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une commande du chef de l’Etat

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Sujet / Message une commande du chef de l’Etat

Message par Mohamed le Lun 1 Mar - 18:33

Lutte contre la corruption : Bouteflika en « commander in chief » ?
Pesée, subtile et saturée de sous-entendus – « la lutte contre la corruption est menée essentiellement par le chef de l’Etat » –, la petite phrase du Premier ministre prononcée mercredi 3 février en marge du « sommet » de l’Alliance présidentielle vise à rassurer sur l’identité de l’institution aux commandes des opérations anticorruption. Pas de lutte d’influence dans le sérail ; le Département du renseignement et de la sécurité (DRS) n’est qu’un « exécutant » en charge, sur ordre, des enquêtes dans les « affaires » de corruption, entend couper court Ahmed Ouyahia.
« Il est dans son rôle de Premier ministre. En diplomate qu’il est, je pense qu’il a voulu dire que même si les enquêtes ont été engagées par le DRS, ce dernier est sous l’autorité du chef de l’Etat. Donc, c’est toujours l’autorité politique qui décide. Il apporte ainsi la confirmation qu’en matière de corruption et de lutte contre la corruption, c’est le politique qui décide », commente l’ancien ministre et diplomate Abdelaziz Rahabi. Le président Bouteflika en « commander in chief » des opérations anticorruption, le Premier ministre n’est pas le seul à le laisser entendre. Dès la première salve, le DRS, l’initiateur des enquêtes a pris grand soin de présenter cette démarche « politico-judiciaire » comme une commande du chef de l’Etat.

« Ces dossiers ont été instruits sur injonction du président de la République et qui ont en commun le fait d’avoir été pris en charge par le DRS sans qu’il y ait de partie civile ou de plainte au préalable », écrit Salima Tlemçani, la journaliste d’El Watan, auteure de nombreux scoops en rapport avec les affaires Sonatrach et de l’autoroute Est-Ouest (lire El Watan, édition du 14 janvier). Au premier plan de ce feuilleton de scandales gigognes où la responsabilité, politique du moins, est engagée pour plusieurs ministres et ex-ministres du « clan » et de l’Alliance présidentielle, le DRS s’efforce de camper les seconds rôles, s’éclipse devant le président de la République.
Citant une source « informée » des opérations de lutte contre la corruption, Hamid Yes, dans El Khabar (édition du 19 janvier) rapporte que le président Bouteflika a « veillé personnellement » à ce que les services de renseignement de l’armée soient chargés des grandes opérations d’investigation dans les dossiers lourds de Sonatrach, de Sonelgaz et de l’autoroute Est-Ouest. Le journaliste donne en parallèle un compte rendu de la directive n°3 du président Bouteflika, adressée le 13 décembre 2009 au Premier ministre, le sommant d’intensifier la lutte contre la corruption par la mise en œuvre d’une batterie de mesures à caractère « urgent » et « préventif » de la corruption. Parmi les mesures énoncées, il est question, entre autres, de la révision du code des marchés publics, de la mise sous étroite surveillance des postes sensibles dans la Fonction publique, de la surveillance des signes ostentatoires d’enrichissement « fulgurant », de systématisation de la déclaration de patrimoine.
Sur le plan institutionnel, le président Bouteflika enjoint Ouyahia de hâter la mise sur pied de l’office national de lutte contre la corruption, de renouveler la composante de la cellule de traitement de l’information financière, de réactiver la Cour des comptes, l’inspection du Travail, l’inspection de la Banque centrale, etc. Bouteflika exige du gouvernement et des pouvoirs publics une « mobilisation exceptionnelle », des « résultats concrets » car il est question de « protéger le pays d’un fléau social (la corruption) qui met en péril non seulement l’équilibre de la société et compromet son développement mais aussi et surtout menace la sécurité nationale ».
Les enquêtes du DRS, une commande du chef de l’Etat
Replacée dans son contexte chronologique, la fameuse directive n°3 a été prise dans la foulée d’un discours très inspiré du président Bouteflika, dans lequel il suggère, à demi-mot, la « fin de l’ère de l’impunité ». « Grande est notre détermination à lutter contre la corruption sous toutes ses formes et ses manifestations. ( …) La justice et les lois de la République seront appliquées à toute personne rendue coupable de faits de corruption », a affirmé le président devant l’armée de magistrats réunis le 28 octobre à la Cour suprême, à l’ouverture de l’année judiciaire 2009-2010. Qu’elle relève de « politique fiction » ou de realpolitik, la perspective d’un troisième mandat présidentiel dédié à « la lutte impitoyable contre la corruption » est déjà mise en branle.
L’image d’un président de la République au crépuscule de son règne, mû en va-t-en guerre contre la corruption, le phénomène pandémique national, épaulé et soutenu par la puissante machine des services de renseignement, séduit. Durant ses deux premiers mandats, Bouteflika n’a-t-il pas surpris par ses changements de cap aussi déroutants qu’intempestifs ? Abrogation de la loi sur les hydrocarbures en 2005, correction « patriotique » des choix économiques en 2009… intervenue après le discours « historique » de juillet 2006 dans lequel le président a reconnu « l’échec » de la politique, ceux qui croient en la capacité de Bouteflika à opérer de déchirants bouleversements ne sont pas en peine d’arguments.
11 ans après que le candidat Bouteflika eut promis, lors de sa campagne électorale d’avril 1999, de mettre à nu la « mafia politico-financière » et de stopper les appétits voraces des « 12 barons qui ont le monopole du commerce extérieur », le président Bouteflika s’est-il enfin décidé à passer du discours à l’acte ? Et surtout jusqu’où ira-t-il dans sa croisade contre la corruption ? Sacrifiera-t-il sur l’autel de la campagne de moralisation de la vie publique ses « hommes de main » ? Le lieutenant-colonel (à la retraite) Mohamed Chafik Mesbah en est convaincu : « Jusqu’à plus ample informé, le chef de l’Etat, toujours libre de ses mouvements, n’a pas réagi aux enquêtes déclenchées autour de Sonatrach alors qu’il a toute latitude de le faire. Pourquoi, en laissant des proches s’embourber, se résout-il à cette solution extrême ? Je n’ai pas de réponse convaincante.
J’imagine que le président de la République, tenant compte des rapports et des informations qu’il reçoit, a pris la mesure de l’étendue du mal de la corruption qui a gangrené tous les secteurs d’activité économique. Peut-être a-t-il compris aussi la relation dialectique qui rattache l’aggravation de la corruption au bouillonnement social, prélude de soubresauts à l’issue incertaine ? Peut-être, soucieux de son empreinte sur l’histoire, veut-il laisser une marque dépouillée d’aspects bien contestables ? »

Mohamed
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