Bienvenue sur le forum non officiel de l'Etoile Nord-Africaine;

Afin de profiter pleinement de certains sujets sur le forum, merci de vous identifier si vous êtes déjà membre ou de rejoindre notre espace si vous ne l'êtes pas encore.


http://www.intervalle-dz.com/
Sondage
Derniers sujets
» L'emir Abdelkader et le monde antique ....
Lun 4 Déc - 20:26 par Sphinx

» Abd-el-Qadir al-Djazaïri : naissance ,vie et mort ...
Mar 28 Nov - 22:07 par Sphinx

» BRICS
Mar 14 Nov - 9:42 par ZIGHOUD15

» cabale
Mer 1 Nov - 21:44 par ZIGHOUD15

» algerian barkhane la citadelle
Lun 30 Oct - 15:52 par ZIGHOUD15

» LA MATRICE DU TERRORISME
Lun 30 Oct - 15:49 par ZIGHOUD15

» nouvelle grille de lecture du monde
Jeu 19 Oct - 13:59 par ZIGHOUD15

» La science du transhumanisme
Jeu 19 Oct - 12:43 par ZIGHOUD15

» la guerre de syrie
Jeu 12 Oct - 10:38 par ZIGHOUD15

» Département du Renseignement et de la Sécurité (DRS)
Jeu 5 Oct - 12:58 par ZIGHOUD15

» la chine nouveau joueur en afrique
Sam 30 Sep - 21:16 par ZIGHOUD15

» Médias- Mensonges et Manipulation de l'information
Mer 20 Sep - 14:23 par ZIGHOUD15

» Les exercices militaires russo-biélorusse
Lun 18 Sep - 14:22 par ZIGHOUD15

» l'inde nouveau joueur ?
Jeu 14 Sep - 12:50 par ZIGHOUD15

» Birmanie
Mar 12 Sep - 16:46 par ZIGHOUD15

» divulgation ET sommes nous prets ?
Mer 30 Aoû - 15:23 par ZIGHOUD15

» la lachété comme le courage seraient hereditaires
Mar 22 Aoû - 10:08 par ZIGHOUD15

» Le Pentagone fait son deuil du « Nouveau Siècle américain »
Lun 21 Aoû - 19:05 par ZIGHOUD15

» le mouton de l'aid
Dim 20 Aoû - 10:32 par ZIGHOUD15

» Le captagon vient au secours des manifestants vénézuéliens
Lun 14 Aoû - 16:56 par ZIGHOUD15

» Le franc CFA, arme de destruction massive contre le développement africain
Lun 14 Aoû - 16:12 par ZIGHOUD15

» Renseignement et Internet
Lun 14 Aoû - 12:33 par ZIGHOUD15

» Négociations au Proche-Orient
Lun 14 Aoû - 12:21 par ZIGHOUD15

Galerie


Décembre 2017
DimLunMarMerJeuVenSam
     12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31      

Calendrier Calendrier

Connexion

Récupérer mon mot de passe


Doctrine militaire des Etats-Unis

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Sujet / Message Doctrine militaire des Etats-Unis

Message par Syfou le Mar 23 Nov - 0:08

États-Unis, deux siècles d’histoire de sang et de brutalité

Beaucoup d’Etasuniens voient leur pays et leurs soldats comme les « bons » qui propagent la « démocratie » et la « liberté » dans le monde entier. Quand les Etats-Unis infligent mort et destruction inutile, cela est vu comme une erreur ou une aberration. Dans l’article suivant, Peter Dale Scott et Robert Parry examinent la longue histoire de ces actes de brutalité, une trajectoire qui suggère qu’il ne s’agit pas d’une « erreur » ou d’une « aberration », mais plutôt d’une doctrine plutôt consciente de contre-insurrection par le « côté obscur ». Consortium News.

Il y a un fil obscur – rarement reconnu – qui parcourt la doctrine militaire des Etats-Unis, qui provient des premiers jours de la République.

Cette tradition militaire a explicitement défendu l’usage sélectif de la terreur, que ce soit dans la répression de la résistance des américains natifs aux frontières du XIXe Siècle, dans la protection d’intérêts étasuniens à l’étranger au XXe Siècle, ou dans « une guerre contre la terreur » pendant la dernière décennie.

Une grande partie du peuple étasunien ne prend pas en compte cette tradition occulte parce que la plupart de la littérature qui défend la terreur soutenue par l’État se limite soigneusement aux cercles de sécurité nationale et elle s’étend rarement au débat public, qui est dominé par des messages de bon ton sur les interventions bien intentionnées des EU à l’étranger.

Pendant des décennies, des enquêtes du Congrès et de journalistes ont mis en lumière certains de ces abus. Mais quand cela arrive, généralement les dossiers sont considérés comme des anomalies ou des excès de soldats hors contrôle.

Mais la documentation historique montre que les tactiques de terreur sont depuis pas mal de temps le côté obscur de la doctrine militaire des EU. Les théories demeurent toujours dans les manuels sur la guerre de contre-insurrection, les conflits « de basse intensité » et le « contre-terrorisme ».

Quelques historiens datent l’acceptation formelle de ces doctrines brutales aux années 1860 quand l’armée des EU affrontait le Sud rebelle et la résistance des américains natifs à l’ouest. De ces crises, a émergé le concept militaire moderne de la « guerre totale » qui inclut des attaques contre les civils et l’infrastructure économique comme une partie intégrale d’une stratégie victorieuse.

En 1864, le général William Tecumseh Sherman a laissé une trace de destruction sur un territoire civil en Géorgie et en Caroline. Son plan était de détruire la volonté de combattre du Sud et sa capacité de maintenir une grande armée sur le terrain. La dévastation a incendié des plantations et a généré les plaintes généralisées de la Confédération sur des viols et des assassinats de civils.

Pendant ce temps, dans le Colorado, le colonel John M. Chivington et la Troisième Cavalerie du Colorado employaient ses propres tactiques de terreur pour pacifier les cheyennes. Un explorateur appelé John Smith a décrit par la suite l’attaque par surprise à Sand Creek, Colorado, contre des indiens pris au dépourvu dans un campement pacifique.

« Ils ont été scalpés ; leurs cerveaux vidés ; les hommes ont utilisé leurs couteaux, ils ont étripé les femmes, ils ont battu les petits enfants, ils les ont frappés sur la tête avec leurs fusils, ils ont vidé leurs cerveaux par les coups, ils ont mutilé leurs corps dans tous les sens du mot. » [Congrès des EU, Sénat, 39 eme Congrès, 2eme séance, « The Chivington Massacre, des Rapports of the Committees ».

Bien que l’objectivité de Smith fût controversée à l’époque, même des défenseurs de l’incursion de Sand Creek acceptent que la majorité des femmes et des enfants fut assassiné et mutilée. (Voir : lieutenant colonel William R. Dunn, I Stand by Sand Creek.)

Cependant, en 1860, de nombreux blancs du Colorado ont considéré le massacre comme l’unique chemin réaliste pour obtenir la paix, comme Sherman a considéré que sa « marche vers la mer » était nécessaire pour imposer la reddition au Sud.

Les tactiques brutales de l’[Far]Ouest ont aussi aidé à aplanir le chemin pour le chemin de fer transcontinental, ont créé des fortunes pour les hommes d’affaires favorisés et ont consolidé le pouvoir politique républicain pendant plus de six décennies, jusqu’à la Grande Dépression des années trente.

Voir : « Indian Genocide and Republican Power », http://www.consortiumnews.com/2010/100610b.html le 3 octobre 2010.

Quatre ans après la Guerre civile, Sherman est devenu commandant général de l’armée et a intégré les stratégies de pacification des indiens – ainsi que ses propres tactiques – à la doctrine militaire des EU. Le général Philip H. Sheridan, qui avait dirigé les guerres contre les indiens sur le territoire du Missouri, a succédé à Sherman en 1883 et a encore plus enraciné ces stratégies dans la politique. Voir : « Ward Churchill, A Little Matter of Genocide. »

À la fin du XIXe Siècle, les guerriers américains natifs avaient été vaincus, mais les stratégies victorieuses de l’armée ont continué d’exister.

Les Etats-Unis impériaux


Quand les Etats-Unis ont revendiqué la conquête des Philippines dans la guerre Hispano-Etasunienne, les insurgés philippins ont résisté. En 1900, le commandant étasunien, le général J. Franklin Bell, a consciemment modelé sa campagne brutale de contre-insurrection comme les guerres indiennes et « la marche à la mer » de Sherman.

Bell croyait que, après avoir écrasé les Philippins les plus riches grâce à la destruction de leurs maisons – comme Sherman l’avait fait au Sud – Ils se trouveraient obligés d’aider à convaincre leurs compatriotes pour qu’ils se soumissent.

Apprenant des « guerres indiennes » il a aussi isolé les groupes de guérilleros en obligeant les Philippins à aller dans des zones strictement contrôlées où des écoles et d’autres installations sociales ont été construites.

« Toute la population en dehors des villes principales à Batangas a été dirigée vers des camps de concentration », a écrit l’historien Stuart Creighton Miller. « L’objectif principal de Bell fut les classes les plus nanties et mieux élevées … Comme si ce n’était pas assez, Bell a fait que ces gens transportent le pétrole utilisé pour brûler leurs propres maisons de campagne. » Voir : « Benevolent Assimilation » de Miller.

Pour ceux qui étaient en dehors des zones protégées, la terreur a prévalu. Le correspondant favorable a décrit une scène dans laquelle des soldats étasuniens ont tué « des hommes, des femmes, des enfants … à partir de 10 ans et plus, puisque prévalait l’idée que le Philippin, tel quel, était un peu moins qu’un chien … »

« Nos soldats ont introduit de l’eau salée dans les hommes, ‘pour les faire parler’, ils ont emprisonné les gens qui levaient les mains et qui se rendaient pacifiquement, et une heure après, sans un atome de preuve montrant qu’ils étaient des insurgés, ils les ont planté sur un pont et ils les ont tué un à un par coup de feu, pour qu’ils tombent dans l’eau et flottent comme exemple pour ceux qui trouvaient ces corps criblés de balles. »

Pour défendre ces tactiques, le correspondant souligne que « ce n’est pas une guerre civilisée, mais nous n’avons pas à faire à des gens civilisés. L’unique chose qu’ils connaissent et dont ils ont peur est la force, la violence et la brutalité. » [Philadelphia Ledger, le 19 novembre 1900]

En 1901, des anti-impérialistes au Congrès sont sortis à la lumière et ont dénoncé les tactiques brutales de Bell. Cependant, les stratégies de Bell ont été acclamées par les militaires comme une méthode raffinée de pacification.

Dans un livre de 1973, un historien militaire favorable à Bell, John Morgan Gates, a qualifié d’ « exagérés « les rapports sur ces atrocités et a salué « une compréhension excellente de Bell du rôle de la bienveillance dans la pacification ».

Gates a rappelé que la campagne de Bell au Batanga a été considérée par des stratèges militaires comme une pacification « dans sa forme la plus perfectionnée ». ir : « Schoolbooks and Krags : The United States Army in the Philippines, 1898-1902 de Gates ».

Ils propagent la méthodologie

Au début du siècle, la méthodologie de pacification a aussi été un cliché populaire parmi les puissances coloniales européennes. De la Namibie à l’Indochine, les Européens ont eu des difficultés pour soumettre les populations locales.

Souvent le massacre sans limites a donné des résultats, comme les Allemands l’ont démontré avec les massacres de la tribu Herrero en Namibie entre 1904 et 1907. Mais les stratèges militaires ont souvent comparé leurs notes sur des techniques plus subtiles de terreur sélective combinée avec des manifestations de bienveillance.

Les stratégies de contre-insurrection sont revenues à la mode après la Deuxième Guerre mondiale quand de nombreux peuples opprimés ont exigé une indépendance du régime colonial et que Washington s’est préoccupé de l’expansion du communisme. Dans les années cinquante, la rébellion Huk contre la domination des EU a recommencé à transformer les Philippines en laboratoire, et ils se sont clairement rappelé les leçons passées de Bell.

« La campagne contre le mouvement Huk aux Philippines … s’est considérablement ressemblée à la campagne américaine de presque 50 ans avant », a remarqué l’historien Gates. « L’objectif américain vers le problème de la pacification avait été étudié ».

Mais la guerre contre les Huk a eu quelques nouveaux objectifs, particulièrement le concept moderne de la guerre psychologique ou psy-war.

En suivant les stratégies pionnières du général de division de la CIA, général Edward G. Lansdale, la guerre psychologique a été un nouveau tour de l’ancien jeu de briser la volonté d’une population cible. L’idée était d’analyser les faiblesses psychologiques d’un peuple et de développer des « sujets » qu’ils puissent induire des actions favorables à ceux qui réalisaient l’opération.

Bien que la guerre psychologique inclût la propagande et la désinformation, elle était aussi basée sur des tactiques de terreur de nature démonstrative. Un pamphlet de la guerre psychologique de l’armée, qui est basé sur l’expérience de Lansdale aux Philippines, défendait « la violence criminelle exemplaire – l’assassinat et la mutilation de captifs et l’exhibition de leurs corps », selon « Instruments of Statecraft » de Michael McClintock.

Dans ses mémoires, Lansdale s’est vanté d’un truc légendaire de la guerre psychologique utilisé contre les Huk, qui étaient considérés superstitieux et peureux d’une créature similaire à un vampire appelée asuang.

« L’escadron de la guerre psychologique montait une embuscade le long d’un sentier utilisé par les Huk », a écrit Lansdale.

Quand une patrouille Huk apparaissait par le sentier, les participants à l’embuscade capturaient le dernier homme de la patrouille, sans que leur action ne fût détectée dans l’obscurité de la nuit. Ils perforaient deux trous dans son cou, comme si cela avait été un vampire, soutenaient le corps par les pieds, le vidaient d’un sang, et replacaient le cadavre dans le sentier. »

« Quand les Huk revenaient chercher le disparu et trouvaient leur compagnon saigné à blanc, tous les membres de la patrouille croyaient que l’asuang en avait fini avec lui. » Voir : « In the midst of wars de Lansdale ».

La rébellion Hukfut aussi témoin du perfectionnement des zones de libre feu, une technique utilisée effectivement par les forces de Bell un demi-siècle avant. Dans les années cinquante, ils ont assigné des escadrons spéciaux pour faire le sale travail.

« La tactique spéciale de ces escadrons était de clôturer des zones ; tous ceux qui se trouvaient dans celles-ci étaient considérés comme ennemi », a expliqué un colonel philippin favorable aux EU « Presque tous les jours on trouvait des corps flottant dans la rivière, plusieurs d’eux s victimes de l’Unité Nenita du major [Napoléon] Valeriano » Voir : « The Huk Rebellion : À Study of Peasant Revolt in the Philippines de Benedict J. Kerkvliet. »


__
« Vouloir prouver des choses qui sont claires d'elles-mêmes, c'est éclairer le jour avec une lampe. »  


http://algerie-institution.blog4ever.com

avatar
Syfou
Adminstrateur
Adminstrateur

Masculin
Nombre de messages : 5687
Age : 35
Emploi/loisirs : Les souvenirs s'envolent aussitot la la porte ouverte .
Humeur : Bien / H.M.D / Toujours.
Date d'inscription : 11/01/2010
Localisation : Dans un autre repère !

Revenir en haut Aller en bas

Sujet / Message Re: Doctrine militaire des Etats-Unis

Message par Syfou le Mar 23 Nov - 0:11

Suite...États-Unis, deux siècles d’histoire de sang et de brutalité

Vers le Viêt-Nam

La répression heureuse des Huk a mené les architectes de la guerre à partager leurs leçons dans d’autres endroits en Asie et au delà. Valeriano a été coauteur d’un important manuel étasunien sur la contre-insurrection et a fait partie de l’effort de pacification étasunienne au Viêt-Nam, avec Lansdale.

En suivant le modèle philippin, les Vietnamiens ont été entassés dans des « villages stratégiques » ; déclarées « zones de libre feu », les maisons et les cultures ont été détruites ; et le programme Phoenix a éliminé des milliers de cadres présumés Vietcong.

Les stratégies implacables ont été absorbées et acceptées, même par des personnages militaires amplement respectés, comme le général Colin Powell qui a servi deux fois au Viêt-Nam et a appuyé la pratique routinière d’assassiner des hommes vietnamiens comme une partie nécessaire de l’effort de contre-insurrection.

« Je me rappelle une phrase que nous utilisons sur le terrain, MAM, pour military-age male [homme en âge militaire] » a écrit Powell dans ses mémoires si saluées My American Journey.

« Si un hélico [hélicoptère étasunien] voyait un paysan avec des pyjamas noirs qui paressait suspect, un MAM possible, le pilote tournait et tirait face à lui. S’il bougeait, son mouvement était jugé comme une intention évidente hostile, et la bordée suivante n’était pas lancée en face de lui, mais contre sa personne. »

« Brutal ? Peut-être. Mais un commandant de bataillon très capable avec qui j’avais servi dans la Gelnhausen [Allemagne de l’Ouest], le lieutenant colonel Walter Pritchard, est mort par le feu de francs-tireurs ennemis pendant qu’il observait des MAMs depuis son hélicoptère. Et Pritchard fut un parmi bien d’autres. La nature du tuer ou mourrir au combat tend à émousser des perceptions fines du bien et mal. »

En 1965, la communauté des renseignements des EU a formalisé ses leçons apprises de contre-insurrection de la pire façon, en établissant un programme de secret maximum appelé Project X. Basé au Centre et à l’École d’Intelligence de l’Armée des EU à Fort Holabird, dans le Maryland, le projet a été basé sur une expérience sur le terrain et a développé des plans de formation pour « fournir un entraînement en intelligence à des pays étrangers amis », selon un rapport du Pentagone préparé en 1991 et publié en 1997.

Appelé « guide pour la conduite d’opérations clandestines », le « Project X » a été utilisé par l’École d’Intelligence des EU à Okinawa pour entraîner pour la première fois des Vietnamiens et, peut-être, d’autres étrangers », signale le rapport.

Linda Matthews, de la Division de Contre-espionnage du Pentagone, a rappelé qu’en 1967-68 une partie du matériel d’entraînement du Project X a été préparé par des employés en liaison avec le programme Phoenix. « Elle a suggéré la possibilité qu’une partie du matériel délictueux du programme Phoenix ait pu être intégrée aux matériels du Project X à l’époque », dit le rapport du Pentagone.

Dans les années soixante-dix, le Centre et l’École d’Intelligence de l’Armée des EU ont déménagé à Fort Huachuca en Arizona et ont commencé à exporter du matériel du Project X aux groupes d’aide militaire des EU qui travaillaient avec « des pays étrangers amis ». Vers le milieu des années soixante-dix, du matériel du Project X arrivait à des armées dans le monde entier.

Dans son étude de 1992, le Pentagone a reconnu que le Project X a été la source de nombreuses leçons « réprouvables » de l’École des Amériques, où des Officiers Latinoaméricains ont été entraînés aux chantages, séquestrations, assassinats et espionnage contre des adversaires politiques non violents.

Mais la révélation de toute l’histoire a été bloquée juste à la fin du premier gouvernement Bush, quand les hauts fonctionnaires du Pentagone qui travaillaient pour le secrétaire de la Défense de l’époque Dick Cheney, ont ordonné la destruction de la plupart des fichiers du Project X. Voir : « Lost History » de Robert Parry.

Une vie dangereuse

Vers le milieu des années soixante-dix, une partie des leçons étasuniennes de contre-insurrection était aussi arrivée en Indonésie. L’entraînement militaire des EU a été rapide, parce que Washington considérait que le leader neutraliste Sukarno était politiquement suspect. L’entraînement fut permis uniquement pour faciliter l’influence des EU sur les forces armées indonésiennes qui étaient considérées plus fiables.

L’aide étasunienne et l’entraînement ont consisté presque entièrement en « action civique » de nature inoffensive, ce qu’ on pense en général consiste à la construction de routes, à la fourniture de personnel de cliniques de santé et à la réalisation d’autres activités « de cœurs et d’ esprits » avec des civils. Mais l’ « action civique » a aussi servi de couverture en Indonésie, comme aux Philippines et au Viêt-Nam, à la guerre psychologique.

Les connexions secrètes militaires entre les EU et l’Indonésie ont eu leur compensation pour Washington quand a éclaté une crise politique, qui menaçait le gouvernement de Sukarno.

Pour contrer le puissant Parti Communiste d’Indonésie, connu comme PKI, les Bérets Rouges de l’armée ont organisé le massacre de dizaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants. Les nombreux corps qui ont été jetés dans les rivières de la Java Orientale les ont teintées de sang.

Dans une classique tactique de guerre psychologique les cadavres gonflés ont aussi servi d’avertissement politique aux villages en aval.

« Pour assurer qu’ils ne coulaient pas, les cadavres ont été délibérément attachés ou empalés avec un pieu en bambou », a écrit le témoin oculaire Pipit Rochijat. « Et le départ des cadavres de la région Kediri par le Brantas a atteint son âge d’or quand les corps ont été entassés dans les radeaux sur lesquels ondoyaient orgueilleusement le drapeau du PKI ». Voir : « Am I PKI or Non-PKI ? » de Rochijat, Indonésie, octobre 1985.

Quelques historiens ont attribué la violence grotesque à une armée démente qui s’est lancée dans une « brutalité non planifiée » ou dans une « hystérie massive » qui a finalement conduit au massacre de près d’un million et demi d’indonésiens, plusieurs d’entre eux d’origine chinoise.

Mais la tactique répétée de mettre des corps en exhibition insupportable s’adapte aussi aux doctrines militaires de guerre psychologique [psy-war], mots que l’un des principaux assassins militaires a utilisés de façon non traduite pour ordonner l’élimination du PKI.

Sarwo Edhie, chef du bataillon para-commando politique connu comme les Bérets Rouges, a remarqué que « il ne faut pas donner l’occasion de se concentrer/consolider » à l’opposition communiste. « Elle doit systématiquement être repoussée par tous les moyens, y compris la guerre psychologique ». Voir : « The Revolt of the G30S/PKI and Its Suppression » traduit par Robert Cribb dans The Indonesian Killingsr

Sarwo Edhie avait été identifié comme contact de la CIA quand il a servi à l’ambassade indonésienne en Australie. Voir : « Pacific, mai - juin 1968 ».


__
« Vouloir prouver des choses qui sont claires d'elles-mêmes, c'est éclairer le jour avec une lampe. »  


http://algerie-institution.blog4ever.com

avatar
Syfou
Adminstrateur
Adminstrateur

Masculin
Nombre de messages : 5687
Age : 35
Emploi/loisirs : Les souvenirs s'envolent aussitot la la porte ouverte .
Humeur : Bien / H.M.D / Toujours.
Date d'inscription : 11/01/2010
Localisation : Dans un autre repère !

Revenir en haut Aller en bas

Sujet / Message Re: Doctrine militaire des Etats-Unis

Message par Syfou le Mar 23 Nov - 0:18

Suite...États-Unis, deux siècles d’histoire de sang et de brutalité

Sympathie dans les médias des Etats-Unis.


La réaction de l’élite des Etats-Unis devant l’horrible massacre fut et continue à être ambivalente depuis ce temps-là. Le gouvernement de Johnson a nié toute responsabilité dans les massacres, mais le journaliste du New York Times, James Reston, a parlé pour beaucoup de leaders d’opinion quand il a favorablement qualifié les événements sanglants en Indonésie de « rayon de lumière en Asie ».

Les démentis étasuniens quant à leur participation se sont maintenus jusqu’à 1990 quand des diplomates des EU ont admis devant un journaliste qu’ils avaient aidé l’armée indonésienne grâce à la fourniture de listes de communistes présumés.

« C’était réellement une grande aide pour l’armée », a dit le fonctionnaire de l’ambassade Robert Martens à Kathy Kadane de States News Service.« J’ai probablement beaucoup de sang sur mes mains, mais ce n’est pas si mauvais. Il y a un temps où il faut frapper fort à un moment décisif ». Martens avait dirigé l’équipe des EU qui ont établi les listes de la mort.

L’histoire de Kadane a provoqué une réaction significative de l’auteur confirmé des éditoriaux du Washington Post, Stephen S. Rosenfeld. Il a accepté le fait que des fonctionnaires des Etats-Unis ont aidé « cet épouvantable massacre », mais ensuite il a justifié les assassinats.

Rosenfeld a argumenté que le massacre « fut, et continue d’être amplement considéré comme la chance sombre mais méritée d’un parti révolutionnaire conspirateur que représentait le même monstre communiste qui était en marche au Viêt-Nam ».

Dans une colonne intitulée : « L’Indonésie 1965 : L’année pour vivre cyniquement ? » Rosenfeld a justifié que « ou l’armée liquidait les communistes, ou les communistes liquidaient l’armée », on pensait : L’Indonésie était un domino, et la fin du PKI a maintenu l’Indonésie dans le monde libre …

« Bien que les moyens fussent gravement déshonorants, on peut dire que nous –les exigeants ainsi que les obstinés et les cyniques – jouissons des fruits de la stabilité géopolitique de cette partie importante de l’Asie, de la révolution qui n’a jamais eu lieu ». Washington Post, 13 juillet 1990

Cependant, le goût fut beaucoup plus amer pour les peuples de l’archipel indonésien. En 1975, l’armée du nouveau dictateur de l’Indonésie, le général Suharto, a envahi l’ancienne colonie portugaise du Timor Oriental. Quand les timorais orientaux ont offert de la résistance, l’armée indonésienne est revenue aux atrocités habituelles et a lancé un vrai génocide contre la population.

Un missionnaire catholique a fourni un témoignage direct d’une mission de recherche et de destruction au Timor Oriental en 1981.

« Nous avons vu de nos propres yeux le massacre de gens qui se rendaient : tous morts, y compris femmes et enfants, même les plus petits … ils n’ont même pas sauvé les femmes enceintes : elles ont été étripées … Ils ont fait la même chose qu’ils avaient fait aux petits enfants l’année précédente, ils les ont saisis par les jambes et ont frappé leurs têtes contre des roches …

« Les commentaires d’officiers indonésiens révèlent la qualité morale de cette armée : « Nous avons fait pareil [qu’en 1965] à Java, Bornéo, Célèbes, Irian Jaya, et cela a donné des résultats » ». Voir : “East Timor : Land of Hope” d’A. Barbedo de Magalhaes.

Les références au succès du massacre de 1965 n’ont pas été rares. Dans Timor : « A People Betrayed », l’auteur James Dunn a remarqué que « du côté indonésien, il y a eu de nombreux rapports selon lesquels beaucoup de soldats ont vu leur opération comme une phase de plus dans la campagne pour éliminer le communisme qui est venu après les événements de septembre 1965 ».

Les stratégies classiques de guerre psychologique et de pacification ont été inconditionnellement suivies au Timor Oriental. Les indonésiens ont exhibé des cadavres et les têtes de leurs victimes. Les timorais ont aussi été dirigés vers des camps contrôlés par le gouvernement avant d’être repositionnés d’une manière permanente dans des « villages de réimplantation » loin de leur maison.

« Le problème est que les gens sont obligés à vivre dans ces installations et qu’on ne leur permet pas de voyager dehors, » a dit monseigneur Costa Lopes, administrateur apostolique de Dili.« C’est le motif principal pouruoi les gens ne peuvent pas cultiver assez d’aliments. » Voir :« Indonesia’s Forgotten War : The Hidden History of East Timor » de John G. Taylor.

Une aversion publique

À travers la télévision dans les années soixante et soixante-dix, la Guerre du Viêt-Nam a fini par rapprocher les horreurs de la contre-insurrection de millions d’Etasuniens. Ils ont vu comment des soldats des Etats-Unis incendiaient des villages et obligeaient des vieilles désespérées à abandonner leurs foyers ancestraux.

Des équipes de chasseurs d’images ont gravé dans des films les interrogatoires brutaux de Vietcong présumés, l’exécution d’un jeune officier Viêt-Cong, et le bombardement d’enfants avec du napalm.

En effet, la Guerre du Viêt-Nam fut la première fois que les Etasuniens sont arrivés à être au courant des stratégies de pacification qui avaient été développées en secret comme politique de sécurité nationale dès le XIXe Siècle. Résultat, des millions d’Etasuniens ont protesté contre la conduite de la guerre et le Congrès a imposé tardivement en 1974 la fin de la participation des Etats-Unis.

Mais les débats doctrinaires de la guerre psychologique n’ont pas été résolus par la Guerre du Viêt-Nam. Les défenseurs de la contre-insurrection se sont regroupés dans les années quatre-vingts derrière le président Ronald Reagan qui a monté une défense enthousiaste de l’intervention au Viêt-Nam et a réaffirmé la décision d’Etats-Unis d’employer des tactiques similaires contre des forces gauchistes, surtout en Amérique Centrale. Voir : « Guatemala : A Test Tube for Repression », Consortiumnews.com, le 3 octobre 2010.

Reagan a aussi ajouté un nouveau composant important au mélange. En reconnaissant que les images et les rapports honnêtes de la zone de guerre avait affaibli l’appui public pour la contre-insurrection au Viêt-Nam, Reagan a autorisé une opération intérieure agressive de « diplomatie publique » qui correspond à ce qui a été appelé « gestion de la perception » – en effet, l’intimidation de journalistes pour assurer que seule l’information épurée arrivait au peuple étasunien.

Les journalistes qui ont révélé les atrocités des forces entraînées par les Etats-Unis, comme le massacre El Mozote par le bataillon Atlacatl au Salvador en 1981, ont été durement critiqués et leurs carrières bloquées.

Quelques opérateurs de Reagan ne se sont pas montrés timides au sujet de sa défense de la terreur politique comme nécessité de la Guerre Froide. Neil Livingstone, consultant en contre-terrorisme du Conseil National de Sécurité, a qualifié les escadrons de la mort « d’un instrument extrêmement efficient, aussi odieux qu’ il est, dans le combat contre le terrorisme et les défis révolutionnaires ». Voir : « Instruments of Statecraft » de McClintock.

Quand les démocrates au Congrès ont protesté contre les excès des interventions de Reagan en Amérique Centrale, le gouvernement a réagi avec plus de pression dans les relations publiques et politiques, en mettant en cause le patriotisme des critiques. Par exemple, l’ambassadrice de Reagan danauxNations Unies, Jeane Kirkpatrick, a accusé tous ceux qui prêtaient attention aux crimes appuyés par les Etats-Unis « d’accuser d’abord les Etats-Unis »

Beaucoup de démocrates au Congrès et de journalistes dans le milieu de la presse de Washington se sont pliés devant les attaques, en donnant beaucoup de liberté au gouvernement de Reagan pour mener les stratégies brutales « des escadrons de la mort » au Salvador, en Honduras, au Guatemala et Nicaragua.

Ce qui reste clair dans ces expériences en Indonésie, au Viêt-Nam, en Amérique Centrale et dans d’autres endroits, c’est que les Etats-Unis, pendant des générations, ont maintenu deux formes de pensée parallèles mais opposées sur les atrocités militaires et les droits de l’homme : l’une, d’une bienveillance étasunienne, en général soutenue par le public, et l’autre de la brutalité dans laquelle la fin justifie les moyens, embrassée par les spécialistes de la contre-insurrection.

Normalement les spécialistes mènent leurs actions dans des endroits lointains, sans que la presse nationale informe beaucoup sur le sujet. Mais parfois les deux visions en concurrence – d’un Etats-Unis juste et de l’autre implacable – se heurtent ouvertement, comment c’est arrivé avec le Viêt-Nam.

Ou le côté obscur de la politique de sécurité des Etats-Unis est sorti à la lumière par des exfiltrations non autorisées, comme les photos de détenus abusés dans la prison Abu Ghraib en Irak, ou par des révélations sur waterboarding [asphyxie avec de l’eau] et d’autres tortures autorisées par la Maison Blanche de George W. Bush comme faisant partie « de la guerre contre la terreur ».

Alors seulement le public arrive à avoir une idée de la réalité atroce, des tactiques sanglantes et brutales qui ont été considérées « nécessaires » pendant plus de deux siècles pour défendre des supposés « intérêts nationaux ».

http://www.mondialisation.ca

__
« Vouloir prouver des choses qui sont claires d'elles-mêmes, c'est éclairer le jour avec une lampe. »  


http://algerie-institution.blog4ever.com

avatar
Syfou
Adminstrateur
Adminstrateur

Masculin
Nombre de messages : 5687
Age : 35
Emploi/loisirs : Les souvenirs s'envolent aussitot la la porte ouverte .
Humeur : Bien / H.M.D / Toujours.
Date d'inscription : 11/01/2010
Localisation : Dans un autre repère !

Revenir en haut Aller en bas

Sujet / Message Re: Doctrine militaire des Etats-Unis

Message par Syfou le Mer 9 Fév - 23:17

Doctrine américaine

La doctrine américaine vise la sécurité et la prospérité des États-Unis avec une conception intégrale de la puissance, où les intérêts militaires, économiques, stratégiques et culturels se soutiennent mutuellement

Politique générale et stratégie intégrale

Les Etats-Unis tirent leur puissance et leur prospérité des flux de populations, de marchandises, de liquidités et d’informations. Les USA sont d’abord ‘’la puissance des flux ‘’. La stratégie générale américaine fait l'objet d'une publication annuelle sous forme d'un fascicule où le maintien du «leadership» obsède l'ensemble de l'Amérique.

Les Etats-Unis estiment être les gardiens des valeurs et avoir pour mission supérieure de rallier l'ensemble du monde à ces valeurs.
Les trois objectifs clairement affichés sont la sécurité et la prospérité des Etats-Unis ainsi que la promotion de la démocratie dans le monde. L'ensemble des moyens devra contribuer à ces trois missions.

Dans le domaine de la politique internationale, le Pentagone, tout en proclamant la suprématie absolue américaine, est à la recherche permanente du «Peer Competitor» susceptible de défier le pays dans un avenir de 10 à 20 ans. Ce besoin d'un adversaire identifié permettra de justifier des dépenses militaires. La Chine apparaît ainsi comme une menace à long terme.

Source:L’encyclopédie « Stratégie-Militaire »

__
« Vouloir prouver des choses qui sont claires d'elles-mêmes, c'est éclairer le jour avec une lampe. »  


http://algerie-institution.blog4ever.com

avatar
Syfou
Adminstrateur
Adminstrateur

Masculin
Nombre de messages : 5687
Age : 35
Emploi/loisirs : Les souvenirs s'envolent aussitot la la porte ouverte .
Humeur : Bien / H.M.D / Toujours.
Date d'inscription : 11/01/2010
Localisation : Dans un autre repère !

Revenir en haut Aller en bas

Sujet / Message Re: Doctrine militaire des Etats-Unis

Message par Sphinx le Dim 1 Mai - 18:49

La Libye et la nouvelle doctrine stratégique US



L’opération militaire alliée en Libye marque un changement stratégique majeur. Washington a renoncé à une guerre d’occupation et a sous-traité à ses alliés les opérations terrestres à venir. Thierry Meyssan décrit le nouveau paradigme stratégique des Etats-Unis : la globalisation forcée est interrompue, l’ère des deux mondes commence.

On dit souvent que les généraux ne voient pas venir les changements et préparent la prochaine guerre comme si elle devait ressembler à la précédente. Il en va de même pour les commentateurs politiques : ils interprètent les nouveaux événements non pour ce qu’ils sont, mais comme s’ils répétaient ceux qui les ont précédés.

Lorsque des mouvements populaires ont renversé Zine el-Abidine Ben Ali en Tunisie et Hosni Moubarak en Égypte, beaucoup ont cru assister à une « révolution du jasmin » et une « révolution du lotus » , à la manière des révolutions colorées que la CIA et la NED ont organisées à la chaîne depuis la disparition de l’URSS. Certains faits semblaient leur donner raison, comme la présence d’agitateurs serbes au Caire ou la diffusion de matériels de propagande .

Mais la réalité était toute différente. Ces révoltes étaient populaires et Washington tentait sans succès de les détourner à son profit. En définitive, les Tunisiens et les Égyptiens n’aspiraient pas à l’American Way of Life, mais au contraire à se débarrasser de gouvernements fantoches manipulés par les États-Unis.

Lorsque des troubles sont survenus en Libye, ces mêmes commentateurs ont essayé de récupérer leur retard sur la réalité en nous expliquant que, cette fois-ci, il s’agissait d’un soulèvement populaire contre le dictateur Kadhafi. Ils accompagnaient alors leurs éditoriaux de doux mensonges présentant le colonel comme un éternel ennemi de la démocratie occidentale, oubliant qu’il collaborait activement avec les États-Unis depuis huit ans .

Pourtant, à y regarder de plus près, ce qui se passe en Libye est d’abord la résurgence de l’antagonisme historique entre la Cyrénaïque d’un côté, la Tripolitaine et le Fezzan de l’autre. Ce n’est que secondairement que ce conflit a pris une coloration politique, l’insurrection s’identifiant avec les monarchistes, bientôt rejoints par toutes sortes de groupes d’opposition (nassériens, khomeinyistes, communistes, islamistes etc…). En définitive. À aucun moment l’insurrection ne s’est étendue à l’ensemble du pays.

Toute voix qui dénonce la fabrication et l’instrumentation de ce conflit par un cartel colonial rencontre des protestations. L’opinion majoritaire admet que l’intervention militaire étrangère permet au peuple libyen de se libérer de son tyran, et que les bavures de la coalition ne peuvent être pires que les crimes de ce génocidaire.
Or, l’Histoire a déjà démontré la fausseté de ce raisonnement. Par exemple, nombre d’Irakiens opposés à Saddam Hussein et qui ont accueilli en sauveurs les troupes occidentales disent, huit ans et un million de morts plus tard, que la vie était meilleure dans leur pays du temps du despote.


Surtout, ce jugement se fonde sur une série de convictions erronées :

- Contrairement à ce qu’affirme la propagande occidentale et à ce que semble créditer la proximité chronologique et géographique avec la Tunisie et l’Égypte, le peuple libyen ne s’est pas soulevé contre le régime de Kadhafi. Celui-ci dispose encore de légitimité populaire en Tripolitaine et au Fezzan ; régions où le colonel a fait distribuer des armes à la population pour résister à l’avance des insurgés de Cyrénaïque et des puissances étrangères.

- Contrairement à ce qu’affirme la propagande occidentale et à ce que semblent accréditer des déclarations furieuses du « frère Guide » lui-même, Kadhafi n’a jamais bombardé sa population civile.


Il a fait usage de la force militaire contre des putschistes sans prendre garde aux conséquences pour la population civile. Cette distinction n’a pas d’importance pour les victimes, mais en droit international elle sépare les crimes de guerre des crimes contre l’humanité.

- Enfin, contrairement à ce qu’affirme la propagande occidentale et au romantisme révolutionnaire d’opérette de Bernard Henry Lévy, la révolte de Cyrénaïque n’a rien de spontanée. Elle a été préparée par la DGSE, le MI6 et la CIA. Pour constituer le Conseil national de transition, les Français se sont appuyés sur les renseignements et les contacts de Massoud El-Mesmari, l’ex-compagnon et confident de Kadhafi qui a fait défection en novembre 2010 et a reçu asile à Paris [5].

Pour rétablir la monarchie, les Britanniques ont réactivé les réseaux du prince Mohammed el-Senoussi, prétendant au trône du Royaume-Uni de Lybie, actuellement réfugié à Londres, et ont distribué partout le drapeau rouge-noir-vert au croissant et à l’étoile [6]. Les États-uniens ont pris le contrôle économique et militaire en rapatriant de Washington des Libyens en exil pour occuper les principaux ministères et l’état-major du Conseil national de transition.

Au demeurant, ce débat sur la pertinence de l’intervention internationale est l’arbre qui cache la forêt. Si nous prenons un peu de recul, nous nous rendons compte que la stratégie des grandes puissances occidentales a changé. Certes, elles continuent à user et à abuser de la rhétorique de la prévention du génocide et du devoir d’intervention humanitaire des grands frères, voire du soutien fraternel aux peuples en lutte pour leur liberté pourvu qu’ils ouvrent leurs marchés, mais leurs actes sont différents.

La « doctrine Obama »

Dans son discours à la National Defense University, le président Obama a défini plusieurs aspects de sa doctrine stratégique en soulignant ce qui la distinguait de celles de ses prédécesseurs, Bill Clinton et George W. Bush .

Il a d’abord déclaré : « En un mois seulement, les États-Unis ont réussi, avec leurs partenaires internationaux, à mobiliser une vaste coalition, à obtenir un mandat international de protection des civils, à stopper l’avance d’une armée, à éviter un massacre et à établir, avec leurs alliés et partenaires, une zone d’exclusion aérienne.

Pour bien mettre en perspective la rapidité de notre réaction militaire et diplomatique, rappelons que dans les années 1990, lorsque des populations se faisaient brutaliser en Bosnie, il a fallu plus d’un an à la communauté internationale pour intervenir avec des moyens aériens afin de protéger ces civils. Il nous a fallu cette fois seulement 31 jours ».

Cette rapidité contraste avec la période de Bill Clinton. Elle s’explique de deux manières.
D’une part les États-Unis de 2011 ont un projet cohérent — nous allons voire lequel —, alors que dans les années 90, ils hésitaient entre profiter de la disparition de l’URSS pour s’enrichir commercialement ou pour édifier un empire sans rival.

D’autre part, la politique de la « réinitialisation » (reset) de l’administration Obama, visant à substituer la négociation à l’affrontement, a porté partiellement ses fruits avec la Russie. Bien que celle-ci soit une des grandes perdantes économiques de la guerre de Libye, elle en a accepté le principe — même si les nationalistes Vladimir Poutine ou Vladimir Chamov en ont des aigreurs d’estomac —.

Puis, dans le même discours du 28 mars 2011, Obama a poursuivi : « Notre alliance la plus efficace, l’OTAN, a pris le commandement de l’application de l’embargo sur les armes et de la zone d’exclusion aérienne. Hier soir, l’OTAN a décidé de prendre la responsabilité supplémentaire de la protection des civils libyens. (…) Les États-Unis joueront (…) un rôle d’appui – notamment au niveau du renseignement, du soutien logistique, de l’assistance à la recherche et au sauvetage, et du brouillage des communications du régime. Du fait de cette transition vers une coalition plus vaste, fondée sur l’OTAN, les risques et les coûts de ces opérations – pour nos soldats et nos contribuables – se trouveront considérablement réduits ».

Après avoir mis la France en avant et avoir feint de traîner les pieds, Washington a admis avoir « coordonné » toutes les opérations militaires depuis le début. Mais ce fut pour annoncer immédiatement le transfert de cette responsabilité à l’OTAN.

En termes de communication intérieure, on comprend bien que le Prix Nobel de la paix Barack Obama ne souhaitait pas donner l’image d’un président entraînant son pays dans une troisième guerre en terre d’islam après l’Afghanistan et l’Irak. Néanmoins cette question de relations publiques ne doit pas faire oublier l’essentiel : Washington ne veut plus être le gendarme de la planète, mais entend exercer un leadership sur les grandes puissances, intervenir au nom de leur intérêt collectif et en mutualisant les coûts.

Dans cette perspective, l’OTAN est appelée à devenir la structure de coordination militaire par excellence, à laquelle la Russie, voire plus tard la Chine, devraient être associées.

Enfin, le président Obama a conclu à la National Defense University : « Il y aura des occasions où notre sécurité ne sera pas directement menacée mais où nos intérêts et nos valeurs le seront. L’histoire nous met face à face parfois avec des défis qui menacent notre humanité et notre sécurité communes – intervenir dans le cas de catastrophes naturelles, par exemple ; ou prévenir un génocide et préserver la paix ; assurer la sécurité régionale et maintenir le flot du commerce. Ce ne sont peut-être pas des problèmes uniquement américains mais ils nous sont importants.

Ce sont des problèmes qui méritent d’être résolus. Et dans ces circonstances, nous savons que les États-Unis, en tant que nation la plus puissante du monde, seront souvent appelés à apporter leur aide ».

Barack Obama rompt avec le discours enflammé de George W. Bush qui prétendait étendre au monde entier l’American Way of Life par la force des baïonnettes. S’il admet déployer des moyens militaires pour des causes humanitaires ou des opérations de maintien de la paix, il n’envisage la guerre que pour « assurer la sécurité régionale et maintenir le flot du commerce ».

Ceci mérite une explication approfondie.

Le changement stratégique

Par convention ou par commodité, les historiens appellent chaque doctrine stratégique du nom du président qui la met en œuvre. En réalité, la doctrine stratégique est aujourd’hui élaborée au Pentagone et non plus à la Maison-Blanche. Le changement fondamental n’a pas eu lieu avec l’entrée de Barack Obama dans le Bureau ovale (janvier 2009), mais avec celle de Robert Gates au Pentagone (décembre 2006).

Les deux dernières années de la présidence Bush ne ressortent donc pas de la « doctrine Bush », mais préfigurent la « doctrine Obama ». Et c’est parce qu’il vient de triompher que Robert Gates envisage de se retirer avec la fierté du travail accompli .

Pour me faire mieux comprendre, je distinguerai donc une « doctrine Rumsfeld » et une « doctrine Gates ».

Dans la première, l’objectif est de changer les régimes politiques, un à un, partout dans le monde, jusqu’à ce qu’ils soient tous compatibles avec celui des États-Unis. Ce qui est appelé « démocratie de marché « étant en réalité un système oligarchique dans lequel de pseudos-citoyens sont protégés de l’arbitraire de l’État et peuvent choisir leurs gouvernants à défaut de pouvoir choisir leurs politiques.
Cet objectif a conduit à l’organisation de révolutions colorées comme à l’occupation de l’Afghanistan et de l’Irak.

Or, indique Barack Obama dans le même discours : « Grâce aux sacrifices extraordinaires de nos troupes et la détermination de nos diplomates, nous sommes pleins d’espoir quant à l’avenir de l’Irak. Mais le changement de régime a pris huit ans, a coûté des milliers de vies américaines et irakiennes et près de mille milliards de dollars. Nous ne pouvons nous permettre que cela se reproduise en Libye ».

Bref, cet objectif d’une Pax Americana, qui à la fois protégerait et dominerait tous les peuples de la terre, est économiquement irréalisable. De même d’ailleurs que l’idéal de convertir l’humanité entière à l’American Way of Life.

Une autre vision impériale, plus réaliste, s’est progressivement imposée au Pentagone. Elle a été vulgarisée, par Thomas P. M. Barnett dans son ouvrage The Pentagon’s New Map. War & Peace in the Twenty-First Century (La Nouvelle carte du Pentagone. Guerre et paix au XXIe siècle).

Le monde futur serait divisé en deux.

1/ D’un côté le centre stable, constitué autour des États-Unis par des pays développés et plus ou moins démocratiques.


2/ De l’autre une périphérie, livrée à elle même, en proie au sous-développement et à la violence. Le rôle du Pentagone serait alors de garantir l’accès du monde civilisé qui en a besoin aux richesses naturelles de la périphérie qui ne sait pas s’en servir.

Cette vision suppose que les États-Unis en soient plus en compétition avec les autres États développés, mais deviennent leur leader de sécurité. Cela paraît possible avec la Russie, dans la mesure où le président Dmitry Medvedev a ouvert la voie à une collaboration avec l’OTAN lors du défilé commémoratif de la fin de la Seconde Guerre mondiale, puis lors du sommet de Lisbonne. Ce sera peut-être plus compliqué avec la Chine dont la nouvelle équipe dirigeante semble plus nationaliste que la précédente.

La division du monde en deux zones, stable et chaotique, où la seconde n’est que le réservoir de richesses naturelles de la première, pose évidemment la question des délimitations. Dans l’ouvrage de Barnett (2004), les Balkans, l’Asie centrale, presque toute l’Afrique, les Andes et l’Amérique centrale sont rejetées dans les ténèbres. Trois États membres du G20 – dont un est également membre de l’OTAN – sont voués au chaos : la Turquie, l’Arabie saoudite et l’Indonésie. Cette carte n’est pas figée et des repêchages restent possibles. Ainsi, l’Arabie Séoudite est en train de gagner ses galons en écrasant dans le sang la révolte à Bahreïn.

Puisqu’il n’est plus question d’occuper de pays, mais uniquement de tenir des zones d’exploitation et de procéder à des raids lorsque c’est nécessaire, le Pentagone se doit d’étendre à toute la périphérie le processus de fragmentation, de « remodelage », amorcé au « Proche-Orient élargi » (Greater Middle-East). Le but de la guerre n’est plus l’exploitation directe d’un territoire, mais la déstructuration de toute possibilité de résistance. Le Pentagone se concentre sur le contrôle des voies maritimes et les opérations aériennes pour sous-traiter autant que possible les opérations terrestres à ses alliés. C’est ce phénomène qui vient de débuter en Afrique avec la partition du Soudan et les guerres de Libye et de Côte d’Ivoire.

Si, au regard du discours démocratique, le renversement du régime de Mouammar Kadhafi serait un objectif gratifiant, il n’est ni nécessaire, ni souhaitable du point de vue du Pentagone. Dans la « doctrine Gates », mieux vaut le maintien d’un Kadhafi hystérique et humilié dans un réduit tripolitain qu’une Grande Libye capable un jour de résister à nouveau à l’impérialisme.



Géostratégie.com

__
"Quelle est la différence fondamentale entre une femme et un terroriste ? Avec le terroriste on peut négocier"
3

.、スフィンクス、


Spoiler:


avatar
Sphinx
Adminstrateur
Adminstrateur

Masculin
Nombre de messages : 8024
Age : 32
Emploi/loisirs : Mat
Humeur : Peu importe.
Date d'inscription : 19/12/2008
Localisation : S.B.A

Revenir en haut Aller en bas

Sujet / Message les deux guerre du golfe

Message par matriochkas le Ven 31 Mai - 16:55

I.La Première guerre du Golfe (1990-1991).

L'Irak et les pays limitrophes.




1°) Les causes.


A°) L'Irak, un pays très endetté.


De 1980 à 1988, l'Irak de Saddam Hussein et l'Irande l'Ayatollah Khomeini, se sont livrés à une guerre sans merci qui a ruiné l'économie irakienne. Les irakiens ont été obligés, pour financer la guerre et acheter des armes de s'endetter auprès des états du Golfe, l'Arabie Saoudite et le Koweit, deux pays sunnites qui soutenaient la guerre contre les chiites iraniens.


B°) La colère irakienne contre le Koweit et l'Arabie Saoudite.


A la fin de la guerre contre l'Iran, en 1988, l'économie irakienne est exsangue. La guerre a fait monter les prix du pétrole ce qui a servi les intérêts des pays de l'OPEP et notamment ceux de l'Arabie Saoudite et du Koweit. L'Irak, lourdement endetté envers ses deux pays, demanda l'annulation de cette dette, proposition rejetée. Le 2 août 1990, pour résoudre l'impasse financière dans laquelle il se trouvait, Saddam Hussein fit envahir, par son armée, le Koweit, qui fut aisément conquis.

2°) L'intervention militaire contre l'Irak.


A°) Le Moyen-Orient, fournisseur du pétrole mondial.



Le Moyen-Orient est une zone stratégique majeure, pour les pays occidentaux, en 1990, car il est le premier producteur et exportateur du pétrole mondial. L'invasion du Koweit par l'Irak, menaçait la stabilité des prix du barril de pétrole, et le premier producteur mondial de pétrole, l'Arabie Saoudite, se sentit menacé par l'Irak de Saddam.


B°) L'opération Tempête du désert.


Le 29 novembre 1990, devant l'épuisement des solutions diplomatiques pour que l'Irak retira ses troupes du Koweit, le Conseil de Sécurité de l'ONU légitima le recours à la force contre l'Irak par le vote de la résolution 678 qui fixait un ultimatum à Saddam Hussein, qui devait évacuer le Koweitavant le 15 janvier 1991. L'URSS, en pleine déliquescence, qui disparaîtra l'année suivante, ne mit pas son veto à la future intervention. Le 16 janvier 1991, alors que la situation n'avait pas bougé, une coalition de 34 pays, dirigée par les USA attaqua l'Irak.




En un mois, la garde républicaine, troupe d'élite de l'armée irakienne va être balayée et le 26 février 1991, Saddam Hussein annonça qu'il retirait ses troupes du Koweit. L'offensive des troupes onusiennes s'arrêta deux jours après.


II.La deuxième guerre du Golfe.


A°) L'Irak isolé (1991-2003).


Après la première du Golfe, l'Irak est soumis à un embargo total, à cause de la répression qui toucha les kurdes et les chiites irakiens. Cet embargo toucha surtout la population civile irakienne et non les dirigeants du régime. Saddam et sa clique mirent en coupe réglée le pays et s'enrichirent sur le dos du peuple.




B°) Le choc des attentats du 11 septembre 2001.


Le 11 septembre 2001, 4 avions sont détournés dans le ciel américain. 2 vont frapper les deux tours jumelles du World Trade Center, un autre percuta le Pentagone, le dernier s'écrasera en Pensylvannie. Ces attentats feront 3000 morts aux USA, plus que l'attaque japonaise à Pearl-Harbor. Le Président George W.Bush va alors lancer sa guerre contre le terrorisme, pour punir les commanditaires des attentats,



dont Oussama Ben Laden et son réseau terroriste Al-Qaida, qui étaient protégés par le régime du mollah Omar, en Afghanistan.


C°) La deuxième guerre du Golfe.


En octobre 2001, l'Afghanistan est envahi par les forces onusiennes commandées par les américains.
Mais le secrétaire à la défense, Donald Rumsfeld, homme fort de l'après-11 septembre, voulait aller plus loin. Il soupçonnait le dictateur irakien d'avoir pactisé avec Ben Ladensuivant le principe que « l'ennemi de mon ennemi est mon ami ». De plus, l'invasion de l'Irak aurait pour conséquence d'augmenter la production de pétrole, par un pays soumis à un embargo, et donc de faire baisser le prix du barril.
Le 28 janvier 2003, George W.Bush annonça qu'il détenait les preuves (ce qui n'était pas vrai) que Saddam Hussein diposait d'armes de destruction massives et qu'il était lié au mouvement terroriste Al-Qaida. Le monde était alors divisé quant au recours à la force contre l'Irak. Les USA et les anglais étaient pour une guerre alors que les français, les russes et les allemands privilégiaient une solution diplomatique.
En février 2003, des millions de manifestants défilèrent, dans le monde entier, contre la guerre.



Le 19 mars 2003, les américains et leurs alliés anglo-saxons, envahissaient l'Irak sans le soutien de la communauté internationale. Devant la supériorité numérique des forces américaines, l'armée irakienne s'effondra rapidement et Bagdad fut investie. Le 15 avril 2003, George W.Bush annonçait la victoire et la fin des combats.
L'occupation du sol irakien ne fut pas un long fleuve tranquille pour les forces d'invasion. Des scandales éclatèrent comme la pratique de la torture, à la prison d'Abou Ghraib, ou l'utilisation des mercenaires de la société Blackwater, par la coalition. Toutefois, fin 2011, les troupes américaines se sont retirées du pays.


III.Les conséquences des conflits irakiens.


A°) La fin d'une dictature, la fragilité du nouveau régime.


Saddam Hussein fut capturé, jugé et exécuté le 30 décembre 2006. Arrivé à la tête du pays en 1979, après un coup de force, il fut, dans un premier temps, soutenu par l'Occident, contre l'Iran, malgré son régime de terreur, avant de se mettre la communauté internationale à dos, après son invasion du Koweit, en 1990.
Le nouveau régime est désormais démocratique, avec les dernières élections législatives qui ont eu lieu en 2010. Mais l'équilibre reste fragile entre les différentes communautés chiite, sunnite et kurde qui ont été montées les unes contre les autres par la politique ultra-répressive de Saddam et qui menacent de faire éclater le pays !


B°) La reprise de la production de pétrole.


En 2012, la production de pétrole irakienne, avec 3,3 millions de barrils/jour, a retrouvé sa production d'il y a 20 ans. Troisième exportateur mondial d'or noir, le pays est assis sur des gigantesques ressources de pétrole.




Le comble de l'histoire, c'est que les 4 plus gros gisements de pétrole d'Irak, Roumalia, Kirkouk, Kourna-Ouest et Al-Zaoubair, ne sont pas exploités par des compagnies américaines, mais par la Irak Petroleum Company, par le hollandais Shell, et par les chinois de China National Petroleum !
Et le pays qui semble le grand vainqueur de la guerre américaine en Irak semble être la ...Turquie !!

__
Je suis de retour.
When i was born, devil said : oh, shit ! competition.
avatar
matriochkas
Membre
Membre

Masculin
Nombre de messages : 48
Age : 34
Date d'inscription : 18/05/2013
Localisation : Batna city

Revenir en haut Aller en bas

Sujet / Message LIBEREZ HASSAN

Message par ZIGHOUD15 le Lun 6 Mar - 11:50

LIBEREZ LE GENERAL MAJOR HASSAN ET NOUS EN FERONT UN PRESIDENT DIGNE DES FILS DE L ALGERIE DES CHOUHADAS 
CECI EST UN MESSAGE DE LA NSA A DIFFUSER MASSIVEMENT 
ZIGHOUD  
avatar
ZIGHOUD15
V.I.P
V.I.P

Masculin
Nombre de messages : 153
Age : 50
Humeur : fou amoureux
Date d'inscription : 16/09/2015
Localisation : algerie

Revenir en haut Aller en bas

Sujet / Message Re: Doctrine militaire des Etats-Unis

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum