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Un pays, une culture

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Sujet unique Un pays, une culture

Message par Syfou le Lun 9 Aoû - 21:57

Culture américaine

La culture américaine, née principalement des cultures venant des Îles Britanniques (Angleterre, Écosse, Irlande, Pays de Galles), d'Allemagne et des esclaves africains, s'est vite développée pendant les deux siècles qui ont suivi son indépendance. Actuellement, elle est une culture influente presque partout dans le monde. Son extension rapide est souvent associée à la mondialisation (voir américanisation). Selon ses détracteurs, la culture américaine est soit une sous-culture, soit une culture trop jeune, soit une culture impérialiste, ou encore un mélange des trois. Selon ses défenseurs (y compris des Américains), elle promeut les valeurs de la liberté et de la responsabilité personnelle. Presque personne ne conteste le fait que la culture américaine a eu et a encore une grande influence sur le monde contemporain .



Vers une culture américaine

À l'époque coloniale, la culture des Treize colonies est fortement influencée par l'Angleterre. Les universités, l'architecture, la peinture sont souvent le fait d'artistes anglais. Les œuvres répondent aux canons britanniques. Les réalisations artistiques sont moins abondantes qu'en Europe. Les puritains qui s'installent en Nouvelle-Angleterre bannissent les ornements superflus des églises. La mentalité pragmatique des pionniers et des marchands, qui perdure jusqu'au XXe siècle, tient l'art pour une activité inutile et futile. Pour de nombreux patriotes, la culture est l'apanage des aristocrates et des rois, loin de toute aspiration démocratique.

À la fin du XVIIIe siècle, avec la naissance des États-Unis, les artistes commencent à réfléchir à la possibilité d'une culture proprement américaine. La rupture politique avec l'Angleterre, consécutif au développement d'un esprit spécifiquement américain, entraîne une lente mutation de la culture. Néanmoins, les œuvres américaines restent très proches des modèles européens jusqu'au XXe siècle. La formation de tout peintre américain passe par un séjour en Europe. L'architecture reprend les formes de la Grèce antique et du style géorgien, tout en introduisant quelques éléments d'essence américaine. Cette recherche d'une culture nationale passe par la définition de l'exceptionnalisme américain.

À la fin du XIXe siècle, la culture est monopolisée par une élite éduquée et riche. Elle est financée par la philanthropie des magnats (Andrew Carnegie) et par le mécénat, alors que les pouvoirs publics n'interviennent pratiquement pas, conformément aux idées libérales.

L'Entre-deux-guerres

Dès la première moitié du XXe siècle, la culture se démocratise aux États-Unis : les progrès de l'éducation, l'apparition de nouveaux médias (radio, télévision), l'émancipation progressive des femmes et des Afro-américains bouleversent le paysage culturel américain. À New-York, la Renaissance de Harlem annonce le renouveau de la culture afro-américaine, en particulier dans la littérature. L'apparition des phonographes permit la diffusion d'une nouvelle musique, le jazz.

La Grande Dépression provoque un chômage massif parmi les artistes et les écrivains des années 1930. Le New Deal mis en place par le président Franklin D. Roosevelt comporte un volet culturel visant à aider les artistes en difficulté. La Works Projects Administration (1935) met en route de nombreux projets dans le domaine des arts et de la littérature, en particulier les cinq programmes du fameux Federal One. La WPA permit la réalisation de 1 566 peintures nouvelles, 17 744 sculptures, 108 099 peintures à l’huile et de développer l'enseignement artistique. À la fin du New Deal, le bilan est mitigé : si les artistes américains ont été soutenus par des fonds publics et ont acquis une reconnaissance nationale, cette politique culturelle est interrompue par la Seconde Guerre mondiale et la mort de Roosevelt.

Les œuvres des années 1930 s'intéressent aux problèmes sociaux et au sort des plus démunis : en littérature, Erskine Caldwell publie Le petit Arpent du bon Dieu en 1933. Le livre de John Steinbeck, Les Raisins de la colère, publié en 1939, reçoit le Prix Pulitzer en 1940. Au cinéma, John Ford adapte ce roman ainsi que celui de Richard Llewellyn, Qu'elle était verte ma vallée, qui retrace la vie des mineurs du Pays de Galles. Les films de Charlie Chaplin dénoncent la montée du fascisme (Le Dictateur en 1940) et les conditions de travail des ouvriers (Les Temps modernes en 1936). Ceux de Frank Capra dénoncent les excès du capitalisme sauvage : L'Extravagant Mr. Deeds (1936), Vous ne l'emporterez pas avec vous (1938), Mr. Smith au Sénat (1939). Pendant les années 1930, les Américains continuent de plébisciter le cinéma malgré la crise économique. Hollywood produit plus de 5 000 films.

Transformations culturelles au XXe siècle

Il faut attendre la deuxième moitié du XXe siècle pour voir se consolider une littérature et un art proprement américains, ainsi que des tentatives de politique culturelle fédérale. Ces changements interviennent dans le contexte de la Guerre froide qui oppose l'Union soviétique aux États-Unis : la compétition est idéologique, militaire et technologique, mais elle affecte également le domaine culturel. L'URSS envoie le premier homme dans l'espace et s'autoproclame patrie des intellectuels et des artistes. L'art devient un moyen de propagande dans les deux camps. Le gouvernement fédéral prend le contre-pied du modèle soviétique : il n'y aura pas de ministère de la culture centralisé et l'art américain sera encouragé à se développer et à se diffuser dans le monde, notamment par l'intermédiaire de Voice of America et du Plan Marshall. Pour pallier la crise financière que traversent de nombreux musées et théâtres, les subventions seront néanmoins distribuées.

Les lendemains de la Seconde Guerre mondiale voient l'émergence et le succès d'un courant artistique, l'expressionnisme abstrait. Cet art qui se voulait avant-gardiste, cosmopolite et apolitique fait se déplacer le cœur de l'art moderne de Paris à New York. Cependant, l'expressionnisme abstrait suscite des débats au sein de la classe politique américaine. Les Républicains attaquent violemment ce courant et l'accusent d'être communiste. Au Congrès, ils dénoncent en outre les financements fédéraux qui sont attribués aux peintres expressionnistes. Mais ces derniers reçoivent le soutien du MoMA de New York, lui-même financé par la fondation Rockefeller. En 1952, le musée organise même un programme international de diffusion mondiale de l'expressionnisme abstrait.

Le début des années 1950 est secoué par le maccarthisme : les artistes soupçonnés de sympathies communistes deviennent l'objet d'enquêtes (« chasse aux sorcières »). Sur la liste noire comportant les noms de 15 000 personnes[8] figuraient entre autres George Gerschwin, Léonard Bernstein, Frank Lloyd Wright, Ernest Hemingway. Plusieurs écrivains s'insurgèrent contre le maccarthisme. Ainsi en 1953, on joua la pièce Les Sorcières de Salem d'Arthur Miller, un biais pour stigmatiser la politique en cours.

Le National Endowment for the Arts est créé en 1964. Cette agence culturelle fédérale subventionne les artistes ainsi que les institutions culturelles dans tout le pays. Après un apogée dans les années 1970, le NEA est ensuite affaibli par des coupes budgétaires et par les culture wars.

Les années 1960 sont également marquées par un bouillonnement culturel intense aux États-Unis : les Américains qui poursuivent des études sont de plus en plus nombreux. Les générations du baby-boom forment une jeunesse qui consomme de nouveaux produits culturels. Les étudiants et les artistes s'engagent contre la guerre du Viêt Nam.

À partir des années 1970, la composition ethnique de la population américaine change radicalement, ce qui entraîne aussi une mutation de la culture. Le président Jimmy Carter tente de résoudre les problèmes sociaux dans les ghettos grâce aux communautés de quartier et par la culture. Cette politique permet l'ouverture d'institutions culturelles et de musées dans les secteurs défavorisés. Dans le reste du pays, l'accent est mis sur l'accès de la culture à toutes les régions et des actions vers les minorités ethniques.

Dans les années 1980, l'arrivée au pouvoir des conservateurs, la réactivation de la Guerre froide et le réveil de l'évangélisme accompagnent les culture wars : ces polémiques et ces tensions se déclenchent à la suite d'expositions de photographies controversées et financées par le NEA. Les photographies ont pour sujet l’homosexualité et représentent des scènes érotiques, pornographiques et sado-masochistes (Robert Mapplethorpe). Les associations conservatrices combattent des œuvres telles que Piss Christ d’Andres Serrano, une photographie représentant un crucifix plongé dans l’urine de l’artiste. La pièce de Terrence MacNally Corpus Christi fait polémique car elle propose un Jésus ayant des relations homosexuelles avec ses disciples. Les culture wars provoquent la censure d'œuvres financées par le NEA. Une clause anti-obscénité est mise en place pour tout artiste souhaitant recevoir des aides fédérales.

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Sujet unique Re: Un pays, une culture

Message par Syfou le Lun 9 Aoû - 22:06

Caractéristiques générales
Acteurs et politiques de la culture américaine








La culture américaine est décentralisée : le gouvernement fédéral intervient peu dans la culture, sauf par l'intermédiaire du National Endowment for the Arts (NEA). Il n'y a aucun ministère de la culture à Washington DC, afin d'éviter toute centralisation et tout art officiel. Aussi, la politique culturelle américaine peut-elle apparaître comme extrêmement fragmentée entre des milliers d'acteurs.

Les affaires culturelles sont généralement du ressort des agences locales, à l'échelon des États fédérés, des comtés, des municipalités :

au niveau des 50 États, le budget prévoit un poste culture : dans l'État de New York, le budget culturel s'élève à environ 50 millions de dollars par an. Si l'on ajoute l'ensemble des dépenses culturelles des États, on obtient la somme totale de 330 millions de dollars. Cet argent est dépensé par des agences (State Art Agency) comme le New York State Arts Council, créé en 1960 ou le Department of Cultural Affairs au Nouveau-Mexique. Elles soutiennent des artistes et des projets très divers, allant des festivals, au patrimoine, en passant par le folk art. La culture est également financée par d'autres agences publiques qui travaillent pour les États : les State Historic Preservation Offices s'occupent du patrimoine, les Humanities Councils aident les chercheurs et les écrivains, les State Library Services subventionnent les bibliothèques qui sont aussi des lieux de conservation et d'exposition, etc. La politique du Percent for Art consiste à consacrer un pour cent ans du budget toute nouvelle construction à l'art public (public art) : le premier exemple fut celui de la ville de Philadelphie en 1959. À Chicago, c'est dans ce cadre que fut installée une sculpture de Picasso devant l'hôtel-de-ville et que fut lancée l'exposition des vaches (CowParade) qui attira un million de visiteurs.
les municipalités interviennent également dans la culture : il existe au total 4 000 agences culturelles dans tout le pays. Elles s'occupent essentiellement du cinéma, des festivals, des musées et des bibliothèques. Le département des affaires culturelles de la ville de New York a un budget annuel de 131 millions de dollars par an et gère 34 institutions culturelles dans la ville (musées, conservatoires, théâtres, etc.)

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Sujet unique Re: Un pays, une culture

Message par Syfou le Lun 9 Aoû - 23:54

Les communautés de quartier prennent des initiatives en matière artistique et éducative. Ils sont à la base de la politique des art districts qui consiste à revitaliser les quartiers centraux ou difficiles par la culture. La culture est généralement le fait d'institutions « privées » (avec des fonds ne provenant pas de budget public et qui ne sont pas dirigées par des fonctionnaires) mais ayant un statut d'organisation à but non lucratif et des missions d'intérêt général. Les institutions culturelles telles que les musées, les théâtres, les orchestres symphoniques, les bibliothèques sont capables d'échapper aux contraintes du marché. Les communautés sont des lieux privilégiés de création des subcultures indépendantes ; elles s'organisent dans les Community Development Corporations créées sous Jimmy Carter et qui reçoivent des aides (notamment des fondations) et bénéficient d'exonérations fiscales. Par leurs programmes culturels et éducatifs, leurs chorales, les Églises animent les quartiers difficiles. On estime que 2,5 millions de personnes sont sorties des ghettos entre 1990 et 2000[24], en partie grâce aux communautés de quartiers.
Les lobbies culturels et syndicats défendent les intérêts des artistes et font pression sur le Congrès américain. L'Actor's Equity Association protège les droits des comédiens. L'Americans for the Arts, dirigé par Robert Lynch, est actuellement le principal lobby culturel aux États-Unis.
Enfin, la société civile et les individus constituent d'autres acteurs essentiels de la culture américaine. La philanthropie est une tradition américaine qui remonte au moins au XIXe siècle et qui finance en grande partie la culture. Les deux philanthropes les plus célèbres sont Andrew Carnegie (1835-1919) et John Davison Rockefeller (1839-1937) et leurs fondations continuent d'aider la culture américaine.
Les États-Unis sont le premier pays du monde pour le bénévolat : 93 millions d'Américains[26] le pratiquent à différents degrés. Le bénévolat américain est particulièrement développé dans le domaine des arts et contribue au fonctionnement de nombreuses institutions culturelles : par exemple, environ 1 500 personnes travaillent gratuitement pour le Musée des Beaux-Arts de Boston. Les missions des bénévoles sont diverses : assurer la promotion de l'institution culturelle dans la ville, s'occuper des guichets, guider les visiteurs dans les musées, etc.

Budgets de la culture
Les subventions publiques, octroyées par les agences publiques américaines, sont estimées entre 20 et 39 milliards d'euros en 2005. Les financements privés, évalués à au moins 12 milliards d'euros en 2005, proviennent de dons, du mécénat, des fondations.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Culture_am%C3%A9ricaine

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Sujet unique Re: Un pays, une culture

Message par Syfou le Lun 9 Aoû - 23:59

Culture française

La culture française est l'expression héritée, partagée, créée et renouvelée du peuple français. L'ancienneté et la sédentarité prépondérante de ce peuple se découvre à travers l'histoire des populations et des événements qui l'ont construit dans un espace géographique à l'ouest de l'Europe, le long de l'atlantique, caractérisé au nord, à l'est et au sud par des frontières qui ont varié au cours des conflits de l'histoire.

La richesse de la culture française est marquée par sa diversité, reflet des cultures de ses régions, des nombreuses migrations qu'elle a assimilé à toutes les époques et des inventions et créations des hommes et des femmes qui l'ont construite. Paradoxalement, ses régimes politiques successifs ont promu de façon récurrente une volonté d'unicité de la nation française et souvent perçu cette diversité et inventivité culturelle comme un risque d'éclatement politique qu'ils se sont fait alors un devoir de combattre ou de séduire. Parallèlement cette culture fut aussi souvent modelée ou déchirée par le christianisme, puis aspirée par la découverte du monde qu'elle voulu soumettre à ce qu'elle pensait être sa supériorité.

La France est, depuis la fin du XIIe siècle, un des lieux où se sont développées de nombreuses universités (voir histoire des universités françaises), sous l'influence déterminante de l'Eglise catholique jusqu'à la révolution française. L'université de Paris est l'une des plus anciennes universités d'Occident. Ces universités devinrent ensuite des lieux où germèrent une recherche et une vie intellectuelle qui se voulurent résolument indépendantes de toute influence religieuse et inspirées par la seule raison ou au contraire par l'émotion poétique.

La culture française telle qu'elle existe aujourd'hui s'est pour une grande part constituée également par le rayonnement de la France en Europe au XVIIe et XVIIIe siècles, alors que la langue française établissait ses lettres de noblesse par rapport au latin (voir Histoire de France au XVIIe siècle) et que les européens cultivés se flattaient de parler. Aujourd'hui ce rayonnement tend à laisser la place à une résistance culturelle face à l'emprise grandissante de la mondialisation, culture nouvelle souvent assimilée en France à l'influence américaine.

Des musées consacrés à une grande variété de thèmes, dont le musée du Louvre, de riches bibliothèques, comme la Bibliothèque nationale de France et tout un patrimoine immobilier, artisanal et industriel témoignent du développement de la culture française.





Académie française

L'Académie française est l'organisme français chargé de veiller sur la langue française. Elle a aussi pour rôle d'accomplir des actes de mécénat.

L'Académie française a été fondée en 1635 par le Cardinal de Richelieu, premier ministre de Louis XIII, avec pour mission de fixer la langue française, de lui donner des règles, de la rendre pure et compréhensible par tous, en commençant par composer un dictionnaire. Le pouvoir royal y voyait un des instruments de sa politique d’unification du royaume à l’intérieur et de son rayonnement diplomatique à l’étranger. L'Académie a été supprimée en 1793 pendant la Révolution française, et recréée en 1803 par Napoléon. L'Académie considère qu'elle a été suspendue, et non supprimée, pendant la révolution. C'est la plus ancienne des cinq académies de l'Institut de France.

L'Académie est composée de quarante membres, appelés immortels. Les nouveaux membres sont élus par les membres de l'Académie. Les académiciens sont élus à vie, mais ils peuvent être renvoyés en cas d'inconduite.

Ses missions sont multiples :

Elle défend la langue française,
Elle compose un dictionnaire,
Elle fait du mécénat,
Elle décerne des prix et organise des concours.
Ses règles ne sont généralement que des recommandations. Elles ne s'imposent pas obligatoirement au grand public.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Culture_fran%C3%A7aise

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Sujet unique Re: Un pays, une culture

Message par Syfou le Ven 27 Aoû - 2:20

Culture de l'Europe

Parler de "culture de l'Europe" est difficile, car de nombreuses cultures s'y sont succédé (et ont souvent assimilé des apports extra-européens) depuis plusieurs millénaires. Une définition de la culture de l'Europe doit nécessairement aussi tenir compte des limites géographiques du continent (par exemple, la civilisation grecque s'est pour partie développée sur le sol asiatique, dans l'actuelle Turquie).

Cet article présente quelques traits fondamentaux communs aux cultures européennes, tentant de définir un fonds culturel du continent.


Langues

Depuis le 1er millénaire avant J.C (au moins), l'Europe est dominée par les peuples indo-européens, qui parlent des idiomes divers mais reliés par des traits communs.

Font partie de ce groupe les langues latines, germaniques, slaves, ainsi que le grec et l'albanais (par ailleurs, le groupe indo-européen s'étend largement en Asie, notamment en Iran et dans le sous-continent indien). Mais quelques peuples parlent une langue non indo-européenne : le Basque, le Hongrois, le Finnois et l'Estonien.

Les langues européennes s'écrivent avec les alphabets grec, latin ou qui en sont dérivés (l'alphabet cyrillique est un dérivé de l'alphabet grec, adapté aux sonorités slaves; dans certains pays, surtout au Nord et à l'Est du continent, les versions locales de l'alphabet latin présentent aussi beaucoup de signes "diacritiques" pour rendre les sonorités locales).

D'autres alphabets existent aux limites sud-orientales du continent: alphabet géorgien et arménien dans le Caucase.

Religions et spiritualités

Dans l'Antiquité, les peuples indo-européens ont pratiqué des cultes qui avaient de nombreux points communs. Les systèmes mythologiques germanique, celte, slave, grec et latin présentaient des traits communs, comme la croyance en une "triade" divine fondamentale, et la division des hommes en plusieurs catégories de rang social distinct.

Voir la symbolique du loup dans la culture européenne

Cette vision du monde a façonné les sociétés plus récentes, au-delà même de la christianisation, ainsi que l'ont montré les travaux de Dumézil, comparant les sociétés médiévale et hindoue.

Plus tard, l'Empire romain a instauré une religion officielle sur tous les territoires qu'il administrait; les croyances des polythéismes grec et romain ne méritent plus guère d'être considérées comme des religions à l'heure actuelle, mais elles continuent à être des références puissantes dans les cultures européennes actuelles, utilisées dans la littérature, la peinture, la sculpture, la musique, les expressions populaires, la philosophie et même la psychanalyse.

Le christianisme, sous ses différents formes (orthodoxie, catholicisme, protestantisme) a par la suite unifié le continent, et transmis une forme de culture commune. L'on a ainsi parlé de civilisation des cathédrales au Moyen Age.

Administration et droit

La Grèce puis Rome ont contribué à former une culture politique et juridique commune aux pays européens (puis aux pays qui sont ou qui ont été sous influence politique européenne), avec des éléments marquants comme la notion de démocratie, la centralisation et la codification des textes, etc...

A partir du Moyen Age, une pensée politique et juridique commune s'est développée sur tout le continent (avec des auteurs de référence reconnus dans tous les pays : Saint Thomas d'Aquin, Machiavel, Hobbes, Locke, Montesquieu, Rousseau, etc...), alors même que les États étaient politiquement divisés et en conflit entre eux.

La philosophie européenne moderne a inspiré les Constitutions de tous les États du continent (et souvent celles d'autres États, avec plus ou moins de succès), et aussi les institutions européennes (UE, Conseil de l'Europe...). Des valeurs fondamentales, exprimées dans la Convention européenne des droits de l'homme, sont reconnues par presque tous les pays du continent à l'heure actuelle.

Cependant, l'extension du modèle juridique et politique gréco-romain a rencontré la résistance d'un autre modèle, dit anglo-saxon, marqué par un système de droit coutumier et une administration peu centralisée.

Depuis des siècles, les deux modèles cohabitent en Europe (le premier plutôt au Sud et dans les pays de culture catholique, le second plutôt au Nord et dans les pays de tradition protestante), non sans difficultés, en particulier dans des pays comme la France, la Belgique et l'Allemagne, à la limite des cultures latine et germanique, du droit écrit et du droit coutumier.

Architecture

Depuis l'Antiquité, plusieurs courants architectes majeurs ont traversé l'Europe, au-delà des frontières.

Au 1er millénaire avant Jésus-Christ, les Grecs forment des colonies de magrébens tout au long de la Méditerranée, suivis des Romains ; ils exportent leur architecture, leur sculpture et leur littérature dans les pays qu'ils occupent. Aux franges nord de ces territoires, des courants artistiques originaux se développent, au contact des civilisations celte, ibère... Mais l'espace de cette culture est davantage le monde méditerranéen (la Mare nostrum) que l'Europe à proprement parler (l'art gréco-romain est particulièrement bien représenté en Afrique du Nord et au Proche-Orient). Au Nord, les architectes sont marqués par la culture celte, qui détenait une remarquable maîtrise des métaux et des cuivres

Cependant, la civilisation romaine dépasse les côtes méditerranéennes à partir de la Guerre des Gaules, elle atteint le Rhin et les limites de l'Écosse.

Les invasions à la fin de l'Empire romain troublent la situation : l'art gréco-romain s'éteint avec la désertion des grandes villes, tandis que se diffuse un art d'inspiration germanique, plus fruste et rustique, et apparenté à l'art celtique. Toutefois, étant donné que l'Empire byzantin tient bon en Orient, ses canons architecturaux, et l'usage de la mosaïque se développent en Italie ; ce pays restera ouvert aux influences byzantines jusqu'à la prise de Constantinople en 1454.

Cet état de fait introduit les développements culturels du Moyen Age, qui seront soumis à plusieurs influences :

l'influence celte, germanique et normande ; venue du Nord et largement empreinte de "paganisme", elle introduit un style propre dans l'architecture, les objets d'art et surtout la littérature (répandant des récits mythiques comme celui de la Table ronde, adaptations christianisées de croyances païennes); elle atteint l'extrême Sud du continent (la Sicile par exemple);
l'influence latine : les langues issues du latin comme le provençal et l'italien (mais aussi la langue d'oïl, ancêtre du français) deviennent des langues littéraires à large diffusion;

l'influence arabo-islamique : l'Espagne est un carrefour culturel entre l'islam, la chrétienté et le judaïsme, et l'attrait pour la rive Sud de la Méditerranée augmente au temps des Croisades ; l'architecture, la littérature et les arts décoratifs s'enrichissent de motifs orientaux;
l'influence gréco-byzantine : elle est très forte dans les cités marchandes italiennes (qui détenaient souvent des comptoirs en Grèce), et se ressent dans l'architecture en particulier ; l'Italie sera pionnière dans la redécouverte des arts de l'Antiquité grecque, qui a eu lieu dès le XIIIe siècle, deux ou trois siècles avant les autres pays européens) ; dans les pays slaves, l'évangélisation par les Byzantins s'accompagne de la diffusion de l'architecture et des motifs picturaux grecs).

La Culture européenne en images

A l'occasion de la présidence française de l’Union Européenne et dans le cadre de la Saison culturelle européenne, l’Ina et CULTURES FRANCE réalisent un site Internet audiovisuel sur l’Europe des cultures, en partenariat avec le Ministère de l’Education nationale. Cette grande fresque interactive est constituée de plus de 350 vidéos d’artistes, de créateurs, de lieux et d’événements culturels significatifs pour chacun des 27 pays de l’Union Européenne au cours des 50 dernières années.

Wikipedia


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Sujet unique Re: Un pays, une culture

Message par Syfou le Ven 27 Aoû - 2:38

CULTURE LATINO-AMÉRICAINE

CUISINE ET BOISSONS TYPIQUES

La cuisine criolla du Pérou est née du mariage des cultures indigènes et européennes. On utilise l'expression a la criolla pour décrire les plats légèrement épicés comme la « sopa a la criolla », une soupe bien nutritive contenant du bœuf, des nouilles, du lait et des légumes.

Dans la vaste région côtière, les fruits de mer tiennent une place de choix dans la diète créole. Le plat péruvien le plus populaire, le ceviche , est constitué de poisson ou de crevettes crus marinés dans du jus de citron et traditionnellement accompagné de maïs et de patate douce . On trouve des variantes du ceviche dans d'autres pays d'Amérique du Sud, mais nombreux sont les étrangers qui préfèrent le ceviche péruvien. La corvina est du bar généralement préparé a la plancha , tandis que les pétoncles ( conchitas ) et les moules ( choros ) peuvent être servis a lo macho , c'est-à-dire dans une sauce aux mollusques . Le chupe de camarones est un potage épais et savoureux aux crevettes d'eau salée ou d'eau douce.

Parmi les hors-d'œuvre les plus appréciés, mentionnons la palta a la jardinera , un avocat farci d'une salade froide, ou la palta a la reina , farcie de salade de poulet. Le choclo , ou maïs sur l'épi, se vend souvent dans la rue à l'heure du déjeuner. Le « fast food » péruvien comprend aussi les anticuchos , des shish-kebab au cœur de bœuf mariné et les picarones , des boules de pâte frite sucrées servies avec de la mélasse. Le déjeuner, ou almuerzo , constitue le principal de la journée. L'un des quatre services peut être le lomo saltado , un plat de bœuf sauté, ou encore l' aji de gallina , du poulet servi dans une sauce crémeuse et relevée.

Côté douceurs, mentionnons le suspiro de limeña et le manjar blanco , tous deux faits de lait condensé sucré, ou encore les très populaires glaces et gâteaux. Le Pérou regorge de fruits étranges et merveilleux, dont les représentants les plus remarquables sont la chirimoya (ou annone ) et la lúcuma , un fruit semblable à une noix, qui sont délicieux avec une glace et de la tuna (qui est en fait la chair d'un type de cactus).

Le pisco sour est la boisson nationale du Pérou. Il s'agit d'un mélange de brandy de raisin, de citron et de blanc d'œuf agrémenté d'un soupçon de cannelle. La chicha morada , une boisson non alcoolisée faite de maïs mauve, est populaire dans de nombreuses villes. La boisson gazeuse Inka Cola est aussi très populaire. La bière est fort abordable et de bonne qualité. Essayez la Cusqueña, la Cristal ou l'Arequipeña. Les vins péruviens n'ont rien à voir avec les produits chiliens, mais si vous êtes prêt à payer le prix, les Tabernero, Tacama, Ocucaje et Vista Alegre sont des vins honnêtes.

FÊTES TRADITIONNELLES DU PÉROU

Au Pérou, on célèbre pas moins de 3000 fêtes traditionnelles chaque année. La majorité de ces fêtes sont organisées pour souligner le jour d'un saint patron. Les saints ont été imposés avec le calendrier chrétien à l'époque coloniale, mais les indigènes les ont toujours intégré à la religion magique des régions andines. La fête du Corpus Christi, qui se tient à Cusco, est un excellent exemple de ce syncrétisme culturel. En effet, les Espagnols ont imposé cette fête religieuse avec facilité, car les Péruviens ne l'ont pas associée au catholicisme, mais plutôt à un ancien rite inca.

Surtout dans les villages ruraux des montagnes et de la jungle, on organise encore de nombreuses fêtes traditionnelles liées à des mythes anciens ou à des périodes importantes du calendrier agricole.

CARNAVALS

Dans les hautes terres du Pérou, les carnavals sont des manifestations festives et joyeuses qui ont lieu au mois de février. On y observe un rituel typique appelé « yunza » (« umisha » dans la jungle ou « cortamonte » sur la côte). Un arbre énorme est planté à un endroit quelconque et orné de cadeaux et d'offrandes; ensuite, tout le monde danse autour de cet arbre. L'objet du rituel est de couper l'arbre : le couple qui donne le coup ultime et qui fait tomber l'arbre est chargé d'organiser le yunza l'année suivante.

Partout au Pérou, vous verrez des gens s'arroser. Cela ne se produit pas seulement le jour du carnaval, mais bien tous les jours du mois de février.

LITTÉRATURE LATINO-AMÉRICAINE ET PÉRUVIENNE

La littérature latino-américaine est devenue populaire dans les années 60 avec le réalisme magique quand des écrivains comme Gabriel García Márquez (Colombie, 1928) et Mario Vargas Llosa (Pérou) ont publié leurs romans les mieux connus. Le roman « Cien Años de Soledad » (Cent Ans de solitude, 1967) a acquis une renommée mondiale et a été traduit dans de nombreuses langues. Gabriel Garc í a Marquez, lauréat du prix Nobel de littérature en 1982, est d'ailleurs toujours très apprécié. Après lui, c'est Isabel Allende (Chili) qui a perpétué la tradition du réalisme magique. L'action de son roman « La Casa de los Espíritus » (La Maison aux esprits) se déroule à l'époque du régime de Salvador Allende (1970–1973), tout juste avant le début de la dictature d'Augusto Pinochet.

Mais avant même Márquez, Vargas Llosa et Isabel Allende, Gabriela Mistral et Pablo Neruda , deux prix Nobel chiliens, avaient déjà acquis une renommée internationale grâce à leurs poèmes.

CINÉMA LATINOAMÉRICAIN

Le cinéma mexicain est sans doute le plus connu d'Amérique latine. Il a acquis une grande notoriété dans les années 40, grâce au réalisateur Emilio Fernández « El Indio ». On parle de l'« âge d'or » du cinéma mexicain, marqué par le succès d'acteurs comme María Félix, Jorge Negrete, Carmen Sevilla, Pedro Armendaris et Mario Moreno « Cantinflas ».

Le cinéma argentin a également connu une période de succès relatif, tout comme le cinéma brésilien avec les réalisateurs Glauber Rocha et Nelson Pereira dos Santos, qui ont créé des films reflétant la réalité sociale de leur pays.

À Cuba, le cinéma est tout à fait subordonné à la Révolution. Tomás Gutiérrez Alea (Fresa y chocolate, 1993) et Humberto Solás sont les réalisateurs les plus populaires. Au Chili, mentionnons Miguel Litín.

Au Pérou, on peut dire qu'un seul réalisateur a acquis une certaine renommée internationale : il s'agit de Francisco Lombardi, qui a réalisé son premier film en 1977. La plupart de ses films sont inspirés de faits réels et d'autres de romans, comme « No se lo digas a nadie » (1998), un bon film racontant l'histoire d'un jeune homosexuel qui découvre sa sexualité dans l'atmosphère hypocrite de la classe moyenne de Lima (inspiré du roman de l'écrivain péruvien Jaime Bayli).

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Sujet unique Re: Un pays, une culture

Message par Syfou le Ven 27 Aoû - 2:49

Culture arabe

La culture arabe regroupe un certain nombre de valeurs culturelles communes aux pays du monde arabe.



Histoire

À partir du Ve siècle av. J.-C., les tribus pastorales et nomades arabes se sont sédentarisées au bord des fleuves Nil, Tigre et Euphrate. La viabilité du climat et de la fertilité des sols, dues au lœss alluvionnaire peu profond des rives, ont permis le développement d’empires agricoles. La maîtrise des techniques de l’irrigation fut le facteur déterminant de croissance, apportant également la stabilité, causant l’accroissement démographique et la fondation des premières villes. Vers 2334 avant J.-C., le seigneur Sargon d'Akkad dérobe et réunit, par la force de ses armées, la Haute et la Basse-Mésopotamie aux Sumériens. Ce nouveau territoire constitua l’un des premiers empires centralisés au monde. Entre 1894 et 539 avant J.-C., les Babyloniens eurent le pouvoir de ce territoire. La cité de Babylone, traduite par « porte de Dieu », fut la capitale commerciale et religieuse des Babyloniens jusqu’à ce que Cyrus Ier, roi de Perse, prît possession du territoire de la Mésopotamie, vers 539 avant J.-C. Cette prise de pouvoir par ses armées fut le début de plusieurs siècles de domination étrangère. Quatorze ans plus tôt, soit en 525 avant J.-C., les Perses prirent également possession du territoire et de l’empire égyptien.

Par la suite, la conquête d’Alexandre le Grand permit de réunir les territoires de l’Égypte, la Mésopotamie, la Libye jusqu’à la vallée de l’Indus, de l’Asie centrale jusqu’à l’Éthiopie, l’Arabie et une partie de l’Europe. L’influence des invasions grecques, comme celle d’Alexandre le Grand, et par la suite, à la fin de l’Antiquité, celle des Romains, favorisèrent le développement du christianisme, créant ainsi une coupure culturelle avec les peuples à l’est de l’Euphrate. À partir du Ve siècle, l’Empire byzantin envahit graduellement les territoires de l’Empire romain d’Occident, jusqu’à assiéger Constantinople.

Cette invasion graduelle permit à l’Empire d’Orient, et ce, à partir du VIIe siècle, d’étendre l’islam vers le bassin méditerranéen.

Valeurs – Croyances

Religion historique des pays du monde arabe, l'islam joue un rôle culturel très important.

Le peuple arabe peut être divisé grossièrement en deux grandes catégories, selon les valeurs culturelles : les Bédouins, plutôt conservateurs et aux coutumes fortement ancrées, et les citadins, eux-mêmes divisés entre le monde arabe et le monde occidental. La noblesse[Quoi ?], la fraternité, la convivialité et la générosité, autant envers les proches qu’envers les étrangers, sont des valeurs généralement vénérées, et les peuples arabes sont réputés très hospitaliers. Le rituel du lavement des mains et des pieds que les enfants, l’hôte ou l’hôtesse de la maison prennent parfois soin d’effectuer aux visiteurs sont considérés comme une forme de respect pour ceux qui arrivent de loin. Une tasse supplémentaire peut également être placée sur la table des repas afin que celui ou celle qui arrive par hasard se sente attendu(e). Un dicton arabe explique que l'« on est riche de ce que l’on donne ».

L’obéissance à la famille est également une valeur très respectée, d'autant que la famille détermine en grande partie la réputation et le statut social. Enfin, il s’agit d’un peuple très spirituel, qui croit fermement au destin, au Jour du jugement, aux anges, au mauvais œil et à Al-Qadar (la prédestination divine), qui guide les gestes quotidiens et fixe les règles à suivre dans toutes les facettes de la vie, en passant par la famille et la tenue vestimentaire.


Relations
Le mariage

Le célibat est traditionnellement considéré comme une chose détestable et dangereuse. Les Arabes se marient donc très jeunes : les filles dès l’âge de 10 ans et les hommes vers 15 ans car la coutume les y oblige. Les familles pratiquantes veillent à certains autres paramètres, et les mariages s'y font donc à un âge plus mûr. Selon les coutumes locales, c’est la famille qui décide du mariage, tandis que l'islam interdit que la femme non consentante soit mariée de force, sous peine d'invalidation religieuse ; les relations des époux sont alors assimilées à la fornication. Le Khitba est la demande préliminaire faite par l'homme après parfois une série de rencontres entre lui, la femme et son représentant (père, oncle, frère).

La cérémonie de mariage s'effectue à la mosquée. Il n'y a pas de courtes prières mais simplement des invocations en faveur des mariés. Le mariage consiste en un repas de cérémonie avec de courtes prières, la distribution de cadeaux, puis une fête illuminée. Le cortège se dirige vers la maison du mari en se promenant dans la localité, le mari étant à cheval et la femme assise dans une litière.

Il existe une coutume selon laquelle l’homme aurait le droit, lors du lever du voile ou pendant la cérémonie, de répudier l’épouse et d'abandonner la dot, mais seulement dans la mesure où le mariage n’a pas encore été consommé. Selon cette même coutume, la consommation nuptiale est constatée publiquement par l'exhibition d'un linge taché de sang, autant pour attester la virginité de la femme que la virilité de l'époux. Il s'agit de coutumes locales, non acceptées par l'islam : la femme étant une personne à respecter, exhiber un linge taché est considéré comme une hérésie.

Le peuple Arabe est traditionnellement polygame, ce que les femmes acceptent comme une normalité, et qui peut entraîner une compétition entre les épouses et les concubines concernant le nombre d’enfants, et en particulier pour les enfants mâles. Dans les familles pieuses, le nombre d'enfants est sans importance et une telle compétition n'existe pas; l’homme quant à lui, peut épouser jusqu’à quatre femmes tout en devant respecter des règles strictes concernant celles-ci.





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Sujet unique Re: Un pays, une culture

Message par Syfou le Ven 27 Aoû - 2:55

Suite :La culture arabe...

La vie familiale

L'homme et la femme sont censés obéir à Dieu. Traditionnellement, l'homme a cependant une position sociale plus élevée que la femme, celle-ci lui devant soumission, afin de contrecarrer les pouvoirs que lui confère son charme naturel. La procréation lui est une obligation et la progéniture doit respect et soumission au père. Le père est donc maître de sa femme et de ses enfants, qu'il peut marier sans leur consentement.

Si la position sociale de la femme s'est aujourd'hui améliorée, son rôle demeure celui de femme au foyer et de procréatrice. Lors de la naissance et des premières années d’un enfant, on assiste à de nombreux rituels et événements marqués culturellement. Durant les premières années, l’enfant vit et grandit avec sa mère dans des appartements réservés aux femmes. Si c’est un garçon, il est circoncis et doit ensuite vivre par lui-même et prendre contact avec son père. Si c’est une fille, on l’éduque à la religion, aux prières et aux travaux ménagers.



Savoir-vivre arabe
La relation du corps
Obligations religieuses :


Une fois la fonction naturelle accomplie, il est nécessaire de se laver.
Il n’est pas convenable de péter ni de cracher sans raison valable.
L’épilation est un signe de respect.
Les ongles sont limés et coupés court.
Il est malsain de montrer son corps, ses cheveux ou son crâne en dehors de l’intimité amoureuse.
Etc.

Coutumes :

L’homme s’agenouille pour uriner, car on ne doit pas entendre un jet tomber de haut et la femme s’accroupit en étalant sa jupe.
Le parfum est obligatoire, car il symbolise la politesse.

Les règles à table

Le repas doit être préparé avec sérénité et dégusté sans colère.
La nourriture est préparée en plats prêt-à-manger.
On ne boit qu’après le repas.
La table ronde ou octogonale est préférée.
La viande et la volaille se mangent avec les mains.
Tous mangent dans le même plat ou se partagent les plats en groupe.
On doit commencer par manger ce qui se trouve devant soi et ensuite se diriger vers le milieu du plat.
Les couteaux et autres objets pointus sont exclus.
On peut se servir d’un cure-dents en public en prenant soin de le faire derrière son autre main.
On doit se laver les mains avant et après chaque repas.
etc.

Cuisine

Il n'y a pas une cuisine arabe, mais un amalgame de plusieurs cuisines dites «complémentaires». Parmi les plus populaires, la cuisine algérienne, la cuisine marocaine, la cuisine tunisienne, la cuisine égyptienne et la cuisine libanaise. Trois caractéristiques leur sont communes :

Chacune accorde la prédominance de ses mets au pain, un symbole social et religieux ; il constitue soit un accompagnement qu’on rehausse avec des condiments (olives, tomates, fritures, etc.), soit le repas lui-même (les mets en sauce).
Le met de base de toute cuisine arabe est la céréale, qui diffère selon les régions. Se font concurrence la semoule (Afrique du Nord), le blé concassé (Balkans, Turquie, Moyen-Orient) et le riz (pays du golfe, Égypte). Les céréales se retrouvent sous forme de pâtes maison ou industrielles telles que le richta (Algérie) ou le makruna (Tunisie). On se sert de la semoule pour concocter le couscous, un met très prisé par les Arabes qui le préparent avec de la viande ou simplement avec des légumes.
Les cuisines arabes font une large place aux soupes et potages ainsi qu'aux bouillies. Les premières sont préparées avec des pâtes, céréales ou légumes et les secondes avec de la farine ou du maïs.

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Sujet unique Re: Un pays, une culture

Message par Syfou le Ven 27 Aoû - 3:08

Suite : La culture Arabe...

Ce qui différencie ces cuisines, complémentaires entre elles, c'est la manière d’adapter les plats au goût des aliments qui se trouvent dans leur région. Les régions rurales sont caractérisées par leur alimentation pauvre et monotone tandis que les régions urbaines ont droit à des menus plus riches et variés, conséquence de la mondialisation et des recettes rapportées d’ailleurs.

La cuisine arabe distingue ce qui est halal (permis) et ce qui est haram (interdit) — bien que ces termes soient utilisés dans toutes les facettes de la vie. Il existe notamment des interdits sur le porc, le sang et l’alcool. Le porc est présent malgré son interdit. Les musulmans et les Juifs considèrent que manger du porc équivaut à souiller son corps tout entier, et considèrent souvent pour cette raison les chrétiens, qui eux en mangent, comme des êtres impurs. En ce qui concerne l’interdit sur le sang, la viande doit être préparée selon une technique spécifique pour s’assurer qu’elle recèle le moins de sang possible. C’est pour cette raison que les viandes que l’on retrouve dans le menu arabe consistent en boulettes (kofté, keftedes, kojta], en petits morceaux de viandes grillés ou frits (kebab), confite dans sa graisse (kauurma) et farcis à la viande hachée (dolma). Pour cette raison également, les animaux font l'objet d'abattage rituel, et sont notamment saignés. L’alcool fait également partie de la liste des interdits.

Habillement
Code vestimentaire


Le côté féminin de l’habillement est plus élaboré que son pendant masculin. Les femmes, dans leur grande majorité, portent l'abaya, sorte de tunique longue et ample qui leur permet de ne pas avoir trop chaud sous les rayons du soleil. Les jilbabs et les caftans, également portés par les femmes, ressemblent à l'abaya. Les hommes, quant à eux, portent des chemises et des pantalons amples afin de privilégier le confort dans la chaleur désertique du monde arabe.

Les textiles utilisés sont le lin, le coton, la soie et le cachemire : ces tissus permettent de bien se sentir lorsqu’il fait chaud et les étoffes plus chères permettent de montrer à quelle classe sociale les gens appartiennent. Le port de vêtements coûteux, de magnifiques bijoux et les parfums rendent compte de l’importance d’une personne dans la société

Le port du voile

Le port du voile possède une origine religieuse : il est intimement lié à certaines interprétations du Coran. Pour de nombreux Arabes musulmans, le port du voile se manifeste à tous les moments où une femme doit sortir de la maison, ou lorsqu’elle est en présence de personnes qui ne sont pas membre de sa famille. Ce port fait références aux croyances des peuples islamiques. Le fait de voir les cheveux, le cou, les yeux, la bouche ou le visage peut être fortement réprouvé.

Différents voiles sont utilisés, tous différents selon la région ou le degré de religiosité de la personne et son interprétation des textes :

Le hijab laisse voir le visage de la femme et cache les cheveux.
Le niqab est un voile qui recouvre le visage et qui est porté par-dessus le hijab ou le jilbab, et qui a une fente (différente selon les modèles) permettant à la femme de voir. Il est principalement porté dans les pays du moyen-orient, mais également en Afrique, en Asie et en Europe.
Le tchador, long tissu tombant recouvrant la tête et le visage et qui a une grille cachant les yeux, dissimule complètement le visage des regards extérieurs (il est principalement porté par les femmes afghanes et pakistanaises).
Le port du voile est considéré par une partie du monde musulman comme une obligation religieuse, excluant toutefois les filles non pubères et les femmes agées. Bien que d'origine religieuse, il peut également simplement répondre à une pression culturelle importante. Le voile est censé protéger la jeune fille des regards masculins potentiellement pervers et déshonorants.

Dans les pays aux conditions climatiques placées sous le sceau du soleil, le voile peut posséder une vertu protectrice contre les rayons solaires, au même titre que le ghutra, un tissu que porte les hommes et qui couvre la tête mais laisse le visage à découvert, et qui peut être agrémenté d'une igal qui le maintient sur la tête, ou porté en turban.

Mode

Depuis quelques années, les pays arabes connaissent l'émergence d'une « mode musulmane », des créateurs apportant leur style propre aux vêtements simples de tous les jours, voire traditionnels.

La religion

La majorité des Arabes est musulmane , et une minorité chrétienne.

Les arts

La calligraphie arabe est un l’art qui comporte deux branches distinctes, la première est le style hijâzî (d'Arabie saoudite) qui se caractérise par une écriture dont les verticales sont inclinées vers la droite et la seconde qui vient du style coufique plus utilisé dans les écrits stylisés. Il y a 6 styles d’écriture de base que l’on peut retrouver des les livres, le Coran ou dans les publicités. Ceux-ci vont de la signature aux anciennes formes que l’on peut admirer dans les manuscrits. La calligraphie se pratique avec un calame fabriqué en roseau biseauté à son extrémité. Pour chaque style, il y a son calame.



Plusieurs expositions se font partout dans le monde concernant la peinture, la sculpture, le dessin et le musée du Louvre a ouvert deux salles consacrées à l’histoire du monde arabe :

la salle des antiquités orientales
la salle des antiquités égyptiennes
Le cinéma est actif et les compagnies cinématographiques font de nombreux films annuellement.

Le monde de la musique a été actif et il l’est aussi encore. Dalida, K-maro, Nancy Ajram et la chanteuse libanaise Elissa. Il y a aussi les stars du sport et de la danse. Le baladi est aussi un art qui se pratique depuis des milliers d’années et qui hypnose encore les foules de curieux



La littérature

Les livres arabes sont traduits dans plusieurs langues pour ainsi faire face à la demande des lecteurs internationaux. Il y a une plus grande ouverture d’esprit du monde islamo-arabe envers cette mais la littérature est aussi très axée sur les livres de culte. Le Coran est le livre le plus populaire du monde arabe. Les livres des prophètes sont aussi très lu.

La littérature jeunesse

Quoique très jeune, elle se développe rapidement. Avant il y a une dizaine d’années, il n’y avait que les fables, les contes et les histoires pieuses à lire. Dans ces lectures, la présence de morale à la fin des histoires était la ligne directrice. Aujourd’hui, la traduction des livres pour enfants et adolescents se fait de façon presque systématique.

Les Mille et Une Nuits

Ce recueil de contes est probablement l’œuvre littéraire qui vient du monde arabe le plus populaire et le plus connu. Ce recueil a été traduit pour la première fois entre les années 1704-1717 par Antoine Galland. Cette version européenne de l’histoire des Mille et Une Nuits a encore des répercussions sur l’image que nous nous faisons de l’histoire perse. Il ne faut pas oublier que cette version a été adaptée à l’esprit du XVIIIe siècle en Europe. On y raconte, dans la version la plus connue, l’histoire d’un calife qui prenait une nouvelle épouse toutes les nuits. Ainsi à chaque jour, il lui fallait une nouvelle femme dans son lit. Pour arrêter ce fléau, une femme, Schéhérazade, trouva la solution : raconter une histoire différente à chaque soir en gardant un mystère pour que le calife veuille savoir la suite et ainsi la garder vivante. Ces histoires sont devenues très populaires.

La langue

La langue arabe a deux composantes, soit l’arabe littéraire et l’arabe dialectal. L’arabe littéraire est utilisé dans les textes littéraires. Le Coran est écrit avec l’arabe littéraire. L’arabe dialectal est différent pour chaque région. Ainsi, la langue arabe est comme toutes les langues du monde, elle a des ramifications différentes. L’arabe est parlé par environ 250 millions de personnes, de l’Irak jusqu’en Mauritanie, en passant par Israël et Malte. On trouve également de l'arabe littéraire dans nos sociétés occidentales par l'apprentissage des nouveaux convertis qui transmettent cette langue à leurs descendance.

Scolarisation

La place de l’enseignement dans les pays arabes varie. La Banque mondiale nommait le Koweït et la Jordanie les pays champions de l’éducation. L’importance qu’on y accorde, grâce à de nombreuses réformes, a permis à ces pays de montrer l’importance de l’éducation des jeunes pour un meilleur avenir. Il y a en bas de cette échelle le Yémen, Djibouti, le Maroc et l’Irak. Il ne faut oublier que dans le cas de l’Irak, la succession de guerres et de conflits sociaux ont pu être une des causes de ce classement. Les raisons qui peuvent aussi amener certains pays à être en bas de la liste peuvent être la pauvreté, le manque de ressources professionnelles et les incessants conflits. La destruction des édifices et du matériel peut rendre la tâche plus ardue. La situation tend à changer encore. Les pays pétroliers semblent faire des pas en avant grâce à l’argent du pétrole. La richesse permet de créer des programmes et des écoles de grands calibres. Les pays ayant moins de ressources font ce qu’ils peuvent et tentent de faire des réformes comme c’est le cas en Algérie. Les pays ont ouvert des universités et des programmes adaptés aux demandes estudiantines. Les échanges étudiants entre les universités américaines et canadiennes ont permis aux étudiants arabes d’acquérir des savoirs différents et de les rapporter dans leur pays. L’ouverture des écoles aux filles est très difficile dans certains pays qui mélangent coutumes ancestrales et islam. Certains territoires permettent aux filles d’aller à l’école mais très tôt elles en sont retirées car elles doivent aider à la maison, une conception découlant de la culture et en aucun cas dictée par la coran. Les chiffres sur l’alphabétisation des filles et des garçons se montent à 51 %. Même s’il y a de plus en plus de filles qui restent à l’école plus longtemps et de garçons qui couplent leur apprentissage religieux à un enseignement ordinaire, certaines famille prises par leurs traditions ou la pauvreté, assignent à l'homme et la femme un dur labeur dès le plus jeune age.

La gestuelle

Chaque société, chaque culture, chaque communauté, chaque famille a un code non-verbal et un code gestuel à respecter. Ces gestes sont plus que le langage, c’est l’expression de la langue. Il y a la gestuelle rituelle, une gestuelle corporelle telle celle des félicitations et une gestuelle interindividuelle.

La poignée de main ne doit pas être forte, comme en occident, mais douce et parfois accompagnée d'un rapprochement des visages à la manière de la bise bien que celle-ci diffère selon les régions. Un homme ne doit pas toucher une femme qu’il ne connait pas par respect pour son intégrité féminine (cela est hérité de l'islam qui veut que la femme soit respectée au point que l'étranger ne puisse porter ne serait-ce qu'un regard trop long sur elle, la femme est dite : un joyau enrobé). Une femme qui rencontre un homme qu’elle connaît doit se cacher le visage avec son voile puis cacher sa main avec l’aide de son voile ou de gants mais cela est variable selon les régions. Une tierce personne doit être présente pour la protéger.

Les lois non-verbales sont nombreuses. Il est important de retenir leur importance et un mauvais geste peut entraîner des répercussions néfastes. En fonction du pays d’origine, la salutation, les adieux, poser ou répondre aux questions se feront suivant des codes différents.

Le toucher est un point important dans les relations interpersonnelles, c’est surtout une marque de la mise en relation d’une personne avec une autre, la mise en place d’un espace entre les individus pour permettre l’échange. La gestuelle est fonction de la situation sociale : riches, pauvres, femmes, hommes, enfants, personnes âgées, urbains, ruraux, coupable envers son sauveur, innocent mais cela relève des us et coutumes des régions et non de l'islam. Il y a toute une panoplie de gestes qui côtoient le non-verbal et le langage.

Les rôles sociaux

Pour chaque identité personnelle il y a un rôle, l'homme marié a la responsabilité de l'entretien de sa femme (un héritage de l'islam) la prise en charge de l'éducation de ses enfants, et s’il a des filles, leur recherche un mari. Dans les tradition arabe (non héritée de l'islam), le premier homme de la famille a la responsabilité de subvenir aux besoins de ses sœurs, de ses neveux et nièces si les maris de celles-ci décèdent. Il devra aussi prendre en charge tout membre de la famille dans le besoin. Il doit s'assurer une descendance qui fera de même pour lui. Tout cela dans le respect des règles familiales, sociétales et religieuses.

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Sujet unique Re: Un pays, une culture

Message par Syfou le Ven 27 Aoû - 3:35

Art contemporain cambodgien



On peut dater le début de l'art contemporain cambodgien au mois de décembre 2005, avec l'exposition VAO (Visual Arts Open) organisée par le collectif d'artistes Saklapel (verlan de selapak) à Phnom Penh.

Nous ne traiterons dans cette rubrique que de l'"art visuel". "Art" se dit en khmer "selapak", mais renvoie aux arts du spectacle (performing arts, en anglais). Pour exprimer "art visuel", les membres de Saklapel ont dû créer un néologisme : "chakok selapak", littéralement "œil art". De plus, ils ont pris le terme "samaï", qui signigie "maintenant", "présent", pour dire "contemporain".

Situation du pays

L'art khmer du temps d'Angkor (sculpture, ballet royal, par exemple) était un art de cour, préservé, oublié ou réinstauré par les différents rois se succédant, et ce jusqu'à nos jours.

La colonisation a amené la culture du pays colonisateur, la France, ce qui s'est surtout ressenti après la Seconde Guerre mondiale. Sur le plan littéraire, par exemple, l'influence sartrienne était grande. L'influence de la culture populaire des Trente Glorieuses également.

Les khmers rouges ont fait table rase de tout ce qui n'était pas "purement khmer", et ne créant aucun art, contrairement à d'autres régimes communistes.

Après l'intervention (1979) puis le départ (1989) des vietnamiens, l'ONU intervint, en 1990, et dans son sillage les ONG. Celles-ci, prenant sous tutelle le Cambodge, ont tenté, et tentent encore, de redévelopper l'art khmer, à savoir l'art de cour (la danse, notamment).

Récemment, alors même que la situation politique n'est pas encore stabilisée, et alors que les investissements étrangers affluent de manière croissante, le Cambodge semble commencer à se reconstruire.

Et, dans le processus de cette reconstruction, des artistes se sont regroupés, qu'ils aient été formés à l'étranger ou au temps de la colonisation, ou encore qu'ils soient autodidactes, pour développer l'art cambodgien contemporain, le chakok selapak samaï.

Situation de l'art contemporain cambodgien

On peut donc dire que cet art naît très récemment, même si ces artistes avaient déjà exposé, à titre individuel, là où ils vivaient.

Il naît donc au sein de la globalisation. On sait que l'art contemporain a été dit uniquement occidental, celui-ci décernant, selon son bon vouloir, son "label" à quelques artistes issus des pays dit "en voie de développement". La particularité de cet art contemporain cambodgien, sur ce point, est de s'auto-intituler contemporain, sans se préoccuper de ce qu'en dit et de ce qu'en pense l'art contemporain occidental (et coupant court, ainsi, aux débats entre "art contemporain" et "art d'aujourd'hui")

Pour l'heure, ce qui réunit ces artistes est uniquement le collectif qu'ils ont créé, et la volonté qui les meut. On notera également que presque tous officient dans l'art pictural, en opposition, au sein des artistes cambodgiens, avec les toiles figuratives embellissant le monde par des couleurs vives et le choix des sujets (débat semblable à celui qu'a connu l'Europe avec l'art moderne). Ceci pour souligner que la réalité "art contemporain cambodgien" s'intègre et s'oppose à plusieurs autres réalités, tant locales que mondiales.

Artistes

Sothy Chhim
Rithy Chhoeun
Saree Duong
Sophal Hen
Sinith Heng
Sovanrith Khun
Seckon Leang
Remissa Mak
Sopheap Pich
Chathpier Sath
Vichet Prom
Piseth Sa
Linda Saphan
Sodavy Suos
Ken Svay
SothyTang Chhin
Saren Tum
Rattana Vandy
Nath Vann


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Sujet unique Re: Un pays, une culture

Message par Syfou le Ven 27 Aoû - 3:41

Art contemporain japonais

L'art contemporain japonais a subi la plupart des influences de l'art contemporain mondial. Mais la puissance des traditions japonaises, la présence oppressante d'un environnement urbain dense et les différents traumatismes subis par le Japon depuis soixante ans (défaite de 1945, bombardements atomiques, séismes, crise économique, etc.) induisent une production très riche et originale. De plus l'influence originale du mouvement d'avant garde Gutai, développé à partir de 1956 a marqué profondément l'art contemporain jusqu'à nos jours.

La poursuite de l'esthétique traditionnelle

De nombreux artistes continuent, en la renouvelant, la tradition des arts japonais classiques, la peinture sur paravent, les estampes, la calligraphie ou l'ikebana.

Yoshihiro Suda pratique un art original, formé de petites installations minutieuses, réalisées au sol ou en hauteur. Ses fleurs et ses feuilles sont composées de fines sculptures de bois de magnolias, assemblées et peintes.

La peinture traditionnelle de fleurs, de kimonos perdure, à travers des artistes, souvent des femmes. Hotori et Morita ont des styles assez proches, bien que de générations différentes.

Principaux artistes de cette tendance:

Hisashi Tenmyouya, né à Tōkyō en 1966
Yoshihiro Suda (né en 1969 à Yamanashi)
Miyoko Hotori (née en 1927)
Rieko Morita (née en 1955)
Isao Sugiyama (né en 1954)

L'abstraction

Après avoir fait partie de l'avant-garde, l'abstraction est devenue une tendance continue de l'art contemporain à travers le monde.

Elle est représentée au Japon par les artistes:

Isamu Noguchi (né en 1904 à Los-Angeles- mort en 1988). C'est un artiste américano-japonais, il a travaillé à New York, Tōkyō, Paris. Ses sculptures de marbre sont la fierté du musée de Yokohama
Ikkō Tanaka (né en 1930 à Nara, mort en 2002)
Tadaichi Ishikawa (né en 1937)
Kumi Sugai (né en 1919 à Kōbe-mort en 1996). Il a travaillé à Paris et à Tōkyō.
Atsuko Tanaka (née en 1932 à Ōsaka) vit et travaille à Nara
Elle a été un des chefs de file du mouvement d'avant-garde japonais Gutai qui a eu un impact mondial à partir de 1956.
Kiichi Sumikawa (né en 1931 à Tōkyō). Il sculpte le bois et le métal.
Art minimal et Land art [modifier]
Ils sont représentés par les artistes :

Shiro Hayami (né en 1927), spécialiste de « Land-art ».
Shigeo Toya , né en 1947 à Nagano
On Kawara (né en 1932), vit à New York et base son œuvre depuis la fin des années 1960 sur l'écoulement du temps, notamment au travers de toiles sur lesquelles figure la date du jour, concept qui l'a rendu célèbre.
Susumu Shingu (né en 1937), vit à Sanda et travaille à Ōsaka, sculpteur du vent et modeleur d'eau. Il mène une grande réflexion quant à l'artiste et son rôle pour la protection de la planète. Instigateur de la caravane du vent.
Kimio Tsuchiya (né en 1955 à Fukui), vit et travaille à Tōkyō réalise de grandes sculptures minimalistes ou des installations en plein air avec des matériaux bruts.
Katsuhito Nishikawa ( né en 1949 à Tokyo ). Réalise pour l'espace public de grandes sculptures blanches existant chacune dans plusieurs échelles.

Un art d'inspiration populaire influencé par les mangas et la vidéo

Baignés dès leur plus jeune âge dans les dessins animés de la télévision, les bandes dessinées, les mangas, les jeux vidéo et les téléphones portables à écran, les jeunes Japonais sont durablement influencés par ces images, qu'ils revisitent ensuite avec leur propre sensibilité.

Principaux artistes de cette tendance:

Minako Nishiyama (née en 1965 à Hyōgo)
Yoshitaka Amano (né en 1952 à Shizuoka)
Takashi Murakami (né à Tōkyō en 1962)
Hiroshi Masuyama (né en 1943) vit à Tōkyō
Yukinori Tokoro (né en 1961) vit et travaille à Ōsaka,
Tadanori Yokoo (né en 1936 dans la préfecture de Hyōgo)
Akira Yamaguchi (né en 1969 à Tōkyō)

À la recherche d'une identité…

Depuis leur plus jeune âge, les Japonais ont un uniforme, celui du collège, puis du lycée. Entre dix-huit et vingt-cinq ans les jeunes ont des tenues très colorées et souvent provocantes, mais pour la plupart, le premier emploi salarié sonne l'heure du retour au costume-sombre-chemise-blanche du salaryman et au tailleur strict de l'office-lady.

Les artistes qui veulent sortir de l'ordinaire se dirigent soit vers la provocation, soit vers le rêve, soit encore dans une exagération de la banalité de leur environnement.

Principaux artistes de cette tendance :

Makoto Aida (né à Niigata en 1965)
Kimiko Yoshida (née à Tōkyō en 1962)
Yayoi Kusama (née en 1928 à Matsumoto)
Yasumasa Morimura (né à Ōsaka en 1951)
Tadashi Yamaneko (né à Nyugawa en 1970)
Miwa Yanagi (née en 1967 à Kōbe)
Takanobu Kobayashi (né en 1960) vit à Tōkyō
Mariko Mori (née à Tōkyō en 1967)
Momoyo Torimitsu (née à Tōkyō en 1967)

Omniprésence de la ville et de la technique

75 % des Japonais habitent dans la grande plaine côtière urbanisée qui va de Tōkyō à Ōsaka, les autoroutes urbaines passent à trois mètres du toit des temples.

La télévision, Internet à haut débit et les téléphones portables ont un taux de diffusion parmi les plus élevés du monde.

Toutes les villes sont équipées de distributeurs automatiques de billets de train, de métro, mais aussi de boissons, nourritures, appareils photos, brosses à dent etc.

Les productions de ces artistes sont le plus souvent des photographies crues et sans artifices ou des tableaux en acrylique, hyperréalistes.

Principaux artistes de cette tendance :

Naoya Hatakeyama (né en 1958 dans la préfecture d'Iwata)
Maki Miyashita (né en 1978) photographe, vit à Tōkyō
Daidō Moriyama (né en 1938 à Ikeda, près d'Ōsaka)
Humiyu Kisu (né en 1958)
Tatsuo Miyajima (né à Tōkyō en 1957)

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Sujet unique Re: Un pays, une culture

Message par Syfou le Ven 27 Aoû - 3:46

Art contemporain chinois

L’art chinois du début du XXe siècle a été ancré dans une relation forte avec le contexte politique du pays. Le « réalisme socialiste » a été imposé par Mao Zedong (ou Tsé Toung) pendant sa longue période de pouvoir (1949-1976), l’art était au service du pouvoir. C'est un "art totalitaire" qui nait pour être au service du parti communiste en Chine : l'état va choisir un seul mouvement artiste qui devient officiel et obligatoire, l'art ancien est rejeté, l'état acquiert également le monopole des manifestations au service du pays, et va mener une guerre contre les mouvements artistiques non officiels et les mouvements réactionnaires. Pour cela la période maoïste va employer un langage universellement compréhensible, faisant l'éloge du sens de la famille et de la communauté à travers des affiches privilégiant par exemple l'idéologie du bon soldat ou du bon paysan.

L’art contemporain chinois (fin XXe – XXIe siècle) ne nie pas son passé, mais va de l’avant. Suite au mouvement de réformes et d’ouverture du pays engagé par Deng Xiaoping au début des années 1980, la Chine va s’ouvrir au monde et créer de nouveaux rapports avec le « monde occidental » si longtemps considéré comme un adversaire. La période de la nouvelle vague de 1979 à 1989 est caractérisée par une liberté d'expression et une explosion créative. De nouveaux mouvements vont naitre tels que le xiamen dada et le political pop art dans un esprit révolutionnaire contre l'art officiel.

Exposition les magiciens de la terre

L’exposition, Les Magiciens de la terre a eu lieu en 1989 au Centre Georges Pompidou et à la Villette. Son organisateur, le commissaire d'exposition Jean-Hubert Martin voulait mettre sur la scène internationale les arts dit « primitifs » ou « non occidentaux ».

Une exposition mythique qui va faire connaître l’art non occidental (art d'Asie, d’Afrique, d’Amérique latine et d’Australie) et qui va susciter un important débat. Les critiques vont porter principalement sur la diversité et la remise en question des catégories artistique d'Occident. L’originalité était de donner à découvrir aux côtés d’œuvres connus des œuvres d'autres pays. Néanmoins, des œuvres ont été écartées pour des problèmes de compréhension, dus à des caractères inconnus à la culture occidentale.

L’exposition présentait 101 artistes dont 3 artistes chinois : Yang Jiechang, Huang Yong Ping et Gu Dexin. Ces trois artistes ont fait partie de l’avant-garde chinoise dans les années 1980. C’est la première fois que des œuvres d’artistes chinois étaient présentées et par ailleurs sortaient de leur pays natal. Dans une interview de la revue art press pour les magiciens de la terre, Huang Yong Ping déclarait ne jamais avoir exposé en dehors de Chine.

Artistes chinois

Les artistes chinois vont dans un premier temps participer à l'avant-garde chinoise. Dans un contexte géo-politique qui s'assouplit grâce à Deng Xiao Ping, mais à la fois marqué par le Printemps de Pékin synonyme de massacre et violence auprès des étudiants chinois. Des courants artistiques vont apparaitre:

Le political pop art est un mouvement mélangeant le style graphique du « réalisme socialiste » et les icônes publicitaires tels que Coca-Cola ou Rolex. Ce courant a comme figure de proue Wang Guangyi, l'artiste est particulièrement connu pour ses tableaux de la série Great Criticism, mettant en scène des ouvriers ou des soldats des propagandes maoïstes les détournant aux côtés de noms de marques connus.

Le xiamen dada a été mis en place par Huang Yong Ping, un mouvement faisant le pont entre l'occident et la Chine. Son nom vient de la ville d'origine de Huang Yong Ping et du courant dadaïste européen. C'est un groupe d'artistes créé en 1986 inspiré à la fois de Dada, du néo-dadaïsme et du taoïsme, un mouvement à caractère révolutionnaire interdit par le gouvernement. L'œuvre qui traduit le plus l'idée de ce courant artistique est la sculpture intitulée 100 Arms of Guan-Yin. C'est une sculpture qui reprend la forme du porte-bouteilles de Duchamp, où des centaines de bras armés d'objets. Cela rappelle à la fois le travail dadaïste et le contexte de la Chine dans les années 1980 lors de la nouvelle vague.

Ces deux mouvements vont inscrire l'art contemporain chinois dans un dialogue avec les autres cultures. Ils créent un lien entre l'art occidental et l'art chinois, mélangeant les influences et les significations, un art métissé. Dans un second temps, l'art chinois va se faire connaitre et va participer à de nombreuses manifestations telles que les Magiciens de la terre, les biennales de Venise et Alors, la Chine ?, exposition de 2003. En 1999, la Biennale de Venise accueille une cinquantaine d'artistes chinois, et marque un essor sans précédent de la scène artistique chinoise. En 2004, l'exposition très critiquée « Alors, la Chine ? » au centre Pompidou de Paris confirme cette tendance qui rend difficile l'appréciation des œuvres d'art contemporain chinois, souvent surévaluées du fait de l'engouement actuel pour la Chine à travers le monde entier. Depuis quelques années, l'art contemporain chinois est devenu une source d'investissement très attractive en termes financiers, y compris pour les Chinois et la diaspora eux-mêmes.

Artistes chinois exilés

Cette extension et l'évolution de l'art contemporain chinois a été favorisée par la dispersion chinoise. Une diaspora est une ethnie ou une communauté dispersée, celle chinoise s'est renforcée lors de l'exil d'artistes et de familles chinoises durant le printemps de Pékin. Dans les années 1980-1990 on voit émerger une nouvelle diaspora vers les grandes villes du monde. Ainsi un couple d'artiste comme Huang Yong Ping et Shen Yuan s'est exilé en France. Ils allient dans leur travail leur culture chinoise et les symboliques occidentales. Ils ne se considèrent pas comme des artistes chinois, mais plutôt comme des artistes contemporains. Cela pose la question des différentes cultures, dans leurs œuvres les artistes contemporains comme Huang Yong Ping et Shen Yuan utilisent des animaux (poissons, insectes..), or cela crée tout de suite une polémique sur les droits et le respect des animaux du point de vue occidental. Dans la culture chinoise, les animaux et la nature font partie de leur vie.

Cai Guo-Qiang est un artiste qui travaille sur la question du métissage et de la traduction de l’autre. Une de ses œuvres intitulée Head on, représente un évènement historique marquant dans l’histoire du monde, le mur de Berlin. C’est un héritage commun que Cai Guo-Qiang met en avant, il ouvre ici la possibilité d’explication et d’interprétation nouvelles et différentes. Son œuvre met en scène une meute de 99 loups venant dans un même et unique élan s’écraser sur une vitre de verre transparent. C’est face à une situation inédite que Cai Guo-Qiang nous place, il emploie la métaphore animale afin de traduire la situation que le mur de Berlin a provoquée. Il est néanmoins difficile de comprendre cette installation sans les clefs historiques occidentales et les symboliques chinoises.

Apparition de nouvelles problématiques

Les artistes contemporains exilés d'origine chinoise dans le monde traitent leurs œuvres avec une part de leur culture et de leur philosophie et une part tirée de leur nouveau lieu de vie. Ainsi dénonciation, compréhension, et traduction sont mis en jeu. Il y a une importance dans la signification et la symboliques des choses qui changent d'une culture à l'autre. La traduction est au cœur de leur travail.

L’art contemporain chinois va porter un tout autre regard notamment par sa diversité culturelle sur le monde. C’est la naissance d’un art hybride, un mélange de cultures développé par l’ouverture de la Chine en tant que telle, ou par le travail des exilés chinois lors du maoïsme. De nouveaux points de vue apparaissent, comportant le mixte de deux cultures. Un choc de culture entre l’occident qui est enraciné dans sa suprématie et la Chine attachée à une spiritualité et une forte symbiose avec l’environnement naturel qui l’entoure. C’est donc un curieux mouvement que le « Land Art » pour la culture chinoise qui a depuis toujours un rapport privilégié avec la nature, caractérisé par les jardins zen.

La culture occidentale et la culture chinoise entretiennent des relations binaires, un des points principaux des artistes contemporains chinois est d’instaurer un dialogue et une conjoncture à travers des événements importants mondiaux ou des confrontations pures et simples des deux cultures afin de créer un choc et un électrochoc.

Cette problématique de mixité de culture a été également traitée par Huang Yong Ping dans son œuvre The History of Chinese Painting and the History of Modern Western Art Washed in the Washing Machine for Two Minutes, il s’agit de deux livres, un livre chinois et un livre occidental produisant par leur mélange dans la machine à laver une bouillie. La machine à laver fusionne les deux ouvrages plutôt que de leur laisser le temps de dialoguer. Le résultat des deux livres bouillis traduit la conséquence d’une union trop rapide entre les deux cultures, provoquant une destruction. C’est une métaphore du linge que l’on mélange dans la machine, avec le risque que le linge déteigne ou encore peut-être déformé si on n’utilise pas une programmation adéquat. Dans une machine tout est mis sans dessus-dessous, elle mélange vite les vêtements dans une économie de temps. Or il faut prendre le temps de comprendre et de connaître l’autre afin de créer un dialogue. Sinon l’autre devient inaccessible voire dangereux. La compréhension de l'autre aide à l’appréhender et malgré les différences de conception et de culture évite le rejet.

Les artistes contemporains chinois véhiculent dans leur travail de nombreuses conceptions spirituelles et symboliques rattachées au taoïsme ou au bouddhisme. C’est une part culturelle qui est différente de celle d’occident, les choses n’ont pas la même signification. Le côté un peu terre à terre et rationnel des occidentaux peut poser des problèmes à la compréhension que l’on se fait d’une œuvre d’un artiste chinois. La traduction de l’autre dans ce choc de culture n’a de pertinence que dans un dialogue. C’est une nouvelle conception qui est mise en place de nos jours de privilégier le dialogue, a contrario du passé où l’anéantissement ou l’assimilation, une symbiose est prônée.

Liste d'artistes

Chen Wenbo
Chen Zhen
Ding Yi
Liu Wei
Linh Zhen Xiu
Tsai Yulong
Wang Du
Weng Fen
Wang Qingsong
Wang Shiyan
Xing Xing Cheng
Xu Zhen
Yang Fudong
Yang Zhenzhong
Yan Pei-Ming
Yue Minjun
Zhang Xiaogang
Zhao Bandi
Zhou Tiehai
Zhou ChunYa


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Sujet unique Re: Un pays, une culture

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