Bienvenue sur le forum non officiel de l'Etoile Nord-Africaine;

Afin de profiter pleinement de certains sujets sur le forum, merci de vous identifier si vous êtes déjà membre ou de rejoindre notre espace si vous ne l'êtes pas encore.

Sexe Pouvoir et Argent:Maroc 120px-10

http://www.intervalle-dz.com/
Sondage
Derniers sujets
» nouvelle grille de lecture du monde
Sexe Pouvoir et Argent:Maroc EmptyMer 13 Mar - 20:42 par ZIGHOUD15

» Wilaya 5 historique en Oranies ( 1954/1962 )
Sexe Pouvoir et Argent:Maroc EmptySam 6 Oct - 19:16 par Sphinx

» dépenses militaires mondiales
Sexe Pouvoir et Argent:Maroc EmptyDim 6 Mai - 16:38 par ZIGHOUD15

» algerian barkhane la citadelle
Sexe Pouvoir et Argent:Maroc EmptyVen 27 Avr - 16:27 par ZIGHOUD15

» cabale
Sexe Pouvoir et Argent:Maroc EmptyMer 25 Avr - 16:06 par ZIGHOUD15

» Département du Renseignement et de la Sécurité (DRS)
Sexe Pouvoir et Argent:Maroc EmptySam 20 Jan - 16:30 par ZIGHOUD15

» L'emir Abdelkader et le monde antique ....
Sexe Pouvoir et Argent:Maroc EmptyLun 4 Déc - 20:26 par Sphinx

» Abd-el-Qadir al-Djazaïri : naissance ,vie et mort ...
Sexe Pouvoir et Argent:Maroc EmptyMar 28 Nov - 22:07 par Sphinx

» BRICS
Sexe Pouvoir et Argent:Maroc EmptyMar 14 Nov - 9:42 par ZIGHOUD15

» LA MATRICE DU TERRORISME
Sexe Pouvoir et Argent:Maroc EmptyLun 30 Oct - 15:49 par ZIGHOUD15

» La science du transhumanisme
Sexe Pouvoir et Argent:Maroc EmptyJeu 19 Oct - 12:43 par ZIGHOUD15

» la guerre de syrie
Sexe Pouvoir et Argent:Maroc EmptyJeu 12 Oct - 10:38 par ZIGHOUD15

» la chine nouveau joueur en afrique
Sexe Pouvoir et Argent:Maroc EmptySam 30 Sep - 21:16 par ZIGHOUD15

» Médias- Mensonges et Manipulation de l'information
Sexe Pouvoir et Argent:Maroc EmptyMer 20 Sep - 14:23 par ZIGHOUD15

» Les exercices militaires russo-biélorusse
Sexe Pouvoir et Argent:Maroc EmptyLun 18 Sep - 14:22 par ZIGHOUD15

» l'inde nouveau joueur ?
Sexe Pouvoir et Argent:Maroc EmptyJeu 14 Sep - 12:50 par ZIGHOUD15

» Birmanie
Sexe Pouvoir et Argent:Maroc EmptyMar 12 Sep - 16:46 par ZIGHOUD15

» divulgation ET sommes nous prets ?
Sexe Pouvoir et Argent:Maroc EmptyMer 30 Aoû - 15:23 par ZIGHOUD15

» la lachété comme le courage seraient hereditaires
Sexe Pouvoir et Argent:Maroc EmptyMar 22 Aoû - 10:08 par ZIGHOUD15

» Le Pentagone fait son deuil du « Nouveau Siècle américain »
Sexe Pouvoir et Argent:Maroc EmptyLun 21 Aoû - 19:05 par ZIGHOUD15

» le mouton de l'aid
Sexe Pouvoir et Argent:Maroc EmptyDim 20 Aoû - 10:32 par ZIGHOUD15

» Le captagon vient au secours des manifestants vénézuéliens
Sexe Pouvoir et Argent:Maroc EmptyLun 14 Aoû - 16:56 par ZIGHOUD15

» Le franc CFA, arme de destruction massive contre le développement africain
Sexe Pouvoir et Argent:Maroc EmptyLun 14 Aoû - 16:12 par ZIGHOUD15

Galerie


Sexe Pouvoir et Argent:Maroc Empty
Mai 2019
DimLunMarMerJeuVenSam
   1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031 

Calendrier Calendrier

Connexion

Récupérer mon mot de passe

Sexe Pouvoir et Argent:Maroc

Aller en bas

Sujet / Message Sexe Pouvoir et Argent:Maroc

Message par Sphinx le Jeu 6 Oct - 23:05

Le business du sexe

Au-delà du phénomène de société, la prostitution génère de l’argent. Où va-t-il prioritairement ? Qui en profite le plus ? Des questions auxquelles nous essayons de répondre à travers une série de reportages dans tout le Royaume.

par Younès Alami, Amine Rahmouni, Yassine Zizi, Nadia Hachimi Alaoui, aurore D’haeyer & Fahd Iraqi

« Les causes de la prostitution sont des causes économiques. Des mesures gouvernementales, sur le plan national et international, dirigées contre la pauvreté, la misère, les salaires insuffisants, le chômage, la faim et des taux démographiques trop élevés doivent leur être opposés ». Ces lignes ont été écrites en 1950. A l’époque, deux médecins français, Jean Mathieu et P. Maury, se sont vu confier une étude sur le quartier « réservé de Bousbir à Casablanca », ville close née de la volonté des autorités en 1914 de regrouper dans des ruelles faciles à surveiller un certain nombre de prostituées « pour des raisons d’hygiène, de contrôle et de sécurité ». Plaidoyer pour la fermeture des quartiers réservés (ce que feront les autorités en 1953), « La prostitution dans le Maroc colonial », seule étude sociologique jusqu’à ce jour sur la question, aborde la prostitution comme un fait économique. Il y a 50 ans, le business du sexe était conditionné uniquement par la misère. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Pas de chiffres disponibles

Aucune étude, aucune statistique officielle, un simple constat livré par la Brigade des Mœurs au bimensuel « Police magazine » : « Le nombre de prostituées est un nombre croissant. C’est un phénomène qui touche aujourd’hui toutes les catégories sociales, et qui n’est plus lié à la misère ». Après un léger recul au lendemain du 16 mai, explique-t-on et ce, pour des raisons purement sécuritaires, le « marché » a repris et est en pleine expansion. Rien d’étonnant, explique l’anthropologue Chakib Guessous : « C’est un marché où il y a une offre et une demande généreuse. La demande est là pour plusieurs raisons et surtout parce que l’environnement social ne permet pas de relations en dehors du mariage.

Quant à la générosité de l’offre, elle s’explique aussi par le fait que la prostitution, souvent occasionnelle, est aussi une manière d’arrondir ses revenus ». En 2004, au Maroc, le business du sexe est florissant. Et les gains débordent largement des poches de certaines « ouvrières du sexe » (une minorité cependant). Dans l’axe Casablanca-Rabat, la prostitution a donné un nouveau souffle au marché du luxe. La société de consommation est en train de façonner le plus vieux métier du monde. Bijoux, appartements de haut standing, trouve facilement acquéreurs. Les prostituées qui ont fait fortune dans les pays du Golfe paient cash et sans sourciller des sommes faramineuses pour blanchir leur argent. Dans les petites villes comme Meknès, 7 clients qui paient plein tarif pour leur chambre correspondent en terme de chiffre d’affaires à un car de touristes formule « tour operator ». La tentation est donc grande de fermer les yeux sur ce fléau qui touche l’ensemble des villes marocaines.

Le rural n’est pas épargné et beaucoup de familles vivent grâce aux revenus de la prostitution qui tend à remplacer l’immigration des années 60 en Europe. Chaque région a ses particularités, ses avantages comparatifs, ses modus operandi mais le constat est général : la prostitution explose au Maroc.

Les secteurs d’activités qui profitent de la prostitution

Ils recoivent les filles de la nuit qui viennent se restaurer aux aurores avec leurs clients. Un certain nombre de snacks ont mis en place un système de rabattage par videurs de boîte de nuit interposés. Ces derniers imposent aux filles (sinon elles ne mettent plus les pieds dans les boîtes où ils exercent) le passage par un snack avec qui ils sont en combine. La fille surconsomme (c’est son client qui paie) et le videur vient récupérer sa dîme à la fin de la soirée.

A casablanca, un chauffeur de taxi reverse , chaque jour, 250 dirhams au propriétaire de l’agrément. Au-delà de cet somme forfaitaire, les frais d’essence sont à sa charge. Du coup, certains chauffeurs qui travaillent de nuit ont décidé d’expérimenter un système de « prestation particulière » envers les prostituées. Chaperon, protecteur et chauffeur, ils louent leurs services pour 500 dirhams à une fille de la nuit pour garantir un revenu décent. Le gain économique se situe au niveau du carburant. Le chauffeur attend la fille et ne consomme pas, en déambulant dans la ville, l’essence qui grêve son chiffre d’affaires.

Créneau très prisé chez la prostituée, les bijoux sont considérés comme des valeurs sûres de placements. Les bijoutiers rencontrés le reconnaissent à demi-mots, mais ils demeurent parmi les premiers récipiendaires de la manne de cadeaux offerts, surtout par les étrangers fortunés, à leurs compagnes du moment. Les choix se portent sur deux produits particuliers : l’inamovible « m’dama », ou ceinture en or, et, pour les plus riches, les montres et parures de marque internationale. Ces dernières ont la cote, car facilement et très vite revendables sur un marché parallèle.

Gynécologie
1500 Dh l’avortement

Malgré l’interdiction formelle par la loi de procéder aux avortements, certains gynécologues font actuellement le tiers de leurs chiffres d’affaires en praticant à ces interventions. La peur du Sida et des MST ont cependant et heureusement fait reculer le nombre de prestations. A 1500 dirhams minimum l’avortement, certains, notamment à Casablanca, ne faisaient plus que cette prestation.

Banque
Un segment lucratif

Bien que la plupart des « paiements » faits aux prostituées se fassent en argent liquide, de nombreux transferts de fonds, via le système bancaire, concernent directement les circuits de la prostitution. Ainsi, selon des estimations faites à partir des chiffres compilés par l’Office des Changes, la part des mises à disposition en devises étrangères pour des bénéficiaires non bancarisés représente en volume plus du tiers des virements reçus sans transaction commerciale sous-jacente. Des banques ayant un réseau dans les pays du Golfe monopolisent ce « marché » lucratif pour lequel les commissions de change sont élevées et la clientèle captive. Les officines de transfert d’argent rapide, qui ciblent traditionnellement les MRE, constatent le même phénomène. Par ailleurs, les dépôts rémunérés de particuliers sans profession, ni compte courant déclaré auprès des banques commerciales ou d’organismes de gestion de portefeuilles constituent le choix privilégié des prostituées « prévoyantes ».

Prêt-à-porter/Cosmétiques
Primordial

Bien plus qu’un luxe, les vêtements et les cosmétiques sont un outil de travail indispensable de la prostituée qui y consacre une part importante de ses revenus. Le genre et le budget diffèrent selon l’âge de la cliente. Plus elle sera jeune, plus sa priorité ira aux vêtements sexy, généralement pas chers, vite obsolètes. Un peu plus âgée, ce sont les cosmétiques, des produits de marques coûteux et offerts par les clients fortunés, qui auront sa préférence. Des colifichets de moins en moins accessibles avec le temps, lorsque les rentrées se font de moins en moins conséquentes.

Immobilier
Pour les vieux jours

Une fois un pécule ramassé, l’immobilier se profile comme un placement intéressant pour la péripatéticienne, en particulier pour celle qui exerce dans les pays du Golfe. Cela va du logement social, généralement acquis pour les membres de la famille, à l’appartement haut de gamme choisi dans le triangle d’or de Casablanca, à 10 000 Dh/M2. Souvent achetés cash, ils font partie, selon un agent immobilier, des 50 000 appartements de la métropole fermés toute l’année. Et pour cause, leurs propriétaires les acquièrent avant de s’en aller travailler à l’étranger. Une sorte de retraite pour les vieux jours.

Automobile
Payée cash

La conclusion de ce responsable commercial d’une grande firme automobile est sans équivoque : « Auparavant, le leasing représentait une grande part de nos ventes. Aujourd’hui, il ne dépasse pas les 50% de nos écoulements. Au début, nous étions sceptiques lorsque nous voyions débarquer une jeune femme au magasin. Maintenant, il n’est pas étonnant de la voir débarquer avec un gros chèque ou du liquide dans un sac, pour acquérir parmi nos plus belles voitures. Nous imaginons très bien d’où proviennent ces liquidités, mais ça ne nous regarde pas. Du moment qu’elles achètent ».

Meknès.« Mieux qu’un car d’Allemands »

Dans un grand hôtel de Meknès. Il n’est que 17h00 et le bar est presque vide. Le groupe de touristes arrivé la veille est parti ce matin pour une visite impériale et ne rentrera que le soir. Mais cela n’a aucune importance, vu qu’il ne fera pas de détour par le bar. « Le tourisme moderne, constate ce portier, consiste à recevoir un groupe d’Allemands qui ont payé 300 euros (environ 3.500 Dh) pour passer une semaine au Maroc.

Alors, la consommation au bar et les pourboires, vous pouvez toujours rêver ». Au fond de la salle, une table est occupée par quatre personnes. Deux quinquagénaires, style hommes d’affaires et deux filles dont la plus âgée n’a peut-être pas encore atteint ses 18 ans. Visiblement, elles sont gênées. Elles hésitent à choisir une boisson, leurs gestes sont maladroits et elles n’arrêtent pas de regarder en direction de l’entrée.

Deux nouvelles, dira plus tard le serveur. « Deux viandes fraîches », poétisera un habitué des boîtes de nuit de la ville, « qui remplaceront deux poubelles en fin de carrière. Que voulez-vous, c’est comme ça que ça tourne, c’est la vie, une série en remplace une autre ». Le serveur les voit pour la première fois et déjà, il lance le pari que dans quelques semaines, elles deviendront des assidues du night-club de l’hôtel.

Le night-club, 1h00 du matin. Les touristes dorment déjà depuis plusieurs heures. Une quinzaine de filles et à peu près deux fois plus de mâles. Des couples se sont déjà formés et sur chaque table une bouteille d’alcool est posée. Celles qui n’ont pas encore trouvé leur proie sont au bar ou attablées, une bière ou un verre à la main. De toutes façons, dès qu’elles tomberont sur leur « client », l’addition sera pour lui, en plus de la bouteille qu’il aura commandée. « C’est malheureux à dire », explique ce barman, « mais c’est le seul truc qui permet à l’hôtel de ne pas fermer ». Et lorsqu’on lui parle des groupes de touristes qui y séjournent régulièrement, il a un haussement d’épaules : « Tu les vois où, les touristes ? Ils ne descendent jamais ici. De temps en temps, il y en a qui viennent pour danser un tango, mais comme il n’y en a pas, ils se contentent de boire un verre et remontent vite dans leur chambre. Pour le pourboire, ils pensent que c’est compris dans le billet d’avion... ».

A Meknès, la prostitution fait tourner l’hôtellerie. Une fille qui se rend à la boîte de nuit de l’établissement doit souvent montrer patte blanche à l’entrée. La patte blanche ici se résume à un billet de 50 Dh glissé discrètement au videur. A l’intérieur, et en attendant de trouver « son homme », elle doit consommer au risque d’être taxée de mauvaise cliente et de ne plus y remettre les pieds. Le client, pour épater la galerie ou tout simplement parce qu’il a les moyens, commande une bouteille. Entre 1 000 et 1 200 Dh selon la catégorie de l’hôtel. Tard dans la nuit, ou très tôt au petit matin, il ne pense plus qu’à une seule chose : conclure, et il n’hésite pas à prendre une chambre que l’hôtel à la gentillesse de mettre à sa disposition au plein tarif. Entre 600 et 1 000 DH, selon la catégorie de l’hôtel. En quittant la boîte, il laissera un bon petit pourboire et montera directement dans la chambre, suivi par la fille avec qui il se sera déjà mis d’accord sur le tarif. Entre 500 et 1.500 Dh, selon la catégorie de la fille.

Le lendemain, très tard dans la matinée, alors que les touristes sont déjà partis pour découvrir un nouveau site, la fille quitte la chambre. Elle laissera un peu d’argent à la femme de ménage qu’elle connaît depuis longtemps, elle en laissera aussi au portier du jour et au taxi qui la ramène chez elle, elle lui glissera sûrement un billet sans demander sa monnaie. En fin d’après-midi, elle fera un saut au grand magasin où elle a ses habitudes. Il y a deux jours, elle y est passée et elle a vu une jupe qui l’a rendue dingue.

C’est un portier qui aura la meilleure réflexion : « Sept clients qui vont en boîte et qui montent une fille dans une chambre valent mieux qu’un car pleind’Allemands ».

A Casa, tout le monde en profite

Du Twin Center au Maârif en passant par le « Triangle d’or », un certain nombre de professionnels et de secteurs d’activité profitent de la manne de la prostitution.

« Depuis qu’il y a le Sida, les choses ne sont plus comme avant. Il y a à peine cinq ans, les deux -tiers des avortements concernaient des prostituées. Aujourd’hui, c’est un acte sur trois », affirme, mi-dépité mi-cynique, ce gynécologue casablancais. A raison de 1500 dirhams l’acte médical, ils sont beaucoup à avoir largement gagné leur vie sur l’inconscience des dames de nuit.

Plus que la peur des MST ou du Sida, c’est la somme décaissée brutalement pour un avortement et la semaine de « repos forcé » nécessaire après l’intervention qui sont les véritables déclencheurs de l’utilisation du préservatif pour les prostituées, un risque du métier qu’elles ne veulent plus prendre. Et pour cause, la profession nécessite des frais conséquents en colifichets et autres vêtements d’apparats, véritable « identité » marketing de la péripatéticienne.

Les twins symboles

A Casablanca, le haut lieu du shopping professionnel, est le Maârif et ses tours phalliques du Twin center. « Dans les pays du Golfe, tout le monde vous parle des Twins avec un air entendu car un certain nombre de leurs ressortissants s’y sont allégrement fait plumer, mais aussi parce l’endroit est vite devenu un point de chute important de jeunes filles en quête de clients fortunés », souligne cet horloger de la célèbre galerie commerciale. « Dans ma gamme de prix (moyen), je préfère ne pas les avoir comme clientes car elles font fuir les familles. La femme aura peur pour son mari et vice-versa », ajoute-t-il. Ce négociant est bien le seul à avoir des a priori commerciaux sur les prostituées. Dans le même centre commercial, le gérant d’une bijouterie haut de gamme concède que « leurs acquisitions mettent du beurre dans les épinards, c’est pourquoi elles sont traitées comme des clientes normales ». Car un bijou ou une montre signée peuvent se revendre plus facilement et sans trop perdre d’argent par rapport au prix initial.

Une montre à 40 000 dirhams se négocie au marché noir pour un peu plus de 30 000 dirhams. « Généralement, elles repèrent l’objet et quelques jours plus tard, elles reviennent avec le généreux donateur », affirme-t-il. Sinon, plus prosaïquement, leur choix se dirige naturellement vers la traditionnelle ceinture en or, un acte atavique connu pour être un placement sans risques, la « m’dama » étant facilement revendable plus tard en cas de coup dur.

De bonnes clientes

A la galerie Benomar, c’est un secret de polichinelle que les dames de nuit font vivre le commerce : « La concurrence est féroce et nous les considérons comme de bonnes clientes », souligne ce commerçant qui vend du prêt-à-porter classique.

« Elles sont souvent accompagnées d’étrangers qui ne marchandent pas, et achètent de tout : du classique, du sexy surtout », ajoute t-il. Y a-t-il une tendance à la surfacturation dans ces cas là ? « Pas du tout. Une cliente satisfaite peut ramener ses collègues qui souhaitent acquérir le même article. Le vêtement est un outil de travail dont l’importance est primordiale. Nous avons donc tendance à privilégier de bonnes relations commerciales car elles sont de bonnes clientes », rassure-t-il. Comment les reconnaît-il ? « La présence d’un étranger, des clins d’œil appuyés au moment de payer... des petits signes qui ne trompent pas. Mais ce n’est pas pour me déplaire », concède ce bijoutier situé dans la même galerie. Visiblement gêné par la présence de son fils, il annoncera avec un petit sourire une fréquentation plutôt rare des prostituées à son échoppe, qui ne « dépasse pas les 1 pour 1000 ».

Mais personne n’est dupe, les bijouteries vivent très bien grâce aux acquisitions des prostituées et de celles qu’elles appellent « victimes », ou plus poétiquement haouli (référence panurgienne).

C’est ce que concède douloureusement la manager de cette boutique de cosmétiques pour femmes au centre commercial des twins. « 60% de nos clients sont des hommes, qui achètent généralement pour des femmes, parfois la leur mais aussi leurs petites amies (rires). Pourtant, nous avons autant de clients VIP hommes que femmes (50-50) », une manière comme une autre de laisser entendre qu’il y a une grosse tranche de filles de petites vertus qui sont aussi d’excellentes consommatrices.

Le boom de l’immobilier

Si les bijoux et les vêtements de luxe demeurent parmi les placements favoris des prostituées, une autre niche jouit de plus en plus de leurs faveurs, celle de l’immobilier. Le phénomène concerne surtout les pratiquantes dans les pays du Golfe. Ce banquier d’affaires casablancais a un avis tranché sur la question : « Ces femmes, souvent jeunes et belles, n’investissent pas en bourse ou dans tout autre registre financier, pour la simple raison qu’elles n’en ont pas la culture, seulement les moyens. Elles disposent de cash important sont très liquides mais ne veulent prendre aucun risque. Elles se tournent souvent vers l’immobilier, un placement jugé sûr ». Dans ce cas, deux solutions s’offrent à elles. Tout d’abord, les appartements de luxe dans les quartiers prestigieux de la métropole.

500 000 DH pour une voiture

Le banquier explique : « Elles sont des clientes privilégiées car elles payent rubis sur l’ongle et ne discutent généralement pas ou très peu les prix. Souvent accompagnées de leurs mères lors des visites, payer cher, même plus que de raison, dans un quartier prestigieux, est un moyen de montrer qu’elles ont réussi et n’ont rien à envier aux autres qui ont un métier "normal". C’est l’une des raisons pour lequelles le prix du mètre carré est devenu inabordable dans le triangle d’or casablancais (10 à 12 000 Dh). Les promoteurs savent qu’ils n’auront aucun mal à fourguer leurs produits et, payés en cash, pourront déclarer le montant qu’ils veulent aux impôts. La rumeur dit qu’il y a plus de 50 000 appartements vides à Casa. Je pense qu’une grande partie appartient aux prostituées, qui les achètent, les ferment, retournent gagner leur vie dans les pays du Golfe, avec un point de chute dans leur ville natale ».

La seconde solution vient de l’habitat social, où une manne importante de la prostitution trouve refuge. Selon un agent immobilier, ce n’est, pour elles, pas un investissement, mais un moyen de calmer les esprits dans leur propre famille. « Souvent, elles cherchent à en acquérir deux ou trois d’un coup, pour leurs frères qui vivent difficilement les lazzis de l’environnement social face au "métier" de la sœur, exilée dans le Golfe. L’achat s’assimile alors à un cadeau doublé d’un moyen de quitter un lieu, le quartier, devenu hostile ».

Enfin, dernier point de chute important de la manne issue de la prostitution, l’automobile. De luxe s’entend. Bien que le produit soit un signe extérieur de richesse ostentatoire, on n’hésite plus à mettre 500 000 Dh ou plus dans un véhicule, un phénomène non dénué d’anecdotes significatives.

« Au paravant, nos voitures les plus chères étaient surtout destinées aux catégories socioprofessionnelles élevées, souvent des hommes d’un certain âge. Depuis trois ou quatre ans, la tendance s’est inversée. Ce sont de plus en plus des jeunes femmes qui viennent effectuer les plus gros achats, souvent accompagnées d’hommes mûrs et étrangers, des femmes que l’on toisait avec condescendance au début, que l’on traite beaucoup mieux maintenant », affirme ce responsable commercial d’une grande marque automobile de la place casablancaise. Là encore, les achats se font cash, « souvent des 4x4 », renvoyant le leasing à une pratique d’un autre âge.

Le business « friendly » de Marrakech

Sexe Pouvoir et Argent:Maroc Marrak10

Intense bleu du ciel. Ocre rouge des murailles. Vert métallique des palmiers. Marrakech est pétrie de ses contrastes. Contrastes loin de se limiter aux couleurs « flashy ». À deux minutes d’un lieu de culte, la Koutoubia, on se retrouve dans un lieu de débauche, un riad, presque comme tous les autres. Deux Occidentaux vêtus de gandoura sont à l’accueil d’une dizaine de touristes. Un groupe qui passerait inaperçu s’il n’était pas composé exclusivement d’hommes.

Les riads en profitent

« L’endroit est connu pour son ambiance gay, explique un vendeur de cigarettes. Ce n’est pas le seul du genre. Des riads comme celui-ci, il en existe une bonne vingtaine à Marrakech ». Sur les guides homos, des dizaines d’hôtels ou de riads à Marrakech peuvent être recensés. Et il y en a pour toutes les bourses. Le prix de la nuitée peut varier entre 60 et 150 euros.

« Il ne faut pas se leurrer. Beaucoup d’étrangers résidant dans la ville sont des homosexuels. Les plus riches y élisent domicile en rénovant un riad ou en lançant un restaurant. Les plus modestes y viennent juste pour les vacances », nous explique-t-on. Ils viennent soit en couple soit en solo. Tous y trouvent leur compte. Car les « célibataires » peuvent toujours se rabattre sur les homosexuels de la ville. Un fast-food, sis Av. Guéliz est le repère, par excellence, des homos « intéressés ». A une table, un quinquagénaire sirote son café en scrutant tendrement son jeune partenaire. Tee-shirt moulant, coupe de cheveu baroque, ce dernier avale avec indifférence son burger. « Le tarif ici est connu : un menu plus 200 dirhams pour une passe. En haute saison, ça va jusqu’à 300 dirhams », confie une serveuse. Le soir, bars ou boîtes de nuit prennent le relais. « Il n’existe pas d’endroit exclusivement gay. En revanche, il y a des clubs hétéros très fréquentés par les homos », raconte ce barman. Là, c’est tout de même un autre standing...

La sélection est faite par le videur. Car comme pour les filles, le prix des « gars » est proportionnel au prix de la bouteille. « Un beau gosse peut demander jusqu’à 800 dirhams », poursuit le barman. Les moins chanceux des prostitués déambuleront dans les rues espérant croiser les plus excités des touristes. Ce n’est pas pour rien que Marrakech est la troisième destination touristique préférée des gays.

Sexe Pouvoir et Argent:Maroc Ram10

Rabat.Les « étudiantes »

Rabat est une vile qui connaît un essor sans précédent de la prostitution. Traditionnellement épargnée, il ressort du rapport 2004 (parquet de Rabat)que 1.161 personnes impliquées dans 896 affaires (prostitution, proxénétisme et adultère) ont été poursuivies en justice dans la capitale.

Mais la particularité de cette ville reste sans conteste la « prostitution estudiantine » de plus en plus visible, même dans les beaux quartiers. A l’avenue Fal ould Oumeir, espace de shopping bien connu de l’Agdal, elles déambulent en groupes et achètent sans compter dans les boutiques chic de cet espace autrefois réservé aux nantis. « Ces filles ne sont généralement pas originaires de Rabat. Certaines vivent dans la cité universitaire de l’Agdal et comptent sur la prostitution pour sortir de leur univers morose.

C’est plus une échappatoire et un moyen d’arrondir leurs fins de mois qu’une prostitution de survie", souligne cet pbservateur de la vie r’batie. Le boom des studios dans l’Agdal est un autre fait marquant de ce phénomène. « Les prix de location flambent », assure-t-il. Du coup, la prostitution s’étale au quartier de l’Océan où des immeubles entiers sont occupés par des filles de la nuit.

Source:mediterraneas.


La face cachée de la prostitution au Maroc

Les résultats d’une enquête réalisée en janvier 2008 auprès de 500 prostituées viennent de paraître au Maroc. Précocité de l’âge du premier rapport sexuel rémunéré, complicité de la famille, niveau d’études élevé, cette étude infirme de nombreuses idées reçues sur la prostitution et met en lumière une réalité du royaume chérifien souvent tue.
« Les travailleuses du sexe ne forment pas une catégorie homogène », c’est ce que l’enquête de l’Organisation Panafricaine de Lutte contre le Sida au Maroc (OPALS-Maroc) vient de dévoiler. Réalisée en janvier 2008 auprès de 500 prostituées marocaines, dans sept villes du pays, Azrou, Khénifra, Béni Mellal, Meknès, Fès, Agadir et Rabat, cette enquête met en lumière un phénomène peu évoqué au Maroc. Une partie des résultats est tristement prévisible mais beaucoup sont très surprenants.

Lire la suite :

http://www.afrik.com/article15701.html


__
"Quelle est la différence fondamentale entre une femme et un terroriste ? Avec le terroriste on peut négocier"
3

.、スフィンクス、


Spoiler:
Sexe Pouvoir et Argent:Maroc Sphinx10


Sphinx
Sphinx
Adminstrateur
Adminstrateur

Masculin
Nombre de messages : 8037
Age : 33
Emploi/loisirs : Mat
Humeur : Peu importe.
Date d'inscription : 19/12/2008
Localisation : S.B.A

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum