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Tactique et stratégie militaire

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Sujet / Message Tactique et stratégie militaire

Message par Syfou le Mer 12 Jan - 0:25

Stratégie

La stratégie - du grec stratos qui signifie « armée » et ageîn qui signifie « conduire » - en Italien strategia est :

l'art de coordonner l'action de l'ensemble des forces de la Nation - politiques, militaires, économiques, financières, morales… - pour conduire une guerre, gérer une crise ou préserver la paix.
«La stratégie est de la compétence du gouvernement et de celle du haut-commandement des forces armées.» Charles de Gaulle

et par extension, l'élaboration d'une politique, définie en fonction de ses forces et de ses faiblesses, compte tenu des menaces et des opportunités, dans d'autres domaines que celui de la défense, notamment dans les activités économiques (stratégie d'entreprise, stratégie commerciale, industrielle, financière, etc.) mais aussi dans des jeux complexes avec par exemple la stratégie échiquéenne. Dans la didactique on parle aussi des stratégies d'apprentissage et stratégies de communication.

Enjeux de la stratégie

La stratégie permet de :

diriger et de coordonner des actions pour atteindre un objectif. Il s'applique alors à tout type d'actions : politiques, économiques, personnelles...
planifier et de coordonner l'action des forces militaires d'un pays pour attaquer ou pour défendre.

Nature du concept de stratégie

Différence avec la tactique

Contrairement à la tactique dont l'enjeu est local et limité dans le temps (gagner une bataille), la stratégie a un objectif global et à plus long terme (gagner la guerre). En effet, il appartient à la politique le choix de la paix ou de la guerre et l'attribution des ressources mises en œuvre par des stratégies militaires sur le champ de bataille ou diplomatiques dans des négociations

En fait, les militaires considèrent, dans cet art de combiner ses moyens et ses ressources en fonction des contingences, trois niveaux :

le niveau stratégique, ou plus couramment aujourd'hui politico-militaire, au plus haut niveau de l'État, dans un dialogue itératif entre responsables politiques, diplomatiques et militaires ;
le niveau opérationnel, entre le haut-commandement militaire et le commandant d'un théâtre d'opération ;
le niveau tactique, qui est celui, local, du commandant d'unité engagé dans une action particulière.
La stratégie consiste à la définition d'actions cohérentes intervenant selon une logique séquentielle pour réaliser ou pour atteindre un ou des objectifs. Elle se traduit ensuite, au niveau opérationnel en plans d'actions par domaines et par périodes, y compris éventuellement des plans alternatifs utilisables en cas d'évènements changeant fortement la situation.

On entend par forces stratégiques, les forces, qui mettent en œuvre la dissuasion nucléaire, dotées d'armes nucléaires stratégiques (emploi politique), délivrées par des bombardiers stratégiques ou des missiles balistiques stratégiques.

L'établissement d'une stratégie exige : d'une part, l'estimation de probabilités de réalisation des éventualités susceptibles d'être retenues ; d'autre part, l'adoption d'une règle ou d'un indicateur de préférence permettant de classer les résultats escomptés par la mise en œuvre de différents scénarios.

La stratégie militaire

La stratégie militaire se présente sous deux formes : le niveau d'organisation et le mode de conduite.
*L’enveloppement stratégique consiste à attaquer au niveau supérieur des règles de conduite plutôt que d’affronter directement les forces vives.


Entre plan et stratégie

Alors que l’idée du plan est l'œuvre d'un raisonnement linéaire qui privilégie la relation objectifs - contraintes, c'est-à-dire qu'on veut atteindre les objectifs tout de suite en éliminant tous les obstacles par la contrainte ; le raisonnement stratégique est de nature complexe, il renverse les données du problème : ce sont les ressources qui seront déterminantes, et non pas les objectifs. C'est en fonction de ces ressources qu'il faut sinon déterminer, du moins ajuster les objectifs.

La réflexion sur les ressources porte sur les vertus de ce qui existe et sur les moyens d'en tirer parti. Elle consiste en la valorisation et la mobilisation des ressources humaines, la fertilisation des réussites et des innovations, l'optimisation de l'emploi des capacités financières et des moyens matériels, la saisie de toutes les occasions et de toute conjoncture favorable, avec la minimisation des coûts et l'économisation des énergies. Quant aux contraintes et aux obstacles, on essaye de les aménager, de les contourner, mieux encore, de les transformer en ressources.

Diplomatie, management, politique économique

En diplomatie, on parle de plan pour une doctrine ou une feuille de route destinée à guider les relations internationales dans un domaine donné, dans le cadre plus général d'une politique internationale.

Le développement d'une entreprise suppose diverses stratégies : stratégie marketing (le marché étant parfois comparé à un terrain de bataille), stratégie financière… On devrait dans ce cas plutôt parler de tactique, mais le terme est moins noble et est plutôt utilisé pour décrire des politiques de court terme, alors que la stratégie d'entreprise relève du long terme. Les grands cabinets de conseil en stratégie fournissent des services spécialisés en cette matière au senior management de grandes entreprises.

De même, la politique économique se réfère au concept de stratégie de développement. Si une telle stratégie veut englober toutes les dimensions de la société civile (exigences des parties prenantes, analyse du contexte de l'entreprise, prise de responsabilité, perception précoce et conscience face aux risques…), elle ne peut se limiter aux aspects strictement économiques de la stratégie, mais doit au contraire intégrer les aspects environnementaux et sociaux dans une vision globale de la gouvernance de type développement durable.

Quelques outils et méthodes pour définir sa stratégie

Dans le monde économique, ill existe de nombreux outils permettant à une équipe de définir sa stratégie.

1. Les études de marché se fondent essentiellement sur une description des évolutions prochaines du marché. Elles sont un compromis, une articulation, parfois même une synergie entre la perception des spécialistes internes et les anticipations de bureaux experts. Le point fort de cet outil est de permettre de se centrer sur le marché et ses évolutions. Son point faible tient dans la crédibilité des informations et la part des croyances composant l'information générée par les experts.

2. Le croisement des objectifs par interviews et caucus consiste à demander à un service en interne ou à un bureau de conseil externe de faire le tour d'un certain nombre de personnes clefs de l'organisation pour récolter et croiser les opinions, les priorités, les signaux faibles ou forts et les objectifs que les uns et les autres souhaiteraient voir budgétiser pour les 3 ou 5 ans à venir. Des réunions ou séminaires stratégiques servent de lieu de négociation, d'intégration, de prioritisation des pistes dégagées lors de la collecte des informations. Le point fort de cet outil est de s'appuyer sur la culture et les connaissances acquises de l'équipe. Son point faible est de croiser les subjectivité avec tous les jeux de pouvoirs et le poids de l'orgueil des uns et des autres.

3. Les tableaux de bord sont des outils d'aide à la décision qui intègrent de plus en plus de variables factuelles ou subjectives. Ces tableaux de bord permettent d'établir une stratégie sur base de scénarios qui font l'objet de réflexion plus ou moins précises, partagées et validées. Ces outils permettent de se comparer à soi-même, à d'autres acteurs du marché ou de cibler des écarts entre la situation actuelle. L'atout de cet outil est d'objectiver l'information utilisée et de permettre des variations de solutions assez nuancées (analyse de sensibilité). Son point faible tient dans la validation des choix de construction de l'outil qui sert de base à l'ensemble du pilotage. Elles sont parfois perçues comme des "usines à gaz" par les opérationnels.

4. Les diagnostic courts sont des méthodes qui jouent sur les progrès les plus récents des approches essentiellement systémiques. Elles sont particulièrement utiles dans des environnements instables ou à forte composantes humaines (groupes d'experts ou de bénévoles). On signalera parmi ces méthodes l'approche Hoschin Méthode Hoshin.

5. la planification strategique: (à developper ... prochainement)


Stratèges militaires

Maréchal de Turenne

Sun Zi (ou Sun Tsu) : stratège chinois qui vivait à l'époque des Royaumes Combattants (475-221 av. J.-C.). Œuvre : L'Art de la guerre. Il analyse la guerre comme un acte central pour l'État, dont la paix dicte le sens. Pour Sun Tsu, l'habileté suprême est de vaincre sans combattre. To subdue without fighting (traduction anglaise du USMC Brig. General Samulel B. Griffith - référence à l'UNESCO). Les versions françaises viennent de ce texte et souffrent d'un contresens fondamental vis-à-vis de la philosophie confucéenne de la guerre chez Sun Tzu. To subdue vient de l'ancien français soduire, signifiant à la fois « séduire » et « soudoyer » (voir Webster's Collegiate Dictionary et Encyclopedia Britannica). http://classiques.uqac.ca/classiques/granet_marcel/granet_marcel.html

Pour Sun Tzu, la guerre est l'art de la tromperie (War is the art of deception). Napoléon ne respectera jamais le précepte de Sun Tsu de « construire des ponts d'or à l'ennemi en fuite », préférant au contraire les cannonner copieusement à ce moment-là afin de les éliminer des batailles futures (source : Guerre et paix).
Antoine de Jomini : ce général d'origine suisse participa à de nombreuses campagnes dans la Grande Armée, puis devint général en chef dans l'Armée russe; il était un des meilleurs stratèges et penseurs militaires de son époque.

En 1806, il avait déjà compris comment l'Empereur ferait pour abattre l'Armée autrichienne, pratiquement au détail près. Il est l'un des rares généraux de l'époque à avoir saisi l'essence même des opérations militaires, sans les rattacher à la période ou aux techniques.

Au XXIe siècle, sa pensée inspire notamment l'armée américaine. Son obsession pour les lignes d'opération et les lignes stratégiques est cependant la cause d'un certain vieillissement de son œuvre.
Carl von Clausewitz : général prussien (1780- 1831). Œuvre De la guerre. Tirant les leçons des guerres de la Révolution et de l'Empire, il est le théoricien de la guerre totale, même si celle-ci, dans son œuvre, est présentée plus comme un concept (celui de « la montée aux extrêmes ») que comme une réalité effective.

Un contemporain de Jomini, mais dont les conceptions stratégiques et philosophiques transcendent à beaucoup d'égards son époque. Pour Clausewitz, la guerre est avant tout la continuation de la politique par d'autres moyens. Sun Tzu et Clausewitz sont considérés au XXIe siècle par la plupart des experts comme les deux plus grands théoriciens de la stratégie.
Võ Nguyên Giáp : la guerre est à la fois politique, psychologique et militaire dans la Guerre psychologique dont la Première Guerre d'Indochine est le modèle et le prototype.
Alfred Mahan : Cet officier de marine a écrit plusieurs ouvrages sur la stratégie maritime, qui ont si fortement inspiré les militaires américains qu'ils ont ensuite axé une grande part de leur stratégie sur ses écrits. Certains pensent[Qui ?] que leur opération pour prendre le canal de Panama fut déclenchée notamment grâce aux révélations de Mahan. C'est un disciple de Jomini, qui a traduit pour les questions maritimes les principes de L'Art de la guerre.
Raoul Castex : officier de marine français

Liddell Hart : théoricien anglais des formations de blindés mises en œuvre par Heinz Guderian durant le Blitzkrieg. Charles de Gaulle avait également écrit un ouvrage (Vers l'armée de métier) où il recommandait le même système d'attaques de blindés accompagnés d'une couverture aérienne, et qui ne sera pas pris en considération.

Quelques théories
Théorie des jeux


En théorie des jeux, une stratégie désigne un ensemble de choix d'action décidé a priori.

Représentons un jeu par un arbre de décision : à chaque nœud, un joueur ou le hasard doit décider d'une action. Un joueur peut décider par avance de la meilleure action à entreprendre à tous les nœuds qu'il peut rencontrer. L'ensemble de ces actions compose une stratégie. Une stratégie gagnante est présentée pour le jeu de Hex dans l'article associé.

À partir d'une représentation en arbre d'un jeu fini, on peut donc dénombrer les stratégies de chaque joueur. Cela permet de représenter alors le jeu sous forme matricielle, où on associe la combinaison des stratégies directement au gain à envisager pour chaque joueur.

Dans certains jeux où la coordination est incertaine, ou si la connaissance de la stratégie retenue peut permettre à un adversaire de retenir la solution la plus coûteuse, le fait d'adopter fermement une et une seule stratégie (dite alors pure) peut être sous-optimal. Les théoriciens ont alors imaginé la possibilité de stratégie mixte, c'est-à-dire où un joueur décide arbitrairement et aléatoirement de ses probabilités d'action sous l'hypothèse que son adversaire en fait autant.

Une stratégie mixte est nécessaire pour résoudre avec pertinence de nombreux jeux comme celui de la distinction ou d'approfondir des situations au type du jeu du rendez-vous.

John von Neumann a démontré que dans des jeux à somme nulle, il n'existe qu'une seule situation d'équilibre mixte : lorsque l'un des joueurs dévie du point-selle en changeant ses probabilités, il se défavorise automatiquement, favorisant ainsi son adversaire. Bien que ces calculs aient permis d'optimiser la formation des convois navals pendant la Deuxième Guerre mondiale, ces "stratégies" n'ont rien à voir avec la stratégie au sens militaire du terme. Elles optimisent simplement la logistique (voir Recherche opérationnelle).

Théorie des contextes

Dans la hiérarchie des niveaux de contrainte ou de dépendance de la Théorie des contextes d’Anthony Wilden, le niveau politique est celui du choix entre la paix et la guerre et de l’attribution des ressources à la paix ou la guerre. Alors, la politique oriente, délimite et organise les stratégies militaire et diplomatique pour réaliser les buts de guerre ou paix. La stratégie, à son tour, oriente, délimite et organise les batailles dans lesquelles se trouvent des combats tactiques.

Le maréchal Rommel volait de victoires tactiques en victoires tactiques vers la défaite stratégique de la bataille d’Afrique du Nord (par manque d'effectifs : 160 chars allemands contre 600 britanniques pour la bataille de Médine).

La défaite de l’Axe en Afrique du Nord a conduit directement aux débarquements en Sicile et en Italie, annonciateurs du débarquement en Normandie du commencement de la fin pour l’Axe. Une stratégie sans politique est la perte d’une guerre, comme la Première Guerre d’Indochine d’Indépendance du Viêt Nam et la Deuxième Guerre d’Indochine de réunification du Viêt Nam ou Guerre du Viêt Nam. Ces guerres ont été conduites dans la hiérarchie de contrainte ou de dépendance, de la politique à la stratégie jusqu’aux combats tactiques à l’intérieur d’une bataille choisie et organisée par une stratégie militaire. http://www.erudit.org

Wikipedia


Dernière édition par zâkâriâ le Mar 24 Jan - 0:44, édité 1 fois

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Sujet / Message Re: Tactique et stratégie militaire

Message par Syfou le Mer 12 Jan - 0:30

Maitrise du milieu aérien et son Strategie

LA MAITRISE DU MILIEU AERIEN, UN ENJEU VITAL POUR L’ECONOMIE

La maîtrise du ciel et l’emploi offensif de l’arme aérienne permettent, non seulement, de
préserver le potentiel économique national lors d’une guerre ou d’un conflit, mais aussi de
neutraliser, ralentir ou détruire les capacités de production des principaux sites industriels de
l’ennemi.
La puissance aérienne, par sa force de frappe instantanée, sa rapidité et son allonge, permet
de limiter la durée des combats et, par voie de conséquence, l’effort économique consacré à la
guerre. En Israël, la défense du territoire mobilise les forces de la société tout entière à travers ses
organes de production, ses forces vives, ses entreprises et ses citoyens. La défense est donc conçue
et vécue comme la Nation en armes selon la définition que pouvait en donner Jean Jaurès. Or, il est
évident que, dans un tel schéma de défense, la durée d’une guerre ou d’un conflit est un facteur
absolument déterminant. En effet, la poursuite des combats sur une période longue exige un effort
économique important qui devient rapidement insupportable dès lors que la plupart des ressources
nationales y sont consacrées. C’est pourquoi, dans le cadre de la guerre de six jours du 05 au 10
juin 1967, les israéliens ont résolument conduit leur stratégie d’attaque contre les pays Arabes
voisins au regard de deux principes élémentaires, en l’occurrence la concentration des efforts et la
brièveté de l’action. En dépit d’une infériorité numérique évidente, les forces armées israéliennes,
qui bénéficiaient, en revanche, de l’initiative ont ainsi pu profiter de l’effet de surprise provoquée
par leur plan d’opération pour remporter, en quelques jours, une victoire écrasante sur leurs
adversaires. Cette victoire est surtout le résultat d’une suprématie aérienne absolue obtenue
consécutivement à la destruction au sol de l’aviation Egyptienne et des moyens de détection radar,
provoquant de fait la paralysie complète du système de défense aérienne de l’ennemi. La
soudaineté de l’attaque, bien plus que son imprévisibilité, fut telle, et l’action de la puissance
aérienne à ce point déterminante, que cette guerre est souvent qualifiée de Pearl Harbour du Moyen
Orient.
Il est plusieurs exemples dans l’histoire de l’aéronautique militaire illustrant l’emploi du
bombardement stratégique afin de dégrader le potentiel économique et industriel de l’ennemi et,
par voie de conséquence, sa capacité à maintenir l’effort de guerre à un niveau suffisant. Les
bombardements sur l’Allemagne par les forces alliées lors de la seconde guerre mondiale
procédaient de cette logique. Ils avaient pour objectif de réduire la capacité de production des
industries d’armement et ainsi désorganiser le soutien logistique des unités engagées sur le front.
L’effet final recherché ne fut cependant pas atteint car, malgré des destructions considérables,
l’outil industriel parvint à se régénérer et augmenta sa cadence de production2, si bien qu’il devint
vite difficile, pour les forces alliées, d’élever le rythme et le volume des raids aériens, qui furent
donc progressivement abandonnés. Les résultats obtenus par le bombardement stratégique sont
généralement contrastés. Ainsi, les Etats-Unis tentèrent bien d’appliquer cette doctrine lors de la
guerre de Corée (1950-1953) mais obtinrent des résultats peu convaincants, tant il est vrai, qu’elle
était inadaptée face à un adversaire, dont la faiblesse de l’infrastructure industrielle était évidente,
et qui bénéficiait surtout d’un fort soutien militaire extérieur.
Les frappes contre les centres industriels, les usines de production énergétique sont
désormais possibles à distance grâce à des armements tels que les missiles de croisière qui peuvent
être délivrés en toute sécurité pour l’équipage et avec une extrême précision. Elles peuvent
permettre de déstabiliser l’organisation économique d’un pays, et, couplées à d’autres actions
offensives visant les centres vitaux, l’appareil de gouvernance de l’Etat, les forces armées et la
population, engendrer sa paralysie stratégique selon le modèle bien connu du colonel John Warden.
Ce concept de guerre aérienne fut appliqué avec succès notamment lors de la première guerre du
Golfe en 1991.
L’emploi offensif de la puissance aérienne, analysé sous le prisme du seul critère
économique, est riche d’enseignements et montre à quel point elle peut déstabiliser une région
économique ou, au contraire, contribuer à la préservation des ressources allouées à l’effort de
guerre. Néanmoins, le rôle de l’arme aérienne est encore plus éclatant sur ce point lorsqu’elle
s’appuie sur d’autres modes d’action. Cette partie traitera donc plus spécifiquement de l’emploi des
moyens aériens et, dans une moindre mesure, spatiaux, sous le prisme des missions du
renseignement aérospatial (reconnaissance stratégique, tactique, observation et écoute), de la
surveillance aérienne, du contrôle des espaces aériens et du soutien interarmées. Seront ainsi
successivement abordées la protection du transport aérien civil dont l’importance économique ne
cesse de croître et la contribution des moyens aériens aux missions de protection des intérêts
économiques sur ou en dehors du territoire.


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Sujet / Message Re: Tactique et stratégie militaire

Message par Sphinx le Lun 31 Jan - 7:06

Tactique militaire

La tactique est l'art de diriger une bataille, en combinant, par la manœuvre, l'action des différents moyens de combat en vue d'obtenir le maximum d'efficacité. En dehors du domaine militaire et par extension, ce terme s'applique à toute confrontation (économique, commerciale, sportive, ludique, diplomatique , etc.) et décrit l'art d'utiliser de manière optimale les modes opératoires et les moyens dont on dispose, pour emporter un gain ou une décision.

Contrairement à la tactique dont l'enjeu est local et limité dans le temps (gagner la bataille), la stratégie a un objectif global et à plus long terme : c'est l'art de coordonner l'action de l'ensemble des forces pour gagner la guerre ou préserver la paix.

Exemples de tactiques
Trois mouvements de base : appui - couverture - débordement

Conçus pour la section d'infanterie (36 combattants) à trois groupes de combat face à une dizaine d'ennemis, le principe des trois mouvements de base peut aussi bien être appliqué par un groupe de combat face à un binôme de soldats, que par une compagnie face à une section. Dans ce dernier cas, l'appui sera réalisé par la troisième dimension : artillerie, aviation, flotte côtière (on parle alors d'appuis feu naval).

Le but de la manœuvre est de se rendre maître d'un point du terrain. Dans l'ordre de mise en œuvre, nous avons : appui, couverture, débordement. Après reconnaissance du terrain environnant l'ennemi par un chef de groupe ou par le chef de section, les trois groupes partent du même point.

Le groupe d'appui fait face immédiatement à l'ennemi. Il s'agit pour lui d'immobiliser l'ennemi pendant le déplacement des deux autres groupes. Le deuxième groupe assure la couverture des deux autres en surveillant une autre direction potentiellement dangereuse. Il peut servir de réserve. Le troisième groupe contourne largement la position adverse en profitant de la couverture du deuxième. Au moment où le groupe d'appui ouvre le feu ou intensifie le tir sur l'objectif, le troisième groupe donne l'assaut par le flanc. Une fois le troisième groupe arrivé à proximité de l'objectif, le premier groupe reporte son tir sur un autre secteur du terrain pour éviter les tirs amis.

La défense élastique ou défense en profondeur

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Utilisée dans la phase statique de la Première Guerre mondiale, elle est formalisée par l'armée allemande avant d'être à son tour reprise par les alliés et l'armée française en particulier avec l'arrivée au pouvoir de Clemenceau. Elle vise à répondre aux offensives massives sur de larges proportions du front. Elle relève du principe d'économie et de concentration des forces.

La défense élastique, c'est d'abord l'aménagement du terrain, en première ligne, mais aussi à l'arrière. Dans un contexte de guerre de tranchées, des bastions, redoutes, positions fortifiées, équipés de mitrailleuses sont installés. À l'arrière, les moyens sont mis en œuvre pour organiser le casernement des réserves et leur déplacement rapide sur les différents secteurs du front.

Lorsque l'offensive se produit, plutôt que de casser l'attaque, les troupes de ligne reculent en bon ordre sur des positions préparées à l'avance, tout en ralentissant l'ennemi. Les places fortes, quant à elles, tiennent. Leur rôle est de :

1.ralentir la progression pour donner à l'État-major le temps de diriger les réserves sur le secteur du front attaqué.
2.segmenter en plusieurs pointes et canaliser l'attaque ennemie vers les points où le défenseur qui a concentré ses troupes va initier la contre-attaque.
Lorsque les pointes de l'ennemi sont là où on veut les voir, et lorsque les troupes pour la contre-attaque sont rassemblées, le défenseur prononce la contre-offensive pointe après pointe avec le maximum de ses réserves afin d'obtenir un rapport de force favorable sur le point de la contre-attaque pendant que le reste des unités ennemies s'embourbe.

Cette tactique va être la première utilisation efficace de la mitrailleuse lourde. Elle va mettre en lumière le rôle des sapeurs (Génie militaire) et des sapeurs télégraphistes (les futures Transmissions). Elle atteindra sa pleine efficacité avec l'utilisation des chars d'assaut en appui de l'infanterie.

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Sujet / Message Re: Tactique et stratégie militaire

Message par Syfou le Lun 28 Mar - 22:45

Forum de Jakarta :Le Vietnam propose des mesures contre le terrorisme

Une délégation militaire vietnamienne conduite par le général de division Trân Thai Binh, chef de l'Institut de stratégie militaire du ministère de la Défense, a participé au Dialogue international sur la défense de Jakarta 2011 (JIDD) qui s'est achevé le 25 mars dans la capitale indonésienne.

Le général de division Trân Thai Binh a insisté sur le fait qu'au XXIe siècle, l'évolution de la situation régionale comme mondiale est complexe et imprévisible, et que le terrorisme demeure un problème majeur ainsi qu'un un facteur de renforcement de la coopération régionale en matière de sécurité.

La lutte contre le terrorisme nécessite les efforts de l'ensemble de la communauté internationale, a-t-il ajouté avant d'avancer au titre de mesures anti-terroristes le renforcement du dialogue, de la coopération bilatérale et multilatérale, l'élaboration d'un mécanisme de coopération entre les pays, l'exploitation des voies de coopération bilatérale et multilatérale telles que les organisations internationales, les conférences, les dialogues sur la sécurité et la diplomatie, ainsi que donner un plus grand rôle aux forums de coopération régionale tels que le Forum régional de l'ASEAN, le Dialogue Shangri La..., l'intensification de la coopération dans l'entraînement et la formation de personnel, l'accélération de la coopération dans la recherche, l'application des sciences et technologies avancées, le partage d'information et d'expérience...

Trân Thai Binh a estimé que certains pays limités sur le plan de l'expérience dans la lutte contre le terrorisme ont besoin d'une aide technique, ainsi que des conseils dans l'élaboration d'un arsenal juridique adapté.

Ayant pour thème "Renforcement de la sécurité et de la stabilité", ce forum a réuni 1.300 officiers et d'hommes politiques de 34 pays dans le but de bâtir une Asie-Pacifique harmonieuse, de promouvoir la coopération entre gouvernements pour faire face aux menaces de la sécurité dans la région et dans le monde, et de créer un modèle stratégique en matière de défense et de sécurité.

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Sujet / Message Re: Tactique et stratégie militaire

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