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Révolutions de l’Egypte

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Sujet / Message Révolutions de l’Egypte

Message par Sphinx le Mer 26 Jan - 11:56

Egypte antique

Révolutions de l’Egypte  Photo210

« La Première Période intermédiaire va voir bousculées les valeurs fondamentales des Pharaons à la fin du règne du roi Pépy II, fils d’Ânkhsenpépy II. »

"LE TEMPS DES TROUBLES

"Vers 2260 avant notre ère, l’Egypte se morcelle, une révolution brutale et sanglante éclate, les riches sont ruinés, leurs biens pillés, leurs tombeaux détruits et livrés aux pilleurs de tombes. « La résidence royale a été ravagée en une heure », écrit un scribe. « Je médite, raconte un autre scribe, sur les événement. Des changements s’opèrent, ce n’est déjà plus comme l’an dernier, chaque année est plus pesante que l’autre. Le pays est bouleversé. » Le pharaon, si proche des dieux, croyait - on avec certitude quelques années auparavant, a perdu peu à peu beaucoup de son prestige. Si certains Egyptiens se lamentent de ces bouleversements, cette révolution est bénéfique pour d’autres. Profitant des troubles, le peuple s’approprie les procédés rituels et magiques des rites funéraires, jusqu’alors réservés au roi et aux grands, et accède à son tour à l’immortalité : De nouvelles notions religieuses et morales se font jour dans le pays : la diffusion du culte d’Osiris, parti de Bousiris dans le Delta, s’étend sur tout le territoire ; le peuple voit aussi s’ouvrir devant lui l’accès aux charges de l’Etat. Des rois sans pouvoir se bousculent pour le trône et se succèdent à un rythme effréné. "Soixante-dix rois en soixante-dix jours", écrira, des siècles plus tard, l’historien Manéthon dans son Histoire d’Egypte, dont seuls quelques fragments, transcrits par des historiens plus tardifs, nous sont parvenus. Plus on s’éloigne de Memphis, plus les princes refusent obéissance au pharaon."

L’Etat pharaonique, oppresseur des peuples, n’est pas le fondateur de la civilisation égyptienne et il est né bien après elle...


Une civilisation qui a dominé toute la région

Esclaves nubiens

Sous le règne de Sésostris III (-1878 -1843 ), la première véritable armée égyptienne permanente est constituée en remplacement des milices des nomes et de la gendarmerie nubienne.

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« Les riches se lamentent, les miséreux sont dans la joie et chaque ville dit : « laissez nous chasser les puissants de chez nous. » Le scribe Ipouer A l’époque de la révolution sociale égyptienne de -2260 avant J.-C

"À la fin de l’Ancien Empire, l’État unitaire entra en crise, et son effondrement engendra toute une série de principats indépendants du pouvoir central. Cette période, qui coïncide avec les VIIe-Xe dynasties (vers 2180-1987 av. J.-C.), est appelée la Première Période Intermédiaire. Elle est marquée par une importante crise économique, due aux lacunes du contrôle centralisé de la crue du Nil, qui provoqua des récoltes insuffisantes, engendrant ainsi des conflits sociaux qui créèrent un climat général d’instabilité.

L’un des legs les plus significatifs de la Première Période Intermédiaire à l’époque qui allait suivre est la « démocratisation » de l’au-delà : dès lors, le pharaon ne sera plus le seul à avoir droit à une vie après la mort ; celle-ci s’ouvre à tout homme, si son âme est jugée pure devant le tribunal présidé par le dieu Osiris."

Clio la muse de l’histoire

L’Etat égyptien, sans doute le premier Etat national sur un grand territoire après les cités-Etats, est présenté souvent comme le produit de la religion, de la croyance en un représentant de dieu sur terre, le pharaon « fils d’Horus », quand ce n’est pas comme le résultat de la volonté royale.

L’Etat est-il le produit nécessaire du progrès technique et social que représente l’agriculture et de la nécessité de l’irrigation et de la canalisation à grande échelle des rives du Nil, comme l’ont affirmé bien des historiens qui parlent à ce propos de « despotisme asiatique » ? Est-il le produit direct ou encore le principal facteur de succès de la civilisation ? L’Etat centralisé égyptien est né 3200 ans avant J.-C, c’est-à-dire bien après la principale révolution de la civilisation : l’urbanisation. La première grande ville égyptienne, Hiérakonpolis, naît environ 3700 avant JC, soit 500 ans avant. Tant que le nombre d’urbains est faible, l’Etat et son appareil de répression (police, armée, justice) n’est pas indispensable comme l’expliquait Aristote dans « Politique ».

Par contre, dès que celle-ci atteint un seuil, un stade limite de la stabilité sociale, il devient indispensable sous peine de voir la classe dirigeante renversée. L’Egypte c’est alors environ dix millions d’habitants concentrés dans 10.000 villes et villages (et le double mille ans plus tard). Un autre seuil avait été atteint dans les siècles précédents : celui des inégalités sociales entre riches et pauvres. La pauvreté n’est pas en soi un facteur de déstabilisation. Par contre, l’agglomération des pauvres dans les villes à côté des riches l’est.

Or, durant les mois de la crue du Nil, toutes les terres agricoles sont inondées et tous les paysans doivent se rabattre sur les buttes de limon où se trouvent les villes et villages. L’Egypte devient pendant des mois une seule grande ville constituée d’îlots reliés par bateaux, comme la décrira plus tard Hérodote. Cela a une conséquence sociale fondamentale : il faut gérer une société beaucoup plus concentrée que celle de l’occident du Moyen-âge, plus urbanisée, plus proche physiquement de la classe dirigeante, des ses richesses et de ses organismes de direction de la société. Cela a d’énormes conséquences en ce qui concerne les risques de troubles sociaux et politiques.

Si l’agriculture ne rend pas les produits de la terre pendant plusieurs années, soit à cause d’un manque d’eau de la crue, soit à cause d’un Nil déposant du sable au lieu de limon, soit à cause d’attaques de sauterelles (on se souvient des sept plaies de l’Egypte), la confiance dans la classe dirigeante et même dans les dieux et leurs intercesseurs sur terre, les pharaons, va chuter rapidement. Contrairement aux paysans éparpillés sur la terre, dès que les urbains pauvres se révoltent, ils sont proches des lieux du pouvoir et sont nombreux s’il s’agit de le renverser.

L’agriculture, apparue sur toute la planète aux mêmes latitudes, n’a pas seulement permis de nourrir des millions d’habitants agglomérés par la désertification du sahel, de la péninsule arabique et de l’Asie. Elle les a nourri, organisé, sédentarisé. Elle a détruit les anciens modes de vie, de travail, de propriété et de relations humaines. Elle a révolutionné leur mode de pensée et leurs structures sociales. Elle a permis la formation d’un artisanat et d’un commerce, l’enrichissement de ces classes, ainsi que celles des scribes, des savants, des techniciens, des artistes.

Le surplus social important (un paysan égyptien produit environ cinq fois plus que ce qui lui est nécessaire pour vivre) a permis de constituer une importante classe dirigeante qui concentre le surplus entre ses mains, s’en sert pour spécialiser des hommes à la science, l’art, la technique, la guerre, la religion mais aussi le gouvernement des hommes. D’abord dans chaque ville, puis chaque région, des hommes de gouvernement apparaissent qui vont bientôt unifier un pouvoir au nord (Basse Egypte), au centre (Haute Egypte) et au sud (Nubie). Ce sont les pharaons. C’est un changement considérable. L’unité est territoriale et non plus celle d’une ethnie, d’une région ou d’un peuple. Désormais, si l’unité n’est plus celle d’une tribu ou d’un peuple, c’est que la division en classes est apparue. Le « journal du monde » de Sylvan Hoffman expose ainsi : « Trois classes composent la société égyptienne. (...) La classe dominante est la noblesse. Lorsque le pharaon est faible, les nobles terriens et les gouverneurs de province ont le rôle politique essentiel (...) Lorsque celui-ci est fort, le pouvoir de la noblesse s’en trouve notablement restreint. (...) La noblesse dans son ensemble n’en demeure pas moins la classe dominante et la puissance politique essentielle de la nation.

A l’autre extrémité de l’échelle, infiniment plus nombreux que les nobles, le peuple des travailleurs (plutôt serfs qu’esclaves) cultive la terre, construit des édifices neufs, (...) a une existence misérable et (...) vit dans des taudis une existence rude, brutale, parfois d’une dégradante immoralité. (...) Entre la noblesse relativement restreinte et l’immense classe laborieuse se trouve un groupe intermédiaire assez nombreux composé des fonctionnaires du gouvernement royal, des prêtres, des soldats, des scribes, des propriétaires roturiers. » On dispose de nombreux documents sur le vie des paysans ou des ouvriers. Ceux-ci protestent, se battent, se révoltent, tentent de s’organiser.

Il y a même des grèves, par exemple une grande grève des mines. Les monuments aux morts (mastaba) sont couverts de dessins, montrant des domaines agricoles dans lesquels les intendants et les scribes bastonnent les paysans qui ne fournissent pas des produits suffisamment nombreux. Les hiéroglyphes d’un mastaba du musée du Louvre indiquent sous un dessin de paysan courbé sous le joug du fonctionnaire : « il faut bien contrôler le paysan ». Un papyrus mentionne : « Le scribe de la comptabilité Hat-Nakhtou (...) a écouté ce qui se dit chez les manouvriers… ’’Nous sommes sans vêtements, nous sommes sans boissons, nous sommes sans poissons nous nous adressons au gouverneur notre supérieur pour qu’il nous donne les moyens de vivre ! ’’ » (extrait du carnet d’un surveillant de la nécropole de Thèbes – musée de Turin). Sous le long règne de Pépi 1er, il y a déjà eu plusieurs dissidences de nomarques (gouverneurs de nomes – régions administratives). Pépi II qui lui succède n’osera pas s’attaquer à ces féodaux et autres princes conspirateurs. Son pouvoir, affaibli, est renversé en moins 2250 avant J.-C par le peuple soulevé.


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Sujet / Message Re: Révolutions de l’Egypte

Message par Sphinx le Mer 26 Jan - 12:48

Suite de: Clio la muse de l’histoire

Pour comprendre les luttes qui vont renverser l’Etat, il faut d’abord comprendre la formation de l’Etat. Le premier contre-sens possible consiste à confondre la fondation de l’Etat des Pharaons avec la formation de la civilisation. Les classes riches d’Egypte n’ont pas attendu l’apparition de l’Etat central pour mettre en place l’exploitation, pour développer l’économie agraire, l’artisanat, le commerce et les villes. Les pyramides et autres palais ne sont pas un témoignage du progrès, de l’art, de la religion, une source d’admiration. Elles sont avant tout une démonstration de force, en vue du maintien de l’oppression et de la dictature, et une énorme ponction sur les capacités économiques des paysans par des travaux forcés qui ne sont justifiés que par la nécessité d’un pouvoir écrasant, visant à impressionner, s’imposant aux exploités « du haut de ces pyramides ».

Le pouvoir d’Etat s’est imposé aussi aux classes dirigeantes dès lors que les classes dirigeantes n’étaient pas capables de se faire obéir des exploités. D’ailleurs, ce n’est pas la civilisation qui a produit directement (et comme une nécessité d’évidence) l’Etat, et encore moins l’Etat qui aurait produit la civilisation. Entre la naissance de la civilisation et la naissance de l’Etat, il y a généralement plusieurs centaines et même milliers d’années. Et parfois, la civilisation ne donne pas naissance à l’Etat et disparaît avant que l’Etat n’apparaisse.

La réalisation principale de l’Etat est un appareil de stabilisation de la société et d’oppression des classes populaires. L’égyptologue Dominique Valbelle écrit dans l’ouvrage collectif « L’Egypte ancienne, les secrets du Haut-Nil » : « L’administration égyptienne est indissociable d’un Etat égyptien, né avec elle. Elle en est l’âme. Elle a été mise à mal lorsque celui-là était menacé. Elle a été reconstituée en même temps que le pouvoir pharaonique. Elle représente donc un facteur de stabilité et l’assurance d’une continuité des institutions. » Mais ce facteur de stabilisation est loin d’être né immédiatement en Egypte comme dans le reste du monde.

Il n’est pas le premier pas de la civilisation. Celle-ci est née du développement de l’activité agricole, puis, grâce à celle-ci de l’accumulation de la plus value, de l’accroissement des capacités techniques de l’homme, de la division du travail, du développement d’un grand commerce, de la naissance des villes, de la culture, de la naissance d’une classe dirigeante et des inégalités sociales. Ce bond en avant n’a pas eu besoin de l’Etat. Ainsi, tout le développement des villes et de la civilisation grecques ne connaît pas l’Etat qui ne fait une première tentative d’apparition que sur la fin. Par contre, le développement de l’agriculture, de l’artisanat, et du commerce a permis l’émergence d’une importante classe de citadins, d’artisans, de commerçants, de banquiers, une véritable bourgeoisie.

C’est elle qui est domine la ville. La première dynamique sociale de la civilisation est le produit de la division entre villes et campagnes. La seconde est celle qui oppose riches et pauvres dans les villes. Enfin, l’apparition et le développement de l’Etat va mener à de nouvelles oppositions : entre guerriers, religieux et bourgeoisie. La relation entre classes dominantes et Etat est contradictoire. Les classes riches des villes ont fini par être menacées par les exploités et elles ont ressenti le besoin de se protéger derrière le bouclier de l’Etat. Mais cette nécessité n’était pas sans réticences. Partout dans le monde, la civilisation des villes avait préexisté à l’Etat . C’est à ses dépens que l’Etat a développé ses prérogatives . La ville a parfois résisté durement à la mise en place de la domination étatique . La lutte entre les classes riches des villes, prenant parfois la tête des pauvres, et le pouvoir royal a même été un des axes essentiels de la lutte politique et sociale dans l’Antiquité.

C’est la révolution sociale qui a rendu nécessaire la formation de l’Etat, inévitable même. Indispensable, du moins, aux classes dirigeantes qui, sous la menace des opprimés, ont dû se séparer, en faveur de cet organe de centralisation des décisions et des forces de répression, d’une grande partie de leur pouvoir local urbain , de leurs privilèges et de leurs revenus. Et cet ordre n’a pas été synonyme de progrès mais seulement de conservation sociale. C’est la transformation qui avait, bien avant l’apparition de l’Etat, entraîné un certain progrès, relatif. La concentration dans les villes des richesses, des moyens techniques, des connaissances et des personnages les plus influents et les plus riches suppose une accumulation primitive considérable de richesses tirées du travail agraire.

Loin de dater du Moyen Age, les villes sont d’une apparition très ancienne dans l’Antiquité. Par exemple, en Mésopotamie Ur, Uruk, Lagash et Umma datent entre -4000 av JC et -3500 av JC, alors que le premier empire date de -2340 avant JC (empire akkadien). Même l’Etat-cité y date de -2340 avant JC (dynasties archaïques). Les civilisations sont le saut qualitatif, révolutionnaire, une structure émergente produite par le succès de l’économie agraire, qui a permis un grand développement de l’artisanat et du commerce, de multiples succès dans lequel l’Etat n’a eu aucune part. L’apparition de l’agriculture, son amélioration technique, l’irrigation, la spécialisation professionnelle et l’organisation du travail collectif, par exemple, qui sont d’immenses progrès de l’homme ne datent pas de l’apparition de l’Etat mais de bien avant. L’image de l’Etat organisateur de la production agricole et de l’irrigation n’est pas totalement fausse, mais elle est beaucoup plus récente ; elle ne fait que succéder, beaucoup plus tard, à une époque où les classes dirigeantes locales, qui ont succédé à la société tribale et villageoise, ont elles-mêmes mis en place ces activités.


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Sujet / Message Re: Révolutions de l’Egypte

Message par Sphinx le Mer 26 Jan - 12:52

Suite de: Clio la muse de l’histoire

Qu’est-ce qui avait poussé, lors de la fondation de l’Etat, les classes dirigeantes à se dessaisir de leur pouvoir sur chaque ville au profit d’un pouvoir supérieur, centralisé, celui d’un roi divinisé ? Bien sûr, l’une des origines de cette centralisation est la conquête militaire. Vers -3000 avant J.-C, le royaume de Haute Egypte conquiert celui de Basse Egypte, fondant le « royaume du double pays ». Mais, le choix des classes dirigeantes de se mettre sous la coupe d’un pharaon est bien plus ancien et a une toute autre origine que la guerre.

Guy Rachet l’expose dans son « Dictionnaire de la civilisation égyptienne » que « L’isolement de la vallée du Nil, séparée du reste du monde par de vastes déserts, a fait que, de l’époque préthinite à la fin du Moyen Empire, la civilisation égyptienne a évolué en vase clos (...) On oublie trop souvent de souligner que, depuis l’unification de l’Egypte, qui voit éclore l’empire thinite, jusqu’à la fin de l’Ancien Empire, le peuple égyptien connaît un millénaire de paix continue ! » Alors que l’Etat est né en Egypte plus de 3000 ans avant J.-C, c’est seulement en 608 avant J.-C que l’Etat égyptien aura à se heurter à un puissant voisin, Babylone.

Auparavant, il n’aura eu affaire qu’aux maigres troupes des bédouins, n’ayant eu aucun contact avant Nagada II avec un pays voisin et n’ayant connu d’invasion qu’à partir de 1300 avant J.-C. Par contre, les révoltes sociales et politiques ont débuté bien avant la fondation d’un Etat au Nord, au Sud puis unifié. Les classes dirigeantes n’ont été convaincues de se soumettre à l’Etat, de renoncer à leurs privilèges locaux, que, contraintes et forcées, par la nécessité de détenir une forme d’organisation militaire permanente face aux révoltes des opprimés. Et, même alors cette conscience des classes dirigeantes n’a pas été sans heurts et résistances, sans retours en arrière.

On connaît l’exemple de la révolte de la ville d’Hermopolis contre la formation d’un Etat unifié à Héliopolis. Ce ne sont donc pas les voisins menaçants militairement qui expliquent la nécessité d’élever un tel édifice étatique si coûteux. L’ennemi dangereux pour ces riches, c’est le peuple, prompt à se révolter contre son exploitation et les travaux forcés qui s’y rajoutent. Si l’idéologie dominante explique que l’ordre sur terre ne se maintient que par l’intercession de ce roi-dieu, ce n’est pas simplement le produit d’une croyance, mais aussi d’une réalité : l’édifice social ne subsiste que si le régime du pharaon tient debout. Dès que le régime central perd de son pouvoir, non seulement la classe dirigeante, momentanément matée, redresse la tête, cesse d’obéir, revendique des revenus et des pouvoirs, mais les classes pauvres se révoltent, convaincant à nouveau les riches (noblesse, gouverneurs, bourgeoisie, chefs militaires, chefs religieux, et hauts fonctionnaires) de se jeter sous la protection de la dictature pharaonique. La nécessité de l’appareil d’Etat est apparue d’abord pour éviter que la lutte des classes ne finisse par faire chuter l’édifice social.

Les révolutions ont préexisté à l’Etat égyptien et même aux divers états régionaux. Les sociétés diverses égyptiennes, appelées par les archéologues Nagada 1, 2 et 3, ont successivement chuté sous les coups des contradictions sociales. Il n’y a pas eu de continuité, mais plusieurs tentatives avant que des rois égyptiens ne fassent leur apparition, avant qu’apparaissent des policiers, des militaires, des fonctionnaires d’un Etat centralisé.

La révolution sociale va continuer à marquer l’Etat égyptien et à le modeler. Et tout particulièrement la principale révolution, celle de moins 2260 avant J.-C qui est rapportée par Guy Rachet : « Le pays fut le théâtre d’une véritable révolution sociale qui mit un terme à l’Ancien Empire. A la fin du long règne de Pépi II, dernier roi de la Vie dynastie, le pouvoir royal s’était amenuisé et les nomarques de Haute Egypte s’étaient rendus indépendants. Une révolution populaire d’une violence inouïe éclata alors, dirigée contre la noblesse et le roi.

Si les documents officiels restent muets sur ces événements, la littérature contemporaine ou à peine postérieure est pleine d’échos significatifs. (...) ». C’est dans les « Admonitions d’un sage Egyptien » qu’on trouve le tableau le plus complet de la révolution : ’’Le pays est pleine ébullition et le laboureur porte un bouclier. Les lois de la Salle de justice sont dispersées (...) les portes et les murailles sont incendiées (...) les pauvres sont riches et les riches sont dépouillés (...) les fils de nobles sont jetés à la rue (...) le roi est enlevé par les pauvres (...) des hommes de rien ont renversé la royauté, ils ont osé se révolter contre l’uraeus défenseur de Rê.(...)’’ Cette haine fantastique contre le pharaon s’est reportée contre toute la lignée des rois de l’Ancien Empire et c’est ce qui explique les sarcophages des pyramides brisés et vidés de leurs restes humains, et surtout les statues des rois jetées au fond de puits ou cassées jusqu’à être réduites en minuscules morceaux.

Si cette révolution ouvre l’époque d’anarchie de la première période intermédiaire, si elle brise toutes les structures sociales de l’Ancien Empire, ses conséquences pour la vie morale du peuple égyptien sont sans doute incommensurables : le privilège de l’immortalité solaire, qui n’appartenait qu’au pharaon et à ceux que sa volonté royale avait élus, est donné désormais à tout Egyptien à quelque classe qu’il appartienne. » La « démocratisation » juridique, administrative, politique et religieuse est une conséquence institutionnelle de la révolution. Désormais les paysans vont pouvoir aller en justice contre leur noble.

Ils seront protégés par les temples auxquels ils n’avaient autrefois aucun accès. La classe moyenne est développée en nombre et en moyens, car il faut élargir l’assise du régime. Les gouverneurs qui, par corruption, ne maintiendraient pas les greniers à grains pour les cas de famine seraient condamnés à avoir la tête coupée. Mais en même temps, le régime met en place pour la première fois une armée permanente contre tout nouveau risque révolutionnaire. Jusque là, l’armée était d’assez peu d’utilité n’ayant aucun concurrent dangereux au voisinage et ne servant qu’à faire des razzia en Nubie, en Palestine ou en Libye, notamment pour ramener des esclaves (seulement 2% de la population). La police n’avait en effet pas suffi à contenir la révolution sociale.


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Sujet / Message Re: Révolutions de l’Egypte

Message par Sphinx le Mer 26 Jan - 12:56

Si chacun sait que la révolution vise au renversement du régime, de l’Etat, du système ou de la classe dirigeante, il est bien moins courant de faire remarquer que l’Etat, que l’ordre social a été produit brutalement, comme réponse à la montée de l’agitation sociale et de sa menace révolutionnaire au sein de la société. Ainsi c’est les « 300 ans de luttes et de troubles » qui ont précédé la fondation du premier Etat de la planète, le royaume de Sumer en Mésopotamie.

On se souvient des « périodes intermédiaires » qu’a connue l’Egypte des Pharaons, des révolutions qui rythment toute l’histoire de l’Egypte (les phases d’instabilité de 2260-2050 avant J.-C, puis 1785-1580 avant J.-C, puis 1085-715 avant J.-C). Une révolution a également lieu, en – 1224 avant J.-C, qui détrône le successeur de Minéptah : « La terre d’Egypte était laissée à la dérive, chaque homme étant sa loi, et ils n’avaient pas de chef durant de nombreuses années… Chacun tuait son voisin, grand ou petit. Puis une autre période arriva. » rapporte un témoin de l’époque.

Après 25 ans de troubles, vers l’an – 1200, un certain Sethnakht monte sur le trône et rétablit l’ordre, comme le rapporte Viviane Koenig, racontant comment les années suivantes furent dures pour les Egyptiens punis de s’être révoltés. C’est l’époque reconnue comme celle du départ des Hébreux d’Egypte vers le Sinaï, Hébreux qui considèrent que leur dieu a puni le Pharaon.

Les époques de crise et d’insurrections populaires sont intitulées « âges sombres » pour la chute de la civilisation de l’Indus, « troubles intérieurs » (en Mésopotamie en –1750) ou « interrègne » (à propos du renversement du régime des pharaons d’Egypte, en – 2260), ou encore « période sombre » (pour les révolutions de la Grèce antique en –1200).

Il ne s’agit pas d’événements sans grande importance puisqu’à chaque fois la destruction est de grande ampleur, la civilisation est balayée, le régime détruit et l’est souvent pour des durées considérables, sinon à jamais. Curieusement, l’Histoire ne nous a pas gâtés en détails sur des périodes charnières aussi fondamentales de chacun de ces pays.

Autant les actes « glorieux » des monarques, leurs constructions prétentieuses, leurs guerres et leurs conquêtes sont décrits avec un grand luxe de détail, autant les luttes sociales et politiques des peuples contre les dictateurs sont parcimonieusement relatées et même rarement reconnues.

Quel amateur de la civilisation égyptienne se souvient qu’on lui ait relaté la révolution sociale mettant fin au régime des pharaons et faisant chuter la classe dirigeante et le pharaon Pépi II, en – 2260 avant J.-C ? Cette insurrection des exploités a pourtant marqué le pays pendant deux siècles d’interrègne, de – 2260 jusqu’en – 2050. Deux cent ans sans qu’un pharaon ne parvienne à coiffer les « Deux Pays », de haute et de basse Egypte, deux cent ans sans pouvoir central et sans que les plus pauvres respectent à nouveau les riches.

On a retrouvé de multiples écrits des anciens membres des classes dirigeantes et, surtout, d’anciens membres de la classe moyenne qui se plaignent que les riches ne font plus la loi et sont eux-mêmes tombés dans la misère. Un ensemble de papyrus découverts à Memphis est écrit par le scribe Ipouer qui tente d’expliquer la révolution : « Les villes de haute et de basse Egypte sont détruites et se consument.

Le palais des rois est dépouillé (...) Contemplez ce qu’il advient lorsque les hommes se hasardent à se rebeller contre l’uræus divin, grâce auquel le dieu Râ pacifie les deux terres. Le serpent de la science est saisi et les pillards sont partout. (...) Sache qu’il est bien que les hommes construisent des pyramides, creusent des étangs et plantes des arbres pour le plaisir des dieux et le bonheur des hommes. » Dans « Dictionnaire de la civilisation égyptienne », Guy Rachet, qui le cite, raconte ainsi : « Le pays fut le théâtre d’une véritable révolution sociale qui mit un terme à l’Ancien Empire. (...) Une révolution d’une violence inouïe éclata alors contre la noblesse et le roi. » Et de citer certains textes d’époque : « Il n’y a plus de droit et le Mal siège dans la chambre du conseil.

(…) Il advint ce qui ne s’était jamais vu. On forge des lances en cuivre pour gagner son pain dans le sang. » Rachet commente ainsi les événements : « Cette haine fanatique contre le pharaon s’est reportée sur toute la lignée des rois de l’Ancien Empire et c’est ce qui explique les sarcophages des pyramides brisés et vidés de leurs restes humains et surtout les statues des rois jetées au fond des puits ou cassées jusqu’à être réduites en minuscules morceaux.

Si cette révolution ouvre l’époque d’anarchie de la première période intermédiaire, si elle brise toutes les structures sociales de l’Ancien Empire, ses conséquences pour la vie morale du peuple égyptien sont sans doute incommensurables : le privilège de l’immortalité solaire, qui n’appartenait qu’au pharaon et à ceux que sa volonté royale avait élu, est donné désormais à tout Egyptien à quelque classe qu’il appartienne.

Le renversement des institutions politiques fut un acte transitoire, mais la démocratisation des croyances funéraires fit sentir son effet dans toute la suite de l’histoire de l’Egypte. » Les pharaons, connaissant les capacités révolutionnaires du peuple et apprendront désormais à s’en méfier et à les combattre, comme le montrent « Les enseignements pour Mérikaré » cités par Guy Rachet : « Le roi enseigne à son fils le métier de roi « qui reste une bonne fonction ».

Après avoir décrit la crise sociale qui suivit la révolution de la fin de l’Ancien Empire, le souverain expose comment le roi doit agir pour rétablir l’ordre et rendre son lustre à la monarchie. « L’homme violent jette le désordre dans la cité et crée des partis chez les jeunes gens. (...) Si tu rencontres un fauteur de désordre, supprime-le. » Beaucoup plus tard, le Nouvel Empire succéda au Moyen Empire après de nouveaux troubles ayant fait chuter le régime, un interrègne attribué à tort aux envahisseurs asiatiques (qui avaient, au contraire, su rétablir un pharaon), et les mêmes enseignements étaient donnés alors par le pharaon Amnénémès à son jeune fils, cités par Rachet : « Ecoute ce que je te dis maintenant que tu es roi de la terre, maintenant que tu règnes sur les trois régions, afin que tu puisse être meilleur que tes prédécesseurs.

Arme toi contre tous tes subordonnés. Le peuple donne son attention à celui qui le terrorise. Ne t’approche pas seul de lui. » Renverser Pharaon, ce n’est pas seulement balayer un chef de gouvernement mais casser un Etat. A l’époque, Pharaon n’est pas le nom d’un roi, mais le nom de la « maison » royale, c’est-à-dire des fonctionnaires. Ils sont l’œil du pouvoir dans la population et contre elle. Ils s’assurent que les exploités produisent suffisamment. Ils vérifient qu’ils ne complotent pas. Ils démontrent au peuple qu’il est sans cesse surveillé. C’est ce que l’on appellerait aujourd’hui l’appareil d’Etat.


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Sujet / Message Re: Révolutions de l’Egypte

Message par Sphinx le Mer 26 Jan - 13:00

Extraits de Gaston Maspero :

"Sous Sémempsès, petit-fils d’Housaphaïti, la peste ravagea la contrée : les lois se relâchèrent, de grands crimes furent commis, et des révoltes éclatèrent, qui amenèrent bientôt la chute de la première dynastie. (…) Avec le dernier roi de la deuxième dynastie s’éteignit probablement la descendance directe de Ménès. Elle avait régné cinq siècles et demi, et accompli durant cet intervalle une oeuvre qui n’était ni sans gloire ni sans difficulté.

Les princes des nomes durent s’habituer difficilement à leur vasselage, et ils saisirent sans doute tous les prétextes de révolte que la cruauté ou la faiblesse de certains rois leur offrirent. Il est vraisemblable que plusieurs d’entre eux réussirent à regagner leur indépendance et même à établir des dynasties collatérales, qui disputèrent le pouvoir suprême à la famille régnante ou parfois la réduisirent à une impuissance momentanée. (…)D’après la tradition, ni Kheops ni Khephren ne jouirent des tombeaux qu’ils s’étaient préparés au prix de tant de souffrances : le peuple exaspéré se révolta, arracha leurs corps des sarcophages et les mit en pièces (d’après Diodore de Sicile).

(…) Les historiens grecs ont recueilli, à quatre mille ans de distance, l’écho des malédictions dont les Égyptiens chargèrent la mémoire de Kheops. Rien n’empêche de croire que cette révolte dont parle Diodore eut vraiment lieu : des statues de Khephren brisées ont été retrouvées prés du temple du Sphinx, dans un puits où elles avaient été jetées anciennement, peut-être un jour de révolution.

(…)La Nubie était alors habitée en partie par des tribus nègres, la queue probablement de celles qui avaient formé la population primitive de l’Égypte. Sans cesse révoltées et sans cesse vaincues, elles fournissaient de faciles triomphes aux généraux de Pharaon, et elles remplissaient de soldats les cadres de son armée. Ouni les employa contre les Amou et contre les Hiroushaïtou qui dominaient alors aux déserts de l’isthme et dans la Syrie méridionale.

« Sa Sainteté eut à repousser les Amou et les Hiroushaïtou. Sa Sainteté fit une armée de plusieurs fois dix mille soldats, pris dans le pays tout entier depuis Éléphantine jusqu’à la mer du nord, dans toutes les maisons, dans les villes, dans les places fortes, dans le pays d’Iritit, parmi les nègres du pays de Maza, parmi les nègres du pays d’Amamît, parmi les nègres du pays des Ouaouaîtou, parmi les nègres de Kaaou, parmi les nègres du pays de Tomam, et Sa Sainteté m’envoya à la tête de cette armée.

Certes, il y avait tous les généraux, il y avait les chambellans, il y avait les amis du palais, il y avait les chefs, les princes des villes du midi et du nord, les amis dorés, les chefs des prophètes du midi et du nord, les intendants des temples à la tête des capitaines du midi et du nord, des villes et des temples, et aussi les nègres des régions mentionnées, et pourtant ce fut moi qui les dirigeai, bien que ma fonction ne fût que celle d’un surintendant des bois de Pharaon ! » A travers les phrases mutilées qui suivent, on devine les difficultés de toute nature contre lesquelles il dut lutter. On eut, paraît-il, quelque peine à organiser le service des vivres et de l’habillement.

A force de patience et d’industrie, l’ordre finit par s’établir et l’expédition entra en mouvement. « Cette armée alla en paix : elle entra, comme il lui plut, au pays des Hiroushaïtou. Cette armée alla en paix : elle écrasa le pays des Hiroushaïtou. Cette armée alla en paix : elle fit brèche dans toutes leurs enceintes fortifiées. Cette armée alla en paix : elle coupa leurs figuiers et leurs vignes. Cette armée alla en paix : elle incendia toutes leurs maisons.

Cette armée alla en paix : elle massacra leurs soldats myriades. Cette armée alla en paix : elle emmena leurs hommes, leurs femmes et leurs enfants en grand nombre, comme prisonniers vivants, ce dont Sa Sainteté se réjouit plus que de toute autre chose. » Ces prisonniers, employés aux travaux publics ou vendus comme esclaves à des particuliers, contribuèrent pour leur part à la prospérité du règne de Pépi.

« Sa Sainteté m’envoya pour écraser ses ennemis, et j’allai cinq fois frapper la terre des Hiroushaïtou pour aller abattre leur rébellion avec cette armée ; et j’agis de telle sorte que le roi fut satisfait de cela plus que de toute autre chose. » Malgré ces victoires répétées, la lutte n’était pas encore terminée : « On vint dire que des barbares s’étaient assemblés au pays de Tiba. Je partis encore dans des navires avec cette armée, et je pris terre aux extrémités reculées de cette région, au nord du pays des Hiroushaïtou.

Voici que cette armée se mit en chemin : elle les battit tous, et détruisit tous ceux d’entre eux qui s’étaient assemblés. » Cette affaire décisive termina les opérations et entraîna la soumission complète des ennemis. Au retour de ces expéditions, Ouni, déjà comblé d’honneurs, reçut la faveur la plus insigne qu’un roi pût accorder à un sujet, l’autorisation de garder ses sandales dans le palais et même en présence de Pharaon. La paix régnait à l’intérieur : au dehors, la Nubie, la Libye et les parties de la Syrie contiguës au Delta reconnaissaient la suzeraineté de l’Égypte.

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Sujet / Message Re: Révolutions de l’Egypte

Message par Sphinx le Mer 26 Jan - 13:58

Suite de l'extraits de Gaston Maspero

Jamais, depuis Kheops, le pays n’avait été plus puissant et plus heureux. Pépi ne jouit pas longtemps de sa gloire. Peu de temps après le triomphe d’Ouni, il mourut, laissant la couronne à Mirinri Métésouphis, l’aîné des fils qu’il avait eus de sa seconde femme, la reine Mirirî-Ankhnas. (…)Depuis l’avènement de Ménès, toute la civilisation égyptienne semblait s’être concentrée dans la partie moyenne du pays, entre Thinis et Memphis. C’est à Thinis ou à Memphis que les princes avaient trôné, à Thinis ou à Memphis que les arts s’étaient développés et avaient produit leurs chefs-d’œuvre : les nomes du sud avaient été relégués au second plan.

Leurs métropoles vivaient dans une obscurité profonde ; leurs dieux même étaient ignorés à ce point que, sur les monuments des six premières dynasties publiés jusqu’à ce jour, j’ai trouvé une seule fois, dans un nom propre, le nom du grand dieu de Thèbes, Anion, le seigneur des deux mondes, le patron de l’Egypte au temps des conquêtes syriennes. Lorsque Memphis eut perdu la suzeraineté, au milieu des révolutions qui désolèrent le règne des princes Héracléopolitains, les villes du sud de l’Egypte, Coptos, Silsilis, Thèbes surtout, commencèrent de naître à la vie politique.

Les premiers monuments que nous connaissons d’elles dérivent directement des derniers monuments que la sixième dynastie nous a légués, mais ils sont empreints encore de gaucherie et de rudesse provinciale. Ce sont des tombeaux creusés dans le roc, peints mais non sculptés. Les scènes de la vie civile n’y sont pas représentées ; on y voit seulement dessinés sur les murs des amas d’offrandes, accompagnés de prières empruntées, partie au Livre des Morts, partie ail Rituel des pyramides royales. Comme à l’âge memphite, la stèle est un résumé de la chapelle du tombeau ; mais elle affecte une forme cintrée qui rappelle les voûtes des hypogées de la Haute Égypte, et elle suffit seule à procurer au mort tout ce qui est nécessaire à son existence. Souvent le dieu à qui l’on recommande le maître de la stèle est figuré avec ses attributs.

C’est Osiris, c’est Khnoumou, c’est Minou, c’est Amon surtout qu’on invoque. Phtah, Atoumou, Râ, tous les dieux memphites et héliopolitains se sont abaissés au rang des dieux provinciaux, dans le même temps que Memphis descendait de la dignité de capitale à la condition de ville de province. (…)Parfois cependant les riverains du Delta voyaient descendre dans leurs villes des bandes d’émigrés ou même des tribus entières qui, chassées de leur canton natal par la misère ou par les révolutions, venaient chercher asile en Égypte. Un des bas-reliefs du tombeau de Khnoumhotpou à Béni-Hassan nous fait assister à la réception d’une troupe de ces malheureux.

Au nombre de trente-sept, hommes, femmes et enfants, ils sont amenés devant le gouverneur du nome de Mihi, auquel ils présentent une sorte de fard verdâtre nommé moszimit et deux bouquetins. Ils sont armés, comme les Égyptiens, de l’arc, de la javeline, de la hache, de la massue, et vêtus de longues robes ou de pagnes étroits bridant sur la hanche ; l’un d’eux, tout en marchant, joue d’un instrument qui rappelle, par la forme, les lyres de vieux style grec. Les détails de leur costume, l’éclat et le bon goût des étoffes bariolées et garnies de franges dont ils sont revêtus, l’élégance de la plupart des objets qu’ils ont avec eux, témoignent d’une civilisation avancée.

C’était déjà d’Asie que l’Égypte tirait les esclaves, les parfums dont elle faisait une consommation énorme, le bois et les essences du cèdre, les vases émaillés, les pierreries, le tapis et les étoffes brodées ou teintes dont la Chaldée se réserva le monopole jusqu’au temps des Romains. Sur un point seulement du territoire asiatique, les Pharaons de la douzième dynastie songèrent à s’établir solidement : ce fut dans la péninsule du Sinaï, auprès des mines de cuivre et de turquoise exploitées jadis par les princes de l’Ancien Empire.

Des postes échelonnés dans les gorges de la montagne protégèrent les ouvriers contre les tentatives des Bédouins. Grâce à cette précaution, on put reprendre l’exploitation des anciens filons, ouvrir des filons nouveaux et imprimer aux travaux une activité qu’ils n’avaient jamais eue auparavant. Sanouasrît 1er, Amenemhaît II, Amenemhaît III, Amenemhaît IV y ont laissé des inscriptions à leur nom. Toutefois, même en cet endroit, les rois de la douzième dynastie ne se départirent point de leur politique habituelle ; ils ne saisirent de terrain que ce qui leur était nécessaire pour l’exploitation des mines, et ils ne disputèrent pas le surplus aux tribus nomades du désert. De toutes ces tribus, celles qu’ils connaissaient le mieux, pour avoir souvent à repousser ou à châtier leurs incursions, étaient les Sitiou ou Shasou, pillards effrontés, ainsi que l’indique le nom qu’ils s’appliquaient à eux-mêmes. Répandus sur les frontières de l’Égypte et de la Syrie, à la lisière du désert et des terres cultivées, ils vivaient comme les Bédouins d’aujourd’hui, sans demeure fixe, moitié de pillage, moitié du profit de leurs maigres troupeaux. (…) C’est à Béni-Hassan, dans le cimetière des sires héréditaires de Mihi, que l’on comprend le mieux quelle était alors la condition du pays.

Ces princes appartenaient à ce que j’ai appelé ailleurs la féodalité égyptienne. Aux temps agités de la dixième et de la onzième dynastie, leurs ancêtres avaient probablement joui d’une indépendance complète et formé une de ces dynasties locales, inconnues aux annales officielles du royaume, mais si vivaces qu’elles reparaissaient à chaque nouvelle révolution qui affaiblissait l’autorité du pouvoir central. Soumis par les Antouf et les Montouhotpou avant d’avoir réussi à s’étendre sur les nomes voisins, ils se contentaient pour le moment d’occuper auprès de la personne du Pharaon les places les plus exaltées auxquelles la hiérarchie leur permettait d’aspirer. Aussi rien n’est-il plus curieux que leur biographie pour se faire une idée de l’histoire des classes nobles. (…) Les Pharaons de la douzième et surtout ceux de la treizième dynastie avaient préparé ce résultat en favorisant le nord, Mendès, Saïs, Bubaste, Tanis surtout, au détriment du midi. Quand ils disparurent, Thèbes perdit son rang de capitale, et ce fut ne ville de la Basse Égypte, ce fut Xoïs, qui lui succéda.

Le Delta avait profité des travaux exécutés naguères par les Thébains autant, sinon plus, que la vallée proprement dite : ses marais s’étaient colmatés, ses campagnes assainies, ses canaux régularisés et le commerce avec l’Asie y apportait mie richesse sans cesse croissante. Xoïs, située au centre même de la plaine, entre les branches phatmétique et sébennytique du Nil, n’avait jusqu’alors joué qu’un rôle des plus effacés : elle sembla avoir gagné plus que les autres à la prospérité générale. La quatorzième dynastie, sortie de ses murs, compta, dit-on, soixante-quinze rois, qui dominèrent quatre cent quatre-vingt-quatre ans. Leurs noms mutilés se pressaient en colonnes sur les pages du Papyrus royal de Turin, et les chiffres qui désignent la longueur de leur règne sont souvent assez bas, deux ans, un an, trois ans : on voit qu’ils se sont succédé sur le trône très rapidement, mais leur histoire est inconnue. Tout au plus pourrait-on supposer que les derniers d’entre eux furent assaillis par des révolutions et par des guerres civiles qui amenèrent leur chute."

Lire la suite sur:

http://www.matierevolution.fr/spip.php?article222

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Sujet / Message Re: Révolutions de l’Egypte

Message par Sphinx le Dim 30 Jan - 23:48

Chronologie

40-1798
Après une « période chrétienne », le pays tombe à partir du VIIe siècle sous la domination des Califes arabes avant que ceux-ci ne soient renversés par les Turcs (les Mamelouks).

969

6 juillet : Les Fatimides s'installent en Égypte et établissent leur capitale au Caire. Le tracé de la ville est fait au nord des faubourgs de l'ancienne capitale musulmane du pays, Fûstat. La nouvelle cité prend le nom d'al-Qahira, en raison de l'horoscope. La construction de la mosquée al-Azhar commencera un an plus tard.

1174
25 novembre : Le sultan égyptien Saladin (Salah al-Din en arabe), entre dans Damas et s'empare de la Syrie. Il rattache les deux pays arabes et devient dès lors sultan de Syrie. Saladin poursuivra sa conquête du Moyen-Orient jusqu'au Kurkistan et la conquête de Jérusalem.

1250
8 février : Sur la route de la VIIe croisade, le roi de France saint Louis est fait prisonnier à l'issue de la bataille de Mansûrah en Égypte. Après avoir payé une rançon au sultan Turanshâh de 400 000 livres, il sera délivré le 6 mai.

1798-1801
Expédition de Bonaparte et déroute française. L'Égypte trouve les fondements d'un État moderne en s'ouvrant à l'Occident.

1798
21 juillet : Le général Napoléon Bonaparte qui conduit la campagne d'Égypte, bat les cavaliers mamelouks non loin des pyramides de Gizeh. Les troupes de Mourad Bey surprises par les tirs d'infanterie se retirent rapidement et l'affrontement ne dure pas plus de deux heures. Victorieux, Bonaparte va régner sur l'Égypte tel un vizir jusqu'à l'intervention de la flotte britannique en 1801 qui le chassera définitivement de la région.

1er août : En rade d'Aboukir, la flotte française commandée par l'amiral Brueys d'Aigaïlliers est battue par la flotte britannique sous les ordres de l'amiral Nelson. Seuls quatre vaisseaux sur une vingtaine réussissent à s'échapper. La flotte française venait de débarquer à Alexandrie en Égypte le corps expéditionnaire du général Napoléon Bonaparte qui voulait saper l'autorité des Britanniques en Méditerranée orientale et contrôler la route des Indes. Napoléon Bonaparte est alors bloqué en Égypte et rentrera secrètement un an plus tard. Nelson, n'ayant pas d'autres ordres que de neutraliser cette flotte, était rentré en Grande-Bretagne avec ses prises de guerre sitôt sa mission accomplie.

1799
8 octobre : Quatre frégates (la Muiron, la Carrère, l'Alerte et l'Indépendant) mouillent devant Fréjus : à leur bord, le général Bonaparte de retour d'Égypte avec les généraux Duroc, Lannes, Marmont, Murat et Berthier. Les quatre bateaux avaient quitté Alexandrie le 22 août et fait un long détour pour éviter les navires britanniques. Les difficultés que rencontre le Directoire et l'enlisement des armées françaises en Égypte ont poussé l'ambitieux général à précipiter son retour en France. Il laisse le commandement des opérations en Égypte au général Kléber, qui sera assassiné au Caire moins d'un an après.

1801
31 août : Fin de l'expédition d'Égypte. Le général Ménou, chef des troupes françaises d'Égypte, signe un accord d'évacuation avec les Britanniques à Alexandrie. Si la campagne d'Égypte se solde par un échec sur le plan militaire, elle permettra à l'égyptologie de se développer.

1805-1876
Les différents Pachas qui se succèdent modernisent le pays, détruisent la puissance des Mamelouks et entreprennent des conquêtes. Peu à peu l'influence française diminue au profit de celle des Britanniques.

1828
31 juillet : L'égyptologue français Jean-François Champollion, 38 ans, qui n'a jamais foulé la terre des pharaons, réalise son rêve en partant à la tête d'une expédition scientifique en Égypte. Pendant deux années, il ne cessera de lire et de traduire les textes anciens. À son retour, il publiera la Description de l'Égypte et Monuments d'Égypte et de Nubie qui deviendront des ouvrages de référence pour les égyptologues. Champollion a acquis sa renommée mondiale en 1822 en déchiffrant les hiéroglyphes figurant sur la pierre de Rosette découverte 23 ans plus tôt.

1869
17 novembre : Le canal de Suez, réalisé par la compagnie du français Ferdinand de Lesseps, est inauguré en présence de l'impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III, et de l'empereur d'Autriche François-Joseph. Il mesure 162 kilomètres de long, 54 mètres de large et 8 mètres de profondeur. Il relie la mer Rouge à la mer Méditerranée et permet à Londres de rallier Bombay sans contourner le continent africain. Toutefois, cinq ans plus tard, les Britanniques sont les principaux actionnaires de l'ouvrage. Ainsi, les Britanniques prennent le contrôle du canal et le conserveront jusqu'à la nationalisation imposée par Nasser en 1956.

wikipedia

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Sujet / Message Re: Révolutions de l’Egypte

Message par Sphinx le Lun 31 Jan - 0:07

Royaume d'Égypte

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Le royaume d'Égypte (arabe : المملكة المصرية) est le régime politique en vigueur en Égypte de 1922 à 1953. Le royaume a été créé en 1922 lorsque le gouvernement britannique a reconnu l'Égypte indépendante. Le sultan Fouad Ier devint ainsi le premier roi du nouvel état. Farouk Ier succéda à son père comme roi en 1936.

Avant la France, l'Égypte avait été occupée et contrôlée par le Royaume-Uni à partir de 1882, lorsque les forces l'ont envahie pour renforcer le régime du Khédive contre la montée du nationalisme. Ce fut le début de l'occupation militaire britannique de l'Égypte, qui était encore nominalement une partie de l'Empire ottoman à l'époque. En 1914, à la suite de la déclaration de guerre avec l'Empire ottoman, la Grande-Bretagne déclare un protectorat sur l'Égypte et dépose le Khédive, le remplaçant par un autre membre de la famille, Hussein Kamil, qui est fait Sultan d'Égypte par les Britanniques.

La monarchie est établie et reconnue par les Britanniques en 1922 en la personne de Fouad Ier et lutte contre le WAFD, une organisation nationaliste, base politique qui s'est fortement opposé à l'influence britannique et les Britanniques eux-mêmes qui étaient déterminés à maintenir le contrôle sur le canal de Suez. D'autres forces politiques ont émergés en cette période, dont le Parti communiste (1925), et les Frères musulmans (1928), qui a fini par devenir une puissante force politique et religieuse.

Le roi Fouad Ier meurt en 1936 et Farouk hérite du trône à l'âge de seize ans. Alarmé par l'Italie de la récente invasion de l'Éthiopie, il signe le traité anglo-égyptien, exigeant à la Grande-Bretagne de retirer toutes les troupes d'Égypte, sauf dans la zone du canal de Suez (accepté d'être évacué en 1949).

Le royaume est miné par la corruption et ses citoyens. Cela, combiné avec la défaite dans la guerre israélo-arabe, conduit à la Révolution égyptienne de 1952 dirigée par un groupe d'officiers de l'armée appelé le Mouvement des officiers libres. Farouk Ier abdique en faveur de son fils en bas âge Fouad II. Toutefois, en 1953, la monarchieest officiellement abolie et la République d'Égypte est proclamée.

Histoire

La dynastie Méhémet Ali et ses descendants utilisait le titre de Khédive. Cela a été reconnu par la Porte ottomane jusqu'en 1867, quand le sultan Abdul-Aziz a officiellement sanctionné son utilisation par Ismaïl Pacha et ses successeurs. Contrairement à la politique de son grand-père de la guerre contre la porte, Ismaïl a cherché à renforcer la position de l'Égypte et de sa dynastie en utilisant des moyens moins conflictuels et à travers un mélange de flatterie et de la corruption, garantissant la reconnaissance officielle ottomane de la quasi-indépendance de l'Égypte. Trois ans plus tard, la liberté de l'Égypte est devenue un peu plus que symbolique, lorsque le Royaume-Uni envahi et occupe le pays officiellement pour soutenir Khédive Tewfik contre ses adversaires dans Ahmed Orabi's du gouvernement nationaliste. Le Khédive continue de régner sur l'Égypte et le Soudan. En réalité le pouvoir ultime réside dans le Haut Commissaire britannique.

Les Britanniques proclame que le Soudan doit être un Condominium anglo-égyptien, un territoire sous domination conjointe britannique et égyptien, plutôt que comme une partie intégrante de l'Égypte. Cela a été constamment rejeté par les Égyptiens à la fois au gouvernement et dans le grand public qui a insisté sur l'unité de la « Vallée du Nil », et reste un sujet de controverse et d'hostilité entre l'Égypte et la Grande-Bretagne jusqu'à l'indépendance du Soudan en 1956.

Sultanat d'Oman et Royaume[modifier]
En 1914, le Khédive Abbas II fait face à l'Empire ottoman et les Empires centraux dans la Première Guerre mondiale et a rapidement été destitué par les Britanniques en faveur de son oncle Hussein Kamel. La fiction juridique de la souveraineté ottomane sur l'Égypte, qui avait pour toutes fins utiles terminé en 1805, a été officiellement mis fin, Hussein Kamel a été déclaré Sultan d'Egypte et le pays devient un protectorat britannique.

Après la Première Guerre mondiale

Un groupe connu sous le nom WAFD a assisté à la conférence de paix de Paris de 1919 pour exiger l'indépendance de l'Égypte. Le leader politique, Saad Zaghloul, allait plus tard devenir premier ministre. Le groupe est arrêté et déporté à l'île de Malte, un grand soulèvement survient en Égypte.

De mars à avril 1919, il y a des manifestations de masse qui deviennent des soulèvements. Ceci est connu en Égypte comme la première révolution. En novembre 1919, la Commission Milner est envoyée en Égypte par les Britanniques pour tenter de résoudre la situation.

En 1920, Lord Milner présente son rapport à Lord Curzon, secrétaire aux affaires étrangères recommandant que le protectorat soit remplacé par un traité d'alliance. En conséquence, Curzon accepte de recevoir une mission égyptienne dirigée par Zaghloul et Adly Pasha pour discuter des propositions. La mission arrive à Londres en juin 1920 et l'accord est conclu en août 1920. En février 1921, le Parlement britannique approuve l'accord et l'Égypte est invitée à envoyer une autre mission à Londres avec les pleins pouvoirs pour conclure un traité définitif. Adly Pacha dirige cette mission, qui arrive en juin 1921.

Cependant, le Dominion délégués à la Convention de 1921 Imperial Conference avait souligné l'importance de maintenir un contrôle sur la zone du canal de Suez et Curzon n'arrivait pas à convaincre ses collègues du Cabinet de consentir à des termes qui Adly Pasha était prêt à accepter. Cette mission est revenue à l'Égypte en dégoût.

Le roi Farouk Ier, en décembre 1921, les autorités britanniques ont imposé la loi martiale et à nouveau expulsés Zaghloul. Démonstrations qui ont de nouveau conduit à la violence. Par respect pour le nationalisme croissant et à la suggestion de la Haut-commissaire, Lord Allenby, Le Royaume-Uni a reconnu l'indépendance égyptienne en 1922, l'abolition du protectorat et en convertissant le Sultanat de l'Égypte dans le Royaume d'Égypte. Sarwat Pacha est devenu premier ministre. L'influence britannique a cependant continué à dominer la vie politique de l'Égypte et a favorisé des réformes fiscales, administratives et gouvernementales. La Grande-Bretagne a conservé le contrôle de la zone du Canal, le Soudan et la protection externe de l'Égypte.

Représentant la Parti Wafd, Zaghloul est élu premier ministre en 1924. Il exige que la Grande-Bretagne reconnaisse la souveraineté égyptienne au Soudan et l'unité de la vallée du Nil. Le 19 novembre 1924, le gouverneur-général du Soudan, Sir Lee Stack, est assassiné au Caire et des émeutes pro-égyptiennes éclatent au Soudan. Les Britanniques exigent que l'Égypte paye un droit d'excuse et retire ses troupes du Soudan.

Reconnaissance

Avec le sentiment nationaliste en hausse, la Grande-Bretagne a officiellement reconnu l'indépendance égyptienne en 1922, et le successeur de Hussein Kamel, le sultan Fouad, substitue le titre de roi à celui de sultan. Toutefois, l'occupation britannique et l'ingérence dans les affaires égyptiennes persistent. Des préoccupations particulières pour l'Égypte a été des efforts continuels de Grande-Bretagne de se départir de tout contrôle de l'Égypte au Soudan. Pour le roi et le mouvement nationaliste, cela est intolérable, et le gouvernement égyptien a fait un point soulignant que Fouad et son fils le roi Farouk Ier étaient roi de l'Égypte et du Soudan.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, les troupes britanniques utilisent l'Égypte comme base pour des opérations alliées dans la région, les troupes britanniques sont retirées de la région du canal de Suez en 1947, mais les sentiments nationalistes anti-britanniques continuent de croître après la guerre. Les 22 et 23 juillet 1952, le Mouvement des officiers libres, dirigé par Mohammed Naguib et Gamal Abdel Nasser renverse le roi Farouk Ier, dont l'armée accusé de la mauvaise performance de l'Égypte dans la guerre de 1948 avec Israël, lançant ainsi la révolution égyptienne de 1952. Les attentes populaires en matière de réformes immédiates conduisent à des émeutes ouvrières de Kafr Dawar le 12 août 1952, qui abouti à deux peines de mort. Suite à une brève expérience avec un régime civil, les officiers libres abrogent la Constitution de 1953 et déclarent l'Égypte une république le 18 juin 1953. Nasser devenu un leader charismatique, non seulement de l'Égypte mais aussi du monde arabe, de promeut et met en œuvre le « Socialisme arabe ».

Dissolution

Le règne de Farouk Ier a été caractérisé par un mécontentement de plus en plus nationaliste sur l'occupation britannique, la corruption et l'incompétence royale et la désastreuse guerre israélo-arabe. Tous ces facteurs ont contribué à affaiblir la position terminale de Farouk Ier et ouvert la voie à la révolution de 1952. Farouk Ier a été contraint d'abdiquer en faveur de son jeune fils Ahmed Fouad qui est devenu Fouad II, tandis que l'administration du pays passe au Mouvement des officiers libres sous Mohammed Naguib et Gamal Abdel Nasser. L'enfant-roi règne moins d'un an et le 18 juin 1953, les révolutionnaires abolissent la monarchie et déclarent l'Égypte une République, mettant fin à un siècle et demi de domination de la dynastie de Muhammad Ali.

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Sujet / Message Re: Révolutions de l’Egypte

Message par Sphinx le Lun 31 Jan - 0:23

Révolution égyptienne de 1919

Révolution égyptienne de 1919 était un national non-violent révolution contre Britannique métier de L'Egypte. Il a été effectué près Egyptiens de différents secteurs à la suite de l'exil Britannique-commandé du chef révolutionnaire Saad Zaghlul et d'autres membres de Partie de Wafd en 1919. L'événement a mené à l'indépendance égyptienne en 1922 et à l'exécution d'un nouveau constitution en 1923.

L'événement est considéré comme l'une des réalisations réussies les plus tôt de non-violent désobéissance civile dans le monde et a été suivi immédiatement des actions semblables dans Mouvement indien de l'indépendance mené près Mohandas Karamchand Gandhi.

Certains des cas les plus impressionnants de la résistance non-violente sont venus en Afrique du Nord. La révolution 1919 en Egypte s'est composée des mois de désobéissance civile contre le métier britannique, a centré au Caire et à Alexandrie, et des grèves par des étudiants et des avocats, aussi bien que les ouvriers postaux, de télégraphe, de tram et de chemin de fer, et, par la suite personnel égyptien de gouvernement. Le résultat de ce mouvement non-violent était l'identification britannique de l'indépendance égyptienne limitée

Fond

Peu de temps après Première guerre mondiale armistice du 11 novembre a été conclu dedans L'Europe, une délégation des activistes anti-coloniaux égyptiens menés par Saad Zaghlul a fait une demande au haut commissaire Reginald Wingate pour finir le protectorat britannique en Egypte et gagner la représentation égyptienne à la prochaine conférence de paix dedans Paris. En attendant, un mouvement de masse pour l'indépendance était organisé sur la rue égyptienne en utilisant la tactique de Désobéissance civile. D'ici là, Zaghlul et Wafd avait eu l'appui massif parmi les égyptiens. Les émissaires de Wafdist sont entrés dans des villes et des villages pour rassembler des signatures autorisant les chefs du mouvement à la pétition pour l'indépendance complète de l'Egypte.

Voyant l'appui populaire que les chefs de Wafd ont eu parmi la population indigène, et craignant le malaise social, les Anglais ont en mars 1919 procédé arrêter Zaghlul et deux autres chefs de mouvement et les ont exilés à Malte. « Le résultat était révolution, » selon le professeur remarquable de l'histoire égyptienne James Jankowski.

Événements

Le 8 mars 1919, la première révolution égyptienne moderne a éclaté après que les autorités britanniques dans Zaghlul arrêté parEgypte et ses associés et exilées leur à Malte. Pendant plusieurs semaines jusqu'à avril, démonstrations et grèves à travers l'Egypte par des étudiants, fonctionnaires, les négociants, paysans, ouvriers, chefs religieux ; par les femmes égyptiennes ; par Copts comme des musulmans est devenue une occurrence si quotidienne que la vie normale a été arrêtée.

Le soulèvement dans la campagne égyptienne était plus violent, faisant participer des attaques sur les installations militaires britanniques, des équipements civils et le personnel. Les révoltes ont forcé Londres à la question une déclaration unilatérale de l'indépendance égyptienne le 22 février 1922.

La partie de Wafd a rédigé un nouveau constitution en 1923 basé sur a parlementaire système représentatif. L'indépendance égyptienne était à ce stade temporaire, car les forces britanniques ont continué à être physiquement présentes sur le sol égyptien.

Saad Zaghlul est allé bien au premier ministre d'abord populaire-élu de l'Egypte en 1924, et dans 1936 Traité Anglo-Égyptien a été conclu. Vers la fin des actions, 800 Egyptiens étaient morts et 1.600 autres ont été blessés

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Sujet / Message Re: Révolutions de l’Egypte

Message par Sphinx le Lun 31 Jan - 1:17

Révolution égyptienne de 1952

Révolution égyptienne de 1952 (Arabe: يوليو 1952 du ثورة 23), également connu sous le nom de Révolution du 23 juillet, a commencé par des militaires coup d'état cela a eu lieu dessus 23 juillet, 1952 par un groupe de jeunes dirigeants d'armée qui se sont appelés « Mouvement libre de dirigeants".
La révolution était au commencement renversement visé Le Roi Farouk I. Cependant, le mouvement a eu des ambitions plus politiques et bientôt déplace pour supprimer monarchie constitutionnelle et établissez a république. Le succès de la révolution a inspiré nombreux Arabe et Africain pays pour subir une expérience semblable pour enlever ce qu'ils ont pensé pour être corrompu régimes.


Causes

L'Egyptien monarchie a été vu en tant que les deux corrompu et pro-Britannique, avec son style de vie somptueux qui a semblé provocateur au mouvement libre de dirigeants qui a vécu dans la pauvreté. Ses politiques ont accompli l'image du gouvernement égyptien étant une marionnette-figure dans les mains du gouvernement britannique.

Favorisant le sentiment du corruptness de plusieurs établissements égyptiens tels que la police, le palais et même les parties politiques par les dirigeants libres.
La perte de 1948 guerre avec L'Israel mené aux dirigeants libres le blâme du roi et de leur promotion de ce sentiment parmi les égyptiens.
En conséquence, un groupe de dirigeants d'armée qui se sont appelés « le movement des dirigeants libres a été constitué par un jeune dirigeant appelé Gamal Abdel Nasser. Ils ont employé un général d'armée, Mohamed Naguib, en tant que sa tête pour montrer le sérieux et pour attirer plus de disciples d'armée.

Dans l'avertissement sur lequel le Général Mohammad Neguib a transporté au Roi Farouk 26 juillet sur l'abdication du roi, il a fourni un résumé des raisons pour la révolution :

En raison de ce que le pays a souffert dans le passé récent, la vacuité complète régnant dans tous les coins en raison de votre mauvais comportement, votre toying avec la constitution, et votre dédain pour veut du peuple, d'unique repos assurés de la vie, de vie, et d'honneur. La réputation de l'Egypte parmi les peuples du monde a été rabaissée en raison de vos excès dans ces secteurs dans la mesure où les traîtres et les dessous de table-preneurs trouvent la protection sous votre ombre en plus de la sécurité, de la richesse excessive, et de beaucoup d'extravagances aux dépens des personnes affamées et appauvries. Vous avez manifesté ceci pendant et après que la guerre de la Palestine dans les scandales corrompus de bras et votre interférence ouverte dans les cours pour essayer de falsifier les faits du cas, de ce fait secouant la foi dans la justice. Par conséquent, l'armée, représentant la puissance du peuple, m'a autorisé pour exiger que votre majesté abdiquent le trône à son prince de couronne d'altesse Ahmed Fuad, à condition que ceci soit accompli à la période fixe de 12 heures de midi aujourd'hui (samedi, 26 juillet 1952, le 4ème de Zul Qa'ada, 1371), et celui vous partez le pays avant 6 heures en soirée de le même jour. L'armée place sur votre majesté le fardeau de tout qui peut résulter de votre manque d'abdiquer selon les souhaits du peuple.

Route à la révolution

Sur 25 janvier, 1952, Les troupes britanniques ont attaqué les casernes égyptiennes de police dedans Ismailia après la police a refusé de se rendre. Cinquante dirigeants égyptiens de police ont été tués et cent étaient blessés. L'Egypte a éclaté dans la fureur.

Les émeutes qui ont suivi, le Caire met le feu, sont vues comme commencement de l'extrémité de la monarchie. Le jour suivant, 26 janvier, 1952 (« Samedi noir »), ce que beaucoup d'Egyptiens appellent la deuxième révolution a éclaté (premier être Révolution égyptienne de 1919). Les émeutes ont éclaté au Caire, les rioters attaquant des intérêts étrangers et des entreprises. La « foule » égyptienne a brûlé le Caire visant des intérêts britanniques, des bureaux de ligne aérienne, des hôtels, des cinémas, des barres et de grands magasins (tels que l'hôtel de Shepheard, les bureaux de BOAC, et le club britannique de gazon) en particulier. Les observateurs étrangers qui étaient témoin de la brûlure du Caire ont dit qu'elle a semblé moins comme une foule indisciplinée et plutôt une action bien projetée et disciplinée.

Roi Farouk écarté EL-Nahhas de Mustafale 'gouvernement de s, et en mois qui suivent, trois politiciens différents ont été chargés pour former des gouvernements, chacun s'avérer de courte durée : Ali Maher (27 janvier – 1er mars), EL-Hilali d'Ahmed Naguib (2 mars – 29 juin, et 22–23 juillet) et Hussein Sirri (2–20 juillet). Ces « ministères de salut, » car ils se sont appelés, ne stoppent pas la spirale de haut en bas du pays. La corruption est demeurée omniprésente en dépit des tentatives par de premiers ministres successifs de mettre leurs maisons dans l'ordre.

Stirrings du mécontentement ont été sentis dans l'armée, et en janvier 1952 les dirigeants d'opposition soutenus par les dirigeants libres ont gagné la commande du conseil de direction du club de dirigeants. Sur 16 juillet, le roi a annulé ces élections, nommant ses propres défenseurs à la place afin d'essayer de regagner la commande de l'armée.

Un coup d'état a été projeté pour 5 août, mais quand le Général Muhammad Naguib, un des dirigeants libres, a informé le groupe dessus 19 juillet que l'ordre élevé d'armée a eu une liste de leurs noms, les chefs de coup a agi la nuit de 22 juillet.

La révolution

Mercredi matin, 23 juillet 1952, un coup militaire s'est produit en Egypte, effectuée par « les dirigeants libres » et menée par le général Muhammad Naguib, mais la vraie puissance derrière le coup militaire était Gamal Abdel Nasser.

Chez 7:30 heure du matin, ils ont entendu une question de station d'émission le premier communiqué de la révolution au nom du générateur. Naguib aux égyptiens qui ont énoncé la justification pour la révolution ou Mouvement béni. La voix chacun a entendu que lisant le message a appartenu au dirigeant libre et au futur président de l'Egypte, EL Sadat d'Anwar.


L'Egypte a traversé une période critique dans son histoire récente caractérisée par corruption, sottise, et l'absence de la stabilité gouvernementale. Toute la ces derniers était des facteurs qui ont eu une grande influence sur l'armée. Ceux qui ont accepté des dessous de table et ont été ainsi influencés causé notre défaite en Palestine War [1948]. Quant à la période suivant la guerre, les éléments de sottise-fabrication avaient aidé un un autre, et les traîtres avaient commandé l'armée. Ils ont nommé un commandant qui est ignorant ou corrompu. L'Egypte a atteint le point, donc, de n'avoir aucune armée pour le défendre. En conséquence, nous nous sommes engagés à nous nettoyer vers le haut et à les avoir nommé pour nous commander des hommes de chez l'armée à qui nous faisons confiance dans leur capacité, leur caractère, et leur patriotisme.

Il est certain que la toute l'Egypte rencontrera ces nouvelles avec enthousiasme et leur fera bon accueil. Quant à ceux dont l'arrestation nous avons vue que l'ajustement de parmi les hommes s'est autrefois associé à l'armée, nous n'aurons pas affaire durement avec eux, mais les libérerons au moment opportun. J'assure les égyptiens que l'armée entière aujourd'hui est devenue capable d'opérer dans l'intérêt national et selon la règle de la constitution indépendamment de tous les intérêts de ses propres. Je saisis cette occasion de demander que le peuple ne permet jamais à aucun traître de prendre le refuge dans les contrats de la destruction ou de la violence parce que ceux-ci ne sont pas dans l'intérêt de l'Egypte.

Si n'importe qui se comporte de telles manières, il sera traité avec force en quelque sorte comme n'a pas été vu avant et ses contrats rencontreront immédiatement la récompense pour la trahison. L'armée prendra la charge avec l'aide de la police. J'assure nos frères étrangers que leurs intérêts, leur sûreté personnelle [Lit. « leurs âmes »], et leur propriété sont sûre, et celle l'armée se considère responsable de eux. Dieu de mai nous accordent le succès [Lit. « Dieu est le gardien du succès].


Roi Farouk a cherché l'intervention du Les Etats-Unis, mais en vain. Par le 25ème, l'armée avait occupé Alexandrie, où le roi était dans la résidence au Palais de Montaza. Montaza maintenant simplement terrifié et par Farouk abandonné, et s'est déplacé à Palais Al-De l'adolescence de Ras sur bord de mer. Naguib a commandé le capitaine du yacht de Farouk, « Al-Mahrusa, » ne pas naviguer sans ordres de l'armée. La discussion s'est cassée entre les dirigeants libres au sujet du destin du roi déposé. Tandis que certains (générateur y compris. Naguib et Nasser) vus la meilleure solution quant à l'envoient à l'exil, d'autres ont discuté le recommander à l'épreuve il et l'exécutent même pour les « crimes qu'il a investis dans les égyptiens ». En conclusion, la commande pour que Farouk abdique en faveur de son fils, de prince de couronne Ahmed Fouad, et d'un Conseil de Regency est nommée et part dans l'exil est finalement venue le samedi, 26 juillet, 1952 et à 6 heures pour laquelle soirée, la voile réglée de roi L'Italie avec une protection contre l'armée égyptienne. Le 28 juillet 1952 Muhammad Naguib est allé bien au premier président de l'Egypte et de ce temps jusqu'ici l'Egypte est toujours sous la présidence.

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Sujet / Message Re: Révolutions de l’Egypte

Message par Sphinx le Lun 31 Jan - 2:31

LA RÉVOLUTION DE JUILLET 1952 EN ÉGYPTE : Chronique d’une utopie détournée


Chems Eddine CHITOUR
« Serment par Gamal, le plus chéri des hommes, le libérateur des travailleurs, le chef de la lutte ! Serment sacré, inébranlable. Par Dieu et par la patrie, nous jurons que la voie de ta lutte sera notre voie (...) Nous jurons de travailler à la puissance et à l’unité de la nation arabe. »
Serment prononcé sur le tombeau de Nasser

Révolutions de l’Egypte  Arton110

C’est par ces mots que le peuple égyptien et plus largement les peuples arabes firent leurs adieux à Gamal Abdel Nasser l’homme qui a, un temps, donné une voix et un cap au Monde arabe dont il se proclamait le leader. En effet, Gamal Abdel Nasser (1918-1970) peut être considéré comme l’un des plus grands dirigeants arabes de l’histoire. Gamal Abdel Nasser né le 15 janvier 1918 à Alexandrie, décédé le 28 septembre 1970, fut à l’âge de 16 ans, incarcéré après des combats de rue entre un mouvement indépendantiste égyptien, El Fatat (Jeune Égypte) et la police. En tant que soldat, il participe à la guerre de 1948. Le lieutenant-colonel Nasser fonde et devient le leader du Mouvement des officiers libres qui avait pour but de renverser le roi Farouk. Le 23 juillet 1952, Nasser conduit un coup d’État militaire contre le roi Farouk Ier et proclame la République un an plus tard. Nasser centralise tous les pouvoirs. A l’été 1956, il annonce la nationalisation du canal de Suez, ce qui allait directement contre les intérêts du Royaume-Uni et de la France qui cogéraient le canal. Ces derniers, alliés à Israël, déclenchèrent une opération pour en reprendre le contrôle. Cependant, sous la pression de l’Union soviétique et le manque de soutien des États-Unis, ils furent obligés de retirer leurs troupes d’Égypte. Ce fut une victoire pour Nasser qui devint un héros pour les Arabes.

La stratégie de Nasser que Mohamed Hassanen Heykal, journaliste confident du Raïs, décrit bien dans les Documents du Caire, tient du jeu d’échecs. Nasser milita pour un panarabisme neutre. Il inspire les nationalistes dans le Monde arabe. Il représente alors une nouvelle ère au Moyen-Orient. Nasser suit une politique panarabe en demandant à ce que les ressources du Monde arabe servent les intérêts du peuple arabe et non l’intérêt des Occidentaux De plus, Nasser est l’une des figures historiques de l’émergence du Tiers-Monde, une troisième force politique face aux deux blocs que sont le bloc occidental et le bloc soviétique. Nasser est l’un des principaux interlocuteurs à la conférence de Bandung en avril 1955, il se présente comme l’un des leaders des pays issus de la décolonisation. Il est le grand architecte de la station de radio « La voix des Arabes ». Son coup d’éclat pour la nationalisation du Canal fut un succès. Pour la première fois, un pays du Tiers-Monde osait défier des puissances coloniales. Ce coup de poker bien maturé est d’autant plus remarquable qu’il marqua les esprits. Notamment la France qui voyait dans la nationalisation du Canal, l’occasion rêvée de régler ses comptes avec ce qu’elle croyait être le « parrain de la Révolution algérienne »

La guerre des Six-Jours

De plus et comme l’écrit l’historien Roger Martelli : L’affaire de Suez, est à la fois plus classique et plus complexe. Complexe, dans la mesure où elle superpose un enjeu impérial simple - le contrôle du canal de Suez - et le conflit israélo-arabe, à peine suspendu au printemps 1949. Mais l’événement, cette fois, renvoie pour l’essentiel au vaste mouvement de décolonisation. La gestion occidentale elle-même est d’une désespérante banalité : qu’y voir d’autre qu’une variante de la vieille politique de la canonnière, utilisée habilement par l’Etat hébreu ? L’habillage s’est à peine modifié depuis le XIXe siècle : on se réclamait naguère du devoir de « civilisation » à l’égard des « races inférieures » ; on évoque en 1956, à Londres comme à Paris, la nécessité de lutter contre le « nouvel Hitler ».

Nous retrouvons la même rhétorique actuelle contre l’Iran traité aussi d’Hitler au point de lire dans les écrits alambiqués de Jean Daniel un appel à peine déguisé à la guerre. Ecoutons-le : « (...) Au Proche-Orient, les informations convergent sur le fait que les Etats arabes - les gouvernements, non les opinions - ne font plus mystère de leur mélange de crainte et d’hostilité à l’égard de l’Iran. Si Israël s’avisait de procéder, même sans l’accord des Américains, à des frappes rapides et définitives sur les sites nucléaires iraniens, on s’empresserait de les dénoncer dans les capitales arabes mais on serait rudement soulagé. Les Iraniens posent des problèmes à tout le monde. La Russie, cependant, vient de conclure d’importants accords sur le gaz et sur le pétrole avec Téhéran, si bien que le désir de durcir les sanctions à l’égard de la puissance perse incarnée par M. Ahmadinedjad est loin d’être assuré de devenir consensuel. (...) Sans doute, d’un autre côté, a-t-on prêté au roi d’Arabie Saoudite une boutade selon laquelle il souhaiterait avec autant de vivacité la disparition de l’Iran que celle d’Israël. Mais, les Israéliens ont des raisons de se voir à nouveau confortés dans leur sereine intransigeance concernant l’augmentation des implantations israéliennes dans la banlieue palestinienne de Jérusalem, ainsi que dans leur décision de maintenir le blocus de Gaza (...) ».

Pour en revenir à Nasser, qui a su jouer un jeu d’équilibre entre les deux blocs, « Washington, poursuit Martelli, est à l’origine de la crise : c’est le refus américain de financer les travaux du futur barrage d’Assouan qui pousse Nasser à nationaliser la Compagnie du canal de Suez. Ils [Les Etats-Unis] s’inspirent de la vieille idée américaine selon laquelle l’achèvement de l’ère coloniale est une condition de la refonte des rapports de forces mondiaux. (...) Quant à l’Union soviétique, elle trouve l’occasion de se présenter, pour la première fois, comme une puissance régulatrice, réintégrée dans le jeu international (...) Il est vrai que la crise de Suez fait de l’Urss, jusqu’au début des années 1970, un protagoniste actif. (...) Les conséquences de l’automne 1956 ? On en connaît les plus immédiates : l’affirmation de Nasser, du « socialisme » arabe et d’un arabisme soudé par la référence anti-impérialiste ; l’installation d’Israël comme une puissance militaire régionale. On en sait aussi les plus lointaines : le passage définitif de la France et du Royaume-Uni au rang de puissances subalternes. L’empire colonial poursuit la désagrégation qui manifeste son obsolescence. L’échec franco-britannique apparaît comme le prolongement direct de Bandung. (...) En voulant préserver leurs intérêts financiers immédiats, les deux puissances européennes ont perdu leurs empires.

Le 23 mai 1967, l’Égypte bloque l’accès au détroit de Tiran. La tension dans la région glissait d’un relatif statu quo vers une guerre régionale. Contre toute attente, Israël qui se présente comme le petit David attaqué par le Goliath arabe, attaque en premier l’Égypte, et bombarde les bases aériennes laissant intacts les leurres...Puis Israël occupe le Sinaï dans la guerre dite des Six-Jours en 1967 pour bien montrer la dimension exceptionnelle de l’armée israélienne qui a défait tous les Arabes en seulement six petits jours, pour se reposer le septième à l’instar de Dieu dans la Bible.. Nasser présente sa démission puis la reprend sous la pression de la foule. Il meurt d’une crise cardiaque le 28 septembre 1970.

L’héritage laissé par Nasser est sujet à débat dans le monde arabe. Pour beaucoup de gens, Nasser fut un chef qui réforma son pays et rétablit la fierté arabe autant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Il est clair que son influence sur le Proche-Orient de l’époque est très importante. La réalisation la plus spectaculaire de Nasser est la construction du barrage d’Assouan- conçu pour fournir de l’électricité et réduire les crues du Nil- et le lac qui porte son nom dans le sud de l’Égypte. Pour l’éditorialiste du journal El Ahram, Le 23 Juillet 1952, ce fut la révolution, une date mémorable, celle d’une action ayant amené des changements dans tous les domaines, politique, économique, social et culturel. Ce qui compte beaucoup ce sont des options politiques mondiales, dont il a été un des initiateurs. A titre d’exemple, le tiers-mondisme et le non-alignement. Ainsi, il participa du 18 au 24 avril 1955 à la conférence de Bandung qui devait aboutir à la création du Mouvement des non-alignés. (..) Il fut aussi le chantre du panarabisme. (...) Mais une nouvelle ère est née dans le Moyen-Orient et le panarabisme restera l’idéal nationaliste et le rêve à la recherche duquel les peuples arabes aspirent toujours. En plus aussi de ce souhait de voir les intérêts économiques arabes servir les intérêts arabes et non ceux de l’Occident.

Après lui, ce sera Sadate qui lui succède. La question qui se pose est la suivante : est-ce que l’héritage de Nasser lui a survécu ? Non ! Assurément non ! Avec Sadate, changement de cap total. En 10 ans, il tourne définitivement le dos à tous les idéaux chers à Nasser. Infitah, reddition, reconnaissance d’Israël. « 1981, écrit Hamid de Jeune Afrique, il y a tout juste vingt-quatre ans, le successeur de Nasser était assassiné dans la banlieue du Caire par des militaires islamistes. (...) Sadate est mort, mais on n’a pas enterré le même homme. Il y a en effet deux Sadate : celui des Occidentaux, un homme de paix et de courage, un héros de légende qui a fini en martyr ; et celui des Arabes, un traître qui a vendu son âme au diable et, par la même occasion, la cause sacrée de la Palestine. Bien entendu, c’est la visite "historique" à Jérusalem du président égyptien, en novembre 1977, qui est à l’origine de ce clivage.

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Sujet / Message Re: Révolutions de l’Egypte

Message par Sphinx le Lun 31 Jan - 2:38

Suite à LA RÉVOLUTION DE JUILLET 1952 EN ÉGYPTE : Chronique d’une utopie détournée

L’égypte ou la Pyramide renversée

« (...) Sur le plan intérieur, la traversée du canal de Suez lui vaut un immense prestige (...) Son voyage à Jérusalem - et dans l’inconnu - relève du voyage initiatique. Il en sera en tout cas métamorphosé. (...) La paix séparée avec Israël entraîne l’isolement de l’Égypte dans le monde arabe. Ruptures en chaîne des relations diplomatiques, transfert à Tunis du siège de la Ligue arabe... Le mirage de la prospérité associé à la paix recule. Les Égyptiens ne voient rien venir. Sauf le luxe insolent des nouveaux riches. Très vite, la colère monte, les islamistes s’agitent et s’organisent. (...) Sadate prend la mesure du péril, mais trop tard. Le 6 octobre 1981 un officier du renseignement passe à l’acte. »

En Égypte et dans le monde arabe, on ne parle plus guère de Sadate. Tout au long de son règne, Moubarak, le successeur de Sadate, s’est appliqué d’une manière quasi obsessionnelle à conserver l’héritage de Sadate : la paix avec Israël et l’alliance prioritaire avec les Etats-Unis. « Hosni Moubarak, nous dit René Naba, est au pouvoir depuis trente ans, un record de longévité politique en Egypte. Depuis cette date [1981], l’Egypte vit sous l’état d’urgence. (...) Misr Oum ad dounia, l’Egypte, Mère du Monde, l’Egypte, dont l’histoire s’est longtemps confondue avec l’épopée, n’est plus que l’ombre d’elle-même, un pays méconnaissable qui a intériorisé sa défaite, voué au rôle peu glorieux de sous-traitant de la diplomatie américaine sur le plan régional, de factotum des impératifs de sécurité d’Israël, le ventre mou du Monde arabe, son grand corps malade. (...) Mais le plus grand pays arabe, longtemps cauchemar de l’Occident, s’est révélé sous Moubarak, un nain diplomatique, le pantin disloqué de la stratégie israélo-américaine, curieuse mutation de ce pays en un demi-siècle, de Nasser à Moubarak, illustration pathologique des dérives du Monde arabe, de la confusion mentale de ses dirigeants et de leur servilité à l’ordre occidental. »

« Le fer de lance du Mouvement national arabe est désormais le voltigeur de pointe de menées israélo-américaines au Moyen-Orient ; l’artisan de la première nationalisation victorieuse du tiers-monde, la nationalisation du canal de Suez (1956), le principal fournisseur énergétique d’Israël ; le destructeur de la ligne Bar Lev (1973), la ligne de fortification israélienne dans le Sinaï, l’édificateur du mur d’enfermement des Palestiniens de Ghaza. (...) Quand le charisme de Nasser enflammait les foules de la planète bariolée au point de faire peser une menace d’implosion du Commonwealth britannique, Moubarak détourne les foules par son défaitisme et sa vassalité revendiquée, telle "la Vache qui rit", (...) pour souligner son cynisme faussement niais. Nasser, enfin, avait pour interlocuteur des figures de légende.(...) Moubarak a eu pour partenaire Sarkozy avec lequel il a lancé le projet mort-né de l’Union pour la Méditerranée.(...) »

« (...) Par un invraisemblable renversement d’alliance qui témoigne du strabisme stratégique de l’Egypte, c’est la Syrie, son ancien partenaire arabe dans la guerre d’indépendance, et non Israël, qui constitue désormais sa bête noire. C’est Ghaza, à bord de l’apoplexie, qui est maintenue sous blocus et non Israël, ravitaillé en énergie à des prix avantageux, défiant toute concurrence, sans doute pour galvaniser la machine de guerre israélienne contre un pays sous occupation et sous perfusion, la Palestine. Le ballet diplomatique orchestré dimanche 18 juillet au Caire par Hosni Moubarak par ses concertations avec les principaux protagonistes du conflit, -l‘émissaire américain George Mitchell, le président palestinien Mahmoud Abbas et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu- relevait d’un exercice de gesticulation destiné (...) à donner l’illusion d’un activisme diplomatique au moment où, des attributs de la puissance, l’Egypte ne dispose plus désormais que du pouvoir de nuisance. (...) Dans une quête désespérée d’une nouvelle respectabilité à l’intention de son bailleur de fonds américain, elle a participé à la construction d’un barrage contre Ghaza (mur de fer). (...) Le Pharaon d’Egypte est nu, dénudé par ses nouveaux alliés : le Primus inter pares des Arabes est désormais "le passeur des plats" officiel de la diplomatie israélo-américaine. Triste destin pour Le Caire, Al-Kahira, la victorieuse dans sa signification arabe, ravalée désormais au rang de chef de file de "l’axe de la modération arabe". L’ancien chef de file du combat indépendantiste arabe, amorphe et atone, assume désormais sans vergogne, le rôle de chef de file de l’axe de la soumission et de la corruption....l’axe de la résignation et de la capitulation...l’axe de la trahison des idéaux du sursaut nassérien. Sous Moubarak, l’Egypte a marché sur sa tête et pensé avec ses pieds, pyramide renversée de tous ses reniements. »

En trente ans de gabegie l’Université « Oum eddounia » est devenu un pays exsangue, plus connu pour ses émeutes de la faim que pour la pertinence des rodomontades de Moubarak à l’endroit de l’Algérie se permettant même de se citer en exemple, « C’est moi ou l’Algérie », disait-il pendant la tragédie nationale de l’Algérie pour arracher l’appui et l’aumône des Américains. Parmi les autres points à ajouter, le rôle peu glorieux de l’Egypte vis-à-vis de Ghaza. « Le régime égyptien, qui s’était rendu impopulaire par sa gestion de la guerre, une gestion fortement sujette à caution, notamment par son verrouillage hermétique des frontières avec Ghaza en plein déluge de feu sur la Palestine, vient d’aggraver son cas en annonçant l’édification d’un rempart métallique censé neutraliser les tunnels creusés entre l’Egypte et la Palestine pour desserrer un peu l’étau sur la population ghazaouie. Aujourd’hui, on reproche à l’Egypte d’entraver l’acheminement de l’aide internationale vers les Territoires occupés. Dernier fait en date : un convoi humanitaire, conduit par le député britannique George Galloway, s’est vu refuser l’accès à Ghaza par la mer Rouge (port de Noueiba), qui représente le chemin le plus court, rapporte l’AFP. »

Depuis quelques mois un vent d’espoir souffle en Egypte : un homme ose défier le pharaon d’opérette qui a mené son pays à la ruine morale et matérielle. Il s’agit d’El Baradei, Avec 83 millions d’habitants, l’Egypte a un seul record à son actif : c’est le pays le plus peuplé des pays parlant arabe. L’Egypte de Moubarak n’a pas la baraka ; ne brille guère par ses performances économiques. C’est le moins que l’on puisse dire à en juger par le bilan du « Raïs » depuis son arrivée au pouvoir, en octobre 1981.

La Révolution de Juillet n’eut donc pas, on l’aura compris, après Nasser de digne continuateur. Plus généralement, le Monde arabe n’a plus de leaders de la trempe de Nasser, Boumediene et le roi Fayçal d’Arabie qui, mutatis mutandis, auraient pu donner une dimension de dignité au Monde arabe. Plus jamais, malgré les reproches que l’on peut faire à Nasser, nous aurons l’écho de son fameux rire tonitruant et sa phrase « Arfa’e rassak ya Akhi » « Relève ta tête mon frère » qui est en elle-même tout un programme...

Pr Chems Eddine CHITOUR
Ecole Polytechnique enp.edu.dz


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Sujet / Message Re: Révolutions de l’Egypte

Message par Syfou le Dim 13 Fév - 22:47

L'armée égyptienne organise l'après-Moubarak

L'armée égyptienne, en charge de la gestion du pays depuis le départ du président Hosni Moubarak, a annoncé, dimanche, la dissolution du Parlement et la suspension de la Constitution, qui sera amendée. Dans son "communiqué n° 5", le Conseil suprême des forces armées, à qui Hosni Moubarak a transmis le pouvoir vendredi, annonce "la dissolution de l'Assemblée du peuple et de la Choura", les deux chambres du Parlement largement dominé par des membres du Parti national démocrate (PND) de l'ex-président Moubarak.

La dissolution du Parlement, après des élections, l'an dernier, entachées de soupçons de fraude massive, et la révision de la Constitution, accusée de limiter les conditions de candidature à la présidence, font partie des principales revendications des manifestants qui ont poussé Hosni Moubarak au départ.

La Constitution suspendue

Le Conseil suprême annonce aussi, dans ce texte lu par une présentatrice à la télévision d'État, la "suspension de la Constitution" et la création d'une commission pour l'amender et organiser un référendum sur ces changements. Le Conseil suprême, instance formée d'une vingtaine de généraux, ajoute qu'il "prend en charge la direction des affaires du pays provisoirement pendant six mois, ou jusqu'à la fin des élections législatives et pour la présidence de la République". "Le chef du Conseil suprême des forces armées (soit le nouvel homme fort du pays, le maréchal Mohammed Hussein Tantaoui, NDLR) le représentera auprès de toutes les parties à l'intérieur et à l'extérieur", affirme-t-il en outre. "Le Conseil suprême des forces armées publiera des décrets à valeur de loi pendant la période transitionnelle" et "le gouvernement d'Ahmad Chafik est chargé de continuer à travailler jusqu'à la formation d'un nouveau gouvernement", selon le texte.

L'armée s'engage également à "tenir des élections pour les chambres haute et basse (du Parlement) et pour la présidence". "L'État s'engage à appliquer tous les traités et pactes internationaux dont il fait partie", réaffirme-t-il enfin.

L'armée promet une "transition pacifique du pouvoir"

La veille, l'armée avait voulu rassurer sur ses intentions, autant à l'intérieur de l'Égypte qu'à l'étranger. Elle s'était notamment engagée à une "transition pacifique du pouvoir" qui "prépare le terrain à un pouvoir civil élu en vue de construire un État démocratique libre" et au respect des traités internationaux.

Le signal s'adressait tout particulièrement aux États-Unis et à Israël, inquiets des conséquences des bouleversements en Égypte sur les accords de paix israélo-égyptiens, qui font du Caire un partenaire incontournable des efforts de paix dans la région. L'Égypte a signé la paix avec l'État hébreu en 1979, mais la population reste massivement opposée à cette normalisation des relations. Ces accords de paix valent, en outre, à l'armée égyptienne un important soutien américain, d'un montant de 1,3 milliard de dollars par an.

Vendredi matin, l'armée avait déjà assuré qu'elle serait garante d'élections "libres et transparentes" et assuré qu'elle mettrait un terme, dès que la situation serait redevenue normale, à l'état d'urgence en vigueur tout au long des trois décennies du règne de Hosni Moubarak

Source AFP

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Sujet / Message Re: Révolutions de l’Egypte

Message par Syfou le Sam 1 Oct - 0:52

Manifestation place Tahrir pour critiquer le pouvoir militaire

Révolutions de l’Egypte  16334510

Des milliers de manifestants sont revenus vendredi sur la place Tahrir du Caire pour accuser l'armée de gérer le pays de manière opaque et de perpétuer le dispositif répressif du passé, à deux mois de législatives aux modalités contestées.
Plus de neuf mois après la chute du président Hosni Moubarak le 11 février, les manifestants ont retrouvé cette place emblématique de la révolte du début de l'année, restée depuis le site privilégié des rassemblements politiques.

"Nous ne voyons aucun changement. Nous avons fait partir le général Moubarak mais nous avons gagné un maréchal", pouvait-on lire sur une pancarte, en référence au maréchal Hussein Tantaoui, chef du Conseil suprême des forces armées (CSFA) et premier personnage de fait du nouveau pouvoir.

L'acteur américain Sean Penn, présent au Caire, s'est joint à la foule, en compagnie de Khaled al-Nabawi, un acteur égyptien populaire.
Certains manifestants brandissaient des photos montrant M. Moubarak en compagnie du maréchal Tantaoui, qui a été son ministre de la Défense pendant vingt ans.

A la tribune, plusieurs orateurs ont annoncé leur intention de rester sur la place jusqu'à ce que leurs revendications soient entendues, mais la plupart des organisateurs ne se sont pas associés à cette occupation. En juillet, des militants avaient déjà organisé un sit-in de trois semaines sur la place Tahrir pour défendre les réformes démocratiques.

Environ 300 manifestants de la place ont aussi pris la direction du ministère de la Défense, dans un quartier voisin, selon un responsable de la sécurité, mais l'armée avait déployé des troupes pour les empêcher d'atteindre le bâtiment.
Les manifestants dénonçaient en particulier la récente extension du champ d'application de la loi sur l'état d'urgence, pilier du système répressif du temps de M. Moubarak. Ils réclamaient également l'arrêt des milliers de procès de civils en cours devant des tribunaux militaires.

Les critiques portaient aussi sur le flou du calendrier de retour à un pouvoir civil, promis par les militaires à l'issue d'une élection présidentielle dont la date précise n'est toujours pas connue.

Les modalités des législatives prévues à partir du 28 novembre sont elles aussi fortement critiquées dans la classe politique et par les mouvements issus du soulèvement du début de l'année.
Une clause réservant un tiers des sièges à des candidats sans affiliation politique alimente la crainte de voir d'anciens élus proches du régime Moubarak, dont le parti a été dissous mais dont les réseaux locaux sont encore puissants, refaire surface en se présentant comme "indépendants".
La "coalition démocratique", une alliance électorale regroupant le parti du puissant mouvement des Frères musulmans et une trentaine de formations de toutes obédiences, y compris laïques, menace de boycotter ces législatives si cette disposition n'est pas retirée.

Bien qu'ils partagent nombre des revendication des manifestants de la place Tahrir, les Frères musulmans n'avaient pas appelé à se joindre au rassemblement de vendredi, organisé avec le soutien d'une vingtaine d'autres partis et mouvements.
A la veille du rassemblement, le CSFA avait mis en garde "ceux qui veulent entraver le changement démocratique entamé avec l'appel à des élections législatives", dans un communiqué publié sur sa page Facebook.
Adulée pour sa retenue lors du soulèvement de janvier-février, l'armée égyptienne voit sa popularité mise à l'épreuve par les difficultés économiques, sociales et politiques de la transition.

Les militaires invoquent de leur côté la nécessité de restaurer le climat de stabilité et de sécurité, en mettant en avant les aspirations d'une grande partie de la population.

AFP

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Sujet / Message Re: Révolutions de l’Egypte

Message par Sphinx le Jeu 6 Oct - 22:21

Égypte: pas de candidat de l'armée à la présidentielle

Révolutions de l’Egypte  Tanba_10

L'armée ne présentera pas de candidat à l'élection présidentielle en Égypte, a déclaré mercredi le chef du Conseil suprême des forces armées (CSFA).

Interrogé au sujet de l'éventuelle candidature d'une personnalité issue des rangs de l'armée à la magistrature suprême, le maréchal Mohamed Hussein Tantaoui, cité par l'agence Mena, a répondu: "Nous ne devrions pas perdre notre temps à discuter de rumeurs." Le CSFA dirige le processus de transition en Égypte après la chute en février d'Hosni Moubarak en raison d'un soulèvement populaire. Certains soupçonnent les militaires d'avoir l'ambition de placer l'un des leurs à la tête du pays. Des élections législatives doivent avoir lieu en plusieurs étapes à partir du 28 novembre. Aucune date n'a encore été arrêtée pour l'élection présidentielle promise par les militaires.

Source:echoroukonline.com

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Sujet / Message Re: Révolutions de l’Egypte

Message par Syfou le Mar 5 Juin - 1:21

Tahrir manifeste, les candidats s'organisent

Le verdict du procès Moubarak a enflammé la place Tahrir. En ligne de mire, le second tour et son impossible choix pour les révolutionnaires.

Révolutions de l’Egypte  Nic-592721-jpg_406677

Un instant, la liesse a explosé devant le tribunal où était jugé Hosni Moubarak. C'était samedi, il y a très longtemps. Les Frères musulmans restaient à distance des révolutionnaires. Les déçus du second tour ne voulaient pas choisir entre l'islamiste Mohamed Morsi et le militaire Ahmed Shafiq. La place Tahrir n'était encombrée que de voitures.

Puis le verdict du procès a de nouveau fait souffler le vent révolutionnaire sur l'Égypte. Les familles de martyrs appréhendaient l'acquittement ou une peine légère pour l'ex-raïs. Le voilà condamné à la prison à vie. Comme son ministre de l'Intérieur de l'époque, Habib el-Adly, celui qui déclarait quelques jours avant la chute de son ancien maître que les forces de l'ordre étaient "capables de faire face à toute menace contre la sécurité de la population". Seulement, les fils de Moubarak s'en tirent et, surtout, six hauts responsables du ministère de l'Intérieur, accusés d'avoir orchestré la répression, sont acquittés.

Devant le tribunal, très vite, l'ambiance a changé. Les uns se contentent du résultat, les autres sont furieux, s'en prennent à la police. Et le combat se déplace, déjà. "Rendez-vous sur Tahrir, crie un jeune homme. On va la relancer, cette révolution."

Lire:
http://www.lepoint.fr/monde/tahrir-manifeste-les-candidats-s-organisent-04-06-2012-1469187_24.php

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Sujet / Message Re: Révolutions de l’Egypte

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