Bienvenue sur le forum non officiel de l'Etoile Nord-Africaine;

Afin de profiter pleinement de certains sujets sur le forum, merci de vous identifier si vous êtes déjà membre ou de rejoindre notre espace si vous ne l'êtes pas encore.


http://www.intervalle-dz.com/
Sondage
Derniers sujets
» Département du Renseignement et de la Sécurité (DRS)
Sam 20 Jan - 16:30 par ZIGHOUD15

» L'emir Abdelkader et le monde antique ....
Lun 4 Déc - 20:26 par Sphinx

» Abd-el-Qadir al-Djazaïri : naissance ,vie et mort ...
Mar 28 Nov - 22:07 par Sphinx

» BRICS
Mar 14 Nov - 9:42 par ZIGHOUD15

» cabale
Mer 1 Nov - 21:44 par ZIGHOUD15

» algerian barkhane la citadelle
Lun 30 Oct - 15:52 par ZIGHOUD15

» LA MATRICE DU TERRORISME
Lun 30 Oct - 15:49 par ZIGHOUD15

» nouvelle grille de lecture du monde
Jeu 19 Oct - 13:59 par ZIGHOUD15

» La science du transhumanisme
Jeu 19 Oct - 12:43 par ZIGHOUD15

» la guerre de syrie
Jeu 12 Oct - 10:38 par ZIGHOUD15

» la chine nouveau joueur en afrique
Sam 30 Sep - 21:16 par ZIGHOUD15

» Médias- Mensonges et Manipulation de l'information
Mer 20 Sep - 14:23 par ZIGHOUD15

» Les exercices militaires russo-biélorusse
Lun 18 Sep - 14:22 par ZIGHOUD15

» l'inde nouveau joueur ?
Jeu 14 Sep - 12:50 par ZIGHOUD15

» Birmanie
Mar 12 Sep - 16:46 par ZIGHOUD15

» divulgation ET sommes nous prets ?
Mer 30 Aoû - 15:23 par ZIGHOUD15

» la lachété comme le courage seraient hereditaires
Mar 22 Aoû - 10:08 par ZIGHOUD15

» Le Pentagone fait son deuil du « Nouveau Siècle américain »
Lun 21 Aoû - 19:05 par ZIGHOUD15

» le mouton de l'aid
Dim 20 Aoû - 10:32 par ZIGHOUD15

» Le captagon vient au secours des manifestants vénézuéliens
Lun 14 Aoû - 16:56 par ZIGHOUD15

» Le franc CFA, arme de destruction massive contre le développement africain
Lun 14 Aoû - 16:12 par ZIGHOUD15

» Renseignement et Internet
Lun 14 Aoû - 12:33 par ZIGHOUD15

» Négociations au Proche-Orient
Lun 14 Aoû - 12:21 par ZIGHOUD15

Galerie


Février 2018
DimLunMarMerJeuVenSam
    123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728   

Calendrier Calendrier

Connexion

Récupérer mon mot de passe


La riposte des services de renseignements et de la sécurité

Aller en bas

Sujet / Message La riposte des services de renseignements et de la sécurité

Message par Sphinx le Jeu 12 Mar - 22:04

Voilà une affaire qui ne manquera pas de mettre davantage de piment dans les relations entre l’Algérie et l’Espagne.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
L’ancien lieutenant-colonel de l’armée algérienne, Mohamed Samraoui, croupit depuis le 22 octobre dans une prison espagnole dans l’attente de son éventuelle extradition vers l’Algérie. Objet d’un mandat d’arrêt international émis depuis un mois par la justice algérienne, Samraoui a été arrêté dans la région de Malaga (dans le sud de l’Espagne) alors qu’il participait à une conférence organisée par la Fédération internationale de jeux d’échecs par correspondance (FIJEC). Bien que les accusations portées contre lui soient de nature grave - il est recherché pour « désertion, dénonciations calomnieuses contre l’armée et terrorisme » -, l’ex-officier du Département du renseignement et de la sécurité (DRS) encourt peu de risques d’être livré à la justice de son pays. C’est que Mohamed Samraoui, auteur du livre Chroniques des années de sang (Paris, Denoël 2003), bénéficie depuis 1996 du statut de réfugié politique, délivré par les autorités allemandes. Si son extradition n’est pas donc envisageable dans l’immédiat, le moins que l’on puisse dire est que cette affaire tombe on ne peut plus mal. Alors que les relations entre Alger et Madrid n’ont jamais été aussi tendues en raison de profondes divergences sur des contrats énergétiques, ce dossier risque de les rendre encore plus exécrables. Comment cet homme dont on dit cultivé et avisé, comment ce pourfendeur des généraux algériens qu’il accuse d’avoir créé, manipulé et instrumentalisé les groupes islamiques armés (GIA) est-il tombé dans le panneau ? Amateur de jeux d’échecs, Mohamed Samraoui est un habitué des voyages à travers l’Europe pour le compte de la fédération dont il est président. Sa chambre à l’hôtel Alay, à Balmadena (sur la Costa Del Sol), un charmant quatre étoiles avec court de tennis, piscine et bar à tapas, étant réservée depuis plusieurs semaines, Mohamed Samraoui se rend donc au cours de la deuxième quinzaine d’octobre dans la région de Malaga où sa fédération avait convenu d’organiser un tournoi. Son séjour se déroule en toute quiétude jusqu’à ce lundi 22 octobre vers 11h30. Alors que Samraoui assistait à une conférence, deux officiers de la police judiciaire espagnole demandent à lui parler. Munis d’un mandat d’arrêt délivré par le juge d’instruction Ismael Moreno de l’Audience nationale (le tribunal compétent pour juger les crimes internationaux), ils procèdent à son arrestation en vertu d’un mandat d’arrêt international diffusé via Interpol.

Source:http://ffs1963.unblog.fr


Dernière édition par Gramsci le Ven 3 Avr - 2:39, édité 1 fois

__
"Quelle est la différence fondamentale entre une femme et un terroriste ? Avec le terroriste on peut négocier"
3

.、スフィンクス、


Spoiler:
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


avatar
Sphinx
Adminstrateur
Adminstrateur

Masculin
Nombre de messages : 8024
Age : 32
Emploi/loisirs : Mat
Humeur : Peu importe.
Date d'inscription : 19/12/2008
Localisation : S.B.A

Revenir en haut Aller en bas

Sujet / Message Riposte de la drs

Message par Sphinx le Jeu 12 Mar - 22:15

Un dossier compliqué
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

L’intéressé n’oppose aucune résistance, c’est juste s’il demande aux policiers qu’on lui permette de remettre un cadeau à un ami. Aussitôt conduit vers le commissariat de Torremolinos (une petite commune située à 18 km de la ville de Malaga), il sera placé en garde à vue. Tandis qu’un avocat lui est commis d’office, Samraoui est autorisé à entrer en contact avec sa femme, restée en Allemagne. Une fois la garde à vue légale (en Espagne elle dure 3 jours) achevée, le prévenu sera transféré vers le centre de détention de Soto Del Real, près de Madrid. Il faudra attendre le 27 octobre pour que l’information soit rendue publique. La presse espagnole, un quotidien algérien (Le Jour d’Algérie) ainsi que le site internet « rue89 » évoquent l’arrestation et l’incarcération. On s’en doute, cette affaire met les autorités espagnoles dans l’embarras. Aux organisations de défense des droits de l’homme qui s’émeuvent du sort réservé à l’ex-dissident, le ministère espagnol des Affaires étrangères assure que l’Espagne est un Etat de droit. Alerté, le ministre de l’Intérieur, Alfredo Pérez Rubalcaba, jusque-là tenu dans l’ignorance des faits, entreprend les démarches nécessaires pour améliorer les conditions de détention de Samraoui. Celui-ci sera alors transféré vers le quartier VIP (Very Important Person) alors qu’un nouvel avocat, maître Manuel Ollé Sesé, sera chargé d’assurer sa défense. Juriste spécialisé en droit pénal, avocat au barreau de Madrid, celui-ci est connu dans le milieu associatif en tant que président de l’Association de défense des droits de l’homme d’Espagne (APDHE). Selon une source proche de l’affaire, Manuel Ollé Sesé devrait incessamment introduire une demande de remise en liberté provisoire au bénéfice de Mohamed Samraoui. Bien que le dossier de ce dernier soit compliqué en raison de ses implications politiques, les proches de Samraoui ont bon espoir que celui-ci bénéficie, au moins, d’un contrôle judiciaire. Mais en cas de refus, l’ancien officier devrait s’armer de patience, car les démarches relatives à son extradition prendront du temps avant que le dossier n’atterrisse sur le bureau du juge d’instruction. Le département algérien de la justice n’ayant pas une bonne réputation en ce qui concerne le traitement et le suivi des dossiers d’extradition (voir Les ratés d’une extradition, El Watan du 20 septembre), l’attente risque ainsi d’être longue. Alger, Berlin, Paris puis Madrid, le parcours de Mohamed Samraoui, 54 ans, aura été celui d’un officier supérieur (il aurait été n°2 du contre-espionnage) dont la carrière, plutôt brillante du reste, finira par se disloquer sur l’autel de la « sale guerre ». Ancien haut responsable du DRS, le contre-espionnage algérien, entre mars 1990 et juillet 1992, cet ingénieur en biochimie fut au cœur de cette tumultueuse époque qui a vu la montée du mouvement intégriste, la rupture du processus électoral, l’assassinat du président Mohamed Boudiaf ainsi que le début du terrorisme islamiste. Responsable du service de recherches et d’analyses à la direction du contre-espionnage, il prendra une large part dans la lutte contre les réseaux terroristes avant qu’il ne décide de s’éloigner du pays. Muté à l’étranger, il est désigné attaché militaire et chef du bureau de la sécurité à l’ambassade en Allemagne, avec le grade de commandant, puis de lieutenant-colonel. En Allemagne, l’officier ne chôme guère dans la mesure où cette contrée d’Europe avait la réputation d’être une terre d’asile pour les islamistes de tout acabit. N’est-ce pas à Bonn que Rabah Kebir avait trouvé refuge avant de devenir l’un des principaux dirigeants et pourvoyeurs en armes, en munitions et en argent des maquis terroristes en Algérie ? Le séjour de Samraoui en Allemagne se déroule sans encombre jusqu’au mois de septembre 1995, date à laquelle un grave différend l’oppose à ses supérieurs. Numéro deux du DRS, le défunt Smaïn Lamari lui aurait ainsi demandé de liquider deux responsables du FIS à Bonn, Rabah Kebir et Abdelkader Sahraoui, mais Samraoui refuse d’exécuter la décision. Info ou intox, toujours est-il que notre lieutenant-colonel est rappelé à Alger. Ayant consommé définitivement sa rupture avec les services secrets, il quitte l’Algérie en février 1996 pour la Belgique avant de regagner, peu de temps après, l’Allemagne où il obtient le statut de réfugié politique.
Octobre, mois du déballage

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Jusqu’à l’année 2003, seuls les services algériens, les services allemands de l’immigration ainsi que quelques voisins de palier connaissaient le nom de Mohamed Samraoui. La mode étant au déballage médiatique sur les affres de la guerre civile en Algérie, l’homme défrayera la chronique dès l’été 2003 avec la sortie en France de son livre coup-de-poing Chronique des années de sang : Algérie, comment les services ont manipulé les groupes islamistes. Tout est dans le titre. Samraoui règle ses comptes avec les responsables militaires en racontant sa version de la guerre. Sa thèse ? Un poil identique à celle d’un autre ex-militaire, Habib Souaïdia, auteur du désormais classique La sale guerre. Pour Mohamed Samraoui, les groupes islamistes ont été instrumentalisés par les services secrets algériens bien avant et longtemps après l’interruption du processus électoral de janvier 1992 de manière à terroriser le peuple et présenter l’armée comme le seul recours pour sauver le pays. Fortement relayé par la presse occidentale ainsi que par la chaîne qatarie El Jazeera, l’ouvrage fera mal. D’autant plus mal que Samraoui n’est pas un bidasse lambda, un second couteau, un sous-fifre. Précédé d’une réputation d’intellectuel, il possède cette légitimité à laquelle un Habib Souaïdia ne peut prétendre : Mohamed Samraoui fut un officier du DRS, ce qui, aux yeux de beaucoup de personnes, confère à ses révélations un sens, du poids et de la crédibilité. Délire d’un officier désavoué par sa hiérarchie, affabulations d’un dissident de l’armée en mal de reconnaissance et d’argent ou vérité sur une guerre qui n’a pas encore livré tous ses secrets, le livre de Samraoui fait date. C’est de ce déballage jugé nauséabond dont il est aujourd’hui redevable aux yeux de la justice algérienne. Certes, Alger et Madrid sont liés par un accord d’extradition, mais le cas Samraoui est ardu. Pour l’heure, son statut de réfugié politique le met à l’abri d’un prochain retour vers l’Algérie. En attendant, cette affaire soulève des interrogations. Pourquoi la justice algérienne a-t-elle attendu octobre 2007 pour émettre un mandat d’arrêt contre un ex-officier dont la désertion date de février 1996 et dont les premières déclarations remontent à l’année 2003 ? Pourquoi a-t-on attendu qu’il séjourne précisément en Espagne pour saisir Interpol en vue de son extradition ? Certes, il n’est jamais trop tard pour la justice de demander des comptes, mais tout de même… Difficile de croire que l’incarcération de Mohamed Samraoui dans une prison espagnole relèverait de la pure coïncidence.
Source:http://ffs1963.unblog.fr

__
"Quelle est la différence fondamentale entre une femme et un terroriste ? Avec le terroriste on peut négocier"
3

.、スフィンクス、


Spoiler:
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


avatar
Sphinx
Adminstrateur
Adminstrateur

Masculin
Nombre de messages : 8024
Age : 32
Emploi/loisirs : Mat
Humeur : Peu importe.
Date d'inscription : 19/12/2008
Localisation : S.B.A

Revenir en haut Aller en bas

Sujet / Message Re: La riposte des services de renseignements et de la sécurité

Message par Sphinx le Jeu 12 Mar - 22:24

Les raisons de mon action en justice contre canal+
Pour faire dans le sensationnel, la chaîne à péage canal+ n’hésite pas à faire dans la grossière manipulation en diffusant un faux organigramme de l’armée algérienne de 1995 et dans lequel elle me représente comme “l’un des patrons de l’Algérie“, alors que j’avais quittée la vie militaire depuis 1990, la chaîne à péage, canal+, m’a diffamé. Elle aura à s’expliquer devant la justice.
Dans la soirée du lundi 4 novembre dernier, la chaîne cryptée Canal+ a diffusé un documentaire consacré aux attentats commis par le GIA en France en 1995. Ayant réussi à visionner le documentaire bien avant sa diffusion publique en me procurant la cassette de promotion distribuée à la presse, j’ai demandé à la direction de la chaîne à péage de retirer mon témoignage, marquant par là, ma désapprobation de la grossière manipulation dont se sont rendus coupables les auteurs de ce documentaire.

Invité à livrer mon témoignage sur la nature du pouvoir algérien, après avoir exprimé mes réserves quant à l’honnêteté et le professionnalisme de l’un des auteurs de ce documentaire, en l’occurrence Jean Baptiste Rivoire, j’ai demandé à Romain Icare le coauteur qui m’a interviewé des assurances à ce que mes propos ne soient pas sortis de leur contexte et ne fassent pas l’objet de manipulation. Malheureusement, la mauvaise foi des auteurs du documentaire ont été au-delà des limites de la grossièreté.

S’il est vrai que la thèse de la création du GIA par les services de sécurité du général Tewfik ne fait pas l’ombre d’un doute, d’ailleurs l’un des manipulateurs du GIA, le capitaine Hocine Ouguenoune le confirme, la démonstration est totalement faussée par un montage qui frise le ridicule et une manipulation grossière.

Alors que toute l’opinion publique nationale et internationale ne cesse de dénoncer un clan de généraux maffieux qui s’est imposé aux Algériens par le feu et le sang, canal+ nous sort un faux organigramme de l’armée algérienne qu’elle qualifie de secret et dans lequel figure des officiers de la basse hiérarchie et moi même alors que je ne fais plus partie officiellement des effectifs du Ministère de la Défense Nationale depuis le 16 octobre 1992 et après avoir cessé toute activité depuis octobre 1990.

Ce faux organigramme est accompagné du commentaire suivant: “En 10 ans de guerre, Nezzar et ses généraux n'ont jamais apprécié qu'on questionne leurs méthodes. Voici l'organigramme secret des vrais patrons de l'Algérie.
A droite, les forces militaires proprement dites. A gauche, les services secrets du DRS, la redoutable sécurité militaire, avec le capitaine Ouguenoune. »

Qui voit-on sur cet organigramme? Au sommet, le général Khaled Nezzar. De son portrait descendent deux flèches. L’une dirigée vers la droite. L’autre, vers la gauche. A droite, comme précisé dans le commentaire, “les forces militaires proprement dites” représentées par le Général Mohamed Lamari qui a sous ses ordres le colonel Ali et au bas de la hiérarchie, le capitaine Chouchène.

A gauche, les services secrets du DRS représentés par le Général major Tewfik. Ses adjoints sont présentés côte à côte: les généraux majors Smaïn Lamari et Kamel Abderrahmane et le colonel Bachir Tartag représenté par une ombre chinoise. Le premier est le directeur du contre-espionnage et le second est le directeur de la sécurité de l’armée. Au-dessous du général Smaïn, le colonel Samraoui est présenté comme le numéro deux de la direction de l’espionnage. Le capitaine Hocine Ouguennoune est présenté comme l’adjoint du général Kamel Abderrahmane et... Hichem Aboud est présenté comme l’adjoint du colonel Bachir Tartag de la Direction de la Sécurité de l‘Armée alors que je n‘ai jamais exercé une quelconque activité dans cette structure.
Le raccourci est vite pris. Dans l’armée algérienne, on saute allègrement dans la hiérarchie de général major à capitaine. C’est à dire qu’on ne peut trouver comme officier pour seconder un général major qu’un capitaine.


Exit les généraux Touati, Aït Abdessalem, Benabbès Gheziel, Saheb, Fodhil Cherif, Larbi Belkheir et toute la compagnie des anciens sous-officiers de l’armée française auto-promus généraux dans l’Algérie indépendante. Ce ne sont pas eux , les véritables patrons de l’Algérie. C’est Aboud Hichem qui était à l’époque sous contrôle judiciaire poursuivi pour ses écrits dénonciateurs d’un pouvoir corrompu et qui s’exile en France avec 1500 Francs en poche. C’est le capitaine Chouchène qui était à l’époque à la prison de Berrouaghia après avoir passé de sales moments dans les salles de torture. C’est ça le professionnalisme de la télévision française.

Mohamed Samraoui, ancien officier qui a préféré sacrifier sa carrière avec tout ce que cela implique comme risques et désagréments à sa famille est présenté à tort comme le bras droit de l’un des plus crapuleux criminels de l’histoire de l’humanité, le général Smaïn directeur du contre espionnage des services secrets algériens. Or, Mohamed Samraoui à l’époque des attentats de Paris et tout au long de la période qui a vu sévir le GIA en Algérie, était au grade de commandant et non pas de colonel comme veut le faire croire le documentaire de canal+. Mieux encore. Depuis le 31 août 1992, il était en poste en Allemagne en qualité d’attaché militaire, jusqu’à sa désertion en 1996 alors qu‘il était Lieutenant-colonel. Du moins c’est ce que je crois savoir le concernant. Dans son témoignage, à aucun moment, il n’a adopté un ton affirmatif ou fait un quelconque récit de faits dont il était l’auteur ou le témoin direct. Il n’a fait que rapporter ce qui lui a été dit par des collègues rencontrés à l’étranger. Rien ne dit qu’il faisait partie de la chaîne de commandement de cette entreprise terroriste.

Le seul à avoir adopté un ton affirmatif et relatant dans les détails, le recrutement de Djamel Zitouni Zitouni et les raisons de sa manipulation est le capitaine Hocine Ouguenoune. Bien qu’il a eu à manipuler Djamel Zitouni comme il l’affirme dans son témoignage et bien qu’il soit le seul à avoir vécu de l’intérieur la création et la manipulation du GIA, il était loin d’être le numéro deux de la Direction de la Sécurité de l’Armée que dirigeait le général Kamel Abderrahmane

Pourquoi toute cette manipulation? Pourquoi un faux organigramme? Pourtant la réalité algérienne est tellement dramatique qu’elle n’a pas besoin d’artifices et de manipulation. Il suffit de prendre une caméra et filmer le quotidien des Algériens dans n’importe quel coin de l’Algérie.

Les raisons de la manipulation sont beaucoup plus profondes qu’on ne le croit. Les attentats qui ont secoué la capitale française n’ont servi, en fait, qu’un prétexte à une guerre que se livrent depuis de longues années les services de renseignements français à savoir la DST et la DGSE. Distancée par sa concurrente sur le terrain algérien grâce à la coopération établie depuis le milieu des années quatre-vingt entre la DST et les services secrets algériens, la DGSE (services d’espionnage français) qui devait être plus performante à l’étranger que sa rivale sensée opérer plus à l’intérieur du territoire français qu’à l’étranger, veut faire siennes les trois prochaines années en Algérie. Autrement dit rattraper le terrain perdu. C’est ce qui explique cette mise en cause directe de la DST dans les attentats de Paris. Cela fait partie, aussi, de la guerre qui fait rage dans les coulisses de l’État français pour la nomination du futur patron de la DGSE qui tarde à se faire depuis plusieurs mois.

D‘autre part, les auteurs de ce pitoyable documentaire ont reconduit un schéma éculé sur la situation en Algérie. Ils nous renvoient au début des années quatre vingt-dix en réduisant le drame algérien à une confrontation entre le pouvoir et les islamistes. Une fois de plus on veut occulter la réalité du drame algérien. Que fait-on de cette révolte qui dure depuis plus d’une année en Kabylie contre le pouvoir en place? Une révolte qui a coûté la vie à plus d’une centaine de victimes. Que fait-on de ces émeutes populaires qui éclatent quotidiennement aux quatre coins du pays pour crier le ras le bol d’un système pourri?

Non, en Algérie, l’équation ne se réduit pas à deux antagonistes: islamistes et pouvoir. C’est tout le peuple contre le pouvoir de généraux maffieux. DGSE et DST feraient mieux de régler leurs contentieux ailleurs que sur le terrain algérien. NOus avons suffisamment souffert des affres du colonialisme français durant plus d’un siècle et un quart de siècle. Nous avons suffisamment souffert de leurs anciens sous officiers qu’ils nous ont légués. M. Jean baptiste Rivoire ira mieux exercer son talent de manipulateur, ailleurs en attendant qu’on règle tout ça devant la justice. Cela lui apprendra qu’à force de faire dans la manipulation des algériens il a fini par tomber sur un os dur. Il aura à prouver mon appartenance à la chaîne de commandement de l’organisation terroriste la plus crapuleuse de l’histoire et qui a commis les crimes les plus abjects. Quant aux autres qui ont été présentés dans cette chaîne de commandement, libre à eux d’approuver la position qu’on leur a attribué ou de saisir la justice, à leur tour s’ils sont innocents.

Hichem Aboud
Source:http://www.agirpourlalgerie.com

__
"Quelle est la différence fondamentale entre une femme et un terroriste ? Avec le terroriste on peut négocier"
3

.、スフィンクス、


Spoiler:
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


avatar
Sphinx
Adminstrateur
Adminstrateur

Masculin
Nombre de messages : 8024
Age : 32
Emploi/loisirs : Mat
Humeur : Peu importe.
Date d'inscription : 19/12/2008
Localisation : S.B.A

Revenir en haut Aller en bas

Sujet / Message Re: La riposte des services de renseignements et de la sécurité

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum