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Guerre Russo-Japonaise

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Sujet / Message Guerre Russo-Japonaise

Message par Syfou le Mar 14 Déc - 21:04

Tsushima (1905)

La victoire spectaculaire du Japon sur la marine impériale russe annonça la naissance d’une nouvelle puissance militaire en Asie. Les cuirassés modernes des Japonais étaient trop rapides et trop bien armés pour les vaisseaux démodés des Russes. C’était un sinistre avertissement pour les Empires occidentaux. Tout comme la victoire sur la France en 1870 avait donné à la Prusse une suprême confiance dans son propre système militaire, le triomphe du Japon contre la Russie lui donna l’assurance néces­saire pour s’embarquer dans des campagnes contre les puissances occidentales au début du xxe siècle. Jusque-là, le Japon n’avait fait que tester ses capacités sans grand succès.

Le Japon avait d’abord connu des succès en 1895 dans sa guerre contre la Chine à propos de la Corée, mais la Russie était interve­nue pour saisir des possessions gagnées par les Japonais et ces derniers n’avaient pas pu faire grand-chose pour l’en empêcher. Depuis 1902, cependant, la Grande-Bretagne était aussi soucieuse que le Japon de la présence russe en Mandchourie, et le Japon emporta une victoire diplomatique en signant une alliance dans laquelle l’Angleterre s’engageait à ne pas soutenir d’éventuelles interventions occidentales. Ce qui laissa le Japon libre de s’occuper de la présence russe en Mandchourie. Les deux pays avaient convenu d’un protectorat commun en Corée, mais en 1900, quand éclata la rébellion des Boxers en Chine, la Russie envoya d’impor­tantes troupes en Mandchourie. « Si la Mandchourie devient pro­priété de la Russie, » déclara le ministre des Affaires étrangères du Japon en 1901, « la Corée elle-même ne pourra pas rester indé­pendante. C’est une question de vie ou de mort pour le Japon. » La guerre russo-japonaise La tension entre les deux nations atteignit son paroxysme en février 1904, quand le Japon attaqua Port-Arthur, la base navale clé en Mandchourie pour les Russes. Comme Pearl Harbor, plusieurs dizaines d’années après, ce fut une attaque surprise lancée avant toute déclaration de guerre. Les vaisseaux russes furent sévère­ment endommagés par les torpilleurs japonais, et le port fut bloqué.

Des troupes japonaises débarquèrent dans le nord de la Corée et allèrent jusqu’au fleuve Yalu pour fournir un soutien aux actions navales. Les troupes russes dépendaient du Transsibérien pour amener des renforts, mais cela prendrait du temps, et les com­mandants russes insistèrent imprudemment pour réagir immé-diatement l’invasion. En infériorité numérique, une force russe affronta les Japonais et fut complètement mise en déroute à la bataille du Yalu. Les Japonais continuèrent leur progression vers l’intérieur de la Mandchourie.

Avec l’arrivée de nouveaux soldats japonais, Port-Arthur fut soumis à un siège. Au départ, les Japonais essayèrent de le prendre d’assaut, mais subirent d’énormes pertes. L’artillerie et les mitrailleuses russes installées derrière tranchées et barbelés firent que le combat se réduisit à une succession d’attaques sui­cide par les Japonais, qui toutes échouèrent à forcer le passage dans le port. Elles donnèrent, cependant, un avant-goût des ter­ribles effets d’une charge désespérée contre des forces retran­chées, bien défendues par des mitrailleuses. Finalement, après presque un an, une marée humaine japonaise écrasa un avant­poste vital, et Port-Arthur fut contraint de se rendre en jan­vier 1905.

Partout ailleurs en Mandchourie, les armées japonaise et russe se heurtaient dans des batailles sanglantes mais peu concluantes. Des dizaines de milliers de pertes furent subies par les deux camps, évoquant ce que serait le combat sur le front de l’ouest pendant la Première Guerre mondiale. Même après une victoire japonaise à la bataille de Moukden en mars 1905, les forces ter­restres russes refusèrent de se retirer de Mandchourie et cette impasse coûteuse sembla partie pour durer indéfiniment. Une bataille navale décisive En octobre 1904, la flotte russe de la Baltique prit la mer depuis ses ports d’attache sous le commandement de l’amiralRozhdestvenski. Il lui faudrait plus de six mois pour atteindre la Mandchourie et se joindre à la guerre contre le Japon. Bizarrement, pendant qu’elle traversait encore la mer du Nord, des rumeurs se répandirent concernant une attaque par des torpilleurs japonais, et les cuirassés russes réagirent en tirant sur des bateaux de pêche anglais près du Dogger Bank, tuant au moins sept pêcheurs. La Grande-Bretagne, indignée, envoya ses propres cuirassés filer la flotte russe tandis qu’elle traversait le Golfe de Gascogne.

Se divisant pour passer le canal de Suez et contourner le cap de Bonne-espérance, la flotte russe se réunit dans l’océan Indien et poursuivit sa route jusqu’à l’Indochine française, où elle s’arrêta une fois de plus pour se préparer à la bataille. Partant ensuite pour le port russe de Vladivostok, en Sibérie, la flotte de la Baltique appro­cha du détroit de Tsushima, entre la Corée et le Japon. Sur le papier, la flotte de Rozhdestvenski paraissait impressionnante, constituée de 8 cuirassés, 8 croiseurs, 9 destroyers et plusieurs vaisseaux plus petits, mais ces bateaux étaient vieux. Par contraste, tout comme le Japon en pleine modernisation avait pris l’armée prussienne pour modèle de ses forces terrestres, sa marine avait été profondément influencée par la flotte britan­nique. Ses vaisseaux étaient construits selon les modèles anglais les plus récents et présentaient une protection accrue par blindage des canons, mais avec peu de poids supplémentaire, qui aurait affecté leur maniabilité et leur vitesse. La flotte japonaise compor­tait 4 cuirassés, 8 croiseurs, 21 destroyers et 60 torpilleurs, ces derniers ayant déjà fait leurs preuves lors des combats autour de Port-Arthur. Les hommes d’équipage du vice-amiral Togo étaient également extrêmement motivés et bien entraînés.

Pendant l’après-midi du 27 mai, tandis que la flotte russe navi­guait en ligne avec le vaisseau amiral de Rozhdestvenski, le Suvorov, à sa tête, Togo tira le meilleur parti de la vitesse supérieure de sesbateaux. Dans une manoeuvre digne de Nelson, il traversa la tête de la flotte russe et la soumit à un feu roulant dévastateur. Ayant formé la barre du T, il tourna alors ses navires pour naviguer le long de son flanc et la soumettre à d’autres tirs. Les obus japo­nais pleuvaient sur les vaisseaux russes mal protégés.

La bataille continua jusqu’à la tombée de la nuit ; l’amiral Rozhdestvenski avait été blessé, et trois cuirassés russes avaient été coulés. La flotte de la Baltique, meurtrie, essaya alors de se retirer, mais Togo envoya ses torpilleurs, plus petits, achever les vaisseaux sévèrement endommagés des Russes, laissant tom­ber des mines devant eux tandis qu’ils tentaient de s’enfuir. Seuls un croiseur et deux destroyers russes réussirent à atteindre Vladivostok. Le reste de la flotte fut coulé ou capturé, et quelque 10 000 marins tués ou blessés. Contraste frappant, les Japonais avaient perdu à peine 1 000 hommes, et seulement trois torpilleurs. Leçons apprises et désapprises Tsushima mit précipitamment fin à la guerre russo-japonaise. En septembre 1905, lors du traité de Portsmouth, la Russie accepta de se retirer de Port-Arthur et de Mandchourie. La Corée tomba dans la sphère d’influence du Japon et ce dernier maintint égale­ment un contrôle étroit sur la Mandchourie, mais elle ne ferait offi­ciellement partie de l’Empire d’outre-mer du Japon qu’en 1931. Cette guerre, cependant, modela le monde du début du xxe siècle. La défaite de la Russie ébranla encore le gouvernement du tsar, et une révolution se produisit la même année. Si cette révolution échoua à renverser le régime tsariste, il ne faudrait pas longtemps avant qu’une autre le balaye complètement et conduise à l’éta­blissement du régime soviétique.

La victoire du Japon lui permit de se considérer comme l’égal d’autres grandes puissances, et il exigea le droit d’établir son propre empire. La militarisation de la politique japonaise s’ensuivit, culmi­nant dans l’attitude agressive du Japon dans les années 1930, qui entraîna la guerre dans le Pacifique. La défaite de la Russie encou­ragea également d’autres factions nationalistes asiatiques à croire que l’impérialisme occidental pouvait être combattu et vaincu. L’illusion de l’invincibilité militaire de l’Occident, établie pendant 200 ans, avait volé en éclats et cela porterait ses fruits notamment pendant la Seconde Guerre mondiale. La route qui mena à la guerre du Vietnam peut être considérée comme ayant un certain rapport avec les événements de Tsushima.

Sur le plan militaire, la guerre russo-japonaise révéla les terribles dégâts qui pouvaient être causés par la guerre retranchée moderne, aucun des deux camps n’obtenant d’avantage clair en dépit d’énormes pertes humaines. Des observateurs britanniques et alle­mands y avaient directement assisté, mais la conclusion qu’ils en tirèrent fut que toute guerre future devrait être gagnée dans les premiers mois. Ils croyaient que l’incompétence des Russes et le manque d’expérience des Japonais avaient conduit à l’impasse, erreurs que ne répéteraient pas les autres armées occidentales, qui utiliseraient mobilisation rapide et manoeuvres initiales pour déjouer leurs adversaires avant de risquer d’être entraînés dans une guerre de tranchées. En d’autres termes, une telle catastrophe ne se reproduirait pas en Europe. Ils se trompaient lourdement.


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Sujet / Message Re: Guerre Russo-Japonaise

Message par Syfou le Mar 14 Déc - 21:06

Historique

Dans la nuit du 8 au 9 février 1904, la flotte japonaise attaque, sans déclaration de guerre, la flotte russe à Port-Arthur, et elle torpille sept bâtiments ennemis. D’un seul coup, le Japon acquiert la maîtrise des mers ; une guerre commence, qui s’achè­vera l’année suivante par la victoire du Japon. Le conflit prend place dans la région du Pacifique Nord, précisément en Mandchou­rie et en Chine, deux zones où l’Angleterre, les États-Unis et la France luttent pour s’assu­rer de bonnes positions économiques, mais où, surtout, le Japon et la Russie rivalisent depuis 1891, date de la construction du Transsibérien par ce dernier pays. C’est la politique agressive de la Russie qui est cause du conflit. En 1893, avec l’appui de la France et de l’Allemagne, la Russie humilie le Japon, vainqueur de la Chine en 1895 : elle oblige ce pays à rendre la péninsule du Liaodong, que lui reconnaissait à l’occasion de cette victoire le traité de Shimonoseki. Le Japon avait également obtenu par la même occasion Formose, les îles Pescadores et la reconnaissance par la Chine de l’indépen­dance de la Corée.

En 1896, par un accord secret avec la Chine, les Russes garantissent le territoire chinois contre les agressions extérieures et, en retour, obtiennent la concession du chemin de fer qui traversera la Mandchourie à partir de Harbin jusqu’à la mer. Ce « Transmandchou­rien » consacre la pénétration économique russe et son influence dans l’est de la Chine. Lorsque, en 1897, l’assassinat de deux mis­sionnaires allemands aboutit à la cession du territoire de Kiao-Tcheou à l’Allemagne par un bail de 99 ans, le tsar Nicolas II exige un bail de 25 ans pour la partie sud du Liaodong, y compris Port-Arthur. En 1898, la Chine concède à la Russie le bail de Port-Arthur avec le droit d’y établir une base navale. Enfin, en 1900, le soulèvement national chi­nois des Boxers, en réaction contre les pays étrangers présents, est écrasé par une inter­vention militaire de huit grandes puissances, à laquelle la Russie participe. Après cela, des troupes russes restent sur le terrain, sous le prétexte de -otéger la construction du Trans­mandchouriln. Des aventuriers russes propo­sent, à la même époque, de développer un projet de concessions forestières sur le Yalou en Mandchourie, ce qui permettrait aux sujets du tsar de pénétrer en Corée. Nicolas II est très enthousiasmé par ce projet, car il pense que la Russie a une mission civilisatrice en Asie et il sous-estime grossièrement la puissance et les ambitions japonaises. Son ministre des Finances, Witte, qui s’y oppose formellement, est contraint de démissionner. Les négociations et la guerre Dans un premier temps, le Japon tente de négocier. Il propose un partage qui donnerait aux Russes le nord de la Mandchourie et au Japon le sud, ainsi que la Corée. Mais, très vite, les responsables japonais se rendent compte que les tentatives de conciliation ne servent à rien : l’intervention militaire est décidée.

Alors, le 8 février 1904, le Japon attaque sans déclaration de guerre la flotte russe dans la rade de Port-Arthur. Il est militairement bien préparé et bien organisé ; allié de la Grande­Bretagne, il est diplomatiquement soutenu et, enfin, il combat près de ses bases. En face, la Russie n’est pas prête (son commandement en Extrême-Orient, assuré par l’amiral Alexeiev et le général Kouropatkine, est in­compétent et ses troupes insuffisantes) ; les renforts sont acheminés par le Transsibérien à voie unique, très lent et interrompu au niveau du lac Baïkal. Enfin, le pouvoir est affaibli par les vagues de mécontentement intérieur.

Cette disproportion explique le succès des opérations japonaises : défaites russes à la bataille de Liaoyang (24 août-5 septembre 1904), au fleuve Cha-ho (5-18 octobre 1904) et à Moukden (21 février-10 mars 1905), qui font reculer l’armée russe dans le nord de la Mandchourie. Les 27-29 mai 1905, la flotte de l’amiral Zinovi Rojdestvenski, venue de la Baltique avec beaucoup de difficultés pourtenter de sauver Port-Arthur, est anéantie au cours de la bataille, au détroit de Tsushima. La Russie est désormais obligée de négocier. La paix : l’humiliation d’une nation occidentale Un armistice est conclu entre les deux gouver­nements : si les Russes sont très affaiblis par la révolution de 1905, les finances japonaises sont totalement épuisées et l’Empire nippon n’a plus les moyens de détruire le gros des troupes russes d’Extrême-Orient. Avec la médiation du président américain Theodore Roosevelt, une Conférence de paix est organi­sée à Portsmouth, aux États-Unis, le 5 septem­bre 1905. Les clauses du traité signé à cette occasion contiennent les stipulations sui­vantes : la Russie doit reconnaître la préémi­nence des intérêts du Japon en Corée ; elle cède à son vainqueur son bail sur la péninsule du Liaodong, sa base de Port-Arthur, la voie ferrée au sud du Chandong et la moitié sud de l’île de Sakhaline. Les deux pays, d’un commun accord, s’engagent à restituer la Mandchourie à la Chine. Malgré l’insistance du Japon, aucune indemnité de guerre n’est prévue.

Cette guerre est un véritable coup de massue pour le gouvernement russe, qui ne s’atten­dait absolument pas à la défaite. L’humilia­tion des premiers revers a contribué à précipi­ter un événement qui aurait eu lieu de toutes manières :’la révolution de janvier 1905. Du côté japonais, en revanche, c’est un véritable triomphe, car, pour la première fois dans l’histoire du monde, une nation occidentale est vaincue par une nation asiatique. L’Em­pire nippon en tire un prestige militaire considérable, qui durera jusqu’en 1945 ; Une guerre et une révolution En même temps que la Russie se trouve engagée dans un conflit contre le Japon en Asie orientale, elle est affaiblie à l’intérieur par le déclenche­ment d’une révolution, en janvier 1905.

Cette révolution s’explique par des causes économiques, par le méconten­tement étudiant et par l’apparition d’une opposition organisée formée de sociaux-démocrates (S.D.) et de so­ciaux-révolutionnaires (S.R.), d’obé­dience marxiste.

La révolution éclate le 22 janvier à Saint-Pétersbourg, où la répression fait 130 morts. Malgré cela, le mouve­ment s’étend et atteint les milieux de l’armée (mutinerie du cuirassé Po­temkine, en mer Noire, dans l’été). La réaction ne parvient à triompher qu’au début de l’année suivante. L’entre-deux-guerres : la pénétration en Chine du Nord Le Japon obtient en 1919 la plupart des anciennes îles alle­mandes du Pacifique. Mais la conférence de Washington (1921) l’oblige à abandon­ner à la Chine le Chandong, à évacuer ses troupes de Sibérie et à limiter sa flotte de guerre. Les troupes japonaises occupent Moukden (le 18 septembre 1931) à la suite d’incidents frontaliers, puis toute la Mand­chourie, qui devient en 1932 le Mandchou­kouo, État indépendant sous protectorat japonais. En 1933, le Japon quitte la S.D.N. En 1937, il occupe une partie de la Chine. De la « guerre du Pacifique » au désastre d’Hiroshima Engagé dans lepacte anti-Komintern en 1936, le Japon lance un ultimatum à l’Indochine française en 1940. Puis, sans avoir au préalable déclaré la guerre aux États-Unis, le général Tojo fait détruire la flotte américaine basée à Pearl Harbor, le 7 décembre 1941. À ce moment commence la guerre du Pacifique les Philippines, Hongkong, la Malaisie, Sin­gapour et l’Indonésie sont occupés. En 1942, la bataille de Midway stoppe l’avance japonaise. De 1943 à 1945, les États-Unis récupèrent du terrain. Ils lancent la bombe atomique le 6 août 1945 sur Hiroshima et le 9 août sur Nagasaki. Le 14 août, le Japon capitule : il est ramené à ses frontières du xixe siècle.


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Sujet / Message Re: Guerre Russo-Japonaise

Message par Syfou le Mar 14 Déc - 21:10

Togo

Heihachirō Tōgō est un amiral de la marine impériale japonaise né le 27 janvier 1848 et mort le 30 mai 1934. Formé par la marine britannique, il prit part aux premiers combats de la guerre sino-japonaise où il obtient le grade d’amiral. Il commanda l’ensemble de l’escadre japonaise lors de la guerre russo-japonaise de 1904-1905, et remporta une large victoire lors de la bataille de Tsushima.



Qui était Togo ? Était-ce comme Bismarck, un homme « de fer et d’acier » ?... Un second Nelson Ou bien un Asiatique, diaboliquement rusé, fourbe et cruel ?temeraire ?

le monde parlait de ce chef et l’on contemplait avec curiosité ses portraits dans les revues illustrées.
On commençait aussi à s’intéres­ser au Japon et à se demander ce qu’était au fond cette jeune nation. On était intrigué par ces insulaires qui, en l’espace de cinquante ans, avaient réalisé, tour de force unique dans l’histoire de l’huma­nité, une évolution sociale qui avait demandé cinq siècles aux pays occidentaux.

Or cette évolution n’était pas seulement le fruit d’une énergie fanatique, d’une sagesse sans exemple et d’une extraordinaire capa­cité d’adaptation. Elle prouvait encore, elle prouvait surtout, qu’au c coeur de la race nippone bouillonnaient toujours les forces vives des premiers siècles. Le Moyen-Age était révolu au point de vue historique, mais son élan spirituel animait aussi puissamment que jadis tous ces Japonais modernes. Le japon n’avait pas été fondamentalement modifié par l’assimilation des techniques occidentales. Il n’avait adopté celles-ci que pour mieux servir la mission qu’il s’était assignée. Il prouva au monde que la supériorité matérielle ne constitue pas le Progrès et qu’elle est incapable de faire la grandeur d’une nation. L’as­cension ou le déclin de celle-ci ne sont jamais que l’expression de son élan vital. C’est un sophisme typiquement européen de croire que le perfectionnement scientifique peut remplacer l’unité intérieure, la foi en sa destinée, tout ce qui fait la force d’un pays. D’ailleurs, la désagrégation constatée en Europe depuis une centaine d’années en est la preuve.

Au japon, répétons-le, la « modernisation » et l’ « europénisation » n’étaient que d’ordre extérieur et pratique. Elles n’étaient que le visage neuf inscrit sur la vieille âme nippone. Ainsi Togo qui, dans sa jeunesse, avait été un Samouraï au front rasé portant deux épées dans sa ceinture, n’était devenu un amiral moderne que dans la mesure où il avait acquis les plus récents principes de la technique militaire occidentale. Il était demeuré ce qu’il avait toujours été : un Asiatique, méfiant envers les étran­gers, mais plein de bonté et d’abandon envers ceux de sa race, vrai rejeton de la tribu guerrière des Satsuma, tout pétri de l’esprit du Bushido, de ce code séculaire qui enseigne la bravoure, l’indiffé­rence à la douleur, l’ascétisme, un contrôle parfait de soi-même en tous temps et en tous lieux, un sentiment méticuleux de l’honneur et enfin le dévouement aveugle au Mikado, chef politique et religieux, descendant direct de Dieu. Profondément respectueux des lois et des moeurs de son pays, il était, malgré son modernisme apparent, exactement l’opposé d’un révolutionnaire.

En vrai Nippon, il était sensible à la beauté des fleurs et les cultivait avec amour dans son jardin. Il aimait la vie simple et, pareil aux grands conquérants de la Rome républicaine, il rentrait, une fois la bataille gagnée, dans cette modeste maison de Tokio où il vécut depuis son mariage jusqu’à sa mort, c’est-à-dire pendant cinquante-deux ans. Si, pour le récompenser de ses victoires, on lui eût offert un palais, il eût refusé d’y vivre car c’eût été déchoir de l’antique tradition. La gloire ne put le corrompre. Il demeura jus­qu’à la fin économe, réfléchi et modeste. Il redoutait pour sa famille l’influence dissolvante de la richesse et, malgré les faveurs dont le combla son souverain, malgré les avantages pécuniaires que lui ap­portèrent ses charges successives, il réussit à mourir à peu près pauvre.

On met en parallèle le Japon à l’époque du Grand Changement et le Premier Empire allemand. Cette comparaison est justifiée en ce sens que ces deux états ont eu également foi en leur avenir et ont dû leur ascension aux mêmes qualités de discipline, d’incor­ruptible honneur, de silence, de ténacité et de modestie.

Cette modestie, cette aversion pour la publicité, étaient carac­téristiques des grands chefs nippons. Le voyage que Togo et Nogui firent en Angleterre en 1911 en est un témoignage. Silencieux, effacés, les deux vieillards ne comprenaient pas toutes les manifes­tations d’admiration qui montaient vers eux, les toasts, les récep­tions, les journalistes. Pourquoi tout ce bruit ? Ils n’étaient pas des ténors ou des coureurs cyclistes, mais simplement des soldats qui avaient fait leur devoir.

Les hauts-faits d’Oyoma, de Nogui et de Togo sont dignes des pages les plus grandioses de l’Histoire universelle. Pourtant, ja­mais ces hommes n’ont supporté qu’on les plaçât au-dessus de leurs camarades de combat. Les résultats obtenus étaient dus non à leur mérite mais aux vertus du Mikado, à la vaillance des troupes, à l’aide du peuple tout entier, et enfin à l’inspiration des ancêtres dont les esprits les accompagnaient aux heures décisives. Si le chef n’avait pas existé, un autre aurait pris sa place et accompli la même oeuvre. Lui, n’était que l’épée de son pays, mais il devait veiller à ce que cette épée demeurât toujours brillante et pure comme un cristal.

Togo se montra dans sa jeunesse violent, hardi et obstiné, et le marquis Ito, alors commandant des forces navales, dut fermer les yeux sur ses écarts qui frisaient parfois le refus d’obéissance. Mais un véritable génie se dompte lui-même et avec plus de sévérité encore que les autres ne le feraient. Il y avait en l’amiral un équi­libre, une patience, une solidité qui, en même temps que ses vertus militaires, ne firent que se développer avec les années et qui se com­muniquaient à ceux qui l’entouraient. La fin de sa vie fut infiniment paisible et sereine. Il était vénéré comme un saint. Ses compatriotes avaient raison de voir en lui leur héros national, car, outre sa valeur personnelle hors de pair, il était une vivante incarnation de toutes les qualités qui font le mérite et la grandeur de ce peuple.


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Sujet / Message Re: Guerre Russo-Japonaise

Message par Syfou le Mar 14 Déc - 21:17

Les Batiments
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Sujet / Message Re: Guerre Russo-Japonaise

Message par Syfou le Lun 14 Fév - 0:11

Siège de Port-Arthur


Port-Arthur en 1912

Le siège de Port-Arthur par les Japonais commence fin mai 1904. Port-Arthur capitule au début de 1905 (selon le calendrier grégorien).

Le contexte historique

Le petit port de pêcheurs du village de Liouchoun (aujourd'hui Lüshunkou) fut modernisé par des ingénieurs allemands à partir de 1884.

Il avait reçu le nom de Port-Arthur depuis l'établissement en 1860 de liens douaniers par un navire anglais, commandé par le lieutenant William K. Arthur et ce nom fut adopté par les puissances européennes qui, quant à elles, obtenaient ou réaménageaient en les fortifiant des concessions commerciales en Chine.

En 1894, le port et la péninsule de Liao-Dong furent attaqués par le Japon qui en obtint la concession en 1895 par le traité de Shimonoseki ; mais sous la pression des puissances européennes choquées par les massacres commis et surtout soucieuses de ne pas limiter leur influence, la Chine en reprit l'administration (accord dit de la « triple intervention » ou de « l'intervention tripartite du 23 avril 1895 », après ce premier conflit sino-japonais, entre la Russie, l' Allemagne et la France).

A cette époque, la Russie était en pleine construction du Transsibérien et un tronçon était envisagé vers le sud pour raccourcir la distance vers Vladivostok. D'autre part les Allemands étaient de plus en plus présents à Tsing-Tao (aujourd'hui Qingdao, dont ils obtiendront la concession pour 99 ans, en 1898) et les Anglais faisaient de même à Hong-Kong (obtenue en 1897) et à Port-Edward.

Afin de ne pas être absente du jeu des puissances européennes en Chine et de faciliter l'accès vers l'océan Pacifique, la Russie, sur la proposition du ministre des Affaires étrangères, le comte Mouraviev, se décida à renforcer son influence. Une escadre russe entra à Port-Arthur en décembre 1897, tandis que des discussions diplomatiques se tenaient à Pékin. Contre versement important, La Russie obtint alors pour vingt-cinq ans la concession du port et de la presqu'île, en mars 1898.

De plus après la révolte des Boxers en 1900, la Russie obtint comme les autres puissances européennes des compensations. Pour la Russie, ce fut le protectorat commercial sur la Mandchourie. De quoi irriter le Japon, armé par l'Allemagne, qui visait à augmenter son influence dans la région.

De 1895 à 1904, le Japon multiplia par cinq son budget militaire, convaincu qu'il reprendrait pied en Mandchourie.

L'Empire britannique, par son traité du 30 janvier 1902 avec le Japon, était fidèle à sa politique de première grande puissance maritime. Elle promettait d'intervenir contre la Russie[4], si la France attaquait le Japon. En attendant, elle ferma ses ports aux Russes, ainsi que le canal de Suez, rendant extrêmement long et difficile l'intervention de la flotte russe (essentiellement basée en Europe) en Extrême-Orient.

La décision en avril 1903, de Nicolas II, à l'instigation du gouverneur de Sibérie Bezobrazov, de suspendre l'évacuation par étapes des troupes russes, tel que l'accord sino-russe de 1902 le stipulait, allait provoquer la réaction des Japonais, ceux-ci attaquant par surprise la flotte russe d'Extrême-orient le 8 février 1904.

Les forces en présence

Afin d' appuyer la base de Vladivostok, il fut décidé à partir de 1901 de construire une base navale digne de ce nom pour la flotte russe du Pacifique, commandée par l'amiral Makarov. Les travaux commencèrent sur les projets de l'ingénieur militaire Vélitchko. Début 1904, seulement 20% du projet étaient réalisés. Le port était entouré de cinq forts, trois fortins et de quatre batteries plus éloignées, ainsi que de diverses redoutes sur les collines environnantes. La base abritait la 7e escadre de l'amiral Stark avec 7 cuirassés, 9 croiseurs, 24 bateaux torpilleurs, 4 canonnières, et d'autres navires.

Sous le commandement du vice-amiral Alexéiev (il quittera Port-Arthur en 1902), un régiment d'infanterie était stationné à la forteresse depuis 1899, composé de quatre bataillons en 1900.

Malgré l'Alliance franco-russe, la France n'intervint pas directement, obligée à la neutralité en Asie par l'Angleterre ; mais elle était inquiète de l'avancée japonaise, surtout à cause de ses possessions indochinoises et aussi de ses enclaves commerciales de Chine, dont sa base navale de Kouang-Tchéou-Wan.

La flotte russe de la Baltique, qui ne pouvait passer le canal de Suez, bloqué par les Britanniques, est obligée à un long périple de huit mois pour porter en vain secours à la flotte du Pacifique, un retard qui causera sa perte.

La forteresse de Port-Arthur avait trois fronts : le front oriental (général Gorbatovsky) sur le flanc droit, le front septentrional (colonel Sémionov) au centre et le front occidental (colonel Irman) sur le flanc gauche au-delà de lignes armées. Les positions étaient supervisées par le général Kondratenko et les réserves par le général Alexandre Foch. Le port était commandé par le vice-amiral Grigorovitch.

Au plus fort du siège, les Russes bénéficieront de 50 000 hommes, les Japonais de 90 000 hommes.

Le siège

Le siège fut d'abord précédé d'une bataille navale en février 1904 qui marqua le déclenchement de la guerre russo-japonaise.

Puis le 7 août 1904, les Japonais attaquent, sur le front oriental, des redoutes russes et cela aboutit à un combat qui va durer deux jours. Les Japonais perdent plus de 1 200 hommes et les Russes 450.

Au cours de ce siège, le commandement militaire japonais emploiera des tactiques de « mission-suicide », tactiques réemployées au cours de la Seconde Guerre mondiale avec les attaques aériennes de Kamikaze contre les flottes de guerre américaines « lorsque la mission-suicide arriva à la ligne de barbelés [...].Ce fut à 20h40, une heure après l'ouverture des hostilités, que les trois mille hommes de troupes « à l'écharpe blanche » furent anéantis (Il s'agit du nom des troupes de mission suicide »

Première attaque

Afin de riposter à cette défaite, les Japonais – en surnombre – commencent à bombarder le front oriental et le front septentrional, le 19 août. Dans les deux jours qui suivent, ils arrivent à prendre deux redoutes et à tenir la colline Longue (ou Dlinnaïa). À partir du 21, le général Nogi attaque le front occidental et avance près des premiers forts. Les pertes sont considérables des deux côtés, les Japonais sont toutefois maintenus à distance.

Siège et seconde attaque[

Le général Nogi obtient des renforts et se décide alors à assiéger la forteresse, le 19 septembre, tandis que du
côté russe, les renforts partis trop tard ( il fallait plus de six mois aux navires russes pour atteindre le Pacifique ) laissent supposer une fin rapide.

Le lendemain matin, les Japonais commencent à tenir les hauteurs ; mais ne prennent pas la colline Haute, dite aussi cote 203, héroïquement défendue par le colonel Irman, le lieutenant Podgoursky et le 5e régiment.

Troisième attaque

Les Japonais se décident alors à des travaux de sape et à construire jour et nuit des tranchées et des fortifications, afin d' intensifier le siège à partir d' octobre. Les réserves de nourriture commencent à manquer du côté russe et le scorbut fait ses premières victimes.

Le 30 octobre, après trois jours d' actions menées par les artilleurs japonais, Nogi ordonne une attaque générale.

L' infanterie japonaise appuyée par l'artillerie ne parvient pas en deux jours à prendre le fort N°II et essuie de lourdes pertes.

Quatrième attaque

Le général Nogi obtient dans les premiers jours de novembre le renfort de la 7e division d' infanterie et attaque le front oriental et la colline Haute, le 26 novembre. Cela lui coûte la perte de 10% de ses hommes. Aussi décide-t-il de changer de tactique et de mettre toutes ses forces à l'assaut de la colline Haute, du haut de laquelle on peut apercevoir le port même de Port-Arthur distant de cinq kilomètres.

les combats acharnés vont durer neuf jours, jusqu'à la prise de la colline par les Japonais le 5 décembre. Les pertes japonaises s'élèvent à plus de dix mille soldats et officiers pendant ces combats.

les Russes quant à eux, perdent 4 500 hommes sur la colline Haute et 6 000 en tout. Dès le lendemain les Japonais profitent de la prise de la colline pour corriger leurs tirs d'artillerie vers le port. Ils visent les navires russes de l'escadre du Pacifique et les détruisent.

Le cuirassé Poltava coule le 5 décembre,
Le cuirassé Retvizan coule le 7 décembre,
Le cuirassé Pobiéda (Victoire coule le 9 décembre, le Peresviet est capturé, le croiseur Pallada et le Boyarine sont coulés.
124 torpilles japonaises frappent le cuirassé Sébastopol. Le commandant du navire, Nicolas von Essen, ordonnera lui-même de saborder le Sébastopol, le 2 janvier, lors de la capitulation.
Le Petropavlovsk, fleuron de la flotte, est miné.
Les Japonais perdent deux destroyers, ainsi que le croiseur Takasago qui est détruit par une mine.

Capitulation

Le 2 janvier 1905 (ou 20 décembre 1904, selon l'ancien calendrier julien), le général Stössel fait part à l 'État-major japonais de son intention de commencer des négociations en vue de la capitulation, contre l'avis du conseil de guerre de la base navale.

Le 5 janvier 1905, la capitulation est acceptée par les Japonais qui ont perdu 57 780 hommes. Les 23 491 soldats survivants russes (y compris les 16 000 blessés et malades), les 868 officiers et les 9 000 marins civils et leurs familles deviennent prisonniers de guerre et emmenés pour la plupart au camp de Nagazaki.

Libéré en 1906, le général Stössel fut traduit devant le tribunal militaire et condamné à mort, peine commuée ensuite en dix ans d'emprisonnement. Il fut gracié par Nicolas II en 1909.

Les Français et Port-Arthur

Le gouvernement français et la majorité de la presse de l'époque étaient favorables aux Russes, toutefois le gouvernement français détachera en Mandchourie quelques officiers observateurs auprès des Japonais.

Les Français, admiratifs devant l'héroïsme des défenseurs de la base navale russe, lancèrent une souscription à l'initiative de L'Écho de Paris pour faire frapper une médaille commémorative en l'honneur des Russes.

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Sujet / Message Re: Guerre Russo-Japonaise

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