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Sujet / Message Coup d’état à Madagascar

le Dim 21 Nov - 20:19
Coup d’état à Madagascar ? Rajoelina a quelle légitimité ?



Andry Nirina Rajoelina ex-maire destitué d’Antananarive, arrive au pouvoir avec l’appui de l’armée. Cet homme, idôle du peuple malgache, veut se faire passer pour un sauveur, alors que son comportement montre une attitude d’arriviste.
Que nous réserve-t-il cet homme ? Il est à se demander pourquoi la communauté internationale ne s’insurge pas plus que celà de ce coup d’état manifeste.


Andry Nirina Rajoelina ex-maire destitué d’Antananarive, ex-disc jockey, âgé de 34 ans, arrive au pouvoir avec l’appui de l’armée. Cet homme, idôle du peuple malgache, veut se faire passer pour un sauveur, alors que son comportement montre une attitude d’arriviste. Il vient de renverser Marc Ravalomanana, qui avait une cote de popularité au plus bas.

C’est étrange comment la situation politique a Madagascar évolue. Le président démissionnaire avait eu une victoire plus ou moins "douteuse" en 2002 alors qu’il remplaçait le président en place Didier Ratsiraka. Le monde s’était fait une raison. La France qui finance le pays avait pris sous son aile l’ancien président Ratsiraka, comme elle l’a fait pour d’autres anciens dictateurs (exemple "Bébé Doc" d’Haïti, Bokassa, etc).

Ravalomanana avait instauré une politique de violence et de mépris de la population. Cette situation a engendré des troubles, des manifestations dans le pays. Andry Rajoelina a profité de cette situation chaotiqe pour bondir et rebondir. Marc Ravalomanana n’a pas eu l’intelligence de se remettre en question, il a continué à vouloir instauré la répression. Ce qui a contribué à sa chute. Que nous réserve-t-il cet homme ? Il est à se demander pourquoi la communauté internationale ne s’insurge pas plus que celà de ce coup d’état manifeste de l’ex-maire Rajoelina. Madagascar n’a pas de pétrole, encore moins d’uranium ou tout autre bien utile à un pays occidental. Ce playboy d’entrepreneur ose demander la destitution d’un chef d’état, afin de lui "piquer" sa place, évidemment avec l’appui de l’armée. La même armée qui avait tué quelques jours plutôt des dizaines de citoyens malgaches. Après avoir obtenu la démission de Marc Ravalomanana, la soi-disant Haute Cour constitutionnelle nomme cet intrigant comme Chef d’état. Ceci pour conférer à Andry Nirina Rajoelina une légitimité. Or tout ce qui vient de se passer n’a rien de légal. L’ancien disc jockey vient une fois de plus d’augmenter le nombre de coup d’état en Afrique. Pensez-vous que cette situation se justifie ? Certes non, les élections se profilaient. Rajoelina aurait pu attendre pour asseoir son autorité et sa légitimité, or il arrive avec une popularité au top. Il fait penser à l’ancien président d’Haïti, alors au sommet : Jean Bertrand Aristide, qui se révèlera être un opportuniste et un assassin comme tous ses prédécesseurs.

Rajoelina Andry Nirina, va-t-il faire démentir l’histoire ? Les lecteurs de cet article le verront bien dans quelques temps. Par contre une de ses décisions avant l’heure doit déja commencer à inquiéter l’opinion. "....les forces armées vont obtenir et gérer leur propre budget dès maintenant, qui était administré par le gouvernement...". Pourquoi tenir un tel propos, Il est à constater par une telle phrase que ce dernier sait pertinemment que son autorité, il la doit à l’armée et qu’il n’a pas de légitimité, autant lui faire des promesses et assurer ainsi son avenir politique. Qui va diriger le pays ? Est-ce un pantin de l’armée ? Rajoelina ne rassure guère, il inquiète avec ses liens avec l’armée. Il avance que des sociétés étrangères comptent investir sur l’île. Quoi ? Comment ? Où ? Quand ? Combien d’emplois vont être créés. Quel garantie offre cet homme qui sait manipuler les foules ?

Une chose est certaine, il sait mettre la pression avec l’appui du peuple en détresse et celle des armes. Il vient de faire et réussir son coup d’état. Le voilà en première ligne, il doit agir et rendre des comptes. Le peuple malgache qui ne croyait plus en Ravalomanana a reporté ses espoirs sur lui. Il faut espérer que Rajoelina Andry "dit TGV : train à grande vitesse en FRANCE" et porteur d’espoir à Madagascar ne s’enfuira pas avec les deniers du pays. Ce président et son gouvernement créé par lui au mois de février 2009, qui ne doivent leur légitimité qu’à la Haute Cour Constitutionnelle malgache devront montrer ce dont ils sont capables rapidement et ne pas se cacher derrière de faux semblants.

Le départ de l’ancien président démissionnaire (fut-il dictateur) va-t-il mettre fin aux violences du pays ? Andry Rajoelina peut faire plaisir à Didier Ratsiraka car il émane de son mouvement. Il est à espérer que le calme s’installe après ce drôle de coup d’état qui a tout de même valu et entraîné la mort de dizaines de personnes. Comme quoi le pouvoir corrompt et rend mégalomane ceux et celles qui en ont soif. Combien de temps va durer le règne du président nommé Rajoelina Andry ?

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Sujet / Message Re: Coup d’état à Madagascar

le Dim 21 Nov - 20:39
Andry Rajoelina

Andry Nirina Rajoelina ['andʐʲ radz'welna] ou plus simplement Andry Rajoelina, né le 30 mai 1974, est un homme d'affaires et homme politique malgache.

Il est maire de la commune urbaine d'Antananarivo du 12 décembre 2007 au 3 février 2009 avant de transmettre sa fonction à son adjointe Michelle Ratsivalaka, qui est elle-même destituée par le conseil municipal le 16 juillet 2009 et remplacée par l'homme d'affaires Edgard Razafindravahy.

Il s'empare du pouvoir à Madagascar après un coup d'État armé et s'autoproclame président de la Haute Autorité de la transition (HAT).




Ses débuts dans le monde de la publicité

Andry Nirina Rajoelina est né le 30 mai 1974 au sein de l'ethnie merina de Madagascar. Son père, le colonel Roger Yves Rajoelina était officier de l'armée française, puis de l'armée malgache après l'indépendance. Son succès débute par l'animation des soirées pour les jeunes de son lycée. Il échoue à son baccalauréat et finit par arrêter les études.

Il doit son surnom de « Andry TGV » à son appartenance à la bande de jeunes « Troup Gun's Val » (TGV) fondée avec son ami et cousin Liva Andrianasolo Ramavozatovo.

En 1994, Andry Rajoelina débute sa carrière dans le secteur de l'événementiel, il organise et anime en tant que DJ les soirées dansantes « Live » où se retrouvent le tout-Tana le samedi soir.En 1998, grâce à la trésorerie générée par les soirées « Live » et au financement octroyé par la société de capital-risque Fiaro, filiale de la compagnie d'assurances de l'État ARO, dirigée à l'époque par Pascal Rakotomavo du parti AREMA de Didier Ratsiraka, il crée l'entreprise d'impression numérique et de gestion de panneaux publicitaires Injet.

Injet est la première entreprise à Madagascar à acquérir la technologie d'impression grand format ce qui lui permet de rapidement dominer le marché de l'affichage publicitaire.

Il épouse Mialy Razakandisa, fille de la femme d'affaires Nicole Razakandisa et devient actionnaire de la société de sa femme Domapub, une autre société de gestion de panneaux publicitaires qu'il rachètera par la suite. Injet/Domapub détient alors le monopole de l'affichage publicitaire à Antananarivo. Dans la foulée est également créée Publi-diffusion, société de sérigraphie sur textiles (t-shirts, vêtements de travail...).

En 2000, il est nommé pour le prix du « Manager de l'année » du magazine L'Écho austral. En 2001, il reçoit le prix du « Manager de l'année » du magazine L'Écho austral. En 2003, il reçoit le « Trophée du Jeune Entrepreneur » décerné par la banque BNI Crédit lyonnais Madagascar.

En 2007, il rachète pour 400 millions de MGA (environ 150,000 €), la radio et chaîne de télévision Ravinala, propriété de l'homme politique Norbert Ratsirahonana qu'il rebaptise Viva.

À la conquête de la mairie d'Antananarivo
Le 3 novembre 2007, Andry se porte officiellement candidat à la mairie d'Antananarivo, capitale de Madagascar et créé l'association « Tanora malaGasy Vonona » ou TGV (traduction : « Jeunes Malgaches prêts »). Il se déclare non affilié à l'opposition.

Le 12 décembre 2007, Rajoelina est élu maire d'Antananarivo avec 63,32% des voix pour un taux de participation est de 40%. Il avait pour principal adversaire Hery Rafalimanana du parti Tiako I Madagasikara (TIM), le parti de Ravalomanana.

Le 20 décembre 2007, Rajoelina est reçu par le président Marc Ravalomanana qui le félicite pour son élection.

Le 21 décembre 2007, Rajoelina annonce que la mairie est endettée à hauteur de 8,2 milliards de MGA (environ 3 millions d'euros).

Le 29 décembre 2007, l'oncle de Rajoelina, Jeannel Ramarofidy est placé à la tête du conseil municipal.

Le 5 janvier 2008, à la suite de coupures de l'éclairage public et de l'approvisionnement en eau des bornes fontaines dans la ville par la compagnie nationale d'électricité JIRAMA, Andry Rajoelina réagit sur TV Plus, principale chaîne de l'opposition, il déclare :

« La population d’Antananarivo ne doit pas être sanctionnée pour des raisons de stratégie politique »
— Andry Rajoelina,

En effet, la JIRAMA réclame à la commune des arriéres de paiements s'élevant à 3,3 milliards MGA, déduits de 717 millions MGA de taxe communales, les arriérés sont ramenés à 2,58 milliards MGA (environ 950 000 €).

Le 7 janvier 2008, Rija Rajoelina, annonce la création de l'association TGV Europe qu'il préside et qui est l'antenne européenne de l'association TGV

Du conflit avec le régime Ravalomanana à la tête d'un régime de transition

Le 13 décembre 2008, le gouvernement de Marc Ravalomanana ordonne l'arrêt des émissions de la chaîne de télévision Viva TV, propriété de Andry Rajoelina, qui avait diffusé l'interview de l'ancien Président Didier Ratsiraka appelant à déstabiliser le gouvernement démocratiquement élu.

Le 17 décembre 2008, Andry Rajoelina exige la réouverture de sa chaîne télévisé, l'ouverture de la télévision et de la radio nationale à des représentants de l'opposition et lance un ultimatum au gouvernement qui expire le 13 janvier 2009.

Le 17 janvier 2009, Rajoelina appelle alors ses partisans à manifester contre le gouvernement sur la place du 13-Mai à Antananarivo.

Le 24 janvier 2009, il appelle à une grève générale et exige la démission du ministre de la Communication et du ministre chargé des Domaines.

Le 25 janvier 2009, les émetteurs de la station VIVA de Rajoelina sont démantelés et mis sous scellés par les forces de l'ordre.

Le 26 janvier 2009, il organise une autre manifestation anti-gouvernementale qui dégénère en émeutes et en une série de pillages. L'immeuble de la radio télévision publique (RNM) est incendié par les manifestants. Les locaux des entreprises et véhicules du Groupe TIKO appartenant à Ravalomanana sont pillés et incendiés : la radio et télévision MBS, les centrales de distribution Magro, l'imprimerie Blueprint, le journal le Quotidien... L'auditorium d'Ankorondrano du parti présidentiel Tiako i Madagasikara (TIM) est également incendié. Plusieurs centres commerciaux (Jumbo Score Ankorondrano, Galerie Zoom, Supreme Center Behoririka...) sont également pillés et brûlés. Au moins 68 personnes , principalement des pilleurs piégés par les flammes, périssent en moins de trois jours. Cet épisode dramatique a reçu le surnom du Black Monday ou Lundi noir par la presse malgache.

Le 31 janvier 2009, Rajoelina se proclame « en charge des affaires du pays » sur la place du 13 mai.
Le 7 février 2009, Andry Rajoelina organise une manifestation sur la place du 13-Mai et demande à ses partisans de marcher sur le palais d'État d'Ambohitsorohitra pourtant classé « zone rouge ». Malgré les sommations d'usages et les négociations avec les forces de l'ordre, les manifestants forcent le corridor de sécurité harangués par Roindefo Monja, le général retraité Dolin Rasolosoa et Étienne Andriamahefarisoa.

Pour faire la lumière sur ces événements, Marc Ravalomanana annonce la création d'une commission d'enquête internationale. Le bilan est de 28 morts et 212 autres blessés.

Le 4 mars 2009, des affrontements entre les manifestants et les forces de l'ordre à Ambositra font deux morts par balles parmi les manifestants et plusieurs blessés de part et d'autre.

Le 6 mars 2009, Andry Rajoelina, sous le coup d'un mandat d'arrêt, se réfugie à l'ambassade de France.

Le 11 mars 2009, les militaires mutins du Capsat favorables à Andry Rajoelina s'emparent du ministère de la Défense nationale et forcent le ministre, le vice-amiral Mamy Ranaivoniarivo, à démissionner.

Le 16 mars 2009, le CAPSAT, des éléments mutins de l'armée malgache, partisans d'Andry Rajoelina, prennent d'assaut et s'emparent le palais présidentiel d'Ambohitsorohitra gardé par des éléments de la garde présidentielle. Les rafales de mitraillette, les tirs de canon et de roquette durent plusieurs heures.

Le 17 mars 2009, les militaires du Capsat s'emparent du palais d'Iavoloha où se réfugiait le président Marc Ravalomanana. Les coups de feu durent plusieurs heures. Ce dernier assiégé et avant de quitter le pays dissout son gouvernement et signe une ordonnance (ordonnance no 2009-001 du 17 mars 2009) pour transférer le pouvoir exécutif à un directoire militaire chargé d'organiser des élections sous deux ans. À l'épiscopat d'Antanimena où se déroule une réunion d'information sur ladite ordonnance, les officiers censés dirigés le Directoire sont pris à parti par les militaires obéissant à Andry Rajoelina. Ils sont capturés et transférés manu militari au camp du Capsat. À leur sortie du camp du Capsat, les officiers capturés insistent sur le fait qu'ils n'ont pas fait l'objet d'intimidations et annoncent qu'ils ont signé une ordonnance (ordonnance no 2009-002 du 17 mars 2009) . Ce dernier s'autoproclame alors le 17 mars 2009 président de la Haute Autorité de la transition de la République de Madagascar et signe l'ordonnance no 2009-003 qui porte création de la Haute Autorité de la Transition (HAT) et la suspension du Parlement démocratiquement élu.

Le 18 mars 2009 la Haute Cour constitutionnelle (HCC) dans son Acte 79-HCC/G du 18 mars 2009 valide ces transferts. Pourtant, selon d'autres juristes malgache, cette dernière n'aurait pas vocation à ce genre de validations et le 28 avril 2009, des militaires favorables à Andry Rajoelina prennent d'assaut les locaux de la HCC.

À la recherche de la reconnaissance internationale
Le 21 mars 2009 dans la matinée, Andry Rajoelina prête serment en qualité de président de la Haute Autorité de la transition au stade de Mahamasina, à Antananarivo, devant environ 20 000 personnes.

Des partisans du président déchu Marc Ravalomanana manifestent régulièrement dans l'enceinte de "Magro", un des sites de son empire commercial. La capitale a connu quelques troubles (attaque de Radio Viva appartenant à Rajoelina, des poses de bombes artisanales, des heurts entre des mutins - moins d'une trentaine de gendarmes - issus de la Force d'intervention de la gendarmerie nationale et l'armée).

Le régime de transition cherche dans ces conditions la reconnaissance internationale.

La communauté internationale demande que se tiennent des élections le plus rapidement possible pour rétablir l'ordre démocratique et constitutionnel. Mais la fracture profonde entre les différentes parties malgaches n'a pas permis d'y parvenir jusqu'à aujourd'hui.

Le président de la République française, Nicolas Sarkozy, alors à la présidence de l'Union européenne, a lui qualifié la prise de pouvoir d'Andry Rajoelina de « coup d'État » dans une interview à la presse durant le sommet européen de mars 2009.

Le 23 mars 2009, il connaît une autre manifestation d'opposants à son régime qui dénoncent la prise de pouvoir, qualifiée de coup d'État par une partie de la communauté internationale. Sa prise de pouvoir est condamnée par une partie de la communauté internationale qui déplore le non-respect des voies démocratiques du pays et le recours à la force. En réalité, Andry Rajoelina a utilisé, comme ses prédécesseurs, y compris Marc Ravalomanana, l'appel à manifestation sur la place du 13 mai 1972 pour renverser le président de la République en place.

Les tentatives de négociations entre les parties malgaches et l'impossible consensus

Andry Rajoelina a négocié avec les mouvances des anciens présidents Marc Ravalomanana, Didier Ratsiraka et Albert Zafy.
Le 8 août 2009, il signe ainsi des accords de partage de pouvoir appelés "Accords de Maputo" ainsi qu'un acte additionnel à "Addis Abbeba".

Les différents postes législatifs et exécutifs sont ainsi partagés équitablement entre les différentes factions politiques qui acceptent in extermis de laisser Rajoelina à la présidence si les accords sont appliqués. Sont ainsi nommés un Premier ministre de consensus en la personne d'Eugène Mangalaza, deux co-présidents pour une présidence collégiale, Emmanuel Rakotovahiny et Fetison Rakoto Andrianirina, et le président de l'Assemblée nationale, Mamy Rakotoarivelo.

Les différentes parties n'arrivant pas à travailler ensemble, le 22 décembre 2009, Rajoelina limoge le Premier ministre et menace d'arrestations les autres protagonistes.

Plusieurs annonces d'élections n'aboutissent pas faute de participation de toutes les parties malgaches (octobre 2009, en mars 2010 « entre le 15 avril et le 15 décembre 2010 » ; 12 août 2010 pour un référendum constitutionnel, élections législatives et présidentielles en novembre 2010.

Les États-Unis dénoncent le « climat d'intimidation » qu'il fait régner à Madagascar et ses violations des droits de l'homme. En vérité, les différentes parties malgaches rivalisent de provocations qui compliquent la sortie de crise.

Après la COMESA, la SADC à travers Robert Mugabe propose une intervention militaire pour expulser Rajoelina du pouvoir.

Cette proposition curieuse de la part d'une organisation internationale régionale comportant plusieurs États dirigés par des dictateurs montre la complexité de crise malgache.

Les liens étroits de l'ancien président Ravalomanana avec les dirigeants de la SADC pourraient affaiblir la position de cette organisation en tant qu'intermédiaire neutre dans la recherche d'une solution à cette crise.

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Sujet / Message Re: Coup d’état à Madagascar

le Dim 21 Nov - 20:47
L'armée met fin à la tentative de mutinerie

Le gouvernement malgache a mis fin, samedi, à une tentative de mutinerie d'un petit groupe d'officiers. Les autorités ne pouvaient pas "ne pas agir" face à ces militaires "égarés" qui seront traduits en justice, a déclaré le premier ministre Camille Vital. "Nous ne pouvions pas ne pas agir face à cette situation grave portant atteinte à la sûreté de l'Etat", a estimé M. Vital, dans une déclaration en français et en malgache lue à la presse à la primature à Antananarivo. "Toutefois, ces officiers égarés sont nos compatriotes. Ainsi nous avons cherché par tous les moyens à éviter toute confrontation armée", a-t-il souligné.

Environ 400 militaires ont pris d'assaut en fin d'après-midi le camp d'Itivo, proche de l'aéroport international à environ 15 km en périphérie de la capitale, où étaient réfugiés ce groupe qui affirmait avoir "suspendu toutes les institutions" du pays. L'intervention, qui a duré moins d'une heure avec quelques échanges de tirs, n'a pas fait de victime, et les vingt militaires se rendus. "Pendant ces trois jours, nous avons privilégié la solution négociée tout en restant ferme", a expliqué le premier ministre.

Les mutins, qui étaient dirigés par un ex-ministre des Forces armées, le général Noël Rakotonandrasana, "sont entre les mains de la justice, la justice passera", a-t-il poursuivi.
"J'espère qu'un tel évènement ne se reproduira plus", a conclu le premier ministre, estimant que le gouvernement avait ainsi "abouti à un résultat très positif, surtout vis-à-vis de la communauté internationale".

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Sujet / Message Re: Coup d’état à Madagascar

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