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Stratégie militaire des Etats-Unis

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Sujet / Message Stratégie militaire des Etats-Unis

Message par Syfou le Mer 9 Fév - 23:26

Stratégie militaire américaine

Stratégie militaire générale

La stratégie militaire générale des Etats-Unis repose sur la projection de puissance ; les Américains ont réaffirmé leur premier souci de la stratégie militaire générale qu’est la préservation d’une liberté constante de mouvement. En 1992, Dick cheny déclare :« nous devons maintenir notre capacité à contrôler les océans du monde, à maintenir nos engagements en Europe et dans le pacifique, à être capables de déployer des forces, que ce soit en Asie du Sud-Ouest ou au Panama, pour faire face aux imprévus, afin de défendre les vies et les intérêts américains.

Avec la disparition de la menace soviétique, ils réduisent fortement leur composante sous-marine, tout en considérant que le danger est sous-marin (mines, sous-marins conventionnels) et que celui-ci peut compromettre sa capacité à opérer en toute impunité. En profitant des nouveaux programmes en matière de précision des armes, qu’elles soient tirées de sous-marins, de bâtiments de surface ou d’avions embarqués la Navy adopte des concepts nouveaux du genre «Network Centric Warfare» et bien d'autres expérimentés dans les flottes, devraient donner naissance à des doctrines nouvelles strictement nationales.
- Dominant manœuvre : c'est par un mouvement stratégique rapide et massif que l'on doit dominer l'adversaire et non de façon statique ;
- Précision engagement : il faut frapper au bon endroit avec des frappes en nombre réduit, mais parfaitement précises, en stand-off, et à forte puissance létale ;
- Full dimension protection : il faut sécuriser l'ensemble des forces alliées, que ce soit sur les réseaux d'information ou les infrastructures ;
- Focused logistic : les moyens civils et militaires, les réseaux d'information doivent permettre d'apporter, en flux tendu, l'ensemble de la logistique strictement nécessaire, afin d'être parfaitement efficace et de réduire les besoins en moyens de transport et ceux assignés à leur protection. L'ensemble de ces concepts est dominé par le principe de la «connaissance totale».
Dès lors, il s'agit de numériser tous les champs de bataille potentiels, centraliser complètement les informations sur les mouvements adverses avec un cycle connaissance- décision- réaction extrêmement court, avoir des armes à grande portée de haute précision permettant d'en limiter le nombre, de réduire la logistique et la protection associée et de les délivrer, au moment où l'adversaire est le plus vulnérable.

Stratégie militaire des moyens

31- la supériorité technologique :

La stratégie américaine repose avant tout sur la supériorité technique comme l’a montré la guerre du golfe, cette stratégie pratiquée par le Pentagone depuis une quarantaine d’année et selon laquelle la supériorité technique est le meilleur moyen de contrer un ennemi potentiel supérieur en nombre.
Le recours à la technique permet de substituer les machines aux hommes : c’est un objectif traditionnel des Etats-Unis et c’est devenu une caractéristique fondamentale de la culture stratégique américaine.


32 - La stratégie logistique :

La guerre du golfe a vu la plus grande opération de transport maritime depuis la seconde guerre mondiale et le plus gigantesque pont aérien de l’histoire. Pendant la guerre froide, les américains pouvaient renforcer l’OTAN par six divisions en dix jours, mais il a fallu près de six mois pour acheminer les 525 000 hommes nécessaires à la « tempête du désert ». Le Pentagone va sans doute devoir réviser certains choix et accentuer encore la composante logistique de sa stratégie.

33- Stratégie militaire opérationnelle et tactique :

La nécessité d’une stratégie opérationnelle combinée est devenue un leitmotiv au Pentagone ces dernières années. Les américains travaillent aujourd’hui pour un objectif commun : des opérations militaires unifiées efficaces, où les efforts de tout le système y tendent dès le départ.
La loi Goldwater- Nicols de 1986 a renforcé les pouvoirs du Président des chefs d’état-major intégrés et lui a donné la responsabilité de développer une doctrine pour l’emploi combiné des forces. Depuis, une première génération de doctrine interarmées est apparue mais c’est à bien des égards un assemblage de concepts rivaux et parfois incompatibles.
La pratique a consisté à désigner chaque fois un « service leader ». Il est maintenant recommandé de désigner une agence interarmées pour guider le processus. Il existe, depuis juin 1994, un joint Warfighting Center mais de nombreux efforts de rapprochement restent à faire. Le Pentagone estime que les capacités communes à développer doivent notamment porter sur l’attaque en profondeur et sur le soutien aérien rapproché. Il est de plus en plus indispensable de combattre du plus loin possible, en dehors du rayon d’action de l’ennemi, étant donné l’existence d’armes de destruction massive et les systèmes sophistiqués de défense aérienne.
Le soutien aérien rapproché est aujourd’hui assuré par les quatre forces et le Pentagone approuve l’existence de ces capacités multiples. Le corps des Marines ne doit pas posséder les capacités d’une deuxième armée de Terre ; il faudra mieux intégrer les diverses compétences. La Navy a plus qu’une doctrine opérationnelle et tactique en permettant avec ses porte-avions la projection de la puissance , elle assure aussi une part importante de la stratégie de dissuasion beaucoup plus que les armées de l’air ou de terre.
L’air force, avec ses bombardiers et ses missiles intercontinentaux, détient les deux autres composantes de la triade de dissuasion nucléaire. L’US Navy a rempli trois missions dans la crise puis la guerre du golfe : présence (stratégie de crise et pas de encore de guerre), projection de puissance, et maîtrise

34- Une stratégie aérienne d’anéantissement par attrition

La tempête du désert, a effectivement commencé par l’une des plus importantes opérations de bombardement aérien de tous les temps. Comme dans la théorie du Douhet le premier objectif a été de conquérir la maîtrise du ciel, en neutralisant l’armée de l’air irakienne ; les défenses anti-aériennes, les pistes d’envol et les rampes de lancement de missiles. En même temps étaient visés, par des raids en profondeur, des objectifs ‘’stratégiques’’, les centres de commandement et de contrôle, les usines de production d’armes chimiques et biologiques. Puis la campagne s’est orientée vers ‘’les objectifs d’interdiction en profondeur’’ les centres de communications, les autoroutes. Ensuite les bombardements se sont concentrés sur le centre de gravité « garde républicaine»

35- La manœuvre opérationnelle sur les arrières

Manœuvre de diversion : pendant la guerre du golfe, un assaut amphibie fictif a maintenu à l’Est les troupes irakiennes stationnées au Koweït, pendant qu’un gigantesque mouvement de flanc, plus de 200 km à l’Ouest, est allé fermer la porte à la retraite.

36- La supériorité logistique dans la bataille

Une logistique adaptée : « saute de mouton » une innovation de la guerre de golfe où des réservoirs de carburant étaient déposés derrière les lignes irakiennes, aux moyens d’hélicoptères.
Le souci de la dimension logistique de la guerre a toujours caractérisé la culture stratégique américaine. Parce que le soldat américain est exigeant surtout le ‘’GI’’ issu d’une société où l’aisance matérielle est apparue plutôt qu’en Europe.

Source:L’encyclopédie « Stratégie-Militaire »

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Sujet / Message Re: Stratégie militaire des Etats-Unis

Message par Sphinx le Jeu 2 Juin - 20:39

La Libye et la nouvelle doctrine stratégique US

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L’opération militaire alliée en Libye marque un changement stratégique majeur. Washington a renoncé à une guerre d’occupation et a sous-traité à ses alliés les opérations terrestres à venir. Thierry Meyssan décrit le nouveau paradigme stratégique des Etats-Unis : la globalisation forcée est interrompue, l’ère des deux mondes commence.

On dit souvent que les généraux ne voient pas venir les changements et préparent la prochaine guerre comme si elle devait ressembler à la précédente. Il en va de même pour les commentateurs politiques : ils interprètent les nouveaux événements non pour ce qu’ils sont, mais comme s’ils répétaient ceux qui les ont précédés.

Lorsque des mouvements populaires ont renversé Zine el-Abidine Ben Ali en Tunisie et Hosni Moubarak en Égypte, beaucoup ont cru assister à une « révolution du jasmin » [1]et une « révolution du lotus » [2], à la manière des révolutions colorées que la CIA et la NED ont organisées à la chaîne depuis la disparition de l’URSS. Certains faits semblaient leur donner raison, comme la présence d’agitateurs serbes au Caire ou la diffusion de matériels de propagande [3]. Mais la réalité était toute différente. Ces révoltes étaient populaires et Washington tentait sans succès de les détourner à son profit. En définitive, les Tunisiens et les Égyptiens n’aspiraient pas à l’American Way of Life, mais au contraire à se débarrasser de gouvernements fantoches manipulés par les États-Unis.

Lorsque des troubles sont survenus en Libye, ces mêmes commentateurs ont essayé de récupérer leur retard sur la réalité en nous expliquant que, cette fois-ci, il s’agissait d’un soulèvement populaire contre le dictateur Kadhafi. Ils accompagnaient alors leurs éditoriaux de doux mensonges présentant le colonel comme un éternel ennemi de la démocratie occidentale, oubliant qu’il collaborait activement avec les États-Unis depuis huit ans [4].

Pourtant, à y regarder de plus près, ce qui se passe en Libye est d’abord la résurgence de l’antagonisme historique entre la Cyrénaïque d’un côté, la Tripolitaine et le Fezzan de l’autre. Ce n’est que secondairement que ce conflit a pris une coloration politique, l’insurrection s’identifiant avec les monarchistes, bientôt rejoints par toutes sortes de groupes d’opposition (nassériens, khomeinyistes, communistes, islamistes etc…). En définitive. À aucun moment l’insurrection ne s’est étendue à l’ensemble du pays.

Toute voix qui dénonce la fabrication et l’instrumentation de ce conflit par un cartel colonial rencontre des protestations. L’opinion majoritaire admet que l’intervention militaire étrangère permet au peuple libyen de se libérer de son tyran, et que les bavures de la coalition ne peuvent être pires que les crimes de ce génocidaire.

Or, l’Histoire a déjà démontré la fausseté de ce raisonnement. Par exemple, nombre d’Irakiens opposés à Saddam Hussein et qui ont accueilli en sauveurs les troupes occidentales disent, huit ans et un million de morts plus tard, que la vie était meilleure dans leur pays du temps du despote.

Surtout, ce jugement se fonde sur une série de convictions erronées :

- Contrairement à ce qu’affirme la propagande occidentale et à ce que semble créditer la proximité chronologique et géographique avec la Tunisie et l’Égypte, le peuple libyen ne s’est pas soulevé contre le régime de Kadhafi. Celui-ci dispose encore de légitimité populaire en Tripolitaine et au Fezzan ; régions où le colonel a fait distribuer des armes à la population pour résister à l’avance des insurgés de Cyrénaïque et des puissances étrangères.

- Contrairement à ce qu’affirme la propagande occidentale et à ce que semblent accréditer des déclarations furieuses du « frère Guide » lui-même, Kadhafi n’a jamais bombardé sa population civile. Il a fait usage de la force militaire contre des putschistes sans prendre garde aux conséquences pour la population civile. Cette distinction n’a pas d’importance pour les victimes, mais en droit international elle sépare les crimes de guerre des crimes contre l’humanité.

- Enfin, contrairement à ce qu’affirme la propagande occidentale et au romantisme révolutionnaire d’opérette de Bernard Henry Lévy, la révolte de Cyrénaïque n’a rien de spontanée. Elle a été préparée par la DGSE, le MI6 et la CIA. Pour constituer le Conseil national de transition, les Français se sont appuyés sur les renseignements et les contacts de Massoud El-Mesmari, l’ex-compagnon et confident de Kadhafi qui a fait défection en novembre 2010 et a reçu asile à Paris [5]. Pour rétablir la monarchie, les Britanniques ont réactivé les réseaux du prince Mohammed el-Senoussi, prétendant au trône du Royaume-Uni de Lybie, actuellement réfugié à Londres, et ont distribué partout le drapeau rouge-noir-vert au croissant et à l’étoile [6]. Les États-uniens ont pris le contrôle économique et militaire en rapatriant de Washington des Libyens en exil pour occuper les principaux ministères et l’état-major du Conseil national de transition.

Au demeurant, ce débat sur la pertinence de l’intervention internationale est l’arbre qui cache la forêt. Si nous prenons un peu de recul, nous nous rendons compte que la stratégie des grandes puissances occidentales a changé. Certes, elles continuent à user et à abuser de la rhétorique de la prévention du génocide et du devoir d’intervention humanitaire des grands frères, voire du soutien fraternel aux peuples en lutte pour leur liberté pourvu qu’ils ouvrent leurs marchés, mais leurs actes sont différents.

La « doctrine Obama »

Dans son discours à la National Defense University, le président Obama a défini plusieurs aspects de sa doctrine stratégique en soulignant ce qui la distinguait de celles de ses prédécesseurs, Bill Clinton et George W. Bush [7].

Il a d’abord déclaré : « En un mois seulement, les États-Unis ont réussi, avec leurs partenaires internationaux, à mobiliser une vaste coalition, à obtenir un mandat international de protection des civils, à stopper l’avance d’une armée, à éviter un massacre et à établir, avec leurs alliés et partenaires, une zone d’exclusion aérienne. Pour bien mettre en perspective la rapidité de notre réaction militaire et diplomatique, rappelons que dans les années 1990, lorsque des populations se faisaient brutaliser en Bosnie, il a fallu plus d’un an à la communauté internationale pour intervenir avec des moyens aériens afin de protéger ces civils. Il nous a fallu cette fois seulement 31 jours ».

Cette rapidité contraste avec la période de Bill Clinton. Elle s’explique de deux manières.
D’une part les États-Unis de 2011 ont un projet cohérent — nous allons voire lequel —, alors que dans les années 90, ils hésitaient entre profiter de la disparition de l’URSS pour s’enrichir commercialement ou pour édifier un empire sans rival.

D’autre part, la politique de la « réinitialisation » (reset) de l’administration Obama, visant à substituer la négociation à l’affrontement, a porté partiellement ses fruits avec la Russie. Bien que celle-ci soit une des grandes perdantes économiques de la guerre de Libye, elle en a accepté le principe — même si les nationalistes Vladimir Poutine [8]ou Vladimir Chamov [9] en ont des aigreurs d’estomac —.

Puis, dans le même discours du 28 mars 2011, Obama a poursuivi : « Notre alliance la plus efficace, l’OTAN, a pris le commandement de l’application de l’embargo sur les armes et de la zone d’exclusion aérienne. Hier soir, l’OTAN a décidé de prendre la responsabilité supplémentaire de la protection des civils libyens. (…) Les États-Unis joueront (…) un rôle d’appui – notamment au niveau du renseignement, du soutien logistique, de l’assistance à la recherche et au sauvetage, et du brouillage des communications du régime. Du fait de cette transition vers une coalition plus vaste, fondée sur l’OTAN, les risques et les coûts de ces opérations – pour nos soldats et nos contribuables – se trouveront considérablement réduits ».

Après avoir mis la France en avant et avoir feint de traîner les pieds, Washington a admis avoir « coordonné » toutes les opérations militaires depuis le début. Mais ce fut pour annoncer immédiatement le transfert de cette responsabilité à l’OTAN.

En termes de communication intérieure, on comprend bien que le Prix Nobel de la paix Barack Obama ne souhaitait pas donner l’image d’un président entraînant son pays dans une troisième guerre en terre d’islam après l’Afghanistan et l’Irak. Néanmoins cette question de relations publiques ne doit pas faire oublier l’essentiel : Washington ne veut plus être le gendarme de la planète, mais entend exercer un leadership sur les grandes puissances, intervenir au nom de leur intérêt collectif et en mutualisant les coûts. Dans cette perspective, l’OTAN est appelée à devenir la structure de coordination militaire par excellence, à laquelle la Russie, voire plus tard la Chine, devraient être associées.

Enfin, le président Obama a conclu à la National Defense University : « Il y aura des occasions où notre sécurité ne sera pas directement menacée mais où nos intérêts et nos valeurs le seront. L’histoire nous met face à face parfois avec des défis qui menacent notre humanité et notre sécurité communes – intervenir dans le cas de catastrophes naturelles, par exemple ; ou prévenir un génocide et préserver la paix ; assurer la sécurité régionale et maintenir le flot du commerce. Ce ne sont peut-être pas des problèmes uniquement américains mais ils nous sont importants. Ce sont des problèmes qui méritent d’être résolus. Et dans ces circonstances, nous savons que les États-Unis, en tant que nation la plus puissante du monde, seront souvent appelés à apporter leur aide ».

Barack Obama rompt avec le discours enflammé de George W. Bush qui prétendait étendre au monde entier l’American Way of Life par la force des baïonnettes. S’il admet déployer des moyens militaires pour des causes humanitaires ou des opérations de maintien de la paix, il n’envisage la guerre que pour « assurer la sécurité régionale et maintenir le flot du commerce ».

Ceci mérite une explication approfondie.
Le changement stratégique


Par convention ou par commodité, les historiens appellent chaque doctrine stratégique du nom du président qui la met en œuvre. En réalité, la doctrine stratégique est aujourd’hui élaborée au Pentagone et non plus à la Maison-Blanche. Le changement fondamental n’a pas eu lieu avec l’entrée de Barack Obama dans le Bureau ovale (janvier 2009), mais avec celle de Robert Gates au Pentagone (décembre 2006). Les deux dernières années de la présidence Bush ne ressortent donc pas de la « doctrine Bush », mais préfigurent la « doctrine Obama ». Et c’est parce qu’il vient de triompher que Robert Gates envisage de se retirer avec la fierté du travail accompli [10].

Pour me faire mieux comprendre, je distinguerai donc une « doctrine Rumsfeld » et une « doctrine Gates ».

Dans la première, l’objectif est de changer les régimes politiques, un à un, partout dans le monde, jusqu’à ce qu’ils soient tous compatibles avec celui des États-Unis. Ce qui est appelé « démocratie de marché « étant en réalité un système oligarchique dans lequel de pseudos-citoyens sont protégés de l’arbitraire de l’État et peuvent choisir leurs gouvernants à défaut de pouvoir choisir leurs politiques.

Cet objectif a conduit à l’organisation de révolutions colorées comme à l’occupation de l’Afghanistan et de l’Irak.

Or, indique Barack Obama dans le même discours : « Grâce aux sacrifices extraordinaires de nos troupes et la détermination de nos diplomates, nous sommes pleins d’espoir quant à l’avenir de l’Irak. Mais le changement de régime a pris huit ans, a coûté des milliers de vies américaines et irakiennes et près de mille milliards de dollars. Nous ne pouvons nous permettre que cela se reproduise en Libye ».

Bref, cet objectif d’une Pax Americana, qui à la fois protégerait et dominerait tous les peuples de la terre, est économiquement irréalisable. De même d’ailleurs que l’idéal de convertir l’humanité entière à l’American Way of Life.

Une autre vision impériale, plus réaliste, s’est progressivement imposée au Pentagone. Elle a été vulgarisée, par Thomas P. M. Barnett dans son ouvrage The Pentagon’s New Map. War & Peace in the Twenty-First Century (La Nouvelle carte du Pentagone. Guerre et paix au XXIe siècle).

Le monde futur serait divisé en deux. D’un côté le centre stable, constitué autour des États-Unis par des pays développés et plus ou moins démocratiques. De l’autre une périphérie, livrée à elle même, en proie au sous-développement et à la violence. Le rôle du Pentagone serait alors de garantir l’accès du monde civilisé qui en a besoin aux richesses naturelles de la périphérie qui ne sait pas s’en servir.

Cette vision suppose que les États-Unis en soient plus en compétition avec les autres États développés, mais deviennent leur leader de sécurité. Cela paraît possible avec la Russie, dans la mesure où le président Dmitry Medvedev a ouvert la voie à une collaboration avec l’OTAN lors du défilé commémoratif de la fin de la Seconde Guerre mondiale, puis lors du sommet de Lisbonne. Ce sera peut-être plus compliqué avec la Chine dont la nouvelle équipe dirigeante semble plus nationaliste que la précédente.

La division du monde en deux zones, stable et chaotique, où la seconde n’est que le réservoir de richesses naturelles de la première, pose évidemment la question des délimitations. Dans l’ouvrage de Barnett (2004), les Balkans, l’Asie centrale, presque toute l’Afrique, les Andes et l’Amérique centrale sont rejetées dans les ténèbres. Trois États membres du G20 – dont un est également membre de l’OTAN – sont voués au chaos : la Turquie, l’Arabie saoudite et l’Indonésie. Cette carte n’est pas figée et des repêchages restent possibles. Ainsi, l’Arabie Séoudite est en train de gagner ses galons en écrasant dans le sang la révolte à Bahreïn.

Puisqu’il n’est plus question d’occuper de pays, mais uniquement de tenir des zones d’exploitation et de procéder à des raids lorsque c’est nécessaire, le Pentagone se doit d’étendre à toute la périphérie le processus de fragmentation, de « remodelage », amorcé au « Proche-Orient élargi » (Greater Middle-East). Le but de la guerre n’est plus l’exploitation directe d’un territoire, mais la déstructuration de toute possibilité de résistance. Le Pentagone se concentre sur le contrôle des voies maritimes et les opérations aériennes pour sous-traiter autant que possible les opérations terrestres à ses alliés. C’est ce phénomène qui vient de débuter en Afrique avec la partition du Soudan et les guerres de Libye et de Côte d’Ivoire.

Si, au regard du discours démocratique, le renversement du régime de Mouammar Kadhafi serait un objectif gratifiant, il n’est ni nécessaire, ni souhaitable du point de vue du Pentagone. Dans la « doctrine Gates », mieux vaut le maintien d’un Kadhafi hystérique et humilié dans un réduit tripolitain qu’une Grande Libye capable un jour de résister à nouveau à l’impérialisme.

Bien sûr cette nouvelle vision stratégique n’ira pas sans mal. Il y aura ces flux de migrants, toujours plus nombreux, fuyant l’enfer de la périphérie pour accéder au paradis du centre. Et il y aura ces incorrigibles humanistes pour penser que le paradis des uns ne doit pas s’édifier sur l’enfer des autres.

C’est ce projet qui est en jeu en Libye et c’est par rapport à lui que chacun doit se déterminer.

Note(s) :

Spoiler:
*Analyste politique français, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace. Il publie chaque semaine des chroniques de politique étrangère dans la presse arabe et russe. Dernier ouvrage publié : L’Effroyable imposture 2, éd. JP Bertand (2007).

[1] Washington face à la colère du peuple tunisien, Thierry Meyssan, Réseau Voltaire (23 janvier 2011).

[2] L’Égypte au bord du sang , Thierry Meyssan, Réseau Voltaire (31 janvier 2011).

[3] Le manuel états-unien pour une révolution colorée en Égypte, Réseau Voltaire (1er mars 2011).

[4] Mon album de famille, par Mouammar Kadhafi (pastiche), Réseau Voltaire (25 mars 2011).

[5] La France préparait depuis novembre le renversement de Kadhafi, Franco Bechis, Réseau Voltaire (24 mars 2011).

[6] Quand flottent sur les places libyennes les drapeaux du roi Idris, Manlio Dinucci, Réseau Voltaire (1er mars 2011).

[7] Allocution à la Nation sur la Libye, Barack Obama, Réseau Voltaire (28 mars 2011).

[8] Remarks on the situation in Libya, Vladimir V. Putin, Voltaire Network (21 mars 2011).

[9] L’ambassadeur Chamov accuse Medvedev de trahison en Libye, Réseau Voltaire (26 mars 2011).

[10] Robert Gates sur le départ, Réseau Voltaire (7 avril 2011).

Source:http://geostrategie.com

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Sujet / Message Re: Stratégie militaire des Etats-Unis

Message par Syfou le Mar 5 Juil - 1:28

L’Amérique solitaire ? : Les alliances militaires dans la stratégie des Etats-Unis

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En septembre 1776, Georges Washington met en garde les Etats-Unis à propos des éventuelles alliances avec des puissances, contraignantes pour leur liberté d’action. Ce discours se révèlera être la politique américaine.

Aujourd’hui, ce dernier se justifie entièrement par les problématiques sur la place de l’Europe dans l’alliance atlantique. D’ailleurs, Philippe Conrad nous présente l’ouvrage mettant en lumière cette question : « l’Amérique solitaire ? Les alliances militaires dans la stratégie des Etats-Unis » d’Hervé Coutau Bégarie. Il fait une description minutieuse de ce livre mettant en évidence son lien avec l’actualité internationale.

[url]
L'Amérique solitaire ? de Hervé Coutau-Bégarie par realpolitiktv[/url]

Présentation de l’éditeur

Les Etats-Unis sont, aujourd’hui, la puissance dominante, hégémonique. L’un des piliers de leur puissance et de leur influence est un réseau d’alliances militaires mis en place au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, dans le contexte de la guerre froide, et qui s’est révélé d’une remarquable solidité puisqu’il a survécu à la menace soviétique qui l’avait fait naître. Comment expliquer cette remarquable réussite ? ‘”"-delà de l’inévitable poids de la puissance impériale, on trouve aussi un projet stratégique et géopolitique remarquablement cohérent, soigneusement réfléchi et mis en œuvre dans la longue durée. Les Etats-Unis ne sont pas devenus la puissance hégémonique par hasard, mais bien parce qu’ils ont voulu et qu ‘ils ont su se doter des relais indispensables à leur rayonnement mondial, tout en prenant soin de ne jamais aliéner leur liberté d ‘action. Ils restent ainsi fidèles au testament de George Washington, dans un environnement totalement transformé : ils n’acceptent d’alliances que si elles ne sont pas contraignantes.

http://realpolitik.tv

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Sujet / Message Re: Stratégie militaire des Etats-Unis

Message par Syfou le Ven 11 Nov - 0:55

L'Iran dans l'œil du cyclone

C'est dans une atmosphère très va-t-en guerre que - tel Caton l'Ancien qui commençait chacun de ses discours par « il faut détruire Carthage»- Benjamin Netanyahu ouvre chaque séance du gouvernement israélien par : il faut détruire Téhéran. Las, le président Shimon Peres vient de se prononcer en faveur de l'option militaire. Enfin, tandis que le général israélien Eyal Eisenberg mettait en garde, en septembre, contre la possibilité d'une «guerre globale et totale» avec un possible recours à des armes de destruction massive, Newsweek révélait que le président Barak Obama avait offert en secret à Israël, il y a deux ans, 55 bombes anti-bunker. Des armes demandées par Tel Aviv depuis longtemps et que même Bush avait refusées. C'est inquiétant, d'autant qu'on apprend que les USA, Israël et des pays européens (parmi ceux qui ont voté contre l'adhésion de la Palestine à l'UNESCO ou se sont abstenus) viennent de mener, au large de la Sardaigne, des exercices aériens pour des attaques de longue portée. The Guardian rapporte que Washington planifierait une frappe contre Téhéran.

Le rapport de l'Agence internationale pour l'énergie atomique sur le programme nucléaire iranien, qui sera rendu public ce 8 novembre aurait sur ce sujet «une influence décisive» explique, sur un ton anxieux, le quotidien britannique, dont on imagine le journaliste déjà affublé d'un tablier de plomb pour se protéger des radiations.

L'ambassadeur de France à l'ONU a lui aussi prévenu que l'Iran s'exposait à une attaque préventive s'il poursuivait son programme nucléaire. Il récitait un mantra élyséen, en reprenant les termes utilisés, fin août, par le président français décidé à mener une campagne militaire en lieu et place d'une campagne électorale. On est en attente des breaking news sur CNN.

Israël qui continue à jouer la victime absolue vient d'intercepter deux navires humanitaires en route pour Gaza. Mais qui pouvait encore penser échapper à un abordage face à un Etat qui détient le triste record mondial des dépenses d'armement par habitant ? A cause d'Israël et de la politique américaine, la région est livrée à une folle course aux armements. C'est toujours ça de pris, se disent les marchands de canons américains qui ne négligent aucuns profits par ces temps de crise. L'Arabie Saoudite, avec des dépenses militaires atteignant 16,3% de son PIB, devance l'Inde et le Brésil qui aspirent à accéder au Conseil de Sécurité de l'ONU et disposent d'une industrie de l'armement. Pour le moment les armes saoudiennes servent surtout à soutenir la répression au Bahreïn, avec le silence complice d'El Jazeera. Le Koweït, Oman et le Qatar, dont l'aviation et les forces spéciales sont intervenues en Libye auprès de l'OTAN, pardon du CNT, ne sont pas en reste puisqu'ils consacrent respectivement 9,8%, 10% et 11,7 % de leur PIB en achat d'armes devant l'Iran qui n'y consacre « que » 7,5% de son PIB. Pourtant ce pays est présenté comme le péril. Cette menace justifierait, en plus des bases américaines qui encerclent l'Iran, le déploiement militaire français à Abou Dhabi, provoquant, dans la presse parisienne, un étrange débat sur la possibilité de faire usage de l'arme nucléaire pour soutenir ce lointain et minuscule allié. Le transit d'un sous-marin israélien par le canal de Suez avait jeté la lumière sur les projets d'agression. Depuis la chute de Moubarak, tout en ayant eu le bon goût de faire, légèrement, évoluer sa politique internationale, l'Egypte paraît toujours faire partie d'un front qui n'est pas seulement défensif. Tout comme la Turquie, qui accueille le bouclier anti-missile américain et participe à isoler Damas, allié de Téhéran, ce n'est pas sa position par rapport à Israël qui est significative mais bien celle par rapport à Gaza tenue par le Hamas, allié de l'Iran. Mais l'Egypte est angoissée. En 2009, son ministre des Affaires étrangères lançait une mise en garde : «Si le monde arabe se trouve pris entre le marteau et l'enclume (Israël et l'Iran), il devra se chercher un bouclier.» La réponse à cette demande est parvenue à l'opinion publique par le New York Times qui a révélé que « Washington déploie des navires spécialisés Aegis au large des côtes iraniennes ainsi que des intercepteurs de missiles dans quatre pays : le Qatar, les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Koweït. Ils négocient également avec Oman. » De leur côté, l'Egypte et les Emirats-Arabes-Unis prévoient d'acquérir de nouveaux sous-marins. Comme Israël, même si- pour preuve définitive d'esprit critique et en réponse à la colonisation en Cisjordanie - l'Allemagne annonce qu'elle ne livrerait pas de sous-marin à l'Etat hébreu.

En effet, outre les soupçons de fabrication de l'arme nucléaire et ses capacités balistiques, pour contourner la suprématie aérienne israélienne, l'Iran est considéré comme une menace en raison de l'achat de sous-marins russes capables de bloquer les détroits où transitent 40 % du pétrole mondial… si on ne détecte pas les pétarades de leurs moteurs diesel au démarrage. En effet qui peut, raisonnablement, se faire des illusions sur les moyens militaires réels de l'Iran ? Les plans des mollahs risquent d'être à peine moins imparables que ceux du maître du Tigre et de l'Euphrate. Surtout que Moscou bloque la livraison de ses fameux missiles S-300. Au final, c'est encore la société qui paiera un prix qui sera d'autant plus cruel qu'on aura crédité l'Iran de capacités militaires exagérées.

Sans revenir sur le fait qu'Israël dispose de l'arme atomique, et que la meilleure manière d'assurer la non-prolifération passe par son désarmement, il faut rappeler que l'Iran n'est pas le seul pays de la région qui développe un programme nucléaire. Égypte, Arabie saoudite, Émi¬rats arabes unis, Bahreïn, Jordanie : l'un après l'autre, ces pays ont annoncé ou envisagé la relance de leurs programmes nucléaires civils, et les États-Unis, la France ou la Russie, ont tous, avec empressement, proposé leur expertise.

L'Égypte a été la première à franchir le pas en réactivant un programme suspendu après l'accident de Tchernobyl. Vous pouvez ranger vos comprimés d'iode, aucun soupçon ne se porte sur ces programmes ! Et, bien que l'Iran soit accusé de vouloir militariser le sien, aucune preuve n'a été apportée.

Face aux menaces contre ce pays, le représentant du Mouvement des Non Alignés, remonté au front en même temps que l'impérialisme, avait envoyé une lettre à l'AIEA - la pressant d'accepter une résolution intitulée « Interdiction de toute attaque armée contre des installations nucléaires sous contrôle de l'AIEA, opérationnelles ou en construction.» En fait, il existait déjà une telle résolution suite à la destruction par Israël du réacteur de recherche construit et approvisionné en combustible par les Français sous contrôle de l'AIEA en 1981 à Osirak, en Irak. Décryptage : même un renoncement de l'Iran à l'enrichissement ne le prémunirait pas d'une attaque.

La résolution 487 du Conseil de Sécurité avait alors condamné le bombardement et proclamé que «conscient du fait que l'Irak est partie prenante du Traité de Non Prolifération d' Armes Nucléaires depuis qu'il est entré en vigueur en 1970, que, en conformité avec ce traité l'Irak a accepté les clauses de sauvegardes de l' AIEA sur toutes ses activités nucléaires, et que l'agence a certifié que ces sauvegardes ont à ce jour été appliquées avec satisfaction; condamne fermement l'attaque militaire par Israël - en violation claire de la Charte des Nations Unies et des normes de conduite internationale; exige d'Israël de s'abstenir dans le futur de tels actes et de telles menaces; de plus considère que l'attaque mentionnée constitue une menace sérieuse à la totalité du régime de sauvegarde de l'AIEA. » Ce n'est pas forcément une bonne nouvelle car nous savons ce que font Israël et les Etats occidentaux des résolutions de l'ONU.

Avec une brutalité qui dément son attachement au bien du peuple iranien, Hillary Clinton exige des « sanctions traumatisantes » contre Téhéran. Or, selon une tradition peu réjouissante apparue ces vingt dernières années, les sanctions sont souvent un prélude à une guerre. En instaurant un « équilibre de la terreur » au Moyen-Orient, l'Iran risquerait de provoquer un bouleversement stratégique. On peut donc supputer que la neutralisation de ce pays ne répondrait pas exclusivement à l'exigence de respect de la légalité internationale, qui sert de feuille de vigne aux États occidentaux, voire même au souci de la non prolifération atomique, mais relèverait d'impératifs moins nobles : sécuriser la position américaine au Moyen-Orient, et, au-delà, la mainmise sur les réserves d'hydrocarbures de l'Asie occidentale et le contrôle des nouveaux oléoducs stratégiques en construction depuis l'Asie centrale, une des motivations de l'intervention américaine en Afghanistan et en Irak. Par ailleurs, disent des experts, l'Iran disposant de réserves pétrolières et gazières importantes, mais qui sont surtout destinées à la Chine et à la Russie, le contrôle de ces sources d'énergie serait comme une épée de Damoclès brandie contre deux états émergents qui défient l'hégémonie globale des Etats Unis. Et, cerise sur le gâteau, un Iran qui exporterait son pétrole et son gaz en Occident ouvrirait l'opportunité aux pays d'Asie Centrale d'avoir des débouchées autres que... la Chine et la Russie. Par ailleurs l'Iran représente la plus forte concentration industrielle de la zone qui va du sud de l'Europe aux confins de l'Inde.

La réussite de sa stratégie valoriserait sa politique d'autosuffisance technologique et militaire, de la même manière que chaque succès politique ou militaire de la résistance libanaise ou palestinienne réhabilite la fermeté face à la finlandisation des esprits en cours dans le monde arabe. «Notre premier objectif est de dissuader les Iraniens» de s'en prendre à leurs voisins, a déclaré l'administration américaine. «Le deuxième est de rassurer les Etats arabes afin qu'ils ne se sentent pas obligés de se procurer eux-mêmes l'arme nucléaire. Mais il s'agit aussi en partie de calmer les Israéliens», dit-on à Washington. Alors même qu'Israël perd son statut de relais des Etats-Unis - ce qui est injuste après tant de bons et loyaux services doit-on penser du côté de Tel aviv - le succès iranien entraînerait la désintégration de l'option arabe de vassalisation à l'ordre américain, déterminant du coup la nouvelle hiérarchie des puissances dans l'ordre régional. C'est moche mais cette option reste, elle aussi, inacceptable pour les USA.
Pour nourrir ses ambitions mondiales l'Amérique reste dotée de la première armée. Avec un budget de plus de 650 Mds, une part mondiale de 42%, et une croissance décennale de plus de 240 Mds (+66 %), les USA sont les champions de monde toutes catégories et loin devant le second (en l'occurrence la Chine dont le budget ne représente « que » 5,8% de la part mondiale). Surtout, les Etats-Unis ont mis au point des plans de bombardement spécifiques pour l'Iran, a depuis longtemps indiqué le général Petraeus. Une dépêche de Reuters reprenant les dires du Lieutenant Général Mark Shackelford, officier le plus haut gradé de l'armée de l'air, précisait que l'armée américaine voulait même accélérer la production de 10 à 12 bombes Bunker Buster géantes en 2010. «Ces achats vont au-delà de celles nécessaires pour tester leur capacité... en d'autres termes l'armée cherche à construire un petit stock de 10 à 12 bombes.» L'entreprise de mercenaires Blackwater ne l'ayant pas encore totalement remplacé, le ministère de la défense avait auparavant demandé au Congrès US d'inscrire au budget 2009, 68 millions de $ pour hâter la fabrication de ces bombes conventionnelles MOP ayant un pouvoir d'explosion plus de 10 fois supérieur à la bombe de génération précédente. Un exposé Powerpoint avait dû permettre d'expliquer que la MOP est «la mère de toutes les bombes», conçue pour pénétrer à 60 m de profondeur avant d'exploser, là où se trouveraient les installations nucléaires iraniennes.

Le président Obama a paru fixer le cap de sa stratégie iranienne à l'occasion de la session spéciale du Conseil de sécurité qu'il a présidé, et durant laquelle était inscrit le problème du désarmement nucléaire et de la non-prolifération.

Avec le discours du Caire - ich bin ein egyptian - s'était le temps de la main tendue et du soft power. Mais, aujourd'hui, cette main est visiblement dans un gant de fer. Et, alors qu'il recevait son prix Nobel de la paix, le propos d'Obama portait sur les guerres justes, affirmant ainsi que rien ne le détournerait de ce qu'il devrait faire. Le journal Le Monde rapportait, par ailleurs, que dans un discours sur l'état de l'Union, le Président américain n'avait consacré que huit minutes - sur soixante-dix-à la politique étrangère. Il n'avait pas mentionné le conflit israélo-palestinien, relégué dès 2010 au second rang. Il n'a pas non plus cité la Chine, si ce n'est pour donner en exemple ses trains à grande vitesse. Mais sur l'Iran, M. Obama a eu un commentaire remarqué, promettant aux dirigeants iraniens des «conséquences croissantes». Le président américain a commencé par sauver les banques, bien qu'il ait été élu contre elles. Alors qu'il est au plus bas dans les sondages et que son prochain mandat est en jeu, on peut craindre qu'il fasse aussi le job en Iran, oubliant qu'il avait été élu pour mettre fin aux aventures militaro-impérialistes de Bush.

Gérard Duménil et Dominique Levy du CNRS avaient expliqué, il y a quelques années, le lien entre néolibéralisme et néo-militarisme, en se livrant à la critique du néo-conservatisme. La nouvelle stratégie militaire des Etats-Unis répond à des motivations politiques, elle aussi, mais on doit également l'appréhender en relation avec la situation économique. En dépit de la crise financière, et peut être même à cause d'elle, on peut dire que la tentation d'un conflit est réelle pour les Etats-Unis.

Au pire, le monde financera la prochaine guerre, et sa conduite le convaincra qu'il a intérêt à continuer à financer le niveau de vie des américains. Le nouveau cours militaire qui s'articule à une promotion de l'islamisme « modéré » comme le montrent les exemples libyen et tunisien, doit être saisi comme une composante du système général de l'hégémonie américaine, une forme de néo-keynésianisme impérial. Même s'il prend parfois les accents de Martin Luther King, Obama ne fait qu'un rêve : un nouveau leadership !

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Sujet / Message Re: Stratégie militaire des Etats-Unis

Message par Daûphin_zz_47 le Ven 11 Nov - 16:27

Les Etats-Unis vont renforcer leur présence militaire en Australie

SYDNEY - Le président américain Barack Obama va annoncer la semaine prochaine un renforcement de la présence militaire en Australie, signe de l'inquiétude croissante face à la montée en puissance mmilitaire de la Chine dans la région, affirment vendredi plusieurs journaux australiens.

M. Obama arrivera mercredi à Canberra, la capitale fédérale du pays, puis se rendra à Darwin (nord), où il annoncera l'installation d'une base américaine, près de cette ville, selon le Sydney Morning Herald.

Interrogé par l'AFP, le porte-parole du Pentagone George Little a refusé de commenter ces informations. L'Australie est un ami et allié de l'Amérique et nous continuerons à travailler ensemble pour renforcer nos liens militaires, a-t-il simplement déclaré.

Les responsables du gouvernement australien se sont égalment abstenus de toute commentaire.

Les Etats-Unis ne disposent pour le moment que d'une présence limitée en Australie.

The Australian fait état de mêmes informations mais précise que d'autres villes sont également à l'étude, dont Perth (ouest).

Si le lieu choisi est Darwin, les soldats américains seront stationnés dans la base de Robertson Barracks, près de Darwin, qui accueille déjà 4.500 soldats australiens, a ajouté The Australian. Elle devra être aggrandie mais aucun détail n'a été révélé sur l'importance des troupes américaines qui y seront envoyées.

Dans la région Pacifique, les Etats-Unis ont notamment des bases à Okinawa (Japon) et sur l'île de Guam.

La presse et les analystes attribuent ce projet à la montée en puissance de la Chine dans la région Asie-Pacifique.

Pékin renforce ses capacités et ses dépenses militaires. Le premier porte-avions chinois, qui incarne les ambitions navales du pays, a effectué son baptême en mer en août, suscitant une poussée d'inquiétudes dans la région et aux Etats-Unis.

La Chine revendique en outre, avec force, des îles de mer de Chine méridionale, qu'elle considère comme une partie intégrante de son territoire. Plusieurs différends non résolus ont provoqué des pics de tension entre le pays et ses voisins.

La Chine occupe une place très importante pour l'Australie et les Etats-Unis, a souligné à l'AFP le professeur Geoffrey Garrett, directeur du centre d'études américaines à l'université de Sydney.

La stratégie des Etats-Unis s'appuie sur deux piliers, a-t-il poursuivi. Il lui faut d'abord consolider ses alliances et ses amitiés dans la région, en guise d'assurance au cas où la montée en puissance de la Chine, pour le moment pacifique, change de nature.

Washington veut aussi construire une architecture économique régionale basée sur l'économie de marché des Etats-Unis et de l'Australie, que la Chine pourrait être tentée de rejoindre avec le temps. Même si cela nécessite des réformes intérieurs que (Pékin) ne veut pas pour le moment entreprendre, a ajouté le professeur.

Andrew Shearer, un ancien diplomate australien, estime que la montée de l'Inde est également à prendre en compte.

Tout le monde parle de la Chine, mais il y a aussi la montée de l'Inde. Et il ne s'agit pas seulement de défense mais aussi d'être capable de mener de vastes opérations de secours, lutter contre la piraterie et garantir un libre accès aux voies maritimes commerciales, a-t-il déclaré.


(©AFP / 11 novembre 2011 05h11)

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Sujet / Message Re: Stratégie militaire des Etats-Unis

Message par Daûphin_zz_47 le Dim 4 Déc - 11:35

Les Etats-Unis pas convaincus de la pertinence de frappes aériennes contre l'Iran

Le chef du Pentagone Leon Panetta a déclaré qu'il n'y avait pas de garantie que d'éventuelles frappes aériennes contre l'Iran visant son programme nucléaire atteignent leurs cibles. Au cours de ces dernières semaines, il a plusieurs fois exprimé ses doutes quant à d'éventuelles frappes aériennes contre l'Iran. Mais c'est la première fois que le secrétaire américain à la Défense suggère que les installations nucléaires de l'Iran pourraient résister à de telles attaques."Cela dépend de la capacité d'atteindre vraiment les cibles qui sont visées. Franchement, certains de ces cibles sont très difficiles à atteindre", a-t-il déclaré lors d'une rencontre organisée par un centre de réflexion à Washington.

http://lci.tf1.fr/filnews/monde/les-etats-unis-pas-convaincus-de-la-pertinence-de-frappes-aeriennes-6857310.html
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Iran : des cibles nucléaires difficiles à atteindre, selon le Pentagone

Le chef du Pentagone Leon Panetta a déclaré vendredi qu'il n'y avait pas de garantie que d'éventuelles frappes aériennes contre l'Iran visant son programme nucléaire atteignent leurs cibles, soulignant que certains sites étaient "difficiles à atteindre".

Le secrétaire américain à la Défense a plusieurs fois au cours des dernières semaines exprimé ses doutes quant à d'éventuelles frappes aériennes contre l'Iran.

Mais pour la première fois vendredi, Leon Panetta, qui s'exprimait lors d'une rencontre organisée par un centre de réflexion à Washington, a semblé suggérer que les installations nucléaires enterrées de l'Iran pourraient résister à de telles attaques.

"Dans le meilleur des cas, (des frappes aériennes) retarderaient (le programme nucléaire iranien) d'un an, peut-être deux", a déclaré Leon Panetta. "Cela dépend de la capacité d'atteindre vraiment les cibles qui sont visées. Franchement, certains de ces cibles sont très difficiles à atteindre", a-t-il ajouté.

Les experts des questions de défense ont souvent souligné que l'Iran avait cherché à cacher sous terre ses installations et équipements nucléaires sensibles.

Leon Panetta a également répété qu'il craignait qu'une attaque militaire contre l'Iran ne profite en définitive au régime à un moment où il est "déséquilibré" et en décalage par rapport aux soulèvements populaires qui ont lieu dans la région.

Selon le secrétaire américain à la Défense, des frappes aériennes contre l'Iran pourraient faire dérailler les économies américaine et européenne, mettre en danger des soldats américains et engendrer un cycle de violence incontrôlable dans la région.
Belga

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Sujet / Message Re: Stratégie militaire des Etats-Unis

Message par Syfou le Mar 20 Déc - 0:12

Mort de Kim Jong-II : la Corée du Nord sous surveillance

Les Etats-Unis suivent la situation «de près»

Les Etats-Unis ont immédiatement fait savoir qu'ils surveillaient la situation «de près» en soulignant que Washington souhaitait la «stabilité» dans la péninsule coréenne. «Le président (Barack Obama) a été mis au courant, et nous sommes en contact étroit avec nos alliés en Corée du Sud et au Japon», où les Etats-Unis possèdent des bases avec des milliers d'hommes stationnés, a affirmé un porte-parole de la Maison Blanche dans un court communiqué. «Nous restons engagés à la stabilité dans la péninsule coréenne, et à la liberté et la sécurité de nos alliés». La mort de Kim survient alors que Washington et Pyongyang avaient relancé leurs consultations directes ces derniers mois au sujet du nucléaire nord-coréen, avec parfois l'intercession de la Chine, l'un des derniers soutiens du régime. M. Obama s'est entretenu par téléphone avec son homologue sud-coréen Lee Myung-Bak de la coordination étroite de leurs deux pays sur les questions de sécurité...

En Corée du Sud justement, l'armée a été placée en état d'alerte et le gouvernement a annoncé une réunion en urgence de son Conseil de sécurité national. Les deux Corées restent techniquement en état de conflit armé depuis l'armistice précaire signé à l'issue de la guerre de Corée (1950-53). Les Sud-Coréens oscillaient entre craintes et espoir lundi matin à Séoul. Le Japon, ancienne puissance coloniale en Corée (1910-1945), a annoncé une réunion d'urgence du gouvernement et présenté ses «condoléances» pour le «décès inattendu» de Kim. A Pékin, le drapeau de l'ambassade nord-coréenne a été descendu à mi-mât lundi matin, a constaté un photographe de l'AFP.

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Sujet / Message Re: Stratégie militaire des Etats-Unis

Message par Sphinx le Dim 8 Jan - 3:16

La nouvelle stratégie de défense américaine sous le signe de l'austérité

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WASHINGTON - Priorité à l'Asie et fin des longues opérations terrestres après l'Afghanistan: le président Barack Obama a présenté jeudi la nouvelle stratégie américaine de défense, reflet de l'austérité budgétaire qui attend le Pentagone.
Le plan sert de matrice pour l'armée américaine au cours des dix prochaines années.

Il privilégie l'arme aérienne et navale pour faire face aux défis posés par l'Iran et la montée en puissance de la Chine, tout en délaissant les longues et coûteuses opérations de contre-insurrection, symbole des années post-2001, comme en Irak et en Afghanistan.


Lire la suite:
http://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/la-nouvelle-strategie-de-defense-americaine-sous-le-signe-de-l-austerite_1068545.html?actu=1



La Chine critique la nouvelle stratégie de défense américaine 07/01/2012

IRIB - "Les Etats-Unis sont responsables de l'instabilité, en Asie orientale", a affirmé un militaire chinois de haut rang, dans une interview accordée à un journal du Parti communiste de Chine. Par ailleurs, la déclaration du Président Barack Obama concernant l’augmentation de la présence militaire américaine, en Asie, vise, directement, l'Iran et la Chine, est-il mentionné, dans l’interview. Vraisemblablement, cet entretien et les déclarations qui y sont contenues ont été approuvés par les hauts dirigeants du pays. Les Etats-Unis ont tenu à assurer à la Chine qu'elle ne doit pas craindre cette nouvelle stratégie de défense.

http://french.irib.ir/info/international/item/162814-la-chine-critique-la-nouvelle-strategie-de-defense-americaine

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Sujet / Message Re: Stratégie militaire des Etats-Unis

Message par Sphinx le Mar 5 Juin - 23:28

Le Pentagone compte sur le Vietnam pour contrer Pékin

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Le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta, lors de sa visite, dimanche, sur la base militaire de Cam Ranh au Vietnam. Crédits photo : POOL/REUTERS

Washington souhaite renforcer ses liens avec Hanoï pour endiguer la montée en puissance de la Chine.

Le symbole est fort. Le patron du Pentagone s'est rendu dimanche sur la base militaire de Cam Ranh, l'une des trois places fortes américaines durant la guerre du Vietnam. Leon Panetta était là plus pour l'avenir que pour l'histoire. Les États-Unis et le Vietnam ont signé un accord de coopération militaire en 2011, et le secrétaire américain à la Défense est venu discuter de ses modalités d'application. Ces dernières années, les deux anciens ennemis se sont spectaculairement rapprochés. La montée en puissance de la Chine est loin d'être étrangère à cet élan. Cette visite est d'autant plus lourde de sens qu'elle intervient en pleine passe d'armes verbale entre Washington et Pékin sur les questions de souveraineté et de puissance maritimes. Depuis Singapour, Leon Panetta a affirmé samedi que les États-Unis allaient redéployer la plus grande partie de leurs forces navales dans l'océan Pacifique d'ici à 2020. Il a précisé que «d'une proportion de 50 %-50 % actuellement entre le Pacifique et l'Atlantique, la marine allait passer à un 60 %-40 % en faveur du Pacifique». En y basant notamment six porte-avions et la majorité de ses sous-marins.

La Chine a immédiatement réagi par la voix de son agence officielle, avertissant que ce n'était pas le moment de «faire des vagues» en mer de Chine méridionale. Chine nouvelle a ainsi dénoncé «le concept très surévalué de “menace chinoise” à la liberté de navigation» dans ces eaux contestées. Depuis Singapour, le général Ren Haiquan, numéro deux de l'Académie des sciences militaires, a déclaré que l'armée chinoise renforcerait sa vigilance. Mêmes mots dans la bouche de Leon Panetta, qui a déclaré: «L'armée chinoise est en expansion et se modernise. Nous devons rester vigilants. Nous devons être prêts à relever n'importe quel défi.»

Ce basculement des forces navales américaines s'inscrit dans le cadre d'une nouvelle stratégie plus globale axée sur l'Asie. Barack Obama a présenté en novembre dernier la nouvelle stratégie, dite du «pivot», qui consiste à tourner les États-Unis vers l'Asie et la région Pacifique. Sur le plan militaire, elle se traduit par le renforcement des partenariats militaires dans la région.

Un accord vient ainsi s'être passé avec Singapour pour que jusqu'à quatre navires américains puissent y être basés, sur la base de rotations. Un dispositif équivalent est envisagé aux Philippines. Et, l'année dernière, un accord a été conclu avec l'Australie pour la mise à disposition d'une base où pourront être prépositionnés 2500 marines. Il ne faut pas oublier la base de Guam, en territoire américain, qui ne cesse de monter en puissance. Le Vietnam a aussi son importance. Ce pays «détient la clé pour l'équilibre des forces en mer de Chine méridionale, estime une étude récente du Centre pour une nouvelle sécurité américaine, très écouté par la Maison-Blanche. Si le Vietnam ne résiste pas à la montée en puissance de la Chine, des pays plus faibles et moins décidés, tels que les Philippines, ont peu de chance de bloquer l'hégémonie chinoise.»

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