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Révolte ou refus d'obéir à une autorité

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Sujet / Message Révolte ou refus d'obéir à une autorité

Message par Sphinx le Dim 25 Avr - 13:40

La révolte est un sentiment d’indignation et de réprobation face à une situation.

Une révolte est aussi, dans un sens plus précis, le refus actif d'obéir à une autorité. Elle correspond donc à une large gamme de comportements : non respect des normes sociales, désobéissance, tentatives d’insurrection, mutineries, rébellions…

Causes des révoltes

1.Refus d’une situation de soumission ou perçue comme telle : la révolte a pour objectif de réduire une inégalité sociale, économique, religieuse, nationale en obtenant de nouveaux droits. Elle se fait dans une perspective réformiste.
2.Refus d'obéissance à une autorité jugée illégitime : ce sont principalement des révoltes contre l'Etat (émeutes antifiscales, anticonscriptions, mutineries)
3.Rétablissement d’un ordre ancien : ces révoltes se font dans le cadre d'opposition à des réformes, de rétablissement de l'« économie morale » par les foules.
4.Mise en place d'un nouveau gouvernement : ce type de révolte a un objectif révolutionnaire et cherche à promouvoir de nouveaux dirigeants, mieux à même de représenter le groupe en révolte.

Forme des révoltes

La révolte peut être individuelle ou collective, organisée ou désorganisée.

Les révoltes entre action individuelle et action collective
La révolte est le plus souvent le fruit d’une action collective, regroupant un certain nombre de personnes aux intérêts partagés, qui agissent de concert vers un même objectif global. Il existe cependant des révoltes conduites de façon individuelle : c’est le cas du sabotage, du terrorisme, de l’agression. Cela dit, la révolte personnelle est rarement conçue comme révolte à part entière. La révolte réunissant un trop petit nombre d’individu est conçue comme un simple « crime » ou « délit ».

Une révolte rallie toujours un grand nombre d’individualités propres, aux objectifs toujours différents.

La révolte entre spontanéité et préparation

La révolte est plus ou moins organisée. Elle peut avoir été planifiée à l’avance ou non, elle a des objectifs plus ou moins clairs (détruire un élement). Elle peut avoir des leaders (organisateurs de la révolte, représentants élus ou prenant la direction sur le tas).

Quelques révoltes célèbres

Rébellion des Patriotes de 1837-1838
les Croquants sont des révoltes populaires du Sud-Ouest aux XVIIe et XVIIIe siècles,
les frondes sont des révoltes de la noblesse française contre le roi au XVIIe siècle,
la Guerre des farines a eu lieu en 1773.
les journées révolutionnaires de la révolution française (14 juillet 1789, 10 août...)
les jacqueries qui sont des révoltes de paysans français.
wikisource:Révolte : Chanson anarchiste
La Révolte des Boxers se déroula dans la Chine du début du XXe siècle (d'environ 1899 à 1901).
Révolte des Cipayes
Révolte des Cabochiens
Révolte d'Inaros
Les révoltes des esclaves dans l'Antiquité telle la révolte de Spartacus ont été qualifiées de guerres serviles.
Révolte des luddistes
Révolte de Mai 1968
Révolte du Printemps noir
Liste détaillée : soulèvements, émeutes et révoltes

Légitimations théoriques de la révolte

Dans le droit

En France, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 affirme le droit de résistance à l'oppression comme un des droits de l'homme avec la propriété, la sûreté et la liberté ;
Et dans la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen du 24 juin 1793 :
« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. » - Article 35

wikipedia

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Sujet / Message Re: Révolte ou refus d'obéir à une autorité

Message par Sphinx le Dim 25 Avr - 13:47

Rébellion des Patriotes

La Rébellion des Patriotes, Rébellion du Bas-Canada, ou tout simplement Rébellions de 1837-38 sont trois noms donnés au conflit militaire de 1837-1838 dans la colonie britannique du Bas-Canada (aujourd'hui le Québec). Elle est l'aboutissement d'un conflit politique larvé qui existait depuis le début du XIXe siècle entre la population civile et l'occupant militaire colonial. Simultanée avec la Rébellion du Haut-Canada, dans la colonie voisine du Haut-Canada, les deux constituèrent les Rébellions de 1837.

La rébellion de 1837-1838 dans le Bas-Canada a été beaucoup plus violente que celle dans le Haut-Canada. Au cours du printemps et de l'été 1837, les chefs réformistes, dont le principal était Louis-Joseph Papineau, chef du Parti Patriote, ont tiré parti des tensions politiques de longue date pour mettre sur pied une large force rebelle. La situation était tellement tendue qu'en Octobre 1837 toutes les troupes Britanniques régulières ont été retirées du Haut-Canada et transférées dans le Bas-Canada. Les troupes rebelles ne faisaient pas le poids devant l'importante force militaire coloniale, sous la direction du Général John Colborne, complétée par un grand nombre de miliciens orangistes loyaux venant du Haut-Canada. Les Patriotes rebelles firent face aux troupes et aux milices loyalistes à trois occasions : à Saint-Denis, à Saint-Charles et à Saint-Eustache. La loi martiale fut déclarée et de nombreux rebelles, dont Louis-Joseph Papineau, ont dû s'enfuir aux États-Unis. Des centaines ont été arrêtés, plusieurs ont été déportés en Australie, d'autres furent pendus à la prison au Pied-du-Courant à Montréal.

Origine du conflit

Après la Conquête de la Nouvelle-France par la Grande-Bretagne en 1760, le gouvernement du Bas-Canada (aujourd'hui, le Québec) est assuré par un gouverneur général nommé par Londres et celui-ci assume des pouvoirs absolus. Le Traité de Paris de 1763 confirme la perte de la colonie et le commerce devient exclusivement tourné vers l'Empire britannique, par l'intermédiaire de ses marchands, dont surtout ceux de Boston. L'immigration est limitée aux ressortissants britanniques et seuls ceux qui prêtent serment du test peuvent occuper un poste dans l'administration civile, ce qui implique de renier la religion catholique et l'autorité du pape. Ce changement a donc transformé les anciens colons français en citoyens de second rang.

La Guerre d'indépendance américaine viendra apporter un premier changement à ce statut. L'Acte de Québec de 1774 permet aux habitants de pratiquer la religion catholique et de faire partie de l'administration sans avoir à prêter le serment du test. C'est une importante concession afin de s'assurer la fidélité des Habitants Canadiens (Descendants des premiers colons français) face à la menace des colonies américaines. Elle ne met cependant aucun frein à l'absolutisme du gouverneur anglais.

Au cours des décennies suivantes, de nombreux Américains loyalistes et immigrants Britanniques gagnent l'actuelle Ontario, ce qui amène la séparation de la Province de Québec en deux, le Haut et le Bas-Canada. Le Bas-Canada est la colonie la plus peuplé et demeure majoritairement francophone et catholique alors que le Haut-Canada est majoritairement anglophone et protestant. La région autour de Montréal devient un tampon où se rencontrent les deux peuples. Les idées de gouvernement responsable, venant d'Angleterre et des nouveaux États-Unis, font leur chemin et finalement, les deux colonies obtiennent, en 1791, chacune une assemblée législative par l'Acte constitutionnel.

L'Assemblée législative du Bas-Canada obtient le pouvoir de faire les lois, mais le gouverneur colonial britannique demeure le chef de l'exécutif et possède également les cordons de la bourse. Il peut donc totalement rendre inopérantes les lois votées par l'Assemblée, majoritairement canadienne. Comme il fait partie et sert l'oligarchie marchande britannique, qui tenait à conserver sa position dominante, il use de ses pouvoirs discrétionnaires pour nommer ses favoris aux postes de commande des Conseils législatifs et exécutifs, pour influencer les élections et pour bloquer toute réforme.

Dans ce contexte, la politique devint rapidement musclée. Le Parti Canadien est formé par les Habitants et s'oppose au Parti Anglais favorisé par les gouverneurs successifs. Les élections se déroulent dans un climat d'intimidation et le gouverneur n'hésite pas à dissoudre l'Assemblée lorsqu'elle va à l'encontre de ses intérêts. Le mouvement Patriote, réformiste, prit officiellement forme vers 1826 lorsque le Parti Canadien se transforma en Parti Patriote. Son but était d'obtenir la souveraineté de l'Assemblée en limitant les pouvoirs du gouverneur. Ce dernier ne voulant rien céder, met certains des députés Patriotes en prison pour motif d'agitation populaire. Toutefois, certains patriotes se font élire même depuis leur cellule.

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Sujet / Message Re: Révolte ou refus d'obéir à une autorité

Message par Sphinx le Dim 25 Avr - 14:42

L'élection du 21 mai 1832

Le conflit, qui a perduré trois décennies, se radicalise durant les années 1830, alors qu'un conflit similaire se développe dans le Haut-Canada. Les rangs des réformistes sont surtout formés de paysans et de sujets britanniques issus des professions libérales (avocats, médecins, notaires, journalistes), opposés aux grands marchands coloniaux et aux membres de l'establishment politique. Le 21 mai 1832, une élection partielle dans le Quartier-Ouest du district de Montréal tourne à la tragédie lorsque l'armée Britannique intervient pour contenir une émeute. L'élection du 21 mai 1832 au Bas-Canada se conclue par la mort de trois partisans Patriotes, François Languedoc, Pierre Billette et Casimir Chauvin. Le 24 mai, près de 5000 personnes assistent à leurs funérailles à l'Église Notre-Dame. Cette journée allait avoir un retentissement important sur les esprits de l'époque et il fait encore aujourd'hui figure de symbole pour expliquer la rébellion armée. En 1834, les Quatre-vingt-douze Résolutions sont présentées devant la Chambre d'Assemblée. Parmi les demandes : Un gouvernement responsable, l'élection des membres du conseil législatif et avoir plus d'Habitants Canadiens à l'administration du pays. Celles-ci sont envoyées au Parlement d'Angleterre, mais sont refusées par le ministre britannique John Russell, qui lui-même proposera, en 1837, ses 10 résolutions. Le tout se transforme finalement en un affrontement armé, au moment même où plusieurs pays européens, comme l'Allemagne, la Grèce ou l'Irlande, subissent eux aussi des insurrections similaires.

Assemblée des Six-Comtés

L'Assemblée des Six-Comtés fut une assemblée de chefs patriotes et d'approximativement 6 000 partisans tenue à Saint-Charles, au Bas-Canada, aujourd'hui le Québec, le 23 et 24 octobre 1837, malgré la proclamation du 15 juin du gouvernement interdisant les assemblées publiques. Présidée par Wolfred Nelson et Louis-Joseph Papineau elle est la plus célèbre des nombreuses assemblées populaires tenues cette année-là pour protester contre les Résolutions Russell. C'est un événement précurseur de la Rébellion. Les « six comtés » font référence à Richelieu, Rouville, Saint-Hyacinthe, Chambly, Verchères et l'Acadie.

[b]Les chefs de la rébellion
Les chefs patriotes étaient en majorité des descendants des colons de Nouvelle-France comme Louis-Joseph Papineau. Cependant, on retrouve également de nombreux intellectuels francophiles de la minorité anglaise et irlandaise, dont le docteur Robert Nelson et son Frère Wolfred, ainsi que l'Irlandais Catholique Edmund Bailey O'Callaghan. Il est significatif que le bas clergé ait eu des sympathies pour les Patriotes alors que le haut clergé s'est associé au pouvoir britannique.

Rôle du clergé

Jean-Jacques Lartigue, l'évêque de Montréal, a notamment pris le parti des autorités britanniques, en s'appuyant sur l'encyclique Cum Primum de Grégoire XVI, qui avait recommandé l'obéissance civile. Les directives sévères de l'Église envers les Patriotes ont déplu à de nombreux fidèles et à plusieurs membres du clergé. Issus du peuple, les prêtres des campagnes avaient toujours montré une grande solidarité avec leurs paroissiens et avaient même assisté à plusieurs assemblées Patriotes. La polémique sur l'influence du clergé dans les rébellions a eu un impact durable, de sorte que Mgr Jean-Marie Fortier de Sherbrooke a dû accorder un pardon aux rebelles patriotes 150 ans plus tard en 1987. Cependant, certains curés se sont toujours engagés en faveur des patriotes, dont spécialement le père Étienne Chartier.

Les Fils de la Liberté

La Société des Fils de la Liberté était un groupe paramilitaire fondée au mois d'août 1837 qui tient sa première assemblée publique le 5 septembre de cette même année. Entre 500 et 700 jeunes ont participé à cette assemblée. Les membres de la Société des Fils de la Liberté calquaient leurs visés sur un groupe qui avait existé lors de la Révolution Américaine du nom de Sons of Liberty. Les liens entre ce nouveau club et les autres membres du parti Patriote sont assurés par François-Marie-Thomas Chevalier de Lorimier. C'est à l'assemblée des Six-Comtés, le 23 octobre 1837, que le mouvement patriote approuve solennellement l'organisation des Fils de la Liberté. L'endroit habituel où les membres de cette association se rassemblaient était l'Hôtel Nelson rue Saint-Jacques surnommé « rue du sang », au Marché Neuf à Montréal, aujourd'hui la place Jacques-Cartier, lieu même où se déroulera l'affrontement du 6 novembre 1837 entre le Doric Club et les Fils de la Liberté. L'organisation des Fils de la Liberté disparaît peu de temps après l'échauffourée avec le Doric Club du 6 novembre et devient clandestine, soit suite à l'émission des mandats d'arrêt contre les leaders de l'association, dont Papineau, O'Callaghan, Brown et Ouimet, le 16 novembre 1837. Au moment de sa disparition, elle comptait, selon le Gouverneur Gosford, 2000 membres. Les membres de cette association voulaient redresser les griefs qu'ils disaient ne pouvoir obtenir par la force morale. En d'autres termes, ils souhaitent utiliser d'autres moyens que les instances politiques pour faire valoir leur point. La publication de l'Adresse des Fils de la Liberté de Montréal aux jeunes gens des colonies de l'Amérique du Nord, le 4 octobre 1837, marque en quelque sorte le début des hostilités entre cette association et les Loyalistes.

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Sujet / Message Re: Révolte ou refus d'obéir à une autorité

Message par Sphinx le Dim 25 Avr - 14:53

Le Doric Club

Le Doric Club était une association de Loyalistes anglais mise sur pied par Adam Thom sous la forme de club social et de société armée qui tentaient de faire valoir des droits et des privilèges spéciaux pour les anglais face à la "menace patriote". Les membres se retrouvaient habituellement dans le marché sur la rue Saint-Jacques, tout près de l'endroit où leur bande rivale de l'Association des Fils de la Liberté se rencontre. C'est par la parution de plusieurs articles dans le Herald que Thom fait appel aux anciens membres du British Rifle Corp. Le British Rifle Corp était un corps militaire de volontaires qui a été dissout en janvier 1836 par le gouverneur Gosford. Ils étaient en majorité des jeunes très militants et parmi les plus radicaux issus du parti anglais qui formaient le nouveau club. Malgré cette ardente volonté de regroupement, Gosford affirmait que les sujets britanniques n'étaient pas en danger, qu'il était donc inutile de s'organiser en groupes de volontaires armés. Plus tard, le Doric Club deviendra la faction armée et clandestine des Loyalistes et sera organisé et présidé par John Shay, un comptable anglophone de Montréal. Le gouverneur Gosford évaluait le nombre de membres à près de 2000. Le 16 mars 1836, les loyalistes publient leur manifeste de création. Le groupe sera largement toléré par le général en chef John Colborne, tout comme de nombreux autres regroupements de Loyalistes et ce, malgré l'opposition du Gouverneur Gosford.

Batailles de 1837
La Bataille de Saint-Denis
La Bataille de Saint-Charles
La Bataille de Saint-Eustache
Batailles de 1838
La Bataille de Beauharnois
La Bataille de Lacolle
La Bataille d'Odelltown


Les Amérindiens et les Patriotes

Au cours des Rébellions les Iroquois de Kahnawake et de Kanesatake ont tenu un discours de neutralité tout en collaborant avec les Britanniques. Leur geste n'est cependant pas nécessairement une « trahison » envers les Patriotes, ou comme un acte de loyauté aveugle envers la Couronne.

Il s’explique en partie par une alliance militaire de longue date avec le gouvernement. Ces alliances diplomatiques datent du régime français et ont pour but de souder des amitiés politiques entre les gouvernements et les Amérindiens. On peut spéculer également que la menace gouvernementale d’éliminer les cadeaux annuels, une autre tradition qui date du régime français, et rendue très claire à l'aube des Rébellions peut avoir causé l’apparition d’une loyauté « stratégique » chez les Iroquois afin de défendre leurs intérêts. En habiles diplomates, les 23 chefs de Kahnawake et de Kanesatake pétitionnent d’ailleurs le Gouverneur John Colborne quelques années suivant les troubles pour exiger les services d’un « médecin salarié » en soulignant qu’ils ont « montré leur dévouement au gouvernement de Sa Majesté, nommément dans les deux Guerres avec les États-Unis, et encore récemment pendant les dernières Rébellions ».

Enfin, il faut tenir compte de la nature des rapports entre Iroquois et Patriotes, ainsi que des perceptions que les Iroquois ont développées sur les événements se déroulant dans les campagnes environnantes et dans leurs propres villages. Dans un climat de discordes continues relatives à la terre et de rumeurs angoissantes, le péril de se faire exproprier, qu’il soit réel ou exagéré, a joué un rôle important dans le façonnement d’attitudes et des gestes qui en découlent.

Dans ce contexte fort bien documenté dans les archives, les Iroquois de Kahnawake et de Kanesatake ont profité des Rébellions pour rappeler aux autorités coloniales, aux Patriotes et à leurs voisins « Canadiens » que leur identité collective distincte existe toujours et qu’ils n’ont nullement l’intention de se laisser assimiler et exproprier .

Conséquences

Suite à la Rébellion du Bas-Canada, le gouverneur Bond Head fut rappelé et remplacé par Lord Durham, qui avait pour mission de faire un rapport sur les mécontentements des colons et trouver une façon de les apaiser. Son rapport comportait deux volets: réunir le Haut et le Bas-Canada et ainsi réduire l'autonomie des Canadiens-Français.
Selon Lord Durham le peuple Canadiens-Français était un peuple inférieur, sans histoire et sans littérature qui était directement responsable des rébellions de 1837-1838. Lord Durham, croyait que le caractère national qui devait être donné au Bas-Canada devait être celui de l'Empire Britannique, celui de la race qu'il considérait comme supérieure et qui devait un jour dominer le continent de l'Amérique du Nord.
Le 25 septembre 1839, 58 patriotes, condamnés à l'exil, quittent Québec à destination de la Nouvelle-Hollande , qui était en ce temps là le continent prison des Britanniques, à bord de la frégate anglaise Buffalo, commandée par le capitaine Wood.
Le Canada-Uni fut ainsi créé en 1840 à la suite de l'Acte d'Union.
Elle visait à assimiler les Canadiens-Français, et donc d'éliminer la possibilité de récidive, en les submergeant dans une mer anglaise toujours en augmentation grâce à l'immigration venant du Royaume-Uni.
La Province du Canada ou Canada-Uni naît de l'union législative des provinces du Haut-Canada (Ontario) et du Bas-Canada (Québec) en février 1841.
L'édifice du marché Sainte-Anne, situé là où se trouve l'actuelle Place D'Youville, est rénové par l'architecte John Ostell pour y accueillir le parlement provincial L'incendie du Parlement à Montréal par les Canadiens-Anglais loyalistes se produit le soir du 25 avril 1849 à Montréal.
Les Canadiens-français réagirent par la revanche des berceaux, sous l'impulsion de l'Église catholique, pour maintenir leur nombre relatif. Ils utilisèrent également les discussions lors de la (Conférence de Charlottetown) pour reformer une province francophone et catholique distincte, le Québec.

Journée Nationale des Patriotes

La Journée Nationale des Patriotes est empreinte de commémorations à caractère historique afin de souligner le soulèvement des Patriotes de 1837-1838. La Journée Nationale des Patriotes est un jour férié et chômé au Québec le lundi qui précède le 25 mai de chaque année. Instaurée en novembre 2002, mais célébrée pour la première fois en mai 2003, les Québécois profitent de cette journée pour « souligner l'importance de la lutte des patriotes de 1837-1838 pour la reconnaissance de leur nation, pour sa liberté politique et pour l'établissement d'un gouvernement démocratique ». Avant 2003, le lundi précédant le 25 mai de chaque année était la Fête de Dollard, instituée dans les années 1920 afin de concurrencer la Fête de la Reine (Victoria Day) qui est célébré au Canada Anglais. Cette journée vise à inciter les jeunes à résister aux valeurs monarchiques anglaise en suivant l’exemple des Patriotes qui ont combattu pour la liberté et la démocratie au Bas-Canada.

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Sujet / Message Re: Révolte ou refus d'obéir à une autorité

Message par Sphinx le Dim 25 Avr - 14:55

Thaïlande: les "Chemises rouges" veulent combattre jusqu'à la victoire

BANGKOK (AP) — Les "Chemises rouges", qui occupent le centre de Bangkok depuis plusieurs semaines pour tenter d'obtenir la dissolution du parlement et de nouvelles élections, ont promis dimanche de combattre jusqu'à la victoire. Ils répondaient au Premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva qui venait d'expliquer lors d'une intervention télévisée son refus de céder aux manifestants.

Les "Chemises rouges" ont exhorté leurs partisans habitant en province à braver les forces de sécurité, et de nombreux protestataires ont commencé à installer des barrages à l'extérieur de Bangkok pour empêcher l'entrée de renforts de police dans la capitale.

Abhisit Vejjajiva s'est adressé dimanche à la population, apparaissant à la télévision nationale aux côtés du chef d'état-major de l'armée, apparemment pour essayer de dissiper les rumeurs selon lesquelles l'armée ne le soutiendrait pas.

Samedi, il avait rejeté un compromis proposé par les manifestants, qui jugent son gouvernement illégitime. Ces derniers avaient assoupli leur position devant la montée des tensions à Bangkok, donnant 30 jours au Premier ministre pour dissoudre le Parlement et convoquer de nouvelles élections, alors qu'ils réclamaient au départ sa démission immédiate.

"Nous ne rentrerons chez nous que quand nous aurons gagné", a lancé aux manifestants l'un des dirigeants du mouvement, Khwanchai Praipana, après la prestation du chef du gouvernement dimanche. Il a affirmé que de nombreux policiers et militaires en province se rangeaient aux côtés des manifestants, et qu'il leur avait demandé d'empêcher l'entrée à Bangkok de forces de l'ordre supplémentaires.

"La plupart des policiers basés en province ne veulent pas venir s'occuper des Chemises rouges à Bangkok", a-t-il assuré.

Plus d'un millier de manifestants ont installé un barrage pendant la nuit sur une route importante, dégonflant les pneus de 13 cars de police et empêchant l'arrivée de renforts policiers depuis la province d'Udon Thani (nord-est), selon le gouvernement.

Quelque 300 autres protestataires ont dressé des barrages dans les faubourgs de la capitale dimanche après-midi pour empêcher plusieurs centaines d'autres policiers d'entrer en ville, selon des responsables de la police.

De violents affrontements dans la capitale ont fait au moins 26 morts et près de 1.000 blessés depuis que les opposants ont commencé d'occuper, il y a plus d'un mois, le centre commercial de Bangkok, bloquant les principaux lieux touristiques et les grands centres commerciaux.

"Nous allons vers une solution, mais cela pourrait ne pas plaire à tout le monde", a prévenu dimanche Abhisit Vejjajiva. "Le gouvernement, et pas seulement l'armée, se prépare à ce qui serait l'étape suivante", a-t-il déclaré, sans plus de précisions.

Il n'a pas dit si "l'étape suivante" se traduirait par l'intervention des forces de sécurité pour déloger les manifestants, mais les dirigeants du gouvernement et de l'armée ont fait savoir que les protestataires ne pourraient pas rester indéfiniment dans le centre de Bangkok.

Aux côtés d'Abhisit, le chef des armées, le général Anupong Paochinda, a affirmé que la crise devait trouver une solution légale, et balayé toutes divergences au sein de l'armée. "Nous n'utiliserons pas la violence, mais comme je l'ai déjà dit, la situation connaît une escalade vers la violence, et l'armée devra donc ajuster ses mesures", a-t-il mis en garde.

Sans accuser directement les "Chemises rouges", le Premier ministre a estimé que les grenades qui ont fait un mort jeudi avaient été tirées depuis un site de manifestation par des "terroristes".

Enfin, Abhisit a reconnu avoir au départ sous-estimé le mouvement de contestation. "J'admets, je ne m'attendais pas à voir une telle force prête à aller aussi loin".

Le conflit a pour certains analystes la dimension d'un affrontement entre classes sociales, opposant l'immense classe rurale pauvre aux élites qui traditionnellement tiennent le pouvoir. Les "Chemises rouges" sont principalement des partisans de l'ancien Premier ministre déchu Thaksin Shinawatra et les militants pro-démocratie opposés aux militaires qui l'ont renversé en 2006. Il considèrent le gouvernement actuel comme illégitime, car arrivé au pouvoir sous pression de l'armée, après la révocation par les tribunaux de deux précédents gouvernements pro-Thaksin.

xo/nc/pyr/v0120/sb

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Sujet / Message Re: Révolte ou refus d'obéir à une autorité

Message par Syfou le Dim 5 Sep - 0:04

Irlande:Tony Blair accueilli par des œufs pourris à Dublin



L’ancien Premier ministre britannique ne fait toujours pas l’unanimité en Irlande. Une banale séance de dédicaces a failli tourner à l’émeute à Dublin.

Peu d’écrivains peuvent se targuer de connaitre un tel succès quelques jours seulement après la publication de leur autobiographie. Sorti mercredi dernier, «A Journey» - «Un voyage» en Français -, suscite déjà une intense polémique. Celui qui occupait pendant dix ans le poste de Premier ministre de Grande-Bretagne évoque sans tabou son engagement controversé son engagement controversé, aux côtés de George W. Bush, dans la guerre en Irak. Loin de faire son mea-culpa, le Travailliste persiste et signe, ce qui a provoqué la fureur des pacifistes anglais. Certes, ils n’avaient pas «imaginé le cauchemar qui allait se dérouler», ni «anticipé le rôle d'Al-Qaïda ou de l'Iran» dans les suites du conflit, qui a perduré bien longtemps après la chute de Saddam Hussein –l’objectif premier de l’opération «Iraqi Freedom», mais il reste persuadé que Saddam Hussein était apte à fabriquer des armes de destruction massive.

Et ce même si ces soi-disant ADM n’ont jamais été trouvées, même si les informations des services secrets sur la présence de ces armes en Irak se sont «avérées incorrectes». Tony Blair reste convaincu que le dictateur irakien avait suspendu et non abandonné ce programme. «Je ne peux regretter la décision de partir en guerre», conclut-il. «Je me suis souvent demandé si je m'étais trompé. Je souhaite que vous vous demandiez si j'ai pu avoir raison.» Même s’il évoque les larmes qui ont souvent coulé sur ses joues, à la pensée des hommes morts sur le front - «Je suis profondément désolé pour eux, désolé pour les vies écourtées, désolé pour les familles dont le deuil est rendu plus difficile encore par la controverse sur les raisons de la mort de leurs proches, désolé pour le choix du destin totalement injuste qui fait que cette perte soit la leur», écrit-il -, l’homme aujourd’hui de 57 ans reste droit dans ses bottes et prêt à repartir en guerre si les circonstances internationales le demandaient.

Œufs pourris et chaussures

Ces affirmations ne pouvaient susciter que le courroux de ceux qui estiment que les soldats britanniques morts en Irak le furent avant tout pour de mauvaises raisons – le pétrole et un soutien indéfectible à l’armée américaine. Plus de 200 manifestants s’étaient réunis à Dublin, sur O’Connell Street, pour réserver un «accueil» particulier à l’écrivain venu dédicacé son ouvrage dans la capitale irlandaise. Malgré un impressionnant dispositif de sécurité avec des rues du centre-ville bouclées dès les premières heures de la matinée, les pacifistes ont pu exprimer tout leur dégoût face à ce qu’ils qualifient d’«argent du sang», bien que Tony Blair a déjà expliqué qu’il verserait ses droits d’auteur à des œuvres caritatives. Des œufs pourris et même des chaussures – un hommage au journaliste irakien Mountazer Al-Zaïdi qui avait lancé les siennes sur George W. Bush – ont été lancés en direction de l’ancien Premier ministre, sans l’atteindre néanmoins. Trois personnes ont été arrêtées dans des heurts avec la police. Malgré cette manifestation, Tony Blair a remporté son concours de popularité, note la «BBC». Trois cents personnes se sont déplacées pour faire dédicacer ses mémoires qui trônent en tête des meilleures ventes de la semaine en Angleterre et même en Irlande.

Yannick Vely (avec Marie Desnos) - Parismatch.com

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