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Guerre Iran-Irak

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Sujet / Message Guerre Iran-Irak

Message par Syfou le Lun 23 Aoû - 1:54

La guerre Iran-Irak, connue en Iran sous le nom de Guerre imposée (en persan : جنگ تحمیلی, Jang-e-tahmili) ou Défense sacrée (en persan : دفاع مقدس, , Defā'e moghaddas), en Irak sous le nom de Qādisiyyah de Saddam (en arabe : قادسيّة صدّام) est une guerre qui a opposé l'Iran à l'Irak entre septembre 1980 et août 1988. Elle a également été appelée guerre du Golfe persique jusqu'à la deuxième guerre du Golfe entre l'Irak et le Koweït en 1990-1991, puis a pris le nom de première guerre du Golfe. Elle a fait entre 500 000 et 1 200 000 victimes.

Guerre Iran-Irak Iran-i10

Historique politique

En 1979, le chah d'Iran est renversé par la révolution islamique. L'ayatollah Khomeyni proclame la république islamique après le départ forcé du souverain déchu, en février 1979. Khomeyni s'était exilé en Irak de 1964 au 16 octobre 1978, puis en France jusqu'au mois de janvier 1979, ayant été expulsé d'Irak pour son activisme pro-chiite. Après le succès du référendum sur l'installation d'un régime islamique en Iran, remporté officiellement à 98 % par le oui, il appelle dès 1980 les Irakiens à renverser le régime de Saddam Hussein arrivé au pouvoir un an plus tôt. Son objectif étant de promouvoir le mouvement islamique à travers tout le Proche-Orient.

C'est pourquoi, Saddam Hussein redoutant l'ascension de Khomeyni et son regain de popularité dans le monde musulman, attaque l'Iran le 22 septembre 1980, sous le prétexte de désaccord frontalier. Lorgnant depuis longtemps sur plusieurs territoires iraniens, il espère ainsi faire disparaître le régime fondamentaliste et réduire son influence sur le mouvement islamique, souhaitant lui-même prendre le leadership dans le monde arabe. Ses objectifs affichés sont d'obtenir le déplacement de la frontière sur la rive orientale du Chatt-el-Arab pour assurer une meilleure sécurité à la région de Bassorah ; obtenir la restitution des trois îles du détroit d'Ormuz annexées par le Chah en 1971 et soustraire ainsi le détroit à une exclusive emprise iranienne ; provoquer éventuellement un soulèvement dans la province iranienne du Khuzestan, peuplée d'arabes (Arabistan pour l'Irak) et l'annexer.

À cette époque, l'Irak était un pays économiquement et militairement puissant dans le golfe Persique, grâce aux revenus des pétrodollars, et à une politique de modernisation que Saddam Hussein avait mis en place dans son pays (école obligatoire pour les garçons et les filles, politique volontariste et une élite irakienne de plus en plus nombreuse et importante). Les grandes puissances, inquiètes de l'apparition de la république islamique iranienne, voyaient en l'Irak un pays qui pourrait évoluer vers la laïcité et le modernisme, faire contrepoids à l'Iran. C'est pourquoi elles ne s'opposent pas dans un premier temps à l'offensive irakiennne, allant jusqu'à la soutenir ensuite. C'est en particulier le cas de l'URSS, de la France et des États-Unis.

Le 28 septembre 1980 la résolution 479 de l'ONU demande un cessez-le-feu immédiat mais sans exiger le retrait par l'Irak des territoires iraniens qu'elle occupe.

Cependant, en dépit de la puissance de l'armée irakienne, le conflit s'enlise rapidement. Début 1981, l'armée iranienne contre-attaque et parvient à libérer l'essentiel de son territoire début 1982. En juin de cette même année, l'Irak décrète un cessez-le-feu, mais voit son territoire envahi à son tour le mois suivant.

Après 2 ans de guerre, la position de l'Iran se radicalise : il s'agit désormais de réduire la puissance de l'Irak, de destituer Saddam Hussein et de le remplacer par un régime islamique.

L'affrontement militaire se double d'une guerre des symboles. L'offensive irakienne de 1980 est baptisée Kadisiyya, en référence à la conquête de l'Iran par les Arabes au VIIe siècle. Les contre-offensives iraniennes sont nommées Kerbela 1, 2, etc., évoquant le combat des premiers chiites contre le pouvoir sunnite.

Du côté iranien, l'enrôlement de masse, y compris de très jeunes garçons, s'accompagne d'une exaltation des martyrs. Il arrive que les jeunes volontaires endoctrinés se précipitent sur les champs de mines. Du côté irakien, on bénéficie de techniciens professionnels formés à l'occidentale (Garde présidentielle). Les conscrits, souvent chiites et kurdes, sont peu armés et ne servent qu'à freiner le premier élan des attaques ennemies.

La ligne de front se stabilisa à la frontière commune, et malgré de nombreuses offensives de part et d'autre, il n'y eut pas de percée majeure pendant plus de 6 ans.

Finalement, en 1988, l'armée irakienne reprend le dessus. Le 18 juillet, Khomeyni accepte le cessez le feu exigé par la résolution 598 du conseil de sécurité de l'Organisation des Nations unies et le Secrétaire général de l'Organisation peut annoncer la fin des hostilités actives pour le 20 août à 03 h 00 GMT.

Dans une lettre datée du 14 août 1990, Saddam Hussein accepte de revenir aux accords d’Alger de 1975 : il libère une partie des prisonniers de guerre (les derniers prisonniers de guerre ne seront libérés que plus de dix ans après la fin des hostilités) et quitte les territoires occupés. Dans les faits, c'est un retour au statu quo ante. Cependant, aucun traité de paix ne viendra formaliser ce retour, et ce n'est qu'en 2005 que Hoshyar Zebari annonce que les deux pays envisagent un tel traité.

Au total, les dépenses militaires, pertes en produit intérieur brut et capitaux non investis, auraient dépassé 500 milliards de dollars pour les deux pays. L’Iran estime officiellement à 300 milliards le prix de la reconstruction de son économie. L’Irak, pour sa part, l’évalue entre 50 et 60 milliards de dollars.

Les estimations des pertes en vies humaines varient de 300 000 à plus de 1 000 000 morts iraniens et à 200 000 Irakiens, ce qui est très élevé pour un conflit régional.

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Sujet / Message Re: Guerre Iran-Irak

Message par Syfou le Lun 23 Aoû - 2:02

Historique militaire

Lorsque le Chah était au pouvoir, les dissensions existaient déjà entre l'Iran et l'Irak, et, en 1975, un traité fut conclu pour redéfinir les frontières.

Cependant, après mai 1979, un certain nombre d'incidents éclatèrent le long de la frontière ; entre avril et juillet 1980, 30 000 Irakiens considérés comme d'origine iranienne par le gouvernement baassiste furent chassés d'Irak ; en septembre 1980, le président Saddam Hussein annula les accords d’Alger de 1975 .

Le 20 septembre 1980, l'aviation irakienne bombarda un certain nombre de terrains d'aviation iraniens. Deux jours plus tard l'armée irakienne entrait en Iran. L'Irak affirmait vouloir exercer à nouveau sa souveraineté sur les voies navigables et sur les territoires du Chatt el'Arab, cédés en 1975.

Les forces irakiennes avançaient le long de trois axes : vers Qasr-e Chirin au nord, Mehran au centre, et surtout Susangard et Khorramchahr dans le sud. L'Irak espérait qu'un tel mouvement entraînerait rapidement la chute du nouveau régime. L'Irak réussit à franchir la frontière, mais la profondeur de pénétration variait considérablement d'une percée à l'autre. Le plus gros succès fut obtenu au sud, après la chute de Khorramchahr après de très durs combats. L'armée iranienne livra au nord et au centre des contre-attaques peu importantes, en général à l'aide d'un léger support de blindés et d'artillerie. Il regagna ainsi quelques territoires perdus.

Le 28 novembre 1980 se déroule une bataille navale près du port d' Umm Qasr : l'opération Morvarid durant laquelle des missiles maverick et Silkworm sont échangés et 6 navires irakiens et un navire de la marine iranienne sont coulés. La marine irakienne restera ensuite pratiquement inactive pendant tout le reste du conflit.

En janvier 1981, les Iraniens menèrent une contre-attaque de plus grande envergure, au sud de Susangerd, qui se solda par un échec dû à l'absence d'infanterie pour soutenir l'action des chars et la nature du terrain, très mou à cette époque de l'année, et donc impropre au déplacements des chars. Il est probable que, dans les combats, l'Irak ait laissé une cinquantaine de chars T-62 et l'Iran une centaine de chars Chieftain et de M-60A1.

Au cours de la 1re année de guerre, l'Iran et l'Irak ont perdu environ le même nombre de chars, entre 250 et 300. Certains observateurs supposent que l'Irak avait capturé en un an une cinquantaine de Chieftain en bon état, ainsi que des M 60A1 et des Scorpion.

Quand ils ont été bien dirigés, les Chieftains iraniens (dotés de leur canon de 120 mm), se sont révélés bien supérieurs aux char T-54 et T-55 armés d'un 100 mm ainsi qu'aux T-62 avec leurs 115 mm de l'armée irakienne.

En 1981, les 2 armées commencèrent à avoir de nouveaux besoins en équipements. Les Iraniens réussirent à obtenir d'Israël des pièces détachées de chars M-48 et M-60. La Syrie, la Libye et quelques pays socialistes leur en fournirent également. L'Irak continuait à être approvisionné par la France (y compris en missiles antichars), l'Union soviétique, la Corée du Nord, le Viêt Nam et l'Égypte, essentiellement en munitions de char T-54 et T-55, que les livraisons en matériel américain rendirent rapidement inutiles. Au début de 1983, l'Irak commença à recevoir de nombreux équipements de République populaire de Chine dont le char Type 63, qui transita par l'Arabie saoudite.

Avant la guerre, l'Iran et l'Irak comptaient sur leurs revenus pétroliers pour subvenir à leurs besoins militaires : 3,5 millions de barils/jour exportés pour l'Irak et 1,6 million pour l'Iran. Au début de 1980, les deux pays n'exportaient plus que 600 000 barils. En raison de cette diminution considérable, l'Irak dut recourir à l'aide de l’Arabie saoudite, entre autres.

En 1984 commencèrent les attaques systématiques d'installations pétrolières et de pétroliers par les deux camps.

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Guerre Iran-Irak 220px-17

En janvier 1987, l'Iran lance deux grandes offensives : Kerbala 5, à l'est de Bassorah, où Téhéran voulait établir un gouvernement provisoire de la République islamique irakienne, constitué des chefs des opposants chi'ites irakiens réfugiés en Iran ; Kerbala 6, à 150 kilomètres au nord de Bagdad en direction des grands barrages de l'Euphrate. Les pertes sont énormes de part et d'autre mais les forces iraniennes seront finalement bloquées.

En juillet 1987, l'Iran entreprend de contrôler la navigation maritime dans le golfe, un total de 546 navires de commerces étrangers furent attaqués par les deux belligérants causant la mort de 430 marins civils. Les navires Koweïtiens sont alors placés sous pavillon des États-Unis.

Le 18 juillet 1988, Téhéran accepta le cessez-le-feu, qui prit effet le 22. Le 25, les moudjahidines du peuple, mouvement d'opposition armée au régime des ayatollahs, soutenu par Saddam Hussein, franchit la frontière irako-iranienne pour tenter de renverser le régime iranien. La manœuvre échoua et entraîna une violente répression de Téhéran.


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Sujet / Message Re: Guerre Iran-Irak

Message par Syfou le Lun 23 Aoû - 2:05

Armée de terre irakienne (1980)

1e Corps d'Armée (secteur entre Rawanduz et Marivan)
7e Division d'Infanterie (QG Souleimaniye, Irak)
11e Division d'Infanterie (QG Suleimaniyeh, Irak) (-) (113e Brigade d'Infanterie)
2e Corps d'Armée (secteur entre Qasr-e Chirin, Ilam et Mehran, blindés déployés entre Mehran et Dezful
6e Division blindée (QG Bakouba, Irak) 300 (T-62) (BMP-1)
9e Division blindée (QG Baqubah, Irak) 300 (T-62) (BMP-1)
10e Division blindée (QG Baqubah, Irak) 300 (T-62) (BMP-1)
2e Division d'Infanterie (QG Kirkouk, Irak)
4e Division d'Infanterie (QG Mossoul, Irak)
6e Division d'Infanterie (QG Baqubah, Irak)
8e Division d'Infanterie (QG Erbil, Irak)
3e Corps d'Armée (QG al-Qurnah, Irak, secteur entre Dezful et Abadan)
3e Division blindée (QG Tikrit, Irak) 300 (T-62) (BMP-1)
10e Division blindée (QG Bagdad, Irak) 300 (T-62) (BMP-1)
12e Division blindée (QG Dahuk, Irak) 300 (T-62) (BMP-1) (en réserve)
1e Division mécanisée (QG Divaniyeh, Irak) 200 (T-55) (Véhicule de transport de troupes OT-64/BTR-50 tchèque)
5e Division mécanisée (QG Bassorah, Irak) 200 (T-55) (OT-64 APC/BTR-50 APC tchèque)
31e Brigade des forces spéciales indépendantes (-) (2 bataillons) (l'un rattaché à la 5e division mécanisée, l'autre à la 3e division blindée.
33e Brigade des forces spéciales indépendantes
10e Brigade blindée indépendante (T-72) (BMP-1)
12e Brigade blindée indépendante (T-72) (BMP-1)
113e Brigade d'infanterie (détachement de la 11e division d'infanterie)

Armée de terre de la république islamique d'Iran (1980)

16e Division blindée (QG Qazvin, Iran) (Char M60A1) (M113)
81e Division blindée (QG Kermanshah, Iran) (Chars Chieftain) (M113)
92e Division blindée (QG Khuzestan, Iran) (Chieftain) (M113)
21e Division d'infanterie (QG Téhéran, Iran)
28e Division d'infanterie (Sanandaj, Saqez et Marivan, Iran) (1 brigade blindée) (M60A1) (M113)
64e Division d'infanterie (Orumiyeh, Iran)
77e Division d'infanterie (Khorasan, Iran) (1 brigade blindée) (M48) (BTR-50)
37e Brigade blindée (Shiraz, Iran)
88e Brigade blindée (Zahedan, Iran) (Chieftain) (couvrant les frontières avec l'Afghanistan et le Pakistan)
30e Brigade d'infanterie (Gorgan, Iran)
84e Brigade d'infanterie (Khorramabad, Iran) (déployée sur le front, faisant la liaison entre les positions de la 81e et de la 92e division blindée.
23e Brigade des forces spéciales (Téhéran, Iran) (déployée le long de la frontière irakienne dans 13 détachements séparés)
55e Brigade aérienne (Shiraz, Iran) (un bataillon déployé à Sardasht, et une compagnie chacune à Sanandaj et à Dezful, Iran)
11e Groupe indépendant d'artillerie
22e Groupe indépendant d'artillerie (Khuzestan, Iran)
33e Groupe indépendant d'artillerie
44e Groupe indépendant d'artillerie
55e Groupe indépendant d'artillerie (Khuzestan, Iran)

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Sujet / Message Re: Guerre Iran-Irak

Message par Syfou le Lun 23 Aoû - 2:13

Armes chimiques

Dès 1983, des armes chimiques (sarin, Tabun, gaz moutarde et cyclosarin) sont utilisées par l'Irak, à la fois contre l'armée iranienne mais également contre les populations civiles et plus particulièrement Kurdes, sans réactions notables de la communauté internationale bien que l'Irak soit signataire en 1931 du protocole de Genève de 1925, interdisant l'utilisation des armes chimiques.

Le groupe Australie estime à 70 000 le nombre de victimes iraniennes, dont 10 000 morts (dans leur très grande majorité des soldats) suite à l'emploi de ces armes.

Le 28 juin 1987, l'Irak utilise l'arme chimique sur la ville de Sardasht en Iran, tuant une centaine de personnes et en blessant au moins 2000. C'est la première fois que l'arme chimique est utilisée sur une population civile depuis la Seconde Guerre mondiale.

Le 17 mars 1988, l'armée irakienne utilise des armes chimiques et biologiques sur la ville kurde de Halabja, se concluant par la mort de près de 5 000 habitants. La poursuite de l'utilisation des armes chimiques dans la guerre est énergiquement condamnée par le conseil de sécurité de l'ONU le 9 mai 1988.

Le régime irakien de l'époque a expliqué que c'était l'œuvre de l'armée iranienne. Cette thèse était à l'époque également défendue quelque temps par l'administration américaine. On estime qu'à cette époque, plus de 150 000 Kurdes ont été exposés à des armes non conventionnelles.

Joost R. Hiltermann, un des directeurs de l'International Crisis Group a fait remarquer à ce sujet que l'administration Reagan n'a jamais apporté une seule preuve de ses allégations d'usage d'armes chimiques par l'Iran. D'ailleurs, la démoralisation des soldats iraniens du fait des attaques chimiques de l'armée irakienne, l'impossibilité pour l'Iran de pouvoir riposter de la même manière et la peur d'une attaque chimique sur Téhéran, ce qui aurait eu des conséquences désastreuses, expliquent en partie la volonté de Khomeini d'accepter le cessez-le feu du 18 juillet 1988.

Jean Pascal Zanders spécialiste des armes chimiques du SIPRI a lui aussi mis en doute les allégations américaines.

Le 22 juillet 1988 l'aviation irakienne utilise les armes chimiques sur le village iranien de Zarde : 275 habitants sont tués et des centaines blessés. Le 2 août 1988 a lieu la dernière attaque chimique irakienne de la guerre : la ville d'Oshnaviyeh est bombardée par un avion irakien et au moins un millier de personnes sont blessées .

Selon les déclarations écrites de l'Irak à l'ONU en 2002 sur son programme chimique, tout le matériel et les connaissances ayant pour but de mettre au point ce programme viennent des pays suivants : Singapour, Pays-Bas, Égypte, Inde, RFA, Luxembourg, Brésil, France, Autriche, Italie et USA. Il est à souligner par contre que l'URSS ne semble avoir fourni aucune aide à l'Irak dans ce programme.

Guerre Iran-Irak Chemic10

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Sujet / Message Re: Guerre Iran-Irak

Message par Syfou le Lun 23 Aoû - 2:23

Implication occidentale dans le conflit

Les États-Unis ont eu des contentieux avec l'Iran dès la proclamation de la République islamique. L'investissement de l'ambassade américaine à Téhéran par les étudiants de la ligne de l'Imam, la longue prise d'otages qui s'en suivit et l'échec de l'opération destinée à libérer les employés fut le premier acte d'une guerre larvée entre ces 2 pays.

Bien que leurs relations diplomatiques soient gelées durant cette période, l'affaire Iran-Contra prouve que des contacts et des rencontres eurent tout de même lieu entre les gouvernements de ces nations quand leurs intérêts étaient convergents.

Divers affrontements armés eurent lieu, allant de simples escarmouches à des batailles en règle concernant essentiellement la liberté de navigation des pétroliers dans le golfe Persique.
Un navire reconverti en mouilleur de mines, le Iran Asr, fut capturé puis coulé par l'US Navy en 1987 après avoir été pris en flagrant délit de pose de mines sur les voies commerciales.

Pour contrer les vedettes rapides des Gardiens de la Révolution (Pasdarans), le 160th SOAR (A), une unité composé d'hélicoptères légers AH-6/MH-6 "Little Bird" des forces spéciales des États-Unis ainsi que de vedettes Sea Spectre fut engagé à partir de 1987 pour lutter contre cette guérilla maritime, il y eut une centaine d'accrochages.

Le 17 mai 1987, 2 missiles Exocet lancés par un Mirage F1 irakien touchèrent la frégate "USS Stark" tuant 37 marins et blessant 21 autres, le pilote de chasse a dit avoir confondu le navire avec un pétrolier iranien. La réparation du navire couta 142 millions de dollars à la marine américaine. Au sujet de cet incident, une thèse un peu différente est mise en avant dans l'émission de Patrick Pesnot "Rendez-vous avec X" . Selon cette émission l'attaque a été perpétrée par un Falcon modifié et non par un Mirage F1. Il évoque également les motifs de cette attaque à un moment où les U.S.A. soutiennent l'Irak.

Le 19 octobre 1987 quatre destroyers américains attaquèrent et détruisirent presque totalement au canon naval les deux plates-formes pétrolières iraniennes de Reshadat et Resalat. Les États-Unis justifièrent l'attaque au nom du droit à la légitime défense.

Le 14 avril 1988, la frégate USS Samuel B. Roberts est gravement endommagée par une mine iranienne. Cela entraina le 18 avril 1988, une opération de grande envergure nommée Praying Mantis lancée par les États-Unis qui neutralisa le tiers de la flotte iranienne. Une frégate iranienne (le Sahand de type Vosper Mk5) fut coulée ; une autre, le Sabaland (même type) gravement endommagée, un patrouilleur type Combattante II (P 225 Joshan) et 5 vedettes furent envoyés par le fond, 87 militaires Iraniens furent tués et plus de 300 blessés, des plates-formes de forage reconverties en base pour les vedettes rapides furent investies par l'US Navy qui perdit un hélicoptère et ses 2 pilotes.

Les attaques de 1987 et 1988 contre les plate-formes pétrolières iraniennes donnèrent lieu à une plainte devant la Cour internationale de justice, qui trancha l'affaire en 2003 en déboutant les deux parties (Plate-formes pétrolières (Iran c. États-Unis)).

Le 3 juillet 1988, le croiseur USS Vincennes abat le Vol 655 Iran Air, un Airbus A300 reliant Bandar Abbas à Dubaï, et fait 290 morts. Les États-Unis émettent plusieurs versions contradictoires au cours des jours suivants. Le Pentagone a d'abord affirmé que le commandant du navire croyait avoir affaire (sur les radars) à un chasseur F-14 iranien en piqué. Cette version fut démentie par la marine italienne, et par la frégate américaine Sides, qui confirmèrent que l'avion était en montée. La seconde version fut donc de dire que le transpondeur de l'Airbus A300 l'identifiait à la fois comme un avion civil et comme un chasseur militaire, et que la marine américaine, n'ayant eu de réponse à ses appels de semonce, aurait ouvert le feu. À leur retour à San Diego, leur port d'attache, les marins de l'USS Vincennes furent tous décorés. La ville de Vincennes, dans l'Indiana, érigea un monument en mémoire des marins de l'USS Vincennes. Et pour Margaret Thatcher, le premier ministre britannique, l'attaque du vol IR655 était « compréhensible » . L'année suivante, la femme du commandant du navire (le capitaine de vaisseau Wille Rogers) échappa à un attentat à la voiture piégée, chez elle, en Californie.

La Royal Navy et la Marine nationale française entre autres dépêchèrent des navires de guerre dans l'océan Indien pour surveiller les voies de navigation et neutraliser les champs de mines pouvant gêner l'approvisionnement pétrolier de l'Occident et du Japon.

D'autres grandes nations furent impliquées de façon directe ou indirecte dans ce conflit, surtout dans la vente d'armes à l'un ou à l'autre des belligérants, voire aux deux. La France, par exemple, fut le deuxième fournisseur d'armes de l'Irak, formant des pilotes et prêtant même cinq Dassault Super-Étendard de sa marine le temps que les Mirage F1 commandés soient livrés, et fournit secrétement à l'Iran environ 450 000 obus d'artillerie de 155 et 203 mm de la société Luchaire entre 1982 et 1986 ainsi que des pièces détachées pour des missiles sol-air Hawk.

Implication des autres pays du Moyen-Orient

L'Arabie saoudite et les autres monarchies de la péninsule arabique ont largement financé l'effort de guerre irakien, par crainte d'une contagion révolutionnaire vers leurs propres populations chiites. Le contentieux de dettes de guerre a d'ailleurs été une des causes de l'invasion du Koweït par l'Irak en 1990.

La Syrie, au contraire, a tenté d'affaiblir l'Irak en coupant l'oléoduc reliant Kirkouk au port syrien de Lattaquié. Les exportations irakiennes de pétrole auraient été ruinées sans l'ouverture d'une nouvelle ligne par la Turquie.

L'Égypte a aidé indirectement l'Irak en lui fournissant 2 millions de travailleurs immigrés, pour remplacer ses hommes mobilisés.

Israël, ancien allié de l'Iran du chah, avait autant de raisons de redouter le panislamisme de la République iranienne que le panarabisme laïque de l'Irak. Sa principale intervention dans le conflit a été le bombardement de la centrale nucléaire Osirak en 1981. Construite avec des technologies françaises, cette centrale aurait permis à l'Irak de se doter à terme de l'arme nucléaire.

Des pays et des organisations internationales ont tenté à plusieurs reprises des médiations pour cesser le conflit, dont l'Algérie, mais celui-ci a reçu une réponse négative de la part de l'Irak qui a abattu le 3 mai 1982 un avion d'affaire Gulfstream II du gouvernement algérien avec 14 personnes à bord dont le ministre des affaires étrangères se rendant à Téhéran avec un Mig-25.

Vente d'armes

L'Irak fut, entre 1985 et 1990, le premier importateur de matériel militaire au monde, représentant 10% du marché.

Entre 1970 et 1990, ses achats furent de 31,5 milliards de dollars (valeur 1985) et l'Union soviétique fut de très loin le principal fournisseur.

Il est à noter que les chars T-72 irakiens qui furent livrés à partir de 1984 n'étaient pas aux standards de l'Armée rouge. En effet, Saddam Hussein avait demandé à ce qu'on retire le système de visée de nuit ; le système de visée télémétrique ainsi que la protection NBC pour réduire les coûts, 500 000 dollars pièce au lieu de 1 150 000.

Des entreprises d'Allemagne de l'ouest fournirent de la technologie militaire à l'Irak pour l'aider à allonger la portée de ses missiles balistiques SCUD de 280 km à 600 km, ceux-ci purent ainsi atteindre Téhéran.

En 1991, des cadres de l'entreprise italienne Valsella sont condamnés pour avoir exporté illégalement 9 millions de mines terrestres vers l'Irak entre 1982 et 1985. Suite à ces ventes, l'Irak a commencé à produire lui-même des mines du même modèle.

Des entreprises yougoslaves et britanniques construisirent cinq grands aéroports militaires entre 1975 et 1987, pour un montant de 4,3 milliards de dollars. Des aéroports militaires irakiens déjà existants ont également été modernisés dans le cadre de ces contrats.

L'Irak a également importé entre 1984 et 1988 pour 200 millions de dollars de bombe à sous-munitions fournies par l'industriel Chilien Carlos Cardoen, bombes en partie conçues à partir d'éléments importés des États-Unis.

L'Iran acquit également de manière légale ou illégale des armements venus de nombreux pays, par exemple des canons automoteurs nord-coréens Koksan.

La guerre Iran-Irak fut en effet le théâtre d'un scandale de trafic d'armes : l'affaire dite « Iran-Contra », également connue sous le nom de l'Irangate. Le scandale était lié au sort d'otages américains retenus au Liban, par le Hezbollah. Il s'avéra que la libération des otages (ainsi que le financement occulte d'opposants proches des États-Unis au Nicaragua, les Contra) fut négociée contre la livraison d'armes américaines (2008 missiles TOW, des pièces détachées de systèmes Hawks pour une valeur réelle de 12,2 millions de dollars) et des rapports secrets sur les troupes irakiennes à l'Iran. Le scandale ébranla la Maison-Blanche, qui avait elle-même placé l'Iran sous embargo militaire avec l'arrivée au pouvoir de l'ayatollah Khomeyni, et soutenait très clairement l'Irak en lui fournissant armes et renseignements.

Israël servit d'intermédiaire dans l'affaire, ayant déjà secrètement auparavant vendu des armes antichars (missiles TOW) et des missiles sol-air à l'Iran.

Des entreprises françaises livrèrent aussi clandestinement du matériel à l'Iran (obus d'artillerie en autre), que ce soit avec l'accord du gouvernement français dans le cadre du règlement des affaires des otages français au Liban et d'un contentieux financier franco-iranien d'Eurodif, ou non avec l'aide de sociétés écran en Espagne ou au Portugal. La France avait également conclu un contrat pour la vente de 36 mirages à l'Irak en 1977, à l'occasion d'une visite du premier ministre Raymond Barre à Bagdad. Ce contrat sera honoré dès 1981 avec la livraison de 4 mirages F1. Le système de défense antiaérien intégré irakien "KARI", en partie de conception française, fut complété en 1986-1987.

Parmi les vedettes des Pasdarans qui s'attaquaient aux navires dans le golfe persique, 20 étaient construites en Suède et livrées en 1986, il s'agit des « Boghammar » qui faisaient 13 m de long, filaient à 45 nœuds avec un équipage de 6 hommes. 25 autres vedettes venaient d'un chantier de Boston.

Les deux belligérants s'échangèrent même une cinquantaine de chars capturés l'un par l'autre en 1985, ce qui fut un des événements parmi les plus inhabituels de cette guerre.

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Sujet / Message Re: Guerre Iran-Irak

Message par Droit_De_l'Homme le Mar 27 Sep - 7:13

La guerre Iran - Irak 1980 - 1988

De multiples aspects

La guerre Iran-Irak revêtit de multiples aspects :
guerre de religion engageant des vagues humaines
guerre totale entraînant l'usage d'armes chimiques qui horrifièrent l'Occident
menaces des intérêts pétrolifères occidentaux qui entraînèrent l'intervention de nombreuses nations qui influèrent sur le résultat final.



Les origines de la guerre et l'invasion


A l'aube des années 80, le principal souci de l'Irak, depuis plus de 50 ans, était de permettre l'exportation de son pétrole au travers des territoires voisins car son accès maritime au golfe persique était malaisé.
Désireux de devenir la puissance majeure de la région, l'Irak se devait de neutraliser son rival le plus dangereux : l'Iran.
Un plan d'invasion de l'ancienne Perse fut donc mis au point, prévoyant un assaut via sept endroit différents :
- au Nord,via Bakhtara, pour protéger Bagdad et menacer Teheran,
- au centre, via Dezful et Ahvez, afin de briser les lignes de communication iraniennes entre le Nord et le Sud,
- au Sud, via Khorramshar et Abadan, pour conquérir les zones pétrolifères iraniennes.

Le paysage frontalier, relativement désertique et plat, favorisait l'invasion qui débuta le 22 septembre 1980. Le leader irakien, Saddam Hussein, reprochait à l'Iran diverses provocations mais espérait, en fait, s'emparer de territoires de grande valeur économique et empêcher l'éclosion d'une révolution islamiste au sein de son propre pays. Selon les estimations du dictateur irakien, la guerre durerait 10 jours.

L'armée irakienne, démunie de protection aérienne mais forte d'une supériorité numérique de 5 contre 1, avança rapidement en territoire iranien. Les rares hélicoptères blindés irakiens, de fabrication soviétique, virent rapidement à bout de l'artillerie iranienne qui s'était retranchée.
En trois jours, les Irakiens encerclèrent les villes frontalières stratégiques de Dezful, Ahvaz et Khorramshar.

Rapidement l'intérêt pétrolier se fit sentir dans le conflit. Désireux de s'emparer du pétrole iranien, l'Irak n'hésita toutefois pas à détruire les installations pétrolières ennemies afin de faire la preuve de sa puissance.
En réaction, la marine iranienne, très puissante dans la région, empêcha rapidement tout trafic naval dans le golfe persique, contraignant l'Irak à trouver d'autres débouchés pour son pétrole.

Dans l'ensemble, les Iraniens opposèrent une vive résistance à l'envahisseur. Ne disposant que de fusils et de grenades, la Garde Révolutionnaire iranienne, la plus fidèle à l'Ayatollah Khomeiny (au pouvoir depuis un an et demi), opposa la résistance la plus farouche.

Les Irakiens, toutefois, purent pousuivre leur avancée vers la ville de Khorramshar et la zone portuaire d'Abadan, objectif pétrolier de premier choix. Pour l'occuper, l'Irak déploya 60.000 soldats et plus de 1.000 chars contre 10.000 défenseurs.
Toutefois, dans leur volonté de conquérir Abadan, les généraux irakiens oublièrent qu'il existait des objectifs plus faciles. Saddam Hussein surestima les capacités offensives de ses troupes. Au lieu de les pousser vers un objectif bien déterminé, il morcella son armée en fixant plusieurs cibles. En menaçant plusieurs villes à la fois, il perdit beaucoup de temps et tout effet de surprise. Khorramshar fut finalement la seule à tomber au prix de lourdes pertes irakiennes. La contre-attaque des avions de chasse Phantoms iraniens scella l'échec de la stratégie irakienne qui avait tenté, en vain, d'imiter les techniques israéliennes de guerre éclair. Malgré l'absence de pièces de rechange, les Iraniens parvinrent à effectuer environ 150 sorties aériennes par jours. Très mal préparés à l'invasion, les Irakiens n'avaient prévu aucune protection aérienne au-dessus de leurs propores zones pétrolifères. Leurs raffineries furent incendiées et leur offensive s'enraya.
La perte de Khorramshar constitua une grave atteinte à l'orgueil national iranien. Denommée la "Ville ensanglantée", elle devint la principale cible de la contre-offensive iranienne.
Malgré l'effet de suprise et une supériorité numérique initiale, la guerre éclair irakienne avait échoué. L'Irak devait à présent affronter une guerre prolongée à laquelle il n'était nullement préparé...

Guerre Iran-Irak Img945

....a suivre

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Sujet / Message Re: Guerre Iran-Irak

Message par Droit_De_l'Homme le Mar 27 Sep - 7:21

Les commandants en chef

Guerre Iran-Irak Img946
Saddam Hussein : commandant en chef irakien, il pourrait être qualifié de :
- chef obstiné et intransigeant,
- très mauvais stratège qui n'évalua jamais les conséquences possibles de son invasion,
- chef qui surestima gravement les capacités guerrières de ses propes troupes,
- individu incapable d'accepter la défaite (il fit exécuter les généraux qui avaient "prescrit" la retraite)


Guerre Iran-Irak Img947
Hashemi Rafsanjani : principal chef militaire iranien qui dirigea la conduite des opérations durant la majeure partie de la guerre. Il était :
- l'homme de confiance de Khomeiny,
- un chef populaire et charismatique,
- un officier anciennement révoqué de l'armée du Shah à cause de ses conception révolutionnaires,
- un chef ayant le don de simplifier les tactiques les plus complexes,
- un dirigeant militaire ingénieux et pragmatique.

Guerre de position


A l'issue de combats comparables à ceux de la première guerre mondiale, l'Irak n'avait conquis qu'un territoire minime et avait perdu l'initiative. Ses lignes de communication s'effondrèrent, tant du fait d'erreurs de stratégie que d'une planification militaire confuse.
Les Irakiens contruisirent un lac artificiel autour de Bassorah, le Haur al hawizeh, afin de la protéger. Un an après le début de l'invasion, reconnaissant sa défaite, Saddam Hussein ordonna un retrait partiel de ses forces d'une partie des territoires occupés. L'ironie voulu que le président irakien ordonna cette retraite qui avait été la raison de l'exécution de trois généraux un an plus tôt. La tentative irakienne d'éradication de la révolution islamique iranienne avait échoué.

En revanche, l'échec de l'offensive irakienne renforça la ferveur religieuse des Iraniens. Aveuglés par le fanatisme et leur condition de martyrs, les volontaires iraniens s'engagèrent en nombre pour aller au devant des balles irakiennes. Des bataillons entiers, souvent formés d'écoliers, se constituèrent et furent envoyés se faire décimer sur la frontière irakienne.
Dans l'ensemble toutefois, l'Iran reprenait l'initiative. Plus inovateurs que les Irakiens, les Iraniens envoyèrent des troupes amphibies à l'assaut des zones marécageuses entourant Bassorah. Surpris par l'enfoncement d'une barrière naturelle jugée impénétrable, les stratèges irakiens ordonnèrent à leurs troupes de s'enterrer dans le sol et de garder leurs positions. Bien que privés de soutien aérien et constituant une cible de choix pour l'artillerie irakienne, les vagues humaines iraniennes s'élançèrent à l'assaut. Manquant d'agilité, les Irakiens furent facilement dupés par les Iraniens qui s'emparèrent de plusieurs positions-clés.

Les généraux irakiens, craignant l'encerclement de Bassorah, ordonnèrent l'utilisation d'armes chimiques qui occasionnèrent des pertes atroces parmi les assaillants. Ces armes chimiques étaient fabriquées sous la supervisation personnelle de Saddam Hussein. Khomeiny interdit aux Iraniens de suivre l'exemple irakien. L'opinion internationale, elle, se dit profondément choquée mais continua à fournir l'Irak en armement. Placé sous embargo depuis la révolution islamique, l'Iran se subvenait à lui-même.



La guerre des villes


Dès 1984, Téhéran devint une cible de choix pour le régime irakien. Des missiles soviétiques Scud, modifiés, furent lancés sur la capitale iranienne et causèrent des milliers de pertes civiles. L'offensive contre Téhéran n'apporta toutefois aucun bénéfice militaire à l'Irak. Profondément meurtri, le peuple iranien fit front derrière ses dirigeants.

Plus proche de la frontière et plus exposée, Badgad fut aussi l'objet d'attaque de l'aviation iranienne. La mort et la destruction unirent, ici aussi, le peuple derrière Saddam.



Le problème kurde


Pour les Irakiens, la guerre constitua un excellent prétexte de s'en prendre à un viel ennemi interne : les Kurdes. Forts d'une communauté de 21.000.000 de membres, répartis sur les territoires irakien, iranien et turc, les Kurdes pouvaient prétendre à la création du deuxième état le plus important du Proche-Orient. Une grande partie des gisements de pétrole irakiens se trouvaient au Kurdistan.
Pendant que les régiments irakiens perdaient des batailles au sud, les Kurdes engagèrent une série de guérillas dans les montagnes du Nord. Bien organisée, l'armée rebelle kurde, forte de 28.000 hommes, reçut de nombreux armements de la part des Iraniens. En peu de temps, entre 1983 et 1984, elle parvint à contrôler les 2/3 du Kurdistan et à immobiliser une armée de 30.000 Irakiens.

Sur un territoire impraticable pour les blindés irakiens, Saddam Hussein ordonna, entre 1986 et 1989, le bombardement des zones montagneuses supposées abriter les positions kurdes. Des villes furent bombardées, à l'aide d'obus au gaz de cyanure, par l'aviation irakienne. Plus de 5.000 civils furent tués et les victoires de la guerilla kurde furent rapidement oubliées.

Guerre Iran-Irak Img948Victimes civiles des bombardemenst au gaz à Halabja (1987-1988)

Les marais d'Howeiza


Lorsque s'ouvrit l'année 1985, les grandes offensives des premières semaines du conflit appartenaient définitivement au passé. La majeure partie des troupes des deux adversaires avaient été concentrées dans la zone sud du front.
S'attendant à une offensive prochaine de Téhéran qui aurait permit à la république islamique de donner corps à sa rhétorique belliqueuse, Bagdad poursuivit ses travaux de fortification et d'inondation dans le secteur s'étendant entre les îles Majnoun et le nord de Bassorah.

Le 12 mars 1985, le régime iranien lança effectivement sa "grande offensive" , engageant près de 100.000 hommes dans le secteur des marais d'Hozeiza. Les Iraniens entendaient ainsi franchir le Tigre et couper la route joignant Badgad à Bassorah.
Saddam Hussein engagea ses réserves, parmi lesquelles la garde présidentielle composée de troupes d'élite, afin de briser l'offensive. Inférieurs en nombre toutefois, les Irakiens se trouvèrent débordés. Le 15 mars, les Iraniens franchirent effectivement le Tigre et menaçèrent la route Badgad-Bassorah. Mais les Iraniens commirent une erreur. Espérant réduire leurs pertes, ils renonçèrent à la tactique des vagues humaines, qui eut sans doute porté ses fruits, et engagèrent leurs forces par petites unités soutenues par des blindés. La nature du terrain, peu propice aux chars, et les raids de l'aviation irakienne, qui effectua 4.000 sorties en 5 jours, empêchèrent les Iraniens de poursuivrent sur leur lançée.
Le 17 mars 1985, la grande offensive iranienne, qui selon Téhéran devait inverser définitivement le cours de la guerre, se trouva enlisée dans la région marécageuse d'Howeiza. Les Iraniens furent contraints de battre en retraite. Si l'offensive militaire avait coûté 15.000 morts iraniens et 12.000 tués irakiens, elle n'avait aucunement servi à sortir les camps de l'impasse.


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Sujet / Message Re: Guerre Iran-Irak

Message par Droit_De_l'Homme le Mar 27 Sep - 7:26

La guerre des tankers


Incapables de prendre l'initiative de façon conventionnelle, les adversaires envisagèrent plus que jamais de s'attaquer aux objectifs pétroliers.
Le principal objectif pétrolier iranien visé par l'Irak était l'île de Kharg, débouché majeur sur le golfe persique.
L'iran, doté d'une marine plus puissante que celle de son adversaire, envoya de nombreuses vedettes lance-torpilles et frégates (de construction britannique) dans le golfe. Le but était de bloquer le trafic de bateaux suspects susceptibles de transporter du pétrole irakien. Cette tactique obligea les pétroliers de toutes nations à planifier sérieusement leur route et à éviter les zones maritimes contrôlées par l'Iran. Il n'empêche qu'entre 1984 et 1987, plus de 70 pétroliers furent atteints, obligeant de fait les grandes puissances à intervenir. Avec une moyenne de deux attaques de pétroliers par semaine, le Koweit, également menacé dans ses intérêts, sollicita l'intervention de l'Occident.

De nombreux navires d'états persiques furent immatriculés au nom d'un pays d'Occident, souvent les Etats-Unis. Celà permettait, si d'aventure le vaisseau était menacé, à la puissance "propriétaire" d'intervenir dans le conflit.
Le président U.S., Ronald Reagan, fit savoir au monde que des décisions allaient être prises pour protéger la libre circulation des tankers dans les eaux du golfe. Les Américains entrèrent ainsi en scène pour protéger les intérêts occidentaux. Ce ne fut ni la première, ni la dernière fois. Pour bénéficier de la protection U.S., la moitié de la flotte pétrolière du Koweit hissa le "Star and Stripes" et fut rebaptisée à l'aide de noms anglo-saxons. Le porte-avions U.S.S. Constellation et l'ensemble de la 6ème flotte U.S. gagna les eaux du golfe.
Les Soviétiques aussi firent leur apparition dans le secteur en vue d'y renforcer leur puissance. Trois pétroliers koweitiens furent escortés par la marine de Moscou.
Menacé dans sa stratégie, l'Iran tenta de miner les eaux du golfe en toute discrétion. De même, la présence des navires occidentaux n'empêcha pas l'Iran de poursuivre son contrôle des pétroliers naviguant dans le secteur.

Si l'Iran jouait un jeu dangereux, l'Irak n'était pas à l'abri d'une erreur. Le 17 mai 1987, l'un de ses chasseurs tira un missile contre la frégate U.S.S. Stark, tuant 37 hommes d'équipage. Les Etats-Unis acceptèrent les excuses irakiennes et rejetèrent la responsabilité des faits sur la présence d'un navire iranien qui croisait à proximité immédiate.

Guerre Iran-Irak Img949Le USS Stark après l'attaque


De nombreuses plateformes pétrolières furent incendiées. A la destruction d'une plateforme koweitienne, les Américains répondirent par la mise hors-service d'une plateforme iranienne. De même, les bases navales iraniennes furent sévèrement bombardées.

Le 3 juillet 1988, le croiseur U.S.S. Vincennes, maintes fois provoqué par la marine et la chasse adverse, ouvrit le feu par erreur sur un Airbus A300 d'Iran Air, causant la mort des 290 passagers. Le plus indigne dans cette affaire fut certainement l'hypocrisie des excuses des autorités américaines. À leur retour à San Diego, les marins de l'USS Vincennes furent tous décorés. La ville de Vincennes, Indiana, érigea un monument en mémoire des marins de l'USS Vincennes. Pour Margaret Thatcher, le premier ministre britannique, l'attaque du vol IR655 était "compréhensible". L'année suivante, la femme du commandant du navire, le capitaine de vaisseau Wille Roger, échappa à un attentat à la voiture piégée, chez elle, en Californie.
Les Etats-Unis avaient alors fait la preuve qu'ils ne reculeraient devant rien pour défendre l'Irak et empêcher la victoire iranienne.


Dernières offensives


Malgré l'appui occidental à l'Irak, l'Iran lança de nouvelles offensives en 1986 et 1987. Il parvint à s'emparer de la péninsule de Fao, débouché maritime irakien vers le golfe. Il s'agissait là d'un objectif militaire sans grand intérêt mais d'un symbole politique majeur. Toutefois, comme lors des offensives précédentes, l'objectif principal, Bassorah, resta hors de portée des forces de Téhéran.

En juillet 1988, très affaibli, l'Iran se montra favorable à un réglement pacifique du conflit sous contrôle international. Dans un sursaut désespéré, l'Irak tenta de reprendre l'offensive afin de s'octroyer de nouveaux territoires, en vain...

Le 18 juillet 1988, la guerre se termina.

Les deux pays sortirent ruinés du conflit.
En termes d'exportations pétrolières, l' Irak, qui vendait 3,5 millions de barils/jour, avant la guerre avait vu ses exportations chuter à 600.000 barils. L'Iran, qui en exportait 1,6 million/jour était également tombé aux environs des 600 000 barils quotidiens.
Les dépenses militaire auraient dépassé 500 milliards de dollars pour les deux pays. L'Iraq fut, entre 1985 et 1990, le premier importateur de matériel militaire au monde, représentant 10% du marché. Ses achats furent de 31,5 milliards de dollars (valeur 1985). Il est à noter que les chars T-72 irakiens qui furent livrés à partir de 1984 n'étaient pas aux standards de l'Armée rouge. En effet, Saddam Hussein avait demandé à ce qu'on retire le système de visée de nuit, le système de visée laser télémétrique et la protection NBC pour réduire les coûts : 500.000 dollars pièce au lieu de 1.150.000
L’Iran estima à 300 milliards de dollars le prix de la reconstruction de son économie. L’Iraq, pour sa part, l’évalua entre 50 et 60 milliards de dollars.

Les estimations des pertes en vies humaines varièrent de 600.000 1.200.000 morts iraniens. Et de 250.000 à 400.000 tués irakiens.

Saddam Hussein parvint à convaincre son peuple qu'il avait remporté la victoire contre l'envahisseur bien que n'ayant nullement atteint ses objectifs militaires et oubliant que c'était l'Irak qui avait engagé les hostilités. Il fit élever nombre de monuments militaires, comme l'"Arc de sabres" de Bagdad.
En 1988, l'Irak disposait d'une armée d'un million d'hommes, cinq fois plus qu'en 1980, mais ses dettes étaient énormes et son économie en ruine. Saddam Hussein s'estima en droit de s'attribuer une récompense : le Koweit dont l'annexion offrirait un formidable accroissement des revenus pétroliers.

skynet.be(Les batailles célèbres de l'histoire)

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Sujet / Message Re: Guerre Iran-Irak

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