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Sujet / Message L'islam en Australie

le Lun 4 Juil - 2:47
Les chrétiens se tournent vers l'islam -Australie

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Sujet / Message Re: L'islam en Australie

le Lun 4 Juil - 3:01
Débat sur l'Islam en Australie

Canberra (Australie)- Environ 400 personnes ont été sondées, au début de ce mois à Canberra dans le cadre d'une enquête sur l'une des questions les plus discutées et les plus litigieuses que connait l'Australie: l'immigration musulmane à l'ère du terrorisme. Comment les musulmans sont-ils perçus par les Australiens non musulmans? Les Australiens musulmans et non-musulmans peuvent-ils vivre ensemble sans crainte et sans préjugés? Et quel pourrait-être le rôle du gouvernement dans la gestion des tensions religieuses et raciales?

Ces questions, et d'autres, ont été discutées lors de la délibération du week-end à laquelle ont participé 329 personnes choisies au hasard pour représenter un microcosme de l'Australie, des experts et une quarantaine de musulmans australiens.

Le sondage a été organisé par Issues Deliberation Australia (IDA), cellule de réflexion publique, qui affirme que son seul programme est de faciliter le dialogue.

Un élément capital de cette technique de sondage délibératif est de présenter un éventail d'opinions aussi large que possible, pour exposer les participants aux points de vue opposés. Le tableau d'experts comprenait des personnalités aussi diverses que Son Eminence le cardinal George Pell, le Sheikh Mohammad Omran, membre controversé du clergé musulman, des journalistes, des universitaires et un survivant du terrorisme.

L’Australie est certes un creuset ethnique et culturel, mais elle a aussi tout une histoire de tensions raciales, chaque vague de migrants et de réfugiés ayant eu à affronter différents degrés d’hostilité. Les migrants musulmans, qui ne représentent qu’environ 1,5 % de la population, sont considérés comme particulièrement problématiques par beaucoup d’Australiens non musulmans, notamment depuis les attentats du 11 septembre 2001.

Les Australiens non musulmans ont tendance à considérer les musulmans comme un groupe homogène et n’arrivent pas à distinguer les musulmans originaires du Moyen-Orient, du sud ou du sud-est de l’Asie, pas même les principales sectes islamiques. Certains craignent que les musulmans australiens aient collectivement l’intention de faire appliquer la charia, que leur loyauté aille plutôt à l’Islam qu’aux valeurs australiennes, et que les jeunes musulmans soient prêts à dériver vers des convictions extrémistes.

Les participants se partageaient en 24 groupes classés par centre d’intérêt. Les questions débattues couvraient une vaste gamme d'intérêts: les remarques incendiaires faites par des membres influents du clergé musulman, le large écho fait aux viols en réunion commis par des "hommes d’apparence orientale", l’impact de questions géopolitiques telles que le conflit entre Israël et la Palestine, ou les retombées de la participation de l’Australie aux événements en Irak.

Dans l’ensemble, les membres de mon groupe avaient opté pour le multiculturalisme. A une exception près, Anne (de l'état de Victoria), ils pouvaient regarder au delà des stéréotypes: "je suis arrivée en Australie il y a 35 ans parce que je n’aimais pas ce qui se passait en Angleterre, avec l’arrivée des Pakistanais. Et voilà que c’est la même chose ici. L’Australie n’a aucune idée de ce qui va lui arriver", a déclaré Anne en se présentant au reste du groupe d’intérêt.

Anne n’avait jamais rencontré un seul musulman. Elle était fermement convaincue que le Coran enseigne aux croyants à mentir et à tuer. Lorsqu’elle est entrée en contact avec des musulmans à la conférence, elle s’est étonnée de les trouver si "australiens". Et même ainsi, ces jeunes musulmans éduqués n’étaient, selon elle qu’une petite minorité, alors que la majorité n’attendait que l’occasion de mutiler et de violer au nom de la religion.

Fadi Rahman, qui travaille auprès des jeunes musulmans, a répondu à nos questions lors de l’un de nos entretiens. Il se félicite des remarques d’Anne : "Dans la réunion, tout le monde semble esquiver les problèmes. Ce n’est pas la réalité de ce que nous voyons dans les rues de Sidney. Des idées comme les siennes, on en trouve partout".

D’un côté de la séparation musulman/non musulman il y a la "ghettoïsation" croissante de certains groupes ethniques musulmans dans les banlieues de Sidney et de Melbourne; les prêches incendiaires et sexistes de quelques responsables du clergé musulman; et l’hésitation de quelques leaders musulmans à critiquer les actes des terroristes musulmans.

De l’autre côté il y a la rhétorique porteuse de divisions du gouvernement et des médias, qui a eu pour effet d'aliéner les musulmans; une politique étrangère trop étroitement alignée sur celles des États-Unis; et des lois anti-terroristes discriminatoires qui ont marginalisé beaucoup de milieux musulmans.

Lors de l'enquête initiale, 50% des enquêtés environ pensaient que l’incompatibilité entre les valeurs musulmanes et occidentales favorise beaucoup le terrorisme. À la fin de la conférence, une fois que les participants avaient eu la possibilité d’écouter les différents points de vue et de s'informer sur l’Islam, ce taux est tombé de 49 à 23 %.

Sur la question de la sécurité nationale, 44 % pensaient que les musulmans qui arrivent en Australie ont un impact négatif sur la sécurité nationale. Après la délibération, cette proportion se trouva presque divisée par deux, à 23 %. Avant la réunion, un tiers environ pensaient que les musulmans menacent le mode de vie australien, tandis vers la fin de ces deux journées de discussion la proportion était tombée à 21 %.

Lorsque les résultats définitifs auront été publiés, on espère que le gouvernement Howard en prendra acte et réajustera sa politique pour mieux gérer les tensions religieuses et politiques. Toutefois, compte tenu de l’absence du gouvernement au débat, certains pensent que dans une année d’élections les informations émanant d’une voix informée peuvent tomber dans l'oreille d'un sourd.

Dans quelle mesure les musulmans doivent-ils se conformer aux valeurs australiennes dominantes tout en préservant leurs propres pratiques et croyances culturelles, religieuses et ethniques? Cette interrogation restera le thème d’un débat sans fin. Ayant dit cela, les membres de mon groupe d’intérêt étaient d’avis que nous devons tous apprendre à lâcher un peu de lest si l’Australie doit continuer à bénéficier d’une société multiethnique.

Tout le monde, dans une certaine mesure, se trouve aveuglé par ses propres préjugés. Alors, musulmans et non musulmans peuvent-ils vivre ensemble ? Ils peuvent le faire et ils l'ont déjà fait. Les musulmans ont toujours fait partie de sociétés plurielles. Intrinsèquement, rien ne s'oppose à une coexistence entre musulmans et non musulmans.


Par Melanie Morrison
31 mars 2007

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