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col.chibani
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Sujet / Message Intelligence économique

le Dim 16 Mai - 18:26
Intelligence économique

L’intelligence économique est l'ensemble des activités coordonnées de collecte, de traitement et de diffusion de l'information utile aux acteurs économiques auquel on peut ajouter les actions d'influence et de notoriété ; Elle se distingue de l’espionnage économique car elle se développe ouvertement et utilise uniquement des moyens légaux. Elle se conçoit dans un esprit d'éthique et de déontologie par rapport à des structures d'autorité, en premier lieu celles des États (souveraineté) et celles des entreprises.

La plupart des spécialistes français résument l'intelligence économique par une trilogie : veille (acquérir l'information stratégique pertinente), protection des informations (ne pas laisser connaître ses secrets) et influence (propager une information ou des normes de comportement et d'interprétation qui favorisent sa stratégie).

Lorsqu'on sait délivrer l’information stratégique au bon moment, à la bonne personne, dans le bon contexte, on obtient un avantage compétitif décisif.

Certaines entreprises sensibles comme celles de l'armement furent des précurseurs. Rares toutefois furent celles qui anticipèrent le virage de l'intelligence économique avec succès. En France, citons Giat Industries, Elf Aquitaine, Rhône Poulenc, et aux États-Unis Lockheed, Motorola, IBM.

Ce qui est central dans l’intelligence économique est le fait qu’elle ne se réduit pas à l’accumulation désordonnée d’informations de toutes sortes. Il s’agit de produire de la connaissance structurée pour aider les entreprises à combattre et à se défendre dans la compétition économique d'un monde post-Guerre Froide.

La plupart des spécialistes français résument l'intelligence économique aux axes suivants :

* Veille / renseignement économique (acquérir l'information pertinente),
* Protection du patrimoine informationnel (ne pas laisser connaître ses secrets)
* Aide à la décision (analyse, cartographie décisionnelle, "war room"...)
* Influence (propager une information ou des modes de comportement et d'interprétation qui favorisent sa stratégie).

Le référentiel en intelligence économique publié en 2005 en France met l'accent sur la trilogie formée par acquisition de l'information (veille...) , sa protection et enfin l'influence. L'insistance sur l'influence, (à la fois sous la forme du lobbying, de l'influence politique de soutien aux conquêtes de marchés par les entreprises, mais aussi de capacité d'imposer internationalement des normes, images, valeurs et idées générales favorable à vos desseins économiques) est une des caractéristiques des chercheurs français. À la différence de l'information qui fait l'objet de la veille ou de la protection du patrimoine informationnel et qui a besoin d'être vraie pour être utile, l'information dont traite l'influence est un objet de croyance. Ce qui importe, ce n'est pas qu'elle soit conforme à la réalité mais que beaucoup y adhérent (ou du moins, ceux que l'on désire influencer, comme le législateur ou le dirigeant dans le cas du lobbying). Avec le débat sur le patriotisme économique, cette approche qui met largement l'accent sur les facteurs politiques, idéologiques et de communication de l'intelligence économique constitue une sorte de spécificité nationale.

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col.chibani
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Sujet / Message Re: Intelligence économique

le Ven 28 Mai - 15:42
EXCLUSIF Les mises en garde du nouveau patron de l'intelligence économique



Nommé il y a six mois à la tête de la délégation interministérielle à l'intelligence économique, Olivier Buquen met en garde les PME. Leurs secrets ne sont pas assez bien gardés.
olivier buquen

La Tribune : La Délégation interministérielle à l'intelligence économique créée il y a six mois vous a été confiée. A quoi sert-elle ?

Olivier Buquen : Nous avons défini et nous mettons en œuvre la politique d'intelligence économique pour l'Etat. La nouveauté est que nous sommes proche des entreprises [Alain Juillet, auparavant Haut responsable chargé de l'intelligence économique, avait davantage un profil « défense », « sécurité », NDLR]. Nicolas Sarkozy et Claude Guéant se sont beaucoup intéressés, et depuis longtemps, à l'intelligence économique. Ils voulaient un dispositif à la fois plus visible (une délégation interministérielle), plus proche d'eux (je rends compte directement à la présidence de la République, ce qui permet d'avoir une ligne d'action claire) et plus proche des entreprises (je viens du privé et nous sommes basés administrativement à Bercy). Le comité directeur de l'intelligence économique est présidé par Claude Guéant. Il est composé par les huit directeurs de cabinet des ministères concernés : Premier Ministre, Environnement, Affaires étrangères, Défense, Intérieur, Economie et Industrie, Budget, Enseignement supérieur et Recherche.

Quel est votre mandat ?
La politique d'intelligence économique française est l'un des éléments de la politique économique française. Elle partage donc les mêmes objectifs, c'est-à-dire la préservation de l'emploi et de la compétitivité des entreprises. Mais notre prisme est celui de l'information économique stratégique pour les entreprises, les organismes de recherche et l'Etat. Nous avons trois fonctions : la collecte de l'information (c'est à caractère offensif), la diffusion de l'information (offensif) et la protection de l'information (défensif). On est aussi sur les principaux contrats à l'exportation et sur les contrats stratégiques. Dans ce cas, on peut aider les personnes qui ont un rôle de relais, comme les postes d'expansion économiques dans les ambassades ou les chambres de commerce à l'étranger.

A quel type d'entreprises vous intéressez-vous ?
On s'intéresse aux entreprises de toute taille, même si le choix d'un dispositif resserré a été fait : nous sommes une équipe de douze personnes...

Le cas Heuliez, par exemple ?
On participe à ce genre de dossier. Par exemple, sur l'investisseur turc nous avions recueilli des signaux faibles selon lesquels l'affaire risquait de se terminer comme ça.

Vous êtes là pour alerter, en quelque sorte...
Oui. Mais attention, nous vivons dans une économie ouverte. Les investissements étrangers sont une bonne chose pour l'économie. Notre rôle est de tenter de faire le tri entre investissements de croissance et investissements de spoliation, ceux exclusivement faits pour s'emparer de brevets, de savoir-faire et de machines.

Pourriez-vous nous donner des exemples ?
C'est délicat de citer des affaires récentes ou en cours. Mais on peut citer un exemple plus ancien. En 2003, un groupe chinois a voulu prendre le contrôle d'une société de dentelles de Calais. En examinant les projets de ces Chinois, nous avons vu que leur seul objectif était de récupérer les outils et les brevets et de fermer le site français. Nous avons fait classer les métiers à tisser au patrimoine culturel... et l'opération ne s'est pas faite. Mais nous n'avons rien contre les investisseurs chinois, la preuve, quelques mois plus tard c'est un autre Chinois qui a repris l'affaire et l'a développée.

Comment travaillez-vous ?
Nous sommes une start-up administrative. Mon premier rôle est de comprendre ce que veulent nos clients. Je suis allé voir les ministères, les administrations ainsi que les dirigeants d'entreprises, et j'ai fait un audit des forces en présence et de la concurrence. J'ai choisi la transparence. Je peux et je dois me reposer sur tous les services de l'Etat, y compris les services de police ou de renseignements. L'intelligence économique, c'est beaucoup de veille. Nous avons nos propres logiciels de recherche d'information. Nous avons aussi des réseaux. Nous trouvons 95% de nos besoins via des informations ouvertes, c'est-à-dire des informations accessibles ... ce qui ne veut pas forcément dire accessible à tous. La recherche sur Internet est un vrai métier, nous avons des spécialistes pour cela.

C'est possible avec 12 personnes ?
Nous devons prioriser. Nous donnons des impulsions à l'administration, grâce à nos relais. J'ai arrêté et fait valider par le Comité directeur un plan d'action 2010, avec cinq actions prioritaires, plus un audit d'organisation à réaliser par l'Inspection des finances.

Et quelles sont ces actions prioritaires ?
Nous devons participer aux organismes d'Etat qui aident les entreprises à l'exportation ; établir un guide des bonnes pratiques pour les organismes de recherche ; former tous les diplômés de l'enseignement supérieur à l'intelligence économique; bâtir un outil très simple de mesure des outils de protection, pour que chaque chef d'entreprise puisse faire son propre diagnostic. Enfin, il nous faut renforcer la protection des informations stratégiques des entreprises. Certains secrets comme les brevets sont bien protégés, mais d'autres, comme le plan stratégique de l'entreprise, le sont très mal. Nous devons aider les chefs d'entreprises à identifier les informations clés, et à les gérer. Cela va du tampon « confidentiel » à des listes de personnes habilitées à recevoir telle ou telle info. Il nous faut pour cela mieux définir juridiquement le secret d'entreprise, afin de pouvoir sanctionner son vol. Et lancer une réflexion sur les informations que les différentes réglementations obligent à rendre publiques. La moindre PME voit toute sa situation financière offerte en quelques clics aux quatre coins du monde. Nous devons nous inspirer de ce qui se fait à l'étranger, notamment pour les PME. L'objectif est de limiter la vulnérabilité de nos entreprises.

Quel est votre diagnostic sur leur degré de protection ?
La prise de conscience est très disparate selon les secteurs économiques. Cela dépend aussi beaucoup de la personnalité du chef d'entreprise et de son histoire personnelle. D'une manière générale, les entreprises sont davantage sensibilisées à la recherche d'information, qu'à la protection des informations.

Comment la Délégation est-elle organisée ?
Nous avons une équipe pluridisciplinaire que je finalise autour de six adjoints : un a le profil de sous-préfet et s'occupe de l'organisation de la Délégation ; un s'occupe de la sécurité économiques et de l'intelligence économique territoriale, il vient de la DCRI (réunion de l'ex- DST et des ex-RG) ; une diplomate s'occupe de l'international ; un ingénieur du CNRS s'occupe de la recherche ; un ingénieur de l'armement s'occupe des secteurs armement, aéronautique, espace ; un membre de la Direction du Trésor, passé par le privé et qui s'occupe des entreprises.

Sur quel type de dossier avez-vous été saisi au cours des six derniers mois ?
Par exemple, une entreprise cotée qui voyait un investisseur non désiré arriver à son tour de table. Dans ce cas nous l'avons aidée dans la recherche d'autres investisseurs. Il faut dire que nous travaillons en coordination avec la Caisse des Dépôts, le FSI (Fonds stratégique d'investissement) et René Ricol, le Commissaire général à l'investissement.

Il existe beaucoup de sociétés privées, voire d'officines sulfureuses, qui proposent aussi leurs services aux entreprises...
Le projet de loi Loppsi2, en discussion au Parlement, a justement un volet sur l'intelligence économique. La loi prévoit que les organismes privés qui font de l'intelligence économique et leurs dirigeants devront faire l'objet d'un agrément par les préfets. La Fédération des professionnels de l'intelligence économique (la Fepie) est elle-même demandeuse. Les professionnels ont autant intérêt que l'Etat à voir les pratiques s'améliorer.

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col.chibani
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Sujet / Message Re: Intelligence économique

le Ven 4 Juin - 15:58
Le broyeur, arme anti-espionnage de nos poubelles

samedi 06 mars 2010 nOUEST FRANCE

*
En France, 30 % des entreprises possèdent un destructeur de données. Pour les particuliers, le marché reste confidentiel.


Pour lutter contre l'usurpation d'identité ou le plagiat industriel, le destructeur de documents s'avère efficace. 30 % des entreprises françaises en sont équipées. Côté particuliers, le marché reste confidentiel.
Environ 210 000 personnes seraient victimes d'usurpation d'identité, chaque année, en France. Avec ce constat effrayant, une enquête du Crédoc (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie), publiée en octobre 2009, dément l'idée admise que les gens savent se protéger. En 2008, une plongée dans les poubelles des ménages d'Ile-de-France montrait que 80 % recelaient au moins un document personnel (feuilles de paye, de sécu, relevé bancaire).

« La menace ne cesse de prendre de l'ampleur », souligne Alexandra Lebre-Doboz, directrice du marketing de Fellowes France, fabricant américain leader mondial sur le marché du broyeur de documents. Pour autant, contrairement aux États-Unis et à l'Angleterre, le business en direction des particuliers ne décolle pas. « En 2005, 3 % des Français étaient équipés de ce type de matériel. Aujourd'hui, le pourcentage a sans doute doublé. »

Particuliers et entreprises concernés

S'il est possible de trouver un appareil à 9,90 € à l'hypermarché du coin, il ne faut pas en attendre des miracle. « À partir de 40 ou 50 €, vous avez un modèle qui permet une destruction à coupe croisée. Il vous déchire une feuille A4 en 400 particules. »

Affaire de bon sens, la destruction systématique de vos papiers avant de les mettre à la poubelle reste bien la première des protections, à l'heure du tri qui facilite le travail des personnes mal intentionnées.

« Dans les pays anglo-saxons, la confidentialité est une préoccupation très forte. En France, 30 % des entreprises possèdent un destructeur. Ici, on est loin du compte. » Guillaume de Sevin, président du directoire de Clementz--Euromégras France (Groupe Idéal), propose une gamme de produits dont les prix varient de 150 €, pour quelques feuilles détruites, à 27 000 € pour 700 d'un coup. « Industries, hôpitaux, banques, administrations : tous les secteurs sont concernés. Avec, pour chacun, une échelle de confidentialité possible et régie par une norme qui impose, par exemple, la destruction d'un document classé Secret Défense en minuscules particules de papier. »

« En Allemagne, une loi oblige les entreprises à s'équiper. » En France, pas de texte de cette nature, même si la loi Informatique et libertés rappelle que tout tiers en possession de données personnelles se doit d'en assurer la confidentialité après usage.

« Petites ou grandes, toutes restent des victimes potentielles », prévient Guillaume de Sevin. Une feuille à en-tête, un Rib récupérés dans une poubelle et, hop, le tour est joué. « Avec ces documents, un fraudeur peut passer des commandes au nom de votre entreprise en changeant l'adresse de livraison. Vous découvrez la supercherie à la réception de la facture pour un produit que vous n'avez ni commandé ni reçu. »

D'après le Credoc, « le coût individuel moyen d'une usurpation d'identité se monterait à 2 229 € ». Le mal fait, bien difficile de remonter les filières crapuleuses, de prouver sa bonne foi voire, dans le pire des cas, sa propre identité. Quand l'histoire se met alors à virer au cauchemar...

Pierre CAVRET.
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Sujet / Message Re: Intelligence économique

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