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Commémoration de la fête de l'indépendance nationale

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Dossier datualité Commémoration de la fête de l'indépendance nationale

Message par Syfou le Dim 3 Juil - 8:41

Le 5 juillet 1962 l’Algérie fête son indépendance

L’indépendance de l’Algérie est proclammée le 5 juillet 1962 après 132 ans de colonisation française. Elle a débuté le 14 Juin 1830 avec le débarquement des forces françaises sur la côte de Sidi Fredj.

Après la signature des accords d’Evian le 18 mars 1962 et la proclamation du cessez le feu le lendemain, il va falloir moins de quatre mois à l’Algérie pour accéder totalement à son indépendance. L’éxecutif provisoire est mis en place en en avril 1962 à Rocher Noir (Boumèrdes), puis le 1er juillet 1962 aura lieu le référendum d’autodétermination : 99.7 % en faveur de l’indépendance. Elle est proclamée le 5 juillet 1962.

5 juillet 1962, GLOIRE A NOS MARTYRS

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Dossier datualité Re: Commémoration de la fête de l'indépendance nationale

Message par angelo le Lun 4 Juil - 13:34

Il ne faut pas confondre indépendance et désengagement de l'occupant.

L'Algérie n'a pas encore eu son indépendance et encore moins le peuple algérien.

Interrogé par son fils sur le désengagement de la France de l'Algérie, De Gaule lui répondit: "qui a dit qu'on a abondonné l'Algérie? Nous leur avons laissé xxx milliers d'agents (DAF, h... & Co) qui feront subir beaucoup plus de dégats à ce pays et à ce peuple que ce que peut accomplir toute l'armée et tous les colons réunis, qui s'y trouvaient"

Pour s'en rendre compte de cette réalité, il n'y a qu'à se rappelerr toute les crises qu'à vécu l'Algéie depuis cette "dite date d'indépendance" à ce jour et parmi lesquelles celle de la décennie noir!

On n'est pas encore sorti du tunnel!
Une autre révolultion plus profonde s'impose. What a Face

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Dossier datualité Re: Commémoration de la fête de l'indépendance nationale

Message par fennec dz le Lun 4 Juil - 17:28

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Dossier datualité Re: Commémoration de la fête de l'indépendance nationale

Message par Syfou le Mar 5 Juil - 0:19



Avoir 49 ans aujourd’hui !

Retracer l’histoire du mouvement nationaliste qui a précédé le déclenchement du 1er Novembre 54 : les révoltes de la Kahina, El Mokrani, Lalla Fadhma N’soumer, nonobstant l’incontournable Emir Abdelkader qui opposera à l’occupant français une résistance héroique.




Retracer l’histoire du mouvement nationaliste qui a précédé le déclenchement du 1er Novembre 54 : les révoltes de la Kahina, El Mokrani, Lalla Fadhma N’soumer, nonobstant l’incontournable Emir Abdelkader qui opposera à l’occupant français une résistance héroique.

Avant d’être exilé en Syrie et d’y mourir. Mais pas en vain puisque d’autres patriotes reprendront le flambeau de la fameuse création de l’Etoile Nord Africaine de feu Messali Hadj, en passant par les terribles massacres du 8-Mai 45, les non moins horribles enfumades du Dahra, prélude à l’explosion du 1er Novembre 1954 aboutissement inévitable et inéluctable d’un long processus de maturation. Et, non moins, guerre impitoyable qui verra, côté algériens, le sacrifice de plus d’un million et un demi million de martyrs. Nonobstant les séquelles et traumatismes indélébiles. Avant que les deux parties au conflit meurtrier ne s’assoient autour d’une table de négociation pour signer les accords d’Evian.
Et que l’Algérie ne recouvre sa souveraineté et jeter les fondements de base d’un Etat libre et indépendant qui tentera de ne pas se défaire des principaux idéaux d’une des guerres les plus sanglantes de l’histoire contemporaine. Mais saluée, également, comme il se doit, et, à juste titre, s’entend, quasiment dans le monde entier, n’en déplaise à une poignée d’irréductibles détracteurs dont la proclamation solennelle de l’indépendance leur est toujours restée en travers de la gorge…
L’écrasante majorité de la jeunesse algérienne ignore pratiquement tout de la Révolution du 1er Novembre 54 et pour cause ! Née après l’indépendance, elle ne pouvait donc, de fait, en être instruite. D’autant plus que l’histoire en tant que matière ne figurait point dans les manuels scolaires sinon quelques bribes.
Et le plus souvent sommaires et forcément incomplètes. Longtemps considérée comme sujet tabou, l’histoire n’étant jamais tout à fait neutre, par les différents décideurs qui se sont succédé aux commandes du pays depuis le recouvrement de la souveraineté nationale, cette matière dite pourtant de mémoire, ne sera défrichée, partiellement s’entend, que sous l’ère Chadli où l’on assistera à quelques séminaires et colloques portant objet écriture de l’histoire, joutes qui en leur temps susciteront un certain engouement, notamment au sein de la communauté universitaire et quelques acteurs du mouvement nationaliste. Tandis que pour sa part le cinéma investira, relativement certes, dans la narration sélective de quelques historiques batailles dont la fameuse Bataille d’Alger consacrée par un prix et un retentissement universel, nonobstant quelques aspects lacunaires. Idem pour Patrouille vers l’est de l’ami Ammar Laskri qui s’essaiera, autant se faire que peut, à restituer le double aspect « physique » et psychologique d’une guerre de libération vue par un nationaliste de la première heure, originaire, pour mémoire, d’une région qui a payé un lourd tribut à la Révolution. D’autres réalisateurs prendront le relais, mais cette fois-ci via le petit écran qui nous donnera alors à voir (et revoir) des feuilletons télévisuels culte tant ils auront suscité au sein de millions de compatriotes un engouement exceptionnel. C’est le cas de El Hariq adapté d’une œuvre majeure du regretté Mohamed Dib L’incendie par un certain Mustapha Badie que la critique aura unanimement et fort à propos, du reste, salué.
Le chant patriotique ne sera pas non plus en reste et les Lamari, Oudjdi, Saliha, outre l’incontournable Rabah Driassa, Blaoui Elhouari, Ahmed Wahbi pour la plupart membres de la troupe historique du FLN, commettront moult compositions musicales à la gloire des chantres de la Révolution ou ce qu’on appelle communément des chants patriotiques dont certains par la double qualité de leur teneur et interprétation donnaient non seulement la chair de poule, mais pouvaient, en sus, vous envoyer au maquis la fleur au fusil. C’est dire… Ceci compte non tenu du fameux ballet des 3R, œuvre de l’école des arts dramatiques de Bordj El-Kiffan (INADC) qui retracera avec ses propres « outils » la grandiose fresque de la Révolution matérialisée par le lancement de la révolution agraire, la révolution industrielle et la révolution culturelle.
Un ballet dont la tournée un peu partout à travers le monde rencontrera un succès retentissant pour le moins. Par ailleurs, et, se sentant à équidistance de tous les autres arts explorant et interrogeant le creuset nationaliste des dramaturges et comédiens de haut vol dont on citera, pour mémoire, les Bachtarzi, Badjarah, Boudia, Rais, sans omettre la gent féminine au mérite incommensurable tel les Nouria, Saboundji, Keltoum, Fatiha Berbère figures emblématiques s’il en est du quatrième art de combat.
Car après avoir défendu becs et ongles une Révolution sur le terrain même des opérations, s’engageait un autre combat non moins significatif : prêcher la bonne parole, vulgariser le patrimoine culturel national et enseigner à la nouvelle génération que la vie est un combat où rien ne s’obtient sans sacrifice ; qu’il ne faut sous-estimer aucun support promotionnel pour expliquer aux jeunes que tout n’a pas été facile et qu’il n’existe point de guerre soft… Enfin, on ne terminera point ce modeste laïus et incomplet tour d’horizon sans toucher un petit mot sur la grande équipe de football du FLN dont la majorité a répondu spontanément à l’appel de la patrie et abandonnant pour certains moult privilèges.
A. Zentar
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Quand s’accomplit le rêve

5 Juillet 1962 - 5 Juillet 2011. 49 années se sont déjà écoulées, mais que comptent-elles dans la vie d’une nation, dans la vie d’un peuple, dans la vie d’un Etat ou tout, absolument tout, était à refaire, à reconstruire, à construire dès le lendemain du recouvrement d’une liberté après plus d’un siècle d’occupation étrangère.
Ayant offert un lourd, un très lourd tribut pour recouvrer son indépendance, sa liberté et sa dignité, l’Algérie, qui avait subi un colonialisme des plus abjects autant par ses objectifs d’occupation et d’exploitation outrancière de ses richesses que de ses projets d’acculturation avec le démantèlement de l’identité algérienne, est sortie exsangue de la période de sept années de révolution armée qui a couronné en fait une résistance qui n’avait jamais cessé depuis que la soldatesque coloniale a souillé le rivage de Sidi-Fredj 132 années auparavant.
La Révolution qui fascina le monde avait avec son déclenchement le 1er Novembre 1954 sonné le glas du colonialisme dans toute l’Afrique, le 5 Juillet reste de fait une fête pour tout les pays qui étaient colonisés, et l’Algérie qui a souffert à travers son peuple dans sa chair, dans son sang et dans ses richesses a fait du principe du droit des peuples à l’autodétermination un principe immuable et intangible de sa politique étrangère.
5 Juillet 2011. 49 années se sont écoulées depuis que pieds nus mais fiers, les Algériens marchaient enfin librement et partout sur la terre de leurs ancêtres, le ventre creux mais l’esprit rassasié de cette joie que ne peut procurer que la liberté pour tout un peuple qui venait de briser les chaînes qui voulaient l’asservir à tout jamais et le confiner en son propre pays dans un rang inférieur, l’obligeant à assumer et à respecter tous les devoirs et à se plier pleinement à l’ordre colonial.
49 années après, l’Algérie en est encore à effacer les stigmates de cet ordre inique.
De la poignée d’étudiants algériens et de cadres, quantité insignifiante par rapport à la grande masse quasiment analphabète, l’Algérie peut s’enorgueillir aujourd’hui de compter plus d’un million d’étudiants et des centaines de milliers de cadres formés par l’école et l’université algérienne, des institutions que l’on trouve partout à travers l’immensité du territoire national jusqu’aux coins et lieux-dits les plus reculés pour la première et quasiment au niveau de chacune des wilayas du pays pour ce qui est de l’institution universitaire.
Les gourbis, de sinistre mémoire, n’existent pratiquement plus, de programme en programme, d’année en année ils sont remplacés par des habitations décentes pourvus de toutes les commodités.
D’autres images qui reflètent ce visage si hideux du colonialisme se sont effacées grâce aux efforts engagés mais surtout grâce à cette philosophie née de la Révolution de Novembre, de cette dimension sociale qui étoffe les programmes de développement.
Et, là, les chiffres sont autant têtus que le «Melmouss» de cette réalité du terrain.
En une décennie, sous l’impulsion du programme de développement du Président de la République, de grandes avancées ont été enregistrées aussi bien en matière de satisfaction des besoins et de réponses aux préoccupations des citoyens que de réalisations d’une base infrastructurelle à même de répondre à son tour aux besoins socio-économiques de l’Algérie de demain.

A. M. A.
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Relizane : Inoubliable

Le 18 Mars 1962, les Algériens célèbrent le cessez-le-feu qui marque l’accès du pays à l’Indépendance. Un double référendum vient bientôt conforter cette décision. Le 1er juillet 1962, les Algériens se prononcent encore plus massivement pour l'indépendance de leur pays. L'indépendance devient effective le 3 juillet 1962.
Le 5 juillet, l'indépendance est officiellement proclamée. Les Pieds Noirs et Juifs sépharades fuient vers la France, où ils débarquent avec leurs valises pour seuls biens.
«Je me souviens comme si cela datait d’hier», nous disait Samir enseignant en retraite , à l’époque , poursuit il, j’avais 18 ans, c’était indescriptible cette joie, cette liesse de femmes, hommes, enfants, jeunes, vieux, moudjahidine qui défilaient dans les boulevards, les artères et rues des villes et villages et cela durant une semaine, jours et nuits, pendant laquelle la fête battait son plein . Ce qui m’a marqué le plus, c’est la reprise de la liberté et de la souveraineté du pays et du peuple algérien et aussi durant la rentrée scolaire où les jeunes Algériens ont relevé le défi pour ouvrir les écoles et enseigner le savoir aux jeunes Algériens dont aujourd’hui la majorité sont des cadres de la nation et dont je suis l’un des pionniers de l’école algérienne. J’en suis fier .»
Ainsi, c’est une commémoration inoubliable que chaque Algérien doit revivre en frémissant en cette glorieuse journée du 5 Juillet 1962. 5 Juillet 2011, 49 années sont passées et ça reste gravé comme si c’était hier.» conclut Samir avec des larmes de joie aux yeux.

M. Berraho
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Dossier datualité Re: Commémoration de la fête de l'indépendance nationale

Message par abdelmalek le Mar 18 Oct - 14:47

ya raham nos chouhadas:grâce a eux et de nos vaillants moudjahidines que nous bénéficions de ce luxe :les études avec le reste, je pense que la réalité est sur le terrain :l'autoroute le visage de l’Algérie a changé avec l'eau dans les robinets et le rest toujours les logements de milliers sur et dans chaque village et villes :mais il faut remplir le sud :c'est impérative pour l'avenir de notre pays.
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Dossier datualité 50 ans de l'indépendance de l'Algérie

Message par Syfou le Mer 13 Juin - 0:46

1962 -2012 , mémoire et actualités sur cette année de commémorations .




Algérie 2012

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Dossier datualité Re: Commémoration de la fête de l'indépendance nationale

Message par Daûphin_zz_47 le Mer 13 Juin - 13:03

L'histoire de l'Algérie : des Numides (IVe siècle avant J.-C.) à 1962


5 Juillet 1962, la fin de la nuit coloniale, et
le début d'un nouveau régime.



Bien informés, les Algériens sont des citoyens, mal informés, ils deviennent des sujets.

L’histoire étant le fondement de la connaissance, cette présente contribution, dont l'objectif est de démystifier l'histoire millénaire et combien riche de l'Algérie, certainement imparfaite comme toute recherche à approfondir, en espérant qu’elle suscitera un débat contradictoire au profit exclusif de l’Algérie, sera scindée en cinq parties : l’Algérie de la période des Numides à la période romaine ; de la période du kharidjisme à la dynastie des Almohade ; l’occupation espagnole et ottomane ; la colonisation française de 1830 à 1962 et du nationalisme algérien à la révolution du 1er novembre 1954. Le plus grand ignorant étant celui qui prétend tout savoir, toute critique productive sera la bienvenue.

L’Algérie va fêter le 5 juillet 2012, cinquante années d’indépendance politique. De juillet 1962 à juillet 2012, elle a connu sept dirigeants. Ahmed Ben Bella (1962 à 1965), Houari Boumediene (1965 à 1978), Rabah Bitat (1978 à 1979), Chadli Bendjedid (1979 à 1992), Mohamed Boudiaf (1992), Ali Kafi (1992 à 1994), Liamine Zeroual (1994 à 1999) et Abdelaziz Bouteflika (1999 à aujourd'hui). Cependant ce serait une erreur de ne relater que 50 années de 1962 à 2012 de l’indépendance pour comprendre la situation tant politique, sociale, économique que culturelle de l’Algérie, car l’histoire d’une nation ne se découpe pas en morceaux. En effet, ce serait un déni de mémoire, l’histoire d’une nation ne se découpant pas en morceaux, de relater que 50 années de 1962 à 2012 de l’indépendance, pour comprendre la situation tant politique, sociale, économique que culturelle de l’Algérie.

D’où vient ce terme Algérie ? L'étymologie du nom en arabe, Al-Djaza'ir (الجزائر), rattache le nom aux îles qui faisaient face au port d’Alger à l'époque et qui furent rattachées à sa jetée actuelle. Le terme d'île pourrait selon des géographes musulmans du Moyen Âge désigner la côte fertile de l’actuelle Algérie, coincée entre le vaste Sahara et la Méditerranée, apparaissant alors comme une île de vie. En ce qui concerne Mezghenna, Tassadit Yacine rapporte l'hypothèse d'une forme arabisée d'Imazighen, donnant au pays le nom originel Tiziri At Imezghan, "Ziri des Berbères". Une autre étymologie situe son origine dans le nom de Ziri Ibn Menad Djezaïr alors de Dziri du berbère Tiziri. L'appellation Algérie provient du nom de la ville d’Alger qui dérive du catalan Aldjère lui-même tiré d’Al-Djaza'ir, nom donné par Bologine Ibn Ziri, fils du fondateur de la dynastie Ziride, lorsqu'il bâtit la ville en 960 sur les ruines de l'ancienne ville au nom romain Icosium, Djaza’ir Beni Mezghenna. Le nom en français, Algérie, utilisé pour la première fois en 1686 par Fontenelles pour qualifier la Régence d’Alger, est officiellement adopté le 14 octobre 1839 afin de désigner ce territoire faisant partie de la Côte des Barbaresques.

Ainsi, l’Algérie dans sa préhistoire est d’essence berbère et selon une version fréquente aurait le sens d'Homme libre, de rebelle, mais dans le cadre d’une rébellion organisée. Les Berbères sont un ensemble d’ethnies autochtones d’Afrique du Nord qui occupaient, à une certaine époque, un large territoire qui allait de l'Ouest de la vallée du Nil jusqu'à l'Atlantique et l'ensemble du Sahara. Ils y fondèrent de puissants royaumes, formés de tribus confédérées. Connus dans l’Antiquité sous les noms de Maures, ou encore Numides, l’Algérie connut la conquête romaine, l’invasion vandale, la conquête arabe, la conversion à l’Islam, la conquête espagnole, ottomane et française. Mais depuis de longs siècles, une conscience nationale "algérienne" s’est forgée, malgré bon nombre de péripéties tout au long de son histoire.

1. L’Algérie de la période des Numides à la période romaine

L'Algérie a été peuplée, dès l'aube des temps. Les vestiges de la présence humaine en Algérie remontent à 400 000 ans, âge attribué aux restes de l'Atlanthrope, découverts dans les sédiments du lac préhistorique Ternifine, en Oranie. L'Atlanthrope était un contemporain du Simanthrope et du Pithécanthrope de Java. Des ossements ont été retrouvés au milieu des outils de pierre taillée qu'il fabriquait. Des outils du même type ont été retrouvés sur d'autres sites attestant la présence de l'homme primitif. En Algérie, on assiste, d'une façon frappante, au voisinage immédiat de l'histoire et de la préhistoire. Hérodote et Saluste portent témoignage sur les formes maghrébines de la civilisation néolithique. Il faut souligner, que c'est au Sahara, que la civilisation néolithique a connu ses plus belles réussites avec une perfection technique inégalée, comme en témoignent les peintures du Tassili-N'Ajjers, du Tassili du Hoggar avec les pierres taillées et polies, comme on peut en voir dans la magnifique collection du musée du Bardo. A l'aube de l'histoire, l'Algérie, était peuplée par les Numides qui gardèrent, de la civilisation primitive, la famille Agnatique et l'Aguellid. Il est probable que c'est cette organisation sociale que trouvèrent les Carthaginois, à leur arrivée, au IX siècle avant J.C. Les Phéniciens fondèrent Carthage vers l'année 814 avant J.C et poussèrent leurs bateaux jusqu'en Espagne. Mais la côte africaine de la Méditerranée était très hostile : de nombreux récifs et de hauts-fonds rendaient la navigation très difficile.

D'est en ouest, la côte algérienne abritait des comptoirs qui sont devenus : Annaba, Skikda, Collo, Jijel, Bejaïa, Dellys, Alger, Tipaza, Cherchell, Tènes, Bettioua, près d’Arzew, Ghazaouet, comptoirs qui seront plus tard les assises des villes puniques, numides et romaines. Carthage étend son influence sur les populations de l'intérieur, à travers les relations commerciales. Ainsi apparurent des villes, où l'influence punique est incontestable. Alors que Carthage rayonnait de toute sa puissance, les Royaumes numide de Gaia, Massinissa et Syphax, avaient atteint un degré de développement exceptionnel sur les plans économique, social et culturel. Bien que peu, ou encore mal connu, cette période reste l'une des plus passionnantes de l'Histoire de l'Algérie. Au plan politique, la Numidie connut des tribus indépendantes, des républiques villageoises, de vastes royaumes dotés d'un pouvoir fort qui s'est superposé aux structures tribales. Quand la Numidie réapparut au IVe siècle avant J.-C, elle formait au couchant, le royaume des Massaeysiles limité par l'Ampsaga (Rhumel) à l'est et par la Moulouya à l'ouest, avec Siga pour capitale et le royaume des Massyles dans la partie orientale du Constantinois, avec Cirta pour capitale. Hérodote rapporte que des relations commerciales se développèrent très tôt entre Phéniciens et Numides, favorisant ainsi la pénétration de la langue et de la culture puniques assez profondément dans le pays. Les Numides apprirent des Phéniciens les procédés agricoles et industriels avec la fabrication de l'huile d’olive, du vin, l'exploitation et le travail du cuivre. L'influence culturelle, par contre, fut très limitée et s'exerça essentiellement par l'intermédiaire de Carthage. Elle ne se manifesta que dans le domaine de l'art, dont nous retrouvons des exemples dans les grands médracens de l'Aurès et de Tipaza. Au cours des années qui suivirent cette guerre, la puissance carthaginoise s'affaiblit, ce qui permit au roi des Massyles, Gala, grand père de Massinissa, d'entreprendre la conquête des villes côtières, dont Hippo-Régius, qui devint sa capitale, en chassant les Carthaginois.

Pendant la deuxième guerre punique (218-202) avant J.-C.) Romains et Carthaginois se disputèrent avec acharnement l'alliance des royaumes numides. Alliée à Hannibal, la cavalerie numide parvint à envahir l'Iberia, la Gaule, traversant les Pyrénéees, puis les Alpes, contribuant à remporter en 216 avant J.-C la bataille de Cannae, la plus célèbre victoire des troupes de Hannibal, demeurée, à ce jour, dans les annales militaires, comme un exemple de stratégie et de tactique. Lors de son couronnement, Massinissa avait 36 ans. Né en 238 avant J.C., il régna pendant 54 ans jusqu'à sa mort en 148 avant J.-C. Pendant son long règne, il entreprit la construction d'un Etat unifié et monarchique. D'abord il s'attacha à sédentariser les populations et transforma les pasteurs nomades en agriculteurs. Il favorisa l'urbanisation de la Numidie, poussant les cultivateurs à former de gros bourgs, auxquels il donna une organisation semblable à celle des villes puniques. Massinisssa qui regardait avec intérêt l'Orient grec, avait accepté la forme de civilisation que six siècles, placés sous l'influence de Carthage, elle-même hellénisée au cours des deux derniers siècles, avaient apportée aux élites Numides. Le projet politique le plus cher à Massinissa fut l’unification de tous les royaumes numides. La récupération des terres ayant appartenu à ses ancêtres lui permit d'introduire de nouvelles méthodes dans des domaines aussi variés que l'agriculture, l'hydraulique et la culture en terrasses. Pour mieux assurer sa puissance, il voulut diviniser la monarchie et établir le culte de la divinité royale. Au plan militaire, son pouvoir, aussi, fut considérable : il entretint une puissante armée et une flotte importante. Sur le plan économique, la Numidie occupa, pendant son règne, une place prépondérante dans l'économie mondiale de l'époque. Sa gestion fit de son pays un Etat très prospère qui commerçait avec la Grèce et Rome. Cirta en fut la capitale où à cette époque l’actuelle Europe vivait encore dans l’indigence. Dans son œuvre d'unification, il empiéta sur le domaine de Carthage, qui lui déclara la guerre. Massinissa en sortit vainqueur.

La puissance grandissante de Massinissa en Afrique inquiéta Rome, au point qu'en déclarant la guerre à Carthage en 149 avant J.-C, elle visait aussi Massinissa. En détruisant Carthage en 146 avant J.C et en créant la première colonie romaine en Afrique, Rome mettait une limite à l'extension territoriale de la Numidie et au renforcement de son pouvoir économique et politique. L'occupation romaine de l'Afrique du Nord, à partir de Carthage, se fit par trois axes principaux : Le premier, suit la côte de la Tunisie du nord au sud, puis vers l'est en passant par la Libye. Le second, qui va d'est en ouest, suit la ligne du plateau intérieur, nettement en arrière des massifs côtiers. Le troisième, en diagonale nord-est et sud-ouest, représente la voie de pénétration vers la frontière sud et vers l'Aurès par Ammaedara (Haïdra, Tunisie), Thevesti (Tebessa), Thamugadi (Timgad), et enfin Lambaesis (Lambèse). Trois de ces villes furent les bases de la légion romaine, qui occupa Ammaedara sous le règne d'Auguste. En l'an 75, elle s'installa à Thevesti, en 81 à Lambaesis, qui devint par la suite son siège définitif avant d'être la capitale de la Numidie. La Numidie est un territoire militaire, dont le commandement est installé à Lambèse ; elle deviendra une province indépendante de la Proconsulaire en 198. A partir de 126, des voies de pénétration l'aideront à progresser par les pistes du Sud, mais elle se rétrécit vers le nord : Hippo Régius (Hippone) est en Proconsullaire, Igilgili (Jijel) et en Maurétanie Sétifienne. La côte de Numidie a deux ports : Rusicade (Skikda) et Chullu (Collo). Le reste de l'Algérie forme la Maurétanie Césarienne. La Maurétanie était gouvernée à partir de Césarée (Cherchell). Sa frontière est plus méridionale, loin des monts du Hodna. Au-delà de cette bande côtière, les populations numides continuent à suivre leur mode de vie, et à se battre contre l'occupation romaine. Si la sédentarisation s'est faite au temps des Phéniciens et des Royaumes numides, c'est l'urbanisation qui constituera la base de l'empire romain. Le nombre et la splendeur monumentale des cités romaines que révèlent les imposantes ruines de Timgad, Lambèse, Djemila-Cuicul, Tiddis, Tipaza témoignent du rôle joué par les Cités africaines. Dans le monde, seules deux villes, demeurent intactes et témoignent de la perfection urbanistique des cités romaines : Pompéi, en Italie, ensevelie et sauvegardée par les cendres du Vésuve, et Timgad en Algérie, ensevelie et sauvegardée par le sable du désert. Les Berbères, christianisés par Rome résistèrent de façon différenciée à la chute de Rome, puis des Vandales et l'instabilité durant la période byzantine. Certains s'enfuirent en Sicile. D'autres, notamment dans les Aurès vont résister à l'arrivée des musulmans entre 670/702. Cette période a entraîné la reconstitution de plusieurs principautés berbères. De nombreux Berbères se convertirent ensuite en masse à la religion musulmane. La conquête musulmane de l’Espagne et du sud de la France qui s'ensuivit fut menée par un contingent arabo-berbère comptant beaucoup de convertis.

2. De la période du kharidjisme à la dynastie des Almohades

Durant le kharidjisme amazigh de 736/947, les Imazighen ne tardent pas à se révolter contre l'autorité du calife d'Orient, autant pour des raisons fiscales que politiques. Plusieurs royaumes amazighs autonomes font leur apparition. Dans le Maghreb central, l'un d'eux, la principauté de Tahert se développe durant 140 ans. À la suite du grand schisme de l'islam, lorsque Ali, gendre du prophète disputant le califat à Muawiya accepta une transaction, à la suite de laquelle Muawiya fut vainqueur. L'islam se divisa alors en deux branches principales : les adeptes de la branche dominante prirent le nom de sunnites et ceux qui se réclamaient d'Ali devinrent les chiites. La branche qui prévalut en Afrique du Nord est le sunnisme. Quant au kharidjisme, il disparut entièrement de l'Afrique du Nord où il n'a subsisté que dans le Sud algérien, au Mzab, les actuels originaires du Mzab, ou mozabites exerçant dans le reste de l'Algérie, les activités pacifiques, notamment le commerce contrastant particulièrement avec le goût pour le combat de leurs ancêtres. Vient la dynastie rostémide de 776/909, Ibn Rustom prenant comme épouse une femme berbère des Banou Ifren. Il fonde en 761 un royaume ibadite dans le nord du Maghreb avec Tabert pour capitale. Celui-ci, comme l’émirat de Cordoue depuis sa création en 756, conserve son indépendance du califat des Abbassides, malgré les pressions diplomatiques et militaires ainsi que les pertes de territoires. En 909, en proie à des crises intérieures, le chef chiite et fondateur de la dynastie des Fatimides, Obeid Allah, mit fin au royaume rostémide. Pour la dynastie Idrisside de 788/985, Idriss prend comme épouse une Berbère et eu un enfant, Idriss II. Deux versions des faits existent : selon la première, Abou Ourra invite Idriss vers 790 à séjourner à Tlemcen. Selon la deuxième version, Idriss regroupe ses alliés et fait une incursion à Tlemcen. Le chef des Maghraouas Mohamed Ibn Khazer fait allégeance à Idriss vers 790. Idriss va combattre les kharidjites et les Aghlabides, lorsqu'il prend pouvoir au Maghreb. La dynastie Ifrenide ayant régné de 790/1066 est anciennement établie dans leur royaume de Tlemcen. Les Banou Ifren sont des opposants à tous les régimes idéologiques. Ils choisissent d'être sufrites berbères au début VIIe siècle.

Au Xe siècle, Abu Yazid, vers 942, est le chef de la révolte contre les Fatimides. Mais, vers 947, il est tué et les Banou Ifren organisent une lutte contre les Fatimides. Les Banou Ifren reprennent leurs territoires et contrôlent tout l'ouest du pays. Yala Ibn Mohamed détruit complètement Oran et choisit Ifgan comme capitale militaire. Les Fatimides font ensuite alliance avec les Banou Ifren. Des luttes acharnées entre les trois dynasties (Maghraouas, Ifreides et Zirides) débutent pour le pouvoir du Maghreb. Il en ressort que les Banou Ifren ne cédent pas face aux deux dynasties et Tlemcen reste leur capitale. La dynastie Banou Ifren s'achève dès l'arrivée des Hilaliens et des Almoravides au Maghreb. Vient ensuite la dynastie Aghlabide de 800/909. En 800, le calife abbasside Haroun ar-Rachid délègue son pouvoir en Ifriqiya à un gouverneur arabe du Zab, Ibrahim Ibn Al-Aghlab, qui obtient le titre d’émir Al-Aghlab établissant la dynastie des Aghlabides, qui règne durant un siècle sur le Maghreb central et oriental. Le territoire bénéficie d’une indépendance formelle tout en reconnaissant la souveraineté abbasside, les émirs aghlabides prêtant allégeance au calife abbasside.

Au début du Xe siècle, une nouvelle dynastie supplante les Aghabides et les Rostémides et dans le Maghreb central : les Fatimides de 909/à 972. De doctrine chiite et pensant que le khalifat doit revenir à la descendance d’Ali, ils considèrent les khalifes Abbassides comme des usurpateurs. Aussi, dès sa prise de pouvoir en 909 à Raqqada, le premier représentant de cette dynastie, Ubayd Allah revêt le titre de Mahdi et celui de commandeur des croyants. Il constitue une armée parmi les Kutamas, et s'attaque aux Aghlabites dont il conquiert l'émirat en une quinzaine d'années (893-909). Cependant, les tribus berbères zénètes d’Abu Yazid en 944 s’emparent de Kairouan. Le chef berbère Ziri Ibn Menad, ayant réuni sous son autorité les tribus Sanhadja, met en déroute les tribus zénètes et sauve l'empire Fatimide. Il y gagne le poste de gouverneur du Maghreb central comme récompense de sa fidélité. Peu à peu, l'armée affaiblie des Fatimides se recompose, puisant toujours ses forces chez les Kutamas, mais aussi désormais en Perse et en Syrie. Ils parviennent finalement à se réimposer en maîtres du Maghreb occidental, avant de tourner leurs efforts armés vers l'Orient, pour aboutir à la conquête de l’Egypte en 969. À partir de ce moment, les Fatimides commencent à se désintéresser de leurs terres d'origine, les laissant au fur et à mesure tomber aux mains des Zirides à tel point qu’en 1060 la dynastie n'a plus pour territoire que l'Égypte.

Le Maghreb a connu également la domination de la dynastie Maghraoua de 970/1068 et celle des Zirides de 972 à 1152. Les Maghraouas sont une tribu zénète dont le royaume est dans le Chlef actuel. Les Maghraouas s'allient aux Fatimides puis aux Omeyyades mais finissent par former une dynastie indépendante avec pour capitale Oujda. Les Maghraouas, grâce à Ziri Ibn Attia, prennent les principales villes de l'ouest : Tlemcen et les Zibans. Les Maghraouas envahissent la partie nord, le Maghreb el Aqsa (actuel Maroc), et choisiront Fès comme capitale. Les deux dynasties Zénètes se font la guerre. Plusieurs chefs des Maghraouas commandent la dynastie jusqu'à sa chute vers 1068. Quant à la dynastie ziride fondée par Bologhine Ibn Ziri, originaire de ces tribus berbères sanhadjas, elle règne sur l’Ifriqiya et une partie d’Al Andalus pendant environ deux siècles avec successivement Achir Kairouan et Mahdia pour capitales. En 1046, alors vassaux des Fatimides, les Zirides rompent totalement leurs relations : en reconnaissant les Abbassides comme califes légitimes, les Zirides montrent ouvertement aux Fatimides qu'ils abandonnent le chiisme. Pour réprimer les Zirides, les Fatimides envoient en 1052 les Hilaliens qui détruisent Kairouan en 1057. Mahdia devient alors la nouvelle capitale de l'empire. De 1014 à 1152 lui succède la dynastie des Hammadite qui est une branche des Zirides puisque son fondateur Hammad Ibn Bologhine est le fils de Bologhine Ibn Ziri. Il gouverne sur un territoire correspondant à peu près à l'actuelle Algérie hors Sahara durant un siècle et demi. Hammad Ibn Bologhine fonde la dynastie en 1014 en se déclarant indépendant des Zirides et en reconnaissant la légitimité des califes Abbassides de Bagdad. Mais c'est seulement en 1018 que les Zirides reconnaissent l'autorité des Hammadides. Leur capitale est dans un premier temps Al-Qala, quand, menacée par les Hilaliens, elle devient Bejaïa. Les incursions des Hilaliens, à partir de 1052 affaiblissent grandement la dynastie jusqu'à ce qu'elle soit définitivement vaincue à l'arrivée des Almohades. À la suite de la rupture avec les Zirides et dans le but de les punir, les Fatimides envoient les Hilaliens, une confédération de tribus venues en majorité d’Egypte. Ils étaient alliés avec les Hammadides ce qui permit la destruction des Ifrenides. En 1152, un siècle après l’arrivée des premiers contingents bédouins, les Béni Hilal se regroupent pour faire face à la puissance grandissante des Almohades, maîtres du Maghreb el-Aqsa et de la plus grande partie du Maghreb central. Mais ils sont écrasés à la bataille de Sétif. Paradoxalement, cette défaite n’entrave pas leur expansion, elle en modifie seulement le processus. Les Almoha-des, successeurs d’Abd el-Moumen, n’hésitent pas à utiliser leurs contingents et ordonnent la déportation de nombreuses fractions Ryâh, Athbej et Djochem dans diverses provinces du Maghreb El-Aqsa, dans le Haouz et les plaines atlantiques qui sont ainsi arabisés.

Il y a lieu également de retenir l’importance de la dynastie Almoravide qui est une dynastie berbère en provenance du Sahara qui régna sur le Sahara, une partie du Maghreb et une grande partie de la péninsule Ibérique de la fin du XIe au début du XIIème siècle. C'est Yahya Ibn Brahim qui, en islamisant en 1035 sa tribu berbère, donne naissance à une communauté religieuse militaire qui sera à l'origine de la dynastie almoravide. Mais, c'est souvent Abdallah Ibn Yassin qui est considéré comme le père spirituel de ce mouvement. À la tête d'une armée de plus en plus impressionnante, il convertit par la force ses voisins, profitant du prétexte pour agrandir son influence territoriale. Dès 1054, il part à la conquête de l’empire du Ghana Le successeur d'Abdallah Ibn Yasin, Abu Bakr Ibn Omar est considéré comme le premier souverain almoravide. C'est lui, qui, aux alentours de 1070 fondera la ville de Marrakech avant de repartir au Ghana prendre sa capitale en 1076. Marrakech est la capitale d'un empire immense, du Niger au Tage. C'est l'apogée des Almoravides qui mènent l'une des plus grandes puissances méditerranéennes mais aussi africaines. Certaines sources indiquent aussi que les Almoravides prennent Tlemcen et Alger. D'autres sources signalent que les Almoravides s'arrêtent aux bornes des Zirides et aussi des Hammadides. D'autres sources, enfin, soutiennent que vaincus par les Hammadides délaissent Tlemcen en 1002. La prise de Marrakech par les Almohades en 1147 marque la fin de l'empire des Almoravides. Le mouvement almohade composé des Masmoudas et des Zénites, est né en réaction à l'autorité makeliste en place, à savoir les Almoravides en relation avec les dissidents exilés dans le Haut Atlas qui commencèrent par créer une communauté militaire et religieuse, dans les années 1120. La guerre éclate, et Tlemcen, Fès puis Marrakech tombent, annonçant la disparition des Almoravides en 1147. Au fur et à mesure des années et des différents règnes, les Almohades vont agrandir leur royaume, et finir par unifier tout le Maghreb et le sud de l'Al Andulus pendant un demi-siècle. La dynastie Hafside, d’abord alliée et vassale des Almohades se proclame indépendante en 1230. Elle est alors divisée entre deux capitales Bejaia et Tunis. C'est au XVe siècle, sous Muhammad IV al Mutansir que la dynastie connaît son apogée. Les Hafsides contrôlent alors un territoire qui s'étend de l'est de l’Algérie à partir d’Alger jusqu'au nord-ouest de la Libye. Au XVIe siècle, l'empire, de nouveau grandement affaibli par des luttes internes, subit les attaques des Espagnols qui débarquent sur les villes côtières comme Bejaia.

La dynastie des Zianides aussi appelés Abdalwalides est une dynastie berbère zénète ayant régné depuis Tlemcen de 1235 à 1556 fondé par Yaghmoracen Ibn Zyan et dont l'étendue du Royaume préfigurait une partie de l'actuelle Algérie. Les Abdalwadides, furent refoulés vers les hautes plaines d’Oranie par l'invasion des Hilaliens en 1051. Les Zianides sont vaincus par les Ottomans en 1556. Selon Ibn Khaldoun, la dynastie Mérinide a régné de 1258 à 1465. Elle serait d’origine zénète issue de la tribu des Wassin. Établis dans le sud des Aurès (Biskra- Algérie), les Banu Marin furent peu à peu, dès le XIe siècle, poussés vers l'Ouest par l'arrivée des tribus arabes des Banu Hilal. Les Mérinides dominent, diverses régions de l'actuel Maroc et imposent durant une année leur pouvoir sur une partie du Maghreb. Le centre de leur royaume se situe entre Taza et Fès. Ses frontières évoluent avec le temps, de l’océan Atlantique à l’ouest, la mer Méditerranée au nord, le domaine des Zianides à l’Est, et le Sahara au sud. En 1358 la mort d’Abu Inan Faris, tué par l'un de ses vizirs marque le début de la décadence de la dynastie qui ne parvient pas à refouler les Portugais et les Espagnols, leur permettant, à travers leurs continuateurs les Wattassides de s'installer sur la côte. La résistance s'organisera autour des confréries et des marabouts. Rappelons que les musulmans composés en en partie de Berbères islamisés ont régné près de huit siècles de 711 à 1492 en Andalousie. Une tête de pont musulmane s'est maintenue durant une période en Provence dans le massif des Maures et à Ramatuelle dans le sud de la France jusqu'à la fin du Xe siècle. La Sicile fut également sous domination musulmane pendant près de 250 ans, et la majeure partie de ses habitants se convertirent à l’islam jusqu’à ce que les armées chrétiennes et normandes ne récupèrent l’île, fondant le royaume de Sicile. A la suite du décret d’expulsion des Morisques, une partie d'entre eux s'installera ailleurs en Europe, plusieurs se convertirent au christianisme, le reste se réfugiera en Afrique du Nord.

3. L’occupation espagnole et ottomane

Au mois de juillet 1501 les Portugais lancent une expédition pour tenter d'accoster sur la plage des Andalouses. Il faudra attendre le débarquement de Mers El Khébir en 1505 pour voir l’Espagne s'engager dans la première expédition organisée contre Oran. Après l’occupation du port de Mers El Khébir et celui de la ville d’Oran - 1509 - la ville fut désertée, puis totalement occupée par les troupes espagnoles Au XVI siècle, les Espagnols font ainsi d’Oran une place forte et construisent une prison sur un éperon rocheux près de la rade de Mers El Khébir. Les juifs d’Oran n’eurent pas la vie facile avec les Espagnols, considérés comme des ennemis de la religion. Les juifs qui habitaient Ras El Ain et le Ravin Blanc furent expulsés hors d’Oran à partir de1669 durent habiter la montagne de La Corniche Supérieure (Misserghin). En 1510 les Espagnols attaquent la ville d’Alger et bâtirent sur un îlot de la baie d'Alger une forteresse, le Peñón d'Alger, destinée à bombarder la ville et à empêcher son approvisionnement. Pedro prend Bejaïa en 1510/1555. Cependant en 1514, grâce à une attaque combinée des Kabyles menée par Sidi Ahmed Ould Kadi à la tête de 20 000 hommes et des Turcs par la mer, la ville de Bejaia sera temporairement libérée de la présence espagnole. Les Espagnols en seront ensuite définitivement expulsés en 1555 par les Ottomans de 1515 à 1830 dirigés par Salah Rais Pacha. Là nous avons deux versions.

Selon la première version, le territoire de l'actuelle Algérie était considérablement divisé. Au sud le sultanat de Touggourt était indépendant depuis 1414, tandis qu'au nord-ouest la région était gouvernée par les zianides à l'exception de la ville d'Oran qui était gouvernée par les Espagnols depuis 1509. La conquête ottomane de la région d'Alger commença en 1518, et fut successivement gouvernée, pour le compte de l'Empire ottoman, par des beylerbeys (gouverneurs généraux) de 1518 à 1587, des pachas de 1587 à 1659, des aghas de 1659 à 1671 et des deys de 1671 à 1830. La région de Constantine, conquise en 1525, prit une relative autonomie administrative par rapport à Alger en 1567 et fut administrée par des beys jusqu'à la conquête française le 13 octobre 1837. Du côté d'Oran, la province fut annexée à l'empire ottoman de 1708 à 1732, puis à partir de 1792. Selon la seconde version, la conquête ottomane de la région d'Alger commença en 1518, et fut successivement gouvernée, pour le compte de l'Empire ottoman, par des beylerbeys (gouverneurs généraux) de 1518 à 1587, des pachas de 1587 à 1659, des aghas de 1659 à 1671 et des deys de 1671 à 1830. En principe, l'autorité des ottomans s'étendait sur l'ensemble de la Régence d'Alger, c'est-à-dire le nord de l'Algérie actuelle. Mais en réalité celle-ci variait selon l'époque et les régions concernées. Ainsi des régions montagneuses comme la Kabylie et ou les Aurès entraient à nombreuses reprises en révolte contre l'Autorité ottomane. À l'est de l'Algérie dans les Aurès plusieurs tribus s'unissent et déclenchent des luttes contre les Ottomans. Les Ouled Daoud ainsi que plusieurs tribus empêcheront les Ottomans de pénétrer dans leurs territoires. Pour la période ottomane nous avons, l’époque des Beylerbeys 1515 à 1587 et l’époque des Pachas 1587/1659. Cette période est surtout marquée par la lutte de Charles Quint et son vassal Barberousse. Pendant cette période, les trois règnes d’Hassan Pacha ou "Hassan Barberousse", fils du fondateur de la régence, furent marqués par des interventions armées au Maroc et des tentatives de reprises d’Oran. Le sultan ottoman a choisi la durée du règne d'un pacha de 3 ans. Le premier était Dali Ahmed Pacha 1589/1582, Pendant ce règne les relations entre la France et l’Algérie ont connu une détérioration suite à son soutien aux Espagnols contre l’Algérie. Ensuite l’époque des Aghas1659/1671 et l’époque des Deys 1671/1830. Les Aghas sont les officiers des forces terrestres ; l'agha était nommé par le conseil. Cette période a connu une grande attaque de la France sur El Kala en 1663 et une autre sur Jijel en 1664 mais toutes ont échoué. Vers 1600 se stabiliseront définitivement les frontières orientales et occidentales de la Régence, à la suite des victoires sur le sultan marocain Moulay Ismaïl en 1694. Le pouvoir de ces chefs s'accrut rapidement. Baba Ali en 1710 obtient l'investiture de la Régence. Comme leur pouvoir était électif, les deys restèrent toujours à la merci des janissaires, qui les déposaient à leur gré. Le dernier dey d'Alger, Hussein régnait depuis 12 ans au moment de la conquête française en 1830. Cependant des zones géographiques n’ont pas été dominées par les Ottomans de 1515 à 1830 ayant été incapables d'étendre leur autorité aux régions sahariennes. Le Sahara était l'axe principal des échanges commerciaux entre l'Afrique noire et le nord.. A Ouargla, les habitants étaient gouvernés par l'autorité des zaouïas. Les mouvements des marabouts étaient fort implantés dans toutes les régions du sud et dans une partie des Aurès. Dans l'extrême sud, une confédération targuie, les Kel Ahaggar fut formée dans le Sahara algérien vers l'année 1750.

4. La colonisation française de 1830 à 1962

Il semblerait, peut être un prétexte, que tout aurait commencé par la fameuse affaire de l’éventail. L'origine de la dernière querelle entre la France et la régence d’Alger remonte au Directoire des commerçants juifs de Livourne installés à Alger au milieu du XXVIIIe siècle, les Bacri et les Busnach, ont alors livré d'importantes quantités de grains pour nourrir les soldats participant avec Bonaparte à la campagne d’Italie. Bonaparte refuse de régler la facture qu'il juge excessive. En 1820, Louis XVIII éponge la moitié des dettes du Directoire. Le dey, créancier des Bacri pour 250 000 francs, exige de la France le versement de la somme destinée aux commerçants livournais. Comme il pense que la France n'a pas l'intention de rembourser le prêt, il se trouve déjà en froid avec le consul. Mais une affaire bien plus grave met le dey hors de lui : la France avait la concession d'un entrepôt commercial à La Calle, et par l'intermédiaire de son représentant Deval, s'était engagée à ne pas le fortifier. Or, elle a fortifié l'entrepôt. Lorsque le dey s'en rendit compte et qu'il demanda par écrit des explications au gouvernement français sans obtenir de réponse, il se contenta de demander des explications verbalement au consul de France qui choisit le parti de le prendre de haut. Le 30 avril 1827 à Alger, le dey soufflette avec son éventail le consul de France, Deval. L'épisode entraîne la rupture diplomatique avec la France. Le Conseil des ministres décide d'organiser une expédition en Algérie le 31 janvier 1830.

La conquête de l’Algérie de 1830 à 1871, marque la fin de la domination ottomane et le début de la domination française. D'abord nommés «possessions françaises dans le Nord de l'Afrique», ces territoires prendront officiellement le nom d'Algérie, le 14 octobre 1839. La population algérienne est estimée à 3 millions d'habitants avant la conquête française de 1830. Selon l'ouvrage Coloniser, exterminer de l'historien Olivier Le Cour Grandmaison je cite : « le bilan de la guerre, presque ininterrompue entre1830/1872 souligne son extrême violence ; il permet de prendre la mesure des massacres et des ravages commis par l'armée d'Afrique. En l'espace de quarante-deux ans, la population globale de l'Algérie est en effet passée de 3 millions d'habitants environ à 2.125.000 selon certaines estimations, soit une perte de 875.000 personnes, civiles pour l'essentiel. Le déclin démographique de l’élément arabe était considéré comme bénéfique sur le plan social et politique, car il réduisait avantageusement le déséquilibre numérique entre les indigènes et les colons." Plusieurs observateurs s'accordent à dire que la conquête de l’Algérie a causé la disparition de presque un tiers de la population algérienne. Guy de Maupassant écrivait dans Au Soleil en 1884 je le cite : "Il est certain aussi que la population primitive disparaîtra peu à peu; il est indubitable que cette disparition sera fort utile à l'Algérie, mais il est révoltant qu'elle ait lieu dans les conditions où elle s'accomplit". Nous pouvons scinder cette période historique en plusieurs phases.

Sous Louis Philippe 1er de 1830 à 1848, l’Emir Abd El Kader figure charismatique, fondateur de l’Etat algérien selon certains historiens, résista pendant de longues années à l’occupation coloniale. Il attaque des tribus alliées de la France et bat le général Trézel dans les marais de la Makta près de son fief de Mascara dans l'Ouest algérien. Il encercle la ville voisine d’Oran pendant 40 jours. Arrivé en renfort de métropole, le général Bugeaud inflige une défaite à Abd El Kader. Le traité de Tafna est signé le 30 mai 1837 entre le général Bugeaud et l’Emir qui reconnaît la souveraineté de la France. En échange de pouvoirs étendus sur les provinces de Koléa, Médéa et Tlemcen il peut conserver 59 000 hommes en armes. L'armée française passe, en septembre 1839, les Portes de fer dans la chaîne des Bibans territoire que l'émir comptait annexer. Abd El-Kader, considérant qu'il s'agit d'une rupture du traité de Tafna, reprend, le 15 octobre 1839 la guerre contre la France le 16 mai 1843. Le 14 août 1844 le général Bugeaud écrase l'armée du sultan marocain à la bataille d’Isly. L'armée marocaine se replie en direction de Taza. Le sultan s'engage alors à interdire son territoire à Abd El-Kader en traitant avec la France. Le 23 septembre les troupes d'Abd El Kader sortent victorieuses lors de la bataille de Sidi Brahim engagée par le colonel Montagnac. En décembre 1847, Abd El Kader se rend aux spahis (nomades des régions steppiques de l'Algérie). Placé en résidence surveillée pendant quatre ans en France, l'émir fut libéré par Napoléon III, visita plusieurs villes de la métropole avant de rejoindre Damas et résida le restant de sa vie en Syrie. Le 11 décembre 1848 la Constitution de 1848 proclame l'Algérie partie intégrante du territoire français. Bône, (Annaba actuellement) Oran, Alger deviennent les préfectures de trois départements français. Les musulmans et juifs d'Algérie deviennent "sujets français" sous le régime de l’indigénat. Le territoire de l'ex-Régence d'Alger est donc officiellement annexé par la France, mais la région de la Kabylie qui ne reconnaît pas l'autorité française résiste encore. L'armée française d'Afrique contrôle alors tout le nord-ouest de l'Algérie. Les succès remportés par l’armée française sur la résistance d'Abd el-Kader, renforcent la confiance française, et permettent de décréter, après débats, la conquête de la Kabylie qui doit intervenir à l'issue de la guerre de Crimée (1853 -1856) qui mobilise une partie des troupes françaises. C’est à cette époque que Fatma N’soumer la femme rebelle marqua une grande résistance. Née en 1830, l'année même de l'occupation française d'Algérie, en 1853, elle avait 23 ans dans son Djurdjura natal. Elle est arrêtée le 27 juillet 1857 dans le village de Takhliit Ath Atsou près de Tirourda. Placée ensuite en résidence surveillée à Béni Slimane elle y meurt en 1863, à l'âge de trente-trois ans, éprouvée par son incarcération.

En mars 1871, profitant de l'affaiblissement du pouvoir colonial à la suite de la défaite française lors de la guerre franco-prussienne (1870-1871), une partie de la Kabylie se soulève favorisée par plusieurs années de sécheresse et de fléaux. Elle débute au mois de janvier avec l'affaire des Spahis et en mars avec l'entrée en dissidence de Mohamed El Mokrani qui fait appel au Cheikh Haddad, le grand maître de la confrérie des Rahmaniya. La révolte échoue et une répression est organisée par les Français pour "pacifier" la Kabylie avec des déportations. À la suite d'un ordre qui a été donné par l'armée de les envoyer en France, les Spahis se soulèvent fin janvier 1871 à Moudjebeur et à Ain-Guettar, dans l'Est algérien à la frontière avec la Tunisie. Le mouvement est rapidement réprimé. Dès lors le seul moyen de prévenir les révoltes, c'est d'introduire une population européenne nombreuse, de la grouper sur les routes et les lignes stratégiques de façon à morceler le territoire en zones qui ne pourront pas à un moment donné se rejoindre. La loi du 21 juin 1871 (révisée par les décrets des 15 juillet 1874 et 30 septembre 1878) attribue 100 000 hectares de terres en Algérie aux immigrants d'Alsace-Lorraine. De 1871 à 1898 les colons acquièrent 1 000 000 d'hectares, alors que de 1830 à 1870 ils en avaient acquis 481.000. Le 26 juillet 1873 est promulguée la loi Warnier visant à franciser les terres algériennes et à délivrer aux indigènes des titres de propriété. Cette loi donne lieu à divers abus et une nouvelle loi la complétera en 1887. Son application sera suspendue en 1890. Le Code de l’Indigénat est adopté le 28 juin 1881 distinguant deux catégories de citoyens : les citoyens français (de souche métropolitaine) et les sujets français, c'est-à-dire les Africains noirs, les Malgaches, les Algériens, les Antillais, les Mélanésiens. Le Code était assorti de toutes sortes d'interdictions dont les délits étaient passibles d'emprisonnement ou de déportation. Après la loi du 7 mai 1946 abolissant le Code de l'indigénat, les autochtones sont autorisés à circuler librement, de jour comme de nuit, et récupérer le droit de résider où ils voulaient et de travailler librement. Cependant, les autorités françaises réussirent à faire perdurer le Code de l'indigénat en Algérie jusqu'à l'indépendance en maintenant le statut musulman et en appliquant par exemple le principe de responsabilité collective qui consistait à punir tout un village pour l'infraction d'un seul de ses membres. L'Algérie possède un nouveau statut en 1900 : elle bénéficie d'un budget spécial, d'un gouverneur général qui détient tous les pouvoirs civils et militaires.

5. Du nationalisme algérien à la révolution du 1er novembre 1954

Si l’Emir Abdelkader est considéré comme le précurseur de la fondation de l’Etat algérien, Messali Hadj est considéré comme un des fondateurs du nationalisme algérien. Ainsi Messali Hadj dès 1927 réclame l’indépendance de l’Algérie ayant été le fondateur du parti du peuple algérien (PPA), du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques et du Mouvement national algérien (MNA). Cependant, bien que la résistance ait toujours existé depuis toutes les invasions, ceux sont les guerres mondiales qui permirent une prise de conscience plus forte de l’injustice que frappait la majorité des Algériens souvent analphabètes et travaillant à des salaires de misère. Pour faire face aux pertes humaines de la Grande Guerre, la France mobilisa les habitants des départements français d'Algérie : musulmans, Juifs et Européens. 249.000 Algériens furent mobilisés (73.000 mobilisés dans la population française, et 176. 000 dans la population "indigène") avec 38.000 à 48.000 des leurs sur les champs de bataille d’Orient et d’Occident durant la Première Guerre mondiale. Durant la seconde guerre mondiale, en Algérie, la conscription engagea 123 000 musulmans Algériens et 93. 000 Européens d'Algérie (Pieds-Noirs) dans l'armée française; 2.600 des premiers, et 2.700 des seconds furent tués dans les combats de 1940. En 1942, (appel du général de Gaulle le 08 novembre 1942) et dans le cadre de l’opération Torch (débarquement des Anglo-Américains à Oran, Alger, Annaba) de nombreux Algériens furent engagés dans les forces alliées au sein de l’armé française de la Libération et engagés sur les fronts italiens et français. Entre 1942/1943, les effectifs mobilisés en Algérie s'élèvent sur la période à 304.000 Algériens (dont 134.000 "musulmans", et 170.000 "européens") Ils sont engagés en Tunisie de novembre 1942 à mai 1943, en Italie de novembre 1943 à juillet 1944, et enfin en France et en Allemagne d'août 1944 à juin 1945. Nous trouvons Ahmed Ben Bella, Mohammed Boudiaf, Mostefa Ben Boulaïd, Krim Belkacem. La guerre d’Indochine (1946-1954) absorbe les cadres militaires et fait combattre les volontaires et soldats de métiers, légionnaires et les troupes coloniales dont 35 000 maghrébins (Marocains & Algériens) qui comptent pour 1/4 de l'effectif du corps expéditionnaire. Le 08 mai 1945 alors que la seconde guerre mondiale prend fin en Europe, en Algérie, des manifestations nationalistes algériennes sont réprimées par l’armée française à Sétif et Guelma. On dénombre 103 Européens tués, selon la source officielle française 10 000 algériens et selon la source algérienne 45000. Suite au Manifeste du peuple algérien de Ferhat Abbas en 1943, les élections législatives de 1946 sont un succès pour l’Union démocratique du Manifeste algérien (UDMA). Son parti remporte onze des treize sièges réservés à l’Algérie à l'Assemblée nationale. La loi sur le statut de l’Algérie est promulguée en septembre 1947 : l’Algérie reste composée de trois départements et le pouvoir est représenté par un gouverneur général nommé par le gouvernement français. Une Assemblée algérienne est créée, composée de deux collèges de 60 représentants chacun. Le premier sera élu par les Européens et une élite algérienne (diplômés, fonctionnaires…) et le second par le reste de la population algérienne. Enfin l'article 2 précise "l'égalité effective est proclamée entre tous les citoyens français". En octobre 1947, le MTLD de Messali Hadj obtient une large victoire lors des élections municipales entrainant la répression des autorités françaises. En 1948 trente-six des 59 candidats du MLTD sont arrêtés.

Il est utile de préciser qu’au début du XX siècle plusieurs leaders algériens revendiquent le droit à l'égalité ou à l'indépendance. Plusieurs partis vont être créés et plusieurs pamphlets seront écrits pour défendre les droits des Algériens. Plusieurs penseurs algériens vont vilipender les plus importantes personnalités du régime colonial français. La plupart des figures du mouvement algérien vont être surveillées de près par les services policiers français, d'autres seront exilées vers d'autres pays comme l'a été l'émir Khaled El Hassani Ben El Hachemi en Egypte puis en Syrie. Nous avons des figures et sans être exhaustif, Messali Hadj, Malek Bennabi, Mohamed Hamouda Bensai, Ben Badis, Mohamed Bachir El Brahimi, Larbi Tebessi, Ferhat Abbas, Omar Ouezggane etc. La question algérienne est posée, encore qu’existe des divergences d’approche, avec la création d’organisations comme le Parti de la réforme ou mouvement pour l'égalité, l’Association des oulémas musulmans algériens, association de l’Etoile nord africaine, le Parti du peuple algérien , les amis du Manifeste des Libertés et le parti communiste algérien. À la suite de la mort d’Abdelhamid Ben Badis en 1940 et à l'emprisonnement de Messaali Hadj, en 1948, le parti Mouvement pour le triomphe des libertés revendique le statut de l'égalité ou de l'indépendance des Algériens. Les arrestations et les interdictions se multiplièrent. Dès lors, le CRUA est fondé en mars 1954 et organise la lutte armée. Le parti du Mouvement national algérien est fondé en juillet 1954 par les messalistes. Le Front de Libération nationale (FLN) lui succède en octobre 1954 par la branche du CRUA (Comité révolutionnaire d'unité et d'action). Par la suite, existera une divergence entre la tendance de Messali Hadj et celle du FLN, suite à l’échec de la médiation de Ben Boulaid ce qui entrainera par la suite des luttes fratricides.

L'action armée va venir du CRUA. Le déclenchement de la révolution algérienne a été décidé dans la Casbah d’Alger et à Batna sous la présidence de Mostefa Ben Boulaid dans la réunion des 22 cadres du Comité révolutionnaire d’unité et d’action CRUA), qui sont Badji Mokhtar- Belouizdad Athmane- Benboulaid Mustapha, Benabdelmalek Ramdane, Benaouada Amar, Ben M’hidi Larbi, Bentobbal Lakhdar, Bitat Rabah, Bouadjadj Zoubir, Bouali Said, Bouchaib Ahmed, Boudiaf Mohamed, Boussouf Abdelhafid, Derriche Elias, Didouche Mourad, Habachi Abdesslam, Lamoudi Abdelkader, Mechati Mohamed- Mellah Rachid, Merzougui Mohamed, Souidani Boudjema, Zighoud Youcef. L’une des décisions stratégiques du groupe est la mise en place d’un découpage territorial du pays en cinq zones coiffées par Mostefa Benboulaïd pour la zone 1, Didouche Mourad pour la 2, Krim Belkacem pour la 3 - Rabah Bitat pour la 4 et Larbi Ben M’hidi pour la 5, Mohamed Boudiaf assurant la coordination et les relations avec l’extérieur. La déclaration du 01 novembre 1954 est émise à partir de Tunis. Dans la nuit du 1er novembre 1954 la caserne de la ville de Batna est attaquée par les moudjahidines. Et c’est la guerre. 100 000 soldats français sont affectés dans les Aurès et plus tard ils seront plus de 400 000 en Algérie. Le massacre de Skikda (ex-Philippevillois) la mort d'une centaine de manifestants algériens, eut lieu du 20 au 26 du mois d'août 1955. La même année, à l'Assemblée générale de l'O.N.U, l'inscription de l'affaire algérienne est à l'ordre du jour. Le Congrès de la Soummam organisé par Abane Ramdane,Larbi Ben M’hidi, et Krim Belkacem le 26 aout 1956 au villages Ighbal et Ifri dans la commune d’Ouzellaquen (Kabylie) a été déterminant et a été l’ acte fondateur de l'État Algérien moderne et pilier déterminant pour la réussite de la révolution Algérienne. "La primauté du politique sur le militaire" constitua l'un des fondements du Congrès. Après le congrès de la Soummam, l'Algérie a été divisée en six wilayas ou états-majors. Une wilaya est divisée en quatre zones. Chaque zone est divisée en quatre régions. La région est divisée en quatre secteurs. Le Conseil national de la révolution algérienne CNRA désigné par le congrès de la Soummam se composait de 34 membres : 17 titulaires et 17 suppléants Pour les titulaires nous avons Mostefa Ben Boulaïd, Youcef Zighoud, Belkacem Krim,Amar Ouamrane, Med Larbi Ben M’hidi, Rabah Bitat Mohammed Boudiaf, Ramdane Abbane -Ahmed Ben Bella, Mohammed Khider, Hocine Aït Ahmed, Med Lamine Debba-ghine- Idir Aïssat, Ferhat Abbas, M’hamed Yazid, Benyoucef Ben Khedda, Taoufik El Madani. Après la condamnation de Larbi Ben M’hidi et après le déroulement du Congrès de la Soummam, le FLN intègre les dirigeants du mouvement national algérien (MNA). Plusieurs partis algériens adhèrent à la cause du FLN. Les Aurès, le Constantinois, l'Ouest de l'Algérie, la Kabylie, etc., seront les zones les plus sensibles du point de vue stratégique et logistique. Les deux pays (le Maroc et la Tunisie) sont sous protectorat français mais aideront le FLN. Ils hébergeront les deux armées de l'ALN aux frontières.

La délégation des principaux dirigeants du FLN Mohamed Khider, Mostefa Lacheraf, Hocine Ait Ahmed, Mohamed Boudiaf, et Ahmed Ben Bella est arrêtée, à la suite du détournement, le 22 octobre 1956 par l'armée française, de leur avion civil marocain, entre Rabat. En 1959, Messali Hadj sort de prison, il est assigné à résidence. Les étudiants algériens s’impliquent. Après la création de l’UGEMA en 1955 par Belaid Abdesselam, Mohamed Seddik Benyahia, Lamine Khène, et Ait Chalal, la section locale de Montpellier élit à sa tête Mohamed Khémisti ( futur ministre des affaires étrangères qui fut assassiné durant la période Ben Bella). Des intellectuels français vont aider le FLN comme Maurice Audin qui fut torturé et tué par les services français, Franz Fanon s'engage auprès de la résistance algérienne. Albert Camus, natif d'Algérie, fut un défenseur des droits des algériens, dans les années 1940, avant de refuser de prendre position pour l'indépendance avec cette phrase célèbre prononcée à Stockholm en 1957 : "Si j'avais à choisir entre la justice et ma mère, je choisirais encore ma mère". Dès 1956, Jean Paul Sartre, et la revue Les Temps modernes prennent parti contre l'idée d'une Algérie française et soutiennent le désir d'indépendance du peuple algérien. La découverte de pétrole dans le sud algérien favorise les convoitises et ainsi est annoncé le plan de développement économique et social dit Plan de Constantine visant à la valorisation de l'ensemble des ressources de l'Algérie, mettant en relief les relations financières entre l'Algérie et la métropole (juin 1955) et les perspectives décennales du développement économique de l'Algérie (mars 1958). Ce plan était surtout destiné à l'affaiblissement politique du FLN. Les principaux objectifs fixés par ce plan sont la construction de 200.000 logements, permettant d'héberger un million de personnes ; la redistribution de 250.000 hectares de terres agricoles ; le développement de l'irrigation ; la création de 400.000 emplois industriels ; la scolarisation de tous les enfants en âge d'être scolarisés à l'horizon de 1966 ; l'emploi d'une proportion accrue de Français musulmans d'Algérie dans la fonction publique (10%) ; l'alignement des salaires et revenus sur la métropole ainsi qu’une d'industrialisation s'appuyant à la fois sur des aides directes et indirectes aux entreprises privées investissant en Algérie (exemption de certains impôts, subventions à l'investissement à hauteur de 10%), l'aménagement de zones industrielles (notamment celle de Rouiba-Reghaïa, sur 1100 hectares, à l'est d'Alger) et la mise en valeur des ressources en hydrocarbures (pétrole et gaz naturel) découvertes dans le Sahara, susceptibles de fournir des ressources d'exportation et une énergie bon marché.

Par:Abderrahmane Mebtoul


Note:
Spoiler:
ABDERRAHMANE MEBTOUL, ECONOMISTE ET EXPERT INTERNATIONAL :


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" Il ya deux manières d'ignorer les choses:
La première, c'est de les ignorer;
La seconde, c'est de les ignorer et croire qu'on les sait.
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Dossier datualité Re: Commémoration de la fête de l'indépendance nationale

Message par Daûphin_zz_47 le Sam 30 Juin - 13:17

Exposition Algérie:La présence coloniale en bande dessinée



Le musée de l'Armée, aux Invalides à Paris, propose jusqu'au 29 juillet une exposition sur 130 ans de présence française en Algérie, dans la cadre de la commémoration du cinquantième anniversaire de l’indépendance.

L'auteur de bande dessinée Jacques Ferrandez est associé à cette exposition. Ce dernier est l’auteur des Carnets d'Orient (éd. Casterman), série en dix tomes qui retrace l'histoire de la présence française en Algérie.

Né à Alger en décembre 1955, a également publié le polar Alger la noire (éd. Casterman), qui se déroule dans les dernière semaines de la guerre d'Algérie.

Jacques Ferrandez présente aux visiteurs plusieurs dizaines de planches originales extraites des Carnets d'Orient et servant à illustrer les différentes salles thématiques.

L'exposition «Algérie 1830-1962 » rassemble cartes, tableaux, dessins, gravures, photos et films, uniformes, armes et équipements militaires, ainsi que des objets du quotidien.

L'auteur de bande dessinée Jacques Ferrandez est associé à cette exposition (DR)

http://www.mediaterranee.com/2952012-exposition-retour-sur-lalgerie-francaise-aux-invalides.html

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Dossier datualité Re: Commémoration de la fête de l'indépendance nationale

Message par Syfou le Lun 2 Juil - 23:31

Rencontre internationale "Algérie 50 ans après, Libérer l'histoire" : Début des travaux hier

Les travaux d'une rencontre internationale sur l'histoire coloniale de l'Algérie et la guerre de Libération, intitulée "Algérie 50 ans après : libérer l'histoire", ont débuté, hier, à Alger, avec la participation d'historiens, chercheurs et universitaires algériens et étrangers. Cette rencontre de trois jours, qui se tient à la Bibliothèque nationale, est organisée par le Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques en partenariat avec le quotidien national La Tribune. Dans son allocution d'ouverture, le directeur général du CNRPAH, M.Slimane Hachi, a indiqué que cette rencontre s'inscrivait dans le cadre d'une série de colloques qui seront organisés à l'occasion du cinquantenaire de l'indépendance de l'Algérie, précisant que ces colloques mettront en exergue "l'exemplarité" et la "grande légitimité" du Mouvement de libération nationale en Algérie. M. Hachi a également salué les invités à cette rencontre, citant notamment M. Mohamed Mechati qui a fait partie du groupe des 22 membres ayant déclenché la Révolution algérienne, le délégué de la Fondation France-Algérie et l'ancien Premier ministre de la Tunisie, Hédi Bekkouche. De son côté, le directeur de la publication de La Tribune, M. Hassen Bachir-Cherif, a dédié ce colloque aux moudjahidate et moudjahidine, tout en souhaitant un prompt rétablissement à la moudjahida Zohra Bitat-Drif. La ministre de la Culture, M. Khalida Toumi, a également assisté à la cérémonie d'ouverture de ce colloque.
Une soixantaine d'interventions sont prévues dans le cadre de cette rencontre, sur la problématique de la colonisation et de la décolonisation. "Il s'agira de parler de ce qu'a été la colonisation pendant 132 ans et de ce que fut le dernier acte de résistance de l'Algérie, à savoir la guerre de Libération nationale (1954-1962)", ont expliqué les organisateurs. Il sera également question de mettre en exergue le dénominateur commun des différentes étapes de la résistance du peuple algérien, en l'occurrence "le refus et le rejet de la colonisation". Cet événement "mettra à l'honneur le combat de l'Algérie contre la colonisation, sa légitimité et son exemplarité, qui ont significativement participé à la décolonisation à travers le monde et eu des effets sur les mouvements de libération et son rôle dans le panafricanisme". A travers le thème " Libérer l'histoire ", il s'agira aussi de "libérer l'histoire de l'idéologie, des passions et des mémoires individuelles, pour avancer et aller vers une présence dans le monde des relations apaisées entre les belligérants d'hier", a souligné le directeur général du CNRPAH. "Libérer l'histoire: une question de méthode", "Nécessité et conditions d'une réflexion commune sur l'histoire des rapports franco-algériens", "Le groupe des 22, sociologie de groupe et logique de l'action", "La Guerre d'Algérie et la sensibilisation des pays nordiques à la décolonisation", sont parmi les thèmes au menu de ce colloque. D'autres interventions porteront sur "Le cas des prisonniers de l'ALN", "La nécessaire reconnaissance par la France des crimes de la colonisation et la remise en cause des histoires officielles", "De la nation au panafricanisme" et "L'état des lieux du mouvement sportif en 1962 : héritage et reconstruction".

Bady S.

http://lemaghrebdz.com


Cinquantenaire de l’indépendance : six suppléments histoire et un colloque d’El Watan

Pour commémorer le cinquantenaire de l’indépendance, El Watan va publier à partir d’aujourd’hui six suppléments gratuits (voire plus si l’abondance de matière l’impose). Un colloque international est également programmé pour les 5, 6 et 7 juillet avec pour thème «Quel destin pour quelle Algérie ?»


A l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance, les rédactions d’El Watan et d’El Watan Week-end se sont mobilisées pour offrir, à partir d’aujourd’hui, une série de suppléments concernant cette date charnière de l’histoire algérienne. Une démarche qui s’inscrit dans les efforts d’El Watan depuis vingt ans : tenter, en faisant appel aux voix les plus multiples, de briser l’étau qui enserre notre histoire nationale. Une histoire prise en otage par les puissants décideurs du moment. Mais surtout, une histoire quasiment folklorisée aux teintes des glorioles du parti unique, dans laquelle une grande partie de la jeunesse ne se reconnaît pas.
Il fallait rappeler donc, à travers nos produits éditoriaux, les colloques des Débats d’El Watan et les tribunes ouvertes dans nos colonnes, que l’histoire appartient d’abord aux Algériens et non à des tuteurs autoproclamés.

Votre histoire

A partir d’aujourd’hui, El Watan vous donne rendez-vous avec le premier volume du supplément «1962-2012 Mémoires d’Algérie». Quatre autres volumes de 24 pages chacun seront offerts gratuitement par El Watan les 3, 4, 6 et 7 juillet courant. Ces suppléments sont la version papier du site www.memoires-algerie.org, développé par les équipes d’El Watan Week-end à Alger et de OWNI à Paris : vous retrouverez les nombreux témoignages et photos que nos lecteurs nous ont remis, des récits bouleversants d’Algérie et de France. L’histoire, c’est aussi la vôtre, pour sortir de l’histoire officielle, une démarche à laquelle vous êtes associés. Le jeudi 5 juillet, El Watan publie son supplément gratuit de 32 pages, «Cinquantenaire de l’indépendance : passé glorieux, présent contesté», qui revient sur les soubresauts de l’histoire nationale mais aussi scanne l’Algérie actuelle, ses espoirs et ses ratages. En parallèle, El Watan organise un colloque international, «50 ans après l’indépendance, quel destin pour quelle Algérie ?», les 5, 6 et 7 juillet à la salle Cosmos de Riadh El Feth (Alger).Parce que, contrairement à ce que veut nous faire croire le régime, l’histoire de l’Algérie ne s’est pas arrêtée en 1962… ni n’a commencé en 1999.

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Dossier datualité Re: Commémoration de la fête de l'indépendance nationale

Message par Daûphin_zz_47 le Mar 3 Juil - 13:16










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Dossier datualité Re: Commémoration de la fête de l'indépendance nationale

Message par Sphinx le Mer 4 Juil - 0:27

Fête de l'indépendance: don des pilotes d'Air Algérie au profit des enfants trisomiques

Les pilotes de ligne d'Air Algérie ont décidé de faire don de leur salaire de la journée du 5 juillet à l'association ALIF d'aide aux enfants trisomiques, pour la participation à la construction d'une école, a indiqué mardi un communiqué du Syndicat des pilotes de ligne algériens (SPLA)

"Les pilotes de ligne d'Air Algérie soucieux de participer modestement a cette fête historique (5 juillet) ont décidé par la voix du SPLA de faire don de leur salaire de la journée de 5 juillet 2012 à l'association ALIF d'aide aux enfants trisomiques, pour la participation à la construction d'une école", a précisé la même source. Le syndicat a ajouté que "l'ensemble des pilotes a adhéré a cette initiative en reconnaissance des sacrifices de nos glorieux chouhadas et moudjahidines pour rendre possible aux enfants du peuple d'être pilote.

letempsdz.com

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Message par Syfou le Jeu 5 Juil - 0:01

Cinquantenaire de l’indépendance



Le président américain Barack Obama a adressé ce mercredi 4 juillet un message de félicitations au président Abdelaziz Bouteflika à l’occasion de la célébration du cinquantenaire de l’Algérie. « Je voudrais vous féliciter pour vos efforts continus dans la construction d'un État stable et dynamique pour le peuple algérien cinquante ans après avoir recouvré l'indépendance », a déclaré le président américain dans son message au chef de l'État, selon des propos rapportés par l’APS. Le président Obama a estimé que l’Algérie continue à jouer un rôle clé dans la lutte contre le terrorisme et constitue un « partenaire important » en matière de sécurité dans la région.

http://www.tsa-algerie.com/diplomatie/obama-felicite-bouteflika-et-loue-les-efforts-de-l-algerie-dans-la-lutte-antiterroriste_21358.html

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Message par Daûphin_zz_47 le Jeu 5 Juil - 13:28



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Message par Sphinx le Ven 6 Juil - 0:06

1962 en Algérie .




2012 en Algérie .



Message de félicitations à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance


Message de félicitations de l’Emir du Koweït

Le président Bouteflika reçoit un message de félicitations de l’Emir du Koweït à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance
Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika a reçu un message de voeux de l’Emir du Koweït Sabah Al-Ahmed Jaber Al Sabah à l’occasion du cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, dans lequel il lui a exprimé ses voeux les meilleurs lui faisant part de sa satisfaction et sa considération quant au niveau des relations bilatérales fraternelles entre les deux pays.

http://www.algerie360.com/algerie/le-president-bouteflika-recoit-un-message-de-felicitations-de-lemir-du-koweit-a-loccasion-du-cinquantenaire-de-lindependance/


Message de félicitations du Roi Mohammed VI au Président algérien Bouteflika

Le Roi Mohammed VI a adressé un message de félicitations au Président algérien, M. Abdelaziz Bouteflika, à l'occasion de la célébration du 50-ème anniversaire de l'indépendance de son pays.

Dans ce message, le Roi exprime Ses chaleureuses félicitations et Ses vœux sincères de santé et de bonheur au Président algérien et de davantage de progrès et de prospérité au peuple algérien frère.

Le peuple marocain partage avec le peuple algérien frère les sentiments de fierté en cette glorieuse occasion et se remémore la solidarité fraternelle qui les liaient dans leur lutte pour la liberté et l'indépendance eu égard à la communauté du destin et à l'impératif de l'unité, de la religion, de la langue et de l'histoire commune, souligne le message.

http://www.atlasinfo.fr/Message-de-felicitations-du-Roi-Mohammed-VI-au-President-algerien-Bouteflika_a31011.html


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