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Sujet / Message La communauté copte

le Jeu 6 Jan - 18:00
Coptes

Les Coptes sont les habitants chrétiens d'Égypte. Le mot est formé d'après le nom grec « Égypte » (Aiguptios) qui, après disparition de la première syllabe à la période arabe, donna coptita en latin et qibt en arabe.

La très grande majorité des coptes sont membres de l'Église copte orthodoxe dirigée par un primat, mais il existe aussi depuis le XIXe siècle une Église catholique copte, ainsi qu'une Église évangélique copte.

Sur le plan de la doctrine, l'Église copte orthodoxe est fidèle aux trois premiers Conciles œcuméniques et est souvent rattachée à tort, comme les Églises arménienne et éthiopienne, à l'orthodoxie, peut-être parce qu'elles présentent une grande similitude de rite. Elle s'en distingue pourtant puisqu'elle se fonde sur les thèses miaphysites condamnées par le concile de Chalcédoine. Les Coptes, comme tous les Égyptiens à l'exception des Nubiens, ne parlent qu'arabe et la messe se dit dans cette langue ; seules les prières du credo et le Notre Père se disent parfois encore en langue copte.

Devant les soubresauts de l'histoire de l'Égypte qui a fait de la communauté copte une minorité, une diaspora s'est progressivement organisée, notamment au cours du XXe siècle.

Religion

L'Église d'Alexandrie de l'évangéliste Marc, à laquelle les Coptes se rattachent, est l'une des plus anciennes Églises chrétiennes au monde possédant son propre rite et constitue la plus importante communauté chrétienne du Moyen-Orient. Les Coptes se considèrent d'ailleurs comme les Égyptiens authentiques, descendants des pharaons.

De par son histoire, elle est considérée comme l'« Église des Martyrs ». Depuis l'an 303 et la persécution des chrétiens par Dioclétien, les coptes situent le début de l'Eglise d'Égypte en 284, année du début du règne de cet empereur : c'est l'entrée dans l'ère des martyrs ou ère de Dioclétien.

Le calendrier copte est d'ailleurs généralement nommé « calendrier des Martyrs » et le livre des saints de ce calendrier, le Synaxaire Copte relate l'histoire d'au moins un martyr par jour.

Cependant, au cours des siècles, l'Église d'Alexandrie connut des schismes, à l'origine de plusieurs Églises autonomes. Aujourd'hui, la très grande majorité des coptes sont membres de l'Église copte orthodoxe dirigée par un primat faisant office à la fois de pape et de patriarche. Une originalité de l'Église copte est l'élection du patriarche par le peuple des fidèles, mais il doit ensuite être confirmé dans ses fonctions par le gouvernement égyptien

La liturgie copte est encore plus compliquée que la liturgie orthodoxe à laquelle on la compare souvent. On compte jusqu'à 36 onctions pour le baptême et la confirmation qui sont célébrés simultanément à la mode orientale, quant au sacrement des malades, il fait appel, dans sa forme solennelle, à sept prêtres officiants

Depuis le XIXe siècle existent également une Église catholique copte et une Église évangélique copte

Doctrine

Longtemps on a cru que les coptes professaient le monophysisme d'Eutychès soutenu par Sévère d'Antioche. Cette doctrine affirme que le Christ a une nature unique, d'ordre divin (la plupart des Églises chrétiennes admettent la double nature du Christ, à la fois divine et humaine). Après le rejet du monophysisme par le concile de Chalcédoine en 451, les Coptes quittèrent la communion avec l'Église byzantine. Ils constituent depuis lors une Église autonome.

Cette affirmation inexacte a servi de prétexte aux persécutions contre les Coptes par les croisés lors de leurs passages en Égypte. En réalité, la position christologique de l'Église copte penche vers le miaphysisme : le Christ a une nature divine, mais « incarnée » (où le divin fait sien la dimension humaine). Le différend théologique a été éclairci avec l'Occident et réglé par un accord entre le primat Chenouda III d'Alexandrie et le pape Paul VI.

La position commune des Églises apostoliques, dont l'Église catholique et l'Église copte reprennent la position christologique d'Athanase d'Alexandrie et de Cyrille d'Alexandrie, tous deux « papes d'Alexandrie et patriarches de la Prédication de saint Marc et de toute l'Afrique ».

Relations avec l'Église éthiopienne orthodoxe

Évangélisée dès le IVe siècle par l'intermédiaire de l'Égypte, l'Éthiopie a suivi le même destin religieux que son tuteur spirituel. L'Église copte d'Égypte a exercé jusqu'au XXe siècle un contrôle sur l'Église éthiopienne orthodoxe, de conviction monophysite, et dont le patriarche était traditionnellement égyptien. Jusqu'en 1929, le chef de l'Église éthiopienne, l'Abuna[N 1], était un Copte égyptien consacré par le patriarche d'Alexandrie. De 1929 à 1959, il fut choisi parmi les évêques éthiopiens, mais devait toujours être consacré par le patriarche d'Alexandrie et ce n'est qu'en 1959 que l'Église est devenue totalement indépendante

Contrairement à la situation en Égypte, le christianisme est la religion majoritaire en Éthiopie et compte 20 millions de fidèles soit 45 % de la population. Pourtant il ne présente pas la même vigueur qu'en Égypte et semble souffrir de plusieurs difficultés dont le manque de formation théologique de son clergé.

Fondation de l'Église d'Alexandrie


Moines coptes au début du XXe siècle

La conquête de l'Égypte pharaonique par Alexandre le Grand vers 330 av. J.-C. donne naissance à une civilisation originale, les Ptolémées limitée d'abord dans la région du delta de 323 à 30 av. J.-C. puis étendue à l'ensemble de l'Égypte.

En 30 av. J.-C., l'Égypte devient romaine. Au cours du premier siècle, le christianisme s'y développe comme dans l'ensemble du bassin méditerranéen. La tradition attribue à l'évangéliste Marc la fondation de l'Église d'Alexandrie, vers l'an 42. Le christianisme égyptien est dynamique, et particulièrement dans son mouvement monachique[N 2], avec pour figure emblématique Antoine le Grand, un saint majeur du christianisme et, ultérieurement, un sujet de prédilection pour l'art chrétien. En 328, l'Égypte devient byzantine.

Les chrétiens d'Égypte ne sont pas épargnés par les nombreux conflits et hérésies qui agitent le christianisme à ces époques. En particulier, les jacobites soutenaient que la nature divine de Jésus avait, en quelque sorte, « absorbé » sa nature humaine, de telle manière qu'il n'avait plus que la seule nature divine (en grec, monophysite). En revanche les melkites restaient dans la ligne de l'Église traditionnelle selon laquelle Jésus est à la fois Dieu et homme et a donc pleinement les deux natures, divine et humaine. Il est probable que ce sont les raisons politiques, plus que théologiques qui ont provoqué le conflit et la sécession : l'Égypte qui faisait partie de l'empire de Constantinople supportait mal cette dépendance et le patriarche d'Alexandrie, devenu jacobite, fut suivi par la plus grande partie de son peuple.


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Sujet / Message Re: La communauté copte

le Jeu 6 Jan - 18:12
Domination arabo-musulmane



Aux VIIe ‑ XIe siècles, l'Égypte passe successivement sous la domination des Omeyyades, des Abbassides et des Fatimides. Aux Toulounides (868-905) et aux Ikhchidides (935-969) succèdent les Fatimides (969-1171) qui ne reconnaissent pas l'autorité des Abbassides fondée en (750-1258) et se proclament califes. La dynastie des Ayyubides (1171-1250) de Saladin est suivie de la garde turque des mamelouks. Durant toute cette période, les Coptes, considérés comme des « gens du livre », conservent leurs représentants religieux (patriarches).

Le traumatisme du déchirement politique et religieux entre Constantinople et Alexandrie explique sans doute que, deux siècles plus tard les Égyptiens aient opposé une faible résistance à la pénétration de l'Islam : le désir de se débarrasser de la tutelle de Constantinople était toujours aussi fort et l'Église était encore très affaiblie par ses querelles théologiques internes. La masse de la population égyptienne se convertit progressivement à l'Islam mais les Coptes restent majoritaires jusqu'au XIVe siècle. La conversion des Égyptiens à l'Islam ne fût pas totale malgré les pressions quasi-permanantes exercées contre les chrétiens. Après l'interdiction de l'usage de la langue copte au profit de l'arabe dès l'an 751, le calife imposa aux chrétiens un siècle plus tard le port d'un turban noir et d'une croix autour du cou pesant plus de deux kilos. D'autres persécutions sévères eurent lieu au XVIe siècle sous le règne des Fatimides et des Turcs. Certains Coptes s'exilent en Éthiopie, y développent l'Église chrétienne et participent au commerce en Afrique de l'Est entre l'Éthiopie, l'Arabie, l'Inde, l'Indonésie et le pays d'Himyar.

La conquête de l'Égypte des Mamelouks, qui connaît une période de déclin économique, par le sultan ottoman Selim Ier en 1517, ouvre une nouvelle période d'exil pour les Coptes. Désormais province ottomane, l'Égypte est gouvernée par un pacha nommé chaque année par Istanbul.

XIXe siècle

Entre 1798 et 1801, l'Égypte est occupée par les troupes françaises de Bonaparte puis Kléber et Menou.

Au départ des Français, Istanbul nomme Méhémet Ali qui s'émancipe très vite de l'autorité ottomane et se fait reconnaître pacha à vie. Sous son règne, l'Égypte se modernise, les Coptes comme les autres Égyptiens peuvent accéder à l'éducation et à des postes élevés. Expansion jusqu'au Soudan, participation à l'ouverture du Canal de Suez, les Coptes par l'intermédiaire de l'influence britanniques (protectorat de 1914) envoient leurs enfants dans les universités anglaises. Une minorité se rallie à l'Église catholique (Église catholique copte).

1er janvier 2011

Le 1er janvier 2011, demeura une journée noire pour la communauté copte. Un attentat commis le soir du Nouvel An devant une église copte d'Alexandrie (Égypte) contre des fidèles coptes fit 21 morts et 79 bléssés. S'en suivent plusieurs jours d'indignations et de protestions de la part de la minorité religieuse copte, ainsi que divers affrontements avec les forces de l'ordre égyptiennes. Cet événement relance les enjeux portant sur les populations chrétiennes au Moyen-Orient, et leur sécurité.

Nombre
En Égypte


Le nombre de Coptes est l'un des secrets les mieux gardés en Égypte. On admet un chiffre moyen de 7 millions de coptes, ce qui fait 10 % de la population égyptienne. Mais l'Église copte orthodoxe avance celui de 12 millions, ce qui ferait 15 % de la population.

Vers l'an 1700, on évaluait ses effectifs à seulement 100000 fidèles soit 3 % des trois millions d'Égyptien de l'époque et il n'y avait que 12 diocèses contre 24 aujourd'hui, ce qui témoigne de la vigueur de la communauté treize siècles après l'islamisation du pays.
Le parlement égyptien ne compte qu'un seul copte sur 454 députés.

En Afrique
Il existe une petite minorité copte au nord du Soudan.

La diaspora copte

Les coptes ont participé aux soubresauts de l'histoire en Égypte. Relégués aux basses œuvres , zabalin (éboueurs) ou aux quartiers pauvres, agriculteurs dans le delta du Nil, commerçants, intellectuels, bureaucrates et religieux, héritiers de vieilles familles alexandrines, enrôlés de gré ou de force dans les armées ottomanes, marginalisés ou englobés, les Coptes ont survécu.
Ils ont rarement été distingués de l'ensemble de la population, que ce soit par les Arabes, les Français ou les Anglais. On ne peut guère de ce point de vue parler d'« origine » copte ou d'« ethnie » copte. Mais ce qui les distingue absolument et cela à tous les siècles, c'est leur attachement à la religion chrétienne et à leur langue. De fait, cette différenciation devient extrêmement sensible lors des tensions inter-religieuses avec le groupe dominant musulman. Dernièrement le fanatisme religieux a fait fuir nombre de Coptes en Europe du Sud, en Méditerranée orientale (Chypre, Syrie, Istanbul, Liban, Malte, Arménie) et au Canada.

Les tensions religieuses et les difficultés économiques poussent de plus en plus de coptes vers l'exil. Ainsi entre 250 000 et 500 000 fidèles seraient exilés aux États-Unis.

La France compte une diaspora copte relativement importante. Estimée à environ 45 000 personnes, elle est composée d'Égyptiens et de descendants d'Égyptiens venus surtout durant les années 1970. Au Royaume-Uni vivent environ 20 000 coptes. Entre 6 000 et 7 000 coptes vivent en Allemagne. Les Pays-Bas comptent entre 5 000 et 6 000 coptes.

Culture

La culture copte est une culture de type « méditerranéen », patriarcale. Les femmes ont depuis peu accès à des postes à responsabilité mais les statistiques sont rares compte tenu de la faible représentation numérique des Coptes en Égypte.

Les Coptes sont reconnaissables à quelques traits spécifiques : tatouage de la croix à l'intérieur du poignet, prénoms puisés dans la Bible ( David, Samuel ), ou empruntés à l'Occident ( Emile, William... ) ou dans l'« héritage pharaonique » : noms de souverains comme Ramsès, de divinités comme Isis ou Wissa ou simplement de l'« ancienne langue pharaonique » tels Besada (lumière), Pacôme (aigle), Pishay (fête), Pahor (appartenant au dieu Hor), Banoup (appartenant au dieu Anoup).

Quasi végétariens, les Coptes pratiquent le jeûne toutes les semaines. Leurs carêmes canoniques dépassent la moitié des jours de l'année et ne se concentrent pas dans sur une seule période. Les prières ont lieu à l'intérieur des maisons et des églises, jamais dans les rues ou sur les lieux de travail. La messe est dite en trois langues (arabe,copte,grec) et la liturgie célèbre, entre autres, le Nil (l'ancienne divinité hapi), source de fécondité pour la terre.

Les Coptes sont presque exclusivement endogames. Le mariage (monogamique et indissoluble, sauf en cas d'adultère) est un mystère. La plupart des étapes importantes de la vie sont réglées par la foi chrétienne orthodoxe (baptême, mariage, divorce, etc.). L'ensemble des historiens soulignent la position importante de la femme (divorce, dot, héritage sont encore reliés aux pratiques de l'ancienne Égypte favorables à l'épouse).

La langue copte, vivante jusqu'au XVIIe siècle, servit à Jean-François Champollion lors de ses études sur les hiéroglyphes. Elle n'est actuellement qu'une langue liturgique, comme le latin en Europe.

La vigueur de l'Église copte s'explique par la grande solidarité dont témoignent ses membres, comme c'est souvent le cas des minorités menacées. La conscience d'être copte n'implique pas forcément une pratique religieuse fervente et l'importance de la communauté copte n'est pas forcément très apparente. Les vieilles églises coptes sont des bâtiments rectangulaires très simples, pour des raisons de discrétion compréhensibles dans un pays à majorité musulmane.


Coptes et berbères

Les Coptes et Berbères possèdent de réelles affinités. Lointains cousins des pharaons, incorporés dans l'armée de Ramsès II, les berbères parlent différents dialectes classés par les linguistes, à côté du groupe chamite (égyptiens ancien, démotique, copte) sous la rubrique de la famille chamito-sémitique ou afrasien (anciennement afro-asiatique). Leurs pratiques culturelles et familiales sont similairtes. On prête également aux Coptes une affinité particulière avec les Philistins d'ascendance grecque mais reliés aux Berbères. On y retrouve particulièrement l'indéfinissable, l'« air brisé » des Coptes, évoquée par Jean-Pierre Péroncel comme « La qualité de tristesse propre aux chrétiens nilotiques, une mélancolie atavique, qui poisse toutes leurs joies… ». Berbères et Coptes furent un temps reliés à travers l'histoire, la Cyrénaïque (Barka, Libye) relevait de la juridiction de l'Église d'Alexandrie.

En revanche, au XIe siècle, des Berbères arabisés et islamisés, les Lewata, pillent la vallée de Habib, massacrent les moines et enlevent le patriarche Christodule. Au XIVe siècle, les Howwara ravagent la ville copte d'Akhmim et font régner la terreur en Haute-Égypte avant d'être arrêtés par Méhémet Ali.

Quelques Coptes célèbres

Boutros Boutros-Ghali, ancien secrétaire général des Nations Unies.
Louis Awad, écrivain.
Daoud Abdel Sayed, cinéaste.
Salama Moussa, écrivain.
Meriam George, Miss Égypte 2006.
Henry Barakat, cinéaste.
Naguib Sawiris, homme d'affaires.
Ramsès Wissa Wassef, architecte.
Iris Habib Elmasry, historienne.
Labib Habachi, égyptologue.
Adel Iskandar, intellectuel et journaliste.
Kamal el-Mallakh, égyptologue.
Halim El-Dabh, compositeur.
Youssef Boutros Ghali, économiste.
Hany Ramzy, footballeur.
Nagui Asaad, athlète.

wikipedia

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Sujet / Message Re: La communauté copte

le Jeu 6 Jan - 18:18
Noël orthodoxe sous haute surveillance



La communauté copte, qui fête jeudi soir et vendredi le Noël orthodoxe, craint de nouvelles attaques après l'attentat suicide qui a tué 23 personnes devant une église la nuit du jour de l'an à Alexandrie, en Egypte. Des mesures de sécurité ont été prises dans plusieurs pays, dont la Suisse.
Les Coptes, qui représentent 6 à 10% des quelque 80 millions d'Egyptiens, sont attendus nombreux dans des églises sous haute protection pour les célébrations. Quelque 70'000 policiers et conscrits sont spécialement affectés à la surveillance des églises, avec des véhicules blindés et des spécialistes des explosifs, ont indiqué les services de sécurité égyptiens.

Effectifs doublés à Alexandrie
Des barrières de sécurité pour empêcher les véhicules de se garer ont également été installées, et des contrôles à l'entrée des édifices sont prévus. A Alexandrie, le nombre de policiers affectés à la surveillance de l'église des Saints - où a eu lieu l'attentat - a été doublé en prévision des célébrations attendues dans la soirée.

Autre lieu sensible, la cathédrale du Caire où le patriarche copte orthodoxe, Chenouda III, doit diriger jeudi soir une messe de veille de Noël devant des milliers de fidèles. Au Moqattam, le quartier misérable des chiffonniers (zabbaline) du Caire, en grande majorité chrétiens, des caméras de surveillance ont été installées près de l'église Saint-Simon, où 3000 personnes sont attendues jeudi soir.

Niveau de vigilance accru dans d'autres pays
En France, où vivent 45'000 coptes, des mesures ont été prises pour assurer la protection de 19 églises à travers le pays. Par ailleurs, la section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur des menaces, antérieures à l'attentat d'Alexandrie, proférées sur des réseaux sociaux contre des églises et sites coptes en Europe.

En Allemagne, le gouvernement avait informé avant cet attentat le chef local de l'Eglise copte, l'évêque Anba Damian, d'un risque d'attaque. En Grande-Bretagne, où vivent 20'000 coptes, le père Chenouda A. Chenouda a dit être en contact avec la police après des menaces visant deux églises de Londres. Et aux Pays-Bas, l'agence antiterroriste NCTb a demandé aux forces de l'ordre de prendre des mesures pour protéger des lieux de culte coptes dans trois villes du pays après des menaces sur internet.

Mesures également en Suisse
Les coptes de Suisse ont eux aussi demandé aux autorités de sécuriser les abords de leurs églises en vue des fêtes de Noël. Les responsables de l'Eglise de Meyrin (GE) ont assuré lundi que des mesures seraient prises, sans préciser lesquelles. A Dietlikon (ZH), où se trouve la principale église copte de Suisse, il y aura des contrôles à l'entrée, "et d'autres mesures de sécurité" a indiqué mercredi le vice-président de l'association des Eglises coptes-orthodoxes de Suisse alémanique.

ats/afp/jzim

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Sujet / Message Re: La communauté copte

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