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Petit tour du monde des écoles

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Sujet / Message Petit tour du monde des écoles

Message par Syfou le Ven 15 Juil - 21:54

Les systèmes scolaires en Allemagne, en Russie, en Afrique du sud et aux USA. Revue de détails et analyses.

Au mois de septembre dernier, PIE lance, auprès de tous ses participants au programme d’une année scolaire à l’étranger, une enquête sur l’école de leur pays d’accueil. Cette enquête porte sur les structures, les horaires, les relations et les objectifs des différents systèmes éducatifs. L’idée est que chaque jeune nous présente l’école (au sens large) au sein de laquelle il vit et étudie. Trois quatorze pose des questions d’abord techniques (qui amènent une certaine quantité d’informations) puis invite les jeunes à émettre leur opinion. l Les "enquêteurs" de Trois quatorze ne sont pas des professionnels, et leur travail à ce titre n’est pas forcément exhaustif et exempt d’erreurs, mais il nous paraît cependant particulièrement intéressant d’en rendre compte. Car, même s’il n’est pas d’une rigueur journalistique ou scientifique, ce travail (exécuté, qui plus est, avec conscience et engagement) est le fruit des élèves, autrement dit de ceux qui sont les premiers concernés par les bienfaits et les méfaits des systèmes scolaires l Les présentations qui suivent sont riches en enseignements ; d’abord, parce que bien peu de livres ou de journaux présentent les écoles étrangères ; ensuite et surtout parce que, émanant de jeunes lycéens français, elles permettent de porter un regard comparatif et donc critique sur notre propre système l En fonction de sa position, profession ou opinion, chacun interprétera ces (trop) courts exposés à sa façon. Pour notre part, cet aperçu nous conforte dans l’idée qu’il ne peut être préjudiciable à un jeune (français ou étranger) de côtoyer un autre système. Il nous renforce dans l’idée de continuer à lutter, avec nos moyens, contre ceux qui pensent que l’enfant qui part vivre une année à l’étranger «prend du retard», «perd une année» ou «voit fondre ses acquis». Les chiffres (voir enquête «que sont-ils devenus» -publiée en 97) prouvent que "nos" anciens se portent plutôt bien, et que ce qu’ils ont pu apprendre lors de cette année d’étude à l’étranger leur sert d’aide et de guide tout au long de leur vie, et que certains des acquis précieux qu’ils ont accumulés (langue, maturité, motivation, expérience) ne leur seront jamais ôtés l

Nous rendons compte aujourd’hui des enquêtes portant sur l’Allemagne, l’Afrique du Sud, les États-Unis et la Russie.

Quelques points pratiques. 1°/ Les présentations sont un condensé d’une ou plusieurs enquêtes. Elles se veulent une représentation d’un travail et d’une opinion plus collective qu’individuelle. 2°/ Certains enquêteurs ont jugé utile de faire intervenir des professeurs. Nous avons décidé de rendre compte des opinions de ces derniers quand nous les jugions intéressantes ou complémentaires

Remerciements à Lydie, Camille, Lucie, Agathe, Stéphanie, Julien, Aline, Amélie, Flora, Natacha, Amandine, Anne, Kevin, Céline, Julia, Elodie, Patrick, Yann, Emilie, Camille, Chloé, Astrid, Anne, Gaëlle, Séverine, Marie-Pierre, Amélie, Liza, Céline, Stella, Lydie, Françoise, Julie, Estelle, Solène, Lisa, Marie, Andrea, Odyssée, Delphine, Clément, Emilie, Yannick, Maé, Marion, Virginie, Cécile, Marie, Jean-Baptiste, Maharid, Alexandra, Amandine... et leurs professeurs.

ALLEMAGNE

LE DIPLÔME

Les études secondaires s’achèvent au "Gymnasium" en "Oberstufe" (ces classes correspondent à la douzième et à la treizième année de scolarité). En "Oberstufe», les jeunes allemands ont entre 17 et 19 ans ; leurs études s’orientent autour de 2 matières principales et de 2 matières secondaires. Pour pouvoir entrer à l’université l’élève doit obtenir "l’Abitur". L’épreuve comporte une partie sous forme de contrôle continu (basé sur les résultats des deux dernières années) et une partie sous forme d’examen final écrit et oral. `

RYTHME SCOLAIRE

Le rythme annuel

L’année scolaire est structurée en deux semestres : de mi-août à fin janvier et de février à fin juin. Le type de matières étudiées et l’emploi du temps varient d’un semestre à l’autre.
Les dates des vacances scolaires sont très variables suivant les régions, mais durent en moyenne 5 à 6 semaines l’été.
Les rythmes hebdomadaire et journalier
Les cours ont lieu du lundi au vendredi (très rarement le samedi). Ils durent 45 minutes. Ils débutent entre 7H30 et 8H00 suivant les "Länder" et finissent entre 13H00 et 13H30 ou entre 15H00 et 15H30 (suivant les jours et suivant les matières choisies). Il n’y a jamais plus de deux après-midi de cours dans une semaine. Le reste de la journée est principalement consacré au sport, aux activités parallèles (club, art...), aux discussions (dans les "Kneïppe"), au travail à la maison.
Sur les questions de rythme, les commentaires des jeunes Français sont plutôt enthousiastes : «L’emploi du temps est beaucoup plus léger qu’en France et c’est bien mieux ainsi» ; «La méthode allemande me paraît très bonne au niveau du rythme. Les élèves ne passent pas tout leur temps à faire des devoirs» ; «Ici, on dispose vraiment de temps pour faire autre chose. Moi, je fais du sport 4 heures par semaine, mais je suis considérée comme une folle.» «Les "heures" de cours sont plus serrées et il y a de vraies plages de repos prévues entre chaque cours. Cela facilite la récupération, donc la concentration, et, par là-même une meilleure attention.» Un professeur ajoute un commentaire : «Les dernières années de "Gymnasium" sont mieux conçues que celles qui les précédent. A mon sens, on en demande trop aux plus jeunes (ils restent en cours tous les jours jusqu’à 14 heures !), et leurs récréations (5 minutes toutes les 30 minutes !) ne me paraissent pas suffisantes.»

Les matières

Jusqu’en fin de 11ème classe (équivalent seconde), les matières sont imposées. A partir de l’"Oberstufe" s’établit un système assez évolué qui combine matières obligatoires et matières à option. Ce système est très variable selon les "Länder" et selon les établissements. Voici un exemple de ce qui se fait ("Gymnasium" de Hambourg) :
Matières obligatoires : Allemand, Maths. Choisir 1 ou 2 matières (une seule si l’on choisit trois langues) parmi : Physique, Bio, Chimie. Choisir 2 ou 3 langues parmi : Anglais, Français, Espagnol, Portugais, Russe. Choisir au moins une matière entre : Art ou Musique, Histoire ou géographie, Philosophie ou Religion ou GMK. Matières à option : toutes les matières non choisies dans les choix précédents + Théâtre, Sociologie, Economie, Orchestre ou Latin.
Les enquêtes font ressortir l’importance de la pratique musicale (cours individuels, orchestre, orchestre de chambre). La pratique du sport est relativement importante (entre 2 et 4 heures) et surtout plus spécialisée qu’en France, puisqu’un étudiant choisit un sport pour toute l’année (basket, foot, judo, karaté, volley, badminton, danse, canoë), et qu’il s’affine dans ce domaine. Un de nos "enquêteurs" regrette cette spécialisation, mais son professeur lui rappelle que ce système n’est valable que pour la dernière année. Ce même professeur signale e revanche que la diversité des options sportives proposées soulève un réel problème d’organisation.
Hiérarchie des matières
Dans le cadre de l’"Abitur", l’élève allemand se doit de choisir deux spécialisations (matières à coefficient 4) et deux matières secondaires (coefficient 1). Cette orientation amène à une hiérarchisation des matières. Au sommet de la pyramide on trouve généralement : l’Allemand, les Mathématiques et l’Anglais.

RELATIONS ET ATTITUDE

Professeurs / Élèves

Ces relations sont spontanément qualifiées de détendues. On parle de «complicité et d’écoute». «Le cours est essentiellement basé sur la pensée et les réflexions de l’élève, mais il est dirigé par le professeur.» «Les élèves montrent beaucoup de respect envers les enseignants». «Et les profs, dans leur majorité, ont beaucoup d’humour». Quand on évoque les conséquences de ce type de relations sur l’enseignement, les comparaisons avec la France fusent, et les avis sont unanimes : «L’ambiance en classe est bien meilleure ; ça discute, ça parlemente, la voix du professeur n’est pas la seule à être entendue ; contrairement à la France, le prof en Allemagne n’est ni le roi ni l’empereur.» «Je pense que ces relations sont constructives. Quand on se sent proche d’un prof on a envie de lui faire plaisir. C’est aussi simple que cela ! De son côté, on a plus de plaisir à suivre les cours... On apprend donc plus facilement.» «Les relations sont plus naturelles qu’en France. Si on a un problème de compréhension, les professeurs ont toujours un moment pour nous expliquer.» «Depuis que je suis là, j’appréhende l’école d’une toute autre manière.»

L’attitude des élèves

Les questions guidées font ressortir que les élèves allemands sont plutôt détendus et plutôt heureux d’aller à l’école. Ils sont décrits comme très actifs au sein de cette école («Ils participent tellement et si naturellement qu’au début c’est surprenant»). Ils semblent, dans leur grande majorité, profiter de l’enseignement qui leur est dispensé, mais ne pas être obnubilés, comme c’est le cas en France, par leurs résultats scolaires.

OBJECTIFS

Nos "enquêteurs" sont, dans l’ensemble, peu loquaces sur ce sujet. L’un d’entre eux est cependant très précis : «Il s’agit d’enseigner avant tout des connaissances générales en veillant à préserver un esprit ouvert et une ambiance sympathique. On considère comme très important d’acquérir le goût du travail (aussi important que la méthode). L’esprit critique est très développé. En connaissance pure, la palme revient quand même à la France.»
Niveau.
Les élèves français jugent le niveau général bon, voire excellent. Ils sont surtout «épatés» par le niveau artistique des jeunes Allemands, soulignant plus particulièrement la compétence et la qualité musicale de ces derniers. Certains s’étonnent que le niveau en philo soit moins élevé («ils ne vont pas toujours assez loin»), d’autres regrettent l’absence de dissertation : «cette fameuse "dissert" qui nous fait tant... Je crois qu’il faut la conserver».
Complémentarité par rapport à l’école française
«Ici, on apprend à ne pas être stressé par l’école.» «La qualité de vie d’un écolier est bien meilleure. C’est très profitable.» «Je crois qu’en Allemagne un jeune Français peut acquérir un vrai sens critique. C’est d’ailleurs curieux, car je trouve les Allemands beaucoup trop disciplinés au quotidien, et indisciplinés comme il faut à l’école : toujours vifs, toujours piquants.» «On ressort d’ici avec une formation plus pointue, plus spécialisée et moins générale.»

UNE ANECDOTE

«En début d’année, nous étions 27 en cours de maths. Notre prof s’est exclamé : "C’est impossible. Je ne peux pas travailler dans ces conditions. Ce n’est pas pédagogique. Je vais demander qu’on partage cette classe." Il était outré. Nous, en France, quand on est 27, on est contents !»

AFRIQUE DU SUD

LE DIPLÔME

Deux fois par an l’élève sud-africain doit passer une série de "Cycle tests". Ces tests sont déterminants pour passer dans la classe supérieure. La scolarité dans le secondaire se conclue par le passage d’un examen final : le "Matric". Son obtention ouvre les portes de l’université.

RYTHME SCOLAIRE (en High school)

Le rythme annuel

Il y a quatre termes (trimestres). L’année scolaire débute donc en janvier et s’achève en novembre (Nous sommes dans l’hémisphère sud). Les vacances ont lieu en avril, en juillet, en septembre et les «summer holidays» (vacances d’été) en décembre.
Les rythmes hebdomadaire et journalier
Les cours ont lieu du lundi au samedi de 8H00 à 14H00. Chaque cours dure 35 minutes (cours du matin) ou 30 minutes (cours du début d’après-midi). L’après-midi est consacrée au sport et aux activités personnelles. A quelques exceptions près, les mêmes cours sont dispensés tous les jours, mais l’ordre évolue suivant les jours de la semaine. Certains apprécient le rythme («ces horaires sont très pratiques. On a le temps de faire du sport, de se reposer»), d’autres émettent des réserves («les périodes sont trop courtes - 35 minutes sont insuffisantes pour entamer un vrai travail »). D’autres enfin font de l’humour («les après-midi libres nous permettent de remplir les questionnaires PIE») !

Les matières

Plus l’élève avance dans sa scolarité moins il doit pratiquer de matières obligatoires et plus on lui offre la possibilité de choisir des options. Du 11ème au 12ème "grade" (soit : durant les deux dernières années de secondaire) l’Anglais et l’Afrikaans sont obligatoires, et ce dans toutes les écoles. Mais les élèves étrangers sont souvent dispensés de l’étude de l’Afrikaans (langue difficile dans laquelle ces étudiants n’ont généralement aucune base). Les autres matières (4) sont des matières à option. L’élève doit choisir entre : Histoire, Géographie, Maths, Biologie, Physique, "Business", "Home economics" (Apprendre à s’occuper d’une maison), Art , Dessin technique, Théâtre, "Speech contest" (apprendre à débattre), Comptabilité, "Typing" (dactylo), "Woodwoork" (travail du bois). L’Informatique et les Maths renforcés sont considérés comme des 7ème et 8ème matières (cours qui viennent s’ajouter au cursus de base). L’anglais et l’Afrikaans sont les matières jugées les plus importantes par le corps enseignant et donc par les élèves.
Le sport
L’après-midi est en partie consacrée au sport. Les élèves qui le désirent font un choix entre : Football, Rugby, Athlétisme, Water-polo, Squash, Soft-ball (variante du Base-ball), Tennis, Natation, "CheerLeading", Hockey, Cricket. Attention : tous ces sports ne sont pas forcément proposés dans toutes les écoles, mais ils sont tout de même largement répandus. On doit savoir que la pratique de chacun de ces sports est généralement très spécialisée, saisonnière et relativement intense. On notera enfin l’influence britannique très prononcée (Football, Rugby, Cricket).

RELATIONS ET ATTITUDE

Là encore, la Grande-Bretagne a laissé son empreinte. Tous les élèves sud-africains portent un uniforme et doivent se plier à un rituel assez précis. «La discipline est stricte dans mon école. Ici pas de colliers, pas de bracelets. Pour les filles : cheveux attachés, absence de maquillage, pas de fioritures. L’autre jour, tous les grades 11 ont dû descendre dans la cour pour la nettoyer. Je n’avais pas compris ce qu’il fallait faire et je marchais sans me baisser pour ramasser les papiers. Je me suis vraiment fait engueuler.» Un professeur nous parle de discipline «douce mais ferme !»... Ce qui veut tout dire. Si tout le monde s’accorde donc plus ou moins sur ce problème de discipline, les avis commencent à diverger quand on aborde le problème des relations profs/élèves. L’un de nos "enquêteurs" nous parle de relations «amicales et de dialogue facile», un autre de «respect mutuel» et de «bonne ambiance» («certains plaisantent même entre eux»), mais le troisième évoque une véritable coupure entre le monde des élèves et celui des professeurs : «Il n’y a pas de relations entre les profs et les élèves. Les punitions ne sont pas les mêmes qu’en France, mais elles ne manquent pas. Ici les professeurs peuvent taper leurs élèves ou les mettre à genoux pour les humilier.» Le décalage entre ses avis peut s’expliquer, une fois de plus, par la différence entre les milieux sociaux dans lesquels sont implantées ses écoles. Mais il est difficile de l’affirmer avec netteté dans la mesure où le premier témoignage (plutôt positif) comme le dernier (plutôt négatif) viennent de "black and coloured areas".
Quel que soit le milieu ou le type d’école, les relations entre les élèves paraissent bonnes : «On aurait pu penser qu’il y aurait certains problèmes de racisme, mais nous ne sommes que trois "blancs" dans notre école et il n’y a aucune tension particulière.» Ce témoignage rend optimiste pour les années à venir, mais il convient, en raison du peu d’enquêtes qui nous sont parvenues et à la vue des milieux sociaux dans lesquels sont placés nos participants, de savoir le nuancer en le prenant pour un témoignage isolé...
L’attitude des élèves
«Les élèves sont détendus et agréables.» Dans l’ensemble il paraissent relativement à l’aise. Dans les écoles les plus strictes, on sent cependant «poindre une certaine révolte.» «Il faut dire que les élèves sont influencés par les récits que nous leur faisons de nos écoles (françaises ou autres).»

OBJECTIFS

«L’école sud-africaine est axée principalement sur le développement des connaissances. On veille aussi à y développer l’esprit critique des élèves.» Un professeur nous parle de tentative «d’exploiter le potentiel de chacun et d’apprendre aux élèves à développer les relations avec les autres milieux sans tenir compte des différences sociales, économiques, raciales et culturelles.»
Les objectifs paraissent nobles mais ne semblent pas toujours atteints . Voyons plutôt :
Niveau
Les différences semblent une fois encore immenses. Ici on parle de «bon niveau», là de «points très faibles, de manque d’organisation et de rigueur» ou encore «de cours qui sautent ou qui sont pris trop à la légère». «L’enseignement, nous dit-on, ne profite pas toujours aux élèves.»
Complémentarité par rapport à l’école française
Nos participants crient d’une seule voix :«Il ne faut pas hésiter à venir.» «Ici, il y a de vrais problèmes, mais c’est très enrichissant.»

UNE ANECDOTE

«En "Home Economics", j’ai appris à laver et à cuisiner, et, croyez-moi, c’est vraiment très pratique !»

RUSSIE

Un seul participant en Russie cette année (en l’occurrence une participante) donc une seule enquête. Mais un compte-rendu qui ne manque pas d’intérêt.

LE DIPLÔME

L’examen intermédiaire, que les jeunes Russes passent vers leur quatorzième ou quinzième année, permet de les diriger vers une filière adaptée : "scientifique", "littéraire", ou "enseignement global". L’examen porte sur le Russe, les Maths, deux matières choisies par l’élève et une matière choisie par les professeurs. L’examen dit "de sortie" permet d’entrer à l’université. Il porte, lui, sur le Russe et sur les matières choisies par l’élève. Les épreuves sont notées sur 5. Une note inférieure ou égale à 2 est éliminatoire.
Notre participante juge la structure d’études assez au point, notamment en ce qui concerne les classes à "profil".

RYTHME SCOLAIRE

Les rythmes annuels

L’année est, comme en France, découpée en trois trimestres. Les périodes de vacances (des périodes d’une semaine) se situent en plein milieu et en fin de trimestre.
Le rythme hebdomadaire et journalier.
Les cours ont lieu du lundi au vendredi. Quelques classes, dans certaines écoles, ont lieu le samedi. Les cours durent 40 ou 45 minutes et s’étalent entre 8H30 et 14H00 environ (dans certaines écoles 15H00). Il n’y a pas de pause pour le déjeuner et cela semble «parfois dur» pour une jeune française : «A 12 heures, mon ventre crie famine, et puis je trouve ça un peu dommage car c’est un bon moment pour parler et se retrouver entre amis.»
«Contrairement aux apparences», les emplois du temps paraissent assez chargés, mais les vacances sont très bien réparties dans l’année.»

Les matières

L’élève est orienté, en fonction de ses goûts et de ses résultats à l’examen, vers une des filières (littéraire, scientifique, globale). A l’intérieur de chaque filière les matières sont toutes obligatoires.. On peut ajouter à ces matières obligatoires qui constituent l’ossature du programme 1 ou 2 matières supplémentaires (art, musique...). (L’exemple ci-dessus concerne une élève inscrite en scientifique). Le sport est obligatoire, il se pratique 2 fois 40 minutes par semaine.
Au goût de notre participante, ce programme est «un peu léger...» «Mais nombreux sont ceux qui pratiquent un sport l’après-midi, en dehors de l’école.»
Hiérarchie des matières
«Aucun coefficient à l’examen final, donc aucune priorité particulière, sinon celle que se fixe l’étudiant.» Toutes les matières sont vraiment respectées. Il semble que cette façon de voir ait de gros avantages.»

RELATIONS ET ATTITUDE

Professeurs / Elèves

«Ces relations sont réellement excellentes.» Chaque élève se voit attribuer un professeur principal au début de sa scolarité. Ce professeur devient une sorte de "parrain" pour l’élève. Sa présence est importante et efficace. C’est une aide. «Avec lui les relations sont vraiment très suivies. Ma professeur principale m’a expliqué que dans certains cas, elle devenait pour ses élèves (ceux dont elle a la "charge"), comme une "seconde mère".
L’ambiance dans l’école
«Elle est vraiment très bonne. Il y a une vraie vie scolaire, des discussions, un bon climat.»

Les élèves

«Ils sont heureux d’aller à l’école, et très actifs au sein de celle-ci.»


OBJECTIFS

« L’école me paraît très axée sur l’enseignement des connaissances. Cet enseignement me paraît d’ailleurs assez pointu. Le niveau me paraît bon.»
Complémentarité par rapport à l’école française
«Au niveau des structures et des acquis, et dans la mesure où les objectifs des deux écoles sont assez proches, ce système ne me paraît pas très complémentaire du système français. Mais il possède quand même de vrais atouts. L’école propose énormément de sorties (visites, musées, excursions, spectacles...) encadrées par les professeurs. Tous ces événements ouvrent énormément les élèves vers l’extérieur ; ils permettent également d’établir un autre type de relations entre professeurs et élèves. C’est un très bon point. Le professeur que j’ai interrogé m’a beaucoup parlé de son double rôle : éducation et enseignement.»

UNE ANECDOTE

«Tous les ans, en septembre (donc en début d’année), il y a une journée du professeur. Ce jour-là, les élèves offrent des fleurs, des chocolats, des cadeaux à tous leurs profs. L’école est entièrement décorée, et, entre les cours (qui n’en sont pas vraiment puisque c’est jour de fête), on met de la musique (qui s’entend dans tous les couloirs). Puis il y a un spectacle-concert, dirigé par les élèves et destiné à leurs professeurs. L’ambiance est très "bon enfant". Ce genre d’événement est inimaginable en France. Ce jour-là ne me paraît pas encore venu.»

ÉTATS-UNIS

Trois Quatorze a beaucoup parlé par le passé de l’école américaine. Les informations rapportées ici ne sont donc pas nouvelles pour la plupart de nos lecteurs . On notera cependant que les enquêtes en provenance des USA nous sont revenues en nombre et que les avis et opinions retranscrits ci-dessous sont très représentatifs de l’opinion générale des participants PIE au programme d’une année en "High school".

STRUCTURE DES ÉTUDES

L’élément qui ressort à la lecture du tableau est la verticalité du système. Cette verticalité témoigne de l’absence de sélection avant l’âge de 18 ans (il existe en fait une possibilité de ne pas aller jusqu’à la "graduation", mais cette voie ne concerne qu’une très petite minorité d’élèves). Cette quasi absence de sélection avant l’âge de 18 ans est ardemment défendue par certains et ouvertement critiquée par d’autres. On invoque souvent la sélection par l’argent qui s’opère avant l’entrée au "college" ou à l’université mais il convient de nuancer ce point en rappelant que le système de bourses est très developpé, ainsi que le système de financement des études par les entreprises.
La très grande majorité des élèves américains entre donc vers 4 ou 5 ans à l’école et en ressort "graduée" à l’âge de 17-18 ans, en ayant tous suivi à peu près le même parcours.
On notera que dans cette organisation, le redoublement n’existe pas.

LE DIPLÔME

La "Graduation" (nom du diplôme de fin de secondaire) est obtenue au terme de la dernière année de "High school". «Ce diplôme relève du contrôle continu, et conclut le cycle de quatre années de "High school"». «Pour être gradué, il faut obtenir un certain nombre de crédits. Les américains suivent, en général, 8 cours par an, soit 32 cours en 4 ans. Chaque cours équivaut à un "crédit". Au terme d’un cours (1 ou 2 semestres), l’élève est noté (les notes sont : A-"excellent" , B-"good", C-"average", D -"poor", F-"fail"). L’élève obtient son "credit" s’il n’a pas la note F. Si l’élève accumule 25 "credits", il obtient sa graduation. On comprend donc que la graduation est accessible au plus grand nombre.
Les élèves français trouvent, dans leur grande majorité, que ce système d’examen est «plus juste» («tout ne se joue pas en une semaine»), plus équilibré, moins stressant. Mais certains se demandent si ce système ne dévalorise pas le diplôme. Il est utile de préciser à ce sujet qu’une moyenne GPA ("Grade Point Average") accompagne ce diplôme et que cette moyenne intervient comme l’un des critères d’entrée à l’université (au même titre que les résultats à un test : ACT).
Tous notent que l’obtention du diplôme est l’occasion d’une fête attendue chargée et gigantesque.

RYTHME SCOLAIRE

Le rythme annuel

L’année est divisée en deux semestres. Fin août - début septembre / Mi-février pour le premier semestre. Mi-février - Fin mai / Début juin pour le second. La coupure entre les semestres est très importante dans la mesure où les matières étudiées et l’emploi du temps (au niveau de ces matières) évoluent totalement entre les deux semestres. Les "credits" correspondent d’ailleurs à des périodes d’un semestre. Pas de réflexion particulière sur le rythme annuel sinon pour «regretter les vacances françaises qui sont un peu plus longues !»

Le rythme hebdomadaire et journalier

Les cours ont lieu du lundi au vendredi. Les cours débutent entre 7H00 et 8H00 et s’achèvent entre 13H00 et 15H00. L’élève étudie généralement 5 ou 7 matières par semestre. 1 ou 2 matières s’étalent sur toute l’année ; les autres, nous l’avons vu, sont amenées à changer à la mi-février. Une des particularités américaines est la répétition de l’ordre des cours tous les jours de la semaine. «C’est simple», nous dit-on, ou «On ne se disperse pas». «Mais ça manque un peu de variété». Le rythme journalier est globalement fort apprécié : «Les après-midi libres ça vaut de l’or.» «On se consacre à nos passions.» «C’est très épanouissant et beaucoup moins fatigant.» La participante dont nous publions l’emploi du temps consacre par exemple deux de ses après-midi au théâtre et deux autres au tennis. «Le sport en général prend de l’importance.» «C’est très bien.» «Les activités artistiques ont une vraie place.» Certains émettent des réserves : «Quelquefois c’est exagéré, c’est au détriment des études.» On apprécie par contre à l’unanimité la durée des cours est de 48 minutes.

MATIÈRES.

L’Anglais et l’Histoire américaine sont les deux matières quasiment obligatoires dans toutes les "High schools". Pour le reste, l’élève organise son programme en fonction de ses goûts, de ses capacités, de ses objectifs. L’éventail des matières est particulièrement large. Il est très variable suivant les états et les écoles («car le système américain est très décentralisé»). On notera à titre d’exemple : Architecture, Sociologie, Français, Russe, Allemand, "Parent Child Development", Astronomie, Musique, Multimedia, "Mechanic", Media, Photographie, Théâtre, Physique, "Creative working", "Poterie", Maths, Géographie, Psychologie, "Speech", "Wood technic", "Business", "Naval science". La liste est loin d’être exhaustive.
Dans les "High schools" les matières sont en fait regroupées en grandes catégories. La "high school" de Herminston dans l’Oregon propose, par exemple, en section "Art" les matières suivantes : Chorale, "Cultural Art Forms", Dessin (niveau 1 & niveau 2), Peinture (1,2,3), "Exploratory arts", Jazz ensemble, "Majjazzti" , Percussions, Photographie, "Product design","Interior design - Textiles", Production Video (1,2), Orchestre.
Pour obtenir sa graduation, l’élève est en revanche obligé d’obtenir un certain nombre de "credits" dans tel ou tel domaine ou dans telle ou telle matière (exemple : 4 "credits" de maths sur 4 ans) ce qui, dans l’absolu, limite ses choix. L’élève doit, en fait, gérer son programme sur toute la durée de sa "High school". A ce niveau, l’aide du "Counselor" (conseiller pédagogique) lui est très précieuse. Tous apprécient la diversité des matières proposées et leur originalité : «On découvre vraiment des matières nouvelles.»

Hiérarchie des matières

L’absence de coefficients à l’examen final permet d’éviter le piège de la hiérarchie des matières. Nos participants semblent apprécier : «Il y a moins de divisions entre les élèves, bons et mauvais, intellos et non-intellos, scientifiques et littéraires... En tout cas, chacun a sa chance, même s’il n’est pas bon en maths ou en lettres.» «Un sportif est respecté comme les autres».

RELATIONS ET ATTITUDE

Professeurs / Elèves

Trois Quatorze publie dans chaque numéro une quantité non négligeable de témoignages sur ce sujet. Nous nous limiterons donc pour résumer la teneur des impressions émises à l’occasion de cette enquête à ce témoignage à la fois significatif et parlant : «Les professeurs sont vraiment très proches des élèves. On peut se confier à un professeur. Il est toujours là pour vous écouter et vous aider. Il n’y a pas d’affrontements élèves-profs comme il peut y en avoir en France.»
L’ambiance dans l’école
L’école est un lieu de travail autant que de rencontres, de fêtes, d’événements. «C’est un vrai lieu social, un lieu d’échanges.»

Les élèves

100 % de nos "enquêteurs" jugent les élèves américains détendus, bien adaptés à leur système scolaire au sein de cette école. «Ils sont heureux d’aller à l’école, et très actifs.» Certains regrettent le fait qu’il n’y ait pas de notion de classes (au sens de groupe). «Chaque élève a son programme propre, il est donc difficile de créer des liens solides.» D’autres parlent d’élèves «un peu trop adolescents», voire «immatures» et de «relations parfois superficielles.»

OBJECTIFS

Difficile de dégager une ligne principale. Quelques axes ressortent cependant avec netteté : «Apprendre à aimer travailler», «Développer le travail de groupe», «Développer la vie sociale et faire en sorte qu’à l’intérieur de l’école, toutes les activités qui s’y rapportent jouent un rôle important (art, spectacle, sport...)», «Donner confiance», «Développer le sens de la communication», «Apprendre à s’organiser», «Pas de bourrage de crâne» . On parle peu de connaissances. Les acquis semblent porter plus sur la personnalité et la méthode. Un jeune Français est très critique : «Il s’agit en fait d’occuper les jeunes jusqu’à 18 ans. On ne cherche pas à développer le sens critique et on ne fait pas assez de travail personnalisé.»
Résultats
Sur ce point, les avis sont très partagés. Une bonne partie estime que l’école américaine remplit totalement les objectifs précédemment cités, mais que de ce fait le niveau global des connaissances est inférieur à celui de l’école française. 70% l’estiment d’ailleurs moyen. On parle même de «lenteur des élèves». Une petite majorité montre, vis-à-vis des performances de cette école, un grand enthousiasme («On gagne en réflexion et en créativité», ou «Ce système favorise totalement l’épanouissement et la réussite personnelle, car il vous montre qu’il y a toujours un domaine où on peut réussir»), et une petite minorité un fort dédain («C’est l’école de la fainéantise»). Cet avis, plus nuancé, pourrait faire réfléchir le dernier intervenant : «Il est certain qu’ici celui qui ne veut rien faire ne fait rien.»
Complémentarité par rapport à l’école française
Au vu des commentaires, elle paraît très grande. Rien d’étonnant à cela, tant les deux systèmes diffèrent au niveau des objectifs et des moyens. «L’école américaine possède des points très forts que l’on pourrait introduire dans notre pays». Un avis, radical, mérite selon nous d’être entendu : «Ici on apprend à aimer l’école et les professeurs. C’est une différence énorme, une différence qui explique d’ailleurs qu’on fasse le déplacement.» Et la même participante de conclure : «A mon retour en France, j’entame la révolution de notre système !»

UNE ANECDOTE
«En Maths le prof nous donne parfois les solutions des contrôles. Le but c’est de les retrouver.»

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Sujet / Message Re: Petit tour du monde des écoles

Message par Syfou le Mar 27 Déc - 1:17

L'éducation civique doit faire naître la fierté d'être africain

Pretoria - « L'éducation civique ne peut, selon moi, que renforcer ma fierté d'être moi-même, d'être africaine »,
déclare Mme Graca Machel, veuve de l'ancien président du Mozambique.
Mme Machel a traité ce thème tout au long du discours qu'elle a prononcé le 11 mai à la Conférence de
planification CIVITAS Afrique qui s'est déroulée à Pretoria (Afrique du Sud) du 11 au 14 mai.

http://www.afrology.com/soc/pdf/pride.pdf

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