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Sujet / Message Actualité au Burkina Faso

le Jeu 7 Juil - 23:30
Réformes politiques au Burkina Faso : Réussir ou périr



Les travaux du Conseil consultatif sur les réformes politiques (CCRP) battent leur plein. Et c’est peu dire qu’on attend beaucoup de ce Conseil. En tout cas, pour l’auteur des lignes qui suivent, il faut "réussir" les réformes politiques au Burkina Faso "ou périr".

En décembre 2009, soit une année avant l’élection présidentielle de 2010 au Burkina Faso, le président Blaise Compaoré a fait un constat : la gouvernance n’est pas bonne et les citoyens ne sont pas satisfaits de la prestation fournie par les structures de l’Etat. De ce constat, le président du Burkina Faso a eu une idée : réformer la pratique de la politique dans le pays pour un fonctionnement véritable de l’Etat.

Une telle idée, ça se partage avec ses compatriotes. Blaise Compaoré lance alors un appel et invite ses compatriotes à commencer à réfléchir sur des réformes politiques en vue d’approfondir la démocratie.

En réaction à cet appel, un véritable débat s’engage entre les Burkinabè. La question les divise. En effet, une partie des citoyens voit en cette idée du président une stratégie pour chercher à s’éterniser au pouvoir. Au lieu de réfléchir sur ce que le président demande, cette partie de Burkinabè met en garde maintenant et tout de suite le président contre toute tentative de modification de l’article 37 de la Constitution, qui stipule déjà que l’on vient à la présidence du Faso pour un mandant renouvelable une seule fois, pas plus.

L’autre partie des Burkinabè n’est pas non plus contente de cette façon hâtive de voir les choses. Elle clame que le président est de bonne foi avant d’ajouter qu’en tous les cas l’article 37 n’est pas un fétiche sacré et qu’il peut être touché, même avec les cinq doigts en même temps. Elle parle et insiste sur le fait qu’il s’agit d’un rapport de force. Ainsi déjà, une crise s’installa avant la crise. Pendant ce temps, Blaise Compaoré ne dit plus rien. Il fait semblant de ne pas être au courant de ce débat. Son souci majeur est de se débrouiller pour être réélu à l’issue de l’élection présidentielle prévue pour se tenir le 21 novembre 2010. Le reste, il verra.

A l’issue de l’élection, Blaise Compaoré est déclaré réélu. Il est tout heureux, ses suiveurs aussi. Il était encore plus heureux le jour de son investiture et semblait parler au fauteuil dans lequel il était assis pendant la cérémonie : « On est encore et on sera toujours ensemble ». Nous étions au mois de décembre 2010. Cependant, la joie sera de très courte durée, car seulement deux mois après, le pays bascule. Une crise jamais égalée s’installe dans le pays. Les élèves et les étudiants sont dans les rues à travers le pays. C’est du feu partout. Les militaires sortent à leur tour et tirent à travers le pays. Des autorités fuient. Certaines se cachent dans la capitale en des lieux sûrs, d’autres dans des villages plus ou moins éloignés de la capitale.

Même des chefs traditionnels ont quitté leurs palais. Il semble que des officiers militaires se sont bousculés aux portes de la gendarmerie nationale pour demander protection. La situation devient sérieuse et va en s’aggravant, puisque le président de la République, lui-même, a dû se retirer un peu quelque part avant de revenir à la maison. Le citoyen lambda ne comprend plus rien et l’autorité de l’Etat est mise à rude épreuve. Blaise Compaoré ouvre l’œil et revient en force avec son idée de réformes politiques. Une bonne partie des Burkinabè s’énerve encore et lui demande de prendre l’habitude de discuter avec les gens avant de développer de telles idées, car il existe des exemples qui montrent que ses idées du genre n’ont jamais rien arrangé dans ce pays. Ils disent alors au président que ce qu’il propose n’est pas bon dans son format. Les Burkinabè sont divisés de plus belle, la crise continue et le pays n’a plus d’argent.

Mais qu’est ce qui peut expliquer ce désaveu brusque et brutal du régime de Blaise Compaoré ? Quelles sont ses chances de sortie de cette lourde et profonde crise ?

L’analyse de la situation mérite de prendre en compte quelques aspects :

l’arrivée de Blaise Compaoré au pouvoir et la gestion de la période révolutionnaire ;

la gestion du pouvoir dans le contexte de la démocratie ;

les crimes et les injustices ;

la gestion de l’armée.

De l’arrivée de Blaise Compaoré au pouvoir et la gestion de la période révolutionnaire

Blaise Compaoré a eu du mal à se faire accepter par ses compatriotes dès son arrivée au pouvoir. L’assassinat du président Thomas Sankara n’était pas pour l’arranger. Même ceux qui ne partageaient pas l’idéologie ou la philosophie de la Révolution n’ont pas approuvé le dénouement tragique des incompréhensions nées entre les anciens camarades de la Révolution. Le coup d’Etat n’était donc pas béni par le peuple.

Au lieu de travailler à conquérir l’adhésion du peuple au régime, la gestion de la suite de la Révolution n’a pas arrangé les Burkinabè : terreur, règlements de comptes, assassinats, disparitions au point de rendre le Conseil de l’Entente tristement célèbre. Chacun se remettait au Bon Dieu. Les malédictions sur le régime révolutionnaire fusaient de partout. Et cela n’est pas rien en Afrique et a souvent ses effets lointains.

De la gestion du pouvoir dans le contexte de la démocratie

Avec le contexte de la démocratie, les Burkinabè espéraient mieux. Malheureusement là aussi, ceux qui ont "vu" Maurice Yaméogo, Sangoulé Lamizana, Saye Zerbo, Jean Baptiste Ouédraogo, Thomas Sankara, tous anciens présidents du Burkina Faso, affirment que le pouvoir de Blaise Compaoré est un cas singulier. L’administration publique est devenue un champ familial avec à l’intérieur des clubs et des clans. Le président Compaoré est président de nom et pris en otage par son entourage. Ainsi, le peuple a assisté à une pagaille de gouvernance plus de vingt années durant et les Burkinabè sont devenus plus pauvres et certains miséreux, du fait du régime.

Les mots ou expressions comme corruption, prête – noms, injustices sont bien connus aujourd’hui du peuple grâce à la démocratie. L’expression "le jour viendra" était sur toutes les lèvres et j’avais attiré l’attention dans un de mes écrits sur la dangerosité de cette expression pour la paix sociale.

La mauvaise gestion du pouvoir d’Etat est devenue trop visible, au point de mettre mal à l’aise certaines personnalités du pouvoir qui ont encore un grain de patriotisme, mais qui sont obligées d’y assister sous peine de voir leur fauteuil remplacé par un tabouret. C’est dire que là aussi le pouvoir n’a pas eu la bénédiction du peuple. Pendant tout ce temps, tout laissait croire au président Compaoré que la situation est maîtrisée, que le peuple suit, que le peuple le soutient, que l’armée est en forme. Ainsi, à chaque meeting devant connaître la présence du Chef de l’Etat, des cars sont mis en mouvements pour convoyer des populations aux lieux sans qu’elles ne comprennent grand-chose. L’adhésion au pouvoir était (est) inconsciente.

Du côté des opérateurs économiques et de la communauté traditionnelle, "l’adhésion" est stratégique. En tous les cas, un opérateur économique, par exemple, n’a pas à aimer un régime en place. Il doit être intelligent et savoir jouer au jeu pour ne pas fermer boutique. Mais la démocratie burkinabè a créé des catégories d’opérateurs économiques. Il y en a qui prennent les marchés publics, d’autres en demandent, d’autres encore en mendient. Dans ce milieu aussi, les prières de la plupart des opérateurs économiques sont pour la fin de la « patrimonialisation du pouvoir ». Le régime n’est donc pas aidé.

Les jeunes sont très nombreux à prier pour la fin du mandat du président afin qu’ils vivent une autre expérience dans l’espoir d’avoir de l’emploi, car ils sont déçus. On a plus passé le temps à leur servir de la philosophie que de l’emploi.

Des crimes et des injustices

Si l’on peut admettre que la gestion d’un régime ne peut être totalement exempte de crimes ou d’injustices, il est également admis que les tenants du pouvoir ont agi en tout sauf en Africains, pendant longtemps. On a pensé longtemps qu’une injustice ou un crime à l’endroit d’une famille pauvre doit être accepté comme tel. Or en Afrique, nul n’est fort et nul n’est faible. Seul Dieu connaît chacune de ses créatures. La prise de conscience du régime dans ce sens est venue très tard. Beaucoup de familles, beaucoup de personnes ont eu le temps de taper plusieurs fois la terre et de pointer plusieurs fois le doigt vers le ciel. C’est tout ce qui reste à l’Africain quand il n’a plus d’espoir. Pendant ce temps, l’entourage du président semblait être préoccupé par le profit, vite et bien au lieu de bons conseils pour le président.

De la gestion de l’armée

« C’est parce que vous avez l’argent que vous fêtez ». C’est en ces termes que les militaires ont perturbé la fête du 31 décembre 2006 à Bobo-Dioulasso. Avant cette sortie des militaires dans la deuxième ville du Burkina Faso, c’était Ouagadougou, la capitale, puis Kaya, la première région militaire. Au départ du mécontentement des militaires, était une altercation entre des militaires et des policiers. Puis les militaires en étaient arrivés aux problèmes de fond : ils voulaient de l’argent, c’est-à-dire une augmentation de salaire. En plus de cette revendication, les soldats et sous- officiers avaient manifesté leur mécontentement lié au fait que leurs chefs ne défendent pas leurs intérêts.

Ils les accusaient d’être à l’origine de leur misère et qualifiaient certains officiers militaires d’hommes d’affaires. Ils disaient déjà à cette époque que c’est parce qu’ils n’ont plus de chefs capables de défendre leurs intérêts qu’ils étaient obligés de prendre leurs responsabilités. Ils n’hésitaient pas à dire avec fureur que certains officiers militaires font trop le malin et ont du mépris pour les soldats. Ils parlaient déjà d’injustice et de pourriture au sein de l’armée. Ils ajoutaient que les grades sont donnés par copinage et sur des bases politiques et non sur la base de la compétence ou de l’ancienneté. Les jeunes soldats ne se gênaient pas de dire qu’ils n’étaient pas pressés et qu’ils mettront de l’ordre un jour dans l’armée et insistaient sur la lutte contre l’impunité dans le pays.

Dans le milieu civil, et depuis longtemps, presque tout le monde savait que dans l’armée "les enfants" ne sont pas contents de leurs chefs. Visiblement, depuis les premières manifestations en 1999, personne ne s’est sérieusement penché sur ces revendications. Et ce qui ne devait pas arriver arriva.

Dans l’Obervateur paalga n°6438 du 20 juillet 2005, j’écrivais déjà ceci : « … » où va notre pays à tous si de sérieuses mises en garde ne sont pas faites en direction des dirigeants actuels, car après eux, le Burkina Faso doit continuer d’exister et avec lui des hommes de repère pour la perpétuation de la collectivité. Autant on a prédit la mort du président Sankara, autant il y a risque de survie du pays si les citoyens ne haussent pas le ton démocratiquement pour demander la fin d’un régime ploutocratique au Burkina Faso : l’argent, encore et toujours l’argent. Blaise Compaoré s’amuse avec notre argent. Le Burkina Faso a de sérieux problèmes de développement. La famine frappe les populations dans de nombreuses régions, le problème d’eau potable pour tous n’est pas résolu, les élèves et étudiants ne sont pas dans de bonnes conditions d’études, les salaires des travailleurs sont très bas, les policiers et gendarmes sont accusés de rackets parce qu’ils vivent les mêmes réalités salariales, beaucoup de militaires sont dans la misère, des policiers ont été encore matraqués pour avoir osé demander de meilleures conditions de travail, les jeunes n’ont pas d’emploi, la vie coûte très cher. En somme, les Burkinabè souffrent sérieusement... ».

Aujourd’hui, on a l’impression que toutes les couches socioprofessionnelles tiennent à en découdre avec le régime pour lui faire connaître les mêmes déboires que le peuple a bus durant vingt ans. Chacun tient son arme et tire à sa manière pour se faire aussi entendre. Blaise a voulu des problèmes et ses proches qui veulent contrôler tous les secteurs d’activités dans ce pays l’ont mis dans des problèmes. Ce sont les mêmes qui sont partout et qui veulent tout. Ils veulent lutter contre le Sida, lutter contre les moustiques, construire des maisons, construire des routes, vendre l’or, distribuer des permis de recherches, vendre du riz à prix Ouaga 2000, vendre du pétrole ; les mêmes veulent contrôler les grandes entreprises génératrices d’argent, etc.

La majorité des Burkinabè n’hésitent donc pas à dire que « c’est très bien fait pour eux. S’ils veulent même qu’ils tombent et puis on va avoir la paix » ; y compris même ceux qui sont censés profiter du régime. Tout cela montre la gravité de la crise. La pagaille de gouvernance est en train de nous conduire à un chaos.

Blaise Compaoré doit comprendre maintenant une fois pour toute que ses vrais ennemis ne sont pas ceux qui ont le courage de dénoncer les dérives du régime pour lui permettre d’améliorer la gouvernance, mais c’est plutôt ces flagorneurs qui lui ont fait croire pendant longtemps que le pays est une référence en Afrique.

Maintenant qu’il est connu que la crise est très sérieuse, que faire pour en sortir ?

L’erreur à ne pas commettre serait de penser qu’« il faut les laisser gérer ce qu’ils ont semé », car les conséquences de la crise montrent déjà que ce ne sont pas les tenants du pouvoir qui en souffrent, matériellement parlant. Chacun de nous doit donc participer activement à la recherche de solutions de sortie de la crise, avec un esprit de tolérance et de patriotisme. Il y va de l’avenir du pays et de ses habitants. Malheureusement, il en sera toujours ainsi. Au moment où l’on se met à faire des bêtises, le peuple n’en est jamais au courant, mais quand ça chauffe, c’est lui qui en souffre et doit être mobilisé. Nous devons donc nous y mettre, y compris concernant la question militaire, car aucun peuple au monde ne peut être en sécurité si l’armée n’est pas dans les conditions morales requises.

Pour sortir de cette crise, nous ne devons plus laisser le président Compaoré entre les mains de "conseillers". Le peuple doit agir, en premier lieu sur le président lui-même. Nous sommes conscients qu’il n’est pas du tout aisé de gouverner tout un pays quand on sait qu’on ne s’en sort pas toujours avec la cellule familiale. Mais nos dirigeants ont exagéré dans la manière de gouverner.

Dans cette perspective, il convient d’interpeller certains officiers militaires dont le comportement n’est pas du tout bon. Une année, j’étais dans un camp militaire. Un jeune Burkinabè, analphabète, était venu pour voir une connaissance. Il s’est adressé à un colonel pour se renseigner. Ce colonel lui avait répondu exactement ceci, en langue moaga : « quand tu arrives dans un milieu-là, il faut savoir à qui t’adresser. Quand tu me regardes là, est-ce je ressemble à quelqu’un avec qui tu dois prendre des renseignements ? Tu as bien regardé mes épaules ! » Le jeune homme s’est plié en deux et a demandé pardon. C’est un sergent qui était à côté qui a demandé au jeune de le suivre et l’a conduit chez son collègue en secouant la tête. Lors du procès des présumés putschistes en 2003, le Capitaine Oualy Diapagri Lutter n’avait-il pas si bien dit, quand il disait qu’il y a des officiers qui ont un esprit d’homme du rang et des hommes du rang qui ont un esprit d’officiers ?

Dans un kiosque de la ville de Ouagadougou, un monsieur qui prenait paisiblement son café a renvoyé de façon fracassante un "garibou" qu’il a traité de tous les noms. Un autre colonel, qui se trouvait sur les lieux, s’est adressé au monsieur en ces termes : « Fais attention. Si tu n’as rien pour lui, il n’est pas de ton droit de le traiter de cette façon. C’est un Burkinabè comme toi. C’est vous autres qui volez les richesses de ce pays pour vous moquer des autres. Qu’est-ce qui prouve que l’argent que tu as eu pour venir faire le malin ici n’est pas l’argent du peuple que vous avez volé ? Qui sait avec qui tu manges la nuit ? C’est parce que vous volez pour vous-mêmes que les autres souffrent ».

Le monsieur s’est plié également en deux, a demandé pardon au colonel, qu’il a appelé "Naaba", a rappelé le garibou, à qui il a remis un billet de 1000 F avant de quitter les lieux sans terminer son café, pendant que le colonel, était applaudi et il y avait des éclats de rires. Voici deux colonels, deux personnalités différentes. C’est dire que le non-respect d’un militaire du rang n’est pas une culture militaire. Nous connaissons des officiers militaires qu’il faut voir en tenue pour se rendre compte de leur rang social, tellement ils sont simples et très respectueux. En tout cas, la tenue militaire (militaire, gendarme, policier, douane, etc.) n’appartient pas à celui qui la porte mais au peuple. Elle est un bien public, même si elle est achetée avec son propre argent.

La discipline militaire et le respect de la hiérarchie, le peuple les veut avec force en vue de reconquérir l’image du pays qui a été fortement entachée au plan international.

En tous les cas, le régime à une seule chance qui lui reste : réussir les réformes ; ou périr.

Réussir, c’est tenir compte des différentes opinions dans leur majorité, malgré le manque de convergence de points de vue sur le Conseil consultatif sur les réformes, pour aboutir à des réformes effectivement consensuelles.

Le régime périra si le rapport de force est mis en avant pour passer de force avec ces réformes.

Jonas Hien

L’Observateur Paalga

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« Vouloir prouver des choses qui sont claires d'elles-mêmes, c'est éclairer le jour avec une lampe. »  


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