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Sujet / Message Les grandes decouvertes

Message par Sphinx le Ven 23 Avr - 1:05

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Selon quelques historiens, le moyen-âge se termine en 1453, date à laquelle les turcs occupent Constantinople ; selon d'autres, il s'achève en 1492, date de la découverte de l'Amérique.
Cette dispute importe peu, l'une et l'autre dates furent adoptées parce qu'elles correspondaient à des événements exceptionnels qui facilitaient la remémoration du moment approximatif, et arbitraire, où une époque historique, le moyen-âge, prenait fin tandis qu'une autre commençait, celle des temps modernes. En revanche, tous les historiens s'accordent pour dire que le passage d'une époque à l'autre ne s'effectue pas à une date déterminée ni qu'il est le même partout.

Ce passage est le résultat de longs et parfois difficiles processus, qui modifient la façon de penser, les coutumes et les institutions jusqu'à réussir à imposer les caractéristiques de la nouvelle époque. L'an 1453, étant accepté comme son terme, les 150 dernières années du moyen-âge virent baisser la population européenne de 70 millions au début du XIVème siècle à 50 millions au début du XVème siècle.

Le développement agricole du XIIIème siècle avait accéléré l'accroissement démographique. Mais la série de meuvaises récoltes qui commencèrent en 1315 et la famine qu'elles provoquèrent affaiblit la population et favorisa les ravages de la grande peste qui sévit en Europe au milieu du XIVème siècle. Au début de la crise agricole, de nombreux paysans se réfugièrent dans les villes, qui s'étaient agrandies au rythme du développement agricole. Lorsque la peste y fit son entrée, les taux de mortalité furent extrêmement élevés. Certaines villes perdirent jusqu'à la moitié de leurs habitants.

Sur le plan politique, pendant le dernier siècle et demi du moyen-âge, le vieux conflit entre la monarchie et la noblesse se définit de plus en plus en faveur de la première. Déjà affaiblis par l'effort des croisades, les seigneurs féodaux, qui fondaient leur puissance sur la propriété et l'exploitation de la terre, se virent touchés par la crise agricole et l'exode rural. En revanche, les rois trouvèrent appui dans une classe sociale, la bourgeoisie, formée de marchands, de maîtres d'ateliers et de bureaucrates qui obtinrent en échange de leur soutien des droits pour gouverner les villes qu'ils habitaient. Mais la bourgeoisie n'échappa pas non plus au fléau de la peste ni à la crise générale qui entraîna de perpétuelles dépréciations de l'argent, soutien fondamental de sa puissance.

A ce tableau dramatique du XIVème siècle, s'ajoutèrent les fréquentes révoltes populaires, tant à la campagne que dans les villes, comme ce qu'on appelle la Jacquerie, du nom de Jacques qu'on donnait au paysan français, de 1358, celle qui éclata à Florence en 1378 ou celle de Londres en 1381 et de Paris en 1382. Lorsqu'au siècle suivant, la domination musulmane sur l'Empire byzantin bloqua d'importantes routes commerciales entre l'Orient et l'Occident, l'activité marchande des villes reliées à la Méditerranée en fut gravement touchée. Cette situation s'aggrava quand les turcs ottomans, déjà établis à Constantinople, le centre de leur puissant empire, marchèrent vers l'ouest et occupèrent toute la péninsule balkanique.

Pourtant, à l'intérieur de cette Europe appauvrie et décimée géographiquement, un tas de nouvelles idées ouvrait les portes à de profonds changements. Déjà au XIIIème siècle, le moine et savant anglais Roger Bacon avait dit : " finissons de nous laisser dominer par les dogmes et les préceptes de l'autorité et regardons le monde!", mais ses paroles n'eurent pas d'écho et ce fut seulement 200 ans plus tard qu'elles devaient se concrétiser. Au XVème siècle commença un formidable renouveau culturel qui était axé autour de l'homme et de ses intérêts terrestres, ce pour quoi il s'appellera Humanisme.

C'est ainsi que commença à s'imposer le critère d'étude fondé sur la raison et non pas seulement sur les croyances acceptées. Ce nouveau critère jeta les fondements de la science moderne, transforma profondément l'art, aboutissant à la Renaissance, et favorisa les progrès techniques. La synthèse et le symbole de ces progrès furent l'impression avec des caractères métalliques et mobiles, perfectionnée par l'imprimeur allemand Johannes Gutenberg. Le premier ouvrage imprimé avec la technique de Gutenberg fut la bible, en 1456, dont on édita 300 exemplaires, quantité incroyable pour l'époque où les livres étaient copiés lentement et laborieusement à la main.

L'invention révolutionnaire de l'imprimeur allemand fut adoptée rapidement dans toute l'Europe. Grâce à l'impression, les idées, les connaissances et les oeuvres littéraires atteignirent une diffusion inconnue jusqu'alors. Le livre imprimé était à la portée d'un plus grand nombre et contribua, de plus, à fixer les normes du langage écrit. L'édition massive obligea les nombreux dialectes régionaux à se fondre en une langue officielle, en général celle de la métropole, et ceci renforça le concept de nationalité qui se manifestait déjà dans de vastes zones européennes.

Des précurseurs significatifs de cet esprit national naissant furent Henri IV d'Angleterre et Jeanne d'Arc. En 1399, se présentant devant le parlement, le roi s'y adressa en anglais, la langue populaire, et non en français, comme c'était l'habitude officielle depuis la conquête normande. Pour sa part, entraînant derrière son étendard le peuple français, Jeanne d'Arc transforma la guerre de 100 ans, qui avait commencé comme une lutte féodale, ou dynastique, en une entreprise nationale. Au cours des dernières années de cette guerre, qui s'acheva en 1453, apparurent les armes à feu, qui s'ajoutèrent aux arbalètes, aux arcs, aux lances et aux épées qui composaient les arsenaux médiévaux. La poudre, mélange de poudre, de salpêtre et de charbon, découverte par les chinois et introduite en Europe par les arabes, était l'aliment des bombardes et des couleuvrines qui tiraient leurs projectiles à longue distance et avec force.

A côté d'autres inventions de l'époque, les armes à feu participèrent de manière décisive à l'un des processus historiques qui ouvrirent l'époque moderne : celui des grandes découvertes géographiques et de l'expansion d'outre-mer de l'Europe. Un des acteurs de ce processus fut le Portugal qui, avec la Castille, la Navarre et l'Aragon, formaient les 4 royaumes chrétiens de la péninsule ibérique du XVème siècle.

Déjà, au début du XVème siècle, liés à la mer par leur littoral étendu, les portugais avaient adopté une intense politique maritime. Embauchant des navigateurs gênois de grande expérience, ils créèrent une flotte importante qu'ils employèrent à l'actif commerce de vins, de poissons et de sel auquel se livraient leurs habiles marchands dans tout l'Atlantique. La figure remarquable de cette puissance navale croissante fut le prince Henri le Navigateur, chef d'une expédition contre le port musulman de Ceuta, en 1415, dont il fit une garnison portugaise.

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Sujet / Message Re: Les grandes decouvertes

Message par Sphinx le Ven 23 Avr - 1:06

En 1419, Henri le Navigateur fut nommé gouverneur de la province de l'Algarve, au sud du Portugal. Là, au cap Saint-Vincent, il fonda l'Académie Navale de Sagres, regroupant des marins, des cartographes, des astronomes et des constructeurs de bateaux, qui transmirent à leurs élèves les connaissances maritimes les plus poussées de l'époque. A Sagres, on perfectionna les caravelles, bateaux à 3 mâts, rapides et capables d'affronter la navigation en pleine mer, et on dessina la nef, le meilleur bateau de l'époque. Solidement formés, les marins portugais commencèrent par explorer l'Atlantique proche. En 1418, ils arrivèrent à l'île de Madère et en 1432 aux Açores, où ils installèrent des garnisons et s'ils n'occupèrent pas les Canaries, ce fut parce que le royaume de Castille s'en était emparé depuis peu.

A l'époque, la découverte d'une route exclusivement maritime qui irait jusqu'en Inde, terre aux produits convoités, comme les épices, était le but des marins les plus compétents et les plus curieux, qui pensaient que l'une de ces voies pouvait apparaître en longeant la côte occidentale de l'Afrique. Bien que d'anciennes superstitions affirmaient qu'au-delà du cap Bojador l'Atlantique bouillait et le soleil brûlait si fort qu'il noircissait les gens, Gil de Eannes, capitaine d'Henri le Navigateur, partit explorer la côte africaine en 1434 avec mission de doubler le cap fatidique, ce qui fit que le jeune marin en finit avec les légendes.

Peu d'années après, les expéditions devinrent plus fréquentes dans la région, où l'on y capturait des noirs indigènes et ramassait des pépites d'or. Les marins de Sagres pénétrèrent prudemment à l'intérieur, au sud de l'Atlantique. En 1444, ils débarquèrent au Cap Vert et 12 ans après, sur les îles du même nom. La capture et la mise en esclavage des indigènes augmentèrent et les premières industries portugaises d'outre-mer surgirent. Henri obtint de son frère, le roi du Portugal, l'exclusivité du commerce sur la côte de la Guinée actuelle, où arrivait l'or provenant de Tombouctou.

Les activités d'Henri acquirent un caractère religieux lorsqu'il obtint du pape l'indulgence plénière pour tous ses hommes embarqués dans la conquête africaine et, des années après, des droits sur les territoires qui seront découverts jusqu'en Inde, en échange de l'obligation de répandre la foi chrétienne chez les païens. L'emporium commercial fondé par Henri le Navigateur fut hérité à sa mort, en 1460, par la couronne portugaise. La découverte suivante importante fut celle que fit des années plus tard Fernando Poo de l'île qui portera son nom, près de l'embouchure du Niger, à une latitude où l'on pensait trouver le passage vers l'océan indien.

Mais les explorations maritimes furent interrompues par le conflit qui opposa les royaumes de Castille et de Portugal. Dans cette guerre, 1475-1479, les portugais furent vaincus. Leur roi, Alphonse V, dut renoncer à sa prétention au trône de Castille, qui échut à Isabelle, dont le mariage avec Ferdinand d'Aragon avait unifié les 2 puissants royaumes. Même s'ils perdirent la guerre, les portugais eurent la paix en obtenant par le traité d'Alçacovas, en 1479, la confirmation de leurs droits pour l'exploration et l'exploitation de la côte occidentale d'Afrique : ce fut le premier d'une série de succès diplomatiques.

En 1481, Jean II fut couronné roi de Portugal. Géographe passionné et décidé à pousser et consolider les découvertes et les possessions d'outre-mer, il fit construire à Elmine, sur la côte africaine, un puissant fort et une industrie, avec des pierres apportées de la métropole. En quelques années, Elmine devint le centre maritime et commercial le plus important de la côte africaine, monopolisant le commerce d'esclaves, d'ivoire, de piment et d'or. L'expansion maritime portugaise prit de nouvelles forces. Diogo Cao découvrit l'embouchure du Congo en 1483.

Mais l'extrême sud de l'Afrique n'avait pas encore été atteint et ce fut Barthélémy Dias qui partira de Lisbonne, chargé de cette mission. Après une longue et pénible traversée, les nefs portugaises arrivèrent en 1488 à ce que Barthélémy Dias appela "Cap des tempêtes" et que Jean II rebaptisera Cap de Bonne-Espérance. Dias essaya de dépasser l'extrême sud de l'Afrique et de pénétrer dans l'océan indien, mais l'épuisement de l'équipage le fit abandonner son projet.

Tandis que le Portugal avançait sans aucune retenue en outre-mer, les castillans et les aragonais, héritiers aussi de la tradition maritime gênoise, virent leurs tentatives d'expansion freinées par le problème musulman. Déjà en 1462, la Castille avait réussi à conquérir le port stratégique de Gibraltar, limitant et encerclant le royaume arabe de Grenade, qui fut obligé de payer tribut. De son côté, le littoral méditerranéen, l'Aragon avait augmenté ses possessions à l'est ; les îles Baléares, la Sardaigne et la Sicile lui appartenaient et le royaume entretenait des liens amicaux et prospères avec Naples et Gênes.

L'union de la Castille et de l'Aragon, par le mariage d'Isabelle et de Ferdinand, vint renforcer le pouvoir de la monarchie face à la noblesse des deux royaumes. Ceux qu'on appelle les "rois catholiques" consolidèrent l'administration centrale et ils auraient sûrement entrepris une politique d'expansion maritime si le refus de Grenade de payer tribut ne les avait pas obligés à entrer en guerre avec les maures. Le conflit dura 10 ans, au bout desquels les maures furent totalement expulsés de la péninsule ibérique en 1492. Aussitôt, les espagnols recommencèrent leurs explorations maritimes rivalisant avec leurs voisins portugais.

L'Espagne, ou plutôt la Castille et l'Aragon, cherchait aussi une autre route commerciale vers l'Orient, qui les libérât du monopole marchand musulman, plus actif depuis la chute de l'empire byzantin aux mains des ottomans. Les rois catholiques soutinrent le choix d'un navigateur gênois, Christophe Colomb, qui affirmait qu'en sillonnant l'Atlantique à l'ouest, il parviendrait aux Indes. La couronne procura les fonds de l'aventure et 3 bateaux furent construits, dont 2 caravelles, la Niña et la Pinta, et une nef, la Santa Maria, d'une capacité de 80 tonnes dont la force, le maniement et la vitesse en firent le modèle des bateaux de l'époque.

En août 1492, sous le commandement de Colomb, les 3 bateaux, avec un équipage total de 87 hommes, partirent du port de Palos. Le marin gênois emportait, entre autres documents royaux, une lettre destinée au Grand Khan de Cathay, en Inde. Pendant de longues semaines, ils naviguèrent dans l'Atlantique nord, mais la côte si désirée de l'Inde n'apparaissait pas. Les pénibles conditions de vie de marin d'alors et l'incertitude de l'itinéraire amenèrent l'équipage à exiger le retour, menaçant de se révolter. Mais Colomb sut inspirer à nouveau confiance à ses lieutenants et les bateaux continuèrent à naviguer vers l'ouest. Finalement, le 12 octobre 1492, une des vigies permanentes cria le mot tant attendu : "Terre!".

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Sujet / Message Re: Les grandes decouvertes

Message par Sphinx le Ven 23 Avr - 1:06

L'île où ils débarquèrent reçut le nom de San Salvador et était l'une des actuelles Bahamas. Colomb et ses hommes pensèrent qu'ils étaient en Asie. Aucun d'eux n'imaginait que cette terre faisait partie d'un immense continent d'un nouveau monde. La Santa Maria, la Niña et la Pinta sillonnèrent une partie de cette mer, dont nous savons aujourd'hui qu'elle était celle des Caraïbes, et quelques-unes de ces îles, constatant qu'elles étaient peuplées d'êtres étranges, sans aucune ressemblance avec les chinois, les arabes ou les habitants de l'Inde, mais qu'ils appelèrent pourtant du nom d'Indiens.

Colomb entreprit son retour et débarqua en Espagne en 1493. Dans les informations qu'il donna aux rois catholiques, il continuait à soutenir que son voyage avait ouvert une nouvelle route vers les Indes, et que les îles qu'il avait touchées ne pouvaient être éloignées de la côte continentale asiatique. Malgré son erreur, la découverte de Christophe Colomb fut l'événement le plus célèbre des temps modernes.

Bien que le roi du Portugal, Jean II, ne crût pas que Colomb ait atteint les environs de l'Inde et qu'il pensât que ses découvertes se limitaient à quelques îles sans importance de l'immense Atlantique, il s'empressa de proclamer ses droits sur ces territoires, s'appuyant sur le traité d'Alcaçovas et sur les privilèges que l'église catholique avait octroyés à Henri le Navigateur. La revendication portugaise déclencha un conflit qui ne pouvait être résolu que par la seule autorité internationale d'alors, la papauté.

Le pape Alexandre VI attribua les nouvelles terres à l'Espagne et, par une autre bulle, décret pontifical, il décida qu'une ligne imaginaire de sens nord-sud, à 100 lieues à l'ouest des Açores et du Cap-Vert, fixerait les limites des souverainetés espagnole et portugaise. Les terres à l'ouest de cette ligne de démarcation furent données à l'Espagne ; celles à l'est, au Portugal. Des raisons aussi bien politiques que nationalistes, le pape était espagnol, pesèrent sur cette décision.

Jean II estima que quelques pauvres îles d'Atlantique ne justifiaient pas un affrontement armé et accepta la sentence pontificale, tout en exigeant que la ligne de démarcation fut déplacée à 170 miles à l'ouest, ce qui fut confirmé par le traité de Tordesillas, signé par l'Espagne et le Portugal. Déterminer avec précision cette ligne de partage était quasi impossible à cette époque. Bien vite s'élevèrent des disputes sur les limites des territorialités qui, en général, accordaient toutes les terres de la future Amérique à l'Espagne, tandis que l'Asie et l'Afrique étaient possessions portugaises. Mais il y eut des exceptions dans les deux cas.

La conviction que l'itinéraire de Colomb ne menait pas aux Indes amena les portugais à pousser leurs explorations vers l'est. Et ce fut un noble portugais, âgé de moins de 30 ans mais habile navigateur, Vasco de Gama, qui commanda la nouvelle expédition. Elle leva l'ancre en juillet 1497 à l'embouchure du Tage avec le but de doubler le cap de Bonne-Espérance et d'atteindre la côte orientale africaine. Le vaisseau amiral de Vasco de Gama arborait sur ses voiles un sigle qui comprenait la croix chrétienne ; sur son pont brillaient de puissants canons, la nouvelle arme à feu intégrée aux combats navals.

Le voyage jusqu'au cap de Bonne-Espérance ne présenta pas de grandes difficultés, car c'était un trajet connu, et il n'y en eut pas non plus à l'entrée de l'océan Indien. Mais en s'approchant du Mozambique, la flotte portugaise pénétra dans les routes habituelles des marchands arabe et, dans ce port, comme peu après dans celui de Mombasa, la population musulmane ne l'accueillit pas avec plaisir. Ils eurent un meilleur sort quand ils mouillèrent à Malindi, plus au nord, où Vasco de Gama obtint les services d'un timonier musulman qui connaissait parfaitement l'océan Indien, déjà minutieusement cartographié par les arabes. Grâce à lui, la flotte portugaise n'eut pas de difficultés à atteindre la côte de Malabar et à arriver à Calicut en mai 1498, mettant pied sur l'Inde si désirée.

Déjà bien des siècles auparavant, l'océan Indien avait été l'objet d'un intense commerce de bateaux indiens qui ,traversant la mer d'Arabie, entraient en mer Rouge pour atteindre l'Egypte, la Palestine et d'autres pays du Proche-Orient. A l'est, les bateaux indiens étaient parvenus à la grande île de Bornéo et aux côtes du sud de la Chine. Lorsque des siècles plus tard, les arabes maîtrisèrent la navigation et apparurent dans l'océan Indien, il n'y eut pas de conflit. Indiens et musulmans ne se reconnaissaient pas de souveraineté sur les mers, mais sur quelques points côtiers, comme les détroits.

A l'arrivée de Vasco de Gama, Calicut était le principal marché d'épices, non seulement des épices locales, côte de Malabar, mais aussi de celles qui venaient du lointain Pacifique et qui, acheminées en Europe, y faisaient escale. Le zamorin, roi,de Calicut percevait de gros bénéfices des marchands, en majorité musulmans, et n'était guère disposé à favoriser les portugais ; pourtant, il leur permit de commercer contre paiement de droits douaniers. L'expédition de Vasco de Gama avait été un succès et quand, de retour au Portugal, il fit part de ses découvertes et de l'importance commerciale de Calicut, monopolisée par les arabes, on décida d'envoyer une nouvelle expédition, non plus pour explorer mais pour conquérir.

Trente-trois bateaux et 1.500 hommes, commandés par Pedro Alvares Cabral, partirent exiger du Zamorin l'autorisation d'installer une fabrique et de laisser 5 moines franciscains prêcher la religion chrétienne à Calicut. Seuls 6 bateaux arrivèrent à destination, mais Cabral obtint la permission de s'établir dans la ville et d'y faire du commerce. Bien vite surgirent des tensions entre les portugais et les indigènes. Finalement, dans un combat armé, les hommes de Cabral perdirent 50 des leurs. Les bateaux portugais quittèrent le port et canonnèrent la ville. En réponse, le zamorin ordonna que tout bateau disponible attaquât les agresseurs. Lorsque Cabral vit qu'il n'y avait rien à faire devant une flotte si puissante, il ordonna à ses capitaines de gagner la haute mer, où ses bateaux étaient inaccessibles. Malgré cette retraite, les portugais étaient décidés à imposer leur domination dans l'océan Indien, dont le riche commerce justifiait les risques de l'entreprise.

En 1502, de nouveau avec Vasco Gama pour capitaine, une autre flotte partit pour l'Inde. Le roi du Portugal avait déjà ajouté à ses titres celui de "maître de la navigation, de la conquête et du commerce d'Ethiopie, d'Arabie, de Perse et d'Inde". Pour concrétiser la puissance de son souverain, de Gama s'empara de tout bateau qu'il trouvait sur sa route. Lorsque cette nouvelle parvint à Calicut, les marchands arabes décidèrent d'armer une flotte pour affronter les portugais qui se rapprochaient. La bataille eut lieu près de Cochin et, malgré la supériorité numérique de la flotte de Calicut, les canons portugais y firent des ravages.

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Sujet / Message Re: Les grandes decouvertes

Message par Sphinx le Ven 23 Avr - 1:07

Le Portugal s'était engagé à ouvrir une autre porte au commerce avec l'Orient et, pour cela, il s'appuya sur les riches marchands et banquiers d'Anvers qui, évaluant l'importance économique de ses découvertes géographiques, le soutinrent avec leurs capitaux. Déjà en 1503, le Portugal avait un entrepôt d'épices dans cette ville, comme les arabes en avaient eu des siècles avant au Caire, à Alexandrie et à Fez. Pour assurer ses conquêtes de l'océan Indien, jusqu'alors limitées à quelques faibles points sur les côtes indiennes, le Portugal devait contrôler toutes les mers de la région. Et cette tâche échut à un autre capitaine remarquable, Alfonso de Albuquerque, qui créa une série de bases stratégiques chargées de veiller sur le commerce permanent de leur bateaux et d'empêcher toute concurrence.

La conquête des îles de Socotra, près de la mer rouge, d'Ormuz, à l'entrée du golfe persique, et de Goa, face à la côte de Malabar en Inde, donna à Albuquerque le contrôle des routes de l'océan Indien, chassant les arabes de ses eaux. En même temps, Albuquerque établit des contacts amicaux avec les rajahs indiens de la région de Vijayanagar, qui combattaient depuis des siècles les musulmans. Malgré ses succès, Albuquerque savait qu'une bonne partie des épices dont les arabes faisaient commerce provenaient des îles d'Indonésie et que leur entrepôt se trouvait à Malacca. De plus, le détroit de Malacca donnait accès au Pacifique, où arrivaient les produits exotiques et convoités des îles Moluques, de Chine, du Japon, etc.. "si nous arrachons Malacca aux arabes, nous ruinerons le Caire et la Mecque, et Venise devra acheter les épices au Portugal". Ainsi parla Albuquerque à ses hommes, en 1511, avant d'attaquer la ville. Les bateaux arabes qu'il trouva au port furent incendiés. Après une bataille sanglante, Malacca tomba en son pouvoir. Les survivants musulmans furent vendus comme esclaves ; les habitants chinois, indiens, birmans, en revanche, furent respectés. Un prodigieux butin d'or fut envoyé à Lisbonne.

Peu après, les portugais arrivèrent à Canton et à Tchouang Tchouo, où ils purent commercer. Mais lorsqu'ils voulurent établir une base d'opérations en territoire chinois, ils furent expulsés par la force. De successives négociations pacifiques avec le pouvoir impérial de Pékin finirent par permettre aux portugais de faire du commerce dans les ports du sud de la Chine et, plus tard, de s'établir à Macao.

Les portugais ne se contentèrent pas d'explorer l'est. En 1500, commandés par Alvares Cabral, ils traversèrent l'Atlantique et arrivèrent au nouveau monde, déjà visité à plusieurs reprises par Colomb, où ils découvrirent un arbuste, le Braisil, dont ils extrayèrent une teinture rouge et qui donnera son nom au pays. En cette première phase de l'immense expansion d'outre-mer, les possessions portugaises de l'est et de l'ouest ne furent que des comptoirs commerciaux. Le Portugal ne colonisa pas ses possessions, se limitant à s'établir dans des ports fortifiés, isolés de la population indigène, et qui servaient de base au commerce permanent de ses bateaux. Entrepôts de riches marchandises, ces bases étaient une tentation pour les pirates et les concurrents qui maintenaient, en permanence, les garnisons sur pied de guerre.

Bien que le caractère des possessions espagnoles d'outre-mer fut différent, les découvertes géographiques des deux nations eurent la même origine : la nouvelle mentalité créatrice, curieuse et passionnée d'aventure, de l'homme du XVème siècle. Ces découvertes élargirent considérablement le monde connu, constituant un apport fondamental au processus des grands changements des nouveaux temps modernes.

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Sujet / Message Re: Les grandes decouvertes

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