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Sujet / Message Coup d'État au Burkina Faso

le Jeu 24 Nov - 14:42
Coup d'État au Burkina Faso

La présence française au Burkina Faso

Période coloniale

Des premières colonies à la création d'une colonie autonome

En 1888, une première expédition française atteint le territoire de l'actuel Burkina Faso, menée par le capitaine Binger ; à Ouagadougou, ce dernier est reçu par le Mogho Naaba. Deux ans plus tard, le docteur Crozat traverse à son tour la région, s'arrêtant à Bobo-Dioulasso, où la princesse Guimbi-Ouattara le reçoit, puis à Ouagadougou, où il est lui aussi reçu par le Mogho Naaba. Le climat entre Occidentaux et indigènes se tend en 1891, avec l'expédition du capitaine Monteil, chargée de reconnaître la ligne Say - Barroua fixée par la déclaration franco-britannique du 5 août 1890 : il visite Ségou, Sikasso, mais à Ouagadougou, le Mogho Naaba refuse de le recevoir. D'autres missions suivent, notamment celles de Ménard et Beaulot en 1891-1892. En 1894, les troupes françaises entrent à Ouagadougou.

Après l'occupation de Ouagadougou le 23 décembre 1896, le Mogho Naaba accepte le protectorat des Français, qui sont engagés dans une course aux colonies avec les Britanniques. Les autres royaumes mossi lui emboîtent le pas. Tandis que se constitue l'Afrique occidentale française jusqu'en 1919, les territoires mossi sont rattachés à une entité dénommée Haut-Sénégal-Niger. Durant la Première Guerre mondiale, malgré une résistance à la conscription dans le Bwamu et le pays Marka, ce sont les Mossi qui fournissent l'essentiel du contingent des Tirailleurs sénégalais.

La Haute-Volta de 1919 à 1958

C'est en 1919 qu'est constituée la colonie de Haute-Volta dans le territoire de l'actuel Burkina ; elle comprend sept cercles : Gaoua, Bobo-Dioulasso, Dédougou, Ouagadougou (chef-lieu), Dori, Say et Fada N'Gouma. Cependant, plusieurs éléments rendent l'autonomie de la Haute-Volta problématique : d'une part, les colonies voisines convoitent ce réservoir de main d'œuvre, et la colonie manque d'un accès à la mer ; d'autre part, l'administration coloniale doit restreindre ses frais de fonctionnement. C'est pourquoi, en septembre 1932, la Haute-Volta est dépecée au profit du Soudan français (actuel Mali), de la Côte d'Ivoire et du Niger, en dépit des protestations du Mogho Naaba. Cependant, après les services rendus pendant la Seconde Guerre mondiale, la Haute-Volta fut reconstituée en 1947 ; le Mogho Naaba Kom, plus important chef traditionnel burkinabé, entreprend de nombreuses démarches pour obtenir cette mesure, écrivant notamment au président de la République Vincent Auriol.

La création de nouvelles infrastructures politiques contribuent à associer les autochtones à la gestion du territoire. Les premiers conseils municipaux sont élus, ainsi qu'une Assemblée territoriale ; des représentants sont envoyés auprès du Parlement métropolitain (à l'Assemblée nationale: Gérard Ouedraogo, Joseph Conombo, Nazi Boni, Henri Guissou, Mamadou Ouedraogo), de l'Assemblée de l'Union française et du Grand Conseil de l'AOF. Le 31 mars 1957, la nouvelle Assemblée territoriale est élue au suffrage universel, et désigne un gouvernement de douze membres. Ouezzin Coulibaly, député de Côte d'Ivoire mais originaire de Haute-Volta, est élu vice-président, puis président de ce gouvernement, mais meurt le 7 septembre 1958. Maurice Yaméogo, soutenu par Félix Houphouët-Boigny et l'UDV (Union démocratique voltaïque) lui succède. Le 17 octobre, le Mogho-Naaba fait rassembler plusieurs centaines de personnes devant le palais de l'Assemblée territoriale, en vue d'établir une monarchie constitutionnelle, sans succès.

Vers l'indépendance

La Communauté française, proposée par référendum le 28 septembre 1958, est acceptée par 99,5 % des votants, et 75 % des inscrits. Le 11 décembre de la même année, la République voltaïque est proclamée, et adhère aussitôt à la Communauté. En 1959, la République devient autonome, et se retire dès le mois de mars du projet de Fédération du Mali qui réunissait la Haute-Volta, le Soudan français, le Dahomey et le Sénégal. L'Assemblée territoriale de 1957 devient Assemblée constituante et élabore une Constitution, adoptée par référendum le 15 mars 1958 - on observe cependant à cette occasion des divergences géographiques : les électeurs de l'Est du pays approuvent majoritairement le projet, tandis que ceux de l'Ouest, plus intéressés par le projet de fédération, sont plus nombreux à voter « non ».

Aux élections législatives du 19 avril 1959, le Rassemblement démocratique africain (RDA) arrive très largement en tête avec 70 % des suffrages, et occupe 65 des 75 sièges de l'Assemblée puis 71 à la suite de désistements : le PRA, très minoritaire, disparaît peu après. Le sénateur Koné Begnon est élu président de l'Assemblée, et Maurice Yaméogo, qui avait succédé à Ouezzin Coulibaly à la tête du gouvernement, devient président du Conseil des ministres. Après une période de relative instabilité, l'autorité de l'État est peu à peu rétablie. Yaméogo renforce son autorité en étant élu à la tête du Rassemblement démocratique africain le 30 décembre 1959 ; le 5 août 1960, la Haute-Volta obtient l'indépendance.

De l'indépendance à nos jours

Après avoir tenté d'imposer l'Union démocratique voltaïque (UDV) en tant que parti unique, le premier président Maurice Yaméogo est contraint de démissionner le 3 janvier 1966 à la suite de soulèvements populaires provoqués par sa politique d'austérité (diminution des salaires des fonctionnaires, augmentation des impôts...) alors qu'il avait été réélu à la présidence l'année précédente avec 99% des suffrages.

De 1966 à 1980 : Lamizana au pouvoir

Au nom de l'armée, le lieutenant-colonel Aboubacar Sangoulé Lamizana prend le pouvoir ; il renverse la Première République, instaure un régime militaire autoritaire et supprime les partis politiques. Le 12 février 1969, il nationalise les écoles privées catholiques. Le régime s'assouplit peu à peu, et le 20 novembre de la même année, les partis politiques sont à nouveau autorisés. Le 14 juin 1970, le chef de l'État fait approuver par référendum une nouvelle Constitution ; c'est le début de la Deuxième République. Ce texte attribue la présidence de la République au militaire le plus ancien dans le grade le plus élevé, et accorde au moins un tiers des portefeuilles ministériels à l'armée.

Des élections législatives ont lieu le 20 décembre 1970. La démocratisation est cependant de courte durée, puisque le 8 février 1974, Lamizana opère à nouveau un coup de force, suspend la constitution, dissout l'Assemblée nationale, mettant ainsi fin à l'éphémère Deuxième République. La rivalité entre Gérard Ouédraogo, le premier ministre, et Joseph Ouédraogo, président de l'Assemblée nationale, avait dans les mois précédents conduit à une paralysie des institutions. L'armée reprend le pouvoir. Fin 1974, un conflit frontalier oppose la Haute-Volta au Mali, ne se traduisant cependant que par quelques escarmouches frontalières.

Le 27 novembre 1977, une nouvelle Constitution est approuvée par référendum, donnant naissance à la Troisième République. Aux élections législatives de 1978, sept partis sont en présence, mais seuls les trois partis arrivés en tête sont autorisés à poursuivre leurs activités. Vainqueur de l'élection présidentielle en mai 1978, Lamizana est confronté à un mouvement de grève générale en 1980, organisé par la Confédération des syndicats voltaïques. Le 25 novembre 1980, il est renversé par le colonel Saye Zerbo, qui est à la tête du Comité militaire de redressement pour le progrès national (CMRPN).

Les années 1970 voient le développement de l'agro-industrie cotonnière au Burkina Faso, via la Société Burkinabè des Fibres Textiles (Sofitex), une société d'économie mixte, d'abord publique puis privatisée, créée en 1974 qui a pour mission de succéder à la Compagnie Française pour le Développement des Textiles. Dans l'ouest du pays, la région cotonière de Bobo Dioulasso, près de la frontière ivoirienne, elle devient le principal levier des changements économiques et sociaux. L'histoire de la culture du coton en Afrique noire s'étant traduit par une forte croissance entre 1970, et 2005, elle fait du Burkina le premier producteur du continent à la fin des années 2000.

Histoire du Burkina Faso:http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_Burkina_Faso


15 octobre 1987:
Renversement du gouvernement de Thomas Sankara au Burkina Faso




Le président du Burkina Faso, Thomas Sankara, est tué lors d'un coup d'État orchestré par son ancien ami et conseiller principal, Blaise Compaoré. Il s'agit du cinquième coup d'État réussi dans ce pays enclavé de l'Afrique de l'Ouest, depuis son accession à l'indépendance en 1960.

À la tête du « Front Populaire du 15 octobre », le numéro deux du régime, le capitaine Blaise Compaoré, décide de renverser le gouvernement de Sankara. Le coup de Compraoré provoque de violents combats à l'intérieur du palais présidentiel entre les forces rebelles et loyalistes. Le renversement fait environ 100 morts, dont Thomas Sankara ainsi que 12 autres officiers. Compaoré justifie le coup en invoquant la nécessité d'agir avant que le président n'adopte le monopartisme et qu'il ne fasse arrêter et exécuter tous ses opposants politiques. Le lendemain, Compraoré déclare le 16 octobre fête nationale pour que tous puissent célébrer la mort de Sankara. Cependant, le coup est accueilli négativement par la population et le nouveau leader ne jouit pas de la même popularité que son prédécesseur. Compaoré ferme les frontières du pays, impose un couvre-feu et dissout le Conseil révolutionnaire de Sankara. Il se nomme président d'un Front populaire et nomme ses frères d'armes Jean-Baptiste Lingani et Henri Zongo, respectivement premier et deuxième vice-président. En septembre 1989, tous deux seront exécutés sur des accusations de complot. Compaoré annoncera finalement qu'un nouveau président sera choisi par des représentants des 30 provinces du pays. En 1991, l'adoption d'une nouvelle Constitution pavera la voie à des élections multipartites.

Dans les médias...

Béchir Ben Yahmed, « Un rêve brisé »

«...Il était d'ailleurs de bon ton, au sein de l'establishment politique africain, d'affecter de ne pas le prendre au sérieux tout en le surveillant du coin de l'oeil. Il agaçait les chefs d'État, et pas seulement ceux de l'ancienne génération. Il dérangeait les notables et donnait mauvaise conscience à ceux qui en avaient gardé une. Avez-vous remarqué d'ailleurs qu'aucun d'entre eux, Rawlings excepté, ne s'est fendu d'une phrase pour saluer sa mort ? Les mots sont venus de Mitterrand et de Chirac, pas de leurs homologues africains ! Les jeunes, en revanche, les « sans-voix », avaient fait de Thomas Sankara leur idole. Ces désespérés avaient mis en lui leur espoir. Ils avaient vu surgir un homme qui sentait comme eux, rejetait avec eux ce qu'ils abhorrent : le costume coûteux, la villa-palais, la Mercedes et ce qu'ils impliquent, la corruption. Au fond d'eux-mêmes, ils savaient bien que c'était un rêve qui se briserait, mais la fraîcheur de cet homme, son originalité et son côté iconoclaste les ravissaient. Les voilà pleurant Sankara et enterrant, avec lui, l'espoir qu'il a fait naître. »

Jeune Afrique (France), 28 octobre 1987, p. 4.

S.A., « Décevants militaires »

«...Une fois de plus, un militaire africain en chasse un autre pour annoncer des jours meilleurs à une population presque indifférente. En l'absence de tout processus de désignation démocratique, chaque putsch porte en soi les germes d'un autre putsch. C'est son second, son « meilleur ami », qui vient de renverser le capitaine Sankara. En l'état actuel de la situation, on voit mal ce qui le distingue fondamentalement de l'homme dont il avait notamment pour tâche de préserver la « sécurité ». Le précédent coup d'État, en 1983, avait été présenté comme exemplaire. Les officiers qui venaient de mettre un terme définitif à une expérience de multipartisme rare dans la région avaient abattu joyeusement tous les symboles de l'ordre ancien, présenté comme une séquelle de la colonisation. Il se peut fort bien qu'ils aient fait illusion pour la dernière fois, tant il devient difficile de croire que la destruction du cadre institutionnel hérité de la colonisation contribue en quelque façon à la solution des problèmes économiques et sociaux auxquels doit faire face l'Afrique. »

Le Monde (France), 17 octobre 1987, p. 1.

S.A., « Upright Down »

«...A populist who religiously consulted with village leaders before embarking on new policies, Sankara made personal probity a point of honor in a country that has had more than one corrupt leader since winning independence in 1960. He boasted that he was the world's lowest-paid chief of state, with a salary of just $450 a month. But the leader evidently shaped his regime into more of a one-man show than his fellow coup leaders found tolerable. Following Sankara's execution, Radio Ouagadougou accused him of having built up a « concentration of power » and of harboring the « ambitions of a madman. » In seizing power last week, Compaoré, 36, the Minister of State and Justice, used the same special commando unit he placed at Sankara's disposal in 1983. Western diplomats in Burkina Faso expect him to be a less flamboyant leader than Sankara but to continue most of his policies. Despite the death of their author, the national radio said, the policies' basic wisdom « is not called into question. » »

Time (États-Unis), 26 octobre 1987, p. 42.

http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMEve?codeEve=641



Qui a tué Thomas Sankara ?
Au 21ème anniversaire de la mort du leader burkinabé, le mystère reste entier sur les conditions de son assassinat.

Le Burkina Faso célèbrera, le 15 octobre, le 21ème anniversaire de l’assassinat de son leader le plus emblématique, Thomas Sankara. Chef d’Etat du Burkina Faso de 1983 à 1987, il incarna la révolution burkinabé, luttant contre l’impérialisme des puissances coloniales. Il fut assassiné le 15 octobre 1987 dans des circonstances encore non élucidées. Les soupçons portent lourdement sur l’actuel président du pays, Blaise Compaoré, ancien ami et successeur de Thomas Sankara à la tête de l’Etat.
Lire la suite:
http://www.afrik.com/article15437.html



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" Il ya deux manières d'ignorer les choses:
La première, c'est de les ignorer;
La seconde, c'est de les ignorer et croire qu'on les sait.
La seconde est pire que la première."



Peuple sans mémoire, peuple sans histoire





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