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Programme nucléaire iranien

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Sujet / Message Programme nucléaire iranien

Message par Sphinx le Jeu 15 Juil - 0:11

Le programme nucléaire iranien a été lancé par le Shah d'Iran dans les années 1950 avec l'aide des États-Unis, puis de l'Europe. Après la révolution
iranienne en 1979, le programme a été temporairement arrêté. Il fut rapidement remis en route, mais avec l'assistance de la Russie. Le programme actuel
met en œuvre plusieurs sites de recherche, une mine d'uranium, un réacteur nucléaire et plusieurs installations de transformation de l'uranium qui incluent
une usine d'enrichissement de l'uranium. Depuis les années 1950, le gouvernement iranien assure que le seul but du programme est de développer la
capacité de produire de l'énergie nucléaire afin de générer de l'électricité, et planifie de générer 6 000 MW d'électricité à partir d'énergie nucléaire en 2010.
En 2009, l'énergie nucléaire ne contribue pas encore à la production d'électricité iranienne.

Coopération entre l'Iran et les États-Unis dans les années 1950-1960

Les fondations du programme nucléaire iranien ont été posées pendant la guerre froide, à la fin des années 1950, sous l'égide des États-Unis et dans le cadre d'accords bilatéraux entre ceux-ci et l'Iran. Un programme nucléaire de coopération civile a été signé dès 1957 avec les États-Unis dans le cadre du programme « Atoms for Peace ». Le Shah Mohammad Reza Pahlavi régnait sur l'Iran à cette époque, et après la chute de Mohammad Mossadegh encouragée par la CIA en 1953, le régime apparaissait suffisamment stable et amical envers l'occident pour que la prolifération nucléaire ne devienne une menace.

En 1959 est créé le Centre de recherche nucléaire de Téhéran (CRNT), opéré par l'Organisation de l'Énergie Atomique d'Iran (OEAI). Le CRNT était équipé avec un réacteur nucléaire de recherche fourni par Washington d'une puissance de 5 MW, opérationnel depuis 1967 et fonctionnant à l'uranium hautement enrichi. L'Iran signe le traité de non-prolifération nucléaire (TNP) en 1968 et le ratifie en 1970. Avec la fondation d'une agence atomique nucléaire et le TNP mis en place, le Shah Mohammad Pahlavi avait projet de construire jusqu'à 23 centrales nucléaires pour l'année 2000 à travers le pays avec l'aide des USA.

Coopération entre l'Iran et les États-Unis dans les années 1970

En mars 1974, le Shah avait la vision d'une époque pendant laquelle les réserves de pétrole du monde se tariraient et déclara : "le pétrole est un matériau noble, bien trop valeureux pour le brûler… Nous envisageons de produire, aussi tôt que possible, 23 000 mégawatts d'électricité en utilisant des centrales nucléaires.". Bushehr serait la première centrale, et fournirait de l'énergie à la ville de Shiraz située plus dans les terres. En 1975, la compagnie originaire de Bonn, Kraftwerk Union AG, entreprise créée grâce à un partenariat de Siemens AG et AEG Telefunken, a signé un contrat pour 4 à 6 milliards de US$ afin de construire la centrale à réacteur à eau pressurisée. La construction des deux unités de génération de 1 196 MW a été sous-traitée à ThyssenKrupp et aurait dû être finie en 1981.

En 1975, le secrétaire d’État américain, Henry Kissinger, signe le document National Security Decision Memorandum 292 (Mémo 292 de décision pour la Sécurité nationale) intitulé "Coopération U.S.-Iran", qui décrit les détails de la vente d'équipements nucléaires devant rapporter plus de 6 millions de dollars aux compagnies américaines. Pendant ce temps, l'Iran extrayait un volume de 6 millions de barils par jour (950 000 m³/j) de pétrole, à comparer avec les 4 millions de barils par jour (640 000 m³/j) extraits aujourd'hui.

En 1976, le président américain Gerald Ford signe avec hésitation une directive offrant à Téhéran l'opportunité d'acheter et d'utiliser une installation de traitement du combustible usé, de fabrication américaine, permettant d'extraire du plutonium à partir de combustible. L'accord était écrit en vue de parvenir à maîtriser le "cycle complet de l'atome", avec tous les risques en termes de prolifération que cela pourrait engendrer. Le document stratégique de Ford stipulait que « l'introduction de l'énergie nucléaire en Iran permettra à la fois de fournir les besoins grandissant de l'économie iranienne et de libérer des ressources de pétrole pour l'export ou la conversion en produits pétrochimiques. »

L'équipe du président Ford a approuvé les projets iraniens qui visaient à construire une véritable filière électronucléaire, et a aussi travaillé dur pour conclure un accord de plusieurs milliards de dollars, accord qui aurait donné à Téhéran le contrôle sur de grandes quantités de plutonium et d'uranium enrichi - les deux chemins vers la bombe nucléaire. L'Iran, allié des États-Unis, avait alors beaucoup d'argent et des liens étroits avec des compagnies américaines de Washington, dont Westinghouse et General Electric.

Dans une interview pour le Washington Post du 27 mars 2005, Henry Kissinger a dit: « Je ne pense pas que le sujet de la prolifération soit apparu. »

Un grand nombre de documents déclassifiés ont été trouvés sur le site web de la bibliothèque et du musée du Président Ford . Deux documents en particulier, datés du 22 avril 1975 et du 20 avril 1976, montrent que les États-Unis et l'Iran ont tenu des négociations pour une coopération sur l'utilisation de l'énergie nucléaire. Selon ces documents, les États-Unis étaient prêts à aider l'Iran en mettant en place l'enrichissement de l'uranium et des installations de traitement du combustible.

Jusqu'au changement d'administration en 1977, Dick Cheney, le ministre de la Défense américain Donald Rumsfeld et Paul Wolfowitz, qui sont aujourd'hui parmi les plus féroces opposants au programme nucléaire iranien, étaient tous très impliqués dans la promotion d'un programme nucléaire iranien qui pourrait permettre d'extraire du plutonium du combustible usé des réacteurs nucléaires afin de l'utiliser dans des armes nucléaires.

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Sujet / Message Re: Programme nucléaire iranien

Message par Sphinx le Jeu 15 Juil - 0:16

Après la révolution de 1979

Après la révolution iranienne, l'Iran a informé l'AIEA de ses projets de reprendre son programme nucléaire, en utilisant du combustible nucléaire enrichi en Iran. En 1983, l'AIEA a même planifié de fournir de l'assistance à l'Iran dans le cadre d'un programme d'assistance technique. Un rapport de l'AIEA disait clairement que son but était de « contribuer à la formation d'une expertise locale et de la main d'œuvre nécessaire afin de soutenir un ambitieux programme dans le champ de la technologie des réacteurs nucléaires et du cycle du combustible ». Cependant, l'AIEA a été forcée de terminer ce programme sous la pression américaine. La révolution iranienne a marqué un point décisif en termes de coopération avec l'étranger sur la technologie nucléaire.

Après 1979, un autre résultat de la révolution fut le refus de la France de fournir de l'uranium enrichi à l'Iran. L'Iran n'a pas non plus pu cautionner son investissement dans Eurodif, un consortium international fondé en 1973 par la France, la Belgique, l'Espagne et la Suède. En 1975, la part suédoise de 10% dans Eurodif était parvenue à l'Iran à la suite du désistement de la Suède et d'un accord entre la France et l'Iran. La société française nationalisée Cogéma et le gouvernement iranien ont alors fondé la Sofidif (Société franco-iranienne pour l’enrichissement de l’uranium par diffusion gazeuse), possédant respectivement 60% et 40% des parts. En retour, la Sofidif a acquis une part de 25% dans Eurodif, ce qui donnait à l'Iran sa part de 10% dans Eurodif. Reza Shah Pahlavi a prêté un milliard de dollars US (et encore 180 millions de US$ en 1977) pour la construction de l'usine Eurodif, afin d'avoir le droit d'acheter 10% de la production d'uranium enrichi du site.

Les États-Unis étaient aussi rémunérés pour livrer du combustible nucléaire à l'Iran en accord avec un contrat signé avant la révolution. Les États-Unis n'ont livré ni le combustible, ni rendu les milliards de dollars de paiement qu’ils avaient déjà reçus. L'Allemagne fut aussi rétribuée par des milliards de dollars pour les deux installations nucléaires de Bushehr, mais après trois décennies, l'Allemagne a refusé à la fois d'exporter les équipements nécessaires et de rendre l'argent[9]. En conséquence, le gouvernement de l'Iran a suspendu ses paiements et a essayé de renégocier le prêt en faisant pression sur la France, notamment en supportant des groupes de résistance arabe, dont le Hezbollah qui avait pris des citoyens français en otages dans les années 1980. En 1982, le président François Mitterrand refusa de donner de l'uranium enrichi à l'Iran, qui réclamait aussi la dette d'un milliard de dollars. En 1986, Georges Besse, le manager d'Eurodif, fut assassiné; la responsabilité de l'acte fut acceptée par Action directe. Cependant, ils ont nié toute responsabilité pendant leur procès.. Dans leur enquête La République atomique, France-Iran le pacte nucléaire, David Carr-Brown et Dominique Lorentz ont insisté sur la responsabilité des services secrets iraniens. Plus important encore, ils ont montré comment l'affaire des otages français, ainsi que l'assassinat de Besse et l'attentat de la rue de Rennes du 17 septembre 1986, était liés au chantage iranien. Le chantage iranien s'est également exprimé lors de la série d'attentats en France en 1985-1986 .

Finalement, un accord (dont certaines dispositions sont restées secrètes) pour régler le contentieux Eurodif fut trouvé en 1991 : la France a rendu plus de 1,6 milliard de dollars tandis que l'Iran dédommageait des entreprises françaises pour des contrats annulés. L'Iran est resté actionnaire d’Eurodif via la Sofidif, un consortium franco-iranien actionnaire à hauteur de 25% d'Eurodif. Le 11 avril 2007, le Ministère des Affaires étrangères a réaffirmé l'actionnariat de l'Iran à Eurodif, tout en affirmant que selon les termes de l'accord de 1991, l'Iran n'a aucun droit à enlever de l'uranium enrichi ni d'accès aux technologies du nucléaire, mais seulement aux gains financiers qui résultent de sa présence dans le consortium . Mais, en raison de la Résolution 1737 du Conseil de sécurité des Nations unies (23 décembre 2006), qui gèle les avoirs de l'Organisation Iranienne à l'Energie Atomique, les fonds dû sont actuellement bloqués .

Kraftwerk Union, la coentreprise de Siemens AG et d'AEG Telefunken qui avait signé un contrat avec l'Iran en 1975, s'est complètement retiré du projet de la centrale nucléaire de Bushehr en juillet 1979, après que le travail eut été arrêté en janvier 1979, avec un réacteur à moitié fini et l'autre fini à 85%. Ils ont dit qu'ils avaient basé leur action sur le non-paiement de sommes dues par l'Iran de 450 millions de dollars. La compagnie avait reçu 2,5 milliards du contrat total. Leur annulation a eu lieu après avoir la certitude que le gouvernement iranien terminerait unilatéralement le contrat d'eux-mêmes, suivant la révolution qui a paralysé l'économie de l'Iran et a mené à une crise dans les relations de l'Iran avec l'occident. La compagnie française Framatome, filiale de Areva, s'est elle aussi retirée.

En 1984, Kraftwerk Union a fait une déclaration préliminaire afin de voir si elle pourrait conclure le travail sur le projet, mais elle a finalement décliné de le faire tant que la guerre Iran-Irak continuait. En avril de cette même année, le département d'État américain a affirmé qu'il pensait « que cela prendrait au moins deux ou trois ans pour finir la construction des réacteurs à Bushehr. » Le porte-parole a aussi dit que les réacteurs à eau légère de Bushehr « sont particulièrement adaptés à un programme militaire»; puis a continué en disant « De plus, nous n'avons pas de preuves de la construction d'autres installations iraniennes qui seraient nécessaires pour séparer le plutonium du combustible du réacteur utilisé. »

Les réacteurs de Bushehr ont ensuite été endommagés par les multiples frappes aériennes irakiennes entre le 24 mars 1984 et 1988; et le travail sur le programme nucléaire s'est arrêté. En 1990, l'Iran a commencé à chercher des partenaires pour son programme nucléaire; cependant, à cause d'un climat politique complètement différent et des sanctions économiques américaines, peu de candidats existaient alors.

En 1991, le président argentin Carlos Menem, sous pression de Washington, met fin unilatéralement à la coopération nucléaire irano-argentine, entamé en 1983 . Néanmoins, l'Argentine continue à fournir de l'uranium faiblement enrichi à l'Iran, qui attend 1996 avant de déclarer qu'il prendra des mesures légales pour rupture illégale de contrat .

D'après la porte-parole de l'AIEA Melissa Fleming, les inspecteurs de l'AIEA ont visité les mines d'uranium iraniennes en 1992.

En 1995, l'Iran a signé un contrat avec la Russie afin de compléter le travail sur la centrale partiellement construite de Bushehr, installant dans le bâtiment existant Bushehr I un réacteur nucléaire de type VVER de 1000 MW, travaux dont la fin est prévue en 2007. Il n'existe actuellement pas de projet pour finir le réacteur Bushehr II.

En 1996, les États-Unis ont essayé, sans succès, d'empêcher la Chine de vendre à l'Iran une usine d'enrichissement de l'uranium. La Chine a aussi fourni à l'Iran le gaz nécessaire pour tester le processus d'enrichissement de l'uranium.

Selon la journaliste D. Lorentz, l'Iran « a fait son entrée dans le club des puissances atomiques officieuses » suite aux essais nucléaires pakistanais de 1998 . Le président iranien, Mohammad Khatami, fut officiellement reçu à Paris en octobre 1999, immédiatement après la visite du chef d'État chinois Jiang Zemin. Khatami s'entretint avec le président Jacques Chirac, le premier ministre Lionel Jospin refusant de le recevoir . Khatami déposa une gerbe sur les tombes de Pierre et Marie Curie, au Panthéon, le 26 octobre 1999, suscitant ce commentaire de Lorentz: « Leur potentiel atomique leur avait été fourni par la France. Mohammad Khatami l'avait habilement rappelé à ceux qui étaient tentés de l'oublier (...) Le message était limpide. Pourtant, aucun observateur ne se demanda pour quelle raison le Président Khatami avait tenu à honorer les pionniers français de l'atome. »

Depuis 2000
Lire la suite sur : http://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_nucl%C3%A9aire_civil_iranien

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Sujet / Message Re: Programme nucléaire iranien

Message par Sphinx le Jeu 15 Juil - 0:24

Contentieux nucléaire iranien & divergences américano-turques

L’hégémonie américaine se heurte désormais aux puissances régionales sur le Rimland eurasiatique

Avec un certain recul et après l’adoption par le Conseil de Sécurité des NU de la Résolution 1929 durcissant le régime des sanctions internationales imposées à l’Iran – résolution qui a surtout donné caution au Congrès américain et au Parlement européen pour prendre à leur tour des mesures draconiennes à l’encontre de Téhéran, notamment économiques - il convient de revenir aujourd’hui sur l’accord tripartite signé le lundi 17 mai à Téhéran entre l’Iran, la Turquie, et le Brésil pour essayer de tirer quelques enseignements utiles à la compréhension de l’évolution du « dossier nucléaire » iranien. Il s’agissait d’une tentative destinée à sortir à l’origine soutenue à Washington et Tel-Aviv. Un soutien qui devait être de même nature que la corde pour le pendu au regard d’une initiative dont le succès inattendu s’est heurté à la détermination des « faucons » néoconservateurs de Washington.

Cet accord, relatif à l’enrichissement d’uranium hors frontière, a été en effet, indéniablement, et de prime abord, un succès pour ses cosignataires - Turquie, Iran, brésil – en particulier si on le juge à l’aune des réactions internationales. À commencer par celle du Secrétaire général des Nations unies, M. Ban Ki-Moon qui avait aussitôt avait formulé l’espoir que cet accord allait « ouvrir la porte à un règlement négocié de la crise ouverte par les ambitions nucléaires de l’Iran ». Quant à la Russie, la France et la Chine, toutes trois membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations Unies, leur première réaction avait été de souligner le caractère « positif ».

Trois pays ayant en commun d’être des riverains immédiats d’un possible et nouveau champ de bataille. Tout spécialement dans le cas où des frappes sur les sites nucléaires iraniens interviendraient comme une rumeur récurrente l’annonce périodiquement à grand renfort de tambours médiatiques. Une hypothèse « du pire » évoquée sans équivoque dès octobre 2007 par la voix autorisée du ministre français Bernard Kouchner des Affaires extérieures et que les grands médias internationaux se sont employés à banaliser toutes ces dernières années ; autrement dit pour préparer les opinions à toute éventualité… Un accord prometteur d’un possible désamorçage de la crise Iran/États-Unis (comme tête de file d’une coalition euro-atlantiste), mais il a fallu hélas très rapidement déchanter...

Téhéran a cependant montré à cette occasion, et avec éclat, qu’il était loin d’être seul au sein de la communauté internationale, démentant ainsi les prétentions « occidentalistes » à parvenir, en sus d’un sévère blocus économique et financier, à un complet isolement diplomatique de la République islamique. Ce faisant l’Iran montre à quel niveau de dynamisme et d’efficacité sa diplomatie est aujourd’hui parvenue, sachant qu’elle se déploie de la Péninsule arabique à l’Amérique latine via l’Afrique de l’Ouest.

Une attitude de « défi » à laquelle les Etats-Unis ne peuvent donc que vouloir mettre le holà car à ce stade c’est leur crédibilité qui commence à être en cause… une « crédibilité » qui relève dans ce cas du domaine des intérêts vitaux à défendre par tous les moyens. Ce faisant, Téhéran a donné à la Maison-Blanche une bonne raison et une belle occasion de rappeler qui est encore le vrai donneur d’ordre… Dès le lendemain de l’initiative tripartite le Département d’État déposait au Conseil de Sécurité (dont le Brésil et la Turquie sont actuellement membres non permanents), un projet de Résolution visant au renforcement des sanctions à l’encontre de la République islamique. Résolution définitivement adoptée le 9 juin suivant à l’unanimité des cinq États titulaires du droit de veto. Résolution qui bien que ne prévoyant pas de nouvelles sanctions économiques stricto censu cautionne et légitime les sanctions américaines européennes adoptées simultanément (voir infra).

Précisons que les protagonistes de l’initiative tripartite sont deux pays dits « émergents », mais non des moindres : le Brésil tête de file du Mercosur, et la Turquie (pilier oriental de l’Otan et jusqu’à 2003, l’une des bases arrières-avancées de la politique américaine au Proche-Orient ; en outre, allié stratégique de l’État hébreu). Or l’accord de Téhéran vient de remettre en cause le lien de vassalité qui unissait, ou semblait unir, jusqu’à présent les É-U et ses alliés, commensaux et tributaires.

Ankara, à qui l’entrée dans l’Union européenne avait été promise par Washington en rétribution de sa loyauté envers l’Amérique-monde, a ainsi de facto trahi le camp atlantiste en s’associant au Brésil, pourtant lui également partenaire privilégié des Etats-Unis, cela en faveur de Téhéran. Cette « conjuration » à ciel ouvert avait en effet très clairement pour objet de couper l’herbe sous le pied du Département d’État en proposant une solution originale à la crise du dossier nucléaire iranien.

La réaction de Washington qui risquait à cette occasion de perdre la main a peut-être révélé le fond de ses intentions, lesquelles ne sont pas de trouver une solution négociée mais de parvenir à un renoncement sans condition de Téhéran à tout programme nucléaire non strictement soumis à un contrôle permanent international. Soit créer une situation telle que le renversement du régime deviendrait inéluctable. C’est ce qui a été apparemment tenté en mai 2009 avec l’amorce d’une « Révolution verte » laquelle a cependant fait rapidement fait long feu, comme l’a montré l’absence totale de manifestations populaires spontanées lors de son anniversaire en cette fin de printemps 2010.

On connaît les arguments ressassés à Washington, Londres et Tel-Aviv pour instruire le procès d’intention qui les opposent à Téhéran. Au-delà de la menace chimérique que ferait peser un Iran sanctuarisé c’est-à-dire devenu inattaquable en vertu des postulats élémentaires de la dissuasion, l’argument plus vague mais rationnellement incontestable fait référence au danger que constituerait l’Iran nucléaire pour « nos intérêts »… Entendons les intérêts occidentaux, reste au demeurant que nul ne défini quels sont ces intérêts ni en quoi ils seraient menacés par un Iran ayant forcé l’entrée du club fermé des puissances nucléaires. Que l’on ne vienne pas non plus nous dire que l’Iran, ayant ouvert la Boîte de Pandore de la prolifération, constituerait un précédent justifiant le passage à l’arme nucléaire d’un certain nombre d’émergents au premier rang desquels la Turquie, l’Arabie saoudite, l’Égypte et… le Brésil.

Situation qu’il faudrait sans doute éviter à tout prix, mais certainement pas au prix du Grand Guignol international auquel nous sommes contraints d’assister, spectacle outrancier qui crée un regain de tension dans une région qui n’en a pourtant pas besoin. Ajoutons que l’incitation à la prolifération serait d’ailleurs plutôt à rechercher du côté de Washington dont les errements de leur politique proche-orientale ne peut que constituer un facteur d’inquiétude pour des gouvernements peu soucieux de subir le sort réservé à l’Irak depuis 1991, quelles qu’aient été les erreurs ou les fautes de l’ex pouvoir baasiste.

Concernant une menace directe de l’Iran contre ses voisins régionaux ou Européens, ou plus largement contre les « intérêts » occidentaux, rien ne laisse supposer dans ses déclarations officielles (sauf dans celles qui ont été falsifiées à dessein) une quelconque intention de recourir à des armes de destruction massive. Notons a contrario que le Professeur Martin Van Creveld alors professeur d’Histoire militaire à l’Université hébraïque de Jérusalem, personnalité de renommée mondiale, ne s’était pas privé de désigner les grandes capitales européennes comme cibles potentielles des missiles israéliens ! Ne déclarait-il pas en effet en avril 2002 à l’hebdomadaire hollandais Elsevier : « Nous possédons plusieurs centaines d’ogives atomiques et de missiles et pouvons atteindre nos cibles tous azimuts, et peut-être même Rome. La plupart des capitales européennes font partie des cibles potentielles de notre Armée de l’air… Nous détenons la capacité d’entraîner le monde dans notre chute. Et je puis vous assurer que la chose arrivera avant que nous ne soyons défaits ». Ce n’est donc pas un quelconque Mollah atteint de démence mais un expert faisant autorité dans le domaine géostratégique et ayant l’oreille des politiques de son pays, qui a proféré de telles insanités, des idées vraisemblablement partagées par quelques-uns uns...

Vu l’acharnement de Washington et les crispations qui entourent le traitement de ce dossier, l’évidence s’impose que le passage au nucléaire « militaire » par l’Iran - passage encore hypothétique et se comptant en années et non en mois - constitue un véritable casus belli pour la classe politique américaine. L’hypothèse retenue serait qu’actuellement Téhéran réunirait les conditions (matériaux fissiles suffisamment enrichis) de se doter de la « bombe » en un temps relativement court si les circonstances l’exigeaient. Une option apparemment retenue par le Japon, État considéré a priori comme non-proliférant. Il n’en demeure pas moins que l’hypothétique « bombe iranienne » à l’état de projet, n’est jamais considéré dans les discours intransigeants des élites occidentalistes pour ce qu’il est ou doit être, à savoir un outil politique à vocation dissuasive, tel que l’a (explicitement) présenté le Président français Jacques Chirac… Bref un instrument de souveraineté voire d’équilibre régional comme a pu à son tour le définir Roland Dumas, ancien ministre de François Mitterrand.

Au lieu d’une vision nuancée, c’est par conséquent un procès d’intention qui est fait à la République islamique… Procès fondé sur un dossier en partie biaisé voire falsifié travestissant le programme nucléaire civil et son éventuelle extension militaire - aussi critiquables ou opaques soient-il – en un instrument exclusif d’hégémonie, voire de terreur régionale.

Une démarche inappropriée de la part des autorités américaines qui accroît les déséquilibres déjà à l’œuvre dans l’espace géopolitique de l’Asie mineure à l’Asie centrale, déséquilibres dont Washington, est en grande partie responsable. Une politique de force de la part de Washington visant exclusivement à limiter l’influence régionale de l’Iran, mais également – insistons sur ce point - à lui interdire toute politique de souveraineté adossée à une capacité de dissuasion stratégique l’autorisant à prétendre, le cas échéant, pouvoir se dérober aux pressions amicales ou aux oukases anglo-américains. En cela le cas iranien est l’idéal type résumant la politique « asiatique » des États-Unis de la Turquie au Pakistan auquel il vient d’être demandé de revenir au statu ante quo en Afghanistan et d’y exercer, comme avant 2001, le pouvoir sous couvert de l’entité Taleb.

Nul n’ignore que, par ailleurs, l’Iran détient de notables atouts géo-économiques, en particulier énergétiques (l’Iran étant le détenteur en second des réserves gazières mondiales, soit 15%), des ressources à terme vitales pour le consortium euratlantique. Or, dans le contexte mondial d’exacerbation de la course aux ressources, l’hégémonie nord-américain est, à n’en pas douter destinée à se maintenir encore un certain temps sur un monde toujours unipolaire en dépit du désir pressant des émergents de faire entendre leur voix.

Le Nouvel Ordre Mondial étant ce qu’il est, et appelé à le rester pour le futur immédiat, c’est-à-dire placé sous la coupe d’une Amérique-monde en quête inachevée d’expansion (et les classes dirigeantes compradores du Nord étant ce qu’elles sont), il faut se résoudre à admettre que charbonnier ne sera plus jamais maître en sa demeure, à savoir que les États souverains, l’Iran au premier chef, seront en but à toutes pressions utiles ou nécessaires à ce qu’ils acceptent les lois intransgressibles du Marché universel dont l’Unification exige la fragmentation des Nations en sous-ensembles communautaristes et la segmentation à l’infini des marchés intérieurs… ce qui suppose l’atomisation sociale, et la disparition de toute culture traditionnelle au bénéfice de l’individu-roi consommateur du berceau à la tombe

Dans un tel contexte géo-éco-politique, l’accord tripartite irano-turco-brésilien, au regard du rapport de forces réel entre sphère occidentaliste et puissances émergentes, s’est très vite avéré n’avoir été qu’un coup d’épée dans l’eau puisque considéré comme nul et non avenu par le camp atlantiste, États-Unis/Union européenne. Il a cependant l’immense mérite de révéler que le monde est travaillé par des poussées tectoniques tendant à une redistribution multipolaire du pouvoir au niveau mondial. Or, comme nous l’avons déjà souligné, les Etats-Unis, qui ont fait du Rimland s’étendant des Balkans à l’Hindou Koush via le Caucase, l’axe de leur géopolitique asiatique, ne peuvent – structurellement - en aucun cas tolérer un quelconque partage de leur leadership « régional ». À ce seul titre, Persia delenda est !

Coup de semonce mais non pas coup d’arrêt, l’initiative turco-brésilienne est au final un paramètre nouveau, somme toute embarrassant, pour la diplomatie américaine qui doit désormais l’intégrer à ses calculs et à ses prévisions car la contestation du Nouvel Ordre Mondial est sortie le 17 mai du mode déclaratoire pour entrer dans celui de l’action géopolitique, cela cinquante-cinq ans presque jour pour jour après la Conférence de Bandung qui vit naître le Mouvement des Non-Alignés.

Notons précisément à ce propos, que l’attitude de la Turquie et du Brésil est tout à fait inédite. Que « défi » à la règle du jeu imposée Outre-Atlantique, il s’agit d’une tentative originale de contournement de l’omniprésent soft power (pouvoir indirect) anglo-américain… Initiative de toute évidence vouée pour l’immédiat à rester lettre morte même si elle est appelée par la suite à faire école. À condition, bien sûr, qu’une guerre régionale (ou mondiale) ne vienne une fois de plus redistribuer les cartes au profit du vainqueur. Mentionner une telle éventualité ne relève évidemment pas d’un catastrophisme » outrancier dans la mesure où le président russe Dimitri Medvedev (le12 avril 2010 sur ABC News) déclarait qu’une attaque israélienne contre l’Iran pourrait déboucher sur un conflit nucléaire et sur une catastrophe globale… « Si ce genre de conflit se produit, si une frappe contre l’Iran a lieu, nous devrons nous attendre à toute sorte de conséquences, dont le recours à l’arme nucléaire... ce sera une catastrophe globale ! ». Une thèse dont Fidel Castro - qu’on croirait à tort totalement hors jeu – se fait l’écho dans « Connaître la vérité à temps » une lettre rendue publique le 28 juin 2010.

Remarquons encore, que si l’entente tripartite vient contrarier, à première vue, la politique anglo-américaine (et plus encore leurs alliés israéliens jusqu’au-boutistes du Likoud) d’un étranglement graduel de l’Iran au moyen de sanctions de plus en plus restrictives, cet accord a eu d’abord comme conséquence de stimuler l’agressivité diplomatique de Washington et à créer l’occasion de monter d’un cran dans le processus d’asphyxie de l’Iran national-théocratique sous couvert d’un consensus international de façade.

Un « défi » à la réponse duquel l’Administration américaine s’était soigneusement préparée par des mois de tractations et de marchandages(voir infra), est parvenue à faire adopter par les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité, le mardi 18 mai, soit dès le lendemain de la signature à Téhéran de l’accord tripartite, le principe d’un nouveau train de sanctions contre l’Iran . On ne peut qu’admirer la précision dans la succession calendaire des événements et en tirer toutes les conclusions utiles et nécessaires. Projet accepté par la Russie et la Chine pourtant toutes deux soutiens tacites de Téhéran et qui généralement traînent des pieds lorsqu’il s’agit de sévir contre régime dénoncé ici, en Occident, comme théocratique, synonyme élégant d’« obscurantiste »… Souvent désigné par le terme péjoratif de « mollahcratie », ce qui est une sorte de non-sens, la majorité des Mollahs étant réformiste, soucieux de rapprochement avec l’Ouest et pour la plupart démunis de toute hostilité à l’égard d’Israël. N’oublions pas les armements et les soutiens logistiques apportés par l’État hébreu à Téhéran au cours de la guerre irano-irakienne (Sept.80 à Août 88) !

Aujourd’hui, à Washington, théoriciens de la guerre et idéologues de l’expansion savent pertinemment que la fenêtre de dominance ne restera pas éternellement ouverte pour les É-U. L’accord tripartite qui fait de ses alliés Turcs et Brésiliens des associés de l’Iran, est à ce titre un avertissement dont ils doivent tenir compte. Tout comme l’Organisation de coopération de Shanghaï, quoique encore en ébauche, qui concrétise un certain rapprochement sino-russe, est déjà un caillou gênant dans la chaussure yankee !

Un avertissement à ne pas laisser passer le moment opportun alors que les pays émergents manifestent des velléités de court-circuiter les passages obligés tracés par les Etats-Unis. Ce pourquoi l’effet plus ou moins immédiat de la convention tripartie de Téhéran sera de durcir les positions américaines, voire de précipiter (la pire des hypothèses) la course à l’abîme. D’autant plus que – cela n’est plus un secret pour personne – le dossier nucléaire iranien n’est qu’un prétexte au même titre que l’étaient les prétendues armes de destruction massives du régime baasiste… Qui d’ailleurs croirait sérieusement à la capacité de l’Iran de se doter de têtes nucléaires opérationnelles avec le l’uranium enrichi à seulement 20%.

Et dès lors que le jugement n’est plus obscurci par le réflexe de peur que suscite l’évocation de l’armement nucléaire, la volonté américaine de brider – contre les termes mêmes du Traité de non prolifération - le programme iranien, s’éclaire d’un jour nouveau. L’Iran dont l’influence devient chaque jour plus insupportable pour Washington (et Tel-Aviv) en ce qu’elle commence à s’étendre au-delà du Proche-Orient, en particulier en Afrique sub-saharienne (a priori en concertation avec la Chine). Si, de plus, l’Iran entend devenir à terme le chef de file d’une sorte de nouveau mouvement des Non-Alignés en diffusant dans les pays du Sud les techniques du nucléaire civil (instrument de souveraineté énergétique) hors des circuits contrôlés par les Anglo-Américains, comme peut le laisser supposer cette entente inédite avec Ankara et Brasilia, alors rien ne va plus.

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/contentieux-nucleaire-iranien-78366

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Sujet / Message Re: Programme nucléaire iranien

Message par Syfou le Dim 22 Aoû - 2:42

L'Iran lance sa première centrale nucléaire



L'Iran a lancé samedi sa première centrale nucléaire construite par la Russie à Bouchehr, dans le sud du pays, en dépit des sanctions internationales contre son programme nucléaire soupçonné de dissimuler des visées militaires.


Les opérations de chargement du combustible dans le réacteur ont commencé samedi matin, en présence du vice-président Ali Akbar Salehi, chef du programme nucléaire iranien, et de Sergueï Kirienko, chef de l'agence nucléaire russe Rosatom qui a dirigé la construction de la centrale.

Le début du chargement du réacteur fait désormais officiellement de cette centrale une installation nucléaire.

M. Salehi a remercié la Russie pour avoir «accompagné la nation iranienne» dans la construction de la centrale, qui a connu de nombreuses vicissitudes.


«En dépit de toutes les pressions, sanctions et difficultés imposées par les pays occidentaux, le démarrage de la centrale de Bouchehr illustre la poursuite du programme nucléaire pacifique de l'Iran», a-t-il affirmé.

Le chargement des 163 barres de combustible livré par Moscou dans le coeur du réacteur devrait s'achever vers le 5 septembre. Il faudra ensuite environ deux mois pour que la centrale de 1000 mégawatts (MW) puisse être raccordée au réseau électrique fin octobre ou début novembre, selon l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA).

Le lancement de Bouchehr intervient alors que l'Iran est sous le coup de sanctions internationales après plusieurs condamnations de son programme nucléaire par le Conseil de sécurité de l'ONU qui soupçonne Téhéran, malgré ses dénégations, de chercher à se doter de l'arme atomique.

La Russie a obtenu de l'ONU que Bouchehr échappe à l'embargo international contre tout transfert d'équipements ou technologies nucléaires vers l'Iran, en s'engageant notamment à fournir pendant dix ans le combustible nécessaire à son fonctionnement et à le récupérer après usage pour réduire les risques de prolifération. La centrale va par ailleurs demeurer plusieurs années sous le contrôle conjoint de techniciens russes et iraniens.

M. Kirienko a affirmé samedi «le droit à l'énergie nucléaire pacifique» de l'Iran. Il a également rappelé que la centrale était «placée sous le contrôle de l'Agence internationale de l'énergie atomique» (AIEA).

La Russie a en outre récemment assuré que Bouchehr était «totalement protégée de tout risque de prolifération».

Les Etats-Unis ont également estimé samedi que le démarrage de la centrale ne représentait pas de risque de prolifération.

«Le réacteur de Bouchehr est destiné à fournir de l'énergie nucléaire à usage civil» et Washington «ne le voit pas comme (faisant peser) un risque de prolifération car il sera contrôlé par l'AIEA et car la Russie fournit le combustible» et le récupèrera une fois usagé, a déclaré à l'AFP un porte-parole du département d'Etat, Darby Holladay.

L'aide apportée par la Russie «démontre que l'Iran n'a pas besoin d'avoir ses propres capacités d'enrichissement si ses intentions sont pacifiques», a-t-il également indiqué.

L'enrichissement d'uranium par l'Iran inquiète particulièrement les Occidentaux, Etats-Unis en tête, et le Conseil de sécurité de l'ONU réclame en vain sa suspension depuis 2006.

Mais les besoins futurs de la centrale en combustible ont de nouveau été évoqués vendredi par M. Salehi pour justifier la poursuite de l'enrichissement d'uranium par l'Iran.

«L'enrichissement (d'uranium) pour produire du combustible pour la centrale de Bouchehr et d'autres installations continuera», a-t-il dit, en soulignant que l'accord pour la livraison de combustible russe était prévu pour dix ans alors que la durée de vie de la centrale est de 40 ans.

Il a cependant indiqué que l'Iran n'avait pas l'intention de poursuivre «éternellement» l'enrichissement d'uranium à 20%, qu'il se limitera à produire «en fonction de ses besoins».

Siavosh Ghazi
Agence France-Presse
Bouchehr

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Sujet / Message Re: Programme nucléaire iranien

Message par Syfou le Mar 23 Nov - 1:40

Des discussions avec l’Iran pourraient avoir lieu début décembre à Genève

La reprise des négociations entre l'Iran et les grandes puissances impliquées dans le dossier nucléaire iranien aura probablement lieu début décembre à Genève, a annoncé hier la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton. "Genève semble être le lieu le plus probable pour la reprise des pourparlers le 5 décembre", a déclaré la diplomate européenne, médiatrice des grandes puissances chargées de ce dossier (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne, plus l'Allemagne). Mme Ashton a en outre demandé à l'Iran une "confirmation formelle" pour la reprise des négociations. L'Iran et les grandes puissances ont décidé de reprendre les pourparlers le 5 décembre à propos du programme nucléaire iranien, interrompues à ce niveau en octobre 2009. Téhéran avait proposé de tenir les discussions en Turquie, mais les grandes puissances préfèrent la Suisse ou l'Autriche, et l'Iran n'a pas encore donné suite à cette proposition. Des pays occidentaux accusent l'Iran de chercher à se doter d'une arme nucléaire sous couvert de ses activités d'enrichissement d'uranium, ce que rejette Téhéran qui réaffirme le caractère purement civil et pacifique de son programme nucléaire.


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Sujet / Message Re: Programme nucléaire iranien

Message par Droit_De_l'Homme le Lun 18 Avr - 6:38

l'Iran accuse les États-Unis et Israël

Les experts iraniens accusent Washington et Tel Aviv d'être à l'origine de la cyber-attaque perpétrée en septembre dernier contre la centrale nucléaire de Bouchehr, rapportent les médias occidentaux se référant au commandant de l'organisation de défense civile iranienne, Gholam Reza Jalali.

Selon la source, l'enquête a relevé que le virus informatique Stuxnet, qui avait affecté les centrifugeuses produisant l'uranium enrichi, provient du Texas (États-Unis) et d'Israël.

"Les ennemis ont attaqué l'infrastructure industrielle (…) au moyen d'un ver informatique. C'est une offensive lancée contre notre pays", a indiqué M.Jalali, cité par l'agence Associated Press.

L'Iran a annoncé en septembre dernier que le virus Stuxnet avait infecté les ordinateurs de la centrale nucléaire de Bouchehr, sans toutefois perturber le travail de la centrale. Fin novembre, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré que "les ennemis de l'Iran étaient parvenus à créer quelques problèmes" dans le fonctionnement des centrifugeuses de Natanz en utilisant un logiciel informatique à cet effet.

Pour tester leur virus, les spécialistes israéliens ont utilisé les mêmes centrifugeuses que celles installées à Natanz.

Selon le New York Times, Stuxnet intègre deux composantes principales: la première dérègle le fonctionnement des centrifugeuses et la seconde fait afficher sur les consoles de supervision des données trompeuses selon lesquelles elles fonctionnent bien.

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Sujet / Message Re: Programme nucléaire iranien

Message par Syfou le Sam 10 Sep - 1:14

Centrale iranienne de Bouchehr: lancement énergétique en septembre



Le lancement de la production énergétique à la centrale nucléaire iranienne de Bouchehr (sud), construite par la Russie, se tiendra en septembre, a annoncé mardi à Moscou le porte-parole du ministère russe de l'Energie.
"Le lancement énergétique de la première centrale nucléaire iranienne de Bouchehr se déroulera en septembre. Le ministre russe de l'Energie Sergueï Chmatko assistera à la cérémonie", a indiqué le porte-parole.
Connectée au réseau énergétique national dans la nuit de samedi à dimanche, la centrale de Bouchehr a produit lundi ses premiers kilowatts, selon le groupe russe Atomstroyexport qui a construit la centrale. Son réacteur, d'une puissance de 1.000 MW, fonctionne actuellement à 65 MW.
La procédure de mise en service de la centrale ("lancement physique"), marquant la fin des tests, a commencé à Bouchehr le 21 août 2010 sous le contrôle de l'Agence internationale de l'énergie (AIEA). Début octobre 2010, la Russie a livré du combustible nucléaire à Bouchehr. Cela a permis de commencer les préparatifs pour le lancement énergétique de la centrale.
Entamée en 1974 par l'Allemagne, la construction de la centrale de Bouchehr a été achevée par la Russie conformément à un contrat d'un milliard de dollars signé en 1995. La société Atomstroyexport était en charge du chantier.

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Sujet / Message Re: Programme nucléaire iranien

Message par Droit_De_l'Homme le Dim 2 Oct - 2:05

Washington dénonce les "promesses vides" de Téhéran



Les Etats-Unis ont dénoncé vendredi "les promesses vides" de l'Iran, en réaction à l'annonce récente que Téhéran était prêt à cesser sa production d'uranium faiblement enrichi, informe l'AFP.

L'offre du président Mahmoud Ahmadinejad "ressemble pour le moment à une diversion", a commenté Victoria Nuland, la porte-parole du département d'Etat.

M. Ahmadinejad affirme, dans un entretien le 22 septembre au New York Times, que son pays est prêt à renoncer à produire de l'uranium faiblement enrichi si l'Occident lui en fournit.

"M. Ahmadinejad fait beaucoup de promesses vides", a affirmé la porte-parole: "Il sait exactement ce qui doit se passer si l'Iran à une proposition sérieuse à faire. Il doit la présenter à l'AIEA" (Agence internationale de l'énergie atomique), "nous pouvons l'étudier et y répondre".

L'Iran est sous le coup de six condamnations de l'ONU et de sanctions internationales contre son programme nucléaire, en particulier ses activités d'enrichissement d'uranium. Téhéran dément vouloir acquérir l'arme nucléaire mais experts et gouvernements occidentaux assurent du contraire.

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Sujet / Message Re: Programme nucléaire iranien

Message par Droit_De_l'Homme le Ven 13 Jan - 7:22

Le président Ahmadinejad promet que l'Iran "résistera" aux pressions


Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a promis que son pays "résistera" aux pressions et aux "insultes" de l'Occident sur son programme nucléaire, après que le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, eut accusé la CIA et le Mossad d'être derrière l'assassinat d'un scientifique à Téhéran.

"L'Occident a décidé de faire davantage pression sur nous. Ils insultent notre pays et notre peuple. Il est clair que le peuple iranien résistera", a déclaré le chef de l'Etat iranien lors d'une conférence de presse à Quito, où il achevait jeudi une tournée dans quatre pays latino-américains.

"Le nucléaire est une excuse politique. Tout le monde sait que l'Iran ne cherche pas à fabriquer des bombes atomiques", a ajouté M. Ahmadinejad, poursuivant: "le problème posé par l'Iran n'est pas son programme nucléaire. Le problème est posé par (son) progrès et (son) indépendance".

A Téhéran, le guide suprême a lui accusé Américains et Israéliens d'être derrière le meurtre d'un scientifique iranien travaillant dans le programme nucléaire.

"Cet assassinat lâche, dont les auteurs n'oseront jamais (...) en accepter la responsabilité, a été commis comme les autres crimes, avec la planification ou le soutien des services de renseignements de la CIA et du Mossad" (services secrets israéliens), a déclaré l'ayatollah Khamenei, dans un message de condoléances à la famille du scientifique.

Des journaux conservateurs iraniens avaient appelé plus tôt à des "représailles" contre Israël.

Dans le même temps, le président du parlement iranien, Ali Larijani, a affirmé que l'Iran était "prêt" à reprendre des négociations avec le groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne) "sur son programme nucléaire pacifique".

Le scientifique nucléaire Mostafa Ahmadi Roshan a été tué mercredi dans l'explosion d'une bombe magnétique placée sur sa voiture. Trois autres scientifiques, dont deux impliqués dans le programme nucléaire, avaient été assassinés dans des actions similaires en Iran depuis janvier 2010.

L'ambassadeur d'Iran auprès de l'ONU a demandé mercredi au Conseil de sécurité de condamner l'attentat "dans les termes les plus forts". Selon lui, il y a "des preuves évidentes que certains intérêts étrangers sont derrière ces assassinats" destinés "à perturber le pacifique programme nucléaire iranien".

Les Gardiens de la révolution, armée d'élite du régime, ont affirmé pour leur part que "l'assassinat de savants nucléaires par les services de renseignements et les terroristes formés par l'Occident et les sionistes ne pourra pas perturber la défense sacrée (du) nucléaire".

Le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta - ancien directeur de la CIA - s'est de son côté borné à affirmer avoir "une petite idée" sur l'identité des assassins, tout en niant une nouvelle fois toute implication américaine.

L'attentat de mercredi est venu renforcer les tensions entre l'Iran et les Occidentaux, alors que Téhéran a annoncé le début cette semaine de l'enrichissement d'uranium à 20% dans son nouveau site situé à Fordo (150 km au sud-ouest de Téhéran).

Cette annonce a été condamnée par les Occidentaux qui craignent que le programme nucléaire civil de Téhéran ne cache un volet militaire, malgré les dénégations iraniennes, et veulent renforcer les sanctions contre Téhéran, notamment en visant ses exportations pétrolières.

L'uranium enrichi à moins de 20% est utilisé uniquement à des fins civiles mais si l'enrichissement est poussé à plus de 90%, il peut servir à fabriquer l'arme atomique.

Dans ce contexte, M. Larijani qui se trouvait jeudi en Turquie a indiqué que son pays était prêt à des "négociations sérieuses" avec le groupe 5+1.

Ces négociations peuvent réussir "si elles sont sérieuses", a-t-il dit, ajoutant: "Nos amis turcs ont proposé qu'elles se déroulent en Turquie et nous avons donné notre accord".

L'Iran s'était déclaré ces dernières semaines prêt à reprendre ces négociations après un an d'interruption.

Les Etats-Unis ont par ailleurs annoncé l'arrivée dans la région d'un deuxième porte-avions américain, l'USS Carl-Vinson, qui doit en principe relever l'USS John-Stennis, alors que les Gardiens de la révolution doivent organiser dans les prochaines semaines des manoeuvres navales autour du détroit d'Ormuz et dans le Golfe.

A la mi-décembre, lors de manoeuvres navales, l'Iran a menacé de fermer ce détroit stratégique pour le trafic maritime pétrolier international avant de revenir sur ses menaces.

AFP

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Sujet / Message Re: Programme nucléaire iranien

Message par ZIGHOUD le Ven 13 Jan - 19:44

Le président iranien Mahmud Ahmadinejad a promis que son pays "résistera" aux pressions et aux "insultes" de l'Occident sur son programme nucléaire, après que le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, a accusé la CIA et le Mossad d'être derrière l'assassinat d'un scientifique à Téhéran. "L'Occident a décidé de davantage faire pression sur nous. Ils insultent notre pays et notre peuple. Il est clair que le peuple iranien résistera", a déclaré le chef de l'État iranien lors d'une conférence de presse à Quito, où il achevait jeudi une tournée dans quatre pays latino-américains. "Le nucléaire est une excuse politique. Tout le monde sait que l'Iran ne cherche pas à fabriquer des bombes atomiques", a ajouté Ahmadinejad, poursuivant : "Le problème posé par l'Iran n'est pas son programme nucléaire. Le problème est posé par (son) progrès et (son) indépendance."

À Téhéran, le guide suprême a, lui, accusé Américains et Israéliens d'être derrière le meurtre d'un scientifique iranien travaillant dans le programme nucléaire. "Cet assassinat lâche, dont les auteurs n'oseront jamais (...) en accepter la responsabilité, a été commis comme les autres crimes, avec la planification ou le soutien des services de renseignements de la CIA et du Mossad" (services secrets israéliens), a déclaré l'ayatollah Khamenei, dans un message de condoléances à la famille du scientifique. Des journaux conservateurs iraniens avaient appelé plus tôt à des "représailles" contre Israël. Dans le même temps, le président du parlement iranien, Ali Larijani, a affirmé que l'Iran était "prêt" à reprendre des négociations avec le groupe 5+1 (États-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne) "sur son programme nucléaire pacifique".

Trois autres scientifiques assassinés

Le scientifique nucléaire Mostafa Ahmadi Roshan a été tué mercredi dans l'explosion d'une bombe magnétique placée sur sa voiture. Trois autres scientifiques, dont deux impliqués dans le programme nucléaire, avaient été assassinés dans des actions similaires en Iran depuis janvier 2010. L'ambassadeur d'Iran auprès de l'ONU a demandé, mercredi, au Conseil de sécurité de condamner l'attentat "dans les termes les plus forts". Selon lui, il y a "des preuves évidentes que certains intérêts étrangers sont derrière ces assassinats" destinés "à perturber le pacifique programme nucléaire iranien". Les Gardiens de la révolution, armée d'élite du régime, ont affirmé pour leur part que "l'assassinat de savants nucléaires par les services de renseignements et les terroristes formés par l'Occident et les sionistes ne pourra pas perturber la défense sacrée (du) nucléaire". Le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta - ancien directeur de la CIA -, s'est de son côté borné à affirmer qu'il avait "une petite idée" sur l'identité des assassins, tout en niant une nouvelle fois toute implication américaine.

L'attentat de mercredi est venu renforcer les tensions entre l'Iran et les Occidentaux, alors que Téhéran a annoncé le début, cette semaine, de l'enrichissement d'uranium à 20 % dans son nouveau site situé à Fordo (150 kilomètres au sud-ouest de Téhéran). Cette annonce a été condamnée par les Occidentaux qui craignent que le programme nucléaire civil de Téhéran ne cache un volet militaire, malgré les dénégations iraniennes, et veulent renforcer les sanctions contre Téhéran, notamment en visant ses exportations pétrolières. L'uranium enrichi à moins de 20 % est utilisé uniquement à des fins civiles, mais si l'enrichissement est poussé à plus de 90 %, il peut servir à fabriquer l'arme atomique.

Dans ce contexte, Ali Larijani qui se trouvait jeudi en Turquie a indiqué que son pays était prêt à des "négociations sérieuses" avec le groupe 5+1. Ces négociations peuvent réussir "si elles sont sérieuses", a-t-il dit, ajoutant : "Nos amis turcs ont proposé qu'elles se déroulent en Turquie et nous avons donné notre accord." L'Iran s'était déclaré ces dernières semaines prêt à reprendre ces négociations après un an d'interruption. Les États-Unis ont par ailleurs annoncé l'arrivée dans la région d'un deuxième porte-avions américain, l'USS Carl-Vinson, qui doit en principe relever l'USS John-Stennis, alors que les Gardiens de la révolution doivent organiser dans les prochaines semaines des manoeuvres navales autour du détroit d'Ormuz et dans le Golfe. À la mi-décembre, lors de manoeuvres navales, l'Iran a menacé de fermer ce détroit stratégique pour le trafic maritime pétrolier international avant de revenir sur ses menaces.
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Sujet / Message Re: Programme nucléaire iranien

Message par ZIGHOUD le Ven 13 Jan - 20:05

Pour la quatrième fois en deux ans, un spécialiste iranien du nucléaire a été tué en Iran. L'ingénieur en chimie Mostafa Ahmadi Roshan, directeur adjoint pour les affaires commerciales de la centrale nucléaire de Natanz (centre), principal site d'enrichissement d'uranium du pays, a péri dans l'explosion d'une bombe magnétique placée par un motard sur sa voiture, alors qu'il circulait dans l'est de Téhéran. Moins de deux heures après l'annonce de l'attentat, le vice-président iranien Mohammad Reza Rahimi a accusé Israël et les États-Unis, ennemis historiques de la République islamique.

"Cette action terroriste commise par les agents de l'oppression (États-Unis, NDLR) et du régime sioniste (Israël, NDLR) vise à empêcher nos scientifiques de servir" leur pays, "mais ils doivent savoir que ceux-ci sont plus déterminés que jamais (...) à avancer sur le chemin du progrès scientifique", a déclaré le vice-président. Mostafa Ahmadi Roshan est la dernière victime d'une longue liste. Le 12 janvier 2010, le physicien nucléaire Massoud Ali Mohammadi décédait après l'explosion d'une moto piégée devant son domicile à Téhéran. Le 29 novembre de la même année, Majid Shahriari, fondateur de la Société nucléaire d'Iran et chargé d'"un des grands projets de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique", était tué à Téhéran par l'explosion d'une bombe placée contre sa voiture à l'aide d'un aimant.

Le silence d'Israël

Le même jour, un autre physicien nucléaire, Fereydoun Abbassi Davani, était visé par un attentat dans des conditions identiques. Enfin, le 23 juillet dernier, le scientifique Darioush Rezainejad, qui travaillait sur des projets du ministère de la Défense, était abattu par balle par des inconnus à moto, toujours à Téhéran. À chaque attaque, c'est le même rituel : la République islamique pleure son mort et accuse dans la foulée Israël et les États-Unis, pendant que l'État hébreu frappe par son silence. Aucun démenti ni même aucune confirmation, ou seulement une étrange sensation de satisfaction. Ainsi, la radio de Tsahal a annoncé mercredi que l'attaque était le signe que la pression s'accentue sur Téhéran.

" Le silence est de mise en Israël", explique une source bien informée sur place. "Aucun politique ne parle. Quant aux journalistes, ils sont soumis à la censure et se cantonnent à citer la presse étrangère." Ainsi, en août dernier, c'est à l'hebdomadaire allemand Spiegel qu'une source au Mossad a annoncé que l'assassinat du scientifique iranien Darioush Rezainejad, tué en juillet, avait été piloté par Israël. Autre entorse au règlement, les réjouissances publiques du ministre israélien de la Défense, Ehoud Barak, après l'explosion à Téhéran en novembre d'un dépôt de munitions qui a fait 17 morts, dont le fondateur des forces balistiques des Gardiens de la révolution, armée d'élite du régime islamique. "Je ne sais pas" quelle est l'étendue de l'explosion, "mais ce serait souhaitable qu'elles se multiplient", a-t-il déclaré à l'époque.

Guerre secrète

Si l'omerta est de mise en Israël, il ne fait plus aucun doute que l'État hébreu mène une "guerre secrète" contre l'Iran visant à saboter l'avancée de son programme nucléaire. Aidée par les États-Unis, Tel-Aviv serait ainsi à l'origine du virus informatique Stuxnet qui a saboté 30 000 systèmes informatiques iraniens, diminuant considérablement la capacité opérationnelle des centrifugeuses du centre de Natanz. D'après le New York Times, le virus contenait un fichier comportant une référence au livre d'Esther, récit de l'Ancien Testament dans lequel le peuple juif déjoue un complot perse visant à le détruire.

Si les accusations de Téhéran contre l'État hébreu sont monnaie courante en Iran, notamment pour mieux discréditer et condamner les opposants au régime, la donne change-t-elle cette fois-ci, surtout quand Israël annonce vouloir empêcher "par tous les moyens" que la République islamique ne se dote de la bombe atomique ? "La politique du gouvernement israélien a toujours été de ne pas reconnaître ce genre d'opérations", explique au Point.fr Ely Karmon, chercheur en problématique stratégique et en contre-terrorisme au centre interdisciplinaire de Herzliya (Israël).

L'aide de l'AIEA

Il est vrai que Tel-Aviv n'a jamais reconnu officiellement avoir bombardé en 2007 un réacteur syrien ultrasensible de plutonium, malgré les détails irréfutables apportés par George W. Bush dans sa biographie. Ainsi, pour Ely Karmon, "il est vraiment possible qu'Israël soit derrière l'attaque contre le scientifique iranien, d'autant plus que le mode opératoire a déjà été utilisé par le Mossad dans le passé". Dans les années 1950 et 1960, le Mossad avait déjà organisé des attentats ciblés contre des scientifiques allemands qui travaillaient sur des projets de missiles et d'agents chimiques.

Puis, dans les années 1970, ce sont des leaders palestiniens qui étaient visés à leur tour. Néanmoins, ces deux dernières années, les preuves publiées par les services secrets et la justice iranienne ne se sont jamais révélées accablantes pour l'État hébreu. Ainsi, s'il trouve dans les attentats "une tentative d'arrêter le projet nucléaire iranien en usant de tous les moyens de pression possibles", le chercheur Ely Karon note que "d'autres pays occidentaux, comme les États-Unis, la Grande-Bretagne, mais aussi la France, sont engagés dans cette même voie", et pourraient, de fait, être tentés par une telle attaque.

Surtout que leur tâche est facilitée par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Dans son dernier rapport, très ferme à l'égard de Téhéran, celle-ci dévoile en annexe les noms des scientifiques iraniens travaillant sur le nucléaire.
SOURCE LE POINT.
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Sujet / Message Re: Programme nucléaire iranien

Message par Daûphin_zz_47 le Sam 19 Mai - 13:04

L'Iran et la Syrie en ouverture du G8 à Camp David

Les dirigeants du G8 (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Canada, Italie, France, Allemagne, Japon, Russie) ont participé dans la foulée à un dîner de travail d'un peu plus de deux heures, consacré aux dossiers brûlants sur la scène internationale, en particulier le nucléaire iranien, avant la reprise des discussions de la République islamique avec le "groupe des six" à Bagdad.

Selon un haut responsable américain ayant rendu compte de la teneur du dîner aux journalistes accompagnant M. Obama à Camp David, les dirigeants ont insisté sur le fait que c'était à Téhéran de prendre des mesures concrètes pour démontrer le caractère pacifique de son programme.

http://www.lemonde.fr/international/article/2012/05/19/l-iran-et-la-syrie-en-ouverture-du-g8-a-camp-david_1704108_3210.html

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Sujet / Message Re: Programme nucléaire iranien

Message par Droit_De_l'Homme le Jeu 21 Juin - 2:19

Nucléaire iranien: vers une poursuite des négociations (expert)



Le principal bilan des négociations entre les Six médiateurs (cinq pays membres du Conseil de sécurité de l'Onu plus l'Allemagne) et l'Iran, tenues récemment à Moscou, est "la création de conditions pour la poursuite des pourparlers", a déclaré mercredi à RIA Novosti Vladimir Sajine, expert de l'Institut russe d'études orientales.

http://fr.rian.ru/

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Sujet / Message Re: Programme nucléaire iranien

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