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Bataille des Omeyyades

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Sujet / Message Bataille des Omeyyades

Message par Sphinx le Jeu 11 Aoû - 3:21

Bataille des Omeyyades

Omeyyades



Les Omeyyades ou Umayyades (en arabe : الأمويون (Al-ʾUmawiyyūn), ou بنو أمية (Banū ʾUmayya)) sont une dynastie de califes qui gouvernent le monde musulman de 661 à 750. Ils tiennent leur nom de leur ancêtre ʾUmayya ibn ʿAbd Šams, grand-oncle de Mahomet. Ils sont originaires de la tribu de Qurayš, qui domine La Mecque au temps de Mahomet.
Succédant au calife ʿAlī ibn ʾAbī Ṭalib, ils prennent Damas comme capitale et fondent le Califat omeyyade, qui devient le plus grand État musulman de l'Histoire en s'étendant de l'Indus jusqu'à la péninsule Ibérique. Renversés par les Abbassides, l'un de leurs survivants fuit à Al-ʾAndalus et fonde un nouvel État à Cordoue.

1° Bataille d'Akroinon

La bataille d'Akroinon ou bataille d'Acroinum (qui correspond à l'actuelle Afyonkarahisar, sur le bord ouest du plateau anatolien) oppose en 740 le Califat omeyyade à l'Empire byzantin. La victoire décisive des Byzantins permet à l'empereur Léon III l'Isaurien de repousser les forces omeyyades hors d'Anatolie. Cette bataille contribue en partie à la chute de la dynastie omeyyade. La bataille est décrite en détail dans la chronique de Théophane le Confesseur.

Contexte

Après la lourde défaite à la bataille de Sebastopolis, l'Empire byzantin est contraint à une attitude défensive face aux incursions omeyyades régulières en Anatolie. Cependant, suite à l'échec du second siège de Constantinople en 718, les Omeyyades détournent leur attention vers d'autres territoires, mais reprennent l'offensive dès 720, selon un modèle préétabli : une à deux expéditions chaque été, parfois accompagnées d'une expédition navale ou suivies d'une autre expédition en hiver. Ces expéditions arrivent néanmoins rarement à un objectif de conquête, ce sont plutôt des raids organisés à grande échelle, dévastant les campagnes et s'attaquant parfois aux forts ; elles sont également concentrées sur le centre du plateau anatolien, atteignant rarement les côtes.

À partir du règne du calife Hišām (724), les campagnes deviennent plus importantes et sont menées par des généraux expérimentés et compétents, parfois issus de la dynastie omeyyade. Les succès deviennent cependant de plus en plus rares, notamment du fait que les ressources sont en grande partie englouties dans le conflit avec l'Empire khazar. Néanmoins, après une victoire décisive sur les Khazars en 737, les Omeyyades peuvent à nouveau se concentrer sur l'Empire byzantin et intensifient leurs attaques. En 738 et 739, Maslama ibn Hišām réalise une série de succès, prenant notamment la ville d'Ancyre. Un an plus tard, Hišām rassemble la plus grande armée de son règne (90 000 hommes selon Théophane le Confesseur) et la met sous le commandement de son fils Sulaymān : 10 000 hommes légèrement armés, commandés par Al-Ġamr ibn Yazīd, se dirigent vers la côte occidentale de l'Anatolie, 20 000 hommes, commandés par Mālik ibn Šubayb et ʿAbd Allāh Al-Baṭṭāl, se dirigent vers Akroinon, et la force principale, d'environ 60 000 hommes et menée par Sulaymān ibn Hišām, se dirige vers la Cappadoce.

Déroulement

Léon III, l'empereur byzantin, prend la tête d'une armée et se confronte, à Akroinon, aux Omeyyades. Il obtient une victoire percutante : Mālik ibn Šubayb et ʿAbd Allāh Al-Baṭṭāl, les deux commandants omeyyades, meurent au cours de la bataille, ainsi qu'une grande partie de leurs hommes. Néanmoins 6 800 d'entre eux résistent et tentent d'organiser une retraite ordonnée vers Synnada. De là, ils rejoignent la retraite de Sulaymān ibn Hišām, dont l'armée, ainsi que celle d'Al-Ġamr ibn Yazīd, reviennent saines et sauves, mais sans réaliser de conquête.

Conséquences et postérité

La bataille d'Akroinon est un succès byzantin majeur, c'est en effet la première victoire à grande échelle de l'Empire byzantin sur le Califat omeyyade dans une bataille rangée. C'est également un moyen pour Léon III d'asseoir son pouvoir et de renforcer sa politique iconoclaste, voyant en cette victoire une faveur de Dieu.
Le Califat omeyyade, après cette défaite, arrête momentanément ses attaques contre l'Empire byzantin, ce qui permet à Constantin V Copronyme, fils et successeur de Léon III, d'accentuer les attaques byzantines, prenant notamment la base de Mélitène en 751.
Après sa mort, ʿAbd Allāh Al-Baṭṭāl est glorifié pour ses faits et gestes et est chanté en héros dans la poésie épique arabe et plus tard turque (en tant que Battal Gazi).

2° Bataille d'Avignon

La bataille d'Avignon se déroule en 737 et se conclut par la prise par le Royaume franc de la ville d'Avignon, possession du Califat omeyyade depuis quatre ans.

Contexte

En 734, Mauronte, duc de Provence, se rend à Yūsuf ibn ʿAbd Ar-Raḥmān Al-Fihriyy, gouverneur omeyyade de Narbonne, qui prend Avignon sans combat. Selon Frédégaire, Mauronte livre la ville à Yūsuf et s'allie à lui contre Charles Martel. La Chronique de Moissac confirme l'entrée sans combat des Omeyyades à Avignon. En réaction, Charles Martel envoie en 736 son frère, le duc Childebrand Ier, reprendre la ville, avant de le rejoindre.

Déroulement

L'armée franque utilise des échelles et des béliers pour prendre d'assaut la ville, qu'elle brûle après sa capture.

Conséquences

Après la prise d'Avignon, les Francs continuent leur campagne et traversent le Rhône afin de prendre Narbonne et la Septimanie aux Omeyyades.

3° Bataille de la Berre

La bataille de la Berre ou bataille de Birra se déroule en 737 et oppose le Royaume franc au Califat omeyyade. Elle s'inscrit dans la campagne menée par Charles Martel en Provence et en Septimanie et voit la victoire des Francs face aux Omeyyades.

Contexte

Après la prise de Narbonne en 719 par le gouverneur omeyyade d'Al-ʾAndalus As-Samḥ ibn Mālik Al-Ḫawlāniyy, la ville est utilisée comme base militaire pour les opérations futures. En 737, après le succès obtenu à Avignon, Charles Martel, maire du palais du Royaume franc, décide d'assiéger Narbonne. Comprenant que le sort de la Septimanie dépend de celui de la ville, le nouveau gouverneur d'Al-ʾAndalus ʿUqba ibn Al-Ḥağğāğ As-Salūliyy envoie une armée commandée par ʿUmar ibn Ḫālid pour secourir Narbonne3. Afin d'arriver avant qu'il ne soit trop tard, les Omeyyades décident de se rendre à Narbonne par mer. Arrivés au port, ils remontent l'Aude mais sont surpris par les fortifications de l'assiégeant, ils décident alors de rejoindre Narbonne par voie terrestre. Lorsque Charles Martel apprend la nouvelle, il laisse une partie de son armée assiéger la ville, et se dirige avec l'autre partie à la rencontre des Omeyyades qu'il intercepte près de l'embouchure de la Berre (étang de Bages-Sigean).

Déroulement


Localisation de la bataille de la Berre

Les Francs, guidés par des villageois à travers les Corbières, attaquent par surprise les Omeyyades, qui n'ont pas le temps d'effectuer une reconnaissance du terrain. Après avoir résisté au premier assaut, les Omeyyades cèdent puis battent en retraite après la mort de leur commandant ʿUmar. Les Francs les poursuivent, leur infligent de lourdes pertes, se constituent un important butin et font de nombreux prisonniers.

Conséquences

Après avoir battu l'armée venue secourir Narbonne, Charles Martel a les mains libres pour concentrer ses efforts sur le siège, mais la ville est bien défendue et résiste aux Francs. Le manque de matériel de siège, l'arrivée de l'hiver et l'apparition de menaces plus urgentes pour les Francs (l'hostilité du duc d'Aquitaine et la rébellion menée par Mauronte, duc de Provence) font que le siège est finalement levé la même année. Dans la foulée, les Francs ravagent plusieurs villes en Septimanie, notamment Nîmes, Agde, Béziers et Maguelone. Devenue une garnison sans véritable importance, Narbonne restera musulmane jusqu'en 759, date à laquelle elle est conquise par Pépin le Bref. En fait de conquête, il semble qu'à l'instar de nombreuses villes de Provence et de Septimanie en 736 et 737, la ville est pillée et ses habitants en grande partie tués.

4° Bataille de Bordeaux

La bataille de Bordeaux met aux prises en 732 le Califat omeyyade et le Duché d'Aquitaine. La victoire qu'y obtiennent les Omeyyades est importante et leur permet de continuer leur campagne vers le nord.

Contexte

Suite à leur défaite à la bataille de Toulouse en 721, les Omeyyades arrêtent momentanément leurs attaques au-delà des Pyrénées pour reconstituer leurs forces. En 730, ʿAbd Ar-Raḥmān ibn ʿAbd Allāh Al-Ġāfiqiyy est nommé gouverneur d'Al-ʾAndalus. Il met sur pied une grande armée afin de conquérir le Royaume franc. Il rassemble l'armée à Pampelune et traverse les Pyrénées par l'ouest, passant par Roncevaux. Avançant à grande vitesse, il traverse l'Aquitaine et arrive jusqu'à Bordeaux.

Déroulement

Le commandant de la garnison de la ville meurt au cours de la bataille et la ville est prise. Les troupes d'Eudes, le duc d'Aquitaine, fuient en suivant le cours de la Garonne (ou de la Dordogne), mais sont rattrapées par les Omeyyades, qui leur infligent de lourdes pertes.

Conséquences

Suite à cette défaite qui décime l'armée aquitaine, Eudes décide de demander l'aide de son ennemi Charles Martel afin de contenir l'avancée des Omeyyades. Ces derniers sont vaincus par les Francs et les Aquitains à la bataille de Poitiers la même année.

.../....

__
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3

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Sujet / Message Re: Bataille des Omeyyades

Message par Sphinx le Jeu 11 Aoû - 5:52

( Suite )

Bataille de Carthage (698)

La bataille de Carthage oppose en 698 le Califat omeyyade à l'Empire byzantin. À l'issue de cette bataille, Carthage, reprise par les Byzantins peu avant, est à nouveau conquise par les Omeyyades.

Contexte

En 695, le Califat omeyyade conquiert Carthage. L'empereur byzantin Léonce II envoie alors une flotte sous le commandement de Jean le Patricien et du drongaire Tibère Apsimar. La ville est reprise dans une attaque surprise et les Omeyyades se replient à Kairouan. Ḥassān ibn An-Nuʿmān Al-ʾAzadiyy Al-Ġassāniyy, le gouverneur de ʾIfrīqiyya, décide alors de préparer pour le printemps 698 la reprise de la ville. Il rassemble une armée de 40 000 hommes. Les Byzantins appellent alors à l'aide leurs alliés Berbères, mais aussi les Wisigoths et les Francs. En effet, même s'ils ont repris la ville, ils ne peuvent la tenir longtemps en raison du manque de ressources et des troubles internes que traverse l'Empire. Le roi wisigoth Wittiza envoie un contingent de 500 hommes afin d'aider à la défense de la ville. Ḥassān, furieux d'avoir à reprendre une ville qui n'avait pas résisté à la reconquête byzantine, n'offre comme conditions que la capitulation ou la mort. Léonce II donne également à ses forces comme instructions de vaincre ou mourir.

Déroulement

Après quelques attaques soldées par des échecs, les Byzantins décident de se retrancher à l'intérieur des murs de la ville, ravitaillés par voie maritime, en espérant que les Omeyyades se lassent. Cependant, Ḥassān ordonne à ses troupes de lancer de violents assauts successifs, essayant de prendre les murs de la ville à l'aide d'échelles. Les Omeyyades combinent leurs attaques terrestres avec des attaques maritimes, faisant craindre à Jean le Patricien et Tibère Apsimar de se retrouver encerclés. Les Omeyyades finissent par percer les défenses de la ville. La détermination byzantine conduit à la destruction de Carthage.

Conséquences

Les Byzantins se retirent en Corse, en Sicile et en Crète. Jean le Patricien est plus tard assassiné, victime d'une conspiration menée par Tibère Apsimar. Ce dernier préfère ne pas revenir combattre les Omeyyades et se dirige vers Constantinople, où il prend le pouvoir après avoir mené une rébellion.
La seule place-forte byzantine en Afrique reste alors Ceuta. Ḥassān combat également les Zénètes rassemblés autour de la Kahena. Mis en difficulté, il est repoussé jusqu'à Barqa, mais réussit à reprendre le dessus, notamment grâce aux renforts envoyés par le calife ʿAbd Al-Malik. La Kahena est vaincue près de l'actuelle Tabarka et sa tête est envoyée à ʿAbd Al-Malik (702). Ḥassān développe ensuite Tunis, près de Carthage, puis est remplacé par Mūsā ibn Nuṣayr vers 705. Ce dernier achève la pacification de l'Afrique du Nord, mais échoue à prendre Ceuta.

Siège de Constantinople (674-678)

Le premier siège omeyyade de Constantinople est un conflit qui se déroule entre 674 et 678 et oppose le Califat omeyyade à l'Empire byzantin. C'est l'un des principaux conflits des guerres arabo-byzantines, et est l'une des nombreuses fois où les moyens de défense de Constantinople sont mis à l'épreuve. Le principal conflit de ce siège se déroule à Syllaeum en 677.

Contexte

Depuis 668, les Omeyyades ont une base à Cyzique, depuis laquelle ils lancent des expéditions navales dans la mer de Marmara et harcèlent la marine byzantine. Le calife Muʿāwiya Ier envoie son fils Yazīd assiéger Constantinople, pendant que, simultanément, une invasion slave menace Thessalonique.
Peu avant le siège, un architecte nommé Callinicus d'Héliopolis (actuelle Baalbek) invente pour le compte de l'Empire byzantin une nouvelle arme qui sera ensuite connue sous le nom de feu grégeois.

Déroulement

Une fois le siège de Constantinople établi, les Omeyyades, incapables de faire une brèche dans ses solides murailles, font le blocus de la ville le long du Bosphore. L'empereur byzantin Constantin IV Pogonat envoie sa flotte affronter les Omeyyades dans la mer de Marmara, près de Syllaeum. La flotte omeyyade est incendiée par le feu grégeois. Une tempête détruit les navires rescapés et le siège est levé en 678.


Muraille de Théodose

Conséquences

La victoire navale des Byzantins permet à la ville d'être réapprovisionnée par voie maritime alors que les forces omeyyades sont en proie à la famine pendant l'hiver.
Cette victoire stoppe l'expansion omeyyade en Europe de l'Est et permet de signer une paix de trente ans entre l'Empire byzantin et le Califat omeyyade. La défaite peut être attribuée à deux facteurs principaux : les moyens de défense de la ville et les ravages de l'hiver.

Siège de Constantinople (717-718)

Le second siège omeyyade de Constantinople est un conflit qui se déroule du 15 août 717 au 15 août 718 et oppose le Califat omeyyade à l'Empire byzantin et la Bulgarie. Malgré leur nombre et l'arrivée de renforts, les Omeyyades ne peuvent ni forcer la chaîne qui barre le port ni détruire la muraille de Théodose. La flotte byzantine inflige de gros dégâts à la flotte omeyyade, notamment grâce au feu grégeois. Cette bataille est très étudiée car elle arrête l'expansion musulmane vers l'Europe de l'Est pendant près de 700 ans.

Contexte

Le premier siège de Constantinople par les Omeyyades (674-678) se solde par un échec, les murailles de la ville la rendant imprenable. Une seconde attaque décisive sur la ville est décidée quelques années plus tard.

Étapes initiales

Une armée forte de 80 000 hommes, dirigée par Maslama ibn ʿAbd Al-Malik, frère du calife Sulaymān, traverse le Bosphore à partir de l'Anatolie pour assiéger Constantinople par la terre, tandis qu'une énorme flotte de guerre, commandée par un autre Sulaymān, initialement estimée à 1 800 navires, navigue dans la mer de Marmara, au sud de la ville.
Léon III l'Isaurien, qui est monté sur le trône byzantin cinq mois auparavant, est en mesure d'utiliser les fameuses murailles de Constantinople à son avantage et l'armée omeyyade ne réussit pas à les détruire, tandis que les galères omeyyades, constamment attaquées et harcelées par la marine byzantine qui utilise le feu grégeois avec une grande efficacité, sont incapables de remonter le Bosphore.

Hiver et printemps

John Julius Norwich décrit l'hiver 717-718 comme « l'hiver le plus cruel de mémoire d'homme ». Constantinople est approvisionnée par l'intermédiaire de la mer Noire et n'affronte que peu de difficultés, contrairement aux assiégeants sur terre, qui subissent d'immenses peines et des pertes dues à la maladie et la famine pendant l'hiver, car ils ne sont pas en mesure d'avoir les provisions nécessaires et sont contraints de manger leurs montures et, selon Michel de Syrie, même de petits cailloux et les corps de leurs morts. Le sol étant gelé, les Omeyyades sont forcés de jeter des centaines de morts dans la mer de Marmara, dont le commandant de la marine, l'amiral Sulaymān.

Une flotte venant d'Égypte de 400 navires et une autre venant de ʾIfrīqiyya de 360 navires arrivent au printemps avec de nouveaux renforts, mais les assauts successifs sur la ville sont des échecs. Beaucoup de marins qui composent la flotte omeyyade sont des chrétiens faits prisonniers ou qui désertent en masse.
Le calife Sulaymān meurt en octobre 717 à Dābiq et est remplacé par ʿUmar II, qui poursuit le siège.

La mort et la succession du calife en 717 jouent sans doute un rôle dans le retard des renforts jusqu'au printemps. Michel de Syrie affirme que « Maslama leur a menti, quand il leur a dit que, bientôt, des renforts de leur roi arriveront ». Mais il est très probable que Maslama ait dit (vu ce qu'il sait) la vérité car il ignore que son frère, le calife Sulaymān, vient de mourir en menant une attaque contre les frontières byzantines.

Aide bulgare

Les Bulgares, qui ont établi des relations amicales avec les Byzantins un an plus tôt sous le khan Tervel, apparemment en raison de l'imminence de la menace omeyyade, viennent au secours de la ville assiégée à l'automne 717. Pour Norwich, « les Bulgares n'avaient pas d'amitié pour les Byzantins, mais ils pensaient que si Constantinople devait être prise, elle devrait tomber dans les mains bulgares et non arabes ».
Les Omeyyades sont surpris par cette attaque inattendue des Bulgares sur leur camp, et un massacre a lieu. Les attaques bulgares incessantes à l'arrière des lignes omeyyades les forcent à construire des tranchées. Ainsi, les Omeyyades se retrouvent coincés sur une fine bande entre les deux fortifications. Encouragés, les Byzantins ouvrent les portes et tentent de briser le siège, mais sont arrêtés par les tranchées omeyyades et doivent se réfugier derrière les murs de la ville en raison de la contre-attaque. Cette scène se répète plusieurs fois au cours du siège avec le même succès pour les deux camps.
Après un hiver exceptionnellement rigoureux, las de la longue usure de la guerre de siège, terrassés par la maladie et la famine, et démoralisés par le manque de succès, les Omeyyades tentent de se replier vers leurs navires en juillet, mais sont anéantis par une attaque bulgare contre leurs forces terrestres.
Les chroniqueurs contemporains rapportent que 12 000 à 15 000 Omeyyades au moins sont morts au cours de la première attaque bulgare.

Retraite omeyyade

Les Omeyyades sont contraints d'abandonner définitivement leurs ambitions sur Constantinople en août. Le siège est levé et une partie de l'armée tente de se replier à travers l'Anatolie, tandis que l'autre partie prend la voie maritime. Une tempête détruit la flotte restante sur son chemin de retour, seules cinq galères arrivent à bon port.

Conséquences et postérité

Cette bataille est un coup sévère porté au calife ʿUmar II et l'expansion du Califat omeyyade est ralentie au cours de son règne.
Léon III consolide les frontières de l'Empire byzantin et bat à nouveau le Califat omeyyade à la bataille d'Akroinon.
L'aide de la Bulgarie est l'un des principaux facteurs de la défaite des Omeyyades et de nombreux poètes et musiciens glorifient le khan Tervel comme le « sauveur de l'Europe ».
Du point de vue macro-historique, si Constantinople tombait, l'expansion musulmane en Europe de l'Est aurait eu plus de possibilités. Beaucoup d'historiens contemporains arabes et occidentaux voient dans le deuxième siège omeyyade de Constantinople, ainsi que dans les batailles de Toulouse et de Poitiers, un jalon crucial dans l'Histoire qui transforme le cours de l'incursion musulmane en Europe, en assurant au christianisme sa position dominante en Europe à un moment où cette dernière est dans un état de désarroi suite à la chute de Rome.

Khalid Yahya Blankinship fait valoir qu'avec la bataille de Toulouse et la bataille de Poitiers, l'échec du siège de Constantinople montre la faiblesse de la dynastie des Omeyyades et est un facteur déterminant dans leur chute. Selon Paul K. Davis, « en repoussant l'invasion musulmane, l'Europe est restée chrétienne, et aucune menace musulmane sérieuse pour l'Europe n'a existé avant le quinzième siècle. Cette victoire, coïncidant avec la victoire des Francs à Tours (732), a limité l'expansion ouest de l'islam au sud du monde méditerranéen ».

Bataille de Covadonga

La bataille de Covadonga se déroule pendant l'été 722 et oppose le Califat omeyyade au Royaume des Asturies. La victoire asturienne marque le début traditionnel de la Reconquista, qui s'étalera sur plusieurs siècles.

Contexte

Après la chute du Royaume wisigoth en 711, des résistants aux Omeyyades se réfugient au nord de la péninsule Ibérique, dans la cordillère Cantabrique, et choisissent pour roi, en 718, Pélage, fils de Favila, un noble de la cour du roi wisigoth Égica. Pélage, premier roi des Asturies, fixe sa capitale à Cangas de Onís et prend la tête du mouvement de résistance. Il refuse de payer des tributs aux Omeyyades et, après avoir renforcé son armée avec plus de combattants qui continuent d'arriver, il attaque quelques petites garnisons omeyyades stationnées dans la région.

Les Omeyyades, dont le siège du pouvoir dans la péninsule se trouve à Cordoue, ne semblent pas préoccupés outre mesure, du moins au début, par cette insurrection montagnarde qui agite cette région reculée et sans grand intérêt stratégique pour eux, d'autant plus que leurs ressources sont absorbées par les campagnes au-delà des Pyrénées contre le Royaume franc. Mais après la défaite à Toulouse en 721, le gouverneur d'Al-ʾAndalus Ambiza (ʿAnbasa ibn Suḥaym Al-Kalbiyy) décide de lancer en 722 une expédition punitive contre les Asturies, y voyant une victoire facile qui remonterait le moral de ses troupes. Il charge Munuza, son subordonné au nord de la péninsule, de préparer l'expédition. Munuza envoie alors le général ʿAlqama, accompagné d'Oppas, frère de l'ancien roi wisigoth Wittiza et archevêque de Séville, chargé de négocier la reddition des Asturiens. Après l'échec des négociations, les Omeyyades, mieux organisés et plus nombreux, se mettent à pourchasser Pélage et ses hommes. Les Asturiens, au fil des escarmouches, attirent les Omeyyades petit-à-petit au cœur des montagnes, jusqu'à atteindre Covadonga, dans une étroite vallée aisément défendable des pics d'Europe, alors qu'ils ne sont plus que 300 hommes.

Déroulement

Après le refus de Pélage de se rendre, ʿAlqama envoie ses troupes au fond de la vallée pour en extirper l'ennemi. Les Asturiens tirent des flèches à partir des pentes des montagnes et se réfugient dans les Grottes de Covadonga. Au pic de la bataille, Pélage mène en personne ses hommes et descend vers la vallée. Les Omeyyades, incapables de manœuvrer dans ce lieu exigu, décident de se retirer, mais un groupe d'Asturiens leur coupe la retraite. Pris au piège au fond de la vallée, ʿAlqama et nombre de ses hommes meurent au cours du combat.

Conséquences

Les chroniqueurs rapportent que malgré la victoire asturienne, seuls dix hommes survivent en plus de Pélage. Cependant, de nombreux villageois prennent les armes et attaquent les troupes restantes des Omeyyades, leur infligeant de lourdes pertes et rendant leur retraite longue et délicate au sein de ce labyrinthe de montagnes. Durant deux jours et deux nuits, les Omeyyades franchissent cinq cols, situés entre 1 200 et 1 500 m d'altitude, et couvrent près de 50 km à pied, sans cesse en butte aux embuscades.

Munuza, ayant appris la nouvelle, décide d'envoyer des renforts afin de recueillir ce qui reste des troupes de ʿAlqama.
Les Omeyyades, après cette bataille, ne remettent plus vraiment en question l'indépendance des Asturies, minimisant la puissance des forces restantes et l'impact de cette bataille. Néanmoins, ce royaume devient le noyau de départ de la Reconquista, et la bataille elle-même marque son début symbolique. Attribuant sa victoire à la protection de Marie, Pélage fait élever en son honneur un sanctuaire dans les grottes, baptisées Cova dominica, qui devient par altération Covadonga.

Bataille du Grand Zab

La bataille du Grand Zab a lieu sur les rives du fleuve Grand Zab, en Irak, le 25 janvier 750 et oppose le Califat omeyyade à une coalition dirigée par les Abbassides. Cette bataille conduit à la chute de la dynastie omeyyade et son remplacement pas la dynastie abbasside, qui restera au pouvoir jusqu’au xiiie siècle.

Contexte

En 747, au moment où le calife omeyyade Marwān II prévoit de rétablir l'ordre en Irak suite à un soulèvement kharidjite, un nouveau mouvement bien plus sérieux menace le Califat omeyyade : le mouvement hachimite, du nom de ʾAbū Hāšim, fils de Muḥammad ibn Al-Ḥanafiyya et petit-fils de ʿAlī ibn ʾAbī Ṭalib. C'est une branche des chiites kaysanites, menée par les Abbassides, du clan des Banū Hāšim, rival des Banū ʾUmayya. L'un des principaux facteurs de ce soulèvement est la corruption qui gangrène l'État, notamment les gouverneurs des provinces lointaines du Califat. Le mouvement hachimite est actif au Khorassan et mène une campagne de prosélytisme en recrutant de nombreux adhérents depuis 719 environ. Les Abbassides rallient également à leur cause les anciens partisans de la révolte d'Al-Muḫtār ibn ʾAbī ʿUbayd, qui étaient partisans de Muḥammad ibn Al-Ḥanafiyya vers la fin des années 680. La croissance soutenue du mouvement hachimite vient notamment du fait de sa popularité aussi bien auprès des Arabes que des non Arabes (mawālī), ce qui jouera un rôle crucial.
Vers 746, ʾAbū Muslim Al-Ḫurāsāniyy prend la tête du mouvement et initie une insurrection ouverte contre le pouvoir omeyyade un an plus tard. Les Abbassides prennent très vite le contrôle de tout le Khorassan et se dirigent vers l'ouest. Koufa est prise en 749.

Déroulement


Grand Zab, Irak

En 750, l’armée omeyyade, dirigée par le calife Marwān II, rencontre l'armée menée par les Abbassides, qui contient également des chiites et des Iraniens, sur les rives du fleuve Grand Zab, près du confluent avec le Tigre, en Irak. L’armée omeyyade est plus nombreuse, mieux entraînée, mieux équipée et plus expérimentée, contenant de nombreux vétérans ayant combattu l'Empire byzantin, mais son soutien au calife omeyyade est assez mou, et elle est démoralisée par la série de défaites infligées aux débuts de la révolte par les Abbassides qui, eux, ont le moral très élevé.
L’armée abbasside forme un mur de lances, tactique probablement adoptée au fil de leurs précédentes batailles. Ceci n'empêche pas la cavalerie omeyyade de charger, sans doute par excès de confiance en son expérience, mais l'attaque est un échec et le mur abbasside ne peut être percé. Démoralisés, les Omeyyades se retirent de la bataille, plusieurs sont tués par les Abbassides ou se noient dans les eaux du fleuve.

Conséquences

Après la bataille, Marwān II fuit en Égypte, où il est tué. La même année, Damas est prise et ʾAbū Al-ʿAbbās As-Saffāḥ, chef des Abbassides, est proclamé calife à Koufa. C'est la fin du Califat omeyyade et le début du Califat abbasside.
Les Abbassides détruisent la plupart des tombeaux omeyyades, n'épargnant que celui de ʿUmar II, et presque tous les membres de la famille sont traqués et tués, mais le prince omeyyade ʿAbd Ar-Raḥmān ibn Muʿāwiya, petit-fils de Hišām, réussit à s'enfuir, à gagner la péninsule Ibérique et à y établir un émirat à Cordoue. En 929, l'émir ʿAbd Ar-Raḥmān III prend le titre de calife.

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Sujet / Message Re: Bataille des Omeyyades

Message par Sphinx le Jeu 11 Aoû - 6:13

( Suite )

Bataille du Guadalete

La bataille du Guadalete se déroule le 19 juillet 711 sur les rives du Guadalete, au sud de la péninsule Ibérique, et oppose le Califat omeyyade au Royaume wisigoth. Les Omeyyades y obtiennent une victoire décisive qui précipite la chute du Royaume wisigoth et permet la conquête de la péninsule Ibérique par les musulmans.

Contexte

En Afrique du Nord, le gouverneur omeyyade de ʾIfrīqiyya, Mūsā ibn Nuṣayr, pousse la conquête jusqu’à l’océan Atlantique vers l’ouest. Il échoue à prendre Ceuta mais réussit à conquérir Tanger. Il impose l’islam à une population où prédominent des religions traditionnelles, ainsi que des chrétiens et des juifs. Le comte Julien, gouverneur byzantin de Ceuta, s'allie avec Mūsā, probablement pour se venger du roi wisigoth Rodéric, qui aurait attenté à l'honneur de sa fille et qu'il considère comme usurpateur du trône wisigoth. En effet, le Royaume wisigoth est en pleine guerre civile, avec une noblesse qui ne cesse de comploter contre Rodéric, qui avait pris le pouvoir après avoir renversé son prédécesseur Wittiza.

En 710, le général Ṭāriq ibn Ziyād envoie Ṭarīf ibn Mālik (qui donnera son nom à Tarifa) à la tête de 400 hommes et 100 chevaux pour débarquer au sud de la péninsule Ibérique, tester et préparer la conquête. Selon des sources espagnoles, le compte Julien accompagne Ṭarīf lors de cette expédition, en tant que guide. Au printemps 711, Mūsā ibn Nuṣayr envoie Ṭāriq ibn Ziyād à la conquête de la péninsule Ibérique, à la tête d'environ 12 000 hommes, majoritairement des Berbères. Ṭāriq débarque à Gibraltar (de l'arabe : ğabal Ṭāriq, la montagne de Ṭāriq), probablement dans la nuit du 27 au 28 avril 711. Après le débarquement,

Ṭāriq aurait brûlé ses navires et tenu un discours, devenu célèbre, à ses soldats :
« Ô gens, où est l'échappatoire ? La mer est derrière vous, et l'ennemi devant vous, et vous n'avez par Dieu que la sincérité et la patience [...] »
— Ṭāriq ibn Ziyād


Pendant le débarquement omeyyade, Rodéric est occupé au nord de la péninsule à combattre une révolte basque à Pampelune. La nouvelle du débarquement ne lui parvient que deux à trois semaines plus tard. Il prend alors la route vers le sud à marche forcée pour arrêter les Omeyyades. Entre-temps, Ṭāriq prend Algésiras et Cadix, puis se dirige vers Séville. Rodéric organise une armée de 33 000 hommes à Cordoue et part à la rencontre des Omeyyades.

Déroulement

Le choc a lieu le 19 juillet, sur le Guadalete, près de Cadix, bien que certains historiens le situent près du Barbate, à Medina-Sidonia ou près de la lagune de La Janda, d'autres encore proposant Jimena de la Frontera ou les rives du Guadarranque, à quelques kilomètres au nord de Gibraltar.

Les Omeyyades utilisent des attaques violentes suivies de retraits rapides, pendant que les Wisigoths manœuvrent en masse. Les fils de Wittiza se retirent de la bataille, laissant dépourvus les flancs de l'armée wisigoth. La cavalerie omeyyade, qui représente environ le tiers des effectifs, s'engouffre alors dans la brèche, suivie de l'infanterie, et inflige de lourdes pertes aux Wisigoths, jusqu'à tuer leur roi Rodéric.

Conséquences

La bataille du Guadalete décime la noblesse guerrière wisigothe, alors que les pertes omeyyades s'élèvent à 3 000 hommes tout au plus. Cette victoire permet aussi à Ṭāriq de réorganiser la cavalerie et d'augmenter son effectif suite à l'arrivée des renforts envoyés par le gouverneur Mūsā ibn Nuṣayr (près de 5 000 hommes).
Après la bataille, l'avancée omeyyade se fait de manière très rapide, facilitée par le climat de guerre civile et la coopération d'une grande partie de la population ibérique, qui est exaspérée par les famines et les épidémies et désireuse d'une stabilité politique, notamment la population juive, persécutée par la monarchie chrétienne. La conquête omeyyade est si soudaine que les Wisigoths n'ont pas le temps de choisir un nouveau roi. En effet, Ṭāriq conquiert Tolède, capitale des Wisigoths, peu de temps après la bataille du Guadalete, ce qui marque la chute définitive du Royaume wisigoth.

À peine deux années plus tard, vers 714, Mūsā ibn Nuṣayr débarque à Algésiras avec une armée de 18 000 Berbères et prend Saragosse. Les deux chefs conquièrent la majeure partie de la péninsule Ibérique, qui est presque entièrement soumise au nom du calife omeyyade Al-Walīd Ier. Seules quelques poches de résistance subsistent dans les régions montagneuses du nord, notamment dans la cordillère Cantabrique et les Pyrénées. En 716, une nouvelle province omeyyade est constituée : Ğazīrat Al-ʾAndalus, ou plus simplement Al-ʾAndalus. Les musulmans resteront sur la péninsule Ibérique pendant près de huit siècles.

Bataille de Kerbala

La Bataille de Kerbala eu lieu le 10 octobre 680 en Irak. Dans le calendrier musulman c'est le 10 de muharram 61 A.H.. La commémoration de cette bataille est le deuil chiite d'Achoura. Cette commémoration se célèbre tous les 10 muharram, c’est-à-dire en suivant le calendrier lunaire et non pas le calendrier julien.
La bataille opposa la puissante armée du calife omeyyade Yazîd Ier contre l'armée des partisans de l'imam Husayn, petit-fils de Mahomet, qui se réduisait à 72 hommes et enfants.

Les prémices

En 680, à la mort de Mu`âwiya, le nouveau calife omeyyade Yazid Ier s'est vu refuser le serment d'allégeance de la part de quatre personnes : Husayn fils d'Ali, Abd Allah ben az-Zubayr, `Abd Allah fils d'Umar et `Abd ar-Rahman fils d'Abu Bakr.
Husayn est à La Mecque, les habitants de Koufa l'invitent à venir les rejoindre, par prudence il y envoie en éclaireur son cousin aveugle Muslim dont le père, Aqil, frère d'Ali, avait rallié le camp des Omeyyades.

Les habitants de Koufa viennent en nombre faire allégeance à Husayn auprès de Muslim ben Aqil. les habitants de Koufa insistent pour que Husayn vienne les rejoindre. Le calife intime l'ordre à `Ubayd Allah ben Ziyâd de réprimer l'agitation chiite provoquée par la popularité grandissante de Husayn à Koufa. `Ubayd Allah qui est à Bassora confie la ville à son frère `Uthman et part pour Koufa. Il arrête Muslim ben Aqil et le fait décapiter en public.

Husayn ignore les évènements qui se déroulent à Koufa. Il part de la Mecque pour Koufa. En chemin il croise une caravane qui transporte les impôts du Yémen vers Damas. Husayn s'en empare. `Ubayd Allah est prévenu du départ d’Husayn et part à sa rencontre. Husayn campe près d'Al-Qâdisiyya, des habitants de Koufa le mettent en garde en lui apprenant les évènements qui viennent de se passer. Husayn continue sa route jusqu'à Kerbala

L'armée conduite par `Ubayd Allah rencontre le groupe mené par Husayn à Kerbala. `Ubayd Allah exige que Husayn prête serment d'allégeance à Yazîd. Husayn obtient le sursis d'un jour pour donner sa réponse. Pendant cette journée Husayn prépare ses armes pour le combat.

Récit de la bataille

Le premier tué fut Qâsim âgé de dix ans fils de Hasan. Il fut coupé en deux d'un coup de sabre. Le cheval de Husayn tomba touché par une flèche. Husayn s'assit par terre mais les soldats ennemis n'osèrent pas le tuer, ne voulant pas être responsable de la mort du petit-fils du Prophète. Abdallah, un des fils de Husayn âgé d'un an, pleurait. Husayn le prit dans ses bras, mais une flèche atteignit l'enfant à l'oreille et celui-ci fut tué sur le coup. Affaibli par la soif, Husayn voulut boire dans l'Euphrate, une flèche l'atteignit à la bouche. Sept ou huit hommes se jetèrent sur lui. L'un d'entre eux le transperça de sa lance dans le dos. Un autre le décapita lorsqu'il fut à terre. D'autres lui enlevèrent ses vêtements et ses armes. On pilla la tente d'Husayn, on déchira les vêtements des femmes, mais on fit grâce à `Alî Zayn al-Abidin le fils de Husayn qui était resté dans la tente parce qu'il était malade.
Le crâne de Husayn fut envoyé par `Ubayd Allah à Yazîd. Ce crâne fut conservé un temps dans une annexe de la mosquée de Damas. Il fut emporté à Ascalon au moment des croisades, puis au Caire.

Conséquences

La bataille de Kerbala est le lieu du martyr de Husayn et de sa famille. Le divorce entre les chiites et les Omeyyades est consommé. Certains Omeyyades ne sont pas aussi honni que l'est Yazid, comme par exemple Umar ben Abd al-Aziz. S'ils ne peuvent pas prétendre représenter l'orthodoxie religieuse à cette époque, pour s'opposer à leurs prétentions, il n'y a encore aucune des grandes écoles juridiques qui n'apparaissent qu'après la prise du pouvoir par les Abbassides. Les fidèles subissent leur dictature, elle sera renversée en 750 par les Abbassides.
La théologie chiite va développer un martyrologe complètement étranger au sunnisme.

Durant le mois de Mouharram, une forme de mortification va s’installer dans le chiisme qui peut être rapprochée de certaines formes d’ascèse catholique : auto-flagellation, souffrances auto-infligées. Voir Festival du Mouharram
Une forme théâtrale originale, le tazieh, va se développer aussi autour du « massacre » de Kerbala. Ce théâtre peut être comparé aux passions qui se jouaient sur les parvis des églises au moment de Pâques au Moyen Âge.

Siège de Narbonne

Le siège de Narbonne se déroule en 737 et oppose le Royaume franc au Califat omeyyade. Les Francs échouent à prendre la ville, qui reste sous contrôle omeyyade.

Contexte

Après la prise de Narbonne en 719 par le gouverneur omeyyade d'Al-ʾAndalus As-Samḥ ibn Mālik Al-Ḫawlāniyy, la ville est utilisée comme base militaire pour les opérations futures. En 737, après le succès obtenu à Avignon, Charles Martel, maire du palais du Royaume franc, décide d'assiéger Narbonne.

Déroulement

Après avoir mis le siège, les Francs ne réussissent pas à prendre la ville, bien défendue par les Omeyyades. Comprenant que le sort de la Septimanie dépend de celui de Narbonne, le gouverneur d'Al-ʾAndalus ʿUqba ibn Al-Ḥağğāğ As-Salūliyy envoie une armée pour secourir la ville. Cette armée est interceptée par Charles Martel à la bataille de la Berre. Voyant que l'hiver approche et que la ville ne peut être prise, les Francs finissent par lever le siège.

Conséquences

Après cet échec, les Francs mettent à sac plusieurs villes en Septimanie, notamment Nîmes, Agde, Béziers et Maguelone. Devenue une garnison sans véritable importance, Narbonne restera musulmane jusqu'en 759, date à laquelle elle est conquise par Pépin le Bref.

Siège de Nicée (727)

Le siège omeyyade de Nicée se déroule de juillet à août 727 et met aux prises le Califat omeyyade et l'Empire byzantin. Nicée, capitale de l'Opsikion, est une ville stratégique de la région, et les Omeyyades décident de l'assiéger. Néanmoins, les résultats sont infructueux et le siège est levé après quarante jours. L'empereur byzantin Léon III l'Isaurien saisit cet évènement pour consolider son pouvoir et renforcer sa politique iconoclaste, voyant en cette victoire une faveur de Dieu.

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Sujet / Message Re: Bataille des Omeyyades

Message par Sphinx le Jeu 11 Aoû - 6:48

( Suite )

Bataille de Poitiers (732)


Bataille de Poitiers, en octobre 732, Charles de Steuben

La bataille de Poitiers ou bataille de Tours, appelée bataille du Pavé des martyrs (en arabe : معركة بلاط الشهداء (maʿrakat Balāṭ aš-šuhadāʾ)) dans l'historiographie arabe, se déroule en octobre 732 et oppose le Royaume franc et le Duché d'Aquitaine au Califat omeyyade. Les Francs et les Aquitains, menés respectivement par le maire du palais Charles Martel et le duc d'Aquitaine Eudes, y obtiennent une victoire décisive face aux Omeyyades, menés par le gouverneur d'Al-ʾAndalus ʿAbd Ar-Raḥmān ibn ʿAbd Allāh Al-Ġāfiqiyy, qui meurt lors du combat. Les détails de la bataille, notamment sa localisation et sa date exactes, ainsi que le nombre de combattants, ne peuvent être déterminés avec certitude.

Cette victoire importante des chrétiens face aux musulmans a un retentissement immédiat des deux côtés, et vaudra à Charles, élevé au rang de champion de la chrétienté, son surnom de Martel (Marteau) de la part des chroniqueurs du ixe siècle, qui voient en cette victoire un jugement de Dieu en sa faveur. La bataille devient à partir du xvie siècle un symbole de la lutte de l'Europe chrétienne face aux musulmans, un évènement qui marque un tournant dans l'Histoire avec le début du recul de l'islam face au christianisme en Europe. Les historiens contemporains sont plus divisés quant à l'importance réelle de la bataille de Poitiers et son rôle dans le maintien du christianisme en Europe. Cependant, les avis sont moins divergents en ce qui concerne le poids qu'a la bataille dans l'établissement de la domination franque en Europe de l'Ouest pendant le siècle suivant, et l'émergence de l'Empire carolingien.

Conquêtes omeyyades précédentes

Au début du viiie siècle, le Califat omeyyade, grâce à une armée composée majoritairement de Berbères islamisés, conquiert la péninsule Ibérique puis la Septimanie, partie du Royaume wisigoth qui avait échappé aux conquêtes des fils de Clovis Ier, y compris Narbonne. Les Omeyyades sont en pleine période d’expansion à l'ouest : outre la péninsule Ibérique et la Septimanie, ils débarquent en Sicile, qui est conquise en 720, et la Sardaigne, la Corse et les Baléares suivent en 724.

Les gouverneurs à la tête de la Septimanie lancent alors des expéditions ponctuelles (ġazwa) en Aquitaine pour s'emparer de butin. Eudes, le duc d'Aquitaine, se retrouve en première ligne. En 721, il parvient à briser le siège de Toulouse. Mais quelques années plus tard, il s'allie au gouverneur omeyyade Munuza, subordonné du gouverneur d'Al-ʾAndalus Ambiza. Munuza tente de se constituer une principauté indépendante en Cerdagne. Nommé en 730, le nouveau gouverneur d'Al-ʾAndalus, ʿAbd Ar-Raḥmān ibn ʿAbd Allāh Al-Ġāfiqiyy, dirige alors une expédition punitive contre Munuza, qui est battu et tué.

Campagne précédant la bataille

Environ une décennie après la défaite des Omeyyades à Toulouse, ʿAbd Ar-Raḥmān lance une nouvelle expédition au-delà des Pyrénées, principalement constituée de Berbères et de contingents recrutés dans la péninsule Ibérique. Parmi les participants à l'expédition omeyyade, les chroniques mozarabes font la distinction entre « Sarrasins », Arabes venus d’Arabie et de Syrie notamment, plus anciennement islamisés, et « Maures », Berbères venus d’Afrique du Nord (antique Maurétanie).

Le nombre élevé de Berbères parmi les conquérants musulmans explique que ces derniers soient aussi globalement désignés sous le terme de Maures. L'incursion de ʿAbd Ar-Raḥmān n'a pas pour but principal la conquête mais le pillage. Les Omeyyades envahissent l’Aquitaine, razzient le pays et prennent Bordeaux. Eudes réunit une armée pour les contrer, mais il est battu entre la Garonne et la Dordogne et prend la fuite. Il appelle alors les Francs à l'aide, ce à quoi Charles Martel ne répond qu'après qu'Eudes lui ait promis de se soumettre à l'autorité franque.

ʿAbd Ar-Raḥmān continue son avancée, marche sur Poitiers, pille et peut-être incendie l’église Saint-Hilaire le Grand. N'ayant pas la puissance militaire suffisante pour aller plus loin, il se dirige ensuite vers Tours et se fixe probablement comme unique objectif la mise à sac du sanctuaire national des Francs, la riche basilique Saint-Martin de Tours. Cependant, Charles Martel, répondant à l'appel d'Eudes, marche aussi vers cette ville après avoir réuni une armée constituée principalement de fantassins francs.

Pour les historiens chrétiens, c’est pour défendre le sanctuaire de Tours que Charles Martel entre en guerre, c’est pourquoi, à partir du xvie siècle, cette bataille est aussi appelée bataille de Tours. Il décide d'attendre que les Omeyyades soient lourdement chargés de butin pour les attaquer.

Bataille

Localisation et date

Il y a eu différents débats entre historiens sur la localisation et la date exactes de la bataille. Aujourd’hui, le consensus se fait sur le 25 octobre 732, à proximité de Châtellerault, mais certains historiens tendent à faire remonter la bataille au niveau de Ballan-Miré, à une dizaine de kilomètres de Tours, ce que certaines fouilles semblent confirmer.

Les sources concordent pour placer la rencontre sur le territoire de l’antique civitas de Poitiers, donc dans le Nord du Poitou. Le nom arabe de la bataille, d’après une source du xie siècle, Chaussée ou Pavé des Martyrs, permet de préciser la localisation et de la situer sur l’ancienne voie romaine entre Poitiers et Tours, et donc sur la rive droite du Clain.

Tous les historiens sont d’accord pour ne pas la situer à proximité immédiate de Poitiers, car la forêt de Moulière aurait gêné les cavaliers arabes. Une partie des historiens place l’emplacement de la bataille à proximité du hameau de Moussais (renommé Moussais-la-Bataille), sur l'actuelle commune de Vouneuil-sur-Vienne, entre Châtellerault et Poitiers. D’autres historiens préfèrent placer à Cenon-sur-Vienne, situé au confluent de la Vienne et du Clain. D'autres encore, comme André-Roger Voisin, préfèrent la situer près de Ballan-Miré, au sud-ouest de Tours, sur un lieu-dit les landes de Charlemagne en raison des armes qui y ont été retrouvées.

Quoiqu'il en soit, la bataille semble avoir suivi l'axe Poitiers-Tours, comme l'ont confirmé des fouilles, notamment à Preuilly-sur-Claise (37) où des tombes mérovingiennes avaient été retrouvées au pied de l'actuelle ex-abbatiale.
Les nombreux détails donnés par les chroniqueurs permettent de dater l’affrontement avec précision : selon les chroniqueurs européens, il a eu lieu un samedi du mois d’octobre.

Selon les chroniqueurs arabes, elle a eu lieu au début du mois musulman de ramadan 114 de l’Hégire, soit après le 23 octobre 732. Le premier samedi est le 25, ce qui place donc la bataille le 25 octobre 732.
Les historiens préférant placer la bataille de Poitiers l’année suivant le pillage de Bordeaux estiment que l’étendue de territoire à conquérir depuis les Pyrénées est trop vaste : cependant, actuellement, on considère qu’il s’agit d’expéditions de razzia, et couvrir la distance entre les Pyrénées et la Vienne en moins de quatre mois semble raisonnable.

Ivan Gobry, dans son Charlemagne, fondateur de l’Europe, affirme que la victoire eut lieu le 17 octobre 733. Selon lui, seule la Chronique de Moissac, rédigée un siècle après l’évènement, donne 732. Le continuateur de Frédégaire, contemporain de la bataille, et le chroniqueur espagnol Roderic Ximenes (1170-1247), archevêque de Tolède du xiiie siècle, avancent eux la date de 733. Cette date de 733 est confirmée par les auteurs arabes de l'époque qui fixent l'évènement à l'année 115 de l’Hégire.

Dans un manuscrit des annales d'Hildesheim, l’abbé Joseph-Épiphane Darras (1825-1878) a lu que la bataille eut lieu un samedi, donnant pour quantième un jour d'octobre dont la première lettre est effacée, mais dont la suite est VII20. Il se trouve qu'aucun samedi d'octobre de l'année 732 ne fut le 17 ou le 27, mais le 17 octobre 733 fut bien un samedi. Ces hypothèses sont minoritaires dans la communauté des historiens.

Déroulement

Pendant une semaine, des escarmouches ont lieu, aux confins du Poitou et de la Touraine. Après ces escarmouches, l’affrontement décisif a lieu, sur deux jours. Abd el Rahman lance sa cavalerie sur les Francs. Ceux-ci, formés en palissade « comme un mur immobile, l'épée au poing et tel un rempart de glace », les lances pointées en avant des boucliers, attendent le choc. Il semble que l'image ait quelque chose de juste dans la mesure où c'est bien la solidité des lignes franques qui impressionna les troupes arabo-berbères.

La mêlée s'engage et les Francs parviennent à faire refluer leurs opposants. Mais ceux-ci n'ont pas l'occasion d'attaquer une seconde fois car de son côté Eudes prend l'ennemi à revers et se jette sur le camp musulman. Croyant leur butin et leurs familles menacés, les combattants Maures regagnent leur campement. Ils subissent de lourdes pertes et 'Abd el Rahman est tué.

Le lendemain, au point du jour, Charles donne l'ordre d'attaquer, mais le camp est vide, les musulmans se sont enfuis dans la nuit. Selon une légende locale à la région du Haut Quercy, Abd el Rahman n'aurait pas été tué à la bataille de Poitiers mais aurait simplement reflué vers ses bases arrières de Narbonne. Poursuivi par les troupes franques de Charles Martel, il aurait été tué et son armée exterminée lors d'une bataille livrée à Loupchat au pied de la falaise du Sangou, dans le Lot, en 733. L'Hôtel de ville de la commune de Martel aurait été construit, selon aussi une légende locale, sur le lieu même de la bataille. Charles fut alors acclamé sous le nom de Martel : « marteau des infidèles ».

Explications de la défaite arabe

Selon l'historien André Clot, une des raisons de la défaite réside dans l'éloignement des musulmans de leurs bases. Une autre raison est que l'armée musulmane était composée en majorité de Berbères d'Afrique du Nord venus avec leur famille ce qui gênait les manœuvres de l'armée et retardait son avance, les hommes ayant souci de protéger leurs femmes et leurs enfants.

D'autre part, toujours selon André Clot, lors du combat final, le duc d'Aquitaine aurait attaqué le camp où étaient rassemblées les familles entrainant la débandade des musulmans.
Par le passé, une hypothèse était que l'utilisation par la cavalerie franque de l'étrier lui a permis d'asséner des coups si puissants que l'envahisseur, qui n'en était pas équipé, ne pouvait pas y résister. On pense désormais que l'immense majorité de l'armée franque était composée de fantassins et que c'est leur discipline et la supériorité de leur armure qui ont fait la différence.

Conséquences

Cette défaite marque le terme de l’expansion musulmane médiévale en Occident et a d’importantes conséquences. En répondant à l’appel à l’aide du duc Eudes d'Aquitaine, Charles Martel a profité de l’avancée des troupes musulmanes pour intervenir dans une région qui refusait de se soumettre à son autorité. Fort de sa victoire, Charles s’empare de Bordeaux et met un pied en Aquitaine, sans la soumettre immédiatement : à la mort d’Eudes, ce sont ses fils qui lui succèdent. Cependant, son appui est indispensable à la lutte contre les Sarrasins : il intervient dans la vallée du Rhône et en Provence les années suivantes, où il soumet le patrice Mauronte (737), allié des Sarrasins.

Au sud de Narbonne, il bat à nouveau ceux-ci sur les bords de la Berre, en 737. Ainsi, la victoire de Poitiers entraîne non pas le départ définitif des musulmans, comme en témoigne l’échec du siège de Narbonne, dirigée par un gouverneur omeyyade jusqu’en 759, mais l’intervention systématique des Francs, seuls capables de s’opposer à eux. Michel Rouche considére en définitive Eudes d'Aquitaine comme le véritable vaincu de Poitiers. Le prestige apporté par cette victoire aux Pépinides a pu justifier, quelques années plus tard, l’éviction politique des Mérovingiens.

Selon l'historien allemand Karl Ferdinand Werner, la Provence a été bouleversée par les exactions de Charles Martel. Karl Werner écrit que le surnom « Martel-Marteau » pourrait venir de là et non de la victoire contre les musulmans.

Si l’expansion musulmane est stoppée, les raids musulmans continuent pendant plusieurs décennies. Ainsi, Charlemagne bat vers 800, à la bataille du bois des Héros (en Saintonge), une troupe musulmane qui razziait le pays. Des forteresses provençales servent de base à des incursions dans le pays jusqu’à la fin du xe siècle (cf. bataille de Tourtour).

Bataille de Sebastopolis

La bataille de Sebastopolis oppose en 692 l'Empire byzantin au Califat omeyyade. Les Byzantins sont menés par Léonce et contiennent également un contingent slave de 30 000 hommes mené par leur chef Néboulos. Le général omeyyade Muḥammad ibn Marwān réussit à convaincre près de 20 000 Slaves de déserter, ce qui conduit à la défaite byzantine. Certaines sources rapportent que suite à cette défaite, l'empereur byzantin Justinien II massacre les Slaves restants, incluant femmes et enfants.

Bataille de Toulouse (721)

La bataille de Toulouse se déroule le 9 juin 721 et voit la victoire du Duché d'Aquitaine sur le Califat omeyyade. Cette victoire permet de briser le siège de Toulouse et d'arrêter momentanément les campagnes omeyyades en Europe de l'Ouest pendant un peu plus d'une décennie.

Contexte

Après avoir conquis le Royaume wisigoth, les Omeyyades, menés par le gouverneur d'Al-ʾAndalus As-Samḥ ibn Mālik Al-Ḫawlāniyy, mettent sur pied une armée afin de franchir les Pyrénées et conquérir la Septimanie et l'Aquitaine. Commencée en 719, la campagne est d'abord couronnée de succès avec la prise de Narbonne. Toulouse est assiégée en 721, et Eudes, le duc d'Aquitaine, part demander l'aide du Royaume franc. Les Austrasiens sont engagés avec Charles Martel dans une guerre contre les Saxons, et c'est en Neustrie et en Bourgogne qu'Eudes trouve des renforts pour son armée. Trois mois plus tard, il revient briser le siège de Toulouse, sur le point de se rendre.

Déroulement

Les Omeyyades, confiants après la fuite initiale d'Eudes, ne défendent que faiblement leur camp et n'utilisent pas d'éclaireurs. L'effet de surprise est total et les Omeyyades sont encerclés par l'armée d'Eudes, qui les attaque par les flancs et leur inflige de lourdes pertes. Le siège de Toulouse est levé et As-Samḥ réussit à fuir avec quelques survivants, mais il est rattrapé et tué.

Conséquences

Les pertes omeyyades, qui auraient été comptées avec exactitude, s'élèvent à 3 750 morts. En 730, le gouverneur ʿAbd Ar-Raḥmān ibn ʿAbd Allāh Al-Ġāfiqiyy reconstruit une grande armée et se lance à la conquête du Royaume franc. Après quelques succès initiaux, il est arrêté par Charles Martel à la bataille de Poitiers.
De nombreux chroniqueurs arabes considèrent la défaite de Toulouse plus importante que celle de Poitiers, et la majorité des historiens considère que sur le plan macro-historique, cette bataille est capitale, car elle donne à Charles Martel du temps pour consolider son pouvoir et bâtir l'armée de vétérans qui battra les Omeyyades à Poitiers. En effet, dans la décennie qui suit la bataille de Toulouse, Charles Martel n'hésite pas à saisir les propriétés de l'Église pour acheter des partisans et, après avoir sécurisé son pouvoir et pacifié sa frontière nord par tous les moyens nécessaires (y compris la corruption dans certains cas), il peut financer son armée et se préparer à la prochaine campagne omeyyade. Cela lui vaut une grande inimitié de la part de l'Église, mais, après la bataille de Poitiers, Rome voit rapidement la nécessité de l'armée franque.

Siège de Tyane

Le siège de Tyane se déroule de 707 à mars 708 et oppose le Califat omeyyade à l'Empire byzantin. C'est un épisode d'un conflit qui dure de 698 à 7181. Les Omeyyades, défaits par les Byzantins peu avant (peut-être en 706), attaquent le territoire byzantin en représailles pendant l'été 707 et assiègent Tyane. La ville supporte initialement le siège et, au printemps 708, l'empereur byzantin Justinien II Rhinotmète envoie une armée de secours qui est battue par les Omeyyades, forçant la ville à se rendre en mars 708. Malgré l'accord conclu, les Omeyyades pillent la ville et tuent ou font prisonniers de nombreux habitants.

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.、スフィンクス、


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Sphinx
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Sujet / Message Re: Bataille des Omeyyades

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