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Relation algéro-turque

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Sujet / Message Relation algéro-turque

Message par Sphinx le Lun 21 Nov - 1:23

Chronologie historique:Présence turque en algérie

La conquête musulmane et l'occupation turque

Quittant l’Égypte en 647, les armées arabo-musulmanes avancèrent vers l’Ouest et conquirent tout le Maghreb en 711, y compris l’Algérie associée à ce moment-là à la Berbérie. Dans l'ensemble, les Berbères adoptèrent très vite l'islam, mais conservèrent leurs langues, du moins ceux habitant la campagne ou les montagnes. Pendant longtemps, le latin, l'arabe, les langues berbères et le punique ont co-existé. Des inscriptions attestant l'usage du latin écrit ont été retrouvées jusqu'au XIe et XIIe siècles.

L'implantation de la langue arabe et de l'islam s'est effectuée par les mosquées. Puis les Berbères des villes adoptèrent progressivement l'arabe, considérant cette langue comme «un idiome divin». Quant aux Berbères des montagnes, ils ne subirent que très faiblement l'influence linguistique étrangère et continuèrent à parler leurs langues ancestrales. Ce n'est qu'après le XIe siècle que le berbère amorcera son déclin. C'est depuis cette époque qu'existe l'antagonisme entre Berbères et Arabes (ce qui inclut les Berbères arabisés).

Au XVIe siècle, l'Algérie devint une province de l'Empire ottoman et fut gouvernée par un dey, ses bey et ses janissaires. Au cours de l'occupation turque, l'Algérie bénéficia d’une grande autonomie, sous l’autorité d’un pouvoir militaire exercé par le dey et contrôlé par la milice des janissaires turcs. Toutefois, à la différence du Maroc et de la Tunisie dont l'existence en tant qu'État remonte à plus d'un millénaire, l'Algérie était, avant 1830, une région où de puissants seigneurs de la guerre (généralement des émirs) régnaient en maîtres sur le territoire. En fait, toute cette région, qu'on appelle aujourd'hui le Maghreb, fut longtemps dominée par plusieurs dynasties locales (soit marocaines, tunisiennes ou algériennes), l'une chassant l'autre, qu'elles soient rostemide (algérienne), fatimide (algéro-tunisienne, puis égyptienne), ziride (algérienne), hafside (tunisienne), lmoravide (marocaine), etc. Toutes ces dynasties ont régné tour à tour sur la région avec des destins différents.

Comme les Vandales avant eux, les Turcs refusèrent de s'assimiler aux populations arabo-berbères. Durant trois siècles, ils ne sympathisèrent jamais avec ces peuples parlant l'arabe. Ils demeurèrent une communauté distincte vivant comme des étrangers en Afrique du Nord (jusqu'en 1830). C'est que la présence turque en Algérie ne fut pas le fait d'une présence de type coloniale, donc sans apport massif de populations étrangères. Les seuls Turc présent en Algérie étaient ceux qui faisaient partie de la caste dirigeante ainsi que les militaires. Néanmoins, un certain nombre de Turcs, surtout des janissaires, finirent par épouser des femmes indigènes — de ces unions sont nés les Kouloughlis, mot provenant du turc, qul oghlu, signifiant «fils d'esclave». Encore aujourd'hui, de nombreux Algériens ont des origines turques et ont conservé leurs patronymes d'origine turque. Bref, si les Turcs ne favorisèrent pas la diffusion de leur langue (le turc), ils ont permis aux régions de l'intérieur de s'islamiser et de s'arabiser encore davantage. Mais l'arabe qui s'implanta définitivement en Algérie ne fut pas l'arabe du Coran. Ce fut plutôt un arabe régionalisé (l'arabe algérien) influencé par le berbère, le latin et le turc. Pendant ce temps, la langue officielle du pays était le turc osmanli. Comme la population ignorait cette langue, les fonctionnaires turcs durent avoir recours à des interprètes pour communiquer en berbère et en arabe algérien avec la majorité de la population.

Parallèlement, une langue commerciale (véhiculaire) se développa entre les Turcs, les «Algériens» et les Européens, à base de vocabulaire espagnol et d'éléments turcs et des formes syntaxiques inspirées de l'arabe. C'est surtout par cette langue que l'arabe algérien (derdja) a acquis ses mots grecs et latins, notamment dans les domaine de la navigation, de l'artillerie navale et de la pêche. Cette langue véhiculaire a continué d'exister après la conquête française de 1830. Cette diversité linguistique a contribué à faire de l'arabe algérien une variété différente de l'arabe du Proche-Orient. Alors que l'arabe algérien a puisé dans les langues berbère, latine, grecque, turque et espagnole, l'arabe proche-oriental a bénéficié de caractéristiques arméniennes. Par la suite, l'éloignement géographique, le temps et le contexte socioculturel ont accentué la diversification de l'arabe algérien.
http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/afrique/algerie-2Histoire.htm


LA RÉGENCE D 'ALGER ET LE MONDE TURC

INTRODUCTION

On pourrait s'étonner de l'importance accordée au monde turc dans le présent travail : ce serait oublier que trois siècles durant, la plus grande partie du Maghreb fut colonie turque, et que ce phénomène colonial reste peu intelligible si on ne le replace dans la société qui l'a engendré.
Comme le remarque un historien (GRENARD - Grandeur et décadence de l'Asie Colin 1939.), « Si les convenances de notre enseignement public nous obligent à concentrer nos regards sur notre histoire particulière, nous ne jetons qu'un coup d'œil rapide sur le reste du monde sans marquer suffisamment les synchronismes qui permettent des comparaisons utiles. Aussi, nous rendons-nous mal compte des forces relatives qui s'exercent dans un même temps et nous ne réfléchissons pas assez qu'à côté des empires de Charles-Quint et de Louis XIV, régnaient en Asie des dominations plus vastes ».
On constate par exemple, qu'en plein XVIIème siècle, tel puissant monarque, particulièrement jaloux des prérogatives de son représentant auprès du Saint-Siège, devait souffrir que son ambassadeur à Constantinople fût emprisonné par ordre du « Grand Seigneur ».
Faut-il rappeler que Ferdinand, frère de Charles-Quint, Empereur d'Allemagne, roi de Bohême et de Hongrie, dut payer tribut au Sultan de Constantinople pour le morceau de Hongrie qu'il détenait ? Installés au cœur de l'Europe, à mi-chemin entre Constantinople et Paris, les Ottomans tinrent la Hongrie sous le joug durant Lui siècle et demi, et le flot de leurs armées vint par deux lois battre les murs de Vienne. L'Europe dut attendre jusqu'en 1699, au Traité de Carlowitz, pour que le Sultan reconnût au souverain autrichien ce titre d'Empereur que Solman le Magnifique avait refusé à Charles-Quint.
Comment les Turcs, ces nomades venus des steppes de l'Asie Centrale où naquirent. Attila, Gengis Khan et Tamerlan, sont ils parvenus à fonder un vaste empire, héritier des Empires byzantin et arabe.
A la suite de quelles circonstances le, Ottomans sont-ils devenus, pour quelques siécles, les champions de l'Islam orthodoxe.
Pourquoi et comment le Maghreb fut-il entraîné dans l'orbite de l'Empire Ottoman ?
Ces questions intéressent autant l'Histoire de l'Europe que celle de l'Afrique chu Nord , c'est pourquoi il a paru intéressant de les évoquer en manière de préambule à l'Histoire de la Régence d'Alger.


La période turque de l'Histoire du Maghreb Commença à la suite de l'action espagnole contre les principaux ports nord-africaine.
Les frères Barberousse, authentiques héros du monde musulman du XVIème siècle, furent alors appelés comme des sauveurs par les Maures d'Alger. Peut-être ne met-on pas assez en relief que le grand mérite d'un Kkaïr ed-Din fut bien cette transformation d'un repaire de corsaires en État organisé, celui de la Régence d'Alger.Les principaux rouages de cet État ne furent qu'une transplantation africaine d'institutions ottomanes séculaires : Divan, Beylerbey, Janissaires, etc. Ses principes politiques eux-mêmes s'identifient à ceux que les Turcs appliquaient dans le reste de leur Empire : indifférence à l'égard des populations, pourvu qu'elles paient l'impôt, laissent passer les troupes et ne se mêlent pas des affaires de l'État.
Une justice expéditive aux sentences redoutables, visait certes à punir les coupables, mais surtout à inspirer la terreur et le respect de l'État : l'Etat ottoman ne disposait évidemment pas des moyens de persuasion d'un État moderne.Pour la première fois depuis longtemps, le Maghreb joua un rôle dans le « concert européen » comme vassal de l'Empire Ottoman et allié de François 1er ; et les corsaires algériens tinrent comme un « second front contre l'Empire hispano-allemand harcelé en Europe centrale et en Méditerranée.A plus d'un titre, le XVIème siècle apparaît comme décisif.Quand il prend fin, les nombreuses principautés qui se partageaient le Maghreb ont disparu. les vieilles dynasties se sont effondrées. les Turc :s règnent de la frontière marocaine à Tunis. Le Maghreb est sorti de son Moyen Age, et les trois « entités politiques »actuelles commencent à se dessiner, cependant que sur le plan économique. social et technique, il demeure à peu près tel qu'il était depuis le XIIème nu le XIIIème siècle.Le XVIIème siècle appelé encore « l'age d'or de la course » est sans doute la période qui a le plus contribué à établir la fâcheuse réputation des Turcs d'Alger.Cependant, les Turcs ont-ils été les seuls corsaires et les seuls trafiquants d'esclaves de la fin du Moyen Age et des Temps Modernes ?On doit reconnaître que « les Raïs furent à l'Islam ce que les Chevaliers de Malte étaient à la Chrétienté ». La course, d'abord justifiée par des mobiles religieux devint rapidement une simple entreprise de brigandage ; et si les Raïs ramenaient leurs prises vers Alger, c'est vers Livourne que les Chevaliers expédiaient leurs captifs turcs. Ce trafic de chair humaine, particulièrement prospère au XVIIème siècle, se pratiquait donc à une échelle internationale, D'ailleurs, l'usage des galères posait à toutes les marines méditerranéennes des problèmes identiques ; il s'agissait en effet, de recruter et de renouveler sans cesse « le monde concentrationnaire » des chiourmes.Quant aux populations du Maghreb, à l'abri des incursions européennes derrière l'écran protecteur des corsaires, elles vécurent comme repliées sur elles-mêmes, tandis que sous l'égide de l'Islam se multiplièrent mosquées, medersas, zaouïas et confréries religieuses. On doit constater que l'influence des Turcs d'Alger sur les populations arabo-berbères a été en définitive insignifiante.Nous ne saurions cependant oublier qu'Alger leur doit son premier port, c'est-à-dire le commencement de sa prodigieuse carrière.En Tunisie, les Turcs se sont finalement fondus aux autochtones auxquels ils ont donné l'actuelle dynastie beylicale.

L'Empire Ottoman a été disloqué au profit de l'Europe et des États arabes du Moyen Orient, sortis de son démembrement. Alors que le monde turc vivait dans la stagnation sociale et la sclérose des techniques, l'Europe, de l'Atlantique à l'Oural, n'avait cessé d'accroître sa puissance économique, militaire et maritime. Ce déséquilibre qui, au début du XIXème siècle, fit de Constantinople une colonie européenne, ne peut manquer de frapper l'esprit. S'il était nécessaire de rechercher une explication, il faudrait peut-être remonter vers « cette explosion de dynamisme intellectuel et moral désignée sous le nom impropre de Renaissance ». L'exemple des Humanistes exerçant leur esprit critique sur des textes, fut repris et renouvelé ; en marge de la pensée religieuse, prit naissance un nouveau courant de pensée, caractérisé par une laïcisation des connaissances humaines.Dès 1637, Galilée, Kepler, Descartes avaient ouvert la voie à cet effort continu vers t'étude de du monde basée sur l'observation exacte des faits.Les forces nouvelles ainsi libérées devaient donner à l'Europe une incontestable avance dans le domaine du progrès, et de nouveaux moyens d'expansion.

A. BENSIMON. Instituteur à Alger en 1950.

Suite de l'article:

http://www.algerie-ancienne.com/Salon/Turque/001.htm


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.、スフィンクス、


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Sujet / Message Re: Relation algéro-turque

Message par abdelmalek le Lun 21 Nov - 14:56

le brassage de la race est une évolution de la science par contre ,le consanguin fait stagner:alor les ottomans et la méditérannée peut être facteur d'évolution quoique les ottomans ont fait régresser au 19 emiem siécles le monde musulmans par une politique cupide.
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