" (al-Rashidun); mais elle marque, également, le début du clivage qui existe entre Musulmans les divisant en : -Sunnites, (la très grande majorité des Musulmans actuels,-Chiites, qui estiment que le califat doit être héréditaire et rester dans la famille du Prophète, Kharidjites, qui rejettent l' idée dynastique, affirmant que n'importe quel Musulman peut aspirer à être Calife, s'il en est digne et compétent, sans distinction de race ou de clan. …
M. KOURSI
Source: EL MOUDJAHID
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Sphinx
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Sujet / Message Re: Les califes éclairés

le Ven 26 Mar - 15:04
Othman

Othman ('Othmân ou 'Uthmân) faisait partie de la grande famille meccoise des Omeyyades qui prendra définitivement le pouvoir avec l'accession au califat du cinquième calife, Mu'âwiya (avec lequel le califat devint héréditaire). Il fut le gendre de Mohammed, puisqu'il épousa deux de ses filles, Ruqayya et après la mort de celle-ci, Umm Kulthum.

Son califat fut une longue crise. On lui reprocha son népotisme. le fait qu'il imposa sa recension coranique souleva contre lui les lecteurs du Coran.

C'est l'opposition chiite qui fut la plus virulente à son égard. Pour le chiisme le califat de Othman n'est qu'une succession d'actes arbitraires.

A. Il fut défaillant dans l'application des peines légales.

a) Il refusa d'appliquer la peine du talion à 'Ubayd Allâh b. 'Umar

b) Il ne fit flageller le gouverneur de Basra, al-Walîd b. 'Uqba, coupable de s'être montré en état d'ébriété, qu'à la suite d'une protestation d'Ali.

c) Il fit interner à Rabadha, près de Médine, Abû Dharr (l'un des plus proches compagnons du Prophète) à la demande de Mu'âwiya.

d) Il fit infliger la flagellation à Ibn Mas'ûd qui refusait de détruire sa recension du Coran.

B. Sa gestion des biens publics a aussi été mise en cause. On lui reprocha d'avoir prélevé sur le trésor public des sommes considérables pour les distribuer à ses quatre gendres.

C. Les chiites lui reprochent encore des innovations blâmables dans le domaine du culte: à Minâ, dans le rituel du pèlerinage prière de 4 cycles au lieu de 2, et 2ème appel à la prière du vendredi.

Pour les sunnites, les critiques qui peuvent être adressée à Othman ne dépassent guère en gravité celles qui furent faites aux deux premiers califes.

Les troubles qui conduisirent à son assassinat commencèrent à Kûfa en 32-33 de l'hégire. Les manifestants obtinrent la déposition du gouverneur. L'Egypte entre également en rébellion. Le calife accepte une entrevue avec les chefs des insurgés égyptiens, et accède à toutes leurs demandes. Mais à El-'Arîch, sur le chemin du retour vers l'Egypte, les insurgés interceptèrent un messager d'Othman portant une lettre demandant de liquider les chefs de l'insurrection. Othman affirma que c'était un faux. Mais les insurgés assiégèrent la maison du calife à Médine. Ali garda une neutralité malveillante. Aïcha s'éclipsa sous prétexte d'un pèlérinage urgent à La Mecque. Dans les derniers jours de juin 656, des hommes pénétrèrent dans la maison du calife, dirigés par l'un des fils d'Abû Bakr, Mohammed ben Abî Bakr, qui assassina le calife, tandis que sa femme fut blessée. Son corps fut enterré avec la plus grande discrétion. ce meurtre allait ouvrir, dans l'islam, un des schismes les plus redoutables de son histoire.

Pour certains musulmans, Othman était mort en martyr:

" Quand la nouvelle de l'assassinat d'Othman, qui était mort en martyr, arriva dans les provinces, écrit l'historien sunnite Dhahabî, elle causa une profonde tristesse à tous les musulmans et en particulier à ceux de Syrie. La chemise d'Othman arriva par la poste à Damas. elle fut exposée sur la chaire de la mosquée et Mu'âwiya prononça l'éloge funèbre d'Othman. Un pacte, auquel 60.000 hommes participèrent, fut conclut pour venger la mort du calife " (Chams ad-dîn Dhahabî, mort en 1358, Ta'rîkh al-islâm).

Pour les chiites, l'accession au pouvoir d'Ali était simplement la réparation d'une injustice à l'égard d'un homme à qui le califat revenait de droit, puisqu'il était le gendre et le cousin du Prophète.

La bataille qui se met en place est une double protestation contre un déni de justice. Pour les partisans de l'ancien calife, le meurtre d'Othman est un meurtre, et les assassins doivent être poursuivis. Pour les partisans d'Ali, le califat d'Ali est quelque chose qui lui revient de droit. C'est lui qui était en droit de se plaindre, puisqu'il a été longtemps lésé du califat.

9 décembre 656: bataille du Chameau contre Aïcha et ses partisans.

Juin-juillet 657, sur la rive droite de l'Euphrate rencontre de Siffîn.. Cette rencontre trouve son origine dans le conflit entre Ali et Mu'âwiya. Mu'âwiya exigeait qu'on lui livre les meurtriers d'Othman en vertu de Coran 17.35 qui défend de tuer qui que ce soit, sauf un juste motif et dans le cas où quelqu'un est tué injustement, accorde le droit de vengeance à son plus proche parent Ali répondit que Othman ayant été tué par le peuple indigné de ses actes arbitraires, les assassins ne devaient pas être soumis à la loi du talion. A Siffîn, après des semaines d'escarmouches, Mu'âwiya uta de son sort. Il fit alors hisser des feuillets du Coran sur les lances de ses troupes, invitant ainsi à résoudre la question en consultant le Coran. On eut alors recours à la procédure de l'arbitrage pour résoudre le différend. Les arbitres devaient examiner si ce dont on avait accusé Othman était ou non des actes arbitraires en opposition avec la Loi divine.

Le verdict de Dûmat al Djandal fut que Othman n'avait pas commis de prévarication. Mais il ne fut pas promulgué officiellement. Il donnait raison à Mu'âwiya. Ali protesta; proclamant que la sentence était contraire au Coran et à la Sunna et qu'il ne s'y soumettrait donc pas.

Des réactions face à ce conflit datent les grands clivages de l'islam.

1) Les mu'tazilites se firent l'avocat de la neutralité et de l'abstentionnisme que tant de docteurs sunnites prônèrent par la suite comme la seule attitude possible en cas de guerre civile (fitna).

2) Les kharédjites reprochèrent à Ali d'avoir accepté la procédure de l'arbitrage. C'étaient des partisans extrêmes d'Ali.

3) Les chiites, eux, représentent l'aile modérée des partisans d'Ali.

http://www.persocite.com/orient/sun

__
"Quelle est la différence fondamentale entre une femme et un terroriste ? Avec le terroriste on peut négocier"
3

.、スフィンクス、


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