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Coup d'Etat en Iran

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Sujet / Message Coup d'Etat en Iran

Message par Sphinx le Sam 29 Jan - 23:26

13 août
Le Premier ministre du Shah d'Iran, Mohammad Mossadegh, est démis de ses fonctions sous la pression des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne. Mossadegh, leader du Front national, allié des communistes et des religieux, avait nationalisé l'Anglo-Iranian Oil Company. En représailles, le général Zahedi, soutenu par les Anglo-Saxons, renverse Mossadegh et permet à Mohammad Reza Chah de redevenir seul maître du pays. Celui-ci se renversé par la révolution islamique en 1979.

Opération Ajax

L’opération Ajax (officiellement TP-AJAX) était une opération secrète menée par le Royaume-Uni et les États-Unis en 1953, exécutée par la CIA, pour mettre un terme à la politique nationaliste du Premier ministre d'Iran, Mohammad Mossadegh, et consolider le pouvoir du Chah, Mohammed Reza Pahlavi, ceci afin de préserver les intérêts occidentaux dans l'exploitation des gisements pétrolifères iraniens. Durant l’administration du président américain Bill Clinton en 2000, suite à un rapport publié, la secrétaire d’État Madeleine Albright a reconnu officiellement le rôle des États-Unis dans l'organisation et le soutien financier du coup d’État de 1953. Barack Obama est le premier président à reconnaître l'implication de son gouvernement et à s'en excuser dans un discours adressé à la communauté musulmane le 4 juin 2009. "En pleine guerre froide, les États-Unis ont joué un rôle dans le renversement d’un gouvernement iranien démocratiquement élu."

Contexte politique

Le gouvernement nationaliste de Mohammad Mossadegh entreprend une série de nationalisations de compagnies pétrolières de la Anglo-Iranian Oil Company (AIOC), qui deviendra par la suite la BP, The British Petroleum Company.

L’origine du conflit est le refus d’AIOC d’autoriser un audit des comptes pour déterminer si le gouvernement iranien recevait les redevances qui lui étaient dues. L’intransigeance de la compagnie pétrolière a résulté en une escalade de demandes du gouvernement nationaliste, qui exigeait un partage des revenus à parts égales. La crise finale est précipitée quand l’AIOC interrompt ses opérations plutôt que d’accepter les demandes des nationalistes, ce qui conduit à la nationalisation de la compagnie.

Le Royaume-Uni tente sans succès de porter l'affaire devant la Cour internationale de justice, qui se déclare incompétente en juillet 1952 (Anglo-lranian Oil Co. (Royaume-Uni c. Iran)).

Les nouvelles compagnies pétrolières appartenant à l’État constatent une chute dramatique de productivité et conséquemment, des exportations. La crise d’Abadan est le résultat de cette situation qui s’est envenimée avec la fermeture des marchés d’export. Sans réseau de distribution, le gouvernement iranien est rejeté des marchés par un blocus international pour forcer Mossadegh à la privatisation.

Organisation

En planifiant l’opération, la CIA organise une guérilla afin d’empêcher le parti communiste Tudeh de prendre le pouvoir dans le cas d'un échec de l’opération Ajax. Selon des documents autrefois classés « Top Secret » de la National Security Archive, le sous-secrétaire d’État Walter Bedell Smith révèle que la CIA est parvenu à un accord avec des chefs de tribu Qashqai dans le sud de l’Iran, afin d’établir un refuge pour que les agents et guérillas financés par les États-Unis puissent opérer.

Le chef de l’opération Ajax était Kermit « Kim » Roosevelt, Jr., un agent senior de la CIA et petit-fils de l’ancien président des États-Unis Theodore Roosevelt. Alors que la direction officielle lui était attribuée, le projet est conçu et exécuté par Donald Wilber, un agent de la CIA et auteur encensé de livres sur l’Iran, l’Afghanistan et Ceylan (Sri Lanka).

L’opération Ajax a été le premier complot orchestré par la CIA pour renverser un gouvernement démocratiquement élu. Le succès de l‘opération Ajax avec une logistique modique et son coût relativement faible a encouragé la CIA à mettre en œuvre une opération similaire au Guatemala un an plus tard.

Conséquences

En imposant leurs conditions après avoir restauré la Anglo-Iranian Oil Company, les États-Unis ont été capables de dicter la fin de son monopole. Des licences ont été données à cinq entreprises pétrolières américaines, en plus de la Royal Dutch Shell et de la Compagnie française de pétroles.

Dès son rétablissement sur le Trône du Paon, le Chah joue un rôle plus actif et central dans la gestion de l'État, tant d'un point de vue politique qu'économique. Les partis d'opposition sont ainsi décrétés illégaux et la Savak, police politique chargée de surveiller et de réprimer au nom de la sûreté de l'État, est mise en place avec l'aide des services secrets américains et du Mossad. Dans un même temps, un train de réformes sociales, économiques et culturelles influencées par les standards et modèles occidentaux est lancé dans les années 1960 (Révolution blanche).

L’insatisfaction dominant au milieu des années 1970, et ce malgré une croissance économique forte, le régime pro-occidental du Chah a de plus en plus de mal à justifier son autoritarisme (censure, parti unique, abus commis par la Savak et dénoncés par Amnesty International) et ses nombreuses dépenses (festivités de Persépolis, projets pharaoniques, achats d'appareils militaires sophistiqués). Les effets pervers de la crise pétrolière de 1973 n'étant pas encore évalués à leur juste valeur, l'amélioration du niveau de vie n'a pas su s'étendre à l'ensemble des Iraniens : le fossé se creuse entre la classe dirigeante et une part grandissante de la population, aux aspirations diverses et pour certaines diamétralement opposées, exigeant certaines réformes et en rejetant d'autres. La situation se détériorant dès la fin de l'année 1977, elle tournera au chaos, à la confusion et aux affrontements violents durant l'année suivante. C'est la révolution iranienne qui verra l'émergence de l'ayatollah Khomeyni, chef religieux en exil depuis quinze ans, et la chute du régime impérial pro-occidental au profit d'un système théocratique instauré en avril 1979 : la république islamique.

Réfutations de l'opération et des interventions étrangères


La réalité de l'Opération Ajax est contestée par certains protagonistes des évènements de 1953, ainsi que par d'anciens hauts dirigeants de la CIA, qui soutiennent que le gouvernement Mossadegh a été renversé sous la pression populaire, après sa destitution par le Shah selon les termes de la constitution de 1906. L'un de leurs arguments est que les documents déclassifiés de l'opération elle-même, d'avant le 19 août 1953, qui auraient pu prouver sans ambiguïté l'intervention des services secrets américains et britanniques, ont été détruits dans leur intégralité, ce qui jette le doute sur leur réelle existence et sur tous les documents publiés par la suite : le rapport secret publié en 2000 par le New York Times, de même que le livre de Kermit Roosevelt, Jr., ne sont en effet que des témoignages individuels a posteriori. Selon Richard Helms, ancien directeur de la CIA, l'Opération Ajax aurait été au départ une rumeur, reprise après coup par la CIA pour son propre compte dans le but de pouvoir présenter un succès après l'échec retentissant du débarquement de la Baie des Cochons à Cuba. Par ailleurs, l'opposition iranienne favorable au Shah estime que si les Etats-Unis n'ont jamais démenti l'Opération Ajax, c'était afin de délégimiter le régime du Shah auprès de l'opinion publique, notamment lorsque celui-ci a annoncé son intention de ne pas reconduire les accords pétroliers internationaux de l'Iran à leur échéance de 1979.

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Sujet / Message Re: Coup d'Etat en Iran

Message par Sphinx le Sam 29 Jan - 23:41

L’Iran et le coup d’État de 1953

On entend beaucoup parler de l’Iran, mais admettons que c’est un pays que l’on connaît peu et, par voie de conséquence, que l’on comprend mal. Bruits de sabres autour de l’enrichissement d’uranium, pourparlers au Conseil de sécurité des Nations Unies, déclarations fracassantes du premier ministre élu Ahmadinejad, et comme on l’a vu récemment, campagne de désinformation et de manipulation de l’opinion publique occidentale. Et à travers ce tohu-bohu, on trouve relativement peu d’analyses historiques qui peuvent nous éclairer sur les causes de la forme de radicalisme prônée par les autorités iraniennes.

Stephen Kinzer est un ex-correspondant étranger du New York Times et auteur de Crescent and Star: Turkey Between Two Worlds (Le croissant et l’étoile : la Turquie entre deux mondes) et Bitter Fruit: The Story of the American Coup in Guatemala (Fruit amer : le récit du coup d’État étasunien au Guatemala). En 2003, il signait un ouvrage important sur l’Iran, All the Shah’s Men: An American Coup and the Roots of Middle East Terror (Les hommes du Shah : Un coup d’État étasunien et l’origine du terrorisme au Proche-Orient).

En août 1953, un coup d’État fomenté par les États-Unis renverse le premier ministre Mohammad Mossadegh qui avait été élu deux ans plus tôt sous la bannière du Front national, un regroupement de partis progressistes. Or, soutient Kinzer (et de nombreux autres intellectuels et universitaires cités dans son livre), ce coup d’État est l’événement qui a déclenché la montée du fondamentalisme islamique au Proche-Orient et dans le monde avec les conséquences que l’on connaît aujourd’hui. Et le motif principal de ce coup d’État? Le pétrole.

Depuis le début du vingtième siècle une société britannique, la Anglo-Iranian Oil Company (AIOC) possédait le monopole de l’exploitation et de la vente du pétrole iranien. Les redevances versées à l’État iranien sont minimes, mais les deux monarques de la dynastie Pahlavi semblent s’en accommoder. C’est en grande partie grâce à ces ressources pétrolières bon marché que l’Angleterre peut garder son rang de puissance mondiale pendant que la grande majorité des Iraniens vivent dans la pauvreté.

Le ressentiment anti-britannique couvait dans la population, mais ce n’est qu’en 1951 qu’il se canalise et se traduit par l’élection de Mohammad Mossadegh qui promet d’expulser l’AIOC, de reprendre le contrôle des vastes ressources pétrolières du pays et de libérer l’Iran de la sujétion étrangère. Une fois élu, il tient promesse et nationalise l’AIOC (qui était alors la plus importante société du monde), et l’État iranien s’approprie également la raffinerie géante de Abadan sur le Golfe persique.

Si ces mesures ont pour effet de faire de Mossadegh un véritable héros national (il est même nommé personnalité de l’année en 1951 par le magazine Time), on comprend l’irritation des britanniques qui l’accusent de vol. La Grande-Bretagne s’adresse d’abord à la Cour mondiale et aux Nations Unies pour qu’ils punissent Mossadegh, envoie des navires de guerre dans le Golfe persique, et impose un embargo économique qui dévaste l’économie iranienne. Malgré les contraintes économiques qui découlent de l’embargo, Mossadegh continue de jouir de la faveur populaire.

Voyant que rien n’y fait, les Britanniques envisagent une opération militaire pour reprendre les champs pétroliers et la raffinerie, mais abandonnent l’idée lorsque le président des États-Unis Harry Truman refuse de les appuyer. Winston Churchill, alors premier ministre anglais, opte pour le coup d’État.

Des agents secrets britanniques se mettent à l’oeuvre pour provoquer le renversement de Mossadegh, mais tant par maladresse que par précipitation échouent lorsque en novembre 1952 Mossadegh a vent du complot, ordonne la fermeture de l’ambassade anglaise et l’expulsion de tous les diplomates, y compris les agents clandestins bénéficiant de la protection diplomatique.

Les Britanniques se tournent immédiatement vers Truman à qui ils proposent ni plus ni moins d’exécuter en «sous-traitance» le renversement de Mossadegh. Truman refuse de nouveau, exprimant sa sympathie envers les mouvements nationalistes, expliquant que la CIA n’avait encore jamais renversé un gouvernement et qu’il ne souhaitait pas créer de précédent.

Mais, en novembre 1952, les choses changent à Washington avec l’élection de l’ex-général Dwight D. Eisenhower. Quelques jours seulement après son élection, les britanniques dépêchent à Washington un émissaire du nom de Christopher Montague Woodhouse qui est à l’emploi du Secret Intelligence Service. Il y rencontre de hauts placés de la CIA et du State Department, mais s’écarte des arguments évoqués jusque là par les Britanniques. Il ne demande pas d’appui pour renverser Mossadegh et reprendre les avoirs pétroliers, mais fait valoir la menace communiste qui plane sur l’Iran.

Les réserves pétrolières de l’Iran sont énormes, le pays a une longue frontière avec l’Union soviétique, un parti communiste actif (le Tudeh) et un premier ministre nationaliste. Il obtient une oreille attentive des frères Dulles, John Foster (nouveau secrétaire d’État) et Allen (nouveau directeur de la CIA). Rappelons que c’est l’époque de la Guerre froide et que l’administration Eisenhower voit le monde comme un champ de bataille idéologique et chaque conflit mineur par le prisme de la grande confrontation est-ouest.


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Sujet / Message Re: Coup d'Etat en Iran

Message par Sphinx le Sam 29 Jan - 23:45

Suite ...L’Iran et le coup d’État de 1953

Peu après l’assermentation de Eisenhower le 20 janvier 1952, les frères Dulles informent leurs homologues britanniques qu’ils sont prêts à aller de l’avant avec le renversement de Mossadegh. Le coup d’État portera le nom de code AJAX, ou dans le jargon de la CIA, TPAJAX. Et pour mener à bien l’opération, la CIA désigne un agent qui possède une vaste expérience du Proche-Orient, Kermit Roosevelt, petit-fils de l’ex-président Theodore Roosevelt.

On croirait le récit que fait Kinzer des manipulations auxquelles s’adonnera Roosevelt pendant des mois jusqu’au coup d’État (15 au 19 août 1953) tiré d’un roman de John le Carré. Tout y est : corruption d’officiers de l’armée, diffusion de fausses nouvelles dans les journaux, emprise sur la radio nationale, agents provocateurs dans des manifestations, fuite puis retour du monarque Mohammad Reza Shah aux commandes de son avion personnel, bref, un véritable scénario de film.



Mossadegh fut renversé avec la complicité de Mohammad Reza Shah qui signa le décret sa destitution et de son remplacement par un premier ministre pantin, Fazlollah Zahedi. L’AIOC tenta par la suite de reprendre sa position de dominance sur l’industrie pétrolière, mais dû faire des compromis et partager la manne avec des sociétés non-britanniques qui néanmoins conservèrent le nom qu’avait donné à l’entité nationalisée, la National Iran Oil Company. Ce n’est qu’«après coup» que la population iranienne comprendra que les puissances étrangères ont manipulé leur destin constitutionnel.

Les années qui suivent voient l’Iran prospérer sur le plan économique, mais un Shah qui s’appuie sur des méthodes brutales avec sa police secrète (la Savak) pour éliminer ses opposants. Puis, en 1979, la révolution islamique éclate et le monarque doit s’exiler. Il mourra d’un cancer en Égypte en juillet 1980.

Le 17 mars 2000, le président Bill Clinton qui tentait alors un rapprochement avec le régime iranien approuva un discours d’excuses que livra sa secrétaire d’État Madeleine Albright devant les membres du American-Iranian Council. «En 1953, les États-Unis ont joué un rôle capital pour orchestrer le renversement du populaire premier ministre iranien Mohammad Mossadegh.[...] L’administration Eisenhower croyait que ses actions étaient justifiées pour des motifs stratégiques. Mais le coup a signifié un recul pour le développement politique de l’Iran. Et on voit bien maintenant pourquoi bon nombre d’Iraniens continuent d’être indignés par cette intervention des États-Unis dans leurs affaires intérieures.»

Pour Kinzer, «Les religieux fondamentalistes qui ont consolidé leur pouvoir en Iran au début des années quatre-vingt n’on pas seulement imposé un fascisme religieux dans le pays, mais ont également fait de leur pays un centre de propagation de la terreur à l’étranger.» Selon lui, leur appui aux étudiants qui ont pris d’assaut l’ambassade des États-Unis le 4 novembre 1979 et qui ont gardé le personnel en otage durant 444 jours n’a marqué que le début de leur campagne anti-occidentale. Par la suite, ils ont financé et armé le Hamas, le Hezbollah et d’autres factions au Proche-Orient.

Leur dévotion à un islamisme radical et leur acceptation de la violence extrême en ont fait des héros pour des millions de fanatiques dans bien des pays. Parmi ceux qu’ils ont inspiré figurent les Afghans qui ont fondé le mouvement Taliban qui, une fois au pouvoir, ont permis à Oussama Ben Laden de se doter d’une base pour lancer ses attaques terroristes.

«Ce n’est nullement tiré par les cheveux que d’établir un lien entre l’Opération AJAX, le régime oppressif du Shah, la révolution islamique et les tours enflammées du World Trade Center» écrit Kinzer.

Selon lui, le monde a payé un lourd tribut pour l’absence de démocratie à travers le Proche-Orient. «L’Opération AJAX a montré aux tyrans et aux aspirants tyrans que les grandes puissances mondiales sont prêtes à tolérer l’oppression sans limites, tant et aussi longtemps que les régimes oppressifs se montrent favorables aux pays occidentaux et aux compagnies pétrolières occidentales.»

Son opinion est d’ailleurs partagée par d’autres spécialistes du Proche-Orient.

Mary Ann Heiss, professeure associée à l’université d’État de Kent et auteure de Empire and Nationhood: The United States, Great Britain, and Iranian Oil, 1950-1954 : «En contrecarrant le nationalisme iranien, le conflit pétrolier des années cinquante a semé le germe de la révolution islamique qui devait éclore vingt-cinq ans plus tard et installer à Téhéran des régimes bien plus anti-occidentaux que celui de Mossadegh. Et les répercussions continuent de se faire sentir dans le Golfe persique et ailleurs.»

William Roger Louis, professeur en études du Proche-Orient à l’université du Texas à Austin, et auteur de The Special Relationship: Anglo-American Relations : «Les nations, comme les individus, ne peuvent être manipulées sans qu’il y ait un sentiment chez la victime qu’il faudra bien un jour régler des comptes.[...] À court terme, l’intervention de 1953 semblait avoir été efficace. À long terme, le vieux principe selon lequel il ne faut pas intervenir semble être dicté par la sagesse politique.»

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Sujet / Message Re: Coup d'Etat en Iran

Message par Sphinx le Sam 29 Jan - 23:50

Coup D Etat in Iran

The Iranian Coup d` état began in 1953 when the United Kingdom and the United States orchestrated the overthrow of the elected administration of then Prime Minister Mohammed Mosaddeq and his complete cabinet from power.

The support of the coup was instrumented using bribery in an operation by Kermit Roosevelt, Jr. for the Central Intelligence Agency. Britain was motivated in the coup by its desire to control the oil fields in Iran and contributed to the funding for the widespread bribery of the Iranian officials.

The project to overthrow the Iranian government was officially code named Operation Ajax. The coup eventually re-installed Mohammad Reza Pahlavi into the primary position of power.

The idea behind the coup was conceived by the United Kingdom who asked the United States President Harry S. Truman for America’s assistance. President Truman refused and when Dwight D. Eisenhower became president in 1953, the new administration agreed to participation in the coup.

Mosaddeq had decided that the Iranian government should begin to profit from the country’s vast oil reserves and took the necessary steps to nationalize the oil industry which was previously controlled by the British Petroleum Company.

Britain in turn pointed out that Iran was violating the company’s legal rights and began a worldwide boycott of Iran’s oil. This act forced Iran’s regime into a financial crisis. The monarchy supported by the United States and Britain invited western oil companies back into Iran.

During the British imperial period, Mozzafar al-Din Shah Qajar searched for ways in which to alleviate debts that he owed to Britain. During this time he granted Britain a 60 year long concession to search for oil in May 1901.

William Knox D’Arcy struck oil in Iran in May 1908, but financial hardships forced controlling interest to Burmah Oil Company, who incorporated the Anglo-Persian Oil Company which later became the British Petroleum Company.

British oil production in Iran went on for a short period of time. During World War I British troops occupied very strategic areas in Iran.

After Prime Minister Mosaddeq was forced from office on August 19, 1 1953 and replaced by Zahedi, the AIOC became the British Petroleum Company and briefly resumed operations in Iran with only a forty percent share in the new international consortium.

The British Petroleum Company continued to operate in Iran until the Islamic Revolution in 1979.

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