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Sujet / Message Mouloud Feraoun

Message par Syfou le Sam 17 Sep - 22:38

Mouloud Feraoun

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Mouloud Feraoun est un écrivain algérien d'expression française né le 8 mars 1913 à Tizi Hibel en haute Kabylie (Algérie française à l'époque) et assassiné à Alger le 15 mars 1962.
Élève de l'école normale d'Instituteurs de Bouzaréah (Alger), il enseigne durant plusieurs années comme instituteur, directeur d'école et de cours complémentaire, avant d'être nommé inspecteur des centres sociaux. Feraoun commence à écrire en 1934 son premier roman, Le fils du pauvre. L'ouvrage, salué par la critique obtient le Grand prix de la ville d'Alger. L'écrivain est abattu le 15 mars 1962 à Alger, à quatre jours seulement du cessez-le-feu, par un commando de l'OAS (l'assassinat de Château-Royal).

Biographie

Né le 8 mars 1913 dans le village de Tizi Hibel (ancienne commune mixte de Fort-National), son nom est Aït-Chabane, Feraoun étant le nom attribué par l'état-civil français. Il fréquente l'école de Tizi Hibel à partir de l'âge de 7 ans.

En 1928, il est boursier à l'école primaire supérieure de Tizi-Ouzou. En 1932, il est reçu au concours d'entrée de l'école normale de Bouzaréah Alger (actuelle École normale supérieure de lettres et sciences humaines). Il y fait la connaissance d'Emmanuel Roblès. En 1935, il est nommé instituteur à Tizi-Hibel où il épouse sa cousine Dehbia dont il aura 7 enfants. En 1946, il est muté à Taourirt Aden. En 1952, il est nommé directeur du cours élémentaire de Fort-National. En 1957, nommé directeur de l'école Nador de Clos-Salembier, il quitte la Kabylie pour les hauteurs d'Alger.

En 1951, il est en correspondance avec Albert Camus, le 15 juillet, il termine La Terre et le Sang, récompensé en 1953 par le Prix du roman populiste.
En 1960, il est inspecteur des centres sociaux (créés sur l'initiative de Germaine Tillion) à Château-Royal près de Ben-Aknoun. Avec cinq de ses collègues, dont l'inspecteur d'académie Max Marchand, c'est là qu'il est assassiné par l'OAS le 15 mars 1962 à quatre jours du cessez-le-feu.

Mouloud Feraoun a commencé son premier roman autobiographique Le fils du pauvre en 1939 ; il n'est publié qu'en 1950 à compte d'auteur. Ce n'est qu'en 1954 que Le Seuil le publie, expurgé des soixante-dix pages relatives à l'école normale de Bouzaréah.
Les éditions du Seuil publient, en 1957, Les chemins qui montent, la traduction des Poèmes de Si Mohand étant éditée par les Éditions de Minuit en 1960. Son Journal, rédigé de 1955 à 1962 est remis au Seuil en février 1962 et ne sera publié qu'après sa mort.


L’âme de la Kabylie assassinée par l’OAS en 1962

MOULOUD FERAOUN, L’HOMME À L’HUMANISME FRATERNEL, NÉ À TIZI HIBEL PRÈS DE TAGUEMOUNT AZOUZ À TIZI OUZOU, LE 8 MARS 1913, FILS D’UN CULTIVATEUR, DONT LE VÉRITABLE PATRONYME ÉTAIT AÏT CHAABANE, AVAIT TRAVAILLÉ DANS PLUSIEURS VILLES - BÔNE , CONSTANTINE ET GAFSA - AVANT DE SE RENDRE EN FRANCE, À LENS, OÙ IL TRAVAILLA COMME MINEUR.


Son père avait voyagé énormément avant qu’en 1928 il ne trouve la mort, suite à un accident, aux fonderies d’Aubervilliers. Mouloud Feraoun rejoint à l’âge de 7 ans les bancs de l’école de Taouirt Moussa, à deux kilomètres de sa ville natale, et grâce une bourse d’enseignement, il est admis au collège de Tizi Ouzou. Le pays était à cette période sous l’occupation coloniale, et des milliers d’enfants algériens avaient été privés de scolarisation et de connaissance. L’auteur du Fils du pauvre allait à sa manière livrer un combat acharné pour libérer l’Algérie du colonisateur français. Mouloud était pensionnaire de la mission Rolland dans cette ville avant d’entrer à l’Ecole normale de Bouzaréah à Alger où il collabora dans une modeste revue, le Profane, dirigée par Emmanuel Roblès .

A l’issue de ses trois années d’études à Bouzaréah, il retourna dans son village pour être nommé instituteur en 1932 et aider les siens à acquérir le savoir, puis à Taourirt Moussa il est nommé directeur des cours élémentaires de Fort National en Haute Kabylie en 1946. Mais en 1957, au plus fort de la guerre de libération, Mouloud Feraoun quitte la région pour se rendre à Alger il assume la fonction de directeur de l’école de Nador du Clos Salembier, située sur les hauteurs d’Alger. L’écrivain avait déjà à cette époque écrit le Fils du pauvre en 1950 , la Terre et le Sang en 1953 et la Colline oubliée. L’année suivante, il publie Jours de Kabylie. Quelque temps après, en 1960, avant l’indépendance de l’Algérie, l’écrivain est nommé, en même temps que quelques amis à lui, inspecteur des centres sociaux fondés en 1955 par Germaine Tillon suite à une recommandation de l’UNESCO dont l’objectif était d’assurer l’éducation en faveur de milliers d’Algériens défavorisés. Le 15 mars 1962, à quelques jours du cessez-le-feu et à quelques mois de la proclamation de l’indépendance, en pleine réunion dans l’établissement connu sous le nom de château Royal à Ben Aknoun, un commando de l’OAS surgit et ordonne à Mouloud Feraoun, Ali Hamoutène, Salah Ould Aoudia, Max Marchand, Marcel Aymard et Marcel Basset de quitter la salle qui contenait beaucoup d’autres personnes .

Les mains sur la tête , les six personnes furent abattues froidement de plusieurs balles tirées par les assassins face à un mur dans la cour de l’établissement. Mouloud Feraoun, qui est l’auteur de quatre romans, a laissé une œuvre grandiose. Il a dit qu’il a commencé à écrire à la lumière d’une lampe à pétrole pour raconter au monde entier les massacres commis par les Français contre son peuple. Feraoun fut certainement le premier à avoir porté la littérature nord-africaine sur la scène internationale. Il a écrit écrit Les chemins qui montent en 1957, Lettre ouverte à Camus en 1958, les Poèmes de Si Muhand en 1960 , journal 1955-1962 la Cité des roses. Il a écrit également plusieurs nouvelles, contes et légendes publiés dans les revues Algéria, Soleil, ainsi que de nombreux articles sur l’école française, sur Roblès et Camus.

Tout en se consacrant à son œuvre romanesque et malgré les critiques, Mouloud Feraoun réussit à tenir régulièrement, dès 1955, un journal relatant les événements de la guerre d’Algérie. La veille de sa mort il écrivait dans son journal : «A Alger , c’est la terreur, les gens circulent tout de même et ceux qui doivent gagner leur vie ou simplement faire leurs commissions sont obligés de sortir et sortent sans trop savoir s’ils vont revenir ou tomber dans la rue… »

OKI FAOUZI


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Syfou
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