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Conflit frontalier Djibouti-Erythrée

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Sujet / Message Conflit frontalier Djibouti-Erythrée

Message par Syfou le Lun 25 Juil - 2:32

Conflit frontalier Djibouti-Erythrée

Djibouti- Erythrée

1. Derniers développements à New York

Le 19 juillet 2011, le Conseil de sécurité a tenu une réunion informelle sur la mise en œuvre de la résolution 1962 qui appelle à un règlement pacifique du différend frontalier opposant l’Erythrée et l’Ethiopie. Les membres du Conseil ont entendu, au cours de la réunion, les ministres des Affaires étrangères érythréen et éthiopien ainsi que les représentants des pays frontaliers (Kenya, Djibouti, Somalie et Ouganda) et ont réitéré leur souhait de trouver une issue pacifique à ce conflit.

Dans une déclaration à la presse du 11 juin 2010, les membres du Conseil de sécurité ont exprimé leur soutien aux efforts déployés par le Qatar pour parvenir à un règlement pacifique du différend frontalier entre Djibouti et l’Erythrée. Ils ont notamment appelé les parties à s’engager pleinement et de bonne foi dans le processus de médiation en faisant preuve de retenue et en respecter leurs engagements.

Le Conseil de sécurité s’est réuni le 19 mai 2010 sous le point "Paix et sécurité en Afrique", pour écouter le président de la République de Djibouti, M. Ismail Omar Guelleh sur la situation dans la Corne de l’Afrique. Le représentant permanent de la France a déploré le fait que "près de deux ans après l’attaque de l’Erythrée contre les positions djiboutiennes, non seulement le conflit n’est toujours pas réglé mais les autorités de Djibouti restent sans nouvelles des soldats capturés par l’Erythrée." Il a appelé au dialogue en soulignant qu’il était "essentiel que les autorités érythréennes n’invoquent pas de préalable pour régler leur différend avec Djibouti et qu’elles passent de la parole aux actes".





2. Contexte

Les deux pays ont un différend frontalier ancien dans la zone de Ras Doumeira. La frontière, fixée par d’anciens traités comme la convention franco-éthiopienne de 1897 et des protocoles franco-italiens de 1900 et 1901, n’a jamais été démarquée. Des tensions sont apparues dans les années 1990.
Djibouti a saisi le Conseil de sécurité et différentes organisations régionales (UA, Ligue arabe) en mai 2008 pour dénoncer le renforcement des capacités militaires de l’Erythrée et l’occupation de territoires appartenant à Djibouti.
Alors que les armées djiboutienne et érythréenne se faisaient face depuis près de deux mois, une attaque érythréenne le 10 juin 2008 a entraîné, au cours de violents combats, la mort de plusieurs dizaines de soldats djiboutiens et érythréens. La présidence du Conseil de sécurité – alors assurée par les Etats-Unis – a condamné le 12 juin « l’action militaire » menée par l’Erythrée et appelé les deux parties à retirer leurs troupes sur les positions du statu quo ante et à coopérer en vue d’un règlement diplomatique du différend. Le 24 juin, le Conseil de sécurité a réitéré son appel à la retenue et au dialogue, par la voie d’une déclaration à la presse du Président du Conseil de sécurité, qui demandait également au Secrétaire Général d’envoyer sur place une mission d’établissement des faits.
Aucune mission d’établissement des faits n’a cependant obtenu l’autorisation de l’Erythrée de se rendre sur le territoire qu’elle contrôle. Djibouti a retiré ses forces sur les positions du statu quo ante, ce que n’a pas fait l’Erythrée.

La France a multiplié les contacts avec les deux parties et a travaillé en liaison étroite avec la présidence du Conseil de sécurité pour la rédaction et l’adoption des déclarations. Sur le terrain, la France a déployé des moyens militaires importants pour apporter son appui à Djibouti : mise à disposition d’une équipe médicale supplémentaire à l’hôpital Bouffard afin de soigner les blessés djiboutiens, évacuation des blessés du front, mise en place d’une centaine d’hommes à Moulhoulé en appui logistique et reconnaissance aérienne et satellitaire, dans le cadre de nos accords bilatéraux avec ce pays.

La résolution 1862 du Conseil de sécurité, adoptée le 14 janvier 2009, exhorte Djibouti et l’Érythrée à régler d’urgence leur différend frontalier pacifiquement et conformément au droit international, se félicite que Djibouti ait retiré ses forces afin de revenir au statu quo ante. Elle exige de l’Érythrée qu’elle retire ses forces et tout son matériel sur les positions correspondant au statu quo ante, qu’elle veille à ce qu’il n’y ait plus aucune présence ni activité militaire dans la région où le conflit a eu lieu, à Ras Doumeira et dans l’île de Doumeira en juin 2008, qu’elle accepte de régler le différend par le dialogue et notamment qu’elle coopère avec le Secrétaire général des Nations unies, qui a fait part de sa disposition à prêter ses bons offices.
Une démarche du président du Conseil de sécurité auprès du représentant permanent de l’Erythrée pour le respect de la résolution 1862, en avril 2009, est restée sans résultat.

Dans ces condtions, le 23 décembre 2009, le Conseil de sécurité a adopté, sous chapitre VII de la Charte, la résolution 1907 (2009) qui instaure des sanctions contre l’Erythrée en raison de ses actions tant vis-à-vis de la Somalie que de Djibouti. L’Erythrée n’a en effet rempli aucune des obligations qui lui incombaient au titre de la résolution 1862 (2008). La résolution 1907 instaure à la fois un embargo sur les armes et des sanctions individuelles (gel des avoirs et interdiction de voyager). Si l’embargo sur les armes s’applique immédiatement, la liste nominative des personnes et des entités sanctionnées sera établie par le Comité des sanctions créé par la résolution 751, dont les compétences sont élargies, de même que celles du Groupe de contrôle. La résolution 1907 a été adoptée par 13 voix pour, un vote contre (Libye) et une abstention (Chine).
(Juin 2010)

3. Déclarations de la France

19 mai 2010 - Conseil de sécurité - Paix et sécurité en Afrique - Situation dans la corne de l’Afrique - Intervention de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies
7 avril 2009 - Déclaration à la presse de M. Jean-Maurice Ripert, Représentant permanent de la France auprès des Nations unies, à l’issue des consultations du Conseil de sécurité
23 octobre 2008 - Réunion publique - "Paix et Sécurité en Afrique" - Intervention de M. Jean-Maurice Ripert au Conseil de sécurité
24 Juin 2008 - Stake out de M. Jean-Maurice Ripert, Représentant permanent de la France auprès des Nations unies

4. Textes de référence

11 juin 2010 - Déclaration à la presse du Président du Conseil de sécurité
23 décembre 2009 - Résolution 1907 - Sanctions contre l’Érythrée
14 janvier 2009 - Résolution 1862 - Différend frontalier entre Djibouti et l’Érythrée
25 juin 2008 - Déclaration à la presse du Président du Conseil de sécurité
12 juin 2008 - Déclaration du Président du Conseil de sécurité


Le conflit frontalier avec Djibouti, une manœuvre stratégique de l’Erythrée

Le conflit frontalier entre l’Erythrée et Djibouti est devenu une nouvelle source régionale de tensions dans une région, la Corne de l’Afrique, qui, à bien des égards, apparait comme stratégiquement incontournable. L’Erythrée utilise ses nouvelles prétentions territoriales comme l’instrument de sa politique internationale notamment en tentant d’impliquer les Etats voisins ou ayant des intérêts dans la région.

L’historique des affrontements

En 1996 et en 1999, Djibouti et l’Erythrée s’étaient déjà opposé, pour le contrôle de Ras Doumeira (1), un ensemble de hauteurs qui surplombe la Mer Rouge dans la région d’Obock au nord de Djibouti. Le 16 avril 2008, Djibouti a accusé les militaires érythréens d’avoir pénétré de plusieurs centaines de mètres le territoire djiboutien. Asmara a démenti toute visée sur Ras Doumeira parlant simplement d’un malentendu à propos d’un no man’s land de trois à cinq kilomètres à la frontière, malentendu résultant du problème de la détermination des frontières hérité de la décolonisation.

Le 12 juin 2008, le ministère de la Défense de Djibouti a affirmé que l’armée érythréenne avait envahi la région de Ras Doumeira, tuant 12 soldats djiboutiens et en blessant 55 autres. Cette nouvelle série d’affrontements (9-12 juin 2008) a donné lieu à une condamnation unanime par la communauté internationale et les organisations régionales, de l’agression commise par l’Erythrée.

Face au danger pour la stabilité de la Corne de l’Afrique et conformément aux accords de défense liant la France, ancienne puissance coloniale et Djibouti, l’armée française a été déployée en soutien aux Forces Armées de Djibouti (création d’un camp logistique proche de la zone de combat, reconnaissances aériennes, soutien médical…).

Un conflit nouveau portant sur des prétentions anciennes et dissimulant de véritables revendications stratégiques d’un Etat fortement affaibli

Ce conflit localisé est l’occasion pour l’Erythrée de tenter de dissimuler un certain nombre de problèmes notamment internes comme l’a souligné le rapport de la mission des Nations Unies d’août 2008. En effet, cet Etat refuse toute discussion, toute mission sur son territoire. Le régime d’Asmara se caractérise aussi par de flagrantes violations des droits de l’Homme (liberté de la presse, liberté religieuse, etc.).

De plus, ce conflit illustre un malaise croissant dans l’armée érythréenne. En effet, de nombreux observateurs s’accordent à dire que l’origine des combats de juin 2008 est une vague de désertion de soldats érythréens, issus de la conscription, tentant de se réfugier à Djibouti et poursuivis par leur armée.

En outre, ce conflit permet de faire passer au second plan les problèmes récurrents entre l’Erythrée et l’Ethiopie quand bien même Asmara apparaît par bien des égards comme la partie faible de ce conflit. Enfin, cet incident traduit une volonté stratégique d’Asmara de s’impliquer dans les relations internationales de la sous région en s’emparant d’un territoire clé pour le développement de Djibouti : passage obligé entre la mer Rouge et l’océan Indien mais aussi zone d’expansion économique avec le projet de construction d’un pont entre Djibouti et le Yémen (la ville nouvelle prévue dans le projet pourrait, en raison d’une situation locale tendue, être implantée au Yémen et non à Djibouti). Ce combat pourrait alors à bien des égards apparaître comme une revanche sur la perte des îles Hanish à l’issue du conflit avec le Yémen et de l’arbitrage de la cour Internationale de Justice.

Une volonté d’implication par l’Erythrée d’Etats tiers

Alors que l’Erythrée est accusée par son voisin djiboutien de refuser toute tentative de médiation internationale, Asmara tente de rejeter la source des problèmes sur certains Etats tiers notamment l’Ethiopie (ennemi de longue date) mais aussi les Etats-Unis.

Ainsi l’Ethiopie est accusée d’utiliser Djibouti et la région frontalière entre les trois pays pour préparer de nouvelles attaques contre l’Erythrée. Ces accusations, non relevées par l’Ethiopie, ont donné lieu à de vives réactions dans l’ancienne Somalie où certains n’hésitent pas à appeler à une guerre contre l’Erythrée qui s’est longtemps illustrée en soutenant les tribunaux islamistes.

Les Etats Unis, quant à eux, sont pointés du doigt pour leur participation active au conflit en Somalie et l’aide apportée au gouvernement de Djibouti. Les relations tendues entre Asmara et Washington pourraient déboucher sur l’inscription de l’Erythrée sur la liste des pays soutenant le terrorisme.

Cependant, l’Erythrée ne tient pas à impliquer la France qui a su tisser des liens anciens avec Asmara et nouer une coopération utile dans le domaine de la Défense.

Ce conflit frontalier, s’il peut sembler anecdotique notamment au regard du nombre de morts et du faible gain territorial, est la preuve de la volonté de l’Erythrée d’occuper une place de choix dans la Corne de l’Afrique. Ce conflit, pour la déstabilisation qu’il apporte, requiert une vraie attention et la recherche de solutions concertées entre les Etats concernés ; elles ne peuvent aboutir que si Asmara accepte l’ouverture de discussions qui devront être autant de mains tendues et comportées des propositions de développement et de coopération.

GM

(1) Ras Doumeira et l’île de Doumeira sont une zone stratégique en raison de leurs situations géographiques : elles surplombent Bab el-Mandeb, à l’entrée de la mer Rouge, passage obligé pour les tankers se rendant dans le golfe Persique et le trafic passant par Suez.

Source:infoguerre.fr

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