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Culture Malgache

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Sujet / Message Culture Malgache

Message par Syfou le Mar 9 Aoû - 5:42

Culture Malgache

Il ne fait aucun doute que le visiteur qui débarque pour la première fois à Madagascar est frappé par les sonorités de la langue malgache comportant semble-t-il un nombre très important de « a », un peu à la manière de l’italien. Mais il se rend bientôt compte que d’autres « a », quoique écrits, ne sont pas prononcés et qu’un grand nombre de syllabes restent muettes. Le voyageur en question a alors mis le doigt sur un aspect de la culture malgache : les non dits sont très nombreux, non seulement dans l’élocution mais aussi dans l’énoncé même des idées ; non pas que le malgache soit cachottier mais son processus de réflexion passe par le moule imagé de locutions proverbiales obscures pour celui qui n’y a pas été exposé dès sa petite enfance car elles adoptent volontiers une forme elliptique.

Ainsi, on ne vous dira pas que vous agissez à vos propres risques et périls, mais on se contentera d’évoquer le personnage mythique de Rakamisy qui a souhaité épouser un(e) originaire des Hauts plateaux (sous-entendu : avec toutes les charges et responsabilités qu’un tel engagement entraîne). De fait, les grands discours des orateurs les plus éloquents peuvent se composer uniquement de plusieurs séries de proverbes plus ou moins humoristiques, et d’apparences décousues, qui font le bonheur des auditeurs car elles visent à les désarçonner ou à leur présenter des devinettes.

Lors d’un récent mariage traditionnel, l’orateur parlant pour la famille du fiancé a mis trois minutes pour demander s’il peut commencer à parler, cinq minutes pour saluer la famille réunie au grand complet, et quatre minutes pour s’excuser de prendre la parole. A la suite de quoi, l’orateur de la famille de la mariée ne pouvait pas en faire moins, si bien qu’on a pu entrer dans le vif du sujet vers la fin de la première demi-heure : présentation du marié, de ses ascendants de la deuxième génération et de ses origines, ainsi que de son désir d’épouser la fiancée, dont les ascendants et les origines ont également été énumérés en détail. Le non-dit le plus évident est que la jeune femme est dans une situation très intéressante (son bébé naquit deux mois après les noces). Mais l’honneur était sauf : une demande présentée dans les règles de l’art par un maître de discours, suivie d’une réception en forme de banquet. Et les apparences étaient respectées.

Il en va de même du discours politique : on ne met pas les points sur les i, mais des allusions subtiles doivent faire comprendre à votre vis-à-vis qu’il se met le doigt dans l’œil, ce qui devrait lui permettre de faire machine arrière sans perdre la face. L’exemple ci-dessus est assez exceptionnel, car il n’est pas quotidien. Mais prenez le cas des salutations : en apparence, rien de plus simple que de dire bonjour, bonsoir ; sauf qu’à Madagascar, il faut savoir à quelle classe sociale voire même à quelle caste appartient la personne saluée, et aussi à quelle occasion on se salue. La formule change du tout au tout selon qu’on rencontre un aristocrate chez lui ou un plébéien dans la rue, selon qu’on est Merina, Tsimihety ou Betsimisaraka, selon que la visite consiste à présenter des condoléances ou à s’enquérir de la santé d’un petit garçon qu’on vient de circoncire. L’interlocuteur risque de s’offusquer si on se trompe de formule et ne pardonnera volontiers qu’aux étrangers dont la connaissance des us et coutumes est notoirement embryonnaire.

Toutefois, la culture ne se limite pas au langage, et celle de Madagascar n’est pas uniquement orale. L’écrit y tient une place de choix avec des auteurs aussi renommés que Rabearivelo, Rabemananjara, Ramanantoanina ou Georges Andriamanantena, pour n’en citer que quelques-uns parmi les mieux connus du grand public. Il est vrai que l’étude de leurs œuvres passe obligatoirement par une connaissance approfondie de la langue et de ses subtilités car leur langue maternelle transparaît même dans leurs ouvrages en français. L’accès est plus facile lorsqu’il s’agit de peinture où tout le monde reconnaît des formes et des couleurs, même lorsque la toile est plus proche de Miro ou de Matisse que de Vinci ou des Breughel. Les peintres malgaches évoluent en effet presque au même rythme que ceux de l’étranger et ils ne se cantonnent plus à l’art figuratif presque photographique qui leur était habituel, mais se lancent dans une recherche libre d’une expression non asservie par les canons traditionnels.

La musique malgache est encore plus dynamique car soumise à une fécondation réciproque avec les musiques du monde grâce aux nouvelles technologies de l’information et de la communication. Les artistes malgaches se vendent bien à l’extérieur et tiennent une bonne place sur les marchés de la musique métisse. En se mettant à produire non seulement des chansons en malgache mais aussi en français ou en anglais, en particulier en rap, ils commencent également à toucher le domaine de la musique orchestrale pure après avoir brillé en jazz et en musiques de danse.

Ce rapide survol de la culture serait incomplet s’il ne mentionnait pas la musique traditionnelle des chanteurs ambulants appelés "Mpihira gasy". Assez proche de l’opérette occidentale par son mélange d’airs entraînants et de récitatifs, elle attire la masse populaire par ses thèmes moralisateurs et connaît même une sorte de renaissance car on dit que de hauts personnages de l’état l’apprécient particulièrement et lui apportent leur soutien. Cet art très éclectique fait appel à la rhétorique, à la poésie, à la musique et à la danse mais n’hésite pas à moraliser et à insérer des cantiques religieux dans ses compositions.

Alors que la danse traditionnelle malgache s’apparente à celle de nos cousins de Bali, par les mouvements des épaules et des mains autant que des jambes, de jeunes artistes se sont lancés dans la composition chorégraphique moderne et retiennent l’attention de chorégraphes confirmés d’Europe et d’Amérique.

Le septième art est probablement celui qui a opéré le démarrage le plus foudroyant, grâce à la prise de vues numérique nettement moins coûteuse à Madagascar que le cinéma argentique. Au Festival de Durban, les films très courts présentés par Madagascar ont fortement impressionné le public, et sur place, diverses compagnies de production se sont déjà lancées dans l’aventure, avec un certain succès s’il faut en croire le public qui se bouscule aux projections. Ce succès est tel que les avertissements contre les œuvres piratées sur DVD ou VCD sont devenus monnaie courante.

LES US ET LES COUTUMES PARTICULIERS A MADAGASCAR

I. Le retournement des morts.


En matière culturelle, un aspect très intéressant porte probablement sur les coutumes insolites de la population, comme c’est le cas du retournement des morts. On peut également y ajouter les rites de passage de la circoncision, du mariage ou de l’enterrement. Ces évènements marquants de la vie jalonnent le parcours terrestre du malgache qui s’y conforme quelle que soit la religion ou l’idéologie à laquelle il souscrit habituellement.

Ces coutumes tenaces et profondes pourraient donc ne pas être ce que certains membres du clergé protestant voient comme un syncrétisme, voire comme une forme de paganisme à combattre à tout prix. Ils y voient en effet une forme de culte des ancêtres, car de nombreux malgaches profitent de ces rites pour demander la bénédiction ou l’intercession de leurs aïeux défunts. L’anthropologue, lui, y voit une suite logique des forts liens communautaires tissés entre les vivants. En fait, à l’instar de nombreux bantous qui pensent « Je suis parce que nous sommes », bien des malgaches ne conçoivent pas de vie ni de mort asociales.

Les clans s’identifient comme ceux qui « vivants, habitent la même maison et morts, partagent le même tombeau ». De ce fait, il n’existe guère de tombes individuelles dans les nécropoles malgaches : ce sont tous des caveaux ou des tombeaux communautaires, familiaux ou claniques où « les crânes sont réunis. » Les familles n’hésitent donc pas à engager de grands frais pour rapatrier les dépouilles de leurs chers disparus et, faute de mieux, pour ramener leurs cendres au bout de quelques années. L’état français l’a bien compris et a fourni de grands efforts pour rapatrier en 1936 les cendres de Ranavalona III, morte en exil en Algérie dix-neuf ans plus tôt et les enterrer dans l’un des sept tombeaux du Palais de la Reine. Rien d’exceptionnel quand on pense que les cendres de Napoléon, mort à Sainte-Hélène en 1821, n’ont été ramenées en France qu’en 1845. Mais ce sont là deux exemples de souverains – symboles, alors que le rite malgache se pratique sur le commun des mortels, le plus souvent trois à quatre ans après leur décès.

Rappelons que les tombeaux, exigus, ne peuvent pas admettre de cercueils : les malgaches sont enterrés dans des linceuls de soie brute qui pourriront à presque la même vitesse que les chairs du défunt. C’est vers ce moment qu’on procédera à une exhumation du corps pour en changer les linceuls. Un chercheur français y voit une cérémonie rappelant l’ensevelissement en terre malgache des restes d’ancêtres morts en mer au cours du long voyage de traversée de l’Océan Indien.

Il faudrait alors y rattacher le rite du bain annuel des reliques royales en pays sakalava. Comme dans ce dernier, les défunts sont en effet ramenés dans leur lieu de repos éternel une fois le linceul changé ou les reliques baignées en mer. En tout cas, il ne s’agit pas d’une occasion de tristesse et de deuil mais d’une fête marquée par des sacrifices de zébus, liesses, ripailles, danses et musique. Un observateur railleur qui n’a pas été informé du sens profond attaché par les malgaches à cette cérémonie y a vu pour sa part « une journée de congé pour les morts qui sont transportés au village pour changer de toilette, entendre une musique entraînante et voir des festivités en leur honneur avant d’être ramenés en fanfare à leur caveau. » Un autre étranger, lui, admire une « éducation pratique de la jeune génération qui a ainsi l’occasion de connaître en direct les coutumes et l’histoire de son lignage … et en même temps de se situer par rapport à ses nombreux parents et alliés dispersés dans tout le pays. »

II. La circoncision

Héritée de la tradition sémitique, sinon de la foi islamique, ce rite de passage marque pour le petit garçon de n’importe quelle confession non pas son allégeance à une croyance particulière mais son appartenance à la gent masculine ou (interprétation moins acceptable) son accession à l’âge adulte. La formule incantatoire répétée tout au long de l’opération dit en effet : « Tu es un mâle, mon petit. »

En effet, si en Afrique, la circoncision marque souvent le passage de la puberté à l’âge nubile, elle se pratique à Madagascar le plus souvent juste avant l’inscription à l’école, un âge beaucoup trop tendre pour l’état matrimonial. On pourrait presque dire que pour certains, ce rite signifie l’accession à la citoyenneté, car il arrive que l’ensevelissement au tombeau ancestral soit interdit à l’incirconcis. L’opération chirurgicale elle-même semble ne pas avoir une trop grande importance, d’autant plus qu’on tend souvent à la pratiquer en clinique sur un groupe assez important (jusqu’à une centaine) de petits garçons du même âge ; le sens profond du rite se lit dans les coutumes connexes : la date et l’heure de l’opération, la quête de l’eau lustrale par de solides jeunes gens, les troncs de bananiers dans la maison, la consommation du prépuce, les jouets cadeaux, les salutations rituelles. Autant d’éléments dont le symbolisme n’est pas évident, sans une solide connaissance des faits ancestraux.

Ainsi, avant l’existence des moyens de guérison de la médecine moderne, la circoncision se pratiquait surtout en hiver afin d’éviter les infections toujours possibles en saison chaude, lorsque les mouches pullulent. Pour symboliser la future victoire du jeune garçon sur les embûches de la vie, les jeunes chargés de puiser l’eau lustrale étaient lapidés en cours de route, ce qui les obligeait à courir tout au long du chemin et à se munir de boucliers. Quant au prépuce, le père, un oncle ou le grand-père se chargeait de l’avaler avec un morceau de banane, pour éviter qu’il ne soit perdu ou mangé par un animal quelconque, ce qui désacraliserait l’humanité de l’enfant.

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Sujet / Message Re: Culture Malgache

Message par Syfou le Mar 9 Aoû - 6:04

Le zébu, place essentielle dans la culture malgache

Le Zébu:

Boeuf à bosse et à deux cornes ( omby ), animal importé d'Afrique au cours du premier millénaire de notre ère.

On le retrouve sur les billets de banque et les pièces de monnaie.
Sa corne est travaillée pour fabriquer divers objets d'artisanats : cuillères, bracelets, objets de décoration...



Dans les campagnes, la taille du troupeau fait la richesse et la puissance du groupe familial. Lignage et clans ont une histoire pour autant qu'ils ont des boeufs et des ancêtres.
A l'inverse, le pauvre, celui qui n'a pas de boeufs n'a guère plus d'ancêtres.


C'est au marché que les paysans achètent leur zébu... jeune de préférence pour le dresser aux travaux des champs. labourer les rizières, à tirer les charrettes...dressé, l'animal est assez docile.

Des essais de croisement avec la vache européenne ont été réalisés pour augmenter la production du lait de l'animal ainsi croisé mais d'autres problèmes sont apparus.

Dans toutes les sociétés d'éleveurs, quand un jeune voulait, jadis, déclarer sa flamme à l'élue de son coeur, il devait lui offrir un zébu qu'il avait volé pour faire un présent de prix à sa belle tout en prouvant sa bravoure.

Aux environs de Tananarive, on assiste à de grandes transhumances pour les besoins de la capitale. En effet, le zébu (brochettes, ragoûts ) constitue le morceau de viande le plus courant ( avec le porc ) . La viande n'est pas souvent au menu journalier de la population, il faut savoir se le payer...



Symbole de prestige, l'animal est aussi un animal sacré qui joue un grand rôle dans toutes les cérémonies. Ils constituent l'élément essentiel des échanges à l'occasion de nombreuses cérémonies : funérailles, circoncision, alliances etc...

Tout rituel s'accompagne du sacrifice d'un ou de plusieurs zébus. Le sang du sacrifice exalte la vie, la communion avec les ancêtres.



Le Lac Antanavo

Ce lac sacré s'étend à +/- 75 km d'Antananarivo. Il occupe , selon la légende, le site d'un village maudit parce que les habitants auraient, un jour, refusé de l'eau à un voyageur. Les maisons furent alors englouties et les villageois changés en crocodiles, à l'exception d'une mère et de son fils malade qui l'abreuvèrent et auxquels le vieil homme, en reconnaissance, conseilla de quitter le village.



Depuis, les habitants de la région vénèrent les sauriens en leur rendant le culte des ancêtres et en leur offrant régulièrement des zébus en sacrifice afin qu'ils les protègent et exaucent leurs voeux de richesse, de santé et de fécondité.

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