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Service de documentation extérieure et de contre-espionnage français

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Sujet / Message Services de renseignements français

Message par Sphinx le Mar 3 Mar - 22:03

Le Sdece( Taux et Intox)

La guerre commence en algérie.Le sdece
S’y engage.Techniquement, il va réussir deux de ses plus belles opérations de manipultion et d’intox.
D’abord la « bleuite ». En algérie on désignait par « bleus de chauffe » les anciens partisans du FLN ralliés aux Français. Le capitaine Paul Alain Léger, du groupement léger d’intervention (GLE), une ramification du Sdece, recrute des collaborateurs pour son groupe de renseignement et d’exploitation.
L’objectif est clair :
-infiltrer et intoxiquer l’adversaire.
Un jour, à Alger, les hommes du capitaine léger arrêtent une militante du FLN, Tandja Zohra.
On lui propose de travailler pour le Sdece.
Elle accepte trop rapidement, pense léger qui doute de ce ralliement immédiat.Quimporte.Il va s’en servir pour créer une réelle psychose de la trahison parmi les militants du FLN.
Léger raccompagne la jeune femme chez elle, sans se cacher, bien au contraire. Tout le monde les voit traverser la ville ensemble. Une autres fois le capitaine convoque Tandja Zohar son quartier général, chemin Vidal. Sur une table, il laisse traîner quelques fausses lettres de responsables du FLN indiquant clairement qu’ils sont ralliés aux français. Tadja Zohar qu’on laisse seule un court instant, tombe dans le panneau et relève les noms de ses traîtres.
SANS PRENDRE DE GANGS
Plus important encore est le succès de « LA MAIN ROUGE », cette fabuleuse mystification. Le socialiste Pierre Boursicout, qui dirige le Sdece, crée avec l’accord de Guy mollet, président du conseil, une cellule spéciale pour éliminer les rebelles algériens et les trafiquants qui leur livrent de armes. Ces derniers vivent en Suisse, en Belgique, en Espagne, en Allemagne : comment les frapper sans provoquer de troubles diplomatiques ?
ON INVENTE UNE ORGANISATION TERRORISTE HOSTILE AU FLN, la main rouge, qui endossera les crimes du service action. Il faut toutefois que cette organisation fantôme soit crédible.
Pierre Genève, un acteur de romans policiers, va publier un reportage sur ce gang imaginaire. Financé par les services et publier par jacques Latour…
La main rouge faisait allusion à ce porte-bonheur musulman, noir et or. Le rouge indiquait à l’évidence que le sang aller couler.
En avril 1960, à Versailles, un mystérieux colonel manchot aurait convoqué la presse pour plaider en faveur de la main rouge et de « LA CATANA », une autre organisation TERRORISTE INVENTEE par le Sdece. « J’ai quitté l’armée pour montrer mon désaccord, dit-il, après l’abandon de l’Indochine, les attentats étaient destinés à sauver l’Occident chrétien… » Du bluff ? Mais oui. Le général Grossin l’avouera plus tard, quand il deviendra le patron du Sdece
: « Tous les entretiens consentis par la main rouge ou la Catena étaient rédigés boulevard Mortier, au siège des services secrets. »
Tandis que les stratèges de la piscine justifient ainsi aux yeux de l’opinion cette forme particulière de terrorisme, le service Action travaille dur. Le 18 juillet 1957, le bateau du trafiquant allemand Georg Puchert , la « Bruja Roja », saute à Tanger.En septembre , Georges Geiser est poignardé: il fabriquait des détonateurs. Dix jours plus tard, c’est au tour, d’un marchand d’armes suisse, Marcel Léopold. En 1958, deux nouveaux assassinats : celui d’Ait Hacène, l’un des chefs historiques du FLN, et de l’avocat Auguste Thuveny. L’année suivante , ce sont Abd El-Soualem et Ould Aoudia.En 1959 Georg Puchert explose , avec sa voiture cette fois , à Francfort.En 1960, le service Action tue un professeur d’université belge , Georges La Perche ,parce que favorable à l’indépendance de l’Algérie , tout simplement .

,

Source:
1° " Aux carrefours de la guerre"(Albin Michel).
2°"Mille jours à Matignon"(chez Grasset).

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Sujet / Message Service de documentation extérieure et de contre-espionnage français

Message par Sphinx le Ven 13 Mar - 22:47

taux et intox ( le Sdece)


La guerre commence en algérie.Le sdece
S'y engage.Techniquement, il va réussir deux de ses plus belles opérations de manipultion et d'intox.
D'abord la « bleuite ». En algérie on désignait par « bleus de chauffe » les anciens partisans du FLN ralliés aux Français. Le capitaine Paul Alain Léger, du groupement léger d'intervention (GLE), une ramification du Sdece, recrute des collaborateurs pour son groupe de renseignement et d'exploitation.
L'objectif est clair :
-infiltrer et intoxiquer l'adversaire.
Un jour, à Alger, les hommes du capitaine léger arrêtent une militante du FLN, Tandja Zohra.
On lui propose de travailler pour le Sdece.
Elle accepte trop rapidement, pense léger qui doute de ce ralliement immédiat.Quimporte.Il va s'en servir pour créer une réelle psychose de la trahison parmi les militants du FLN.
Léger raccompagne la jeune femme chez elle, sans se cacher, bien au contraire. Tout le monde les voit traverser la ville ensemble. Une autres fois le capitaine convoque Tandja Zohar son quartier général, chemin Vidal. Sur une table, il laisse traîner quelques fausses lettres de responsables du FLN indiquant clairement qu'ils sont ralliés aux français. Tadja Zohar qu'on laisse seule un court instant, tombe dans le panneau et relève les noms de ses traîtres.
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Plus important encore est le succès de « LA MAIN ROUGE », cette fabuleuse mystification. Le socialiste Pierre Boursicout, qui dirige le Sdece, crée avec l'accord de Guy mollet, président du conseil, une cellule spéciale pour éliminer les rebelles algériens et les trafiquants qui leur livrent de armes. Ces derniers vivent en Suisse, en Belgique, en Espagne, en Allemagne : comment les frapper sans provoquer de troubles diplomatiques ?
ON INVENTE UNE ORGANISATION TERRORISTE HOSTILE AU FLN, la main rouge, qui endossera les crimes du service action. Il faut toutefois que cette organisation fantôme soit crédible.
Pierre Genève, un acteur de romans policiers, va publier un reportage sur ce gang imaginaire. Financé par les services et publier par jacques Latour...
La main rouge faisait allusion à ce porte-bonheur musulman, noir et or. Le rouge indiquait à l'évidence que le sang aller couler.
En avril 1960, à Versailles, un mystérieux colonel manchot aurait convoqué la presse pour plaider en faveur de la main rouge et de « LA CATANA », une autre organisation TERRORISTE INVENTEE par le Sdece. « J'ai quitté l'armée pour montrer mon désaccord, dit-il, après l'abandon de l'Indochine, les attentats étaient destinés à sauver l'Occident chrétien... » Du bluff ? Mais oui. Le général Grossin l'avouera plus tard, quand il deviendra le patron du Sdece
: « Tous les entretiens consentis par la main rouge ou la Catena étaient rédigés boulevard Mortier, au siège des services secrets. »
Tandis que les stratèges de la piscine justifient ainsi aux yeux de l'opinion cette forme particulière de terrorisme, le service Action travaille dur. Le 18 juillet 1957, le bateau du trafiquant allemand Georg Puchert , la « Bruja Roja », saute à Tanger.En septembre , Georges Geiser est poignardé: il fabriquait des détonateurs. Dix jours plus tard, c'est au tour, d'un marchand d'armes suisse, Marcel Léopold. En 1958, deux nouveaux assassinats : celui d'Ait Hacène, l'un des chefs historiques du FLN, et de l'avocat Auguste Thuveny. L'année suivante , ce sont Abd El-Soualem et Ould Aoudia.En 1959 Georg Puchert explose , avec sa voiture cette fois , à Francfort.En 1960, le service Action tue un professeur d'université belge , Georges La Perche ,parce que favorable à l'indépendance de l'Algérie , tout simplement .
source: les dossiers du canard l'année 1988


Dernière édition par sphinx le Mer 16 Fév - 0:03, édité 1 fois

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Sujet / Message Re: Service de documentation extérieure et de contre-espionnage français

Message par Sphinx le Dim 4 Juil - 20:50

Mers El-Kébir : le drame




Les conditions d'armistice imposent la dissolution immédiate des services de renseignements français. Ce qui ne signifie pas que tous les officiers et agents qui y travaillent sont de dociles exécutants. Le 1er juillet, au séminaire de Bon-Encontre près d'Agen, sur une table du réfectoire, le capitaine Paillole écrit sous la forme d'une note de service l'acte de naissance d'un service clandestin du contre-espionnage qui est dissimulé sous la raison sociale : « Entreprises de travaux ruraux ». Le document est signé d'un nom d'emprunt : Perrier. En réalité, Paillole avec la complicité du directeur du génie rural a imaginé cette supercherie. L'officier nous montre comment on peut ainsi habiller une officine. « A la date de ce jour, il est créé un service de contre-espionnage clandestin camouflé dans l'entreprise de travaux ruraux dont la mise sur pied est immédiatement entreprise avec la collaboration du génie rural. Le service TR a pour mission la poursuite de la lutte contre les services spéciaux de l'Axe. Les postes ci-après seront mis en place sans délai : TR 112 Limoges-lieutenant Rigaud, alias Richepin, TR 113 Clermont-Ferrand-capitaine Johannès alias Janson ; Lyon-capitaine Hujon alias Hurel ; Marseille-capitaine Guiraud alias Georges Henri ; Toulouse-capitaine d'Hoffelize alias Dohé ». En ce qui concerne la zone d'action, plusieurs secteurs géographiques sont découpés. En outre, Paillole demande à ses chefs de poste de composer pour le 1er août, la liste de leurs collaborateurs et de leurs moyens.

Paillole qui est désormais M. Perrier s'installe à Marseille et est le directeur de « L'entreprise de travaux ruraux ». Il éprouve quelques difficultés à refuser la coopération que lui propose M. Levy, le propriétaire du siège social qui est très intéressé par la vocation professionnelle affichée de la société ! Dans le même temps, le commandant Perruche met au point la future organisation clandestine qui doit nécessairement avoir un pied à terre à Vichy. Il donne la priorité à la section allemande qu'il souhaite étoffer avant de la confier à de vrais experts. Il fonde aussi une section anglo-saxonne qui est attribuée au capitaine Luizet. Il s'occupe des dossiers britanniques et américains mais surtout de trouver les moyens de nouer avec de bons interlocuteurs des contacts secrets. Le colonel Rivet installe à l'hôtel Saint-Mart de Royat la direction de la nouvelle officine qui répond à la dénomination : « Office de retour à la terre ».
Bien sûr, l'organisation clandestine ne peut être efficace que si la vitrine choisie favorise un bon fonctionnement d'ensemble. Aussi les officiers et leurs amis doivent jouer le jeu et faire des efforts particuliers pour s'intéresser à un sujet qui, dans leur quotidien habituel, n'est qu'accessoire. On profite du général Weygand pour l'ouverture d'un service des « menées antinationales » comprenant une direction centrale à Vichy et des bureaux dans chacune des divisions militaires, cela afin de mieux mailler le territoire métropolitain et d'être aussi présent en Afrique du Nord et dans l'Empire. Les bureaux s'avèrent d'entrée les intermédiaires entre les services clandestins et ceux de la Sécurité militaire et de la police. Ils constitueront bientôt le support logistique du Service de renseignements. Ils assureront aussi des plans de camouflage d'armes et mettront au point des capacités discrètes de mobilisation. Des complicités vont naître dans d'autres services de l'armée, ce qui va densifier les réseaux d'informations.

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Sujet / Message Re: Service de documentation extérieure et de contre-espionnage français

Message par Syfou le Mar 17 Aoû - 23:10

La Main rouge (groupe armé)

La Main rouge est le nom d'une organisation armée française obscure opérant dans les années 1950, d'abord en Afrique française du Nord (AFN), puis en Europe.

Sans doute liée aux services secrets français, le Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE), la Main rouge aurait été le nom d'une organisation ayant commis des meurtres et des attentats, aussi bien en Europe qu'en AFN, contre des militants de l'indépendance du Maroc, de l'Algérie et de la Tunisie. Il est toutefois possible qu'il y ait eu en réalité deux organisations : la première créée par des colons radicaux, la seconde constituant une récupération par le SDECE de cette « couverture » pour mener des homicides.

Origine et création

La France n'ayant pas ouvert ses archives secrètes relatives à cette période, on en est réduit à des recoupements de sources diverses.

La Main rouge a été soupçonnée d'être une organisation fictive créée par certains agents des services secrets français, le SDECE, pour attribuer à une fausse officine des activités de sabotages et d'assassinats qu'effectuaient depuis quelques années des colons radicaux anti-indépendantistes. Selon Constantin Melnik, l'inventeur de cette deuxième Main rouge serait le général Paul Grossin, chef du SDECE de 1957 à 1962.

Dans leur ouvrage intitulé Histoire secrète de la Ve République, Roger Faligot et Jean Guisnel désignent la Main rouge comme « la machine à tuer des services secrets français », c'est-à-dire du SDECE. Selon ces auteurs, le feu vert de cette entreprise aurait été donné par le gouvernement socialiste de Guy Mollet.

Premières actions en AFN

En Tunisie, la Main rouge est notamment créditée de l'assassinat du militant et syndicaliste tunisien Farhat Hached, le 5 décembre 1952, ainsi que ceux d'autres figures du mouvement national tunisien : Hédi Chaker le 13 septembre 1953, Abderrahmen Mami, nationaliste et médecin particulier du bey de Tunis, le 13 juillet 1954, puis les frères Taher et Ali Haffouz.

Le 11 juin 1955, l'assassinat à Casablanca de Jacques Lemaigre Dubreuil, militant pour l'autonomie du Maroc, est aussi attribué par certains auteurs[Qui ?] à ce groupe.

Actions en Europe contre l'indépendance algérienne

Le premier attentat a lieu le 28 septembre 1956 à Hambourg (Allemagne), chez Otto Schlütter, un trafiquant d'armes qui approvisionne le Front de libération nationale algérien, tuant son employé ; un autre attentat tue sa mère en juin 1957.

Le 9 septembre 1957 à Genève, Georges Geitser, fabricant de détonateurs est poignardé. Puis, le 19, toujours à Genève, c'est Marcel Leopold, autre trafiquant d'armes, qui est assassiné par une flèche empoisonnée tirée à la sarbacane.

Le 5 novembre 1958, Mohamed Aït Ahcène, délégué du Gouvernement provisoire de la République algérienne essuie des tirs de pistolet au centre de Bonn, la capitale ouest-allemande ; Der Spiegel dénonce alors la main de la France, alors que L'Humanité et L'Express accusent un certain colonel Mercier. Une opération ratée, le 5 juillet 1959 à Rome, qui vise le représentant du FLN Taïeb Mohamed Boulhouf, tue quant à elle un enfant de dix ans nommé Rolando Rovai.

Les assassinats sont nombreux en Allemagne de l'Ouest, Suisse, Belgique, Italie et Pays-Bas d'après Faligot et Guisnel ; Constantin Melnik évoque 135 personnes tuées pour la seule année 1960.

Action en justice

Le 16 mars 2010, la famille de Farhat Hached, la Ligue des droits de l'homme et la FIDH portent plainte au Tribunal de grande instance de Paris pour apologie de crime de guerre contre Antoine Méléro, un ancien policier français, en raison de ses déclarations que diffuse la chaine de télévision Al Jazeera le 18 décembre 2009. Dans cette émission, Méléro approuve l'opération en ces termes : « Moi, je la trouve légitime, si c'était à refaire, je referais ».

Méléro, entré dans la police au Maroc, en mars 1952, aurait rejoint la Main rouge en décembre de la même année. Suspecté dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de Lemaigre-Dubreuil en 1955, il est arrêté lors de son retour en France, placé en détention provisoire puis relâché ; il bénéficie d'un non-lieu en 1964 puis se voit révoqué de la police en 1965.

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Sujet / Message Re: Service de documentation extérieure et de contre-espionnage français

Message par Syfou le Mar 17 Aoû - 23:16

Révélation sur l’histoire de La Main Rouge : En Tunisie & Ailleurs.

Date: 1956-1960

Explications: La Main Rouge dissimulait l'action homicide des services spéciaux français entre 1956 et 1960, placés sous la direction de Constantin Melnik et sous la responsabilité du Premier ministre Michel Debré. Il était alors vital, pour le gouvernement français, isolé diplomatiquement, de ne pas être désigné comme l'organisateur d'actions de guerre sur le territoire de pays amis.

Les cibles visées étaient essentiellement les partisans du terrorisme algérien et les trafiquants d'armes amis du FLN, partout où cela semblait nécessaire y compris sur des territoires extranationaux, notamment l'Allemagne, la Belgique et la Suisse.

Celui qui inventa le mythe d'une organisation secrète autonome est un général né en Algérie en 1901, Paul Grossin, chef du SDECE en 1957.

Il se souvient d'un petit groupe profrançais de Tunis qui s'était baptisé Main Rouge, au début des années cinquante, et monte toute l'opération d'intoxication.

Les services français bâtissent un organigramme, créent un état-major fictif et commencent à fournir à la presse des déclarations enflammées, revendiquant chacun des attentats. Dans le même temps, les mêmes services font semblant de tenter de saisir cette organisation.

Dans son livre "Un espion dans le siècle", Constantin Melnik donne la parole à l'inventeur de La Main Rouge, le général Grossin: "Chaque fois que nous tirons un coup de pistolet, les flics du cru trouvent malin de rendre publiques les fausses identités que nous avons employées. Pour stopper les rumeurs qui, dès avril 1960, attribuent les attentats aux livres piégés aux services secrets, ces derniers convoquent quelques journalistes bien intentionnés pour leur livrer des informations inédites sur "La Main Rouge".

Dans leur ouvrage "La Piscine, les services secrets 1944-1984", Roger Faligot et Pascal Krop expliquent que l'un des éléments essentiels de la manipulation prend, une fois encore, la forme d'un livre qui sera diffusé au mois de juillet 1960 par les éditions Nord-Sud. Il a pour titre 'La Main Rouge', et consiste en une très longue interview de l'un des fondateurs de l'organisation.

Sa confession, très documentée, est recueillie par un auteur de roman d'espionnage, Pierre Genève, pseudonyme de Kurt-Emile Schweizer né à Monaco en 1931.

Légende: "Ils sont riches, ils sont intouchables, ils sont sans foi ni patrie. Aux quatre coins de l'Europe ils tissent implacablement la toile d'araignée de leur trafic immonde. Excités par l'appât de gains fabuleux, ils attisent haines et rancoeurs pour fournir ensuite, aux hommes qu'ils ont déchaînés, les moyens de s'entre-tuer. Mais une Main se lève, couleur de ce sang qu'ils ont tant versé, une Main justicière qui va frapper sans relâche, sans merci" - Citation, La Main Rouge, éditions Nord-Sud

Détails:

28 septembre 1956: A Hambourg, les bureaux du trafiquant d'armes Otto Schlütter sautent. Son adjoint Lorenzen est tué.

3 Juin 1957: Hambourg, la vieille mère de Schlütter meurt dans l'explosion de sa voiture.

18 Juillet 1957: Le bateau la Bruja roja appartenant au trafiquant allemand Georg Puchert, saute à Tanger.

21 Juillet 1957: A Tanger encore, c'est le tour du navire Typhoon.

30 Juillet 1957: Explosion du petit cargo Emma entre Tanger et Gibraltar.

9 Septembre 1957:Georges Geiser, fabricant de détonateurs, est poignardé à Genève.

19 Septembre 1957:

Marcel Léopold, négociant en armes est assassiné à Genève par une fléchette empoisonnée lancée par une sarbacane à air comprimée. il était un fournisseur d'explosifs du FLN (Front de Libération National, Algérie).

1 Octobre 1958: Le navire Atlas explose à Hambourg

5 Novembre 1958: Assassinat à Bonn du dirigeant du FLN, Aït Ahcène, sous couverture diplomatique tunisienne.

28 Novembre 1958: L'avocat algérien Auguste Thuveny est tué dans l'explosion de sa voiture à Rabat.

19 Janvier 1959: L'Algérien Abd-El Soualem est tué devant la gare de Sarrebrück.

3 Mars 1959: Georg Puchert saute dans sa voiture piégée à Francfort.

13 Avril 1959: Le cargo Alkaira saute à Ostende.

21 Mai 1959: Rue Saint-Marc à Paris, la police découvre le cadavre de Ould Aoudia, avocat du barreau de Paris, tué de 2 balles de 9 mm.

5 Septembre 1959: Dans le Val d'Aoste, des montagnards trouvent à 3000 mètres, à Testa di Balbe, un avion pulvérisé à la suite d'une explosion en vol ; 5 cadavres dont celui d'un Algérien de l'entourage de Ferrat Abbas.

7 Septembre 1959: A Beyrouth, Mohammed Mahmoud Djami, gendre de l'ancien président du Conseil Irakien est de retour de Montreux où il a rencontré Ferrat Abbas. Il est abattu de 4 coups de revolver alors qu'il allait embarquer à bord d'un avion en partance pour les USA.

1 Janvier 1960: Abd El Kader est blessé, les deux mains arrachées par une explosion.

9 Mars 1960: L'étudiant Akli Aïssou est tué d'une balle à Bruxelles.

25 Mars 1960: Deux professeurs d'université belges favorables à l'indépendance algérienne sont visés : le professeur Georges Laperches est tué à Bruxelles par un colis piégé; le même jour, dans la même ville, Pierre Le Grève, se méfiant d'un livre piégé, a la vie sauve.

26 Septembre 1960: On retrouve en forêt de Rambouillet, le cadavre de Mohammed Mammar, speaker kabyle à la RTF.

15 Octobre 1960: Félix Moumié, leader camerounais de l'opposition est empoisonné à Genève.

15 Ocotbre 1960: Wilhem Beissner perd les deux jambes dans l'explosion de sa voiture à Munich.

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Sujet / Message Re: Service de documentation extérieure et de contre-espionnage français

Message par Syfou le Mar 17 Aoû - 23:19

Opérations Omo

Les Opérations Omo ou Homo désignent des actions menées par le SDECE (services spéciaux français) et concernant plus particulièrement les éliminations physiques des intellectuels, militants ou responsables du FLN durant la guerre d'Algérie.

Selon les révélations faites par Constantin Melnik, chargé du SDECE auprès du Premier ministre (1959-1962), dans son ouvrage paru en 1996, « La mort était leur mission », un comité spécial dont il faisait partie donnait des directives au Service Action du SDECE. Ce comité était composé du représentant de de Gaulle, Jacques Foccart, du Premier ministre Michel Debré et de lui-même. Une unité de mille parachutistes triés sur le volet avait été mise à la disposition du SDECE, en 1957 pour « mener secrètement les missions que l'État ne pouvait conduire ouvertement : d'une part, des opérations militaires hors d'Algérie, c'est-à-dire l'attaque des bases du FLN à l'étranger et notamment en Tunisie, d'autre part, l'élimination des militants ou des leaders du FLN en Europe et de leurs soutiens réels ou supposés ». Avant 1959, quelques opérations « Homo » avaient été réussies notamment l'assassinat de Ait Ahcène à Bonn en Allemagne ou celui du trafiquant d'armes Marcel Léopold à Genève. Ces attentats étaient revendiqués par la mystérieuse organisation « La Main Rouge », une pure invention du SDECE. Parmi les principale opérations Homo ordonnées par le comité de 1959 à 1962, il y eut l'attentat contre Tayeb Boulahrouf à Rome qui échoua mais tua un enfant, et celui contre maître Amokrane Ould Aoudia, membre du collectif des avocats du FLN.

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Sujet / Message Re: Service de documentation extérieure et de contre-espionnage français

Message par Syfou le Mar 17 Aoû - 23:21

135 personnes éliminées par le SDECE en 1960

135 personnes éliminées par le SDECE en 1960.

Le service action du SDECE (contre-espionnage français, ex-DGSE) a tué, sur ordre, plusieurs centaines de personnes en France, en Europe et en Afrique du Nord pendant la guerre d'Algérie entre 1958 et 1961, a révélé, à l'AFP, Constantin Melnik, qui supervisait, à l'époque, l'action des services secrets et de renseignements du premier ministre Michel Debré. Dans l'avant-propos de son ouvrage «la Mort était leur mission», roman de fiction qui vient de paraître aux éditions Plon, Constantin Melnik écrit qu'au «cours de la seule année 1960, 135 personnes ont été envoyées ad patres au cours d'«opérations homo» (pour homicides) du service action du SDECE. Six bateaux ont été coulés et deux avions détruits».

Durant trois ans et trois mois, de janvier 1959 à avril 1962, Constantin Melnik, alors âgé d'une trentaine d'années, a été l'observateur privilégié de cette période depuis son bureau de Matignon, dont dépendait alors le SDECE (Service de documentation extérieure et de contre-espionnage). Précisant qu'il «assume» l'avant-propos et la postface de son livre - où certains noms de personnalités ou d'exécutants ont été changés - il raconte la guerre menée par le service action contre les trafiquants d'armes destinées au FLN en Suisse et en Allemagne et la traque meurtrière contre les dirigeants des mouvements nationalistes algériens en France ou en Afrique du Nord.

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Sujet / Message Re: Service de documentation extérieure et de contre-espionnage français

Message par Syfou le Mer 18 Aoû - 23:58


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Sujet / Message Re: Service de documentation extérieure et de contre-espionnage français

Message par Syfou le Lun 30 Aoû - 1:27

Groupe de renseignements et d'exploitation

Le Groupe de renseignements et d'exploitation (GRE) est un service spécial créé par les services secrets français en 1957 pendant la guerre d'Algérie, chargé de rechercher des renseignements et de détruire les cellules que le FLN créait dans Alger.

Organisation

Le GRE comprend trois secteurs :

1 - le service renseignements avec soixante-dix agents;

2 - le service d'exploitation;

3 - le service organisation des populations dirigé par le capitaine Allain. Ce dernier secteur est à l'origine des opérations du type « bleuite ».


Avec l'accord du colonel Godard, le capitaine Léger agent du SDECE décide de mettre sur pied une structure originale qu'il baptise Groupe de renseignements et d'exploitation (GRE), dont le but consiste à pénétrer l'organigramme de la Zone Autonome d'Alger (ZAA) pour mieux la détruire. À ses côtés deux adjoints anciens d'Indochine : le sergent-chef Barjoux et le Kabyle Abdelaziz Abdelhami surnommé Surcouf, assistés de Hacène Guendriche, alias Zerrouk, retourné (ex chef de la région 3 de la ZAA et ami de Yacef Saadi), Farès, Alilou, Boutanna et Bob.

Le PC du GRE se trouvait au palais Bruce, 21 rue Émile Maupas dans la basse Casbah, siège du sacteur Alger Sahel où le colonel Godard coordonnait l'action des parachutistes engagés dans la bataille d'Alger.

Au début il dispose que de très maigres moyens matériels, il recrute dans la quasi-clandestinité ses « employés », main-d'œuvre permanente ou agents, ces derniers des deux sexes, parmi les volontaires mais surtout parmi le « repentis » de l'organisation FLN. Ses relations amicales avec les officiers de renseignements des régiments parachutistes et la direction du camp d'internement de Beni Messous lui fournissent progressivement le personnel nécessaire à son projet. Il habille de bleus de mécaniciens certains de ses hommes qui ne sont ni militaires réguliers ni même supplétifs, ce sont seulement des volontaires à sa discrétion. Ils l'accompagne dans divers missions, participant à visage découvert aux actions entreprise. très vite ils vont devenir pour la population musulmane les « bleus de chauffe » ou simplement les « bleus », craint par ceux du FLN. La première préoccupation du chef du GRE est d'infiltrer un ou plusieurs de ses agents dans l'organisation clandestine de l'adversaire. La détermination et l'astuce d'une de ses premières recrue féminines lui permettent de réussir rapidement cette opération délicate qui aboutit à la récupération d'armes destinées aux terroristes, saisies dans une cache de la banlieue d'Alger.

Opérations connues
La bataille d'Alger


Cependant, au début de juin 1957, sous la direction de Yacef Saadi, responsable FLN de la Zone Autonome d'Alger (ZAA), le terrorisme réaparait en force dans l'agglomération. Aux arrêts d'autobus de la rue Lelluch, des lampadaires piégés explosent dans les files d'attente, le drame se reproduit quelques jours plus tard au casino de la Corniche. Les victimes sont des civils parmi lesquels beaucoup de femmes et d'enfants. En accord avec Trinquier devenu son adjoint, il fait confiance à l'imaginatif capitaine Léger. Ce dernier va s'en prendre à la Casbah dont on sait qu'elle est le fief FLN et le siège de Zone Autonome d'Alger.(ZAA) dirigée par Yacef Saadi et son lieutenant Ali la Pointe.

En juillet, Léger et ses « bleus » interceptent des nouvelles livraisons d'armes, mais surtout, ils mettent la main sur Allilou, principal agent de liaison de Yacef Saadi, il est « retourné », Allilou ensuite incorporé au GRE. En août les « bleus » s'attaquent aux groupes de choc qui tiennent la Casbah. Après un véritable combat, Si mourad et Ramel, respectivement, l'un responsable politico-militaire de la ZAA et l'autre chef du réseau bombes, sont tués au 5, rue de l'impasse St Vincent de Paul. L'infiltration dans le réseau de courriers de Yacef Saadi permet la localisation de ce dernier, qui est capturé le 23 septembre, au 3, rue Caton. Abderrahmane Benhamida, le commissaire politique de la Casbah, tombe aux mains des « bleus » en octobre. puis c'est l'exécuteur du FLN, Ali la Pointe qui, cerné avec ses complices au 5 rue des Abdérames, son refuge fut dynamitée par les parachutistes de la 10è DP, l'énorme explosion tua également 17 civils du voisinage dont 4 fillettes de quatre et cinq ans.

Crise de mai 1958

Lors des évènements consécutifs du 13 mai 1958, le GRE dont l'effectif s'est accru, comptant près de 300 Algériens, hommes et femmes activement ralliés à la cause l'Algérie française, va jouer un rôle important dans les manifestations de fraternisation qui vont amener la population de la Casbah sur le forum d'Alger. Non seulement le terrorisme a été totalement éradiqué dans Alger, mais toute l'implantation du FLN a, pour le moment, disparu de l'agglomération.

L'action du GRE contre le FLN va donc se poursuivre à l'extérieur de la capitale.

Infiltration de la Wilaya III du colonel Amirouche

Depuis un certain temps Tadjer Zohra dit « Rosa » une militante FLN âgée de dix-huit ans arrêtée par le GRE, propose avec insistance ses services au capitaine Léger. Son ralliement et son empressement paraissent suspects, durant son interrogatoire Léger va faire croire à la jeune fille qu'il avait des agents infiltrés jusque dans les cadre des maquis, au cours de ces séances d'intoxications il arrivait au capitaine de s'absenter quelques instants, laissant trainer sur son bureau des fausses listes marquées du tampon SECRET émanat soi-disant de responsables FLN ayant tourné casque et devenus correspondants ou même, agents du GRE etc... Rosa pouvait y lire les noms des « informateurs » du capitaine. Effarée elle reconnut ceux des principaux chefs de la de la zone 1 en wilaya III ! Il fallait à toute force prévenir le maquis du complot qui se tramait ! Léger lui en laissa le loisir en la libérant définitivement et comme l'avait prévu, elle disparut.... A son arrivée au maquis de la wilaya III, dirigée par le redoutable colonel Amirouche, Rosa est immédiatement suspectée. Elle se défend en produisant les « preuves » de la trahison de militants et surtout des responsables FLN en contact avec le GRE, elle considérée malgré tout comme un agent des Français, questionnée, torturée en conséquence. Elle avoue tout ce que ses tourmenteurs souhaitent entendre, quitte en rajouter. Sa confession qui n'avait rien avoir avec la réalité, ne devait trouver un terme qu'avec son exécution. Les interrogations des faux agents dénoncés par Rosa déclenchent un effet boule de neige imprévisible : d'abord dans la wilaya III du colonel Amirouche et se répercutera ensuite dans les wilayas voisines.

En définitive, cette ultime opération d'intoxication aura des répercussions qui vont dépasser et de loin, tout ce qu'ont on aurait pu prévoir... Un véritable virus de suspicion (qu'on baptisera plus tard la « bleuite », par allusion au « bleu de chauffe »). Les arrestations, les dénonciations se multiplient en quelques mois. Les interrogatoires sont si violent que dans beaucoup de cas les rapport officiels de la wilaya III signaleront une moyenne de six suspects sur dix « décédés en cours d'interrogation ». À ce régime, les suspects racontent n'importe quoi et Amirouche se sent renforcé dans son espionnite.

Les estimations concernant le nombre des liquidations varient entre 2 000 et 6 000 morts. Dans sa circulaire, Amirouche précise que les traitres sont surtout des personnes instruites, intellectuels, étudiants, collégiens, médecins et enseignants.

Wikipedia

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Sujet / Message Re: Service de documentation extérieure et de contre-espionnage français

Message par Syfou le Jeu 2 Sep - 2:40

De Gaulle, les services secrets et l’Algérie

De Constantin Melnik

Nouveau monde édition, 10/06/2010 ISSN 9782847364996


Présentation de l'éditeur
Le général de Gaulle a-t-il utilisé avec « intelligence » les services secrets français, après son retour au pouvoir en 1958 ? La guerre d’Algérie aurait-elle pu être abrégée ? Le terrorisme de l’OAS aurait-il pu être neutralisé à temps ?

Un acteur capital a suivi au quotidien cette tragédie. Conseiller pour la sécurité et le renseignement à Matignon de 1959 à 1962, Constantin Melnik était au c¦ur du secret d’État, désigné par la presse de cette époque comme « un des hommes les plus influents de France ». Auteur de plusieurs récits romancés, il tombe aujourd’hui le masque, pour livrer toute sa vérité. Il raconte les exploits du SDECE infiltrant le FLN, les écoutes téléphoniques du président tunisien Bourguiba, les opérations du service « action », mais aussi l’ouverture de négociations secrètes avec le FLN, bien avant les accords d’Évian.

Gaulliste de raison, « débarqué » sans ménagement ni parachute en 1962, Constantin Melnik s’exprime sans langue de bois sur les ineffables « compagnons » du Général, un entourage qu’il décrit avec férocité comme versant, en temps de crise, dans la tragi-comédie.

Mal entouré, dédaignant l’apport des « services », l’ancien chef de la France libre aurait-il, en fin de compte, échoué en Algérie ? L’issue tardive du conflit algérien est-elle la face sombre du lumineux 18 juin ?

Le témoignage de Constantin Melnik est pour la première fois soumis à la critique d’historiens, qui ont confronté son récit aux archives de Michel Debré (Olivier Forcade) et qui l’interrogent sans complaisance en s’appuyant sur des travaux universitaires récents (Sébastien Laurent). Jugement impitoyable sur le pouvoir en France, De Gaulle, les services secrets et l’Algérie est un ouvrage novateur, tant par sa forme historique que par son contenu abrasif.


http://.bibliosurf.com

Télécharger le livre numérique:

http://bibliosurf.epagine.fr/detail.php?ean=9782847365504

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Sujet / Message Re: Service de documentation extérieure et de contre-espionnage français

Message par Sphinx le Jeu 30 Sep - 22:34

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Sujet / Message Re: Service de documentation extérieure et de contre-espionnage français

Message par Sphinx le Jeu 30 Sep - 22:41


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Sujet / Message Re: Service de documentation extérieure et de contre-espionnage français

Message par Sphinx le Jeu 30 Sep - 22:46


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Sujet / Message Re: Service de documentation extérieure et de contre-espionnage français

Message par Sphinx le Jeu 30 Sep - 22:57


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Sujet / Message Re: Service de documentation extérieure et de contre-espionnage français

Message par Sphinx le Jeu 30 Sep - 23:02


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Sujet / Message Re: Service de documentation extérieure et de contre-espionnage français

Message par Sphinx le Jeu 30 Sep - 23:09


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Sujet / Message Re: Service de documentation extérieure et de contre-espionnage français

Message par Sphinx le Jeu 30 Sep - 23:15


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Sujet / Message Re: Service de documentation extérieure et de contre-espionnage français

Message par Sphinx le Jeu 30 Sep - 23:19


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Sujet / Message Re: Service de documentation extérieure et de contre-espionnage français

Message par Sphinx le Jeu 30 Sep - 23:27


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Sujet / Message Re: Service de documentation extérieure et de contre-espionnage français

Message par Sphinx le Jeu 30 Sep - 23:35


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Sujet / Message Re: Service de documentation extérieure et de contre-espionnage français

Message par yaniben le Dim 14 Nov - 15:46

Que de belles photos très précieuses...

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Sujet / Message Re: Service de documentation extérieure et de contre-espionnage français

Message par Sphinx le Mar 15 Fév - 23:51

Histoire des services français durant la guerre d'Algerie



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Sujet / Message Re: Service de documentation extérieure et de contre-espionnage français

Message par Sphinx le Mar 15 Fév - 23:56


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Sujet / Message Re: Service de documentation extérieure et de contre-espionnage français

Message par Sphinx le Mar 15 Fév - 23:59


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Sujet / Message Re: Service de documentation extérieure et de contre-espionnage français

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