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Géopolitique de la Libye

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Sujet / Message Géopolitique de la Libye

Message par Syfou le Ven 18 Mar - 23:52

Coup d’Etat et géopolitique

Pour le géopoliticien italien Alessandro Lattanzio, l’insurrection en Libye mixe des éléments de coup d’Etat et de soulèvement populaire au profit d’une coalition hétéroclite rassemblant anciens monarchistes pro-occidentaux et khomeinistes ou communistes anti-Khadafi. Cette alliance contre nature profite en définitive aux puissances impérialistes.

Géopolitique de la Libye  1-255910

Les dynamiques sous-jacentes de l’explosion de la crise en Libye sont sans doutes nombreuses. Il y a des causes internes, en raison des frictions entre factions au sein de l’administration et des organes politiques de la Jamahiriya. Cependant le cœur du coup d’Etat manqué et transformé en révolte se compose de franges de l’ancien régime colonial, certains transfuges du gouvernement et diverses organisations de mercenaires, qu’ils soient les mythiques bloggers démocratiques résidant à Londres ou Washington, ou les escadrons de mercenaires composés des éléments issus des Frères musulmans égyptiens et des anciens combattants des guerres en Afghanistan (qui ont été déjà utilisés par les Britanniques pour chercher à assassiner Kadhafi, dans le milieu des années 90). Le tout coordonné par les agents de renseignement et des forces spéciales anglais, français et égyptiens. Cette description de la situation est maintenant acceptée et même saluée par les médias mainstream, de toute évidence à l’exception des déchets de ce qui avait été un puissant mouvement d’émancipation, mais qui aujourd’hui, surtout dans l’Ouest, ne sont que des déchets de l’aliénation, qui adaptent la réalité à un romantisme vain et vide.

Ce qu’on observe en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, n’est pas le renversement révolutionnaire de l’équilibre des pouvoirs au sein des sociétés arabes. Mais le contraire, une vague de changement de l’équilibre des pouvoirs au sein de la direction des États-Unis, de la stratégie offensive des factions politiques à Washington, de ceux qui ont subi l’attaque networkcentrique représentée par les « révélation » de Wikileaks. D’où la mise en garde de Robert Gates, secrétaire à la Défense états-unien, qui à la fin de l’administration Bush Jr., a été invité à diriger le Pentagone pour remédier aux fautes de M. Rumsfeld et des néo-cons. Les franges de l’administration internationaliste actuelle, Brzezinski et Clinton, ont un intérêt à participer et à guider les émeutes arabes plus ou moins spontanées. Ne disposant plus de la force militaire capable d’imposer leur stratégie, ils utilisent l’arme de la propagande, conçu, implémenté et testé dans les environnements politiques et sociaux les plus divers. Ils ont analysé où ’la cinquième arme’ a réussi et où elle a échoué. Ils ont constaté que ces « révolutions », une fois victorieuses, n’ont jamais une longue espérance de vie, car elles sont conçues pour mettre en œuvre les recettes économiques libérales, un objectif qui porte en lui leur rapide extinction. C’est pourquoi il est naturel de s’interroger sur le but réel de ces « révolutions » : visent-elles à imposer de nouveaux régimes pro-occidentaux ou pro-israéliens, ou à créer le chaos regional. ? Les dirigeants israéliens ont été choqués par les événements en Egypte. Ils craignent que de telles transformations se produisent aussi dans leur arrière-cour jordanienne, au détriment du gouvernement Netanyahu. Celui-ci est un gouvernement de droite —donc pro-républicain— avec une forte présence d’opposants à la clique Brzezinski/Clinton. En outre, le parti russophone d’Avigdor Liberman y maintient des contacts constants avec Moscou et Minsk. Par conséquent Netanyahou ne recueille pas beaucoup de sympathie dans l’administration états-unienne actuelle. Ceci pourrait expliquer l’offensive « colorée » du département d’Etat U. S. contre des amis et alliés d’Israël, quoique vieux et usés. Ceci expliquerait aussi l’enthousiasme d’une partie du monde islamique pour les événements en Afrique du Nord et le Proche-Orient : l’Iran, le Hezbollah et le Hamas. Entre autres choses, l’Iran et le Hezbollah soutientent le putsch revanchard en Libye, en raison de leur contentieux historique avec Triopli, depuis la disparition de l’imam Moussa Sadr, fondateur du parti chiite Amal du Liban, disparu en 1978 lors d’un voyage à Tripoli.

Même les partis communistes régionaux —dont le poids est marginal à l’exception notable du Parti communiste syrien, le seul qui a un poste de responsabilité dans le monde arabe— ont exprimé leur soutien à la révolte-coup de Benghazi. Ceci aussi est aussi le fruit de l’histoire : le Parti communiste du Soudan échoua à s’emparer du pouvoir en 1970, puis ses dirigeants furent capturés par Khadfi et condamnés à mort par Nimeiry.

L’administration Obama est au centre de cet affrontement, en présence de Moscou et de Pékin, qui ne comprennent pas bien la dynamique interne du sommet de la politique états-unienne. La Russie et la Chine sont dans une position d’attente, en particulier en ce qui concerne l’affaire libyenne. Certes, le consentement donné aux sanctions et à l’embargo de l’ONU sur les ventes d’armes, doit avoir quelque chose de rafraichissant pour Washington. Il est certain que cette décision à été prise avec des arrières-pensées : avec la Libye hors le jeu et la hausse des prix du pétrole, l’Europe sera un peu plus dépendante du pétrole et du gaz russes. Et sans aucun doute la position de l’Iran est dicté par le même genre de considérations. Pour Téhéran, le chaos au Proche-Orient est une police d’assurance : si les pays producteurs de pétrole et de gaz sont perturbés par des émeutes et des révoltes, ou s’ils sont en proie à des guerres civiles, la production et la disponibilité du pétrole mondial seront affectés, ce qui contraindra les pouvoirs malveillants à suspendre toute idée d’agression armée, de peur de dévaster plus encore l’économie mondiale en provoquant une crise énergétique supplémentaire. La Chine a sans doute eu à choisir : soutenir la Libye, avec qui elle n’a pas de relations économiques notables, ou resserrer ses liens grandissants avec l’Arabie saoudite, qui entretient déjà de fortes relations économiques et stratégiques avec Pékin, sachant que la monarchie des Saud joue également dans le coup contre Kadhafi, grâce à la puissante influence qu’il exerce sur les Frères musulmans égyptiens.

Outre l’implication des deux principales factions dominantes états-uniennes, qui, si elles n’ont pas lancé cette vague de « révolutions colorées » les soutient largement, il y a une forte implication de Londres et éventuellement de Paris. Et, amère et tragique ironie de l’Histoire, les Britanniques et les Français ont envoyés des « conseillers » militaires à Benghazi pour aider le « peuple » à organiser la lutte contre Tripoli. Ils ont apportés leur soutien à d’obscurs dissidents et aux épaves de la Senoussia, le clan de la monarchie coloniale. Ils se sont appuyés sur une campagne de diabolisation médiatique et incontrôlée à travers des networks pseudo-arabe, al-Jazira et Al-Arabiya, qui ont leur siège à Londres et à New York. Une campagne médiatique pour soutenir une intervention armée et l’invasion de la Libye. Une opération d’un succès extraordinaire, compte tenu du faible niveau d’analyse critique de la cible : la gauche de l’Union européenne et le militantisme islamiste arabe. Déjà au Pakistan, le public et les élites politiques doutent.

L’ironie âpre et amère est que, après l’échec d’un mois d’insurrection « spontanée », l’impérialisme est acculé à intervenir ouvertement. Londres, Paris et Washington seront en mesure de régler leurs comptes avec ce qui reste de l’héritage anti-impérialiste et populaire de Gamal Abdel Nasser, dont Kadhafi est le dernier disciple. Depuis la défaite du colonialisme anglo-français en 1956 à Suez, les impérialistes à Paris et à Londres attendaient le moment de leur vengeance, pour chercher à réimposer leur domination dans la région, fusse au détriment des Etats-Unis en difficulté, et surtout contre les peuples. Derrière les changements de façade à Tunis et au Caire, les vastes ressources de la Libye seront de nouveau saisies par l’Occident, tandis que les côtes libyennes qui accueilleront une fois de plus des bases de l’OTAN, essentielles à l’expansion de la domination régionale des États-Unis et ses alliés.

En ce qui concerne l’Italie, 150 ans après sa prétendue « unité », les milieux dirigeants de Londres lui rappellent que les frontières géopolitiques sont absolues. Les conséquences géostratégiques et géopolitiques peuvent se révéler mortelles, si les forces populaire de la Libye doivent répondre à l’agression armée combinée de l’islamisme et de l’impérialisme occidental. Comme indiqué ci-dessus, les puissances occidentales, très affaiblies par des années de guerres, n’ont pas la force d’imposer un nouvel ordre régional, mais peuvent encore créer le chaos et démanteler le Maghreb/Mashrek. L’effet perturbateur de cette stratégie suicidaire rappelle celle des kamikazes japonais, arme de désespoir du Japon impérial lorsqu’il prit conscience d’avoir perdu la guerre du Pacifique, pourrait toucher l’Europe et apporter de graves dommages aux pays les plus exposés, comme l’Italie, l’Espagne, la Grèce.

Cet épisode est la dernière tentative de terre brûlée autour de Moscou, Berlin et Pékin, avant qu’ils ne forment le masse géopolitique qui inquiéte les apologistes et les « stratèges » de la mondialisation, du « monde unipolaire » : la réalité dominée par l’élite politico-économique rhodesiano-rockefellerienne de l’axe Wall Street-City.

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Sujet / Message Re: Géopolitique de la Libye

Message par Sphinx le Dim 1 Mai - 23:22

Que se passe-t-il (réellement) en Libye ?

Géopolitique de la Libye  Lybie_10

Je viens de rencontrer hier des amis polonais qui rentraient de Tripoli où ils ont passé quelques jours comme observateurs. Voilà en résumé quelques-unes de leurs observations qui sont évidemment très partielles mais donnent un écho différent de celui qu’on entend le plus souvent, et qu’il faut aussi prendre en compte à côté des autres. C’est fourni ‘brut de béton » sans aucune opinion personnelle de ma part. Pour essayer de comprendre dans la jungle d’infos contradictoires qui nous tombent dessus :

- ces amis étaient logés dans un hôtel au bord de la mer et donc dormaient très mal car il y avait juste à côté d’eux des batteries de DCA qui se mettaient à tirer à chaque passage des avions de la coalition humanitaire, mais ils ne descendaient pas dans les abris car personne à Tripoli ne pense se mettre dans les abris. Ce serait une honte ! La population vaque à ses occupations sans porter attention aux bombardements, inch’ Allah…

- La vie à Tripoli est normale comme si le pays n’était pas en guerre. On ne voit à Tripoli centre-ville la guerre qu’à la TV, dans le ciel …et quand on va dans les hôpitaux.

- Le régime organise des manifestations d’appui à Kadhafi (pour les étrangers) qui apparaissent très manipulées. En revanche, il suffit de se promener disent-ils dans les rues de la ville ou dans les villages environnant pour voir des gens qui d’une façon ou d’une autre témoignent spontanément de leur appui au régime contre l’intervention étrangère. L’impression générale est que, plus on descend dans l’échelle de la richesse, plus l’appui est fort, plus on monte, moins l’enthousiasme en faveur du régime est débordant. Les officiels de leur côté reconnaissent que si le peuple de l’ouest libyen est largement pro-Kadhafi, les tribus de l’Est, où était implantée l’ex famille royale, sont au moins en partie opposées au régime, et l’ont toujours été en partie. Ils ont tendance à présenter cela comme « Libyens modernes et éduqués » contre « Libyens archaïques et incultes ». « Islam dynamique » contre « islam conservateur ». « Nationalisme arabe contre tribalisme », « révolution contre réaction ». Mais on peut supposer que c’est « un peu plus compliqué que cela »….

- Cela étant, il y a en fait « trois Libyes » : l’ouest qui se bat majoritairement pour Kadhafi, l’Est majoritairement rebelle, et les réfugiés en Egypte de la Libye orientale qui sont dans des camps dont personne ne parle, qui ont fui les violences et répressions des anti-Kadhafi et qui sont pro-Kadhafi. Et sur qui Kadhafi compte pour « rentrer » un jour par l’est, avec l’appui des Egyptiens en révolution pour marcher sur Benghazi. Car, selon les kadhafistes, l’opinion égyptienne est majoritairement contre les rebelles et surtout contre l’OTAN, et soutiendra bientôt avec les élections libres le camp « anti-impérialiste ». Déjà disent-ils des Egyptiens, et des tribus du côté égyptien de la frontière, aident les kadhafistes à rétablir des réseaux et des groupes armés dans l’est libyen, en particulier dans le désert au sud-est d’Ajdabiya.

- Les kadhafistes expliquent leur rapprochement avec les USA après 1991 par le soucis de préserver dans un monde désormais dominé par les USA les « acquis économiques et sociaux » du régime sur le plan intérieur, en renonçant à être présent sur la scène internationale et même arabe, …mais cela a semble-t-il permis l’émergence d’une bourgeoisie libyenne réellement pro-libérale et pro-occidentale, y compris au sein du régime kadhafiste, qui est la véritable source du conflit actuel et de la rébellion, en liaison avec les royalistes de Londres.

- A Misrata, la vie est disent-ils normale, sauf le quartier du port qui est aux mains des rebelles, mais cela ne concerne que quelques rues. La ville est très largement contrôlée par les kadhafistes et les administrations fonctionnent normalement. La TV gouvernementale libyenne a passé en boucle les « images de Misrata » qui passaient sur CNN …et qui se sont révélées être des images des bombardements de …Falloujah, en Irak. Ce qu’on pouvait facilement déceler en regardant les plaques des voitures ….incendiées. – Kadhafi n’a pas placé la grande partie de « son » argent (en valeurs occidentales) à l’étranger comme les princes du Golfe, ce qui fait qu’il est toujours en Libye, ce qui garantit aux Libyens qui vivent dans les zones gouvernementales au moins deux ans (en cas de blocus prolongé) de versements des prestations sociales (santé, assurance chômage, allocations familiales, salaires, etc…) versées par le régime à la population …Dans les zones rebelles, les versements ont cessé et le délabrement du système social, sanitaire et urbain commence …Kadhafi compte sur la lassitude de la population dans cette zone pour reprendre pied. Il compte sur le développement d’une « opposition à l’opposition » dans l’Est. Certains envisagent de recommencer déjà à verser les prestations sociales dans ces zones …sous condition d’allégeance politique.

- les kadhafistes reçoivent des armes et des munitions via plusieurs pays africains qui l’aident, ce qui permet de contrebalancer l’effet des aides occidentales aux rebelles. Et les Africains ont très peur que la circulation des armes dans les zones mal gouvernées aux mains des rebelles ne généralisent les groupes armés et mafieux dans tous les pays du Sahel. D’où leur appui à Kadhafi qui a une vraie armée. L’Algérie partage apparemment aussi cette approche, mais c’est le Tchad qui est le plus actif.

- Les kadhafistes soupçonnent les occidentaux de vouloir que la Libye soit durablement divisée en deux parties dans une guerre longue, qui feraient leur affaire en casant durablement le monde arabe. Ils ont, pour éviter cela, offert à plusieurs reprises de négocier un gouvernement d’union nationale avec les rebelles. Et ils comptent sur les fissures qui vont apparaître dans l’OTAN pour favoriser ces initiatives. …en jouant en particulier sur la concurrence entre les grandes compagnies pétrolières, en particulier en Italie et en Allemagne. – Les kadhafites, mais plus largement la population dans la rue, ne semble pas comprendre « pourquoi la France est tombée si bas avec un Sarkozy « fou » et « guignol de cinéma » …Le thème de la « folie » des dirigeants de l’ouest semble revenir souvent à Tripoli …Comme en écho au « fou » Kadhafi présenté par nos médias.

- Kadhafi continue à exporter selon les contrats signés gaz et pétrole vers l’Italie, même s’il n’est plus payé par les Italiens, car il compte sur le fait qu’à moyen terme, l’Italie reviendra sur une position pro-Kadhafi dans le cadre de la rivalité Franco-italienne pour les contrats en Libye et quand elle aura compris que « le régime Kadhafi ne tombera pas » …Apparemment, Ashton aurait dit : « dans un an, nous serons bien obligé de recommencer à négocier avec Kadhafi puisqu’il n’est pas tombé et ne tombera donc pas ».

- les négociations sont pour le moment impossibles en raison des divisions dans les deux camps. Divisions chez les Occidentaux, mais aussi chez les Libyens. Chez les rebelles, il y a un conflit larvé entre les ex-kadhafistes qui représentaient le « lobby » pro-occidental dans le gouvernement libyen, ce que reconnaissent les officiels kadhafistes, et les différents groupes dits islamistes qui ne sont pas d’accord entre eux par ailleurs (Iran, Saoudie, salafi, Aqmi, « CIAlqaida » revenus d’Irak, etc…) et les royalistes liés à la Grande Bretagne. …Mais dans le camp Kadhafi il y a aussi des divisions. Seif el islam dirige la fraction prête à la négociation, à un compromis avec l’occident et les rebelles, et à un gouvernement d’union nationale avec Kadhafi sur le retrait avec une simple position honorifique de « conseiller », et la faction dure du régime qui veut mener le combat sur tous les fronts possibles, intérieurs et extérieurs, y compris en passant à la guérilla pour reconquérir les tribus de l’est …Cette faction s’appuie sur Aicha Kadhafi, la fille du « guide ».

- l’armée de Kadhafi n’a plus d’aviation mais plus de tanks non plus. Mais pour les combats de rues, c’est la kalachnikov et les mortiers qui suffisent, et entre les villes les embardées en pick-up.

- les médecins libyens sont extrêmement inquiets des conséquences des bombardements à l’uranium appauvri pour l’avenir de la santé publique de la population. La véritable bombe à retardement de l’OTAN sur le peuple libyen, toutes orientations politiques confondues, comme en Irak, où les taux de mortalité infantile et de malformations natales chez les sunnites comme chez les chiites, les Kurdes ou les chrétiens, ont déjà atteint des sommets inconnus dans un pays « normal ». Selon eux, c’est là que se réalise le génocide réel des peuples arabes, en différé, et inéluctable. Il en est de même à Gaza d’ailleurs (et au Kosovo, Serbie, Bosnie). – les combats ne sont pas très durs dans les faits car, de part et d’autres, ce sont des Libyens, et aucun des deux camps n’a vraiment envie de tirer pour tuer sur ceux d’en face, qui sont souvent des mêmes familles ou des copains de lycée ou de promotion, ce qui explique les va et vient rapides des lignes, et le fait que très peu de soldats sont tués de part et d’autre. On fait beaucoup de bruit et on tue peu. Les militaires kadhafistes, eux même le reconnaissent, ils n’ont pas trop envie de tuer ceux d’en face, qui eux aussi font de même. …en revanche, ils ont envie de tirer sur les interventionnistes occidentaux et pensent que les simples combattants de ceux d’en face retourneraient leurs fusils contre les occidentaux si ceux-ci débarquaient avec des troupes dans le pays …ce qui explique pourquoi les militaires US ne veulent pas d’autre intervention que aérienne… ce qui en plus garantit une guerre longue, sans camp victorieux. – les conseillers militaires étrangers, surtout russes, ukrainiens et biélorussiens, qui travaillaient pour l’armée libyenne, travaillent toujours. Ils sont (bien) payés par les Libyens. Un salaire nettement supérieur à celui qu’ils reçoivent dans l’armée de leur pays. L’armée n’a pas besoin de « mercenaires étrangers », mais elle a besoin de ces conseillers.

- les kadhafistes préparent une campagne médiatique sur « les meurtres racistes et massifs de noirs, étrangers mais aussi libyens (populations Toubous originaires du sud libyen) qui ont été perpétrés dans la région de Benghazi » et sur les traitements dans les prisons aux mains des rebelles. – les entreprises et les chantiers sont la plupart fermés à cause du départ de la main d’œuvre étrangère. Beaucoup de boutiques aussi sont closes. Sur le long terme, cela menace l’avenir du pays.

- Beaucoup de Libyens parlent français et s’adressent spontanément aux étrangers dans la rue en français (plus rarement en anglais !). Les gens parlent spontanément aux étrangers et veulent surtout comprendre pourquoi, comme ils disent, « tant de haine en Occident contre le peuple libyen ».

Source:*http://geostrategie.com

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Sujet / Message Re: Géopolitique de la Libye

Message par Syfou le Mar 23 Aoû - 3:37

Le pétrole libyen de nouveau convoité

Contrôlée par les forces rebelles à l'est, la Libye se dit prête à reprendre les exportations de pétrole. Cependant, la chute du régime de Kadhafi pourrait ouvrir les réserves du pays à de nouveaux acteurs.

Après que les rebelles libyens ont pris d'assaut Tripoli ce lundi, les prix du pétrole ont chuté sur le marché londonien. Cette forte baisse s'explique par le retour prochain sur les marchés du douzième plus gros exportateur mondial. Selon les estimations, la Libye possèderait 44 milliards de barils de pétrole de réserves, loin devant le Nigéria (37,2 milliards de barils) et l'Algérie (12,2).Pendant le conflit, la production du pétrole libyen, qui atteignait près de 1,6 million de barils par jour, a chuté jusqu'à 50.000 barils par jour, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Jusqu'au début de l'année, la Libye était le 17e producteur de pétrole dans le monde et le troisième en Afrique, alors qu'il ne représentait que 2% de la consommation mondiale.

Les analystes du secteur espèrent une reprise progressive de la production, qui devrait atteindre, en 2012, la moitié de son niveau d'avant-guerre et retourner à la normale en 2013. Les rebelles contrôlent désormais l'Arabian Gulf Oil Company (AGOCO), basée à Benghazi. Avant le conflit, la société produisait près de 440.000 barils de pétrole par jour, pompés depuis plusieurs champs pétroliers à l'est du pays. Il s'agit notamment de Sarir, le plus important champ pétrolier libyen, ainsi que du gisement de Mesla. Selon un responsable d'AGOCO, la production due ces sites pourrait reprendre d'ici à trois semaines.

Le bassin de Syrte, qui accueille environ 80% de gisements pétrolifères confirmés du pays reste encore aux mains des fidèles de Mouammar Kadhafi, tout comme d'autres lieux clés de l'industrie, d'après l'agence Reuters.

Un retour des producteurs étrangers attendu

L'entrée des rebelles à Tripoli a permis à certains producteurs étrangers d'annoncer leur retour en Libye. C'était le cas lundi de l'italien Eni, principal acteur étranger du secteur en Libye avec une production de près de 110.000 barils de pétrole par jour avant le conflit. Selon le ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini, des employés d'Eni sont arrivés sur place pour superviser le redémarrage des installations pétrolières dans l'est du pays.
D'autre part, son président Giuseppe Recchi a indiqué lundi que la Libye pourrait redevenir une source pétrolière et gazière avant l'hiver, une fois le conflit terminé. Le britannique BP, qui a dû suspendre en début d'année le lancement d'une campagne d'exploration pétrolière dans le pays, espère y rédemarrer ses activités dès que la situation le permettra, et en a informé le Conseil national de transition (CNT), l'organe politique de la rébellion.

De son coté l'autrichien OMW n'a dit entamer aucune négociation avec les rebelles pour l'instant. Quant au français Total et l'allemand Wintershall, ils se sont refusés à tout commentaire sur le sujet.

Malgré un retour progressif des compagnies pétrolières étrangères en Libye, de nouveaux acteurs, comme la compagnie nationale du Qatar ou la société de négoce Vitol, seront en concurrence avec les géants occidentaux déjà présents. Selon les analystes, Total et Eni pourraient sortir grands gagnants de la redistribution des cartes dans le secteur grâce au soutien précoce apportés par Rome et Paris à la rébellion.

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Sujet / Message Re: Géopolitique de la Libye

Message par Syfou le Sam 3 Sep - 0:37

Libye : l’heure d’un bilan critique.

L’État libyen a été bombardé puis envahi sur le fondement de trois résolutions successives : la première adoptée par les États du Golfe (Qatar le premier), la deuxième par la Ligue arabe (grâce à la majorité détenue par les États du Golfe, et contre la volonté des États arabes africains, l’Egypte, la Tunisie et la Libye n’ayant pas été en situation de voter sur une résolution rejetée par l’Algérie, et l’Union africaine s’étant opposée à l’opération), la troisième, de justesse, par le Conseil de sécurité des Nations Unies (Chine, Russie, Allemagne, Brésil et Inde – soit les représentants de 3 milliards de personnes, contre un demi-milliard pour la « majorité » – n’ayant pas voté en faveur du texte). Le motif allégué de ces décisions est le « constat » que Kadhafi aurait décidé de réprimer des manifestations pacifiques en les bombardant (10 000 morts, dont 3 000 à Tripoli), et qu’il aurait eu recours, pour ce faire, à des mercenaires. La télévision du Qatar, Al Jazeera, a lancé cette « rumeur », reprise en boucle par les médias du monde entier.
Les expatriés européens présents en Libye, pourtant, n’avaient pas entendu les bombardements de civils. Les satellites russes n’ont pas perçu les avions sur les villes. Les enquêtes d’Amnesty et d’autres organisations indépendantes ont depuis confirmé, sans contredit, que ces bombardements n’ont jamais eu lieu. S’agissant des « mercenaires » de Kadhafi, on sait aujourd’hui qu’il s’agissait simplement de libyens de couleur (il y en a des milliers), et on a vu avec horreur que les « rebelles » (les « manifestants pacifiques » ?) ont massacré tous les « noirs » qui sont passés à portée de leurs kalachnikovs.
Les russes confirment également que Kadhafi avait des armes (ils les lui ont vendues) permettant effectivement d’écraser la « révolte » ; il a choisi de ne pas les utiliser. Après plus de 40 ans de pouvoir, il ne présentait aucune menace humanitaire pour son « propre peuple » (« its own people », suivant la formule choisie par la propagande de guerre) en général, et à Benghazi en particulier. Fondé sur un mensonge, le bombardement de la Libye n’était pas destiné à sauver des vies. Il en a éteint par milliers.
La résolution du Conseil de sécurité qui est censée avoir autorisé la guerre contre la Libye prononçait un cessez-le-feu (c’est sur sa base qu’on l’a ouvert), maintenait un embargo sur les armes, permettait une zone d’exclusion aérienne pour protéger les populations, et interdisait toute intervention au sol. Sur ce « fondement », la France et le Qatar (au moins) ont armé les rebelles. L’OTAN a soutenu l’entreprise armée dirigée contre le gouvernement (en violation du cessez le feu et en provoquant des milliers de morts), et le sol libyen pullule de troupes étrangères. L’opération à laquelle on a assisté était donc une agression non autorisée par le Conseil de sécurité. L’opération qui avait été autorisée, elle, n’a jamais été mise en œuvre, ce dont on ne peut être surpris puisqu’elle répondait à un objectif humanitaire fictif.
Malgré l’armement des « rebelles » et le bombardement massif du pays, les résultats sur le terrain ont été un désastre : six mois de massacres inutiles. La population locale ayant clairement rejeté le CNT (« rebelles ») et l’OTAN, l’intervention a tourné à l’escalade guerrière et à la catastrophe humanitaire. Les milliers de morts et les dizaines de milliers de réfugiés qu’on s’était inventés sont désormais réels : c’est nous qui l’avons massacré, « son propre peuple ». Au bout de six mois d’échec, après avoir bombardé les villes et les infrastructures civiles du pays, l’OTAN et le Qatar ont lancé une opération d’agression militaire de grande envergure à l’encontre de la capitale, Tripoli. Elle s’est soldée par un carnage, des annonces triomphalistes (y compris la fausse capture de deux fils de Kadhafi, Saïf Al-Islam et Mohammed, et le meurtre imaginaire de leur frère Khamis, donné pour mort quatre fois depuis février dernier), et un résultat inexistant sur le terrain : ni l’OTAN, ni le CNT ne contrôlent la Libye à ce jour. Pour ajouter le sordide au tragique, on a vu les « leaders » de l’« intervention humanitaire » de l’OTAN commencer à discuter du partage du pétrole libyen dès le 23 août. Mais si le spectacle ignoble du partage du butin pétrolier sous les décombres et les cadavres de l’« intervention humanitaire » démasque les nouveaux « French doctors », il montre aussi l’impréparation derrière cette hâte pathétique car les « rebelles », à force de se rapprocher jour après jour de Tripoli, puis de son centre, sont aujourd’hui à mille lieues de contrôler le pays.
L’échec de l’intervention libyenne pèsera sur l’histoire de la France, et sur les valeurs qu’elle est censée incarner. Les faits ont confirmé que le CNT est un assemblage hétéroclite dominé par des islamistes proches d’Al-Qaïda et des éléments parmi les plus réactionnaires de l’ancien apparat kadhafiste. Il est incapable de gouverner la Libye et, même à l’Est (en Cyrénaïque), il ne contrôle pas les tribus. L’oppression des femmes (isolées par une palissade en plein Benghazi !) et la disparition des services publics ont été ses seules réalisations en six mois de « pouvoir ». A supposer même, ce qui est de plus en plus invraisemblable, que le système politique incarné par Kadhafi (assurant la gestion du pays par un équilibre intertribal) finisse un jour proche par être vaincu, le CNT n’est pas en mesure de se faire obéir par les tribus et de contrôler le pays : l’improbable défaite de Kadhafi se solderait elle-même par un échec.
Plus profondément, la défaite de l’OTAN en Libye est une défaite morale et politique de la France, et du modèle « démocratique » occidental. Elle a confirmé, après la folie irakienne, que nos « démocraties » peuvent se révéler plus totalitaires (avec la propagande criminelle publique sur les bombardements de manifestants par Kadhafi, après celle sur les armes de destruction massive en Irak) et plus guerrières (avec l’agression d’un pays et l’escalade meurtrière devant sa résistance, en Libye comme en Irak) que les dictatures.
Face à l’emballement irresponsable des événements, avec l’intensification de bombardements inutiles sur les villes libyennes et l’apparition, terriblement dangereuse, de troupes étrangères sur le sol libyen, il est indispensable que nous, les citoyens, refusions clairement d’avoir ce sang sur nos mains. Il est grand temps de crier que nous ne voulons pas cette guerre.

Carlo Santulli, Professeur à l’Université Panthéon-Assas (Paris II)
25 août

http://www.affaires-strategiques.info/spip.php?article5441


L’Attaque De Tripoli : Vaste opération criminelle d’enfumage médiatique bientôt suivie de milliers de « bottes au sol »…a la demande du CNT.

Après plus de 6 mois de bombardements intensifs et confronté à l’incompétence des terroristes du CNT l’OTAN a décidé la semaine dernière de passer au Plan B en lançant de son QG à Naples une vaste campagne de propagande médiatique unique dans l’histoire avec comme objectif : faire croire que Tripoli est tombée et Kadhafi vaincu que le CNT peut désormais prendre les rennes du pouvoir en Libye.
Selon le chercheur américain Franklin Lamb qui se trouve actuellement à Tripoli et qui a été blessé dans un article publié sur Counterpunch.org le 24/08/2011 intitulé « The Siege Of Tripoli (Le Siège De Tripoli ) :
« Saif – le fils de Kadhafi qui a fait une apparition surprise alors que le CNT et même la CPI affirmaient qu’il avait été arrêté (ndlt)- a emmené un cameraman occidental et un reporter faire une courte visite de Tripoli leur montrant que l’OTAN n’avait pas le contrôle – ni de 95% de contrôle de Tripoli comme le représentant du CNT à Londres l’avait affirmé depuis Dimanche soir et ni le contrôle de 80% de Tripoli comme la Maison blanche et le secrétaire général de l’OTAN Rasmussen à la tête de l’ « Opération pour protéger les civils libyens » l’ont affirmé…
« Un journaliste du quotidien britannique The Independent qui a accompagné les rebelles ces deux derniers mois et qui semblait hier littéralement s’être égaré dans notre hôtel m’a dit ce matin que les affirmations du CNT faites lors de cette période où il était parmi eux c’était » totalement de la merde »…
« …Un représentant des médias des rebelles qui a de nouveau fait défection se ralliant au régime de Kadhafi est interviewé par un journaliste cet après midi. Il nous a dit que le bureau de l’OTAN à Naples écrit ou censure tous les communiqués du CNT et qu’ils ont parmi leur personnel des spécialistes de guerre psychologique du département de l’information du ministère de la défense israélien. Ce bureau produit des «prospectus pour provoquer la paniques et des messages sur téléphone mobile » de même que faire de fausses affirmations à des moments clés pour avoir un impact maximum sur l’opinion publique internationale et locale.
« Je ne suis pas sûr que l’OTAN se souvienne comment lors de la guerre de Juillet au Liban, le Hezbollah s’est emparé de la propagande de l’armée israélienne et du lobby pro israélien US et s’en est servi pour étrangler pendant les 33 jours de guerre Israël. Cependant, il semble que l’Occident gobe les faux « conseils médiatiques » régurgités par les « experts sur la Libye » interviewés ad nauseum sur CNN, BBC, FOX, et d’autres sources MSM qui pontifient sur les réalisations étonnantes des démocrates du CNT.
« L’interviewé mentionné ci-dessus a également affirmé qu’il avait entendu des rumeurs comme quoi l’OTAN avait envoyé des équipes de frappe pour contrôler les messages provenant des reporters non MSM qui décrivent les activités de l’OTAN et des rebelles sous un jour négatif. Le temps nous le dira…»
Ces derniers écrits de F. Lamb viennent effectivement confirmer ce qu’ont dit alors même qu’ils étaient sous cette menace le responsable et journaliste du site Voltairenet Thierry Meyssan – dont le dernier message de Tripoli avant d’être rapatrié aujourd’hui est : « Pas de joie, de la terreur. Pas de liberté, l’occupation étrangère» ainsi que le journaliste de Mondialisation.ca, Mahdi Nazemroay.
Comme le résume si bien Michel Chossudovsky directeur de Mondialisation.ca le 24 août 2011 dans un article intitulé « TUER LA VÉRITÉ » :
« …Les médias dominants, dont CNN et la BBC, ont des liens directs avec l’OTAN, le Conseil national de transition et les forces rebelles. Ils servent directement les intérêts de l’OTAN par une importante déformation médiatique….
«… On nous dit que ce massacre et cette destruction sont nécessaires à l’établissement de la « démocratie », sous le drapeau colonial du roi Idris.
On nous ment de la manière la plus crapuleuse qui soit. Les victimes de l’agression de l’OTAN sont qualifiées de «criminels de guerre » alors que les responsables de la guerre sont accueillis comme des libérateurs…
« …La réalité est sens dessus dessous. Les gens ne sont plus capables de penser.
« Ils acceptent le consensus parce qu’il émane d’une autorité supérieure qu’ils n’osent pas remettre en question.
« En réalité, il s’agit du fondement même d’une doctrine inquisitoriale.
« Toutefois, les bases « humanitaires » de la « responsabilité de protéger » vont bien au-delà de l’Inquisition espagnole.
Nous faisons face à un dogme que personne ne peut mettre en doute.
«… C’est la guerre la plus sordide et immorale de l’histoire, au point où même les activistes antiguerres, les politiciens de gauche et les soi-disant progressistes applaudissent. « Kadhafi est le dictateur, il doit partir. »
Le journaliste évoqué par F. Lamb ci-dessus c’est Kim Sengupta dont The Independent publie un article ce matin 25/08/2011 intitulé « Terreur à Tripoli Où Les Loyalistes Se Battent A Mort »
Selon lui actuellement dans Tripoli les rebelles attaquent les maisons des civils libyens, citant un témoin libyen il écrit :
« Les rebelles disent qu’ils combattent les troupes gouvernementales ici mais tous ceux qui sont blessés sont des gens du coin. Il y a eu des pillages de la part des rebelles ils ont pénétré dans des maisons à la recherche de personnes et emmener des affaires. Pourquoi font-ils cela ? ils devraient chercher Kadhafi il n’est pas là. »…
Sur les soit disant prouesses des combattants du CNT dans Tripoli et notamment leur tentative de prendre d’assaut le quartier d’Abu Salim réputé être pro Kadhafi, Sengupta écrit :
«Echouant de façon répétée à s’introduire par la force dans Abu Salim, les rebelles sont retournés à Bab al-Aziziya pour s’approvisionner en armes abandonnées par les troupes du régime. Mais leur dernier assaut a également été repoussé par une poignée d’hommes armés positionnés stratégiquement en hauteur. Les rebelles ont répondu en tirant des roquettes et par des tirs intensifs de mitraillettes, les tirs des snipers se sont arrêtés- temporairement»

Sengupta fait également état de la frustration des combattants du CNT à cause de leur incapacité à écraser les loyalistes de Kadhafi mais aussi à cause des échecs dans leurs propres rangs.
«Nous entendons en permanence que les fils de Kadhafi conduisent les attaques « s’est plaint un combattant volontaire de Zawiyah, Ahmed Jawad Ibadullah. « Qu’est ce qui se passe ici ? Les gens de Benghazi nous ont dit que toute la famille des bâtards avait été liquidée. Maintenant on a ça. Je suis pharmacien. Je suis loin de chez moi de mon boulot depuis 5 mois déjà. Même maintenant nous ne bénéficions pas d’une orientation et d’une direction convenable ».
La réunion du 1er Septembre «des amis de la Libye» organisée à Paris à l’initiative de Sarkozy vise à préparer le Plan C de l’OTAN : des « Bottes au Sol » à la demande du CNT gouvernement fantoche à la Karzai qui sera imposé au peuple libyen.
Déjà on prépare l’opinion publique à ce plan puisque désormais les médias de masse dont le Figaro écrivent
« De hauts responsables du Groupe du contact sur la Libye (États-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Allemagne et Turquie) se sont d’ores et déjà réunis mercredi soir à Doha, à la demande du CNT ».
Autrement dit dorénavant toutes les initiatives de l’OTAN et ses supplétifs arabes (Qatar, Jordanie, EAU…) seront faites «à la demande du CNT» que pour l’instant – mais pour combien de temps encore étant donné les enjeux économiques dans la Libye détruite par l’OTAN à reconstruire – la Russie refuse de reconnaître comme seul représentant du peuple libyen.
Seule possibilité d’envoyer des troupes de l’OTAN au sol en Libye car une nouvelle résolution du CSONU est semble-t-il pour l’instant vouée à l’échec : faire croire que Tripoli est aux mains du CNT quitte à installer quelques uns de ses représentants dans un bâtiment hautement protégé par des forces spéciales de l’OTAN déjà sur place alors même que pour l’instant la bataille pour Tripoli fait rage.
Sarkozy lui-même lors de la conférence de presse tenue avec Mahmoud Jibril, premier ministre du CNT/agent de la CIA, lors de la visite de ce dernier à Paris le 24/08/2011, a adopté ce genre de sémantique en niant en plus qu’il y ait des forces spéciales françaises sur le terrain en Libye, un mensonge de plus.

Selon un article du Figaro du 24/08/2011 intitulé :

«Sarkozy annonce une conférence sur la Libye à Paris
« …La France, a assuré Nicolas Sarkozy, est prête à poursuivre ses opérations militaires contre les forces militaires de Mouammar Kadhafi aussi longtemps que le CNT le jugera nécessaire. «À la minute où nos amis du CNT nous disent (…) « il n’y a plus de menace du camp Kafhafi contre le peuple libyen », à cette minute-là, les opérations militaires de la coalition s’arrêtent et les soldats, les aviateurs et les marins français rentrent à la maison», a-t-il déclaré. »
Autrement dit les troupes françaises sont – Fi de l’infâme Résolution 1973 du CSONU feuille de vigne pour une guerre criminelle contre le peuple libyen – désormais via l’OTAN à la disposition du CNT dont 1/3 est composé d’extrémistes d’Al Qaeda et si besoin est le CNT peut demander l’envoi de «Bottes au Sol » pour écraser les dernières poches de résistance des loyalistes de Kadhafi.


Cette réunion du 1er Septembre a lieu à une date symbolique dans l’histoire de la Libye puisque le 1er Septembre 1969 le colonel Kadhafi avait renversé par un coup d’état militaire la monarchie libyenne du roi Idris 1er qui s’était déplacé pour raison de santé à Ankara, en Turquie.
Quelle organisation ou mouvement politique va enfin sortir de sa torpeur/aveuglement volontaire pour manifester à Paris le 1er Septembre contre la recolonisation de l’Afrique et la restauration à terme de la monarchie en Libye – un plan cher à la Maison des Saoud, une dictature monarchique, qui mystère, a toujours échappé aux foudres des gauchistes humanistes et autres anti guerres et anti colonialistes de tout bord – avant de faire un sérieux examen de conscience pour avoir donné le feu vert aux massacres de milliers de Libyens et à la destruction de la Libye ?
Comme l’écrit si justement Michel Chossudovsky directeur de Mondialisation.ca cité plus haut :
«…C’est la guerre la plus sordide et immorale de l’histoire, au point où même les activistes antiguerres, les politiciens de gauche et les soi-disant progressistes applaudissent. « Kadhafi est le dictateur, il doit partir »»

Mireille Delamarre
Jeudi 25 Août 2011
Source :

http://www.planetenonviolence.org

http://www.planetenonviolence.org/L-Attaque-De-Tripoli-Vaste-Operation-Criminelle-D-Enfumage-Mediatique-Bientot-Suivie-De-Milliers-De-BOTTES-AU-SOL-A-La_a2479.html?print=1


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Sujet / Message Re: Géopolitique de la Libye

Message par Syfou le Sam 3 Sep - 1:04

( Suite )

Massacre de Noirs par les « rebelles démocrates » – Investig’Action avait rencontré les victimes.

The Associated Press a annoncé froidement le massacre d’un groupe de personnes noires installées dans un campement en face de la résidence présidentielle libyenne. Des dizaines de corps ont été retrouvés avec les mains attachées dans le dos. L’agence précise que ce n’étaient pas des combattants. Michel Collon et la délégation qui s’étaient rendus sur place au mois de juillet avaient rencontré ces hommes qui aimaient la Libye.
MICHEL COLLON : « J’ai rencontré ces personnes lors de ma mission à Tripoli. J’ai pu converser avec certains. Ce n’étaient nullement des « mercenaires » comme nous le prétendent les « rebelles » et les médias. Les uns étaient des Libyens à la peau noire (une grande partie de la population est de type africain en fait), les autres étaient des civils venus de pays d’Afrique noire et séjournaient en Libye depuis longtemps. Tous soutenaient Kadhafi justement parce qu’il s’opposait au racisme et qu’il traitait Arabes et Africains sur pied d’égalité.
Au contraire des « rebelles » de Benghazi, connus pour leur racisme anti-Noirs et qui se sont rendus coupables d’atrocités épouvantables et systématiques dès les premiers jours de guerre. Le paradoxe, c’est que l’Otan prétend apporter la démocratie et qu’il s’allie à une section libyenne d’al Qaeda et à des racistes du type Ku Klux Klan ! »
Toute l’équipe d’Investig’Action est bouleversée par cette triste nouvelle.
Tony Busselen, journaliste à, l’hebdomadaire Solidaire, participait à la même mission, il y a quelques semaines :
« Nos photos montrent que ces gens étaient des civils sans armes, il y avait même beaucoup de femmes et d’enfants. Je leur ai parlé, ils étaient très mobilisés contre la guerre et ils ne comprenaient pas ce que l’Europe voulait.Ils me disaient : “Mais ici, c’est un pays qui marche, les réalisations sont bien mieux qu’en Afrique, c’est très bon pour nous, et l’Europe vient bombarder ! C’est incompréhensible. ” Ils étaient très motivés pour défendre la Libye car ils pouvaient comparer avec leur pays d’origine.
C’est vraiment barbare qu’on massacre ces gens désarmés en leur attachant les mains dans le dos, c’étaient de simples gens, des travailleurs venus spontanément défendre leur nouvelle patrie. C’est vraiment la terreur et j’ai vu des photos des mêmes actes commis à Benghazi par les “rebelles” qui pratiquement vraiment la terreur. Alors, quand je vois à Tripoli des gens qui “applaudissent” les rebelles, je me dis qu’ils sont terrorisés tout simplement. L’Otan apporte la terreur. “

QUI SONT VRAIMENT LES « REBELLES » ?
Bientôt, un livre de Michel Collon Libye, Otan et médiamensonges
Suite et photos sur : http://www.michelcollon.info/Massacre-de-Noirs-par-les-rebelles


Intervention coloniale.

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse des auteurs mais doit être vu comme information
Avec les réserves d’usage concernant le « Canard Enchaîné », article bien documenté dans un journal qui s’embarque souvent dans les campagnes menées par la presse mainstream et voit des libérateurs partout.

A cette heure, le nombre de victimes dépasse les 20.000, morts et blessés. A entendre les journaux occidentaux, il n’y avait, jusqu’ici, de victimes que parmi les insurgés.
La flotte militaire de l’OTAN qui assure le blocus des côtes libyennes est aussi responsable des victimes de naufrages. Après cinq mois de combat, l’OIM (Organisation mondiale de migration) évacue, par mer, un millier de migtants, alors qu’il y avait près d’un million et demi de travailleurs étrangers. On comprend le refus de reconnaître le CNT de la part du Mali, du Niger et de la Mauritanie qui comptaient beaucoup d’expatriés en Libye et dont certains parmi ceux-là ont été victimes de pogroms racistes.
La propagande néo-coloniale s’attaque aussi à l’Afrique du Sud qui « ne comprend pas que le monde change »…

LES CHEFS REBELLES LE RECONNAISSENT : LES CONSEILLERS MILITAIRES OCCIDENTAUX, LES LIVRAISONS D’ARMES ET LES BOMBARDEMENTS INCESSANTS LEUR ONT OUVERT LA ROUTE DE TRIPOLI
Le dimanche 21 août, alors que des insurgés pénétraient dans Tripoli, l’état-major de l’OTAN, à Bruxelles, publiait un communiqué d’un comique parfait. A en croire les stratèges de l’Alliance, leur mission en Libye se déroulait « dans le seul cadre des résolutions des Nations-Unies ».
Quelques heures plus tôt, les chefs du CNT, bien moins hypocrites eux, venaient de se réjouir que leur marche sur Tripoli se soit effectuée « en coordination avec l’OTAN ». Ce qui est déjà peu dire.

Pourquoi ne pas avouer que l’OTAN participe à une guerre civile ? Et qu’il fallait, à cette occasion chasser un dictateur détestable, voire le tuer, comme cela a été tenté à plusieurs reprises en bombardant ses repaires ? Réponse d’un diplomate français : « Ce serait reconnaître qu’on de fiche pas mal de l’ONU et des limites – la seule protection des populations civiles – qui nous avaient été fixées ».
Depuis quelques mois, sans tenir compte de ces « limites », Paris, Londres et Washington ont dépêché à Benghazi, puis dans les zones que les insurgés voulaient investir, conseillers militaires, instructeurs (parfois d’anciens militaires devenus contractuels privés) et commandos de leurs Forces spéciales chargés de guider les raids de l’OTAN. Et le général canadien Charles Bouchard, patron des opérations de l’OTAN, à Naples, avait installé à Benghazi une petite mission d’officiers « pour raccourcir le circuit décisionnel » avec les insurgés.

Cette présence sur le terrain ne pouvant suffire, l’émirat du Qatar a accueilli, avec la bénédiction des Français, plusieurs centaines d’insurgés afin de les former au combat, avant de les renvoyer au feu et y retrouver les armes, l’artillerie ainsi que les pick-up que leur livraient les Français via l’Egypte. Et, comme souvent, des militaires et des officiers des services français se montrent bien plus francs du collier que les états-majors bruxellois de
l’Alliance.
COUP DE POUCE U.S.
A la direction du renseignement militaire, par exemple : « On a aménagé des pistes, dans le djebel Nefoussa, pour que des avions puissent y déposer des cargaisons d’armes », confie un analyste, sans préciser qui est ce « on ». Auparavant, ces livraisons s’effectuaient par parachutage, au risque de les voir tomber aux mains de groupes incontrôlés ou terroristes.

Et le même de constater : « sans un ultime coup de pouce fourni par l’aviation américaine, les insurgés ne seraient pas aujourd’hui dans les rues de Tripoli. « .
Petite précision : avions et drones US ont bénéficié, lors de ces raids, d’une aide de militaires américains chargés de leur désigner des cibles depuis le sol libyen.
Un général, lui, évoque la fourniture aux rebelles de moyens « pour les communications radio et d’appui au domaine cartographique » nécessaires lors des combats. Et l’un de ses collègues signale que des hélicos Apache (britanniques) et Tigre (français) n’ont pas hésité à démolir des postes de police et pas seulement des bâtiments du ministère de l’Intérieur ou des casernes. Quant aux frégates françaises, le « Chevalier Paul » et le « Jean de Vienne », elles, ont participé, avec leurs canons de marine, à l’arrosage des objectifs qu’on leur désignait depuis la terre.
DELUGE SUR LA VILLE

Le samedi 20 août, l’OTAN a détruit ou endommagé 22 cibles à Tripoli, au moment où la ville était déjà encerclée. Le lendemain, l’OTAN a passé la surmultipliée : 50 bombardements dans la journée, s’ajoutant aux 228 missiles de croisière et aux milliers de bombes balancées depuis mars. Et, s’il fallait encore prouver à quel point cette guerre est celle de l’OTAN (…) voici d’autres chiffres.
Sur les bases de l’OTAN, sur leurs navires ou dans les « bureaux » d’où ils guident avions et drones, 8.500 Américains sont toujours mobilisés pour ce conflit.
Quant aux effectifs français (800, depuis le retour du « Charles De Gaule » à Toulon) et britanniques (1.300) , ils sont nettement plus modestes. Tout comme leurs dépenses de guerre : 260 millions de livres pour Londres, et 200 millions d’euros pour Paris, alors qu’à Washington on évalue à 1 milliard de dollars cette chasse au Kadhafi.

« Mais attention à la suite », avertit un diplomate français féru de géopolitique. Selon lui, et son opinion est partagée par nombre de militaires, la Libye n’a jamais été une véritable nation mais une cohabitation de tribus et d’ethnies différentes sur un immense territoire. Le risque serait donc qu’une guerre tribale succède à celle qui a mis fin à une dictature de quatre décennies.
Et comme ce pays regorge d’or noir, ce qui suscite déjà l’intérêt des Egyptiens et des Chinois, le pire est toujours possible.

Jérôme Canard, Le Canard Enchaîné, 24 août


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Sujet / Message Re: Géopolitique de la Libye

Message par Syfou le Sam 3 Sep - 1:17

( Suite )

TUER LA VÉRITÉ :

Mahdi Nazemroaya est menacé par les rebelles « pro-démocratie » de l’OTAN
Mahdi Darius Nazemroaya et Thierry Meyssan sont actuellement isolés dans le centre de presse de l’hôtel Rixos à Tripoli, autour duquel ont lieu des combats intenses.


Nous demandons à nos lecteurs de réfléchir à ce que Mahdi tentait d’accomplir au centre de presse de l’hôtel Rixos : rapporter des faits de manière honnête, en se souciant de la vie humaine, solidairement avec ces hommes, femmes et enfants libyens ayant perdu la vie dans des raids de bombardements ayant touché des zones résidentielles, des écoles et des hôpitaux.
La vie de Mahdi est en danger parce qu’il dit la vérité, parce qu’il expose les crimes de guerre de l’OTAN.
On nous dit que pour « bâtir la démocratie » en Libye, il faut bombarder intensivement un pays entier, en vertu de la « responsabilité de protéger » (« Responsibility to Protect », R2P).
Toutefois, Mahdi remet ce concept en question. Il conteste le fondement même de la propagande de guerre voulant que l’acte de guerre soit une entreprise vouée à l’établissement de la paix.
Au cours des derniers jours, nous avons consacré tout notre temps et toutes nos énergies à assurer la sécurité de Mahdi, Thierry et de plusieurs autres journalistes indépendants coincés à l’hôtel Rixos.
Il faut comprendre l’atmosphère qui règne au centre de presse de cet hôtel à Tripoli.
Les médias dominants, dont CNN et la BBC, ont des liens directs avec l’OTAN, le Conseil national de transition et les forces rebelles. Ils servent directement les intérêts de l’OTAN par une importante déformation médiatique.
Au même moment, ceux qui s’engagent à dire la vérité au centre de presse du Rixos font l’objet de menaces voilées. Dans le cas de Mahdi, les menaces étaient très explicites.
Ceux qui disent la vérité sont menacés.
La vie de ceux qui mentent et acceptent le consensus de l’OTAN sera protégée. Les forces spéciales de l’OTAN opérant au sein des rebelles assureront leur sécurité.
Dans cet environnement répugnant, les liens personnels ont été rompus. Les journalistes des médias indépendants, ainsi que ceux des pays non-membres de l’OTAN, dont la Chine, l’Iran et les pays d’Amérique latine, sont considérés persona non grata par les groupes des médias dominants dans l’hôtel.
Mahdi dit la vérité. Il conteste directement les liens des médias dominants.
Ses reportages menacent le consensus de l’OTAN.
Il décrit la destruction entière d’un pays, de ses institutions et de ses infrastructures.
On nous dit que ce massacre et cette destruction sont nécessaires à l’établissement de la « démocratie », sous le drapeau colonial du roi Idris.
On nous ment de la manière la plus crapuleuse qui soit. Les victimes de l’agression de l’OTAN sont qualifiées de « criminels de guerre » alors que les responsables de la guerre sont accueillis comme des libérateurs.
Le mensonge est devenu vérité et c’est pourquoi la vie de Mahdi est en danger.
La guerre c’est la paix, selon le consensus de l’OTAN.
La « communauté internationale » a systématiquement approuvé la campagne de bombardement de l’OTAN au motif que Kadhafi est un dictateur.
Puisqu’il est répété ad nauseam, les gens acceptent tôt ou tard le consensus: le massacre est une entreprise destinée à établir la paix.
Comment pourrait-il en être autrement? Tous les médias au pays (Canada), les gens du gouvernement et les intellectuels ont accepté ce consensus.
La réalité est sens dessus dessous. Les gens ne sont plus capables de penser.
Ils acceptent le consensus parce qu’il émane d’une autorité supérieure qu’ils n’osent pas remettre en question.
En réalité, il s’agit du fondement même d’une doctrine inquisitoriale.
Toutefois, les bases « humanitaires » de la « responsabilité de protéger » vont bien au-delà de l’Inquisition espagnole.
Nous faisons face à un dogme que personne ne peut mettre en doute.
Mahdi Nazemroaya a réfuté ce consensus en révélant les mensonges des médias dominants.
Une fois que le consensus de l’OTAN est brisé, la légitimité des bellicistes s’écroule comme un château de carte.
Voilà pourquoi la vie de Mahdi Nazemroaya est menacée.
C’est ça la guerre au 21e siècle : une guerre qui prétend ne pas être une guerre.
Tous les protocoles et toutes les conventions relatives à la guerre ne s’appliquent pas.
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) n’est pas sur le terrain. Il n’a pas de mandat parce qu’officiellement, il ne s’agit pas d’une guerre.
C’est la guerre la plus sordide et immorale de l’histoire, au point où même les activistes antiguerres, les politiciens de gauche et les soi-disant progressistes applaudissent. « Kadhafi est le dictateur, il doit partir. »
C’est une blitzkrieg, une guerre éclair avec des systèmes d’armes sophistiqués. Selon les statistiques de l’OTAN, il y a eu 20 000 sorties depuis le 31 mars et 8000 missions de frappe.
Chaque mission de frappe implique plusieurs cibles, dont la plupart sont civiles.
Comparez cela aux bombardements de la Seconde Guerre mondiale ou de la Guerre du Vietnam…
Nous sommes déterminés à ramener Mahdi au Canada en toute sécurité.
Dites-le à tout le monde, diffusez le message partout.

Michel Chossudovsky,
Mondialisation.ca,
24 août 2011

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=26170

http://www.timesofmalta.com/articles/view/20110824/world/trapped-journalists-moved-to-the-corinthia.381687


Pas de joie, de la terreur. Pas de liberté, l’occupation étrangère ».
A Tripoli les « rebelles » des forces spéciales OTAN


L’ambassade du Qatar à Tripoli – d’après la vidéo -
https://www.youtube.com/user/ZZ7L?ob=5#p/a/u/0/PybQX__fLWQ – a été rouverte il y a trois jours (lundi 22 août 2011) par des hommes armés qui, une fois entrés dans l’édifice endommagé, y ont immédiatement fixé le drapeau national.
On est ainsi informé de la présence en Libye de forces spéciales qataries. Des forces spéciales de Grande-Bretagne, France et Qatar, écrit le New York Times (23 août 2011), sont en train de fournir un appui tactique aux forces rebelles et des conseillers de la Cia aident le gouvernement de Benghazi à s’organiser. Des commandos britanniques et français, confirme un officier supérieur de l’OTAN, sont sur le terrain avec les rebelles à Tripoli. Et, à la question de savoir si des agents de la Cia y sont aussi, l’officier répond qu’il en est certainement ainsi.
[...]
Tandis qu’elle poursuit ses attaques aériennes pour aplanir la route aux rebelles, l’OTAN conduit sur le terrain une guerre secrète pour s’assurer que, dans la Libye de l’après-Kadhafi, le pouvoir réel serait dans les mains des puissances occidentales, flanquées par les monarchies du Golfe. Dans ce cas les forces spéciales hisseront le drapeau du peacekeeping (« maintien de la paix ») et porteront des casques bleus.
La désinformation va bon train depuis la libération des journalistes de l’hôtel Rixos : certains sites informent maintenant qu’ils étaient prisonniers des forces de Kadhafi et ont été libérés par les « rebelles »…!
Dans cette bataille aussi l’OTAN a les moyens, nos media répètent en choeur.
Diffusez s’il vous plaît !

m-a
Article intégral en pièce jointe.
Manlio Dinucci
August 25, 2011


Libye-France: L’imbroglio français

Crise libyenne – La cacophonie qui s’installe au sein du trio Nicolas Sarkozy- Alain Juppé-Bernard Henry Levy laisse perplexe bon nombre d’observateurs quant à la gestion du conflit libyen. Des propos contradictoires distillés ici et là révèlent l’impuissance de la France à terminer cette guerre qui est tout sauf humanitaire. A l’instar de la très longue guerre d’Afghanistan, celle menée depuis plus de quatre mois en Libye prouve, une fois encore, que la puissance militaire n’est en rien la panacée. Et pourtant, les Américains ont fait étalage de leur haute technologie avec des avions d’espionnage électronique, des bombardiers (pendant une courte période), des avions ravitailleurs et des drones.
Quant aux aviateurs français et britanniques (80% des raids offensifs et des vols de reconnaissance) associés à leurs collègues belges, italiens et norvégiens, ils n’ont ménagé ni leur peine ni leurs missiles, sans pouvoir encore crier victoire.
Une remarque, en passant, le spectacle n’a pas mobilisé beaucoup d’acteurs. Seuls cinq Etats de l’Otan, sur les 28 membres de l’Alliance, se sont engagés dans la chasse au Kadhafi.
Et, parmi les 27 pays de l’Union européenne, les vrais guerriers se comptent sur les doigts d’une main. Ce qui autorise un diplomate français, agressif en diable, à qualifier de «bordel sans nom » l’ambiance qui règne à l’Otan et à Bruxelles.
TOURISME D’EMISSAIRES
Aujourd’hui, à entendre Nicolas Sarkozy, il est vraiment temps d’en finir avec cet ennemi dont les exploits, terroristes ou autres, avaient bénéficié voilà quelques années d’un pardon collectif. Américains, Français, Britanniques, Italiens et Allemands, notamment, renouaient aussitôt des relations politiques avec le riche Kadhafi et se disputaient dans la foulée ses faveurs commerciales et pétrolières.
Moralité, s’il n’y en a jamais eu dans l’art de la guerre, il faut trouver une porte de sortie, puisque bombes et missiles n’ont pas permis de contraindre le Guide libyen à jeter l’éponge.
Selon « Figaro» du 26 juin, Nicolas Sarkozy avait déjà accepté de recevoir longuement, deux semaines plus tôt, le colonel Saleh Bashir, «un très proche de Kadhafi», sans obtenir la moindre concession de son patron.
Lequel, histoire de jouer la montre, dépêchait alors d’autres émissaires en Europe et au Maghreb, chargés, selon les termes ironiques d’un diplomate français, de «le dire prêt à négocier gentiment et à autoriser des élections libres».
Puis, tandis que les raids se poursuivent, Gérard Longuet, le ministre de la Défense, rencontre des journalistes le 10 juillet, deux jours avant le débat à l’Assemblée sur cette guerre sans conclusion. Et, il leur délivre cette promesse, destinée en fait aux députés : « On arrête de bombarder dès que les Libyens parlent entre eux ».
Et d’ajouter, à la surprise générale, que Kadhafi pourra rester à Tripoli : «Il sera dans une autre pièce de son palais, avec un autre titre». Une déclaration plutôt abrupte, qu’un conseiller de L’Elysée prétend corriger un peu, le 12 juillet, mais sans démentir Longuet : « Pour un arrêt des hostilités, il faut le retrait du pouvoir de Kadhafi ». En voilà une nouvelle
Et la fête continue. Une semaine plus tard, Alain Juppé, le ministre des Affaires étrangères, devant des caméras de LCI, en rajoute, alors que Nicolas Sarkozy est toujours muet : «L’une des hypothèses envisagées, c’est qu’il (Kadhafi) séjourne en Libye à une condition : qu’il se mette à l’écart de la vie politique».
Il ne lui reste qu’à convaincre le gouvernement britannique d’accepter cette fin de guerre «à la française » (formule d’un de ses collaborateurs). Ce que Alain Juppé tentera de faire, le 25 juillet, en se rendant à Londres.
Mais, depuis la mi-juillet, le philosophe Bernard-Henri Levy, le missi dominici de Nicolas Sarkozy, arpente la Libye insurgée et prépare sa rentrée parisienne. Le 17 juillet, à Goualich, très au sud de Tripoli, il se fait photographier la main posée sur l’épaule d’un combattant, et l’AFP filme ses commentaires.
RAID SUR L’ELYSEE
Le 20 juillet, BHL, débarque dans un salon de l’Elysée, entouré de chefs rebelles venus de Misrata, pour demander de nouvelles livraisons d’armes à Nicolas Sarkozy. Lequel l’invite à participer à l’entretien au côté du général Puga, son chef d’état-major particulier.
A la sortie du Château, des caméras filment les propos de BHL sur le trottoir élyséen. Mais c’est le lendemain que le philosophe va sortir ses griffes. Interrogé sur Radio France Internationale, il s’en prend vertement à Alain Juppé, qui vient d’admettre que Kadhafi pourrait continuer de vivre en Libye.
«Cette déclaration me semble étrange, dit-il. Elle me semble même contradictoires avec tout ce que lui-même (Alain Juppé) et les responsables français, à commencer par le président, disent depuis presque cinq mois.
C’est peut-être un lapsus, peut-être une maladresse ». Et, gentiment, il concède : « Tout le monde en fait » Avant d’enfoncer le clou : « C’est le contraire de la position française, quelque chose d’inacceptable pour le peuple libyen dans son ensemble (sic)».
De retour d’un voyage à Madrid, Alain Juppé se dit furieux, mais «préfère traiter par le mépris cette nouvelle mauvaise manière de Sarko et de son BHL», confie l’un de ses collaborateurs.
Pierre Sellal, secrétaire général du Quai d’Orsay, téléphone à ses homologues de l’Elysée pour «protester». Et Henri Ladsous, chef de cabinet d’Alain Juppé, demande des explications sur la visite des libyens.
Enfin, d’autres diplomates estiment que leur ministre ne devrait pas admettre qu’une vedette des médias « parle au nom de la France ». Et de l’Elysée ? Ce qui, semble-t-il, ne dérange pas trop Nicolas Sarkozy, qui, selon l’un de ses proches, « estime qu’il ne faudrait pas que Juppé se croie trop important. »
Le Conseil national de transition (CNT) libyen qui vient de nommer son représentant en France, Mansour Saif Al-Nasr (le ministère des affaires étrangères s’est refusé à tout commentaire sur cette prise de fonctions), devra manier avec circonspection les circonlocutions politico-diplomatiques françaises.

Robert Kongo
03/08/2011

http://www.afriquejet.com/france-libye-2011080319779.html


Des armes pour les rebelles libyens: la « french-qatarie connection »…

L’embargo sur les armes continue d’être floué s’agissant du conflit armé libyen. La France et le Qatar ont tous les deux admis fournir des armes aux rebelles comme élément de stratégie complémentaire à celle de l’OTAN et ses attaques aériennes. De tels actes non seulement portent atteinte au régime de l’embargo décrété par l’ONU mais violent aussi les obligations contractuelles des pays exportateurs et importateurs d’armes.
Quand un pays vend officiellement des armes à un autre, le gouvernement importateur doit habituellement remplir un certificat de end-user (de destination finale), à savoir qu’il s’engage à ne pas transférer ces armes à d’autres parties, notamment si ce transfert se fait en violation d’un embargo sur les armes décrété par l’ONU. Cependant, il n’existe pas d’institution internationale qui surveille et applique cette procédure. La surveillance est la chasse gardée du pays exportateur, et est particulièrement sous-développée sauf pour le programme « Blue Lantern » des Etats-Unis le plus avancé.
La violation du certificat de end-user signifie trafic d’armes
La fourniture d’armes par le Qatar est des plus problématique dans la mesure où ce pays importe la majorité de son armement et aurait donc dû souscrire à cette obligation puisqu’il achète principalement aux Etats-Unis (en terme de valeur) mais aussi au Royaume-Uni, en France, en Russie, en Italie, en Suisse, aux Pays-Bas et en Afrique du Sud. La question principale qui se pose est jusqu’à quel point le Qatar a-t-il renoncé à appliquer cette décision ?
Il a été rapporté, dans un programme de la télévision suisse que des armes suisses, achetées par le Qatar, ont été réexportées aux rebelles libyens en violation de la politique du certificat. Une vidéo amateur des rebelles libyens à Benghazi sur le site Rayyisse news du 31 juillet 2011 montre ce qui semble être un véhicule militaire Ratel de fabrication sud-africaine, entre les mains des rebelles, exhibant le drapeau qatari. On ne sait pas comment un tel véhicule a abouti dans le camp adverse dans la mesure où l’Afrique du sud n’a jamais publiquement déclaré avoir vendu de tels engins au Qatar.
La french-qatarie connection
Deux scénari semblent être possibles : soit il a été clandestinement envoyé par bateau au Qatar à partir de l’Afrique du sud, ou le Qatar l’a obtenu d’un autre Etat, ce qui est le plus plausible. Les pays qui possèdent le Ratel sont Djibouti, le Ghana, la Jordanie, le Maroc, le Rwanda, et le Sénégal. Si le Qatar a reçu ce véhicule de l’un de ces Etats, alors il est possible qu’il y ait eu une transgression de l’accord sud-africain sur les certificats d’utilisation. A ce jour, l’étendue de la réexportation à la Libye par le Qatar d’armes fournies par d’autres Etats est un mystère.
La France est un important marchand d’armes et il est très probable qu’elle ait fourni les rebelles en armes de sa production. Cependant, elle a aussi importé des armes d’un certain nombre de pays dont l’Autriche, l’Allemagne, Israël, l’Italie, les Pays-Bas, la Norvège, l’Afrique du Sud, l’Espagne, la Suède, le Royaume-Uni et les Etats-Unis. Si la France devait continuer à soutenir militairement les rebelles, il est probable que des armes d’autres pays leur seraient livrées.
La réaction des Etats aux actes de la France et du Qatar a été mixte. La Chine, la Russie et l’Union africaine ont critiqué la décision de la France et certains Etats ont suspendu leurs ventes d’armes au Qatar. D’autres n’ont fait aucune déclaration officielle ou engagé une action diplomatique. A la surprise générale, l’Afrique du sud, qui a été très critique à l’égard de la campagne militaire lancée par l’Otan et a, à plusieurs reprises, fait savoir qu’elle était un exportateur d’armes responsable, a gardé le silence sur les connections qatarie et française. Comme elle s’est abstenue de toute déclaration sur l’état des exportations d’armes, présent et futur, vers la France et le Qatar.

* Guy Lamb est Senior Research Fellow à l’Institut d’Etude et de Sécurité (ISS) du Cap (Afrique du sud).
Source : Libya: Weapons Transfers – the French and Qatar Connections http://www.issafrica.org/iss_today.php?ID=1334
Jeudi 11 août 2011
Traduction : Xavière Jardez
Publié le 16 août 2011 avec l’aimable autorisation de Gilles Munier
Source : France Irak
http://www.france-irak-actualite.com/…


.../...

__
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Sujet / Message Re: Géopolitique de la Libye

Message par Syfou le Sam 3 Sep - 1:19

( Suite et fin )

Le Nouvel Ordre Mondial s’étend…
Actualité terrible !
Mensonges perpétuellement déversés par les Médias pour nous conditionner contre les pays non-alignés au Nouvel Ordre Mondial imposé aux peuples contre leur gré et contre leurs intérêts.
La Syrie est déstabilisée par l’Occident anglo-saxon (en sous-mains par Israël, vrai commanditaire de l’action) car elle refuse le Désordre planétaire imposé par l’Elite mondialiste, et elle est l’un des plus fidèles soutiens aux résistants libanais, palestiniens…
C’est aussi un allié de la Russie et de la Chine, un bastion avancé de la résistance au Nouvel Ordre Mondial.
Sa mort politique est donc décidée !
Même scénario qu’en Libye : Création d’un Conseil National artificiel, composé d’adversaires de Bachar El Assad et financé par la CIA.
La France de Sarkozy vassale des Anglo-Saxons et des Israéliens sera la première à reconnaître ce gouvernement fantoche.
Le chaos du pays est provoqué par l’Occident, les snippers sont payés par lui.
Ensuite, les Médias aux ordres relaient les fausses informations pour préparer l’Opinion internationale au changement de régime.
L’Occident mène une guerre sournoise, par procuration.
Comme en Libye. Lorsqu’il aura gagné, une marionnette sera installée, les pays seront pillés par les multinationales étrangères (comme du temps du Shah, en Iran), et ils suivront les directives de l’Oligarchie mondialisée.
Ces pays, aux mains des valets du NOM, en subiront TOUTES les conséquences.. même le poison vaporisé du Ciel (chemtrails) pour réduire la population.
Prochaines cibles : Le Liban, l’Iran, etc.
L’étau va se resserrer autour de la Russie et de la Chine, privés de leurs avant-postes.
Ensuite viendra le tour des états latino-américains au service de leur population plutôt que de
la mafia du Nouvel Ordre Mondial.

Si l’OTAN l’emporte en Libye, les Libyens verront la différence sous la férule des prédateurs anglo-saxons:
Finies les subventions des produits de première nécessité, finies la médecine et l’éducation gratuites !
Fini le travail pour tous, et l’emploi d’un million 500.000 Africains (ils retourneront à leur pauvreté, ou bien les « libérateurs » libyens les assassinent !).
Finie aussi les projets, sous la férule de Kadhafi, d’une Afrique indépendante sur les plans monétaire, politique, environnemental, transports etc – et qui dit transports, dit profits pour les Bolloré amis de Sarkozy (qui ont en charge une bonne part du secteur en Afrique !).
La dictature planétaire des Anglo-Saxons et de leurs alliés israéliens ou français, est en marche. Inexorablement.
Pour faire de chacune de nos vies un enfer….
Citoyens ! Notre droit le plus absolu et notre devoir sont de refuser l’horreur en marche…
Eva R-sistons

http://r-sistons.over-blog.com

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage
Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.
2-1 Intervention militaire française en Libye : lettre ouverte aux députés et aux sénateurs.
Mercredi 6 juillet 2011
Par Gilles Munier
Monsieur/Madame le Député,
Monsieur/Madame le Sénateur,
Ayant séjourné une semaine à Tripoli du 8 au 14 juin dernier dans le cadre d’un reportage sur la situation en Libye pour le magazine Afrique Asie (1), j’estime être de mon devoir de témoigner de ce que j’y ai vu et entendu, et de vous communiquer des informations qui n’ont pas été rapportées par les médias français.
D’emblée, je tiens à souligner que cette lettre n’est pas un plaidoyer pour le colonel Kadhafi ou son régime. Je pense, comme beaucoup de Français, que l’avenir de la Libye est uniquement du libre choix du peuple libyen, que le conflit doit être réglé par la négociation, sans ingérence ni française ni étrangère. De plus, force est de constater que l’intervention « humanitaire » de la France et de l’OTAN en Libye, censée protéger la population en vertu de la résolution 1973 de l’ONU, provoque la mort de centaines de civils. La poursuite de cette immixtion dans les affaires libyennes est dangereuse pour la stabilité en Méditerranée.
Je suis arrivé à Tripoli le 8 juin, au lendemain du plus important bombardement qu’ait connu la ville depuis le début de la guerre : 60 frappes dites ciblées causant la mort de 31 civils et de nombreux blessés. J’y ai appris que cette opération n’avait pas seulement été lancée pour détruire des sites dits militaires, mais parce que le 7 juin est… le jour anniversaire du colonel Kadhafi.
Il est vrai que de nombreux Libyens faisaient la queue au poste frontière pour se réfugier en Tunisie, mais je n’ai pas constaté d’agitation particulière ou de déploiements policiers à mon arrivée à Tripoli.
Les informations selon lesquelles les Libyens vivraient calfeutrés chez eux, de peur de la répression des forces du régime, sont fausses. Sur le front de mer, des familles se promènent. Aux terrasses des cafés, on fume le narguilé. Les discussions s’arrêtent lorsqu’un vrombissement d’avion – volant à 5000 mètre d’altitude – se fait entendre. Les regards tentent de l’apercevoir, en vain. Est-ce un Rafale français, ou un Tornado britannique ? Quelques secondes plus tard, une bombe explose au loin, puis une autre. Tous se demandent où sont tombés les missiles. Certains téléphonent à leur famille, puis rassurés, reprennent leur conversation. Je n’ai constaté nulle part de panique, mais de la colère rentrée chez ceux qui me demandaient qui j’étais et pourquoi j’étais là. Ils n’en voulaient pas, disait-ils, à « la France du général de Gaulle », mais, à Nicolas Sarkozy – et à Bernard Henri Lévy – à l’origine de cette guerre et de ses conséquences meurtrières pour la population civile.
Plus d’un millier de civils tués
L’intervention militaire en Libye – le tiers des frappes est effectué par des avions français – n’a rien « d’humanitaire ». Le bombardement d’un pays étranger, quel qu’il soit, est un acte de guerre. Plus d’un millier de civils a été tué, trois fois plus sont gravement blessés. D’autres, en plus grand nombre, mourront de cancers dans les années à venir, car les têtes des missiles ou leurs ailerons sont en uranium appauvri. Dans Tripoli, des affiches traitent Nicolas Sarkozy … de « tueur d’enfants ».
J’ai visité un hôpital et vu des civils – et bien sûr des enfants – blessés par les « bombes intelligentes » de l’OTAN. J’ai posé quelques questions à une fillette de 12 ans, traumatisée par le fracas du missile qui a détruit le siège du Comité anti- corruption, situé près de chez elle. Son père, éploré, m’a raconté que sa fille n’avait pas supporté les dernières explosions. Terrifiée par le bombardement massif du 7 juin, elle avait avalé des médicaments prescrits pour sa mère. Malgré un lavage d’estomac, ses membres inférieurs sont paralysés.
Je m’étais rendu dans son quartier la veille et avais vu les dégâts causés aux deux immeubles détruits et à leur voisinage. Le gardien des ruines du Comité anti- corruption et les habitants des alentours m’ont dit que le tir du missile avait pour but de réduire en cendres les dossiers d’un certain nombre de membres du CNT de Benghazi, impliqués dans des scandales.
Plainte devant la Cour Pénale Internationale
Les avocats Roland Dumas, ancien ministre français des Affaires étrangères, et Jacques Vergès sont allés à Tripoli, fin mai, pour rencontrer des familles de victimes des bombardements. Une plainte sera déposée à la Cour Pénale Internationale contre Nicolas Sarkozy pour « crime contre l’humanité ». D’autres plaintes l’ont été aussi à Paris et à Bruxelles par Aïcha Kadhafi contre Sarkozy, Gérard Longuet – actuel ministre de la Défense – et l’OTAN, pour la mort de sa fille Moustoura – un bébé de 4 mois – dans le bombardement de la maison familiale du colonel Kadhafi. Tués ce jour-là aussi : un des fils du colonel et trois de ses petits-enfants. La frappe est attribuée à un Rafale français. Le leader libyen avait quitté son domicile, avec son épouse, une demi-heure plus tôt. L’OTAN appliquait-elle la fatwa du cheikh extrémiste Yusuf al-Qardaoui, prédicateur attitré d’Al-Jazeera, qui appelle à assassiner Kadhafi ?
Siphonner les voix du Front national
En 2008, Nicolas Sarkozy déclarait que les caisses de l’Etat étaient vides… Depuis, la situation économique de la France s’est détériorée, mais cela ne l’a pas empêché de se lancer dans une guerre qu’il croyait éclair contre la Libye. Il s’agissait pour lui, dit-on, de montrer à certains électeurs de Marine Le Pen que la France était toujours capable de « casser de l’Arabe ». L’idée serait de Patrick Buisson, ancien directeur de Minute, son conseiller chargé de siphonner les voix du Front national. Bernard Henry Lévy a, ensuite, joué le petit télégraphiste entre les rebelles de Benghazi et l’Elysée et mobilisé les réseaux pro-israéliens en faveur du Conseil National de Transition (CNT). Cet organisme de circonstance, sans réelle représentativité, ne survit que par la grâce de l’OTAN. Enfin, Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, a enfoncé le clou en assimilant …. à une Croisade l’appel lancé par Sarkozy aux membres de l’ONU…. C’est l’utilisation de ce terme, à forte connotation historico-religieuse – employé par George W. Bush et Oussama Ben Laden – qui permet au leader libyen de désigner ses agresseurs comment de nouveaux Croisés.

Coût de la guerre : facture salée pour les contribuables
En février 2011, le CNT donnait à Kadhafi… 72 heures, puis une semaine pour quitter le pouvoir. Cinq mois plus tard, il y est toujours. La coalition est l’alliée d’Al-Qaïda en Cyrénaïque et l’avenir de la Libye est de plus en plus incertain. Le 21 juin, Gérard Longuet, ministre de la Défense, a estimé le surcoût des trois premiers mois de frappes aériennes à 100 millions d’euros. L’opération Harmattan – nom de code de l’intervention française – serait d’un peu plus d’un million d’euros par jour. Certes, la guerre contre la Libye est une bonne opération publicitaire pour Dassault et les fabricants d’armes, mais pour les contribuables français – à qui personne n’a demandé leur avis – la facture est salée. Une heure de vol de Rafale ou de Mirage se situe entre 10.000 et 13.000 euros, le coût du nouveau missile Scalp entre 500 000 et 800 000 euros.
Faire retourner la Libye à l’ère pré-industriel ?
La Libye était le pays le plus développé d’Afrique au regard de l’Indice de développement humain (IDH) créé par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). L’IDH tient compte du PIB par habitant, du niveau d’éducation et de l’espérance de vie des habitants. Dans un rapport de 2011, le FMI louait la bonne gestion du pays, encourageant le colonel Kadhafi à « continuer d’améliorer l’économie ». Des centaines de milliers d’Africains qui travaillaient sur les chantiers libyens sont aujourd’hui parqués en Tunisie et en Egypte, avec pour seul espoir d’atteindre l’île italienne de Lampedusa. Qui peut le leur reprocher, puisque la France et l’OTAN sont à l’origine de leur désespoir ?
L’agression dont est victime la Libye a-t-elle pour but de la « renvoyer à l’ère pré-industrielle », pour reprendre les menaces prononcées par James Baker, secrétaire d’Etat américain, en 1989, à Tarek Aziz avant le déclenchement de la 1ère guerre du Golfe ? Le général Wesley Clark, ancien commandant en chef de l’OTAN, a révélé, en 2007, que la Libye figurait, depuis 10 ans, sur une liste de pays à envahir qu’il a consultée dans un bureau du Pentagone (4). C’est fait, en partie, avec l’aide de la France.
En guerre sur de fausses informations
Une mission indépendante, composée notamment de Yves Bonnet, ancien directeur de la DST, s’est rendue en mai à Benghazi et à Tripoli. Elle affirme que la France est entrée en guerre sur de fausses informations. Avant de débattre de l’intervention française au Parlement (2) vous devez absolument lire le rapport qu’elle a publié. Des questions méritent d’être posées sur l’origine des informations et du battage médiatique appelant à intervenir en Libye. Ces informations, de sources incontrôlées n’ont jamais été recoupées, comme il se doit, par des témoignages de terrain contradictoires. Comment a-t-on pu prendre pour argent comptant les reportages tendancieux de la chaîne de télévision Al-Jazeera, dont le propriétaire – l’émir du Qatar, cousin d’un des principaux chefs de tribus de Cyrénaïque – a un compte à régler avec le colonel Kadhafi ? Comment se fait-il que le soulèvement armé se soit produit alors que des réformes démocratiques allaient être annoncées, notamment la rédaction d’une nouvelle constitution et des élections ? Nicolas Sarkozy a-t-il mesuré les dangers qu’une alliance avec Al-Qaïda – et les organisations qui lui sont proches en Cyrénaïque – feront peser sur la Libye et ses voisins ? Les armes sophistiquées dont les djihadistes disposent aujourd’hui menacent les deux rives de la Méditerranée et l’Afrique sub-saharienne.
Vous avez dit complot ?
Selon le quotidien italien de droite Libero, appartenant au groupe de presse Berlusconi, le président Sarkozy aurait préparé le renversement du colonel Kadhafi dès le mois d’octobre 2010, en liaison avec l’ancien chef du protocole de ce dernier, réfugié politique en France. Mi-novembre, une mission économique française s’est rendue à Benghazi, avec des agents spéciaux déguisés en hommes d’affaires, pour prendre contact avec des opposants. Fin novembre, une réunion s’est tenue à Paris, à l’hôtel Concorde Lafayette, avec des Libyens venus de Benghazi, pour mettre la dernière main à ce qu’il faut bien appeler un complot. Selon le magazine arabe Al-Kifah al-Arabi, des armes ont ensuite été introduites clandestinement dans un port libyen. Les milliers de drapeaux de l’ancien régime libyen royaliste, de toutes tailles, apparus soudainement en Cyrénaïque, dés le début du soulèvement, rappellent les « révolutions oranges » déclenchées par le milliardaire Georges Soros.
Est-ce un hasard si un exercice militaire franco-britannique, de grande ampleur, était prêt pour attaquer Southland, un pays affublé d’un « régime dictatorial » situé au sud de la Méditerranée ? Date de l’opération : entre le 21 et le 25 mars 2011… Pour agresser – pour de vrai – la Libye, il ne manquait que l’habillage diplomatique, c’est-à-dire une résolution de l’ONU et une coalition comprenant « nos bons vieux amis arabes ».

http://www.france-irak-actualite.com/article-intervention-militaire-fran-aise-en-libye-lettre-ouverte-aux-deputes-et-aux-senateurs-78706648.html?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+LeBlogDeGillesMunier+%28Le+blog+de+Gilles+Munier%29&utm_content=My+Yahoo

Monsieur/ Madame le Député,
Monsieur/ Madame le Sénateur,
Au-delà des plaintes déposées contre Nicolas Sarkozy, c’est la France qui est salie. Ce sont aussi les principes du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et, de la non immixtion dans les affaires des autres Etats qui sont bafoués d’un revers de main.
En avril 2011, 66% des Français étaient favorables à l’intervention militaire française en Libye (5) parce qu’elle leur était présentée comme une opération humanitaire. Le Parlement n’avait pas été consulté. Aujourd’hui, mieux informés grâce à Internet, les Français sont 51% à s’opposer à cette guerre injuste et inepte (6). Ils vous sauront gré, le 12 juillet, de mettre un terme aux massacres de civils libyens, à la dilapidation des deniers publics et à l’instrumentalisation de l’Armée française pour faire réélire le Président de la République.
La guerre contre la Libye ne sent pas seulement le pétrole, elle préfigure – sait-on jamais – de nouvelles aventures coloniales. La livraison récente d’armes de guerre françaises aux rebelles berbères du Djebel Nefoussa, au sud de Tripoli, a des répercussions en Algérie (Kabylie) et au Maroc (Rif). Après la Libye et la Syrie, la France et l’OTAN vont-elles déstabiliser et partitionner les pays du Maghreb ?
Rennes, le 7 juillet 2011
(1) Dans Tripoli martyrisée, par Gilles Munier (Afrique Asie – juillet 2011)

http://www.afrique-asie.fr/

(2) Libye : un avenir incertain (mai 2011)
Rapport de la mission organisée en Libye à l’initiative du Centre international de recherche et d’études sur le terrorisme et d’aide aux victimes du terrorisme (CIRET-AVT) et du Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R), et avec le soutien du Forum pour la paix en Méditerranée. Ses membres se sont rendus tour à tour à Tripoli et en Tripolitaine (du 31 mars au 6 avril 2011), puis à Benghazi et en Cyrénaïque (du 19 au 25 avril 2011).

http://www.cf2r.org/images/stories/news/201106/rapport-libye.pdf

(3) Site officiel de l’opération « Southern Mistral »

http://www.southern-mistral.cdaoa.fr/

(4) Interview du général Wesley Clark

https://www.youtube.com/watch?v=d2169sRHNAs

(5) Sondage: 66% des Français favorables à l’intervention en Libye (avril 2011)

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110401.FAP7158/sondage-66-des-francais-favorables-a-l-intervention-en-libye.html

(6) Sondage exclusif : 51% des Français désapprouvent la guerre en Libye (juillet 2011)

http://www.humanite.fr/01_07_2011-sondage-exclusif-51-des-fran%C3%A7ais-d%C3%A9sapprouvent-la-guerre-en-libye-475564

2-2 Radja : Je viens d’arrivé de Tripolie a l’instant …j’ai été sur le front …
bsr tout le monde ……
je viens d’arrivé de Tripolie a l’instant …j’été sur le front …ce que je peut vous dire que tout ce que vous voyais sur les chaines des monsonges médias mercenaires n’est que des gros monsonges ,le passage de ras jdir a Tripoli tt ce passe trés normale avec plus de barrages y’a au moins 100 barrages de la frontiére Tunisienne a Tripolie tous forces libyennes et volentaires ils tiennes et maitrise la situation bien dans les mains a zouwara, sobrata ,sorman ,ajilette,zawiya jusqu’a tripolie ,les forces rebelles avancent le jour avec l’aide des avions des alliés mais tous disparait avant le couché de soleil ,Tripolie est bien dans les mains des forces libyennes j’été dans le méme hotel courinthia tjrs les memes personnes sauf il est complet les memes services sauf les communication sont couppé par les avions radars awacs les insurgés tiennes des populatios en otages dans les quartiers sud de la capitale et ils pillent tout ce qui leurs tombes sous les mains ,au centre de Tripolie chaque coing de rue des civiles armés hommes et femmes pas un seul insurgés au centre de tripolie ,les insurgés sont au beulieue sud de la capitale ,il avancent dans les quartiers sud aprés le bombardement des avions en plein jour il ont couppés l’eau et l’électricité sur les habitants de ces quartiers et se replie la nuit trés loing de tripolie donc impossible de prendre tripolie les habitants sont conscient et tous armés ,j’ai apris qu’ils ont laisser passé les insurgés jusqu’a la place verte et les ont anéantie tout de suite aprés donc ils aventuront jamais plus de rentré au centre les avions de l’otan bombardent tout grand rassemblement au centre ville le jours(protection des civiles) donc Tripolie le jour est totalement vide personne ne sort sauf les quelques hommes dans chaque coing de rue protégés par les murs des batiments.le messages des habitants de Tripolie est:la vérité ce passe sur le terrain,pouvez vous comprendre comment ils ont arrivés a entré dans bab al aziziya et n’ont pas arrivé a prendre l’hotel riksos qui se trouve a 100m plus loing ou ce trouve tous les journalistes du monde, attendez de nous des surprises ç’est le tour des forces libyennes les autres ont mis tout le paquet avec leurs médias et force de frappes ils ont plus rien ….j’y serai incha allah présent pour ce rassemblement de Paris le 3 septembre ,mes amitiés a tout le monde.
From: radija_
3 Géopolitique et stratégie – Réflexion
Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information
3-1 Akram Belkaïd : Le spectre d’une guerre civile à la somalienne.
Mais que se passe-t-il au sein de la rébellion libyenne?
Une semaine après l’assassinat du général Abdel Fattah Younes, le Conseil national de transition (CNT) vient d’annoncer la dissolution de son Comité exécutif, autrement dit l’une des pièces maîtresses de son fonctionnement et de sa gestion des zones dites «libérées».
Pour les soutiens acharnés du CNT, parmi lesquels nombre de chancelleries du Golfe, le Français Bernard-Henri Levy mais aussi plusieurs analystes de la chaîne Al-Jazeera, il ne s’agirait que d’une réorganisation technique destinée à faire en sorte que l’action politique et militaire du CNT soit plus cohérente, plus efficace et qu’elle efface le mauvais effet provoqué par la mort, toujours inexpliquée, du général Younès.
Dans le même temps, les porte-parole de la rébellion souhaitent que cette réorganisation ne soit pas exploitée pour faire oublier que le régime de Kadhafi n’est plus capable de mener des opérations militaires de grande envergure.
Le CNT au bord de l’implosion
Il reste que cette dissolution fait non seulement désordre mais pourrait bien annoncer d’autres ruptures au sein de la rébellion. En effet, tout se passe comme si deux crises majeures se déroulaient en même temps. En premier lieu, les troupes qui se battent sur le terrain s’estiment de moins en moins représentées par le CNT et lui reprochent même son inefficacité en matière d’obtention d’armes lourdes auprès des Occidentaux et des pays du Golfe.
De même, les nominations récentes d’ambassadeurs du Conseil de transition dans les principales capitales européennes n’a semble-t-il pas été du goût de toutes les factions qui le composent.
«Plus le CNT va déployer des efforts à l’étranger en envoyant des émissaires et des représentants permanents et plus les chefs militaires qui se battent sur le terrain vont avoir l’impression de se faire berner. La recomposition du conseil n’est rien d’autre que l’habituel affrontement entre militaires et civiles», analyse un diplomate algérien pour qui «d’autres règlements de compte sont inévitables même si la rébellion contre Kadhafi va continuer».
La seconde crise est liée à l’existence d’une importante ligne de faille entre islamistes et non-islamistes laquelle diviserait le CNT. Après avoir minimisé leur influence au sein de cette instance, les membres de la coalition internationale s’inquiètent de l’importance que commencent à prendre les groupes de combattants rebelles qui se revendiquent du salafisme ou qui se disent proches du mouvement des Frères musulmans.
Pour l’heure, rien ne prouve que ces factions n’aient rien à voir avec Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) comme l’affirme le régime de Kadhafi et comme le laissent entendre les autorités algériennes. Pour autant, alors que rien n’est encore réglé en Irak et en Afghanistan, l’administration américaine s’inquiète de plus en plus quant à la perspective de voir ces alliés du moment devenir ses ennemis de demain. Du coup, Washington pèse de plus en plus sur le CNT afin qu’il mette de l’ordre dans ses affaires et qu’il présente un visage plus convenable. Des pressions amicales qui entretiennent les tensions au sein du CNT.
La menace d’une guerre civile multidimensionnelle
Dans une situation qui correspond à une partition de fait —le CNT a ses relations diplomatiques et le régime de Kadhafi est encore loin d’être isolé notamment en Afrique et Amérique latine— il y a donc de fortes chances pour que la guerre civile devienne multidimensionnelle.
Outre l’affrontement entre pro et anti-Kadhafi, on ne peut plus exclure que des factions, aujourd’hui encore unies au sein du CNT, puissent s’opposer les unes aux autres en ayant recours, le cas échéant, aux armes un peu à l’image de ce qui s’est passé en Somalie à la fin des années 1980. Un scénario catastrophe dont ne veulent absolument pas les membres de l’Otan car il remettrait en cause l’image d’une rébellion unie et solidaire contre Kadhafi.
Mais, dans le même temps, la coalition aura beaucoup de difficultés à maintenir la cohésion du CNT sans donner l’impression que ce dernier n’est rien d’autre qu’une marionnette entre ses mains. Cela d’autant que l’intervention de l’Otan est de moins en moins acceptée dans le monde arabe et que chaque jour qui passe redonne du crédit à Kadhafi et à sa posture de héros arabe et africain assailli par les forces impérialistes.
Akram Belkaïd

http://www.slateafrique.com/25477/libye-guerre-civile-somalie-cnt-otan-rebellion

3-2 Une étrange mission pour éviter “une Somalie bis”.
Ndlr : La publication de l’analyse ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.
Du 2 au 7 août derniers, trois anciens eurodéputés français (Margie Sudre-UMP, Michel Scarbonchi-PRG et le Drômois Thierry Cornillet-Parti radical valoisien) ainsi que le Britannique John Corrie (conservateur) ont rencontré des proches de Mouammar Kadhafi à Tripoli. Une mission en dehors de toutes les voies diplomatiques classiques sur laquelle le quai d’Orsay s’est refusé à tout commentaire.
Thierry Cornillet, qui est président de l’Association internationale des régions francophones (AIRF), justifie cette initiative par l’inquiétude manifestée par des élus de pays du Sahel face à l’enlisement de la guerre menée par les forces de l’Otan contre le régime de Tripoli depuis cinq mois : “Ce conflit a un effet déstabilisant pour toute la région” explique l’ancien eurodéputé. “D’autant que désormais dans le Sahel, les armes circulent librement après le pillage des dépôts.” Ce qui est en jeu selon lui est le risque “d’une Somalie bis”.
C’est dans ce contexte que le quatuor d’anciens élus a séjourné à Tripoli. “Autant au début, les frappes de l’Otan étaient fondées, autant la diplomatie française a bien fait son travail, autant aujourd’hui une solution politique est la seule issue.”
La délégation préconise la tenue à Paris d’une “commission préparatoire au dialogue inter-libyen réunissant sous l’égide de l’Onu et de l’Union africaine, les représentants de l’Otan, de l’Union européenne, des autorités de Tripoli et du CNT (Conseil national de transition de Benghazi)”.
“La solution est africaine”, ajoute encore Thierry Cornillet car “l’Europe n’a pas les moyens de voir une grande partie de l’Afrique complètement bouleversée à une heure d’avion de ses côtes”.
Lors de son séjour, la délégation a rencontré des proches de Mouammar Kadhafi dont Ali Lahwal, le coordinateur général des tribus et Bechir Saleh, son directeur de cabinet. “Ce voyage n’apporte en aucune façon un quelconque soutien au régime de Tripoli” se défend Thierry Cornillet. “Et d’ailleurs, nous n’avons pas rencontré Kadhafi.”
L’ancien eurodéputé constate que l’Otan sous-estime “le poids réel, politique et militaire de Kadhafi dans un pays qui compte 2 100 tribus qu’il a su fédérer”. D’autre part, les forces engagées dans les frappes “surestiment la représentativité du Conseil national de transition (CNT)”. “Il me semble que l’inquiétude et le délitement sont plus du côté du CNT que de Kadhafi” affirme encore Thierry Cornillet. Selon lui, rien ne dit que “l’Otan ne soit pas désavouée par l’assemblée générale de l’Onu en septembre au motif que le cadre de la résolution 1973 autorisant les frappes a été dépassé”.
Le gouvernement français, pas plus que l’Union européenne, n’ont réagi à cet étrange voyage en dehors de tout mandat officiel. [Étrange pour qui? Pour la presse bien alignée sur l'Otan?]

http://www.ledauphine.com/actualite/2011/08/10/une-etrange-mission-pour-eviter-une-somalie-bis

3-3 Thierry Meyssan : La Libye et la fin des illusions occidentales.
Cinq mois après le début des bombardements, il n’est plus possible de croire la version officielle du début des évènements en Libye et des massacres imputés au « régime de Kadhafi ». Simultanément, il faut désormais tenir compte de la riposte judiciaire et diplomatique libyenne qui met en évidence les crimes contre la paix commis par la propagande TV, les crimes de guerre perpétrés par les militaires de l’OTAN, et les crimes contre l’humanité commis par les dirigeants politiques de l’Alliance atlantique.
Mouammar el-Kadhafi
Une petite moitié d’Européens soutient encore la guerre contre la Libye. Leur position se fonde sur des informations erronées. Ils croient en effet encore que le « régime de Kadhafi » a réprimé dans le sang des manifestations à Benghazi en février et a bombardé des quartiers de Tripoli, tandis que le colonel lui-même aurait promis de faire couler des « fleuves de sang » si ses compatriotes continuaient à contester son autorité.
En deux mois d’enquête sur le terrain, j’ai pu vérifier par moi-même que ces accusations sont des intoxications de pure propagande, imaginées par les puissances de l’OTAN pour créer les conditions de la guerre, et relayées dans le monde entier par leurs chaînes de télévision : Al-Jazeera, CNN, BBC et France24.
Le lecteur qui ne sait où se situer dans ce débat et qui, malgré les intox du 11-Septembre et des armes de destruction massives de Saddam Hussein, rechigne à envisager que les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et le Qatar aient pu fabriquer de tels mensonges, peut néanmoins se faire une opinion avec le temps. L’OTAN, la plus vaste coalition militaire de l’Histoire, n’est pas parvenue en cinq mois de bombardements à renverser celui qu’elle décrit comme un « tyran ». Chaque vendredi, une vaste manifestation de soutien au régime est organisée dans une ville différente du pays et tous les experts s’accordent aujourd’hui à dire que le colonel Kadhafi dispose d’au moins 90 % de soutien populaire en Tripolitaine et d’au moins 70 % à l’échelle du pays entier, incluant les zones « rebelles ». Ces gens souffrent tous les jours du blocus, des bombardements aériens et des combats au sol. Jamais ils ne soutiendraient avec leur chair et leur sang un individu qui aurait commis contre eux les crimes dont il est accusé par la « communauté internationale ». La différence entre ceux qui croient en Occident que Kadhafi est un tyran qui a fait tirer sur son propre peuple, et ceux qui croient en Libye que c’est un héros de la lutte anti-impérialiste, c’est que les premiers vivent dans l’illusion créée par la propagande TV, tandis que les autres ont sur place l’expérience de la réalité.
Ceci étant posé. Il existe une seconde illusion dont sont victimes les Occidentaux —et j’inclus désormais dans le camp « occidental », non seulement Israël qui s’en revendique depuis toujours, mais aussi les monarchies du Conseil de Coopération du Golfe et la Turquie qui, bien que de culture orientale, ont choisi ce camp— : ils persistent à penser qu’il est encore possible de dévaster un pays et de tuer sa population sans conséquences juridiques. Il est vrai que, jusqu’à présent, la Justice internationale n’a été qu’une justice des vainqueurs ou des puissants. On se souvient de ce dignitaire nazi qui apostrophait ses juges à Nuremberg leur disant que si le Reich avait gagné la guerre, ce serait les nazis qui seraient juges et les Alliés qui devraient rendre compte de leurs crimes de guerre. Plus récemment, nous avons vu l’usage fait par l’OTAN du Tribunal pénal pour l’ex-Yougoslavie pour tenter de justifier a posteriori que la guerre du Kosovo était la « première guerre humanitaire de l’Histoire », selon l’expression de Tony Blair. Ou encore, comment le Tribunal spécial pour le Liban, a été utilisé pour tenter de renverser le gouvernement syrien, puis pour décapiter le Hezbollah libanais, et probablement bientôt pour accuser les Gardiens de la Révolution iranienne. Sans oublier, la Cour pénale internationale, bras séculier des puissances coloniales européennes en Afrique.
Cependant, le développement des instruments et des organes de Justice internationaux au cours du XXe siècle a établi progressivement un ordre international auquel les grandes puissances elles-mêmes vont devoir se conformer, ou qu’elles devront saboter pour fuir leurs responsabilités. Dans le cas libyen, on ne compte plus les violations du droit international. En voici les principales, telles qu’elles ont été établies par le Comité Technique Provisoire —organe libyen de coordination interministérielle— et décrites par l’avocat de la Grande Jamahiriya Arabe Libyenne, le Français Marcel Ceccaldi [1], lors de différentes conférences de presse.
Les chaînes de télévision qui, sous l’impulsion de leurs gouvernements respectifs, ont fabriqué de fausses informations pour conduire à la guerre, sont coupables de « crime contre la paix », tels que définis par les résolutions pertinentes de l’Assemblée générale de l’ONU adoptées au lendemain de la Seconde Guerre mondiale [2]. Les journalistes-propagandistes doivent être considérés comme plus coupables encore que les militaires qui ont exécuté des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité, dans la mesure où aucun de ces crimes n’aurait été possible sans celui qui les a précédé, le « crime contre la paix ».
Les chefs politiques de l’Alliance atlantique qui ont détourné la Résolution 1973 de son objet pour se livrer à une guerre d’agression contre un État souverain sont personnellement responsables devant la Justice internationale. En effet, selon la jurisprudence établie au lendemain de la Seconde Guerre mondiale par le Tribunal de Tokyo, les crimes ne sont pas le fait des États ou des organisations, mais bien des individus. Piller les avoirs d’un État, instaurer un blocus maritime et bombarder des infrastructures pour faire souffrir les populations, attaquer une armée dans ses casernes, ordonner d’assassiner des leaders ennemis et, à défaut, de les terroriser en assassinant leur famille, sont autant de crimes de guerre. Les perpétrer de manière systématique, comme c’est le cas aujourd’hui, constitue un crime contre l’humanité. Ce crime est imprescriptible, ce qui signifie que MM. Obama, Sarkozy, Cameron et Al-Thani seront poursuivis par la Justice toute leur vie.
L’OTAN, en tant qu’organisation, est civilement responsable des dommages matériels et humains de cette guerre. Il ne fait aucun doute en droit qu’elle doit payer, même si elle tentera sûrement d’invoquer un privilège de juridiction pour fuir ses responsabilités. Il appartiendra ensuite à l’Alliance de voir comment répartir la facture de ce conflit entre ses États membres, alors même que certains d’entre eux sont au bord de la faillite. Il s’en suivra des conséquences économiques désastreuses pour leurs populations, coupables d’avoir avalisé ces crimes. Et, en démocratie, personne ne peut prétendre être innocent des crimes commis en son nom.
La Justice internationale devra se pencher plus particulièrement sur le cas de « l’administration » Sarkozy —j’emploie ici cet anglicisme pour souligner que désormais le président français conduit directement la politique de son gouvernement sans passer par son Premier ministre—. En effet, la France a joué un rôle central dans la préparation de cette guerre en organisant en octobre 2010 une tentative manquée de coup d’État militaire, puis en planifiant avec le Royaume-Uni dès le mois de novembre 2010 le bombardement de la Libye et un débarquement au sol que l’on croyait alors possible, enfin en participant activement aux troubles meurtriers de Benghazi qui aboutirent à la guerre. En outre, la France, plus que toute autre puissance, a déployé des Forces spéciales au sol —certes sans leurs uniformes— et a violé l’embargo sur les armes approvisionnant les insurgés —directement ou au moyen d’avions qatariotes—. Sans oublier que la France a violé le gel onusien des avoirs libyens, détournant une partie des fabuleuses liquidités du Fond souverain libyen au profit des fantoches du CNT et au détriment du peuple libyen qui croyait assurer le bien-être de ses enfants une fois le pétrole épuisé.
Ces Messieurs de l’OTAN qui espéraient échapper à la Justice internationale en écrasant en quelques jours leur victime, la Libye, de sorte qu’elle n’aurait survécue pour les poursuivre, vont devoir déchanter. La Libye est toujours là. Elle dépose des plaintes devant la Cour pénale internationale, les tribunaux belges (juridiction dont dépend l’OTAN), la Cour de Justice européenne, les juridictions nationales des États agresseurs. Elle entreprend des démarches devant le Conseil des Droits de l’homme de Genève, le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale des Nations Unies. Il ne sera pas possible aux grandes puissances d’éteindre tous ces incendies à la fois. Pis, les arguments qu’elles utiliseront pour échapper à une juridiction se retourneront contre elles devant une autre. Dans quelques semaines, dans quelques mois, si elles ne sont pas parvenues à détruire Tripoli, elles n’auront plus d’autres échappatoires pour prévenir d’humiliantes condamnations que de négocier au prix fort le retrait des plaintes.
Thierry Meyssan
[1] Mettant fin à la confusion qui a prévalu au début de la guerre lorsque divers ministères engageaient des avocats différents pour des procédures désordonnées, la Libye a désigné en juillet Marcel Ceccaldi pour superviser l’ensemble des procédures en cours.
[2] « Les journalistes qui pratiquent la propagande de guerre devront rendre des comptes », par Thierry Meyssan,
Réseau Voltaire,
14 août 2011.

http://www.voltairenet.org:80/La-Libye-et-la-fin-des-illusions

4 Annexe
Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.
4 Des illusions parties très vite en fumée.
Après les révolutions tunisienne et égyptienne, certains ont caressé l’illusion qu’une offensive occidentale visant à réaménager le paysage géopolitique au Moyen-Orient et en Afrique du Nord avait commencé.
Les États-Unis et leurs alliés atlantistes et arabes s’étaient effectivement lancés dans une vaste opération d’investissement politique et sécuritaire dans les manifestations qui ont secoué plusieurs pays arabes dans le but de produire des élites dirigeantes en coordination avec la Confrérie des Frères musulmans. Cependant, ces tentatives de récupération se sont soldées par un chaos généralisé, en dépit des gigantesques moyens mis en œuvre par l’Occident, notamment dans le plan de déstabilisation de la Libye et de la Syrie.
Il est manifeste qu’en Libye, l’Otan expérimente tous les jours son incapacité à faire pencher la balance en faveur des insurgés. Cette faiblesse s’est traduite par des divergences de plus en plus profondes entre les états-majors français et états-unien, qui commencent à apparaitre publiquement. Par ailleurs, les dissensions internes dans les rangs des insurgés ont éclaté au grand et se sont illustrés par l’assassinat, dans des circonstances obscures, du chef militaire des rebelles, le général Abdel Fattah Younès. Quatre mois après le début de l’intervention militaire de l’Otan, les opérations s’enlisent et l’issue de la bataille est plus incertaine que jamais pour l’Occident et ses collaborateurs dans ce pays.
En Syrie, le vaste plan de déstabilisation et de subversion piétine, malgré les efforts désespérés de la machine médiatique arabo-occidentale visant à montrer le contraire. Le mouvement de contestation, noyauté et manipulé par des groupes extrémistes armés, ne présente aucune alternative crédible et encourageante au peuple syrien. Le soutien populaire dont bénéficie le président Bachar el-Assad et la cohésion de l’armée derrière la direction politique, ont fait échouer ce plan.
Al Akhbar (26 juillet 2011)
Abdel Kafi Samad
L’évolution des tendances politiques à dans la ville Tripoli, chef-lieu du Liban-Nord, au cours des dernières années, mérite que l’on s’y attarde. Les évènements de mai 2008 ont instauré un climat d’hostilité envers la Résistance, qui a été exploité par le Courant du futur dans les élections de 2009. Avec la chute du gouvernement Hariri et l’accession de Najib Mikati à la tête d’un gouvernement dans lequel la ville est largement représentée, la popularité de Saad Hariri a commencé à reculer dans la ville. La remise de l’acte d’accusation du TSL et l’apparition télévisée de Hariri qui a suivi ont été froidement accueillis. Des observateurs s’attendent déjà à la formation d’un troisième courant dans les rangs des sunnites de Tripoli : Sans être l’allié du Hezbollah, ce courant ne serait pas hostile à la Résistance.
Al Akhbar (25 juillet 2011)
Ibrahim al-Amine
La nouvelle opposition (le 14-Mars, ndlr) n’a pas de programme et se contente de réagir à la réalité sans prendre d’initiatives concrètes. Habituée à attendre l’aide extérieure, elle trouve aujourd’hui les pays étrangers occupés par leurs propres affaires. L’Arabie saoudite est le théâtre d’une lutte pour le pouvoir au sein de la famille royale. Bahreïn est encore plongé dans ses problèmes. L’Europe a confié le dossier à la France, ce vieux pays qui s’imagine de temps en temps qu’il retrouve sa jeunesse, tantôt au Liban, tantôt en Syrie, et qui semble en passe de se transformer en bouc-émissaire après les scandales liés aux révoltes arabes, surtout en Tunisie et en Égypte, et la désillusion de l’Otan en Libye. Quant aux États-Unis, ils ne s’intéressent qu’à la sécurité d’Israël. Lassés des plaintes interminables des représentants du 14-Mars, Washington leur demande des actions concrètes. Ces derniers n’ont plus qu’une carte à jouer : l’acte d’accusation du TSL. Les voilà qui s’emploient de toutes leurs forces à obtenir la publication de l’acte d’accusation pour le présenter comme une vérité absolue.
Al Hayat (Quotidien saoudien-27 juillet 2011)
Paris, Randa Takieddine
L’entretien Juppé-Hague à Londres a notamment porté sur les dossiers syrien et libyen. Les choses semblent claires en ce qui concerne le dossier libyen, parce qu’il y a une stratégie claire et parce que l’opposition qui s’est formée peut constituer un substitut au régime Kadhafi. La situation en Syrie est plus compliquée. Pourquoi aucun leader occidental n’a encore dit qu’Assad doit partir ? Les responsables occidentaux s’interrogent d’abord sur l’alternative en cas de chute du régime syrien. Qui forme l’opposition ? Comment s’organisera-t-elle ? L’inquiétude est liée également à l’impact possible sur les pays voisins : Liban, Irak, Jordanie, Israël, Turquie…
Gulf News (Quotidien anglophone émirati, 25 juillet 2011)
Lorsque qu’a été annoncée la formation du nouveau gouvernement au Liban, un vent nouveau s’est levé. Le pays qui s’est perdu entre la guerre civile et l’ère Hariri ouvre, cette fois pour de vrai, une nouvelle page de son histoire récente, bousculée depuis le retrait des troupes syriennes. Sont apparus les appels émis par le peuple, sommant leurs leaders de faire abstraction de l’extérieur et ainsi de libérer le pays de l’emprise du sectarisme.
L’ère Mikati qui s’ouvre est pleine de promesses et d’espérances qui reflètent le sentiment de la rue. Cependant, le danger d’un pouvoir concentré dans les mains d’une seule partie persiste, comme à l’époque Hariri. Un tel dispositif amène la corruption, l’ingérence étrangère en échange d’avantages bon marché, sacrifiant ainsi la souveraineté du Liban et celle de son peuple. Il a mis en péril l’héritage historique de ce pays, fructifié par des artistes et des penseurs de haute renommée. Il a détruit les derniers bastions de la démocratie et de la Constitution.
Pierre Khalaf
Source
New Orient News (Liban)

Dossiers Analyse, Géopolitique et stratégie de la Libye
n°36 du 26-08
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Sujet / Message Re: Géopolitique de la Libye

Message par Syfou le Lun 14 Jan - 1:50

Géopolitique de la Jamahiriya libyenne (intro)
Luc Michel
Géopolitique de la Libye  LM_edition_2013_de_LIBYE_CHANTAGE_FR_INTRO_2

# INTRODUCTION POUR LA NOUVELLE EDITION 2013.
LIBYE 2003-2011, DE LA GUERRE FROIDE A L’AGRESSION IMPERIALISTE : LES ILLUSIONS PERDUES DE LA COEXISTENCE PACIFIQUE

En 2003, tout d’abord pour LE QUOTIDIEN DU PCN - qui consacrait en édition spéciale « LA LIBYE A LA CROISEE DES CHEMINS » (1) cinq numéros au retour de la Libye sur la scène internationale -, puis repris par LIBYA NEWS & FACTS (le bulletin du CEREDD) et ALZZAHF ALAKHDER (« La Marche Verte », le quotidien du MCR libyen à Tripoli) -, je publiait sous le titre « LA LIBYE ENTRE MENACES DE GUERRE ET CHANTAGES IMPERIALISTES » une longue analyse sur les choix géopolitiques de la Jamahiriya libyenne et le contexte géopolitique dans lesquels ils étaient développés dans les Années 1998-2003.

Si il y manque, évidemment, la conclusion et la destruction de la Jamahiriya en 2011(2), j’y expliquait dès 2003 les raisons pour lesquelles la « coexistence pacifique » entre Kadhafi et l’Occident ne pouvait qu’être un jeu de dupes pour le Guide libyen (3) (4). Tripoli était en effet sur le chemin de l’impérialisme américain en Afrique et en Méditerranée, mais aussi en Europe. J’y dressait aussi un tableau, inédit ailleurs, de la vision géopolitique euro-africaine de Kadhafi. Là aussi le projet du Guide libyen ne pouvait que rencontrer l’hostilité des USA et de leur bras armé l’OTAN. Sans oublier les appétits de la France.

LES THESES GEOPOLITIQUE DE KADHAFI

Ces thèses géopolitiques de la Libye des Années 2000-2011, je les connaissait bien, puisque je les avait introduites en Libye au milieu des Années 90. Le « Congrès des Géopoliticiens polonais » en 2010 a par ailleurs porté longuement son attention à ce sujet, occulté en Europe occidentale, mais bien analysé à l’Est (5).

« Si on connaît parfois Kadhafi en sage de l’Afrique, guidant dans la ligne de Nkrumah le Continent vers sa destinée pan-africaine, on ignore trop souvent cette autre des facettes de la personnalité du guide de la Révolution libyenne : Kadhafi l’Européen, l’un des plus ferme soutien de l’unification européenne et de son unité monétaire avec l’Euro. », écrivais-je en 2003. Car Kadhafi savait que l’impérialisme n’a pas d’ennemi potentiel plus dangereux que l’Europe. Et n’a donc eu de cesse de favoriser le retour à cette unité millénaire et de faire de sa Libye un pont entre l’Afrique et l’Europe. L’unité africaine, dont la Libye de Kadhafi était l’ambassadrice en Méditerranée, avait pour vocation de converger avec l’unification européenne en marche.

La vision géopolitique de Kadhafi a culminé dans les Années 2007-2010. En octobre 2010, j’ analysait la place géopolitique prise par la Jamahiriya : « Le Sommet Europe-Afrique qui se tient à Syrte/Tripoli ce 29 novembre 2010 marque la place centrale de la Libye à la fois politique en tant qu’élément moteur de l’Union Africaine – dont Moammar Kadhafi a été l’initiateur principal – et géopolitique en tant que pont entre l’Union Européenne et l’Union Africaine. Le rôle central joué par le dialogue des cultures est également la réponse proposée par la Libye aux thèses bellogènes du « choc des civilisations » (…) La vision de la Libye comme un pont entre la Grande-Europe et l’Union africaine, que nous avons été les premiers a développer dès le début des années 90, est aujourd’hui largement acceptée et adoptée par les grands acteurs des Unions africaine et européenne. On notera sur ce sujet le logo officiel, adoptée par la Commission européenne de Bruxelles, pour le projet culturel de coopération entre l’UE et l’Union Africaine « Visionary Africa », où figurent les dimensions eurasiatiques de la carte de la Grande-Europe incluant la Russie (6).

LA GUERRE CONTRE LA LIBYE EST AVANT TOUT UNE GUERRE CONTRE L’EUROPE

L’agression contre la Jamahiriya, planifiée dès novembre 2010, par les USA, l’OTAN et la France redevenue atlantiste de Sarkozy, va mettre un coup d’arrêt brutal à ces projets de paix et de coopération. Cette « main tendue, qui ouvrait la voie à un Espace méditerranéen plus fraternel et plus solidaire », il a été criminel de la refuser.

Et la guerre contre la Jamahiriya, comme celles contre l’Afghanistan et l’Irak, est avant tout une « guerre contre la Grande-Europe », pour reprendre les termes du Général Von Lohausen, le géopoliticien allemand ami de Jean Thiriart (7). Une guerre menée par les collaborateurs « européens » de Washington, les politiciens de l’OTAN et de son appendice politique, la pseudo UE. Une UE qui a échangé un projet pacifique pour un environnement géopolitique chaotique et déastabilisateur, qui ne profite qu’à Washington, Tel-Aviv, leurs alliés « arabes » et quelques multinationales.

DEUX VISIONS OPPOSEES DE LA MEDITERRANEE

Mais dès le départ qu’attendre d’autre des politiciens de l’UE, ceux du « parti américain » en Europe ?
En Octobre 2007, à la Tribune de l’ASIPALV [8], à Tripoli dans l’auditorium du Congrès Général Populaire (le parlement libyen, incendié fin février 2011 par les djihadistes du CNT), devant les 2.000 délégués venus des cinq continents, je dressais dans mon allocution au nom des délégations européennes (9), le constat de divorce idéologique entre Kadhafi et les politiciens de l’UE : « Nous saluons aussi en Kadhafi un grand Européen, qui a toujours soutenu l’unification et l’émancipation du continent européen, dans lequel il voit un des éléments essentiels d’un monde multipolaire, libéré de la domination impérialiste. Et dont la vision avant-gardiste associe déjà les unités africaine et européenne. Dans cette vision, Kadhafi conçoit la Libye comme un pont entre l’Afrique et l’Europe. Nous devons souligner combien cette vision est différente de celle des politiciens atlantistes de l’Union Européenne qui, eux, ne bâtissent pas des ponts, mais dressent les murs d’une forteresse. »

Je rappelais cruellement combien le discours de Bruxelles et Strasbourg sur la « société européenne ouverte » ne correspond pas à la réalité de la Forteresse-Europe : « A Bruxelles ou à Strasbourg, ces politiciens arrogants autant qu’incapables donnent des leçons au monde entier. « Droits de l’homme, libre circulation, libertés » nous disent-ils. Mais dans la réalité ce sont les murs d’une forteresse qu’ils dressent ! Mur de Schengen à l’Est qui coupe l’Europe en deux. Barbelés de Schengen encore à la frontière entre le Maroc et l’Espagne. Et à l’intérieur même de l’Union Européenne, citoyenneté à deux vitesses. Complète pour les pays de la vieille CEE. Droits limités pour les Bulgares, les Roumains ou encore les Polonais…
Traitement indigne des peuples européens catégorisés en peuples supérieurs en droits et en peuples à qui on nie les mêmes droits. Entre 1933 et 1945, sous le Reich nazi on ne faisait pas autre chose. Mais on le disait plus crûment… « Peuple des Seigneurs » et « sous-hommes slaves » ! »

Enfin, j’opposais la vision méditerranéenne de Kadhafi et celle de l’UE : « L’Union européenne entend aussi faire de la Méditerranée une frontière, une de plus ! Le « Processus de Barcelone » ou le « partenariat Europe-Méditerranée », auxquels la Libye a refusé de participer, n’ont pas d’autre sens. Face à cette vision, il y a celle de Moammar Kadhafi. Qui voit la Méditerranée comme un lieu de culture, de partage, d’échange. Là aussi Kadhafi a la mémoire du Passé. Celui où la Méditerranée était une unité. La Libye, qui se souvient aussi de son passé romain, qui sait que Leptis Magna a donné à l’Empire romain les empereurs de la dynastie des Sévère. Les politiciens européens l’ont aussi oublié ! Oui, nous militants européens, nous préférons suivre et écouter Kadhafi, qui veut bâtir des ponts pour unir, aux politiciens de L’Union européenne, qui construisent des murs pour séparer ! »

La réponse de l’OTAN et de l’UE, celle de Washington, au défi géopolitique et idéologique posé par Kadhafi, qui se définissait comme un « opposant à l’Ordre mondial », sera la guerre impérialiste, tout d’abord le coup d’état des 15-16 février 2011, puis sa transformation en guerre d’agression camouflée en guerre civile.

Le refus du dialogue proposé par Kadhafi ne profite qu’aux ennemis de l’Europe véritable. Qui étaient aussi et sont encore les ennemis de la Libye. « Dans cette optique, la politique irresponsable du gouvernement français, menée au nom des intérêts de lobbies étrangers, n’est pas une faute, mais un crime », concluais-je déjà en 2003. Que dire de plus !?

LM
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NOTES DE L’INTRODUCTION 2013 :
Spoiler:
(1) LE QUOTIDIEN DU PCN en ligne a publié en 2003 un DOSSIER « LIBYE 2003 » sur 5 éditions spéciales (bilingues Français-Anglais) « LA LIBYE A LA CROISEE DES CHEMINS » :
Ière partie (n° 776 – 24 octobre 2003) :
Moammar Kadhafi : « La fin du Nationalisme arabe »
IIème partie (n° 777 – 25 octobre 2003) :
Luc Michel : « La Libye entre menaces de Guerre et chantages impérialistes »
IIIème partie (n° 778 – 27 octobre 2003) :
PCN : « Pourquoi nous soutenons la Révolution de Kadhafi »
Khalil Ahmed Khalil : « L’esprit de la Révolution jamahirienne »
IVème partie (n° 780 – 29 octobre 2003) :
La Libye accuse à son tour : « Nous voulons aussi des compensations pour l’exploitation coloniale subie »
Vème partie (n° 782 – 31 octobre 2003) :
Me Njem : « La Révolution jamahirienne dans la perspective d'une Afrique unie ou l'esclavage neo-colonialiste »

(2) Je n’en ai pas moins été le seul à annoncer, en Libye même (où je me trouvait pour la « 6e Convention européenne du MEDD », le réseau pan-européen du MCR libyen, organisée à Zawiah, près de Tripoli, les 5-6-7 février 2011), dès les premiers jours de février 2011 l’agression impérialiste qui s’annonçait contre Tripoli (et Damas). J’ai été le seul parmi tous les analystes et commentateurs à comprendre ce qui se passe et à prendre la mesure exacte de l’événement. A un moment où tous les analystes se laissaient prendre aux fumées du pseudo « printemps arabe ». A commencer par les soi-disants journalistes « non mainstream » qui criaient haro en février-mars 2011 sur Kadhafi alors que la tempête impérialiste se levait sur le Golfe des Syrtes.
Cfr. PCN-TV, "Le Monde arabe est en feu" : Entretien en Français de Luc MICHEL pour PCN-TV, sur les soit-disant « révolutions arabes » (Tripoli, 7 février 2011).
VIDEO sur Vimeo : http://vimeo.com/26435385
VERBATIM sur le Website THE JAMAHIRIYAN RESISTANCE NETWORK : http://www.elac-committees.org/2011/08/03/6-fevrier-2011-luc-michel-annonce-depuis-tripoli-l%E2%80%99agression-occidentale-contre-la-libye-et-la-syrie/

(3) Dans une autre analyse, je revenais dès 2003 sur les raisons qui conduisent – et ont conduit en 2011-2012 – au choc inévitable entre les USA et les régimes révolutionnaires arabes.
Cfr. Luc MICHEL, L'AGRESSION AMERICANO-SIONISTE EST UNE GUERRE IDEOLOGIQUE CONTRE LE NATIONALISME ARABE : APRES BAGDAD, DAMAS ET TRIPOLI SONT EN LIGNE DE MIRE ! (2003),
sur : http://www.pcn-ncp.com/editos/fr/ed-031007.htm

(4) Sur le jeu de dupe de la coexistence pacifique entre l’Occident et ses ennemis,
Cfr. mes analyses sur les réformes socialistes en URSS, Yougoslavie, Belarus, Libye, Iraq et Syrie ba’athistes.
Cfr. en particulier : International conference “The prospects of the Eastern partnership” – Minsk 5.05.2011 :
Conférence de Luc MICHEL (PART.1 – 2 – 3) reprise sur PCN-TV, sur “Le Modèle du Belarus comme alternative à la Globalisation” (où j’évoque longuement la coexistence pacifique en Libye) ;
https://www.dailymotion.com/video/xjjkaz_the-prospects-of-the-eastern-partnership-conference-de-luc-michel-part-1_news
https://www.dailymotion.com/video/xjjlfo_the-prospects-of-the-eastern-partnership-conference-de-luc-michel-part-2_news
https://www.dailymotion.com/video/xjjmbi_the-prospects-of-the-eastern-partnership-conference-de-luc-michel-part-3-conclusion_news

(5) Le « 3e Congrès des Géopoliticiens polonais » – III Zjazd Geopolityków Polskich –, organisé à Wroclaw (Pologne, 21 et 22 octobre 2010), a été l’occasion d’une brillante intervention de Kornel SAWINSKI intitulée « Znaczenie Libii w geopolitycznych koncepcjach Nacjonal-Europejskiej Partii Komunitarnej (PCN) », « La Libye dans les concepts géopolitiques du PCN ».
Géopolitologue, sociologue, analyste à l’ « Europejskiego Centrum Analiz Geopolitycznych », Sawinski est Doctorant à l’Uniwersytetu Śląskiego – Université de Silésie –, il prépare une thèse sur « Les idées géopolitiques de Jean Thiriart ».
Le géopoliticien et chercheur polonais développe longuement dans « La Libye dans les concepts géopolitiques du PCN » l’action générale transnationale du PCN et la mienne depuis plus de 25 ans, amplifiée et continuée dans celle du MEDD-MCR (le réseau pan-européen du MCR libyen, resté organisé en Europe). Ainsi que ses fondements dans l’action du leader et théoricien paneuropéen Jean THIRIART dans les années 60. Il expose le rôle important et influent joué par l’Organisation transnationale du PCN en tant qu’Ecole de pensée et « think tank » (comme l’entend la politique anglo-saxonne).
Enfin, il en arrive au cœur de son exposé : les liens tissés avec la Jamahiriya libyenne, la proximité des thèses géopolitiques de Moammar KADHAFI, des miennes (je devenais en 2004 Coordinateur-général du MCR en Europe) et du PCN sur la Grande-Europe eurasiatique, la nécessaire émergence d’un monde multipolaire, la Méditerranée conçue comme un lieu de civilisation commune, ou encore le rôle de Pont de la Libye entres les Unions européenne et africaine.
SAWINSKI évoque enfin le thème de la Démocratie Directe (dans ses versions libyenne et européenne), le rôle qu’il joue dans ma pensée et celle du MEDD-MCR en tant qu’alternative fondamentale au Parlementarisme bourgeois.
La version polonaise de cette conférence – avec des résumés français et anglais -a fait l’objet d’un numéro de LIBYA NEWS & FACTS (n° 2054, 17 nov. 2010), le Bulletin du CEREDD ;
Disponible en Pdf sur : http://ceredd.free.fr/accueil.htm

(6) Cfr. Luc MICHEL, « VISIONARY AFRICA », DIALOGUE DES CULTURES ET COOPERATION ENTRE LES UNIONS EUROPEENNE ET AFRICAINE !, in LIBYA NEWS & FACTS, bulletin du CEREDD, N° 2.150, 10 octobre 2010,
En Pdf sur : http://ceredd.free.fr/accueil.htm

(7) Le général et géopolitologue autrichien Lohausen (1907-2002), ancien membre de l’Etat major du Maréchal Rommel, proche des patriotes anti-nazis du 20 juillet 1944, s’inscrit dans la suite des thèses géopolitiques de Jean Thiriart sur « l’Europe de Vladivostok à Dublin ». Il a écrit des pages élogieuses concernant le projet européen de Thiriart des Années 1960-75.
Le livre principal de géopolitique du général, MUT ZUR MACHT. DENKEN IN KONTINENTEN, traduit pour la petite histoire en Français par une des secrétaires de THIRIART, s’inscrit dans l’Ecole d’HAUSOFER, mais reprend aussi de nombreuses conceptions de THIRIART. LOHAUSEN parle notamment de « l’Europe de Madrid à Vladivostok ». Dans l’exemplaire offert par Lohausen à Thiriart en 1983 (et qui m’a été légué avec sa bibliothèque en 1999) figure la dédicace suivante : « En respectueux hommage à un grand Européen ».

[8] ASIPALV, acronyme de l’ASsemblée Internationale des PArtisans du Livre Vert, qui regroupait les partisans de la Démocratie Directe libyenne.

(9) Luc MICHEL, Discours, au nom des Délégations du Continent européen, au Meeting d’ouverture de la Première Assemblée mondiale de l’ « Association Internationale des Partisans du Livre Vert », Tripoli, Libye, 25 octobre 2009 : PENSER EN CONTINENTS !
POUR UNE PHILOSOPHIE DE L’ACTION ! POUR UNE MISE EN ACTION DE LA PHILOSOPHIE : CHANGEONS LE MONDE !,
sur : http://midd.free.fr/asipalv2009-1.html
J’ai emprunté mon titre « Penser en Continents » à la version française du livre allemand de géopolitique « Mut zur Macht. Denken in Kontinenten » du Général Jordis Von Lohausen.

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Luc_Michel.050113.htm

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Sujet / Message Re: Géopolitique de la Libye

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