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Religion Intégrisme juif

le Sam 21 Fév - 23:03
Sur l’intégrisme juif par Pierre STAMBUL. MRAP et UJFP (Union Juive française pour la Paix)
mardi 28 février 2006, par rennes info

Conférence sur l’intégrisme juif (Marseille nov.2005)

Antisémitisme : réalité et instrumentalisation

Est-il possible de soutenir les droits du peuple palestinien en ignorant les interférences entre ce soutien et la question de l’antisémitisme ? Ou en pensant que face à l’arrogance israélienne et à la destruction systématique de la société palestinienne (Michel Warschawski parle d’ethnocide), la question de l’antisémitisme est devenue secondaire ? Je ne le crois pas et je commencerai par évoquer deux faits.

Leila Shahid

En disant publiquement la très grande admiration que j’ai pour elle (en tant que personnalité et en tant que femme, je ne parle pas de sa fonction officielle) et en regrettant vivement son départ de Paris, je tiens à souligner quelque chose qui est très important. Très souvent, quand elle fait des réunions publiques, Leila Shahid tient à être accompagnée de personnalités juives israéliennes ou françaises favorables à une paix juste. C’est ainsi qu’elle a multiplié les réunions avec Michel Warschawski et Dominique Vidal mais aussi avec Oren Meddicks (israélien, animateur de Gush Shalom = le bloc de la paix), Marcel-Francis Kahn, Pierre Vidal-Naquet ou Michèle Sibony, vice-présidente de l’Ujfp. Leila Shahid a le souci de montrer que le combat pour les droits du peuple palestinien n’est pas un combat partisan ou nationaliste mais que c’est un combat universel, pour l’égalité des droits et la justice. Elle a pleinement compris les motivations de celles et ceux qui l’accompagnent et elle partage leurs valeurs. Mieux, Leila Shahid n’occulte jamais « la martyrologie juive », l’antisémitisme et le génocide. Elle en parle souvent, les dénonce comme des crimes abjects pour rappeler aussitôt une évidence : le peuple palestinien n’a pas la moindre responsabilité dans les catastrophes qui jalonnent l’histoire des Juifs et l’Occident continue à « évacuer » sa propre responsabilité en faisant payer au peuple palestinien pour un crime qu’il n’a pas commis. Elle rappelle souvent qu’en Palestine, avant le Sionisme, Palestiniens et Juifs vivaient en bonne harmonie et elle raconte à ce sujet que Palestiniens et Juifs ont coexisté dans la municipalité de Jérusalem à l’époque de l’empire ottoman. Cette prise en compte de l’antisémitisme a une grande valeur. Pas seulement en terme « moral » pour expliquer que derrière la cause palestinienne, il y a des valeurs universelles. Mais aussi en terme d’efficacité. Si on pense que la paix « juste » passe par une rupture du consensus qui a transformé la majorité des Juifs en des soutiens inconditionnels à toute politique israélienne, il ne faut pas évacuer une des causes de ce soutien : la peur, certes irrationnelle, de la part de nombreux Juifs d’un retour de l’époque des persécutions. Combattre l’antisémitisme est donc à la fois une « obligation morale » et une garantie d’efficacité dans le soutien au peuple palestinien.

Ahmadinejad

Le nouveau président iranien qui affirme son désir de revenir aux « valeurs fondatrices » de la République Islamique, a fait une déclaration tonitruante en évoquant la nécessité de « rayer Israël de la carte ». Passons sur l’exploitation immédiate de cette déclaration de la part de Sharon demandant aux Etats-Unis de lui fournir de nouveaux armements ou de la part des alliés de Sharon : Berlusconi a organisé une manifestation importante de soutien à Israël en Italie. Ce qui est plus frappant, ce sont les réactions dans notre propre camp. Sur la liste de diffusion Assawra, plusieurs personnes ont approuvé la déclaration iranienne en disant en substance que l’Etat d’Israël, Etat juif uniquement pour les Juifs, qui a expulsé 800000 Palestiniens en 1948 et qui leur refuse tout droit, doit disparaître. À l’inverse, le MRAP a publié le communiqué suivant : Le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap) a élevé "une vigoureuse protestation devant les insupportables et effrayants propos provocateurs" tenus par le nouveau président iranien Ahmadinejad qui a appelé à "rayer Israël de la carte"."Par cette déclaration immonde", assure le secrétaire général du Mrap dans un communiqué, l’intention du chef de l’Etat iranien "est claire : anéantir et exterminer un peuple et un Etat parce que juif". Les deux réactions me paraissent fausses. Dans le premier cas, personne ne peut penser sérieusement que le président iranien soit favorable à « un seul Etat, laïque et démocratique » où Palestiniens et Israéliens cohabiteraient sur un pied d’égalité. On est donc bien obligé de penser que ce n’est pas seulement Israël qu’il veut rayer de la carte, ce sont aussi les Israéliens. D’autant qu’une position conséquente d’opposition à l’Etat Juif consiste à démontrer que Les Juifs peuvent rester là où ils vivent et qu’ils n’ont aucune raison de partir en Israël. Or en Iran, il y avait 120000 Juifs au moment de la Révolution Islamique. Il en reste 30000. Certes, comme les minorités chrétienne ou zoroastrienne, la minorité juive a un député. Mais il ne fait pas de doute qu’elle subit de graves discriminations dans la vie quotidienne. Il y a eu un grand procès à Chiraz où les prévenus juifs étaient accusés ... de sionisme bien sûr. Les mollahs n’ont fait qu’imiter les Staliniens quand ils éliminaient dans les années 1950 les communistes juifs Rajk, Slansky ou Ana Pauker également accusés de sionisme. Finalement, ceux qui approuvent Ahmadinejad ne veulent pas voir que sa déclaration met en cause la présence des Israéliens au Proche-Orient. Quant au MRAP, il mélange sciemment deux choses qui n’ont rien à voir : Peuple juif et Etat juif. Vouloir détruire le peuple renvoie au génocide nazi et est incontestablement un crime abject. Le MRAP n’a pas tort de prêter cette pensée secrète au président iranien. Mais vouloir détruire l’Etat Juif, c’est ... légitime. Que la paix juste à laquelle nous aspirons passe par deux états vivant sur un pied d’égalité ou un seul état, l’Etat Juif où les Non-Juifs sont des citoyens de seconde zone qui se permet depuis 38 ans, au nom de sa sacro-sainte sécurité d’occuper la Palestine devra disparaître au profit d’une société laïque. Esther Benbassa parle d’ailleurs de post-sionisme.

L’antisémitisme religieux

Il existe plusieurs formes d’antisémitisme. Il y a d’abord un antisémitisme religieux qui est né d’une conjecture historique particulière. Le peuple juif s’est constitué à partir du « livre », de la Bible. Il tire sa « légitimité » d’une histoire légendaire mais extraordinaire : Abraham, Moïse, Josué, Salomon. Des personnages totalement ou partiellement légendaires mais une épopée qui a donné un sens et une raison d’être au judaïsme. La dispersion (diaspora) est antérieure aux deux destructions du temple, par les Babyloniens et les Romains. Deux événements majeurs expliquent l’antisémitisme religieux. Alors que les Romains assimilent tous les peuples qu’ils ont conquis en mélangeant les divinités du peuple soumis aux divinités romaines, cette stratégie va échouer avec les Hébreux. Ceux-ci ont un Dieu unique et se considèrent comme le peuple élu, choisi par Dieu pour exercer sa volonté. L’assimilation religieuse n’aura pas lieu et le peuple Juif est le seul peuple de l’Antiquité chassé de sa terre après deux révoltes (en 70 puis en 135 après Jésus-Christ) et dispersé dans l’empire.

Et puis, la nouvelle religion qui va triompher à partir de Constantin, le Christianisme, est au départ une dissidence du Judaïsme. C’est Saint-Paul qui assurera le succès de cette dissidence en supprimant la circoncision et en permettant aux Non-Juifs de devenir chrétiens. Christianisme, Aryanisme et Judaïsme sont en concurrence pendant plusieurs siècles. Au début, le Judaïsme est prosélyte comme ses concurrents et de nombreux citoyens de l’empire se convertissent. Quand le Christianisme devient religion d’état, le Judaïsme se replie sur les communautés existantes. Il existe une certaine histoire juive racontée par Léon Poliakov ou André Schwartzbart qui est une longue succession de persécutions ou de massacres. Cette histoire s’appuie sur des faits indéniables : l’expulsion des Juifs de très nombreux pays (Espagne, France, Angleterre, Provence ...) selon les périodes et leur enfermement dans des zones où ils sont confinés (mellah, juderias, ghettos). Le Moyen-Âge voit le développement de toute une série de persécutions : contre les lépreux, les prostituées, les « sorciers », les hérétiques et bien sûr les Juifs qui subiront souvent la hargne des inquisiteurs. Le premier grand pogrom est commis par la Première Croisade dans la vallée du Rhin (plus de 100000 morts). L’histoire des Juifs espagnols qui formaient près de 10% de la population au XIVe siècle est particulièrement tragique. Un premier pogrom, parti en 1391 de la ville andalouse d’Ecija décime 20% des Juifs Espagnols. Pendant le siècle suivant, la moitié des Juifs se convertissent. Les autres sont chassés l’année de la prise de Grenade (1492). On voit dans l’exemple espagnol à quoi sert l’antisémitisme : à construire un état moderne ethniquement et religieusement pur. Les Espagnols iront plus loin en inventant l’antisémitisme racial. Les « conversos » ou marranes qui ne peuvent pas attester de leur « pureté du sang » (« limpieza de sangre ») seront à leur tour persécutés et condamnés à la mort ou à l’exil. Beaucoup retourneront au Judaïsme. En Europe de l’Est, les massacres commencent au XVIIe siècle avec le Cosaque Khmelnitski. Ils se poursuivront jusqu’à la Révolution Russe. Pour les Chrétiens, les Juifs sont un peuple déicide et, à tout moment il est légitime, s’il y a besoin, de les persécuter et surtout de s’emparer de leurs biens. Les Juifs du Moyen-Âge n’ont pas le droit de cultiver la terre et ils occupent souvent des métiers interdits aux Chrétiens (usurier entre autres). Mais cette histoire du judaïsme ne se résume pas à la persécution. Il y a eu des périodes fastes : l’empire de Charlemagne, l’émirat de Cordoue, l’arrivée en Pologne à l’appel du roi, l’arrivée en Turquie après l’expulsion d’Espagne. Les Juifs du monde arabe ont un statut officiel (celui de dhimmi) qui est certes un statut inférieur à celui des musulmans mais qui leur apporte une certaine protection. Il n’y a jamais eu de massacre de masse dans le monde musulman avant l’avènement du Sionisme.

L’antisémitisme racial

La sortie du ghetto commence en Allemagne dès le XVIIIe siècle. Au début, cette émancipation est conditionnelle. Pour accéder à des fonctions illustres, les Juifs doivent se convertir. Ainsi Mendelssohn, Heine, Marx et bien d’autres sont des convertis ou des enfants de convertis. La Révolution Française avec l’Abbé Grégoire donne aux Juifs la citoyenneté et Napoléon donnera une représentation officielle au Consistoire. Curieusement, c’est cette émancipation qui déclanche les débuts de l’antisémitisme racial. La haine de « l’autre » est d’autant plus forte que cet « autre » nous ressemble, vit parmi nous et parle notre langue tout en étant « différent ». Émancipés, les Juifs représentent une minorité invisible. Leur existence et les caractères qu’on leur prête (le cosmopolitisme, l’amour de l’argent, la complicité avec les autres Juifs ...) sont contradictoires avec les nationalismes naissants et la conception dominante d’états ethniquement purs. L’antisémitisme devient le fil conducteur et l’élément programmatique essentiel de tous les mouvements nationalistes d’extrême droite qui émergent en Europe à la fin du XIXe. Il suffit de lire tous les théoriciens de cette extrême droite et tous les intellectuels qui se fourvoieront dans l’antisémitisme (en France : Maurras, Daudet, Drieu La Rochelle, Céline ...). À l’ouest, l’antisémitisme frappe des minorités qui ont parfois réussi économiquement mais dont l’intégration dans la société est refusée par les nationalistes. L’affaire Dreyfus est emblématique à ce titre, mais la victoire finale des Dreyfusards montre que le refus de l’antisémitisme est devenu une question fondamentale pour les républicains. En Europe de l’Est et dans l’empire Russe où vivent 60% des Juifs, l’antisémitisme se double d’un conflit de classe. La grande majorité des Juifs sont des prolétaires. Leur condition sociale et les persécutions les ont fait basculer massivement dans le camp de la Révolution. Le régime tsariste utilisera les pogroms meurtriers (Odessa, Kiev et surtout Kichinev en 1903) pour essayer de briser le mouvement révolutionnaire. Après la guerre de 14, l’antisémitisme devient idéologiquement dominant dans tous les pays d’Europe. En Allemagne, avant le Nazisme, les corps francs accusent pêle-mêle les républicains, les socialistes et les Juifs d’être responsables de la défaite. L’assassinat du ministre Juif Walter Rathenau (1919) préfigure ce qui va suivre. En France, la presse bénéficie d’une totale liberté pour proférer les pires injures antisémites ou pour appeler au crime. Elle se déchaînera particulièrement quand Léon Blum arrivera au pouvoir. En Roumanie, en Hongrie, en Pologne, l’antisémitisme est banalisé et tous les chefs d’état s’en servent. Le Nazisme va prospérer sur un large consensus qui fait des Juifs les responsables de la crise économique, de la corruption, des territoires perdus, de la crise morale ...Il y ajoutera une équation : juif = communiste qui lui assurera la complicité du grand capital. C’est ce consensus qui a permis le génocide. Génocide sur lequel aucun mensonge révisionniste n’est admissible : la moitié des 12 millions de Juifs européens, toutes classes sociales confondues, a disparu dans les camps d’extermination ou victime des Einsatzgruppen. En Pologne ou en Lituanie, c’est plus de 90% de Juifs qui ont été massacrés. En France, ce taux a été beaucoup plus bas (25%) probablement parce qu’une majorité de la population a permis par son attitude un sauvetage de masse.

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Religion Re: Intégrisme juif

le Sam 21 Fév - 23:05
Le Sionisme et l’antisémitisme

La théorie sioniste est née de l’antisémitisme et toutes les manifestations antisémites l’ont renforcée. Et pourtant, il y a un double paradoxe. D’une part, les Sionistes ont considéré dès le départ que l’antisémitisme est inéluctable et donc qu’il est parfaitement inutile d’essayer de la combattre, la seule solution pour les Juifs étant l’émigration vers le futur « Etat juif ». Quand Theodor Herzl rencontre le Premier ministre du tsar, le très antisémite comte Witte, il essaie de lui expliquer qu’ils ont un intérêt commun : permettre au plus grand nombre de Juifs de quitter l’Empire. D’autre part, Sionistes et antisémites partagent une conviction commune : pour eux, le « mélange » est impossible. La coexistence entre Juifs et Non Juifs n’a pas de sens et ils prônent les uns et les autres la séparation et une conception « ethniquement pure » de la nation. Le Sionisme puise ses racines théoriques dans les différents nationalismes du XIXe qui considèrent tous que chaque peuple doit avoir un état « ethniquement pur » et qu’il faut refuser le mélange. Tragiquement, les idéologies antisémites meurtrières sont parties des mêmes présupposés. Les Sionistes ne joueront aucun rôle dans la lutte contre l’antisémitisme qui mobilise d’autres courants, les démocrates et les révolutionnaires. Si pendant longtemps, la branche dominante du Sionisme (dont est issu le parti travailliste israélien) penche du côté du socialisme (ce qui ne l’empêche pas d’avoir un comportement colonial vis-à-vis des Palestiniens), la branche dite « révisionniste » avec Jabotinsky et plus tard des groupes terroristes comme l’Irgoun de Menahem Begin ou le groupe Stern d’Itzhak Shamir a des convergences idéologiques avec l’extrême droite européenne. Jusqu’à la deuxième guerre mondiale, le Sionisme est minoritaire chez les Juifs. C’est incontestable quand on regarde les élections qui ont lieu en Pologne ou les flux migratoires qui partent d’Europe orientale et d’Allemagne en se dirigeant vers l’Europe occidentale ou les Etats-Unis. Le « foyer Juif » en Palestine n’apparaît pas majoritairement comme la solution face à l’antisémitisme et en 1939, moins de 3% des Juifs du monde y vivent. Aujourd’hui, le souvenir du génocide a été institutionnalisé en Israël avec une exploitation évidente. Sharon explique devant le camp d’Auschwitz que « les Juifs ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour se défendre ». Le glissement va jusqu’à assimiler Arafat à Hitler. Pourtant, les Sionistes n’ont joué qu’un rôle marginal dans la résistance juive au nazisme qui a été essentiellement Bundiste ou communiste (la MOI en France). On peut juste citer Mordekhaï Anielewitz (de l’Hashomer Hatzaïr, mouvement sioniste de gauche qui était à l’époque une antichambre du PC) à la tête de l’insurrection du ghetto de Varsovie ou l’engagement de milliers de Juifs de Palestine dans la « légion juive » de l’armée britannique. Par contre, le courant « révisionniste » du Sionisme dont Sharon ou Nétanyahou sont les héritiers a continué sa lutte contre les Britanniques en pleine guerre. Le projet sioniste a été longtemps ambigu, en mélangeant deux tâches historiques. L’une était a priori « noble ». Il s’agissait d’offrir aux Juifs un havre de paix où ils ne seraient plus discriminés, persécutés ou exterminés. On avait juste « oublié » que ce havre de paix n’était pas « une terre sans peuple pour un peuple sans terre » et on a instrumentalisé la situation tragique des rescapés du génocide pour expulser le peuple palestinien de sa terre. L’autre projet du Sionisme, présent dès le départ, a consisté à essayer de faire venir l’ensemble des Juifs en Palestine. Ce projet n’est pas seulement colonial et impérialiste, il impose aux Sionistes d’aviver la peur de ceux qui ne veulent pas émigrer. Bref l’antisémitisme, réel ou supposé, est un moteur du projet sioniste.

La construction de l’Etat d’Israël et le Sionisme. Le génocide nazi a permis le succès du projet sioniste et la transformation du « foyer » créé par la déclaration Balfour en Etat. D’une part, l’afflux des rescapés et des Juifs fuyant l’Europe a donné à l’armée israélienne en formation (le Palmach et la Hagana) les combattants qui lui ont permis de gagner la guerre. Israël a bénéficié du fait que de nombreux rescapés ne savaient pas où aller et n’étaient les bienvenus nulle part. Mais surtout, l’Occident et l’URSS ont voulu noyer leurs responsabilités dans l’antisémitisme et accessoirement se débarrasser des Juifs qui n’avaient plus de pays en contribuant de façon décisive par une aide économique et militaire à la victoire israélienne sur les Palestiniens en 1948. Dès que l’Etat d’Israël a été créé, ses dirigeants ont cherché à le peupler et à remplacer les Palestiniens expulsés. Un immense effort a été fait pour provoquer l’immigration des Juifs du Monde Arabe. Cette immigration a été rendue possible par la conjonction de deux phénomènes. D’un côté la plupart des dirigeants arabes étaient souvent ravis de se débarrasser de leurs Juifs et accessoirement de confisquer leurs biens. Pourtant ce départ était un véritable coup de poignard contre le peuple palestinien (un peuple « frère » en théorie). Mais quand les Juifs ne sont pas partis spontanément, les Israéliens ont tout fait pour les y inciter. On sait, depuis l’ouverture des archives, que l’attentat contre la synagogue de Bagdad au début des années 50 est venu des services israéliens. Les Juifs Irakiens étaient les descendants de ceux qui étaient restés à Babylone. Ils ne sont plus qu’une centaine aujourd’hui. Dans le cas des Juifs Yéménites dont la présence en Arabie du Sud remonte à près de 3000 ans, les Israéliens ont utilisé une légende disant que le Messie viendrait voler vers eux. Ils sont venus les chercher en avion et cette communauté a disparu pour venir former en Israël un nouveau prolétariat. L’assassin de Rabin est un Yéménite, représentant quelque part d’une communauté qu’on a coupée de son histoire et de ses racines. Au Maroc et en Tunisie où il n’y a quasiment jamais eu de persécution antijuive, une campagne de propagande très intense a permis le départ de la plupart des Juifs au moment de l’indépendance. Chaque guerre et chaque bouleversement ont provoqué une nouvelle immigration vers Israël. En 1956, la guerre de Suez a entraîné quelques mesures de rétorsion contre les Juifs Egyptiens et le départ de tous. En 1962, l’indépendance de l’Algérie s’est accompagnée du départ d’une communauté antérieure à l’arrivée des Arabes, victime à sa façon du colonialisme : le décret Crémieux avait donné la nationalité française aux Juifs Algériens en la refusant aux Musulmans. La plupart des Juifs Algériens sont venus en France, mais quelques-uns ont choisi Israël. La même année, les Israéliens ont enlevé Eichmann en Argentine, l’ont ramené en Israël et l’ont pendu. Le régime péroniste a organisé quelques manifestations antijuives qui ont provoqué une émigration vers Israël. Dans les pays de l’Est dits « socialistes », un antisémitisme insidieux s’est manifesté dès 1945 (pogrom de Kielce en Pologne en 1946, purges staliniennes qui ont frappé essentiellement des communistes Juifs, anciens des brigades internationales et de la résistance au nazisme, purges antisémites dans la Pologne de 1968...). Cet antisémitisme d’Etat a provoqué le départ vers Israël d’anciens communistes au passé illustre. Il a surtout ruiné ce qui avait été l’espoir de nombreux Juifs : que la révolution donne une solution définitive à la « question juive ». Il a cassé l’attachement des Juifs de ces pays à l’ancien « Yiddishland ». Quand Gorbatchev est arrivé au pouvoir, alors que jamais auparavant les Juifs Soviétiques n’avaient eu un dirigeant aussi bienveillant à leur égard, ils ont choisi massivement de partir, fuyant un pays économiquement sinistré dans lequel ils n’avaient plus confiance. De nombreux Non Juifs ont profité de l’occasion pour partir aussi en Israël. En France depuis 1945, les Juifs ne sont plus des « parias » et appartiennent en majorité aux classes moyennes. Ils ont conquis, dans la douleur, l’égalité des droits. Ils sont attachés à la France et à la laïcité et n’ont aucune raison de partir pour Israël. À plusieurs reprises, il y a eu des tentatives pour créer une psychose, hurler à l’antisémitisme et les faire partir. Sharon s’y est essayé et il a même mis en scène l’arrivée en Israël de Juifs Français. Toutes ces tentatives ont eu peu de succès. Sur les 600000 à 700000 Juifs Français, 16000 sont partis en 10 ans et beaucoup sont revenus. Il y a pourtant un « Mal-être Juif » bien décrit par Dominique Vidal, mais qui ne repose sur aucune réalité d’une résurgence d’un antisémitisme de masse. Au contraire, toutes les études montrent que les Juifs sont acceptés dans la vie quotidienne ou à des postes de responsabilité plus qu’à n’importe quelle autre époque. Les discriminations ou actes de haine qu’ils peuvent subir sont sans comparaison avec ce que subissent quotidiennement les Arabes, les Noirs ou les Roms. La psychose entretenue par certains dirigeants communautaires (qui évoquent parfois une nouvelle « Nuit de Cristal ») repose sur un fantasme. Des officines comme « Avocats sans frontières » de William Goldnagel attaquent systématiquement tous ceux qui critiquent Israël ou le sionisme en les traitant d’antisémites. Même Edgar Morin, pourtant Juif et résistant a été attaqué et a perdu son procès. Devant un tribunal, l’antisionisme est systématiquement assimilé à l’antisémitisme. On le voit donc : partout où l’antisémitisme existe ou a existé, il a renforcé le projet sioniste. Quand, croyant montrer sa solidarité avec l’Intifada, quelqu’un caillasse une synagogue, l’acte est doublement imbécile : c’est un acte raciste et il renforce ce qu’il est censé combattre. En même temps, quand l’antisémitisme n’existe pas, il est de l’intérêt du projet sioniste de le provoquer : pour créer une adhésion émotionnelle et inconditionnelle à la politique israélienne et pour déclencher une nouvelle immigration.

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Religion Re: Intégrisme juif

le Sam 21 Fév - 23:06
Les « nouveaux » antisémites.

L’antisémitisme racial n’a pas disparu. Le Front National et divers groupuscules d’extrême droite relaient toujours une prose antisémite directement héritée de l’époque de Vichy. Souvenons-nous du journal « Minute » traitant Anne Sinclair de charcutière cachère ou Le Pen et Gollnisch dissertant sur « les camps point de détail de l’histoire », le même Le Pen donnant les noms de plusieurs journalistes Juifs pour illustrer l’idée qu’ils contrôlent les médias. Mais l’antisémitisme n’est pas le monopole de l’extrême droite. Il existe une tradition antisémite à gauche qui remonte aux débuts du mouvement ouvrier où les Juifs étaient assimilés à l’argent et à la banque et étaient accusés de dominer le monde. À l’époque de l’affaire Dreyfus, Jaurès avait hésité à engager le parti socialiste et il avait rencontré de nombreuses résistances. Le « négationnisme », c’est-à-dire la négation de la réalité du génocide, est né à l’extrême droite, mais il a prospéré à l’ultra-gauche. Dès la chute du nazisme, il y a eu une tentative pour réhabiliter le régime déchu et nier ses crimes. Maurice Bardèche, beau-frère de Brasillach a agi en ce sens, aidé en cela par le recyclage des anciens serviteurs de Vichy dans divers partis. C’est un ancien déporté à Buchenwald, Rassinier, qui le premier va nier le génocide. Dans les années 60, les Bordighistes publient « Auschwitz ou le Grand Alibi ». Ce n’est pas une négation du génocide mais une mise sur le même plan du nazisme, du capitalisme et du stalinisme. Fondateur d’une librairie d’extrême gauche active en mai 68 (La « Vieille Taupe »), Pierre Guillaume va rompre avec tous ses amis et transformer sa librairie en officine révisionniste recherchant de façon obsessionnelle les « preuves » du mensonge. Quand Faurisson publie son premier pamphlet, au nom de la « liberté d’expression », des Juifs comme Gabriel Cohn-Bendit ou Noam Chomski se prononcent contre toute sanction judiciaire. Pierre Vidal-Naquet traitera avec brio les négationnistes « d’assassins de la mémoire ». Le courant révisionniste dont les principales motivations sont à l’évidence antisémites, recevra de nombreux soutiens célèbres comme Roger Garaudy, ancien dissident du PCF. Il infiltrera certaines universités comme Lyon III. Ce qui est plus grave que ces gesticulations, c’est l’existence, certes en nombre limité, d’antisémites infiltrés dans le mouvement de soutien à la Palestine. À l’UJFP, nous avons toujours expliqué que Juif, Sioniste et Israélien, c’est différent, que cette guerre n’est pas une guerre raciale, religieuse ou nationaliste mais que ce qui est en jeu, c’est le refus du colonialisme, l’égalité des droits et la justice. Pour nous, les crimes commis « en notre nom » par l’armée israélienne marquent une rupture complète par rapport à la tradition « universaliste » du judaïsme dont nos nous réclamons. Les nouveaux antisémites, exactement comme les Sionistes, confondent sciemment Juif, Sioniste, Israélien. Ils maquillent leur haine ordinaire derrière « l’antiisraélisme » (pour reprendre un terme d’Edgar Morin)qui est à mon sens parfaitement légitime. Ils expliquent la destruction de la société palestinienne par une perversion intrinsèque des Juifs. Derrière ce courant, il y a le personnage d’Israël Shamir. Ce Juif soviétique, arrivé en Israël à la fin des années 80 et qui vit à Jaffa est inconnu dans le mouvement pacifiste israélien. Il a d’abord produit de bons textes sur toutes les exactions commises par Israël. Mais les choses ont vite dérapé. Pour Shamir, le problème ce n’est pas le Sionisme, c’est le Judaïsme avec lequel il faut « rompre ». Shamir s’est converti au christianisme (orthodoxe) dont il a repris la pire tradition antisémite en affirmant sans rire que le « Protocole des sages de Sion » est authentique et que les Juifs se sont livrés à des crimes rituels contre les Chrétiens. Shamir entretient d’excellents rapports avec le néo-nazi allemand Horst Mahler. Je ne sais pas si Shamir est un agent du FSB ou du Mossad, mais s’il ne l’est pas, c’est que les services secrets ne sont plus ce qu’ils étaient. Dominique Vidal a publié un excellent travail de recherche sur Shamir, facilement consultable sur Internet. Le problème, c’est que Shamir a des partisans, notamment en France qui se disent que si un Israélien dit de pareilles choses sur les Juifs, c’est 1) que c’est vrai, 2) que c’est permis. Dans cette mouvance, on trouve des gens qui ont beaucoup fait pour la cause palestinienne mais qui ont dérapé sous l’influence de Shamir. Je pense à Marcel Charbonnier. L’autre traductrice de Shamir, Maria Poumier est une vraie antisémite qui a eu des propos particulièrement scandaleux contre des militantes antisionistes comme Danielle Bleitrach ou Olivia Zémor. La journaliste suisse Sylvia Cattori est toujours très active pour populariser Shamir. Il existe un courant antisémite issu de l’extrême gauche. On y retrouve le négationniste Serge Thion, exclu du CNRS et plusieurs fois condamné qui publie sous le manteau un journal informatique « la guerre du golfe et des banlieues » où l’antisémitisme obsessionnel est à l’état pur. Jean Brière exclu des « Verts » pour propos antisémites, Ginette Skandrani, animatrice de « La Pierre et l’Olivier » (qui a accusé Michèle Warschawski et Olivia Zémor d’être des agents du Mossad) et Fausto Giudice qui a fondé le site intégriste musulman Quibla font partie de ce courant. Ils se sont rapprochés du « parti des musulmans de France » de Mohamed Latrèche et sont ouvertement pour une alliance avec des courants « intégristes ». Parmi les plus durs dans ce noyau, citons Michel Dakar, plusieurs fois condamné et obligé de fermer son site « Egade ». Dans le texte, Dakar est clair. Citons-le : « Danielle Bleitrach et Pierre Stambul sont tous deux Juifs. Le judaïsme conditionne ses adeptes à l’idée de leur propre suprématie, sur tous les autres humains. Selon le judaïsme, seuls les Juifs sont des humains, les autres « humains » sont des formes vivantes intermédiaires entre les animaux et les seuls humains qui sont les Juifs, ces formes intermédiaires ayant été créées par Dieu pour servir les Juifs et le monde ayant été créé comme leur propriété ... » Ces gens se connaissent et agissent ensemble. Ils ont « égaré » un mèl écrit par Fausto Giudice. Qui sont les destinataires ? On y trouve Manfred Stricker, qui fut candidat d’extrême droite en Alsace, Mondher Sfar, un Tunisien négationniste qui est passé par l’université Lyon III. Les autres sont Charbonnier, Poumier, Cattori, Brière, Skandrani, Dakar ... De quoi parlent-ils ? de la création d’un comité de défense regroupant toutes les personnes attaquées pour leurs propos. On pourrait penser que dans le fond, ces illuminé(e)s sont inoffensifs. Deux événements montrent que non. D’abord la conférence organisée en Suisse par Sami Aldeeb pour un seul état démocratique en Palestine. L’idée généreuse est sans doute la plus réaliste et la plus juste quand Israël a installé 450000 colons en Cisjordanie et à Jérusalem. Hélas, la conférence a été gangrenée par les négationnistes qui ont été chargés des principales interventions introductives. Le même scénario s’est reproduit avec la Caravane de la Paix de Strasbourg au pont Allenby. L’intervention des négationnistes a provoqué le départ de certains des initiateurs du projet. D’autres personnes ayant tenu des propos antisémites ont fait parler d’elles ces derniers temps. Citons Alain Soral, Dieudonné pour qui l’esclavage a été financé par des banques juives ou Alain Ménargues qui pense que les Juifs se sont enfermés tous seuls dans le ghetto. Il y a aussi ceux qui estiment que tout Juif est forcément quelque part un Sioniste. Il y a enfin le problème de camarades sincères et actifs qui estiment que cette question est secondaire et qu’en tout état de cause, les Juifs (donc l’UJFP) n’ont pas à trier dans le camp de la Palestine les bons et les mauvais. On a ainsi vu devant le Bataclan à l’occasion d’une des nombreuses provocations de l’Association pour le Bien-être du Soldat Palestinien des contre-manifestants particulièrement douteux scandant des slogans antisémites. Effectivement, si seuls les Juifs sont concernés par cette infiltration, alors nous aurons tous perdu. Félicitons-nous de la vigilance pointilleuse de l’AFPS et de Bernard Ravenel qui se sont toujours montrés très vigilants à l’égard des dérives antisémites.

Je terminerai en répétant que la lutte contre l’antisémitisme est à la fois une question de « morale » et une question « d’efficacité ». De morale parce que nous nous battons au nom de principes universels : le refus des discriminations et du colonialisme, l’égalité des droits et la justice. Nous ne sommes pas pour la victoire d’un nationalisme contre un autre mais pour la fin d’une occupation criminelle qui détruit la société palestinienne. Question d’efficacité aussi. L’impunité insupportable d’Israël vient d’une adhésion inconditionnelle de la plupart des Juifs. Derrière cette impunité, il y a la « culpabilité » de l’Occident et une névrose collective qui fait croire à beaucoup de Juifs que le génocide peut recommencer. Toute manifestation d’antisémitisme renforce la politique actuelle des gouvernements israéliens.

Source:Pierre Stambul

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Religion Re: Intégrisme juif

le Mer 5 Sep - 23:54
Monastère profané à Jérusalem : les extrémistes israéliens soupçonnés



Des extrémistes israéliens religieux présumés ont incendié, tôt mardi matin, une porte du monastère catholique de Latroun, en Israël. Ils ont également inscrit des graffitis anti-chrétiens sur les murs. Ce qui a provoqué des protestations générales. Fondée par les cisterciens, l'abbaye de Latroun, qui héberge une communauté trappiste, est l'un des sites monastiques les plus célèbres de Terre sainte, connu en particulier pour son vignoble.

Elle est située à 15 km à l'ouest de Jérusalem, à la frontière entre Israël et la Cisjordanie, sur la ligne de l'armistice de 1949 qui mit fin à la première guerre israélo-arabe.

«Une porte en bois du couvent a été entièrement brûlée par des inconnus et des slogans anti-chrétiens tel que +Jésus est un singe+ ont été inscrits sur les murs de l'édifice», à l'ouest de Jérusalem sur la route de Tel-Aviv, a déclaré le porte-parole de la police, Micky Rosenfeld.

Parmi les autres slogans, figurait le nom de Ramat Migron, petite implantation démantelée la semaine dernière par l'armée israélienne, proche de la colonie sauvage de Migron, la plus vaste de Cisjordanie occupée, évacuée dimanche sur ordre de la Cour suprême. Des ultras de la colonisation israélienne mènent depuis des années une politique dite du «prix à payer». Ce qui consiste à se venger sur des villageois palestiniens, des lieux de culte musulmans et chrétiens ....

http://www.leparisien.fr/international/monastere-profane-a-jerusalem-les-extremistes-israeliens-soupconnes-04-09-2012-2150254.php

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Religion Re: Intégrisme juif

le Mer 12 Sep - 13:24
[....Selon le Wall Street Journal, le film à l'origine des violences s'intitule Innocence of Muslims (L'Innocence des musulmans) et a été réalisé par un Israélo-Américain, Sam Bacile, promoteur immobilier de 54 ans. Après la manfistation du Caire, il a déclaré au quotidien américain: «L'islam est un cancer.» Le long métrage a reçu le soutien du controversé pasteur américain Terry Jones, qui avait créé la polémique en brûlant des exemplaires du Coran en avril....]

http://www.20minutes.fr/monde/libye/1001866-libye-ambassadeur-etats-unis-tue-benghazi

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Religion Re: Intégrisme juif

le Dim 23 Juin - 16:47

‫أنت في تل أبيب !


هذا الزي يسمى "الفرومكا" هو لطائفة يهودية متطرفة , تعيش على هامش التاريخ و المجتمع الاسرائيلي و تكفره ...و تعتبر كل أشكال الحضارة و التطور رجسا من عمل الشيطان ...يحرمون الفن و الموسيقى و العلوم بكل أشكالها ...و يرون في المرأة نجاسة و عورة و يحرم عليها دخول المعابد للصلاة ...

أي تشابه مع طائفة معروفة عندنا باسرائيلياتها و تخاريفها , ليس الا من محض ...الحقيقة‬



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Se ne sont point des musulmanes ExclamationArrow

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