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Politique étrangère de l'Allemagne

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Sujet / Message Politique étrangère de l'Allemagne

Message par Syfou le Sam 22 Jan - 0:02

Du milieu du XIXe siècle à 1989, la question allemande a été au cœur de la diplomatie et des conflits européens. La politique étrangère de l'Allemagne a ainsi joué un grand rôle dans la formation de l'Europe contemporaine. Pourtant, l’Allemagne en tant qu’État-nation n’a véritablement existé qu’à partir de 1871, date à laquelle le Reich est proclamé dans la galerie des Glaces du château de Versailles. Mais l’élaboration de l’unité allemande a été un enjeu important des relations européennes, avec la révolution de 1848 d’une part, et l’arrivée au pouvoir de Bismarck d’autre part. Elle conditionne les relations austro-prussiennes puis les relations franco-prussiennes. Otto von Bismarck, chancelier prussien à partir de 1862 a voulu faire l’unité allemande par « le fer et le sang ». Cela suppose des relations tendues avec les États susceptibles d’être un obstacle à cette unité et à la grandeur de l’Allemagne. Le jeune Empire allemand n’a ensuite de cesse d’être reconnu à l’égal des autres nations dans la diplomatie européenne. Cette volonté est une constante de la diplomatie allemande même si de 1945 à 1990, elle ne peut s’exercer que dans le cadre d’une souveraineté limitée.

Les relations internationales de la naissance de l’Empire allemand jusqu’en 1918

L'Allemagne s'est constituée en État moderne par opposition à la France et autour de la Prusse qui est parvenu à exclure sa rivale autrichienne de la Confédération germanique, ancêtre de l'Allemagne moderne.

La Weltpolitik

Après la proclamation de l’empire en 1871, l’Allemagne rattrape, en quelques décennies, un siècle de retard sur le Royaume-Uni. Sa nouvelle puissance économique la pousse à regarder vers l’étranger. On peut à cet égard parler d’impérialisme économique et culturel. Dès 1879, alors que l’Empire austro-hongrois et l’Empire allemand scellent l’alliance austro-germanique, les deux pays amorcent un rapprochement économique. L’idée est de former une union douanière pour créer au centre de l’Europe une vaste zone de libre-échange où pourraient s’écouler les produits allemands. Le Reich est de plus le premier pourvoyeur de capitaux de l’Empire austro-hongrois. L’Empire ottoman est un autre marché : le Bagdadbahn commencé en 1903 est un exemple connu de la présence allemande à l’étranger. Cet impérialisme économique est soutenu par la ligue pangermaniste, fondée en 1893. En 1905, Ernst Hasse, professeur à l’université de Leipzig publie Weltpolitik, reprenant les théories de Fichte, et affirme : « La limite de la nation allemande c’est la langue. » L’expansion territoriale est justifiée par le désir de rassembler tous les germanophones au sein d’un même État. Le pangermanisme exerce une certaine influence dans les milieux d’affaires, politiques et universitaires.

L’Allemagne a aussi des visées vers l'Empire ottoman, l’Afrique et le Pacifique où elle espère trouver des matières premières à bon marché ou même fonder des comptoirs pour écouler ses produits manufacturés, mais la France et le Royaume-Uni se sont depuis longtemps partagés l’Afrique et l’Asie. L’Allemagne, sauf en de rares endroits comme au Cameroun, ne peut espérer obtenir de zones d’influence dans les colonies. Ceci alimente son ressentiment à l’égard des deux principales puissances coloniales. En Extrême-Orient, l’Allemagne reçoit le droit d’occuper la baie de Jiaozhou et y construit la base navale de Qingdao. Le Nord-Est de la Nouvelle-Guinée, plusieurs archipels du Pacifique (Marshall, Palaos, Bismarck, Salomon, Carolines, Mariannes, partie des Samoa) deviennent aussi des colonies fort appréciées par la flotte de guerre. Au début du XXe siècle, le Reich, au nom de la Weltpolitik initiée par son empereur Guillaume II, souhaite prendre pied au Maroc.

En 1905, Guillaume II effectue une visite au Maroc, mis sous tutelle financière française un an auparavant, et y affirme son indépendance. Ce « coup de Tanger » entraîne une poussée de germanophobie en France et la réunion l’année suivante d’une conférence internationale à Algésiras, au Sud de l’Espagne, qui établit aussi implicitement des « droits » particuliers de la France sur l’empire chérifien. L’Allemagne voit ainsi ses prétentions sur le Maroc battues en brèche. Pour protester contre la mainmise progressive de la France sur le Maroc, l’Allemagne envoie une canonnière à Agadir. La tension est alors à son comble et un conflit semble imminent. Finalement, l’affaire se résout grâce à la politique d’apaisement du président du Conseil français, Joseph Caillaux. Un traité franco-allemand, le 4 novembre 1911, permet un échange de territoires en Afrique équatoriale, entre le Cameroun, colonie allemande, et le Congo, colonie française, mais l’Allemagne renonce à toute prétention au Maroc.

Plus que la colonisation, le Deutschtum im Ausland permet le rayonnement de l’Allemagne à l’étranger. 10 à 12 millions d’émigrés allemands et de descendants d’Allemands vivent dans le monde. Ils constituent un appui de choix pour la propagande allemande. En 1913, la loi Delbrück permet aux émigrés de conserver la nationalité allemande.




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Sujet / Message Re: Politique étrangère de l'Allemagne

Message par Syfou le Sam 22 Jan - 0:09

L’Allemagne dans le jeu européen

Après l’avènement de l’Empire allemand, Bismarck cherche donc à convaincre ses voisins européens que le nationalisme allemand n’a plus de raison d’être. Mais la situation reste instable. En effet, depuis l’annexion de l’Alsace et la Lorraine, les relations entre la France et le Reich sont très tendues. Le chancelier Bismarck s’évertue à isoler la France pour l’empêcher de nouer une alliance contre le Reich. Dans un premier temps, Bismark s’évertue à nouer des alliances avec l’Autriche-Hongrie et l’empire russe, même si ces deux empires ont tous les deux des ambitions hégémoniques sur les Balkans. En 1872-1873, « l’Entente des Trois Empereurs » isole diplomatiquement la France. Elle prend la forme d’une série de conventions dont une alliance défensive germano-russe. après le congrès de Berlin de 1878 sur la question du partage de la partie européenne de l’Empire ottoman, la rivalité austro-russe s’exacerbe dans les Balkans. Bismarck est accusé par la Russie d’avoir favorisé l’allié autrichien. Le tsar Alexandre II déclare caduque l’entente des Trois empereurs. En 1879, sous l’impulsion de Bismark, l’Autriche-Hongrie et l’Allemagne signent une alliance militaire. Il s’agit d’une alliance défensive au cas où l’une des deux puissances serait attaquée par la Russie et d’un engagement de neutralité si l’agresseur est une autre puissance. Le tsar soucieux de ne pas être isolé sur l’échiquier européen, renoue avec les deux empires centraux et rentre de nouveau dans le système bismarckien par un traité de neutralité. En 1881, l’Italie demande son intégration dans l’association germano-autrichienne par opposition à la France qui a pris pied en Tunisie, territoire que l’Italie revendiquait. Le 20 mai, un accord tripartite voit donc le jour : la Triplice ou Triple Alliance. Mais l’Italie n’est pas une alliée sûre : elle revendique le Trentin et l’Istrie à l’Autriche.

Contenir l’esprit de revanche français reste une préoccupation de la politique étrangère de l’Allemagne bismarckienne. L’affaire Schnæbelé en 1887 reste un point culminant de la crise. La guerre est évitée de justesse. Pour les nationalistes français, l’enlèvement de Schnæbelé est une provocation de l’Allemagne dans le but d’accroître ses moyens militaires et déclencher une guerre préventive. L’Allemagne, inquiète d’un rapprochement franco-russe, signe un pacte de contre-assurance avec la Russie en 1887. En mars 1890, Bismarck donne sa démission car le nouvel empereur (Guillaume II) trouve le traité de contre-assurance contraire à la Triple-Alliance et refuse le renouvellement. C’est la chute du système bismarckien. La Russie, dédaignée par Guillaume II, se rapproche de la France. Ceci permet l’alliance franco-russe de 1894.

Guillaume II (1888-1918) veut faire de l’Allemagne une grande puissance navale et coloniale. Il est conseillé par Friedrich von Holstein et par Bernhard von Bülow, secrétaire d’État aux Affaires étrangères en 1897 puis chancelier d’Empire en 1900. Alfred Von Tirpitz, ministre de la Marine à partir de 1898, fait voter les lois-programmes de 1898 et 1900, dont l’objectif est de créer en seize ans une flotte capable de se mesurer avec la flotte britannique en mer du Nord. L’objectif est de forcer le Royaume-Uni à demeurer neutre en cas de guerre continentale sur deux fronts. Mais cette politique de construction de navires de guerre mécontente le Royaume-Uni.

Au début du XXe siècle, l’Allemagne ne peut vraiment compter que sur un seul allié, l’Autriche-Hongrie. L’Allemagne de Guillaume II connaît ainsi un isolement croissant. En 1914, l’Allemagne peut cependant compter sur la sympathie de la Turquie. La Turquie n’ignore pas que la Russie a toujours cherché un débouché sur la Méditerranée et qu’elle ne cessait de revendiquer les Détroits. La menace se précise, puisque le Royaume-Uni qui, naguère, protégeait la Sublime Porte, est maintenant alliée à la Russie. Pour la Turquie, seul un rapprochement avec l’Allemagne de Guillaume II pouvait rompre l’isolement où elle se sentait emprisonnée. L’Allemagne, qui n’a guère de colonies, a accompli une œuvre de belle propagande, en se présentant comme la protectrice des nations d’outre-mer et comme la garante de leur indépendance. Ainsi a-elle pu trouver des sympathies auprès des peuples colonisés dans tout le bassin de la Méditerranée, du Caucase à Marrakech.

La Première Guerre mondiale

Après l’attentat de Sarajevo, le 28 juin 1914, Berlin conseille la fermeté à la couronne d’Autriche. Il semble au haut commandement que jamais les chances d’un succès contre la Serbie, la Russie et la France ne seraient aussi favorables. Berlin pense que, manquant d’artillerie lourde, la France retiendrait la Russie. Si on sait qu’il y a risque de guerre, on le pense limité. C’est la politique dite « du risque calculé » définie par le chancelier Bethmann-Hollweg. Car on ne croit pas à un soutien inconditionnel de la Russie aux Serbes. Le 28 juillet, l’Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie. Le mécanisme des alliances se met en marche. Le 30 juillet, la Russie, alliée de la Serbie mobilise. Le 1er août, l’Allemagne déclare la guerre à la Russie ; la France mobilise. Le 3 août, l’Allemagne qui doit prendre l’initiative militaire suivant le plan Schlieffen, déclare la guerre à la France. Le 4 août, l’Allemagne envahit le territoire de la Belgique neutre. Le Royaume-Uni déclare la guerre à l’Allemagne. La Première Guerre mondiale commence.

En septembre 1914, le chancelier Theobald von Bethmann-Hollweg énonce son programme des buts de la guerre. Il projette une grande zone d’influence économique allemande de la Scandinavie jusqu’aux Balkans. Par la suite, l’Allemagne affiche des buts de guerre presque illimités : l’annexion d’une vaste zone en France, de Boulogne à la Meuse et au Rhône, plus, Brest, Toulon, de la Belgique et du Luxembourg. L’Allemagne veut aussi se constituer un vaste empire colonial. Elle envisage de s’approprier les possessions belges et néerlandaises, le Maroc, l’Afrique équatoriale, Madagascar et les colonies portugaises.

En novembre 1916, Bethmann Hollweg envoie l'ambassadeur Johann Heinrich Graf von Bernstorff se renseigner à Washington sur une éventuelle conférence de paix. La bataille de Verdun, qui devait saigner à blanc l'armée française, n'a pas le succès escompté. Devant l'indécision de la Maison Blanche, Bethmann Hollweg décide de faire sa propre proposition de paix et la voit comme peut-être la dernière chance d'obtenir une paix équitable, l'issue de la guerre étant défavorable à l'Allemagne selon lui. Après l'invasion de la Roumanie, sous l'impulsion de l'Autriche-Hongrie, Bethmann Hollweg propose une paix au Reichstag le 12 décembre 1916 au nom des Empires centraux. Guillaume II soutient alors son chancelier pour une proposition permettant à l'Allemagne de garder les territoires occupés. Les alliés refusent.

Dès l’été 1914, le blocus imposé par la flotte de l’Entente met pratiquement fin aux échanges commerciaux avec les États-Unis qui restent cependant neutres. Le 10 janvier 1917, le président américain Wilson soutient dans ses déclarations les positions des adversaires de l'Allemagne. Outre le rétablissement de la Serbie, du Monténégro et de la Belgique dans leurs droits. les Alliés exigent l'évacuation des territoires occupés ou annexés comme l'Alsace-Lorraine. Wilson se consacre alors au projet de créer une ligue internationale après la guerre et plaide pour une « paix sans victoire ». Le 31 janvier 1917, le chancelier allemand adresse une nouvelle note au président Wilson. Pour lui, la paix passe par l'acceptation d'une politique d'annexion allemande. Le Kaiser autorise aussi la guerre sous-marine à outrance le 31 janvier. Tous les navires qui se rendent au Royaume-Uni doivent être coulés par les sous-marins allemands, même les neutres. Cette politique lèse gravement les intérêts américains et aboutit à la mort de civils américains (notamment lors du torpillage du Lusitania). En janvier 1917, le ministre-conseiller Zimmermann n’hésite pas à promettre par un télégramme au Mexique l’alliance de l’Allemagne contre les États-Unis en cas de guerre et le retour du Texas, de l’Arizona, du Nouveau-Mexique perdus au XIXe siècle. Cette intervention allemande dans les affaires américaines indigne les Américains. Le 3 février 1917, Wilson rompt tout contact diplomatique avec l'Allemagne et fait entrer son pays dans la guerre le 2 avril.

En Russie, après les révolutions de 1917, le désir de paix est omniprésent dans le pays. Dès leur arrivée au pouvoir, les Soviets ratifient un décret de paix le 26 octobre 1917 et Léon Trotsky propose une paix générale. Les bolcheviks veulent une « paix sans annexion ni indemnité ». Les négociations commencent le 22 décembre 1917, l'Allemagne contrôle une grande partie du territoire occidental. Les relations diplomatiques entre les deux empires se détériorent lorsque l'Allemagne signe une paix avec l'Ukraine le 9 février 1918. Les combats reprennent même le 18 février. Ne voulant pas perdre le bénéfice de la révolution, les Russes signent forcés une paix séparée le 3 mars 1918 à Brest-Litovsk et renoncent à de nombreux territoires. Le traité confirme le recul de la puissance russe et l’implantation économique et politique de l’Allemagne jusqu’en Ukraine. Ainsi est mis un terme au front de l'Est, l'Allemagne peut se consacrer à une offensive à l'ouest. Au même moment, au printemps 1918, des discussions ont lieu à La Haye entre le général von Haeften et des représentants de l'ambassade américaine. Les conditions américaines sont trop défavorables à l'Allemagne pour que les négociations aboutissent.


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Sujet / Message Re: Politique étrangère de l'Allemagne

Message par Syfou le Sam 22 Jan - 0:19

De la République de Weimar à la chute du nazisme
Le traité de Versailles et l’affaiblissement de l’Allemagne
Le Diktat


La défaite allemande en 1918 provoque la fin du régime impérial et la naissance de la République de Weimar. Les négociateurs allemands conduits par Brockdorff-Rantzau, tentent de défendre l’ancien régime impérial. Mais la délégation allemande ne participe pas à l’élaboration du traité. Les négociateurs reçoivent le traité le 7 mai 1919 et doivent donner leur réponse dans les 15 jours. Les contre-propositions allemandes sont refusées par les vainqueurs sauf une, l’organisation d’un référendum en Haute-Silésie. Après une longue hésitation, le nouveau chef du gouvernement, le centriste Bauer prend la décision d’accepter de signer le traité de Versailles le 28 juin 1919. L’Allemagne perd 1/7e de son territoire et près de 10 % de sa population : outre l’Alsace et la Lorraine déjà restituées à la France et Eupen et Malmédy rattachés à la Belgique, l’Allemagne perd à l’Est la Posnanie, Memel et une partie de la Prusse-Orientale pour permettre la recréation de la Pologne. Le territoire allemand est coupé en deux par le « couloir de Dantzig ». La partie nord du Schleswig est rattachée au Danemark à l’issue d’un référendum. La Haute-Silésie doit être elle aussi l’objet d’un référendum pour statuer de son rattachement à la Pologne ou à l’Allemagne. La Sarre est séparée de l’Allemagne pour 15 ans. Elle est administrée par la Société des Nations tandis que son charbon est exploité par la France à titre de dédommagement. L’Allemagne perd aussi toutes ses colonies. Le traité de Versailles place l’Allemagne dans une situation d’infériorité sur le plan des relations internationales. Ses forces armées sont considérablement réduites (100 000 hommes au maximum). La fabrication d’avions militaires, de chars, de sous-marins, de cuirassés et de gaz toxiques lui sont interdites. Elle doit accepter la présence de commissions de contrôle alliées. Le traité comprend aussi une clause de « responsabilité de guerre ». L’Allemagne est reconnue responsable du déclenchement de la Première Guerre mondiale et doit verser des indemnités pour tous les dégâts civils causés par le conflit dont le montant définitif doit être fixé le 1er mai 1921. En attendant, l’Allemagne doit verser cinq milliards de dollars. Les Allemands considèrent le traité comme un Diktat. Sa révision devient un thème central de la vie politique de la République de Weimar.

La lente normalisation des relations internationales allemandes

En 1921, le montant des réparations est fixé à 226 milliards de marks-or, en plus des 20 milliards du traité de Versailles, payables en 42 ans, somme colossale que l’Allemagne ne peut payer vue la fragilité de son économie. Les relations internationales de la première moitié des années 1920 sont donc marquées par des problèmes liés au versement des réparations. C’est un sujet constant de tensions entre la France et l’Allemagne. En 1923, le gouvernement français décide l’occupation militaire de la Ruhr pour obliger l’Allemagne à payer. Outre un profond ressentiment anti-français dans la population allemande, l’occupation française se traduit par une grève générale, des attentats, des sabotages, ce qui accélère l’effondrement du mark. Le chaos économique est tel que la Rhénanie songe un temps à faire sécession pour pouvoir négocier des conditions moins dures de la part des vainqueurs de la Grande Guerre. Les Américains et les Britanniques conseillent la modération devant l’effondrement de l’économie allemande. La France doit retirer ses troupes de la Ruhr sans contrepartie et accepter, en 1924, le plan Dawes. Celui-ci accorde un prêt américain à l’Allemagne pour l’aider à effectuer ses premiers versements et pose le principe d’annuités progressives fondées sur le redressement économique de l’Allemagne. En 1929, le plan Young réévalue les réparations à payer. Les Allemands doivent dorénavant verser 112 milliards de reichmarks sur 59 ans. L’acceptation de ce plan par le régime provoqua une flambée de nationalisme basée sur la dénonciation de « l’esclavage du peuple allemand ».

L’Allemagne doit aussi régler le problème de ses frontières définitives. Elle est obligée de pratiquer la politique « d’exécution ». Lors du référendum du 20 mars 1921, les habitants de Haute-Silésie choisissent l’Allemagne mais les Polonais prennent alors les armes. La SDN finit par leur attribuer la partie orientale de la Haute-Silésie. Cette affaire pousse l’Allemagne à se rapprocher de la Russie. Les négociations aboutissent à la signature du traité de Rapallo en avril 1922 : la Russie renonce à toute réparation et l’Allemagne à toute demande d’indemnisations pour les biens confisqués après la Révolution bolchévique. Il s’agit donc avant tout d’un traité économique.

Dans les années 1923-24, Aristide Briand et Gustav Stresemann amorcent un rapprochement entre les deux États. L’habileté de Stresemann et le désir de stabilité en Europe permettent en octobre 1925 la signature du traité de Locarno par la France, le Royaume-Uni, la Belgique, l’Italie et l’Allemagne. Ce traité règle les questions des frontières occidentales de l’Allemagne. L’Allemagne s’engage à respecter les accords concernant la zone démilitarisée de Rhénanie. En cas de conflit, les participants, sauf l’Italie s’engagent à recourir à l’arbitrage. Mais l’Allemagne se refuse à reconnaître ses frontières orientales. 10 à 12 millions d’Allemands vivent à l’Est en dehors des frontières de la république de Weimar et celle-ci veut défendre leurs intérêts. En 1926, l’Allemagne et l’Union soviétique signent un traité assurant la neutralité des deux pays en cas d’agression d’un tiers. Elle utilise ainsi l’URSS pour contrebalancer le poids de la France et du Royaume-Uni et pour faire pression sur la Pologne. Stresemann cherche même à ruiner la Pologne en engageant une « guerre douanière ». L’hostilité envers la Pologne est une des constantes de la politique de la république de Weimar. La même année, l’Allemagne devient un membre de la Société des Nations. Avant d’y entrer, l’Allemagne obtient la suppression de toute référence à la culpabilité du Reich dans le déclenchement de la Première Guerre mondiale et un siège de membre permanent au conseil. Elle retrouve donc sa place dans le système des relations internationales. En 1928, la République de Weimar signe même un pacte de renonciation à la guerre.

La crise économique des années trente frappe durement l’Allemagne. Le chancelier Brüning cherche à utiliser les difficultés économiques du moment pour mettre fins aux dures conditions du Traité de Versailles. En mars 1931, il prépare un traité d’Union douanière avec l’Autriche. Mais ce projet doit être abandonné car il reviendrait à une sorte d’anschluss économique. L’Allemagne cherche aussi à obtenir une suppression des réparations et une égalité des droits de l’Allemagne pour l’armement. En 1932, Franz von Papen, qui a remplacé Brüning comme chancelier participe à la conférence de Lausanne sur l’égalité des droits. Il y obtient la suspension du plan Young pour trois ans. Il continue d’exiger l’égalité des droits en matière d’armement et menace de ne plus respecter le traité de Versailles. Finalement le 11 décembre 1932, Schleicher, le successeur de Von Papen obtient satisfaction

Le Troisième Reich

L’avènement du nazisme marque une rupture fondamentale dans la politique étrangère de l’Allemagne. Les aspirations à une grande Allemagne tombent dans la démesure. La doctrine de la supériorité de la race « aryenne » implique que l’idée d’une grande Allemagne est insuffisante pour les nazis. Il s’agit aussi d’acquérir un nouvel et immense empire constituant un « espace vital » (Lebensraum) en Europe centrale et orientale. Sa conquête permettrait en outre d’éliminer le « judéo-communisme ». Pour Hitler, l’extension à l’Est doit s’accompagner d’une alliance avec le Royaume-Uni. L’isolement de la France est recherché.

Le retour de l’Allemagne sur la scène internationale

Hitler a comme premier objectif de faire sauter les dernières entraves du traité de Versailles. Konstantin von Neurath, son ministre des Affaires étrangères de 1933 à 1938, est assisté de Bülow et de Hindenburg. Dans un premier temps, il négocie le statut d’égalité obtenu par Schleicher. Son but est de pouvoir réarmer l’Allemagne librement. Il fait échouer la conférence de Genève sur le désarmement en formulant des exigences excessives. En attendant de pouvoir mener librement leur politique étrangère, les nazis prennent le contrôle des organisations des Allemands de l’étranger, environ 25 millions de personnes. Il les réunit dès octobre 1933 au sein du Volksdeutsche Rat (VR) sous la direction du ministère des affaires étrangères. À côté du ministères d’autres instances s’occupent de politique étrangère : l’office de politique étrangère du NSDAP dirigé par Rosenberg, les services de Goebbels et à partir de 1934 la Dienststelle de Von Ribbentrop qui s’occupe plus spécialement des relations avec le Royaume-Uni.

Dès janvier 1934, Hitler signe un pacte de non-agression de 10 ans avec la Pologne, sans pour autant en reconnaître les limites. Ceci lui permet de briser l’alliance franco-polonaise et de semer le trouble quant à ses intentions en matière diplomatique. Par contre, il montre clairement son intention de réaliser l’Anschluss avec l’Autriche en s’appuyant sur les nazis autrichiens. Ceux-ci assassinent le chancelier autrichien Dollfus le 25 juillet 1934. Mais Mussolini envoie 5 divisions sur le Brenner empêchant le succès de l’annexion. Hitler s’en tire en niant toute participation et en désavouant les nazis autrichiens. Le 14 octobre 1934, l’Allemagne quitte la Société des Nations tout en proposant des discussions bilatérales sur la sécurité.

En janvier 1935, les Sarrois votent massivement leur rattachement à l’Allemagne. Cette victoire améliore l’image des nazis à l’étranger. La conscription est réintroduite le 16 mars 1935, en violation ouverte du Traité de Versailles. Les effectifs de l’armée allemande sont portés à 550 000 hommes. En même temps, Hitler négocie avec les Britanniques. Le 18 juin 1935, un accord germano-britannique autorise l’Allemagne à se doter d’une flotte équivalente à 35 % de celle du Royaume-Uni. En fait, les Allemands cherchent à dessiner un nouveau partage du monde qui leur réserverait l’Est de l’Europe. Malgré toutes ses démarches, Hitler ne parvient à obtenir des Britanniques les mains libres à l’Est. Quand Neville Chamberlain devient premier ministre, Hitler mise sur le pacifisme britannique et ne s’intéresse plus à une alliance germano-britannique.

Le 7 mars 1936, la Wehrmacht entre en Rhénanie, démilitarisée depuis le traité de Versailles. Le Royaume-Uni et la France condamnent cette action mais n’interviennent pas alors qu’Hitler avait prévu de reculer s’il rencontrait une résistance. L’inaction des démocraties conforte la volonté d’Hitler de réaliser la grande Allemagne et en protestant publiquement de son pacifisme. L’Allemagne signe aussi un pacte de non-agression avec la Russie. Elle aide militairement les partisans de Franco pendant la guerre civile en Espagne. Elle leur fournit des avions, des camions contre des minerais indispensables pour le réarmement allemand. La fin de l’année 1936 est occupée par la formation de l’axe Berlin-Rome. La guerre d'Espagne et l’antibolchevisme rapprochent les deux régimes au départ opposés sur la question de l’Anschluss. Quand Mussolini se rend à Berlin en 1937, il reçoit un accueil grandiose sans qu’aucun accord ne soit conclu cependant. Au cours de l’année 1937, Hitler se sent assez fort pour dévoiler aux diplomates et à l’état-major de l’armée ses projets d’expansion. Devant la réticence de ceux-ci, –ils sont les héritiers de la politique wilhémienne –, Hitler s’en sépare et nomme à des postes des clés, des fidèles nazis.

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Sujet / Message Re: Politique étrangère de l'Allemagne

Message par Syfou le Sam 22 Jan - 1:05

La politique étrangère allemande, 1933-1945

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Dès l'ascension au pouvoir des Nazis, le gouvernement d'Adolf Hitler dévellopa une politique étrangère dont les buts étaient d'incorporer dans le Reich les populations allemandes (Volksdeutsche) vivant hors des frontières du Reich, d'assurer la domination allemande sur l'Europe de l'Ouest, et d'acquérir un nouvel et immense empire constituant un "espace vital" (Lebensraum) en Europe centrale et orientale. Pour Hitler, l'hégémonie allemande en Europe devait passer par une guerre, en particulier à l'Est. Les Slaves, considérés comme étant "de race inférieure", devraient être repoussés à l'est de l'Oural, réduits en esclavage ou exterminés. Outre la constitution du Lebensraum, Hitler prévoyait que le "mouvement vers l'est" conduirait à la destruction du bolchevisme.

Entre 1933 et 1938, Konstantin von Neurath, diplomate de carrière conservateur, fut ministre des Affaires étrangères. Il mena une politique révisionniste cherchant, avec succès, à lever les restrictions imposées à l'Allemagne par le Traité de Versailles et à prendre l'initiative diplomatique sur la Grande-Bretagne et la France. L'Allemagne quitta la Société des Nations ; elle débuta rapidement son réarmement ; elle signa un pacte de non-agression avec la Pologne ; elle récupéra en 1935 le territoire de la Sarre par un plébiscite ; elle aida militairement les partisans de Franco pendant la Guerre civile en Espagne et elle remilitarisa la Rhénanie.

Entre 1938 et 1945, Joachim von Ribbentrop, membre du parti nazi et ancien ambassadeur à Londres, occupa le poste de ministre des Affaires étrangères. Pendant ces années-là, l'Allemagne renforça ses liens avec l'Italie fasciste et le Japon en signant le Pacte anti-komintern, dont le but était de combattre le communisme international, le Pacte d'acier (avec l'Italie) et, et après le début de la guerre, l'Accord des Trois Puissances (avec l'Italie et le Japon).

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En 1938, l'Allemagne acquit de nouveaux territoires en brandissant la menace de guerre. En février, Hitler fit pression sur le chancelier autrichien Kurt Schuschnigg pour qu'il signe l'Accord austro-allemand, qui permit aux nazis d'entrer dans le gouvernement autrichien. Le mois suivant, l'Allemagne réalisa l'Anschluss, c'est-à-dire l'annexion de l'Autriche. Hitler commença alors à exiger qu'une solution fût apportée à la crise des Sudètes, la région de Tchécoslovaquie largement peuplée d'Allemands. Le 30 septembre 1938, le Premier Ministre britannique Neville Chamberlain, qui était partisan d'une politique de l'apaisement, le président du Conseil français Edouard Daladier, le Duce italien Benito Mussolini et Hitler signèrent les Accords de Munich, qui cédaient les Sudètes à l'Allemagne. En mars 1939, l'Allemagne occupa et démembra ce qui restait de la Tchécoslovaquie.

En août 1939, Ribbentrop signa le Pacte de non-agression germano-soviétique. S'écartant temporairement de la politique étrangère anti-communiste de l'Allemagne, cet accord donna à Hitler toute latitude pour attaquer la Pologne le 1er septembre 1939, sans avoir à craindre une intervention soviétique. La Grande-Bretagne et la France, alliées de la Pologne, déclarèrent la guerre à l'Allemagne le 3 et 4 septembre. La politique étrangère agressive d'Hitler conduisit au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale.

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Sujet / Message Re: Politique étrangère de l'Allemagne

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