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Sujet / Message Syrie sous mandat français

Message par Syfou le Dim 2 Mai - 15:41

Syrie mandataire

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Les noms de Syrie mandataire, Syrie sous mandat français ou mandat français en Syrie désignent la période de l'histoire de la Syrie pendant laquelle le pays fut administré par la France. Le mandat français a été institué par la Société des Nations le 25 avril 1920 après la Première Guerre mondiale. Il devait permettre officiellement aux États du monde arabe, d'accéder à l'indépendance et à la souveraineté, sitôt après avoir atteint un niveau suffisant de maturité politique et de développement économique. Quatre mandats ont été créés, le gouvernement de la Palestine et de l'actuel Irak revenant aux Britanniques, les Français se voyant attribué celui sur le Liban et la Syrie.

La France et la Syrie ont signé en 1936, un traité franco-syrien d'indépendance, mais dans les faits le mandat a continué d'exister car la France n'a pas ratifié le document. La Syrie a déclaré son indépendance en 1944.



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Sujet / Message Re: Syrie sous mandat français

Message par Syfou le Dim 2 Mai - 15:47

Les causes du conflit

De la domination ottomane à l'indépendance

La Syrie tombe sous contrôle ottoman en 1516, ceux-ci occuperont le pays pendant plus de 400 ans.

De la fin du XIXe siècle au début du XXe, le sentiment nationaliste des Arabes va croissant, même si la grande majorité reste acquise à l'idée de l'ottomanisme, un nationalisme pluriethnique, multiculturel, multiconfessionnel avec prééminence musulmane.

Cependant, cette forme de nationalisme n'est populaire que chez les musulmans, les Arabes chrétiens étant quant à eux assez hostiles à l'Empire ottoman et privilégient un nationalisme strictement arabe de tendance laïque.

Avec la révolution Jeunes-Turcs de 1908, les Arabes qui avaient surtout affirmé une identité culturelle spécifique au sein de l'Empire convoque un Congrès à Paris. Lors de ce Congrès, les deux cents délégués demanderont la reconnaissance par l'Empire Ottoman du peuple arabe, ce que refusera le gouvernement nationaliste Jeune-Turc.

C'est au cours d'un séjour à Damas, que Fayçal ibn Hussein qui prendra la tête de la Grande révolte arabe se convertit aux thèses de certaines sociétés nationalistes arabes secrètes. Avec la guerre, ce mouvement arabiste devient plus politique mais aussi plus radical et réclame rapidement l'indépendance des territoires arabes, mais aussi l'unité qu'elle soit syrienne, arabe ou islamique.

Lors de la guerre, les Français sont contraints de laisser la prédominance militaire au Proche-Orient aux troupes britanniques. Ces derniers ont négocié la collaboration des Arabes .

Le 10 juin 1916, sur la foi des promesses britanniques, le Chérif Hussein (gardien des lieux saints), se proclame roi des arabes (même s'il n'est reconnu que comme roi du Hedjaz par les puissances européennes ) et lève à Médine l'étendard de la révolte contre les Turcs.le 10 juin sera une fête nationale en Jordanie ( Royaume hachemite )

Damas est libérée le 3 octobre 1918, et pour signifier que le pays passe désormais sous le double contrôle anglais et arabe, l'Emir Fayçal entre dans la ville accompagné du général Edmund Allenby. Néanmoins, après la reddition de l'Empire ottoman le 30 octobre 1918, le Liban et la Syrie sont considérés comme des « territoires ennemis occupés » et c'est en tant que tels qu'ils sont occupés par les troupes britanniques. À l'automne 1918, les Syriens se rallient à Fayçal ; le commandement de la révolte arabe s'installe à Damas, et Fayçal y proclame un gouvernement arabe provisoire au nom de son père, le Chérif Hussein.

Il rallie une à une les principales villes de la région qui hissent à leur tour le drapeau arabe, et la nouvelle administration prête allégeance à Hussein en tant que roi de tous les Arabes . Les Arabes de Palestine soutiennent l'émir Fayçal, craignant l'installation d'un foyer national juif en Palestine : à Beyrouth et au Mont-Liban, il installe ses représentants en vue d'un rattachement du Liban et de la Syrie.

Le général Allenby dresse les grandes lignes du gouvernement militaire de la Syrie et du Liban, et il procède à la répartition des territoires. Il confie à Fayçal l'administration de la Syrie intérieur (zone est), tandis que les Anglais se réservent la Palestine (zone sud). Quant aux Français qui ont débarqué à Beyrouth le 8 octobre, ils occupent les côtes syriennes jusqu'à Naqoura au sud (zone ouest).

Pour apaiser les craintes des populations du Levant, Paris et Londres publient le 8 novembre 1918 la déclaration suivante « La Grande-Bretagne et la France sont d'accord pour encourager et aider à l'établissement de gouvernements et d'administrations indigènes en Syrie et en Mésopotamie, actuellement libérées par les Alliés ». Entre octobre et novembre 1918, Fayçal forme le premier gouvernement arabe et nomme Rida Pacha al-Rikabi gouverneur militaire. Il associe par ailleurs au gouvernement ses compagnons de combat comme Sati al-Housri, Kamel Qassab, Abderrahman Chahbandar, Fakri al-Baroudi, Farès al-Khoury, Ihsan al-Jabiri, etc. Les nationalistes se nomment eux-mêmes « patriotes », «al-wataniyyoun» ; la plupart sont influencés par les idées européennes, et veulent instituer dans la région un État unitaire, multiconfessionnel, démocratique et indépendant.

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Sujet / Message Re: Syrie sous mandat français

Message par Syfou le Dim 2 Mai - 15:51

Le gouvernement arabe de Damas

Confronté à la volonté des Britanniques et des Français de prendre le contrôle total de la région, les gouvernements arabes des villes sont dissous en octobre 1918. Les Français demandent la mise en application des accords Sykes-Picot, plaçant la Syrie sous leur influence. Ne pouvant résister aux Français et ne pouvant pas se permettre de rentrer en conflit avec eux, les Britanniques décident de leur céder la région.

Les troupes britanniques se retirent de Damas le 26 novembre 1919, laissant le gouvernement arabe et la France face à face.

Au mois de décembre 1919, ils envahissent la Bekaa. Lors de cette crise, des rivalités éclatent entre communautés, clans, familles, régions et villes. Le nouveau pouvoir hachémite se heurte dès les premiers jours aux élites traditionnelles damascènes qui occupaient une place de choix dans le pays sous l'ère ottomane. Ces personnes voient avec mécontentement les officiers d'origine irakienne, les civils palestiniens, syriens et libanais venant de classe sociale modeste s'arroger une grande partie du pouvoir politique et militaire.

Avec la conférence de paix de Versailles, Fayçal se retrouve encore plus affaibli, en raison de l'attitude des Européens qui ont décidé d'ignorer les revendications arabes.

À partir de juin 1919, une commission d'enquête américaine, la commission King-Crane mène une enquête en Syrie avec pour mission d'éclairer les congressistes de Versailles sur l'état de l'opinion publique dans le pays. Sa zone d'étude va de la ville d'Alep à Beer-Sheva, elle visite 36 villes importantes, rencontre plus de 2000 délégations venues de plus de 300 villages et reçoit plus de 3000 pétitions. Ses conclusions confirment l’opposition des Syriens à un mandat dans leur pays, ainsi qu'à la déclaration Balfour et leur souhait de voir s’établir une Grande Syrie englobant la Palestine. Les conclusions de la commission sont cependant rejetées par les Français et tout simplement ignorées par les Anglais.

Pour convaincre Paris et Londres de changer de position, Fayçal entreprend deux longs voyages en Europe (novembre 1918 et septembre 1919 - janvier 1920), et rencontre plusieurs diplomates dont Robert de Caix qui dirige les négociations avec Fayçal. Cependant ses prises de positions ne rencontrent pas d'écho à Paris, en particulier après la victoire aux élections législatives de janvier 1920 de la droite conservatrice, favorable à la colonisation.

Signe de la détermination de la France à intervenir au Levant, le général Gouraud est nommé Haut-commissaire en Syrie-Cilicie, et ses troupes relèvent les soldats britanniques présents au Liban et sur le littoral syrien . En Syrie, les nationalistes refusent de revoir leur position, et se divisent sur la marche à suivre. Fayçal qui a accepté d'importants compromis face à Clemenceau et au chef sioniste Weizmann sur l'immigration juive en Palestine se voit de plus en plus isolé.

Les nationalistes se radicalisent et se divisent en deux groupes, le premier, plutôt modéré, comprend Rida Pacha Rikabi et le second des radicaux rassemblés autour de Yassin al-Hachimi pour lesquels l'indépendance n'est pas négociable.

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Sujet / Message Re: Syrie sous mandat français

Message par Syfou le Dim 2 Mai - 15:59

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Signe de la détermination de la France à intervenir au Levant, le général Gouraud est nommé Haut-commissaire en Syrie-Cilicie, et ses troupes relèvent les soldats britanniques présents au Liban et sur le littoral syrien . En Syrie, les nationalistes refusent de revoir leur position, et se divisent sur la marche à suivre. Fayçal qui a accepté d'importants compromis face à Clemenceau et au chef sioniste Weizmann sur l'immigration juive en Palestine se voit de plus en plus isolé.

Les nationalistes se radicalisent et se divisent en deux groupes, le premier, plutôt modéré, comprend Rida Pacha Rikabi et le second des radicaux rassemblés autour de Yassin al-Hachimi pour lesquels l'indépendance n'est pas négociable.

Fayçal qui doit se justifier de ses actes devant les partis nationalistes (Club arabe, al-Fatat, Al-Ahd, Istiqlal) cherche à créer une force politique plus modérée. C'est ainsi qu'il convoque des élections pour le Congrès général syrien en mai 1919. Cette élection profite aux grands propriétaires terriens et aux notables conservateurs ainsi qu'aux villes (80% des sièges). Mais la minorité nationaliste arrive à dynamiser le Congrès autour des grands noms du nationalisme arabe (Jamil Mardam Bey, Shukri al-Kuwatli, Ahmad al-Qadri, Ibrahim Hanano, Riyad es-Solh)…

Après les premières rumeurs de l’accord Fayçal-Clemenceau, des manifestations anti-hachémites éclatent dans la région ainsi qu’à Damas. Au Mont-Liban, les populations craignent de se voir intégrer au sein d'un futur « Grand-Liban ». Ils se révoltent, entraînant des incidents violents, à Tripoli, Baalbek et Marjayoun.

Devant cet état de fait, Fayçal se tourne vers des notables conservateurs qui fondent le Bloc national à la fin du mois de janvier 1920. Les vues du parti sont compatibles avec les accords passés entre Fayçal d'une part et Weizmann et Clemenceau d'autre part.

Fin du royaume

Le 8 mars 1920, le Congrès syrien, présidé par Hachem el-Atassi adopte une résolution, rejette les accords Fayçal-Clemenceau et proclame à l'unanimité l'indépendance de la Syrie dans ses frontières naturelles (Palestine incluse) . Par ailleurs, Fayçal se fait couronner comme roi constitutionnel de Grande Syrie. Le Congrès prévoit également une union politique et économique avec l'Irak voisin, pour lequel il demande également l'indépendance.

Le premier gouvernement nationaliste est constitué le 9 mars 1920, il est dirigé par Ali Rida Pacha Rikabi. La Syrie est donc l'un des premiers pays arabe à avoir rédigé une constitution, faisant de la Syrie une monarchie bicamérale.

Le 25 avril 1920, au cours de l'élaboration du Traité de Sèvres, le conseil suprême interallié attribue à la France un mandat sur la Syrie (Liban inclus) et au Royaume-Uni un mandat sur la Palestine et la Mésopotamie.

L'annonce de la nouvelle entraîne en Syrie de violentes manifestations, les Syriens exigent une action gouvernementale immédiate afin de contrer les plans franco-britanniques. Ces manifestations causent la chute du gouvernement Rikabi et le roi Fayçal charge Hachem el-Atassi de constituer un nouveau gouvernement. Ce gouvernement est formé le 7 mai 1920 et celui-ci décide d'organiser la conscription générale, lançant parallèlement un emprunt intérieur pour financer l'armée.

Cette décision provoque une levée de boucliers tant en Europe qu'au sein du patriarcat maronite du Mont Liban qui dénonce un « coup d'État ». À Beyrouth, la presse chrétienne anti-chérifienne affiche son hostilité à la décision prise par Fayçal.

Les nationalistes libanais profitent de cette crise pour réunir le 22 mars 1920 un Conseil administratif à Baabda. Le conseil réunit des notables et des dignitaires chrétiens ainsi qu'un groupe de druzes. Ce conseil proclame l'indépendance du Liban.

Le 14 juillet 1920, le général Gouraud lance un ultimatum à Fayçal, l'invitant à se soumettre ou à se démettre. Sachant que l'équilibre des forces n'est pas à son avantage, Fayçal décide de collaborer. Cependant, le jeune ministre de la guerre Youssef al-Azmeh refuse de déposer les armes et mène une ultime bataille contre les Français. La bataille de Maysaloun est gagnée en moins d'une journée par les Français sous le commandement du général Mariano Goybet, et Azmeh y trouve la mort avec la plupart des hommes qui avaient conduit la révolte arabe à Médine.

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Sujet / Message Re: Syrie sous mandat français

Message par Syfou le Dim 2 Mai - 16:07

Le mandat

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Le général Mariano Goybet et les troupes françaises entrent à Damas le 24 juillet 1920. Au Liban, les hommes du général Gouraud ont été accueillis en libérateur par la communauté chrétienne, mais en Syrie, les Français se heurtent à une forte opposition. Dans une déclaration publiée en 1920, le général Gouraud expose sans ambiguïté sa politique à l'égard de la Syrie,

« Vous n'ignorez pas, Syriens, que depuis six mois le Gouvernement de Damas, poussé par une minorité extrémiste, a dépassé toutes les bornes en poursuivant la politique la plus agressive contre les Français (…) Par un sentiment d'humanité commun à tous les Français, je n'ai pas l'intention d'employer les avions contre les populations sans armes, mais à la condition qu'aucun Français, aucun chrétien ne soit massacré. Des massacres, s'ils avaient lieu, seraient suivis de terribles représailles par la voie des airs. »
Cependant, le reste du pays est encore hors de contrôle et de 1920 à 1923 l'armée française combat les insurgés dans la région des Alaouites, des Druzes et d'Alep. Ce n'est qu'après trois ans de combat que les Français parviennent à vaincre les dernières résistances.


Le 1er septembre, le général Gouraud proclame la création de l'État du Grand Liban, en y annexant le Mont-Liban et les villes côtières conformément aux souhaits émis par les maronites et par la droite coloniale française. Par cette décision, la Syrie perd une importante zone côtière et en particulier la ville de Tripoli qui possédait l'un des plus grand port du Levant. Le pays ne compte alors plus que sur Lattaquié et sur son port qui devient le premier du pays. Quant à Fayçal il part en exil, il s'installe d'abord en Palestine puis en Italie, avant de prendre le trône d'Irak sur la proposition du Royaume-Uni.

Après avoir pris le contrôle du pays, les Français tentent de créer une structure administrative à plusieurs niveaux. La première décision a été de choisir quelle serait le siège du Haut-commissariat français. Les Français ont longuement hésité entre Beyrouth et Damas. Tandis que l'une était francophile, l'autre était hostile même au sein de la communauté chrétienne. Les Français choisissent une solution intermédiaire : installer l'administration du mandat dans la petite ville de Chtaura, située à égale distance entre Beyrouth et Damas. Cependant, le projet a vite été abandonné au profit de Beyrouth.

Pour le général Gouraud, la France doit faire taire les velléités nationalistes en divisant la région en petites unités administratives, ce qui est fait dès la fin de l'année 1920. Trois États sont créés faisant passer la taille de la Syrie d'un territoire de 300 000 km² à 185 000 km² ,

l'État du Grand Liban : Le général Gouraud proclame la création de ce nouvel État le 30 août 1920, qui est rendu officiel par un arrêté du 31 août 1920 , cet État est constitué du Mont-Liban qui comprend en majorité des musulmans ainsi que de villes côtières conformément aux souhaits émis par les maronites. À partir de ce jour, le Liban séparé de la Syrie suivra sa propre évolution. L'indépendance du pays vis à vis de la Syrie est proclamé le 1er septembre 1920 par le général Gouraud.
l'État d'Alep : Proclamé le 1er septembre 1920, elle repose principalement sur la ville d'Alep et de sa région.
l'État de Damas : Proclamé en septembre 1920, elle repose principalement sur la ville de Damas et de sa région.
Un territoire autonome alaouite est créé le 2 septembre 1920 et qui est directement placé sous autorité française. L'État du Djebel druze est institué le 24 octobre 1922 avec Soueïda comme capitale.

En juin 1922, un premier regroupement a lieu avec la réunification des États de Damas, d'Alep et de Lattaquié en une Fédération syrienne. Avec la création de ce nouvel État, la France doit choisir la nouvelle capitale. Le choix se portait entre Alep au nord et Damas au sud, mais les Français choisissent finalement Homs. Homs bénéficiait d'une position stratégique, elle offrait un meilleur placement géographique et d'une meilleure situation commerciale. C'était enfin une ville provinciale qui était en dehors des luttes intestines entre familles et clans des deux autres villes.

En mars 1923, l'État du sandjak d'Alexandrette qui était peuplé d'une minorité de Turcs est créé. Par l'arrêté du 5 décembre 1924, l'État des Alaouites avec les Sandjaks de Lattaquié et de Tartous est créé, avec Lattaquié comme capitale. Le 1er janvier 1925, le général Gouraud crée – grâce à l'arrêté 2980 – l'État de Syrie, composé de ceux d'Alep, de Damas et des Alaouites (qui en sera séparé à partir de 1924) avec Damas comme nouvelle capitale. Considéré comme capitale du nouvel État syrien, c'est néanmoins à Beyrouth que le pouvoir mandataire prend ses décisions.

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Sujet / Message Re: Syrie sous mandat français

Message par Syfou le Dim 2 Mai - 16:12

Insurrection contre le mandat

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L'insurrection syrienne contre le nouveau pouvoir français naît pendant l'été 1925 au Djébel el-Druze. C'est la que les premières défaites sont infligés à l'armée française. Les Druzes se plaignaient des méthodes trop brutales des français. Le mandat était d'ailleurs considéré comme trop colonial, trop militaire et trop dépendant des méthodes d'administrations importées d'Afrique du nord. Cette insurrection mené par Sultan el-Atrach se propagera dans toute la Syrie en quelques mois et deviendra très vite une révolte nationale. Cette révolte voit le ralliement du Parti du peuple, parti politique crée en février 1925 par Abderrahman Chahbandar, Farès al-Khoury et Jamil Mardam Bey. Les insurgés lutteront contre le pouvoir français jusqu'au printemps 1927. L'insurrection est défaite principalement à cause de mésentente sur l'objectif à atteindre et sur la façon de l'atteindre entre les différentes familles et communautés du pays.

Cette révolte eut comme effet principal, une réorientation politique du mandat avec la séparation des pouvoirs entre civils et militaires. Ce sont les civils (dont le premier était Henry de Jouvenel) qui ont administré le pays à partir de novembre 1925 en menant une politique plus libérale.

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Sujet / Message Re: Syrie sous mandat français

Message par Syfou le Dim 2 Mai - 16:19

La révolution

Le 18 octobre, une grande rébellion a lieu à Damas et dans ses environs. L'attaque d'une patrouille française par les rebelles déclenche un cycle de représailles. Plusieurs villages, accusés de complicité avec les rebelles sont incendiés, et une opération de police ramène à Damas le 14 octobre une centaine de prisonniers et plusieurs dizaines de cadavres de rebelles. Les corps sont exposés sur la place al Merjeh.

L'attaque du palais Azem, siège de l'administration française en Syrie, le 18 octobre, provoque un nouveau soulèvement. Damas est considérée comme "territoire rebelle". La loi martiale est instituée, et le général Gamelin décide d'utiliser l'artillerie pour écraser la résistance. La ville est bombardée pendant trois jours, et un incendie embrase le 20 octobre une zone de 45 000 mètres carrés.

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la suite de ce bombardement, le corps consulaire adresse un télégramme de protestation à l'Assemblée nationale. Dans leur action, les Syriens trouvent un certain soutien en Chine, en Égypte, en Inde, en Russie et aux États-Unis. A Genève, les représentants du Mouvement national syrien entament un recours contre les agissements de la France en Syrie auprès de la Société des nations. En France, le député communiste Jacques Doriot demande l'abandon du Mandat, l'indépendance de la Syrie et du Liban, ainsi que le retrait des forces françaises. Doriot n'est pas suivi par les parlementaires, mais le Mandat perd en crédibilité, surtout sur la scène internationale. L'opinion publique française devient elle aussi hostile au mandat, mais pour d'autres raisons. Après les revers militaires infligés à l'armée française par les rebelles, les Français suivent de moins en moins le gouvernement dans sa politique. Ce sentiment augmente après la défaite de Mazraa au Djébel el-Druze (août 1925), où 3000 soldats français ont été mis en déroute, permettant aux insurgés de s'emparer de nombreuses armes.

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Sujet / Message Re: Syrie sous mandat français

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