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Sujet / Message Héros de la révolution algérienne

Message par Sphinx le Dim 15 Mar - 12:49

Héros de la révolution algérienne P1000017

« BROUILLES, RECONCILIATIONS ET HAINES »



L’histoire a commencé, au mois mars 1922, lorsque Messali Ben Bahmed, qui n’était pas encore « hadj », fonda à paris l’Etoile Nord africaine. Le destin qui devait mener au 1
er
juillet 1962 était scellé. « L’Etoile Nord africaine » n’était qu’une filiale du Secours Rouge international, et Messali Ben Bahmed, qu’un simple agent communiste .Moscou n’avait encore rien compris au Maghreb, puisqu’il pensait pouvoir convier la tunisie, l’Algérie et le Maroc, à une bataille livrée en commun contre la France.

En quelques années, Messali devait devenir le seul maître du mouvement, et change l’Etoile Rouge en P.P.A.

On a dit que Moscou avait conclu avec lui un marché de dupe.

C’est possible.

Mais il n’est pas possible non plus que Moscou ait compris que mieux valait téléguider les révoltes africaines que les prendre en charge.

Le P.P.A- Parti populaire Algérien – fut dissout en 1939 par Edouard Daladier.

En 1947 , Messali fonde le M.T.L.D. Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques .IL prend alors deux dispositions , qui portent elles à la fois le prétexte de la guerre , l’outil qui servira à la faire , et les rivalités qui déchirent aujourd’hui ceux qui l’ont faite .

Il crée un comité central, concession aux modes occidentales, et une organisation secrète, technique marxiste par excellence, qui suffit à prouver à ceux qui connaissent Messali, qu’un conseiller clandestin l’inspire dans la coulisse.

Mais Messali eut du savoir que dans tout mouvement révolutionnaire, le chef des réseaux secrets d’actions est le futur chef du mouvement. Ce chef crée par Messali, et installé en 1947 à la tête de l’O.S., s’appelait Ahmed Ben Bella.


En 1954, Messali -devenu hadj- est expulsé d’Algérie et interné à niort.

Le comité central, dans lequel dominent Hocine Lahouel et Abderahmane Khiouane, déclare que le vieux chef est désormais incapable de diriger le mouvement. NAIT UN CONFLIT.

Messali est un autocrate. En juillet 1954, il réunit dans un petit cinéma d’hornu, prés de Liège, les membres de la fameuse Fédération de France du F.L.N., et prononce la dissolution du comité central. Hocine Lahouel et Abderrahmane Khiouane répliquent par la réunion à Alger d’un autre congrès du M.T.L.D., qui prononce la déchéance de Méssali hadj et l’affuble du sobriquet péjoratif de Raspoutine.

Alors interviennent les durs de l’O.S. à l’appel de Ben Bella. Ils se déclarent lassés de ces « jeux politiques » et, prenant la révolution à leur compte, fondent le C.R.U.A., sans doute 115 bd St- Michel à paris.

Le C.R.U.A., ou Comité Révolutionnaire d’Unité et d’Action, c’est la chrysalide éphémère du F.L.N.

Les membres se réunissent à BERNE au mois d’Août et déclarent de lancer la guerre le 1er novembre, ils se pareront à cette occasion du titre « chefs historiques de la Révolution algérienne ».

Cette substitution du C.R.U.A. au M.T.L.D., est une nouvelle illustration d’une vielle loi révolutionnaire : ceux qui détiennent la force réelle se révoltent toujours à la fin contre les « politiques ».

Mais ces sortes d’histoires laissent au Maghreb de profonds sillons de RANCUNES.

La plupart des fidèles de Messali se sont ralliés bon gré ou mal gré au F.L.N. Les plus lents à se décider ont été assassinés.

Mais, chez les ralliés, subsiste la mémoire du coup de force de 1954.

Ni Hocine Lahouel ni Abderrahmane Khiouane, qui sont à la base de la rupture avec Messali, n’ont fait carrière au F.L.N., et Ahmed Ben Bella garde certainement rancune à Mohammed Boudiaf de ce qu’en 1954 il prêchait la réconciliation des trois tendances : Messali, comité central, O.S.Enfin, la fédération de Métropole du F .L.N., forte de ses vieilles structures messalistes.

Pense peut-être que le moment est venu de « faire payer 1954 » à Ahmed Ben Bella.


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Sujet / Message Les chefs de la révolution algérienne

Message par Sphinx le Dim 15 Mar - 12:55

L’acte fondamental de la révolte algérienne est le congrès de Berne.


Héros de la révolution algérienne P1000018



Les hommes qui s’y sont réunis sont neuf :

Rabah Bitat, Larbi Ben M’hidi, Belkacem Krim, Hocine Ait Ahmed, Mostefa Benboulaid, Didouch, Ahmed Ben Bella, Mohammed Boudiaf et Mohammed Khider.

A Berne, il est décidé que les « neuf chefs historiques » assumeront en quelque sorte la direction à vie de la révolte qui n’est pas encore lancée.

Il est décidé que rien ne sera fait dans les années qui viennent, sans l’accord des chefs historiques. On insiste .On proclame que « rien ne saurait altérer ce principe intangible », et comme on se doute bien que la guerre va faire surgir des hommes nouveaux, on range d’avance ces inconnus dans l’obéissance de hommes de Berne ; on écrit que :

« Quels que soient les services que pourront rendre dans l’avenir, soit des militants nouveaux, soit des membres du congrès de Berne, ils ne pourront rien décider sans prendre l’avis des autres chefs historiques….. »

La guerre éclate le 1er novembre 1954, lancée dans les Aurès par Mostefa Benboulaid.

Puis au printemps de 1955, Mostefa Benboulaid prend la route de l’ouest, pour rejoindre les politiques dans les places du Caire. Il est capturé quelque part dans les confins algéro-tunisiens.

Amirouche sera tué dans le sud algérois au cours de la même migration.

Emprisonné à Constantine, Mostefa Benboulaid s’évade de la prison ou il est détenu, et rejoint les Aurès ou commence un sanglant règlement de comptes avec ceux qui ont tenté de le supplanter.

Chihani Bachir, l’inverti aux chemise de soie, est exécuté, et Mostefa Benboulaid trouve la mort à son tour en manipulant un poste radio piégé.

Le responsable de sa mort, Adjoul-Adjoul, se réfugie chez les Français, au petit poste de Sidi-Okba.

C’est fini.

Les Aurès ne joueront plus aucun rôle dans la guerre. Les candides se sont indignés, à l’époque, de l’évasion de Mostefa Benboulaid de la prison de Constantine. La preuve a été apportée depuis que ce n’était pas une mauvaise opération .Un officier français, tué depuis, en a, hélas ! Emporter le secret dans sa tombe.

Les premiers mois de la guerre avaient été cruels pour les chefs historiques.

Deux d’entre eux avaient disparu, Mostefa Benboulaid, assassiné par les siens, et Didouch, tué au combat en décembre 1954. Mais la bataille s’étendait au nord constantinois à l’appel de Zighout Youcef.

C’était El-Milia, en mai 1955, et Philippeville, en août de la même année.

Belkacem Krim attendait son heure dans les maquis de Kabylie, Rabah Bitat était arrêté à Alger, puis relâche plus tard sur l’ordre d’un ministre.
Larbi Ben Méhidi tentait d’organiser les maquis d’Oranis.
Enfin, Mohammed Boudiaf, Ahmed Ben Bella, Mohammed Khider et Hocine Ait Ahmed menaient au Caire, à coté du « grand frère » Nacer une vie que les « Djounouds » traqués dans les djebels commençaient à juger trop luxueuse.

Au printemps de 1956, la guerre s’étend au domaine de Belkacem Krim, dans les forets de chênes-lièges et de cèdres de l’Akfadou, ou Amirouche installera plus tard un poste de commandement.

Enfin, au mois d’août se produit l’événement le plus important de la guerre ….

Celui qui, avec le congés de Berne, en marque le déroulement et continue à peser sur la paix.


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Sujet / Message Les chefs de l'algérie

Message par Sphinx le Dim 15 Mar - 12:59

Héros de la révolution algérienne P1000019


C’est le congrés de la SOUMMAM, le 20 août, date anniversaire de la déposition du sultan du Maroc, injure faire à l’islam au point que la lune s’était voilée.

Zighout Youcef avait déjà retenu cette date pour déclencher les massacres de Philippeville.

Ce 20 août 1956, surgit au premier plan un personnage nouveau, sans doute le seul dans ce pays pauvre en hommes, qui -s’il avait survécu – aurait eu la trempe d’inquiétude les chefs historiques.

Il s’appelle Abane Ramdane .C’était un titulaire de la première partie du baccalauréat, initié aux arcanes administratives par un passage dans les secrétariats des communes mixtes.

Dés qu’il apparaît, il est associé à BelkacemKrim

. L’association Abane Ramdane –Belkacem Krim, c’est « la tête et les jambes »…Abane Ramdane c’est la tête .Il a compris deux choses.

1° Que le militants des maquis se moquent des chefs historiques, que pour la plupart ils ne connaissent pas, et qu’ils accusent de mener la vie trop large dans les places.

2° Que cependant, la légalité du pouvoir passe – en vertu de la charte de Berne- par « les chefs historiques »’.

Avec la complicité d’un « chef historique », Belkacem Krim, il va tenter un coup d’Etat : le Congés de la soummam.

Abamne Ramdane et Belkacem Krim convoquent donc ensemble les chefs des maquis qui se battent dans les djebels.

Et, réunis dans la fameuse vallée de la Soummam, comme une « djemaa » berbère, ils décident que la révolte algérienne sera désormais dirigée par un conseil de la Révolutiond’une centaine de membres, et qu’à l’intérieur de ce conseil, un petit groupe, le Comité de Coordination et d’Exécution, assurera la conduite effective de la guerre.

C’est un véritable COUP D’ETAT, parce que, d’une part, Belkacem Krim et Abane Ramdane savaient bien que dans un pays occupé par l’Armée française, le conseil national de la Révolution Algérienne –ou C.N.R.A.- ne se réunirait jamais.

Abane et Krim devenaient les seuls maîtres .En bons berbères retos, ils n’avaient naturellement pas omis de convoquer les gens du Caire, mais cette convocation était un acte gratuit.

Ahmed Ben Bella avait fait le voyage du Caire à Rome et de Rome à San Remo, ou il avait attendu un long mois que Belkacem Krim lui précisât la date du congrès, et lui fournit le moyen de s’y rendre.

La convocation n’est jamais venue. Ahmed Ben Bella est trop méfiant pour avoir été dupe.

Dans les « archives » de Krim, saisie par hasard en Kabylie par une patrouille, dans les « chouaris » d’un convoi de bourricots, on a retrouvé une lettre d’Ahmed Ben Bella au frère Krim.

Cette lettre ne laisse aucun doute, elle disait : « nous tenons à vous faire savoir que si nous avons été absents, la faute vous en incombe entièrement ».


Ben Bella prépara alors sa riposte. Il ne lui fallut qu’un mois pour alerter les chefs d’Etat du Maroc et de Tunisie, les rallier à sa cause et provoquer la fameuse conférence de Tunis, dont l’objet fût de déchoir Blekacem Krim de sa qualité de « chef historique ».

Cette conférence n’a jamais eu lieu. Car le destin se mit à travailler au bénéfice de Belkacem Krim et Abane Ramdane.

D’abord, Zighout Youcef fut tué fortuitement par une patrouille française.

Puis, l’avion transportant Mohammed Khider, Hocine Ait Ahmed, Ahmed Ben Bella et Mohammed Boudiaf, de Rabat à Tunis, fut intercepter au large d’Alger par les français .Enfin, en janvier 1957, Larbi Ben M’hidi, qui était venu d’Oran à Alger jurant de faire de la capitale algérienne « un vouveau dien phu », fut arrêté par les paras de Bigeard et se pendit dans sa cellule.

En quelques semaines, le destin avait mis hors de combat tous les chefs historiques de Berne, sauf Belkacem Krim. Et ce dernier représentait désormais, non plus l’usurpation mais la légalité.

Le reste relève de l’anecdote .Abane Ramdane et Krim s’en furent à leur tour sur les routes de l’ouest comme tant d’autres l’avaient fait avant eux, et comme tous devaient le faire après.

Le congrès du Caire, tenu quelques mois après, entérina les décisions de Krim Belkacem, devenu « l’homme fort «. Il prit acte de la création de C.N.R.A. et du C.C.E, pendant qu’Ahmed Ben Bella remâchait dans ses prisons dorées ses projets de vengeance.

Cette vengeance de Ben Bella s’est accomplie en deux temps. La première , par personne interposée , dand Abane Ramdane fut assassiné à Tunis dans une chambre d’hôtel , sous le prétexte qu’il pensait que le 13 mai 1958 sonnait le glas de la révolte . Ahmed Ben Bella assume aujourd’hui lui-même en Algérois le second temps. Et quand il déclare à des journalistes de Tlemcen « j’ai des comptes à régler »…., c’est sans aucun doute à la longue attente de san Remo qu’il pense.

Mais le dernier mot de Krim Belkacem et des Kabyles n’est pas encore dit.


PAR: LAURENT MORRA


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Sujet / Message Re: Héros de la révolution algérienne

Message par abdelmalek le Sam 31 Oct - 11:00

L'HISTOIRE DE L ALGERIE DOIT ËTRE ECRITE PAR DES HISTORIENS ALGERIENS..?..OMAR......
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Sujet / Message Re: Héros de la révolution algérienne

Message par Sphinx le Dim 16 Mai - 23:32

Les 11 chefs historiques de la révolution, fondateurs en mars 1954 du Comité révolutionnaire pour l'unité et l'action (Crus). Nés entre 1912 et 1932 (moyenne d'âge 33 ans). Origine: ruraux ou de souche rurale de l'Est du pays (Alger, Kabylie, Constantinois), sauf :

Ben Bella (de Maghnia, frontière marocaine).

Descendants de grandes familles: Mohamed Boudiaf, Hocine Ait-Ahmed, Mohamed Larbi Ben M'Hidi), et de petits notables ( Mustapha Ben Boulaïd, meunier et entrepreneur de transports, Krim Belkacem, fils d'un caïd, Didouche Mourad, fils d'un cafetier-restaurateur; Mohamed Khider et étaient de modestes salariés).

Langue parlée: 4 étaient berbérophones (Abane Ramdane Hocine Aït-Ahmed, Krim Belkacem et Mustapha Ben Boulaïd), les autres, arabophones, maîtrisaient l'arabe écrit (Aït-Ahmed et Khider). Tous avaient une éducation musulmane ( Mohamed Khider et, dans une moindre mesure, Rabah Bitat Ahmed Ben Bella étaient profondément musulmans, Aït­Ahmed et Boudiaf étaient de tendance laïque). D'instruc­tion primaire française, Mohamed Larbi Ben M'Hidi, Ben Bella, Hocine Aït ­Ahmed avaient entamé des études secondaires. Mohamed Boudiaf, et Ahmed Ben Bella (qui fut décoré) et Krim Belkacem avaient servi dans l'armée française, Boudiaf, Abane, Krim dans l'administration.

Tous s'étaient engagés dans le PPA-MTLD et dans l'OS : ils avaient connu la clandestinité, certains la prison (Ben Bella s'en était évadé). Le 22 octobre 1956, Ahmed Ben Bella, Mohamed Boudiaf, Mohmaed Khider et Hocine Aït-Ahmed.

Les 4 responsables de l'extérieur, furent arrêtés à la suite du détournement de l'avion marocain les transportant à Tunis ; Abane (qui, libéré de prison en janv. 1955, avait rejoint le FLN) put imposer au congrès de la Soummam les décisions qu'il avait inspirées en leur absence : primauté de l'intérieur sur l'extérieur, du politique sur le militaire, représentation des anciens partis ralliés dans les instances dirigeantes du FLN.

Après le transfert de la direction d'Alger à l'extérieur en 1957, Abane Ramdane fut abandonné par Krim Belkacem, et assassiné par ordre du Colonel Boussouf. Le pouvoir exécutif revint aux colonels de wilayas, Krim Belkacem, Boussouf et Ben Tobbal, asso­ciés et rivaux. Sur les 11 chefs historiques,

3 sont morts au combat ou en captivité (Didouche 1955, Ben Boulaïd 1956, Ben M'Hidi 1957).

3 ont été assassinés par des compatriotes (Mohamed Khider en 1967, Krim Belkacem en 1970, Mohamed Boudiaf en 1992), 5 ont été emprisonnés ou exilés après l'indépendance.

3 étaient en vie en août 1999 ( Rabah Bitat, Ahmed Ben Bella et Hocine Ait­Ahmed).




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Sujet / Message Re: Héros de la révolution algérienne

Message par Sphinx le Dim 16 Mai - 23:35

الـشـــهــيـــد

أنـت أغـــلـى فــتـــــى يسـتـحـــق الثــنـــــاء

يا شهيد الوطن
أنــت فـــي الخـــلـــــد أعــــز الخـــالـديـــــن

ســــرت للتـــاريـــــخ مـــرفـــوع الجـبــيــن

وافـــــر الحــظــيــــن مــن دنــيـــا و ديــــن

ذكــــرك الغــــــالــــي عــلـى مـــر السـنـيـن

ســـوف يبــقى عاطرا طـــول الــــــزمــــــن

يا شهيد الوطن

أنــت بالــــــــــــروح افــتـديــــت الــوطـــنا

بـعـتــــه الـــــــــروح فــهـــــــاك الثـــمـــنا

خــــــذه تــمــجــيـــدا وذكــــــــراحـــســــنا

يـــمـــلأ الـدنــيــــــــا ســـنـــــاء و ســنــــا

جـــــنــــة الأبـــطـــال في الـذكــــر الحـــسـن

يا شهيد الوطن
في ســبــيــل الدفـــاع الدفـــــاع عـن بلادك

مـت مـــــوت الشجاع الشجاع في جـهـــادك

هكــذا مــات الرجـــال تحت رايــات الجهــاد

نلت أسـمى مـا يـنـــال مـت فـي حـب البــلاد

يا شهيد الوطن

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Sujet / Message Re: Héros de la révolution algérienne

Message par abdelmalek le Dim 15 Aoû - 11:41

ouf que dois je retenir:comme disait maitre floriot :ou est la verité la blanche ou la noir.QUE DOIVENT RETENIR NOS ECOLES ET NOS UNIVERSITES.la revolution était un exemple pour les peuples et doit le rester.que les spécialistes recherchent dans le fonds des caves les dossiers et lirent les histoires ecritent par les interesses ,et khali barmille bahtah.
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Sujet / Message Re: Héros de la révolution algérienne

Message par Syfou le Lun 30 Aoû - 0:52

Mohamed Belouizdad

Héros de la révolution algérienne Ff6-mo10

Mohamed Belouizdad est l’un des leaders du Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques (MTLD) et l’un des chefs de l’Organisation Spéciale (OS). Il est né le 3 novembre 1924 à Alger. Il suit ses études dans les écoles françaises et travaille dans les services de l’administration des affaires musulmanes au Gouvernement Générale français à Alger.

Il adhère au Parti du Peuple Algérien (PPA) en 1943 et communique à la direction du parti, grâce à son post administratif, de nombreux documents de la plus haute importance. Il devient membre de la direction du parti et participe à la parution des journaux clandestins du PPA comme El Watan (la patrie), paru en 1944. Il accède au poste de membre dirigeant du Parti du Peuple Algérien suite à sa décision d’étendre le mouvement révolutionnaire en mai 1945. Par conséquent, la police française se lance à sa recherche ce qui le contraint à se refugier à Constantine où il organise avec l’aide d’Aouati Brahim la fédération du parti.
Lors du congrès du février 1947, il devient membre du bureau politique du Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques (MTLD). Il prend contact avec Rekimi Djilali pour structurer l’Organisation Spéciale (OS) à Alger. Il désigne un groupe d’experts dans les affaires militaires dans les régions de Constantine, Oran et Chlef dont les plus actifs sont Boudiaf, Aït Ahmed, Ahmed Ben Bella, Mohamed Marouk et El Hadj Djilali.

Sa santé s’aggrave et Aït Ahmed le remplace à la tête de l’Organisation Spéciale (OS). Mohamed Belouizdad décède des suites de sa maladie pulmonaire le 14 janvier 1952

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Sujet / Message Re: Héros de la révolution algérienne

Message par Syfou le Lun 30 Aoû - 0:57

Abdelmalek Benhabylès

Héros de la révolution algérienne M200x10

Abdelmalek Benhabylès né en 1921 est avocat, artiste-peintre, diplomate et homme politique algérien. Il a été de 1989 à 1995 président du Conseil constitutionnel algérien. Il est surnommé Socrate.

Abdelmalek Benhabylès est né le 27 avril 1921 à Arbaoun dans l'actuelle wilaya de Sétif. Il est diplômé en droit et est l'un des fondateurs du parti populaire algérien (PPA).

Il fut membre du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD), il avait à diriger le journal l'Étoile algérienne aussi. Il s'engage dans la lutte indépendantiste avec le Front de libération national (FLN) durant la guerre d'Algérie. En 1960, il est responsable des affaires extérieurs au sein du Gouvernement provisoire de la République algérienne. Après l'indépendance, il devient en 1963 secrétaire général du ministère des affaires étrangères jusqu'en 1964, lorsqu'il est nommé comme ambassadeur d'Algérie au Japon puis en Tunisie.

En 1971, Abdelmalek Benhabylès est rappelé en Algérie, nommé secrétaire général du ministère des affaires étrangères, puis ministre de la Justice en 1977. Le président Chadli Bendjedid le nomme en 1979 secrétaire général de la Présidence. Après sa démission, il est désigné ambassadeur en Suisse et au Vatican durant quatre années, ensuite il milite dans la ligue des droit de l'homme à Alger . Puis en 1989, Il est désigné à présider le Conseil constitutionnel nouvellement créer et le centre des archives algérien. Après la destitution du président Chadli Bendjedid, il est responsable de l'exécutif du 11 au 14 janvier 1992, selon la constitution. Le 12 avril 1995, son mandat achevé, il est remplacé au poste de président du Conseil constitutionnel par Said Bouchair. Il est sollicité pour être président de l’Académie de la société civile algérienne en 2004. À la fin de son mandat, il est remplacé par Djafri Djadi Chemai. Abdelmalek Benhabylès a également était président d'honneur de la relations Algérie-Japan.

Socrate

Une de ces citations sur l'histoire algérienne, Abdelmalek Benhabylès disait que « depuis la conquête de l’Algérie, l’idée de conscience nationale a existé déjà et que la lutte du peuple algérien n’a jamais cessé. » lors d'une conférence sur le militantisme politique et révolutionnaire en Algérie, du PPA au FLN organisé par l'Association Machaâl Chahid.

Sa vision fut reprise par un membre de la Fondation de 8 mai 1945, il dira que « Le conflit mondial s’achevait avec la victoire des Alliés. La participation conséquente des Algériens à ce conflit à leur côté, mais à titre d’anationaux et de non-citoyens dans le cadre d’une souveraineté française disloquée, devait mener la logique de la tutelle coloniales jusqu’au bout de l’absurde ; le colonisé appelé à la libération de son propre colonisateur ».

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Sujet / Message Re: Héros de la révolution algérienne

Message par Syfou le Lun 30 Aoû - 1:07

Abderrahmane Mira

Héros de la révolution algérienne 3b5-ab10

Abderrahmane Mira est un combattant algérien durant la guerre d’indépendance. Il est né en 1922 à Ath Mlikèche dans la wilaya de Béjaia en Kabylie. Son père Mira Mohand Améziane, paysan de profession, meurt quand il a seulement un an. Il ne fait pas d’études en raison de la situation difficile dans laquelle vivait sa famille.
Il décide de partir en France pour travailler en 1945 et trouve un poste dans une usine de métallurgie.


Il regagner ensuite la capitale française, Paris, et s’occupe de la gestion d’un bistrot. C’est là qu’il commence à nouer des contacts avec la communauté d’émigrés algériens.

Il adhère au Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques (MTLD) en 1947. Il rejoint le maquis dès le déclenchement de la Révolution en 1954 et constitue des groupes de combattants dans son village et participe à la bataille de Sidi Ali Bounab en entraînant des pertes considérables à l’ennemi.
Il est choisi pour être parmi les responsables de la région et fut promu lieutenant en 1955. Il arrive à tenir secret le lieu et la date du déroulement du Congrès de la Soummam et assure sa sécurité. En 1957, il est nommé au poste d’inspecteur militaire aux frontières en Tunisie.

En 1959, il retourne en Algérie et succède au Colonel Amirouche à la tête du commandement de la wilaya III. Il tombe au champ d’honneur le 6 novembre 1959 à Chellata dans les hauteurs d’Akbou en Kabylie.

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Sujet / Message Re: Héros de la révolution algérienne

Message par Syfou le Lun 30 Aoû - 1:13

Ali Ammar, surnommé Ali La Pointe

Héros de la révolution algérienne Ali-la10

Ali Ammar, surnommé Ali La Pointe, naquit à Miliana le 14 Mai 1930. Il eut une enfance très difficile puisqu’il travailla, très jeune, dans les fermes des colons et connut alors de très près le sens de la domination et de l’exploitation.
De retour à Alger, il adhéra au Club Sportif d’Alger où il pratiqua la boxe. Là, il fit la connaissance de nombreux nationalistes qui lui inculquèrent l’idée de la Révolution. Au cours de la période passée en prison, il réalisa le sens du mot liberté et comprit le sens du sacrifice. Il adhéra à la lutte de libération au sein du groupe de fidaïyn de la Capitale et participa à de nombreuses attaques menées contre les postes de l’armée et la police coloniales.
Il constitua avec Hassiba Ben Bouali et Taleb Abderrahmane ainsi qu’un groupe de fidaïyn, un problème épineux pour la police française, jusqu’au 08 octobre 1957, lorsque fut bombardée la maison qui l’abritait en compagnie de Hassiba Ben Bouali , Mahmoud Bouhamidi et Petit Omar. Ils tombèrent tous les quatre au champ d’honneur.

www.1novembre54.com

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Sujet / Message Re: Héros de la révolution algérienne

Message par Syfou le Lun 30 Aoû - 1:20

Suite:Ali Ammar, surnommé Ali La Pointe


Biographie

Il a vu le jour à El Annasser en contrebas de la ville de Miliana en Algérie le 14 mai 1930. Fils d'Ahmed Ben Abdelkader et de Talakir Fatma Bent ahmed, il est le dernier-né de sa famille dont le père paysan sans terre était déjà dans les rangs du Parti du Peuple Algérien.(PPA)., qui travaille dans les fermes des colons.

Il était connu pour son caractère turbulent et rebelle. Très tôt il lui a fallu se démener pour survivre dans des conditions difficiles, aggravées par la grande misère qui était le lot quotidien des Algériens sous le colonialisme. A treize ans, il connaît déjà les affres des maisons de redressement, où, adolescent, il voit les atrocités qu'enduraient beaucoup de ses compatriotes. Libéré, il se rend à Alger dans la banlieue au haut de Pointe-Pescade - (Bouzareah). C'est de là que lui venait son surnom d'Ali la Pointe. Les parents étaient bien trop pauvres, alors le gosse ne va pas à l'école. Il fait tous les petits métiers qu'Alger offre aux milliers de gamins à demi abandonnés qui errent dans la Casbah, dans le vieux quartier de la Marine, à la merci des clochards, et dans les rues des quartiers européens proposant des chewing-gum, des peignes, ou trimbalant sur leurs épaules la petite caisse du cireur qui ravit les touristes. Rapidement il fait partie d'un de ces gangs de « yaouleds », exploités par des algériens sans scrupules comme ce Tahar Cherif qui vient d'être abattu par les commandos de Bouchafa et qui dirigeait une bande de gosses, de mendiants, de soi-disant aveugles, de marchands de billets de loterie, avec l'approbation de la police à qui il servait d'indicateur précieux. C'est avec eux qu'Ali la Pointe a grandi. est devenu un homme qui sait tout de la vie la plus dure, la plus ignoble.

A dix-huit ans il s'inscrit dans un club de boxe de Bab El-Oued, tout en suivant une formation en maçonnerie.

Il est grand, beau, costaud, avantagé par la nature et avantageux de nature, ses tatouages - il portait sur la main gauche « Zoubida Cheda Fellah » , « marche ou crève », sur le sein gauche et « Tais-toi » sur le dessus du pied droit, les prostitués de la Casbah le trouvèrent à leur goût. Séduites par ses yeux marron, ses cheveux châtain clair bouclés plusieurs d'entre elles se mire à son service... Il devient souteneur et ajoute à ces activités celles de joueur de bonneteau. D'un caractère changeant, irritable, Ali la Pointe acquiert vite la réputation d'un homme redoutable dans le milieu d'Alger. Toute la Casbah le connaît. Poursuivi à plusieurs reprises, il n'a pas hésité, dit-on, à tirer sur les policiers.

Découverte du FLN

En 1954, arrêté pour bagarre, il écopa de deux ans de prison. Son séjour à Barberousse allait changer sa vie. C'est dans une cellule où l'on entassait les algériens à trente ou trente-cinq qu'il découvrit la révolution, il fait la connaissance d'hommes du FLN. Ceux-ci sont les premiers militants arrêtés en novembre 1954 n'étaient pas considérés comme « prisonniers politiques » mais comme des « droit commun ». A ce titre, ils se trouvaient mêlés aux voleurs, proxénètes et malandrins de toute sorte. Ils profitèrent des longues journées d'inaction pour faire de l'instruction. Ils éduquent Ali la Pointe. Ils avaient décelé en lui, impulsif, révolté, courageux, mais sans réflexion, un terrain de choix :

« Tu es victime du colonialisme, expliquèrent-ils. Si tu ne sais ni lire ni écrire, c'est leur faute. Si tu as fait tout cela, le bonneteau, les filles, les cambriolages, c'est qu'on ne t'a jamais rien appris d'autre. Maintenant, tout va changer. Le FLN accueille toutes les bonnes volonlés : tu vas lutter pour ton pays. Viens avec nous. »
Lorsqu'il quitta la prison Barberousse pour la ferme-prison modèle de Damiette dans les environs de Médéa, Amara Ali le petit malfrat multiricidiviste était mort. Il avait fait place à Ali la Pointe, militant FLN, qui n'avait plus qu'une idée : s'évader et rejoindre le Front. Projet qu'il met à exécution. Comme le papillon est attiré par la lumière.

Il s'en évade le 2 avril 1955 en compagnie d'un camarade de cellule, Morane Guenaoui, et se rend à Blida puis à Alger et rentre dans la clandestinité dans la Casbah. Il ne perd pas de temps.

Rencontre avec Yacef

En octobre 1955, Yacef Saadi avait enrôlé une nouvelle recrue dont la présence au sein des commandos FLN allait influer sur le déroulement de ce que l'on appellera, en janvier 1957, la bataille d'Alger. Cet homme c'est Ali la Pointe. Yacef Saadi avait été averti par un informateur de la Casbah qu'un dur, un « prêt-à-tout », voulait s'engager dans les rangs du FLN d'Alger. « C'est un ancien mac » , avait ajouté l'informateur, mais il est « tombé » et vient de s'évader. Un type bien malgré tout. Yacef Saadi s'était méfié. Un souteneur qui s'évade et qui veut rejoindre le Front, cela sentait la machination policière destinée à noyauter les commandos. Yacef était bien placé pour savoir combien la police était désireuse de se glisser dans les rangs du FLN.! « Ce type doit être manœuvré, » conclut-il. Il accepta pourtant de le rencontrer. Mais dans la rue, au milieu de la foule, pour éviter une éventuelle souricière.

Yacef repéra tout de suite son homme : grand, beau garçon, habillé à l'européenne d'une façon un peu trop voyante qui soulignait son physique d'ancien boxeur. Il l'aborda et tout de suite le mit en confiance. Oui, le F.L.N. t'acceptait. Le jeune homme exultait. « Mais avant, raconte-moi un peu ta vie », demanda Yacef, Ali lui raconta tout sur sa vie : de son enfance misérable à Miliana jusqu'à sa venue à Alger.

II avait réalisé son projet et se trouvait pour la première fois devant Yacef Saadi sur le boulevard de Verdun. Satisfait par le récit, mais toujours méfiant, le chef des commandos FLN décida de mettre sa nouvelle recrue à l'épreuve : le nouveau venu devait abattre un agent de police avant d'être accepté au sein de l'équipe. Le lendemain Ali la Pointe retrouva une militante FLN devant le 40 de la rue Randon. La jeune femme lui glissa dans la main un pistolet qu'elle tira de son couffin à provisions : « Tu vas tuer le flic qui boit au comptoir dans le café à côté, dit-elle à mi-voix. Ordre de Yacef. Après, tu me redonneras ton flingue et tu fileras. » Lorsque l'agent de police sortit, Ali, les yeux fous, tira à plusieurs reprises, visant le ceinturon. Mais aucun coup ne partit. L'arme était vide! Le gardien, à son tour, dégainait. Ali se sauva à toutes jambes tandis que la foule s'égaillait, peu soucieuse d'être prise dans une éventuelle fusillade. Lorsque, deux heures plus tard, Yacef revit Ali, le jeune homme était fou de rage : « Tu m'as joué! L'arme était vide! J'aurais pu me faire prendre! » - « J'avais besoin de te mettre à l'épreuve, » répliqua Yacef, « c'était nécessaire pour juger de ta bonne volonté. » Ali, homme d'action, sans grande jugeote, tout d'une pièce, ne comprenait rien. Puis ce fut l'illumination ... avec un redoublement de colère. Alors, on le prenait pour un traître! Yacef dut employer qu'ayant été entre les mains de la police, il en connaissait les méthodes. A la fin de la discussion, Ali, convaincu, pris en main, était prêt à se sacrifier pour son pays.

Il faut assainir la Casbah et abattre les indics

Yacef Saadi-Ali la Pointe. Le tandem le plus terrible de l'histoire de la guerre d'Algérie était né.

Après avoir contribué de la manière que l'on sait à la prise en main de la population par le FLN, Yacef Saadi résolut d'assainir la Casbah de ses traitres. Il s'ouvrit de son projet à Abane Ramdane : « Si je parviens à nettoyer la Casbah, dit-il, la tâche politique en sera facilitée. En revanche, si tu ne bouges pas, tes « politiques » seront données les unes après les autres à la police. Les indicateurs se multiplient dans la Casbah. Il faut les abattre et f... la trouille aux autres! » Convaincu, Abane donna carte blanche à Saadi, aidé d'Ali la Pointe, devait assainir la Casbah. La décision que venait de prendre Abane conduira un an plus tard à la bataille d'Alger.

La connaissance qu'a Ali du Milieu de la Casbah va considérablement servir les projets de Yacef. II connaît tout le monde, les bistrots. les indics. les trafiquants de drogue. les joueurs de tchic-tchic, les maquereaux, les putains. Il a été en rapport avec toutes les bandes importantes. De Hacène le Bônois aux frères Hamiche en passant par les Européens Vincent la Rascasse et Jo Menella. Il les connaît tous et tous le connaissent sans avoir pu s'attacher les services de cet homme redoutable à sang froid.

Pour l'heure, c'est au milieu algérois que Yacef et Ali avaient décidé de s'attaquer. Ali la Pointe va marcher tout de suite. Il avait compris qu'il y allait de sa dignité d'homme et que sa révolte était puérile. Il pressentait, cet analphabète qui se faisait écrire ses lettres par son assistante Hassiba Ben Bouali, que cette cause nationaliste qu'il allait embrasser était plus importante que sa pauvre occupation. Il lui fallait d'autres adversaires un peu plus valables et d'autres causes un peu plus nobles, il s'y jette avec exaltation. Chez Ali, la prise de conscience allait être rapide. Il n'avait que vingt-quatre ans et comprenait que toutes ses actions étaient « du cinéma ». Il en avait plein le dos de jouer les Humphrey Bogart et les Pépé le Moko. Car il ne veut être au service de personne. Il travaille en indépendant. Pour la première fois, il a trouvé son maître : Yacef Saadi. Il est prêt à le suivre au bout du monde. Yacef pourra tout lui demander. Il exécutera fidèlement, froidement. Ce fut lui qui nettoya la Casbah de proxénètes et tous les petits truands qui voulaient continuer leur racket et leurs règlements de comptes, alors que la guerre battait son plein. Utilisant la persuasion, puis la violence, il régla ce problème. Dès lors, il n'y eut d'autre autorité que celle du FLN sur les 80 000 habitants de la Casbah.

Le dynamitage de la cache d'Ali la Pointe

Le chef direct d'Ali la Pointe, Yacef Saadi, est arrêté par les paras du 1er REP dans une cache de la rue Caton, en haute Casbah, en compagnie de Zohra Drif, après une résistance, le 24 septembre 1957. Conduit dans une villa d'El-Biar, occupée par le régiment, il est mis au secret le plus absolu. Les deux prisonniers sont étroitement gardé par le 1er REP. Aucun contact avec l'extérieur, car Yacef et Zohra n'ignorent plus rien du double jeu d'un ex FLN Hassan Ghendriche alias Zerrouk retourné secrètement par le capitaine Léger chef du GRE et l'intègre dans l'équipe des « bleus de chauffe » il faut que ce double jeu se poursuive pour mettre le GRE sur la piste d'Ali la Pointe. Très vite Zerrouk prend contact avec Ali, par une boîte aux lettres de secours. Léger apprend ainsi qu'Ali la Pointe se trouvait tout près de Yacef Saadi, le 24 septembre, et qu'il a rejoint une autre cache, avec Hassiba Ben Bouali, Petit Omar (douze ans, agent de liaison et neveu de Yacef) et Mahmoud, autre agent de liaison. Ali la Pointe a sur lui de l'argent, quatre bombes complètes, et il désire que Zerrouk - qui pour lui est toujours le responsable militaire de la zone autonome - relance une vague d'attentats, pour venger le grand frère. Lentement, Léger reprend de la filature du courrier. Il lui faudra trois semaines, pour que qu'il arrivait à localiser la planque d'Ali la Pointe au 5, rue des Abderrames en haute Casbah.

Le soir du 8 octobre 1957, l'opération est déclenché de façon classique. Quartier cerné, îlot contenant la cache investi par les paras du 1er REP. Ont fait évacuer la population des maisons comprises dans l'îlot. Il est minuit. Ils mènent toujours les opérations après l'heure du couvre-feu. Revêtu d'une djellaba dont le capuchon lui recouvre en partie le visage Hassan Ghendriche alias Zerrouk est mené, en grand secret, 5, rue des Abdérames. Ils entre dans la maison vidée de ses habitants, se dirige au premier étage, il fait déplacer aux paras un divan et leur montre, sur le mur, la trace de l'entrée de la cache, un rectangle d'environ 40 cm sur 50. Le régiment est, à cette époque, sous les ordres du commandant Guiraud, adjoint du colonel Jeanpierre, blessé lors de l'arrestation de Yacef, le 24 septembre. Ali la Pointe a la réputation, réputation qui a été d'ailleurs confirmée par les interrogatoires de Yacef, d'être courageux et même féroce comme un fauve. Il possède, dans sa cache, de l'armement et quatre bombes. Que va-t-il faire? Les officiers paras essayent d'abord de parlementer avec lui. Ils frappent à la porte de la cache et lui parlent à l'aide d'un mégaphone : « Rends-toi, Ali, c'est fini, Yacef est en prison nous te promettons la vie sauve. » Mais c'est le silence complet. Silence qu'explique peut-être l'épaisseur du mur de la cache. Ils répètent leur appel à plusieurs reprises. Craignant une réaction désespérée d'Ali, ils font évacuer le bâtiment par tous les paras qui ne sont pas absolument utiles. Ne restent dans la maison que les officiers de renseignements.

A 5h du matin la mise à feu.

Finalement, le commandant Guiraud décide de prendre la mesure de sauter la cache en plaçant des charges de plastic aux angles. Heure H : 5 heures un groupe de sapeurs vient se mettre à la disposition du capitaine commandant du 1er REP, très vite, tout est prêt. La maison est maintenant évacuée totalement. Une dernière fois, le capitaine Allaire tente d'obtenir une réponse d'Ali la Pointe, lui parlant au mégaphone, mais toujours un silence absolu. Comme il a été décidé, c'est la mise à feu. L'explosion est d'une violence inouïe. Des gravats de toute sorte vont retomber jusque sur les jeeps P.C., stationnées rue Randon. Une poussière extrêmement dense, la maison a disparu, littéralement soufflée. quelques paras pendent, accrochés a ce qui reste d'une terrasse, quatre d'entre eux sont blessés en tombant.

Maintenant, il est indispensable de déblayer pour retrouver le corps d'Ali la Pointe, dont la légende est si vivace dans la population de la Casbah qu'il est nécessaire de prouver sa mort. Les compagnies du 1er REP se relaient, nuit et jour, sur le « chantier » de la rue des Abdérames. On relève de nombreux corps de civils et, parmi eux, des femmes et des enfants. C'est dans les derniers jours qu'ils ont trouvé les corps d'Ali la Pointe, Hassiba Ben Bouali et Mahmoud, d'abord. Enfin, le corps du Petit Omar, propulsé à travers toute la maison, pour s'arrêter juste sur le porche en pierre de taille. Un mètre de plus, et il tombait sur le lieutenant Gillet. Les corps étaient parfaitement identifiables.


Il est considéré comme un héros national en Algérie. Le personnage d'Ali la Pointe a été incarné par Brahim Haggiag dans le film la bataille d'Alger de Gillo Pontecorvo.

Cependant une question s'impose: comment le capitaine Léger à pu suivre le courrier en 1957?

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Sujet / Message Re: Héros de la révolution algérienne

Message par abdelmalek le Lun 30 Aoû - 9:52

c'est un grand chahid.dieu est grand quand aux biyaas ,peut être que leurs enfants sont parmi nous avec de grands entreprises, et continue a mettre le pays en difficulté.

l'œil toujours ouvert quelques soit X,la révolution continu et j'espère que les enfants de ce pays qui ont données leurs vies hier comme aujourd'hui soient au paradis et que nous faisons notre travaille honnêtement pour la gloire de l'Algérie.
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Sujet / Message Re: Héros de la révolution algérienne

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