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Sujet / Message Nouvelle donne géopolitique méditerranéenne

le Mer 2 Fév - 21:59
Une ligne de fracture entre Occident et Islam

La situation géopolitique de cette région est en final très complexe et toujours sensible. La Méditerranée demeure un espace de confrontation des intérêts et des ressentiments entre le monde occidental et le monde musulman, entre l’Europe et le Maghreb. Une intervention des forces militaires de l’OTAN, à partir de la Turquie, pour contrôler le Proche-Orient sur la bande littorale orientale aurait des répercussions très vives sur les relations entre musulmans (originaires du Maghreb) et Européens (Français notamment). La situation géopolitique en Méditerranée est telle, l’équilibre si fragile, que des interventions irréfléchies ou hasardeuses (en direction de l’Irak de Saddam Hussein, par exemple) pourraient conduire à déstabiliser certains États d’Europe occidentale, mais compromettraient aussi la situation intérieure du Maghreb. Les conséquences, à court et moyen terme, pourraient être dramatiques. Les trois foyers de tension majeurs du pourtour méditerranéen : Maghreb, Balkans, Proche-Orient restent extrêmement sensibles ; des interactions entre ces foyers sont toujours possibles avec comme enjeu, et comme risque, la confrontation entre le monde arabe et l’Occident. C’est l’espace méditerranéen, notamment sa partie orientale, qui constitue, en effet, la principale zone de tension au plan mondial.
« La Méditerranée est une zone géopolitique où les conflits sont les plus nombreux, c’est aussi depuis cette zone qu’a été organisée et lancée l’attaque

spectaculaire contre les Etats-Unis du 11 septembre 2001 3». Les réseaux terroristes liés à Ben Laden sont surtout basés au Moyen-Orient et leurs ramifications s’étendent en Europe Occidentale.
Un élément essentiel pour comprendre la situation en Méditerranée est l’importance, depuis l’origine, des relations géopolitiques entre Chrétiens et musulmans. Une histoire partagée, faite de conquêtes et de reconquêtes, ponctuée de partages exemplaires, marquée de l’empreinte douloureuse de la colonisation, se poursuit aujourd’hui par une actualité difficile que marquent, d’une part, les réactions aux vagues migratoires et, d’autre part, les classiques contestations territoriales entre Etats nouvellement indépendants. Dans tous les cas, les relations entre Chrétiens (États ou populations) et Musulmans sont au coeur du problème (ex : immigrés musulmans en Europe, minorités chrétiennes en Irak, États chrétiens et musulmans du Caucase).

Une ligne de partage entre Nord et Sud

Sur ce théâtre, la mer a toujours eu un rôle déterminant. Si elle a multiplié les liens entre les pays, elle a créé aussi une fracture entre rivage nord et rivage sud : les deux façades sont séparées par une étendue maritime qu’aucun État riverain ne peut s’approprier.
Entre face Nord et face Sud, le contraste n’est pas seulement climatique mais économique, social et surtout culturel. Si le Sud apparaît sous cet angle tout à fait homogène (pays arabo-musulmans et " en-développement "), le Nord méditerranéen est plus hétérogène. Le contraste Nord/Sud est ainsi plus réel en Méditerranée occidentale que dans la partie orientale. Les disparités de développement sont à l’origine de bien des difficultés dans les relations entre les deux mondes et, des animosités passagères aux conflits ouverts, la tentation de franchir le pas menace souvent. Elle concerne des forces inattendues dont le dessein nous échappe parfois : « Les tensions géopolitiques traduisent l’état d’esprit, le comportement politique d’un certain nombre d’hommes qui, à tort ou à raison, persuadent leurs compatriotes […] que leurs mauvaises conditions d’existence sont la conséquence de la domination des pays du nord de la Méditerranée sur ceux du sud 4»
En réalité, la solidarité nord/sud existe aussi. Malgré une histoire commune parfois douloureuse, la France est restée proche des États du Maghreb ; pouvoirs et populations entretiennent avec elle des relations privilégies du fait de l’émigration. La colonisation a été tardive en Méditerranée, et elle a, relativement, peu duré ; néanmoins, les tensions sont fortes entre les deux rives. C’est que, particularité régionale, les pays qui ont été colonisés sont géographiquement très proches des anciennes métropoles ; cette situation explique en partie la fréquence et l’importance des incidents.

Les comportements démographiques, qui ont en un siècle inversé la donne nord-sud et rompu l’équilibre entre États, sont en partie responsables des tensions liées à l’émigration des populations vers les pays européens. Ils s’accompagnent, en interne, d’une urbanisation incontrôlée des rives sud et est de la Méditerranée, avec tous les problèmes qui s’y attachent : misère accrue, approvisionnement, insalubrité, communautés déstabilisées. Au Sud comme au Nord se cristallisent ainsi des foyers de contestation des pouvoirs et des règles établis, que les différences culturelles et, parfois, le heurt des valeurs.

http://histgeo.ac-aix-marseille.fr/a/jse/jse016_mediterranee.pdf

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« Vouloir prouver des choses qui sont claires d'elles-mêmes, c'est éclairer le jour avec une lampe. »  


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Sujet / Message Re: Nouvelle donne géopolitique méditerranéenne

le Mer 10 Aoû - 5:31
La nouvelle géopolitique de la Méditerranée

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Les insurrections, révoltes et révolutions au Maghreb et au Machrek ont profondément modifié la diplomatie et la stratégie des Européens dans le bassin méditerranéen. Comment redéfinir les relations dans cette région ? Pour Emmanuel Le Roy Ladurie, l'Europe reste fascinée par la rive sud de la Méditerranée, aux Européens d'appréhender les révolutions d'un berceau des civilisations. Pour cela, il faudrait, insiste Bariza Khiari, cesser de diaboliser l'islam. C'est une impasse ! Plus délicatement, la France, écrit Frédéric Charillon, devrait évacuer les ambiguïtés d'une histoire mouvementée. Pour cela, il faudrait arrêter d'ériger des murs entre Nord et Sud, pense Michel Vauzelle, l'échec de l'Union pour la Méditerranée (UPM) peut servir à inventer d'autres coopérations. Encore faudrait-il, s'interroge Philippe Garabiol, que les Occidentaux soutiennent d'abord le processus de transition démocratique.

lemonde.fr


Une vieille Europe fascinée par la vitalité politique du Sud

Je partirais dans cette réflexion sur la Méditerranée dont les enjeux politiques... hexagonaux redeviennent évidents ces temps-ci, je partirais brièvement, point de vue d'historien, de l'époque qu'avait talentueusement évoquée mon maître Fernand Braudel dans sa Méditerranée et le monde méditerranéen à l'époque de Philippe II. La prépondérance sudiste, plus exactement méditerranéenne, conservait alors de beaux restes (européens) au XVIe siècle qu'avait illustrés à Madrid et à Barcelone la dynastie des Habsbourg, progressivement éloignée de ses bases autrichiennes ou flamandes originelles.

Un peu plus à l'est, il suffit d'évoquer à propos de cette durable dominance latine la grande peinture italienne de la Renaissance cependant que la France, encore à la traîne, n'abandonnera l'architecture gothique, désormais démodée, au profit des modèles romains, sinon grecs, que tardivement, à partir de 1530-1540. Les grandes découvertes océaniques des XVe-XVIe siècles vers l'Inde, l'Amérique, le Pacifique sont le fait de navigateurs italiens et ibériques.

Malgré ce, la rétroversion du Vieux Continent vers le Nord au détriment des grands espaces maritimes du Sud est une donnée qui s'impose progressivement dans le très long terme : je pense à l'installation déjà très ancienne à Paris d'une puissante monarchie capétienne ; elle "avale" peu à peu le Midi, Languedoc au temps de la croisade anti-albigeoise, Provence à la fin du Moyen Age, Sud-Ouest au lendemain des guerres de Cent Ans. Et puis la Corse en 1768. Dans la foulée et dans la longue durée, nos monarchies puis la République s'installeront en Algérie, en Tunisie, au Maroc entre 1830 et 1925. Conquêtes éphémères, quoique linguistiquement assez tenaces.

Le Nord, toujours : en Italie, Cavour, politicien piémontais ultra-septentrional par rapport à la Botte, détruit sans scrupule lors de notre Second Empire toutes les principautés et petites monarchies péninsulaires au profit de la vorace dynastie savoyarde ; elle s'installe sans complexe à Rome et contrôle tant bien que mal un espace considérable qui s'étend du val d'Aoste à Lampéduse et Pantelleria. L'Allemagne de Guillaume II, avant 1914, tente de mettre un pied au Maroc et un autre au Proche-Orient, forte de l'alliance ottomane. L'Angleterre tient la route des Indes par Gibraltar, Malte et le canal de Suez ; celui-ci, oeuvre d'un Français éminent, Ferdinand de Lesseps. Ce personnage, sans le scandale de Panama où il fut impliqué, occuperait dans la mémoire nationale une place quasi équivalente à celle de Victor Hugo.

De cette avancée des pouvoirs nordistes vers le sud, on tient encore d'autres exemples : n'évoquons que pour mémoire l'arrivée des Vikings ou plutôt des Normands dans l'espace italien méridional y compris insulaire. Quant à l'Espagne moderne, chrétienne et post-chrétienne, elle doit son existence à la Reconquista, effectuée à partir de la bordure d'outre-Pyrénées exceptionnellement non islamisée, liseré étroit qui s'étendait de Saint-Jacques-de-Compostelle à la Catalogne.

L'apôtre Jacques pointait ainsi un doigt conquérant vers Valence et l'Andalousie. Couronnant l'édifice, les Pays-Bas dès le XVIIe siècle supplantent l'Italie du Nord comme avant-garde agricole, capitaliste, conquérante, transocéanique. Mais le vaincu parfois conquiert pacifiquement son fier vainqueur : la France s'est emparée de "son" Sud mais les pays d'Oc, même francisés, constituent maintenant un pôle d'attraction économiquement très actif pour les retraités, pour les amateurs de résidences secondaires, les touristes blonds et germaniques, y compris déshabillés au cap d'Agde et les médecins pour soigner tout ce monde. Puissant gisement d'emplois...

Les Algériens colonisés jadis par Charles X et Louis-Philippe viennent peupler nos banlieues, la tête haute. Les milliardaires arabes et autres dédaignent la Galice et s'installent en Andalousie triomphalement. Nos anciennes possessions donnent le "la", les baigneurs scandinaves sont à Djerba et BHL règne à Marrakech.

D'une façon générale, y compris hors Méditerranée, l'attraction sudiste et solaire fait prime. Londres, avec son ciel purifié du smog, a repris l'ascendant sur les vieilles zones centrales et septentrionales de la révolution industrielle anglaise ; le Wurtemberg et la Bavière, jadis pauvres, sont devenus les régions les plus heureuses de l'Allemagne, distançant le Brandebourg. La vieille Europe, si ensoleillée soit-elle en la circonstance, est pourtant bluffée par l'émergence de la révolution arabe au sud et à l'est de la mer intérieure.

On en était encore à l'islamisme conquérant comme dans La Belle Hélène, d'Offenbach. Tous ces barbus qui s'avancent... bus qui s'avancent... bus qui s'avancent... Et puis la scène pivote, sur le mode dramaturgique. Les jeunes manifestants, du Maroc à la Syrie (sans oublier Aden et certains émirats), se proclament démocrates et le sont en effet pour nombre d'entre eux.

Dans ce qui fut autrefois la régence tunisienne, Ben Ali dorénavant met les pouces. Dans une Egypte qui comptait il n'y a pas si longtemps 40 millions d'habitants devenus aujourd'hui 84 millions, les étudiants et bien d'autres ont fait céder Moubarak, l'attitude de l'armée ayant été exemplaire en l'occurrence. Ces deux pays qu'avaient illustrés il y a bien longtemps Carthage et les pharaons écrivent derechef une nouvelle page, pour le moment brillante, de leur histoire multimillénaire.

Ce que d'aucuns avaient prévu se réalise, les masses estudiantines énormément accrues depuis des dizaines d'années changent les règles du jeu. Mais ailleurs l'armement moderne des forces de répression fait la loi pour le moment. Jusqu'à quand ? Kadhafi est l'auteur de cette incroyable innovation qu'est l'usage de l'aviation militaire contre les manifestants des boulevards et des avenues.

La dynastie Assad se couvre de honte, une fois de plus, contre des Syriens désarmés. Qu'en adviendra-t-il ? La politique méditerranéenne de la France y changera-t-elle quelque chose ? Je laisse à de plus savants que moi comme aux spécialistes du monde arabe le soin de répondre à cette question.

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/04/08/une-vieille-europe-fascinee-par-la-vitalite-politique-du-sud_1504917_3232.html


La diabolisation de l'islam est une impasse

Nicolas Sarkozy avait voulu faire de l'Union pour la Méditerranée (UPM) un élément essentiel de la crédibilité internationale de la France, notamment dans son "dialogue" avec les pays du Sud. Après deux ans d'errements et d'improvisations, cette institution a montré ses limites. Ce fiasco était prévisible. Dès sa conception, l'UPM souffrait de trois grands paradoxes.

La première contradiction réside dans la méthode : à vouloir faire cavalier seul et s'attribuer la réussite du projet, le président s'est disqualifié en ne jugeant pas nécessaire de convaincre ses partenaires européens, et en particulier l'Allemagne, de la pertinence de l'enjeu méditerranéen. Cette obsession à tout s'approprier, à faire des coups médiatiques au détriment d'une véritable politique, est contraire à l'intérêt général.

Deuxième paradoxe : la politique intérieure du gouvernement s'oppose à un projet méditerranéen. N'est-il pas en effet contradictoire de parler d'"union de projets", de "dialogue des civilisations", de "ponts à construire", tout en s'érigeant en citadelle ? La énième loi sur l'immigration contribue, une fois encore, à faire de l'étranger un délinquant.

Au-delà de la question migratoire, comment nouer une alliance fondée sur la confiance avec ces pays tout en stigmatisant, jour après jour, les Français de tradition arabo-musulmane qui vivent sur votre sol ? Ceux-là mêmes qui possèdent toujours des liens très forts avec l'autre rive. La refondation de l'UPM va percuter, avec fracas, le débat voulu par le parti du président sur - ou plutôt contre - l'islam.

Car, en France, le musulman est devenu la nouvelle figure de l'Autre. Les petits fils d'immigrés, nés français, sont désignés comme "musulmans" pour mieux les enfermer dans une identité allogène et forcément pathogène. Pour Nicolas Sarkozy, le musulman devient, face à la surenchère électoraliste imposée par le Front national, un enjeu qu'il suffirait de triturer habilement pour en faire une martingale en vue des prochaines élections.

Défiance grandissante

Sa croisade a commencé dès 2007, elle s'est poursuivie avec la création du ministère de l'identité nationale et du funeste débat du même nom, avant de se décliner dans des polémiques autour de la burqa, des minarets et de la nourriture halal. C'était faire injure à ces millions de citoyens qui vivent leur foi en toute discrétion et tranquillité, en parfaite cohérence avec la laïcité.

Cette diabolisation de l'islam, ces éructations répétées contre une foi et une spiritualité sont contraires à notre conception de la laïcité et constituent autant d'humiliations aux conséquences corrosives pour le vivre-ensemble et l'image de la France. Faut-il rappeler que les jeunes de la rive sud vivent la démocratie par procuration en suivant avec avidité la vie politique française ? Les propos, agissements et décisions de nos responsables sont commentés en temps réel sur les réseaux sociaux, dont on connaît le rôle déterminant dans le déclenchement du "printemps arabe".

Le troisième paradoxe repose sur une erreur majeure dans l'analyse de l'évolution politique des pays de la rive sud. Obsédé par l'intégrisme, le gouvernement français a cautionné la privation des libertés dans les pays du Sud en soutenant des régimes autoritaires et déconnectés des peuples. D'ailleurs, la France, et elle n'est pas la seule en Europe, s'est faite la complice de la théorie selon laquelle la foi musulmane serait incompatible avec la démocratie. Aujourd'hui, cette vision fantasmée et anxiogène de l'islam et des musulmans justifie, dans les pays du Sud, une défiance grandissante à l'égard de la France.

En définitive, l'Union pour la Méditerranée est une belle idée gâchée qu'il faudra nécessairement repenser. La vision française sur le sujet, en plus d'être paradoxale, est schizophrène : elle est lyrique et grandiloquente dans ses discours, et paranoïaque dans ses actes. La dichotomie entre politique intérieure et politique étrangère n'est plus acceptable.

Dans l'immédiat, il est indispensable de soutenir les sociétés civiles de la rive sud qui expriment avec une vitalité et une conviction insoupçonnées leurs aspirations démocratiques. Il convient de leur proposer les outils de cette émancipation afin qu'elles s'approprient les processus démocratiques en renforçant les mécanismes de financement européens dédiés.

Enfin, il est urgent et salutaire d'ouvrir une séquence positive avec nos citoyens de tradition arabo-musulmane car ils seront les meilleurs passeurs vers la rive sud.

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/04/08/la-diabolisation-de-l-islam-est-une-impasse_1504918_3232.html


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