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Sujet / Message North American Aerospace Defense Command, ou NORAD

le Sam 26 Mar - 7:24


Le Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord (North American Aerospace Defense Command, ou NORAD) est une organisation américano-canadienne dont la mission est la surveillance de l'espace aérien nord-américain auquel se rajoute depuis mai 2006 une mission d'avertissement maritime, qui nécessite un arrangement partagé des activités conduites par les deux nations sur les approches maritimes et les voies navigables.
Le NORAD fut créé le 1er août 1957 sous le nom de North American Air Defense Command et devint effectif le 12 mai 1958. Il changea de nom en mars 1981.

Description


La surveillance aérospatiale ou « tactique intégrée de surveillance et évaluation de l'attaque » (ITW/AA) couvre le contrôle des objets volants humains ainsi que la détection, la validation et l'alerte suite à des attaques contre l'Amérique du Nord par des avions, missiles ou véhicules spatiaux. Le contrôle spatial inclut la surveillance de l'espace aérospatial canadien et américain.
L'organisation est dirigée par un commandant en chef (CINC) nommé à la fois par le Président des États-Unis et par le premier ministre du Canada. Il est basé à l'Air Force Base Peterson au Colorado à Colorado Spring, à côté du centre d'opérations de Cheyenne Mountain, le collecteur central et coordinateur des systèmes de détection du monde entier.
Trois quartiers généraux lui sont subordonnés : Elmendorf AFB en Alaska, CFB Winnipeg au Manitoba et Tyndal AFB en Floride. Ils sont coordonnés par le CINC et effectuent les opérations de contrôle pour leur zone.
Traditionnellement, l'officier commandant est Américain et le directeur est Canadien. En 2005, l'officier commandant est le lieutenant général Ralph E. « Ed » Eberhart de l'US Air Force qui dirige également le United States Northern Command « NORTHCOM ». À ce titre, c'est lui qui avait en partie au moins la mission de protection aérienne de la ville de New York le 11 septembre 2001. Le directeur est le lieutenant général Eric Findley (de l'armée de l'air canadienne).
Le NORAD et le NORTHCOM n'ont pas de lien direct avec le Département de la Sécurité intérieure des États-Unis, mais les deux organisations coordonnent l'entraînement et planifient les missions du NORTHCOM.

Historique

La perception croissante d'une menace soviétique liée aux armes nucléaires à longue portée (via les ICBM et les SLBM) a incité Américains et Canadiens à développer leur coopération en matière de défense aérienne.
Au début des années 1950, ils décident de construire une série de stations radar à travers l'Amérique du Nord pour faire face à la menace d'une attaque soviétique depuis le pôle Nord.
La première série de radars, terminée en 1954, s'appelle la ligne Pinetree et est composée de trente-trois stations placées au sud du Canada. Cependant, les défauts techniques du système ont pour conséquence la création de nouveaux réseaux de radars.
En 1957, le McGill Fence (barrière) est terminé. Il s'agit d'un réseau de radars à effet Doppler détectant les aéronefs volant à basse altitude, placé à environ 300 miles au nord de la ligne Pinetree, le long du 55e parallèle.
Le troisième système commun s'appelle le Distant Early Warning Line (DEW Line) et est également terminé en 1957. Il s'agit d'un réseau de 57 stations le long du 70e parallèle. Ce système prévient environ 3 heures à l'avance d'une attaque avant qu'elle n'atteigne une zone à forte concentration de population. Les attaques au-dessus de l'Atlantique ou du Pacifique auraient été détectées par les avions de guet aérien, les navires de guerre ou les radars des plateformes marines. Le commandement et le contrôle de ce système sont alors devenus un défi significatif.
L'annonce par les États-Unis et le Canada de la création d'un commandement intégré, le North American Air Defense Command, eut lieu le 1er août 1957, mettant fin aux discussions en cours depuis le début des années 1950. Les opérations débutent le 12 septembre à Ent dans le Colorado. L'accord formel a été signé par les deux gouvernements le 12 mai 1958.
Au début des années 1960, 250 000 personnes étaient impliquées dans les opérations du NORAD. L'émergence de la menace ICBM et SLBM devient réelle. En réponse, un système de surveillance spatiale et d'alerte missile est mis en place afin de détecter de tracer et d'identifier tout objet spatial dans le monde entier utilisant en autre les satellites d'alerte précoce Midas.
L'extension des missions du NORAD à l'espace a pour conséquence l'ajout du terme « aérospatial » à son nom.
Depuis 1963, la force aérienne a été réduite et les systèmes obsolètes détruits. Mais les efforts de protection contre une attaque ICBM ont augmenté : deux centres opérationnels souterrains ont été construits, à Cheyenne Mountain et à North Bay dans l'Ontario.
Au début des années 1970, la Destruction mutuelle assurée a eu pour conséquence une diminution du budget de la défense et un repositionnement des missions du NORAD afin d'assurer l'intégrité de l'espace aérien en temps de paix.
En 1979, l'accord américano-canadien sur la nécessité d'une modernisation de la défense aérienne mis un coup d'arrêt aux restrictions. La ligne DEW devait être remplacée par une ligne de radars arctiques appelée « système d'alerte du Nord » (NWS). Le radar « Over-the-Horizon Backscatter » (OTH-B) devait être déployé. On devait attribuer au NORAD des matériels de combat plus avancés, ainsi que des avions à système de contrôle et d'alerte aéroporté, les AWACS. Les gouvernements acceptent ces recommandations en 19851. D'autre part, en septembre 1985, un nouveau commandement spatial des États-Unis est formé comme adjoint, mais non comme composante du NORAD.
À la fin de la Guerre froide, la mission du NORAD est réévaluée. À partir de 1989 et afin d'éviter les coupes budgétaires, le NORAD fut chargé des opérations de lutte anti-drogue, par exemple en suivant les petits avions transporteurs.
La DEW line a néanmoins été remplacée, mais de façon réduite, de 1986 à 1995, par le système d'alerte du Nord (North Warning System, NWS), qui regroupe quinze stations de radars longue portée (onze au Canada, quatre en Alaska) et 39 stations de radars courte portée ( (36 au Canada, trois en Alaska) disséminées d'un bout à l'autre de la partie septentrionale de l'Alaska et du Canada et le long de la côte du Labrador sur une bande de 4 800 kilomètres de long et de 320 kilomètres de large, de même que le réseau de télécommunications nécessaire au raccordement de ces radars avec les centres régionaux de contrôle opérationnel (CRCO) 2.
Le site Cheyenne Mountain a également été amélioré. Cependant, aucun des radars OTH-B ne fonctionne aujourd'hui.
Durant la guerre du Golfe, les satellites militaires et autres détecteurs installé dans le cadre de son Defence Support Program pour détecter les tirs de missiles ont fourni des informations au NORAD sur les lancements de missiles Scud par l'armée irakienne, ce qui a permis d'alerter les batteries de MIM-104 Patriot dans les régions des cibles visés 3.
Depuis le 14 septembre 2001, l'opération Noble Eagle de protection 24 heures sur 24 de l'espace aérien nord américain avec des chasseurs en alerte permanente est en cours.
Le 29 juillet 2006, un porte-parole annonce que NORAD et le Commandement nord de l'armée américaine déplacent leurs opérations de Cheyenne Mountain à la base aérienne de Peterson à Colorado Springs, le quartier général du NORAD. Ce déménagement durera deux ans et 700 personnes resteront sur le site de cette base souterraine devenue un des symboles de la guerre froide.

... Suite...-

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Sujet / Message Re: North American Aerospace Defense Command, ou NORAD

le Sam 26 Mar - 7:31

Le nouveau quartier-général du NORAD en 2006.

Moyens de surveillance spatial

Son centre de commandement, le Space Surveillance Center, était, depuis 1966, enfoui sous la montagne Cheyenne, près de Colorado Springs, dans le Colorado. En 2008, il sera regroupé avec le quartier général de l'organisme à la base aérienne de Peterson.
À partir des éléments fournis par un réseau de radars et de systèmes optiques répartis sur les cinq continents, il suit tous les objets en orbite autour de la Terre (débris spatiaux). Les plus petits objets que les radars puissent discerner en orbite basse dans les années 1980 mesurent 10 cm ; la limite de détection passe à un mètre pour un objet situé à environ 4 000 km.


Radar tridimensionnel à balayage électronique Pave Paws en Alaska


Station radar de Cavalier dans le Dakota du Nord

Plus performante, la surveillance optique permet de photographier des objets de 10 cm jusqu’à 8 000 km et de 25 cm sur l’orbite des satellites géostationnaires.
Le SSC reçoit en moyenne 40 000 observations quotidiennes, qui lui permettent notamment de prévoir les dates et lieux de retombée d’objets spatiaux et de prévenir les nations concernées. Le catalogue établi par le Spadoc (Space Defense Operation Center), le département spatial du Norad, recense chaque objet spatial lancé depuis Spoutnik 1, en 1957.
Les principaux radars qui forment le réseau du Norad sont installés en Alaska, au Groenland (base de Thulé) et en Écosse. D’autres ont été mis en service au cap Cod dans le Massachusetts, en Géorgie, en Californie, au Texas et dans le nord du Dakota du Nord. Cette couverture a été complétée dans les années 1990 par de nouveaux radars transhorizon, capables de porter jusqu’à 3 000 km par réflexion sur l’ionosphère, et par des radars de grande puissance Haystack, qui permettent de suivre des débris de 1 cm seulement.
Les systèmes optiques ont longtemps consisté en un réseau de télescopes-caméra du type Baker-Nunn, dotés d’un obturateur tournant. Ce réseau est complété depuis le début des années 1990 par un nouveau système, le GEODSS (Ground-based Electro-Optical Deep Space Surveillance) qui compte cinq stations. Chaque installation comprend deux télescopes d'1 m d’ouverture et plus petit de 40 cm, reliés à des caméras vidéo dont les images alimentent directement un ordinateur. Ce système a toutefois le gros inconvénient de ne fonctionner que la nuit et par ciel dégagé.

NORAD et vols civils

Un F-15 escortant un Tu-95 de l'armée de l'air russe.
a Federal Aviation Administration est en charge d'administrer les vols commerciaux et privés dans l'espace aérien des États-Unis. Lorsqu'un tel vol cesse de respecter le plan de vol qui lui est imposé par le contrôle aérien, ou de répondre aux appels radio ou encore d'envoyer son signal d'identité, la FAA a l'obligation de signaler à la NORAD l'incident et doit fournir aux militaires les informations propres à localiser l'avion le plus rapidement possible aux fins d'interception. Sur la base de cette procédure, la NORAD a ainsi effectué 129 sorties durant l'année 2000.

Jusqu'à fin mai 2001, les commandants des bases aériennes bénéficiaient d'une autonomie de décision quant aux modalités de l'interception d'un tel avion et avaient le pouvoir de le faire abattre. Cette procédure a été remplacé par l'obligation de rapporter à l'échelon supérieur la survenue de tels incidents et, quant à l'interception, par l'obligation d'attendre les ordres du département de la Défense.

Entrée nord du centre de contrôle de Cheyenne Mountain, une des images emblématiques de ce commandement

wikipedia.org

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Sujet / Message Re: North American Aerospace Defense Command, ou NORAD

le Jeu 21 Juin - 2:48
Retour sur terre pour le X-37B, après 469 jours passés en orbite



Lancé en mars 2011, le X-47B, l’avion spatial américain sans pilote à bord, s’est posé sur la piste de la base aérienne de Vandenberg (Californie), le 16 juin, après 469 jours passés en orbite.

En 2010, un appareil du même type avait effectué un vol de 7 mois. Il s’était posé automatiquement en décembre de cette année-là. Ce qui fait que l’armée américaine a quasiment maintenu un X-37B en orbite pendant 2 ans.

Issu d’un précédent programme, appelé X-40 et conduit par Boeing Phantom Work, le X37B mesure 8,38 m de long pour une envergure de 4,57 m et une hauteur de 2,9 m. Propulsé par un moteur Pratt&Whitney Rocketdyne, il a une masse de 5 tonnes.

Mis en oeuvre par le 30th Space Wing, l’US Air Force n’a pas livré de détails sur la nature des missions de cet engin, si ce n’est qu’il a embarqué des capteurs et des équipements classés secrets. « Avec la fin de la navette, le X-37B OTV offre une capacité unique de développement de technologies spatiales réutilisables » a expliqué le lieutenant-colonel Tom McIntyre, le responsable du programme.

« Le fait que le X-37B soit non-habité permet à l’US Air Force de tester de nouvelles technologies sans les risques présents avec les autres programmes » a ajouté l’officier. Et de citer l’amélioration de la sécurité des vols spatiaux, la mise au point de systèmes de protection thermiques ou encore la production d’énergie solaire. « L’un des objectifs de cette mission était de voir jusqu’où on pouvait pousser la durée d’un vol orbital » a-t-il encore précisé.

Pour la Nasa, qui est à l’origine de ce projet, le X-37B a servi à « tester et valider des technologies dans l’environnement de l’espace et que les résultats vont permettre de construire un vaisseau de secours et de transport d’astronautes vers la Station spatiale internationale (ISS) ».

Seulement, ces explications sont loin de convaincre tout le monde, d’autant plus que les responsables de l’US Air Force ont été avares, du moins jusqu’ici, de commentaires sur le X-37B. « La mission » de cet engin « est un succès spectaculaire » confiait, en avril dernier, le général William Shelton, le chef de l’US Air Force Space Command. « Mais je ne m’étendrai pas sur les détails de la mission » avait-il ajouté.

Certains ont affirmé que le X-37B avait été mis en orbite à des fins de renseignement, pour mettre au point un programmed’arme spatiale ou encore pour surveiller la station orbitale Tiangong-1, à laquelle un vaisseau Shenzhou, avec à son bord la première femme chinoise taïkonaute, le major et pilote de chasse Liu Yang, et deux autres hommes, vient de s’amarrer avec succès, ce 18 juin.

D’ailleurs, la Chine aurait également lancé un projet similaire à celui de l’US Air Force, avec le drone spatial réutilisable « Dragon Divin » (Shen Long), dont un premier essai aurait récemment été réalisé selon Andrew Erikson, un analyste spécialiste de la Chine au Naval War College. A la différence du X-37B, cet appareil est largué à 10.000 mètres d’altitude par un bombardier Xian H-6, une copie du Tupolev 16 russe.

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Sujet / Message Re: North American Aerospace Defense Command, ou NORAD

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