Bienvenue sur le forum non officiel de l'Etoile Nord-Africaine;

Afin de profiter pleinement de certains sujets sur le forum, merci de vous identifier si vous êtes déjà membre ou de rejoindre notre espace si vous ne l'êtes pas encore.


http://www.intervalle-dz.com/
Sondage
Meilleurs posteurs
8022 Messages - 42%
5687 Messages - 30%
2215 Messages - 12%
1184 Messages - 6%
1142 Messages - 6%
207 Messages - 1%
142 Messages - 1%
128 Messages - 1%
94 Messages - 0%
87 Messages - 0%
Galerie


Octobre 2017
DimLunMarMerJeuVenSam
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
293031    

Calendrier

Connexion

Partagez
Voir le sujet précédentAller en basVoir le sujet suivant
avatar
Syfou
Adminstrateur
Adminstrateur
Masculin
Nombre de messages : 5687
Age : 34
Emploi/loisirs : Les souvenirs s'envolent aussitot la la porte ouverte .
Humeur : Bien / H.M.D / Toujours.
Date d'inscription : 11/01/2010
Localisation : Dans un autre repère !

Sujet / Message La Stasi ( Police secrète est-allemande )

le Lun 5 Déc - 1:23
La Stasi

Ministère de la Sécurité d'État

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Le ministère de la Sécurité d’État (Ministerium für Staatssicherheit, MfS), dit la Stasi, était le service de police politique, de renseignements, d'espionnage et de contre-espionnage de la République démocratique allemande (RDA) créé le 8 février 1950. Sous tutelle du gouvernement de la RDA, la Stasi était désignée comme « le bouclier et l'épée du parti » (« Schild und Schwert der Partei ») par la propagande du régime.

Création

Le Ministère de la Sécurité d'État fut créé le 8 février 1950 sur le modèle du MGB (Ministère à la sécurité gouvernementale) soviétique, pour remplir les fonctions de police politique : renseignement, espionnage et contre-espionnage de la République démocratique allemande. Il était considéré par l'URSS comme un partenaire extrêmement loyal et efficace. Wilhelm Zaisser fut le premier ministre de la Sécurité d'État, assisté par Erich Mielke.

De Zaisser à Mielke

Après que Zaisser eut essayé de renverser le Secrétaire général du SED, Walter Ulbricht, après l'insurrection de juin 19531, il fut congédié par Ulbricht et remplacé par Ernst Wollweber. Ce dernier démissionna en 1957 après des différends avec Ulbricht et Erich Honecker. Son assistant, Erich Mielke, lui succéda.

Cette même année, Markus Wolf prit la tête du Hauptverwaltung Aufklärung (HVA) ou « administration centrale de reconnaissance », la section de la Stasi qui s'occupait de contre-espionnage et d'espionnage. À ce poste, il se fit connaître comme un redoutable maître-espion, surnommé « l'homme sans visage » car il refusait de se faire photographier, en infiltrant le gouvernement et les cercles politiques et économiques de l'Allemagne de l'Ouest.

Il a paricipé à l'affaire de Günter Guillaume, qui a mené à la chute du chancelier ouest-allemand Willy Brandt en mai 1974. Wolf se retira en 1986 et fut remplacé par Werner Grossmann.
Bien que la Stasi de Mielke fût déclarée indépendante en 1957, le KGB conserva jusqu'en 1990 des agents de liaison dans les huit principaux services, chacun d'entre eux disposant d'un bureau personnel dans les bâtiments berlinois et d'Allemagne de l'Est. La collaboration était si étroite que le KGB a invité la Stasi à établir des bases opérationnelles à Moscou et Léningrad pour surveiller les touristes est-allemands. Mielke appelait les agents de la Stasi « tchékistes de l'Union soviétique ». En 1978, Mielke octroya formellement aux agents du KGB les mêmes droits et pouvoirs que ceux dont ils jouissaient en URSS3.

Dissolution

C'est seulement après la chute du mur de Berlin et la réunification de l'Allemagne, en 1989 et 1990, que la Stasi fut dissoute. Elle laisse un encombrant héritage : ses archives, qui contiennent les noms des suspects mais également ceux des agents et de leurs informateurs.

Organisation

Le Ministère de la Sécurité d'État s'appuyait sur des agents officiels et un grand nombre d'informateurs, appelés « IM » (Inoffizieller Mitarbeiter, c'est-à-dire collaborateurs officieux).

Structure

Le quartier général était localisé au 103 de la Ruschestrasse à Berlin-Est et était structuré sur le modèle du NKVD soviétique (ancêtre du KGB). Entre 1950 et 1989, la Stasi comptait dix-sept prisons préventives où étaient internés les détenus.

Au moment de sa dissolution, elle comptait environ 91 000 agents officiels et 175 000 informateurs, soit 1 % de la population est-allemande4. La Stasi comportait donc 286 000 agents, qui constituaient une surveillance très présente et très efficace.
La Stasi comprenait les entités suivantes :
Hauptverwaltung Aufklärung se concentrait principalement sur l'Allemagne de l'Ouest et l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord, mais pratiquait également l'espionnage en Allemagne de l'Est et dans d'autres pays.

Missions

En tant que police politique, la Stasi avait pour principal objectif de traquer les opposants au régime instauré à la suite de l’occupation des Länder de l’Est par l’Armée rouge.
Lorsque la Stasi connaissait l’opinion de quelqu’un, elle préférait utiliser des pressions discrètes en forçant un homme à démissionner, un étudiant à arrêter ses études ou à « conserver ses fonctions sociales » en le forçant à devenir informateur à son tour : IM (Inoffizieller Mitarbeiter).
Un document, daté du 1er octobre 1973 et retrouvé dans les archives de la Stasi en 2007 atteste que les soldats étaient autorisés à ouvrir le feu sur toute personne essayant de franchir le mur de Berlin, y compris les femmes et les enfants.
Ce service de renseignement était pour l'époque un des plus actifs à travers le monde. À sa dissolution, on a estimé à 90 000 à 91 000 agents sur le territoire de la RDA. Mais on a aussi estimé à 90 000 le nombre d'agents informels (IM) en RFA. La Stasi avait complètement infiltré les systèmes administratifs et politique de la RFA. Elle pouvait connaître et anticiper les prises de décision ouest-allemandes sur le plan national, comme international.

L'affaire Guillaume

Agent dormant de la Stasi (IM) en RFA, Günter Guillaume est envoyé comme réfugié dans les années 1950 à l'Ouest. Sur ordre du Mfs, ils[Qui ?] prennent une carte du SPD, parti politique ouest-allemand. Au fil du temps, Guillaume grimpe les échelons du parti, de chef de bureau à responsable de région. Grâce l'élection du chancelier Willy Brandt, il arrive en 1969 au sein de la Chancellerie de l'Allemagne fédérale. Il est nommé chef de cabinet. C'est alors que Markus Wolf et son adjoint Werner Grossmann se sont trouvés face à un dilemme. Utiliser cet agent ou bien le laisser inactif ? Au risque qu'il soit découvert par la RFA, dégradant les relations avec elle et voir se fâcher l'URSS. Car le KGB aimait maîtriser ses pays satellites. Ils prirent la décision de l'exploiter avec la plus grande prudence pour ne pas le mettre en danger. Les relations furent espacées. Même quand la Stasi a appris que Christel, l'épouse de Guillaume, était suivie par la DST lors d'un déplacement à Paris, il n'a pas été avisé. Mais depuis 1973, le contre-espionnage ouest-allemand avait des doutes sur la fiabilité de Guillaume, mais il manquait de preuve. En 1974, l'espion est-allemand fut démasqué. Le Mfs envoyait des télégrammes en code pour souhaiter à ses agents un bon anniversaire. C'est en déchiffrant un de ces télégrammes que les pisteurs ouest-allemands parvinrent à l'identifier. Il fut arrêté à son domicile avec son épouse le 24 avril 1974. Des informations, des photos et des films compromettants avaient été collectés, tirés et tournés par Günter Guillaume, qui avoua tout. Cette documentation mettait le chancelier allemand à la merci d'un chantage.


La redoutable efficacité de l'espionnage à 360° de la STASI

La STASI jouissait déjà d'une réputation élogieuse pour ses capacités à pénétrer l'appareil d'Etat de l'Allemagne de l'Ouest mais de nouvelles recherches montrent que le service d'espionnage est-allemand était encore mieux informé qu'on ne le craignait. Selon un ouvrage récemment publié, la STASI disposait d'un réseau impressionnant d'agents implantés à l'Ouest : 149 "informateurs actifs" à Bonn l'ancienne capitale ouest-allemande et 542 dans l'ex Berlin Ouest. Au total, les chercheurs estiment que l'Allemagne de l'Est aurait introduit 12 000 collaborateurs sur le territoire de l'Allemagne de l'Ouest.

Le Spiegel précise que le HVA (Hauptverwaltung Aufklärung ou Administration centrale de reconnaissance), la section de contre-espionnage et d'espionnage dirigée par Markus Wolf, "recrutait des espions dans le secteur industriel afin d'otenir des informations technologiques occidentales et était particulièrement bien informée sur les milieux syndicaux, religieux et universitaires". Le pasteur Josef Frindt, aujourd'hui décédé, était l'un des informateurs de la STASI à laquelle il livrait des informations sur les personnalités chrétiennes susceptibles de devenir influentes. Parmi ses cibles figurait un certain Joseph Ratzinger qui deviendra plus tard le Pape Benoit XVI.

Les milieux policiers et militaires ouest-allemands n'échappèrent pas aux redoutables manoeuvres d'espionnage de la STASI. Selon le Spiegel, "les collaborateurs de la STASI enregistraient les conversations téléphoniques de la police alors que d'autres, intégrés au coeurs de l'armée ouest-allemande, espionnaient les systèmes d'armement de la Bundeswehr".

Source :Stasi Had Thousands of Spies in West Germany (Der Spiegel)


Quand la Stasi surveillait Joseph Ratzinger

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Il était l'un des dignitaires étrangers les plus étroitement surveillés par la police secrète est-allemande.

La majorité des élus du parti de la gauche radicale, Die Linke, manquait à l'appel, jeudi, pourle discours du Souverain Pontife devant le Bundestag. Pour ces héritiers du Parti communiste de l'ex-RDA, où la liberté religieuse était étroitement encadrée, la visite de Benoît XVI a une résonance particulière. Considéré comme une menace potentielle pour le régime communiste, ­Joseph Ratzinger était l'un des dignitaires étrangers les plus étroitement surveillés par la Stasi, la police secrète est-allemande.

Le cardinal Ratzinger a éveillé la méfiance de la Stasi en 1974, lorsqu'il est allé à la découverte de la Thuringe, d'Erfurt à Iéna en passant par Weimar. Embarqué dans une Trabant pilotée par l'évêque d'Erfurt, Joachim Wanke, le futur pape a échappé pendant de longues heures à toute surveillance. À tel point que la Stasi n'a eu connaissance ni de son escapade en Trabant, ni d'un incident dans une auberge de Weimar, où le théologien renommé a attendu une table plus d'une demi-heure, rapporte Mgr Wanke.

Des faux amis

Dès lors, la Stasi ne ménagera plus ses efforts pour s'informer des activités de Joseph Ratzinger, affectant plus d'une douzaine de collaborateurs à sa surveillance, selon une enquête de la chaîne de télévision MDR. «IM Lorac», pseudonyme d'un professeur de théologie de Leipzig, «IM Georg» et «IM Anton», travaillant à la conférence des évêques berlinoise, et un père bénédictin de Trier, qui rapportait ses faits et gestes au Vatican, comptaient parmi ses faux amis. La Stasi, qui jugeait Ratzinger «conservateur, réactionnaire et autoritaire», surveillait de près les échanges entre celui qui était alors archevêque de Munich et Freising et les représentants de l'Église catholique en RDA.

En 1984, la police secrète s'inquiète de «l'amitié étroite», qui s'est nouée entre Ratzinger et Jean-Paul II. Le pape polonais aurait demandé au cardinal allemand d'organiser «le développement des activités contre-révolutionnaires» en Pologne. La Stasi constate que Ratzinger, en charge de la doctrine de la foi, est l'un des responsables les plus influents du Vatican. Elle le considère comme l'un des «opposants les plus virulents au communisme».

Les archives de la Stasi montrent aussi que la police secrète a fouillé dans sa jeunesse, à la recherche de liens compromettants avec le parti nazi. En vain. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Ratzinger est membre des jeunesses hitlériennes, ce qui etait obligatoire à partir de 1938. La plupart des fiches de «renseignements personnels» ayant été détruites, une part de mystère demeure.

En 1987, après la visite de Ratzinger à Dresde, en RDA, pour un congrès catholique, la Stasi souligne «la grande intelligence» et le «charme naturel» du futur pape allemand. En 1988, Ratzinger participe activement à l'organisation d'une visite de Jean-Paul II en RDA, à l'invitation du dictateur Erich Honecker, et obtient que 50.000 catholiques puissent franchir le rideau de fer de Berlin-Ouest pour assister à une messe dans la capitale est-allemande. Prévue en 1991, deux ans après la chute du Mur, la visite n'aura pas lieu. Aujourd'hui à Erfurt, les Allemands des nouveaux Länder d'ex-RDA célébreront aussi le rôle de l'Église catholique dans la révolution pacifique qui leur apporta la liberté.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


La mémoire de la Stasi

[url]
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] par [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien][/url]


__
« Vouloir prouver des choses qui sont claires d'elles-mêmes, c'est éclairer le jour avec une lampe. »  


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

avatar
Daûphin_zz_47
Adm
Adm
Masculin
Nombre de messages : 2215
Age : 36
Date d'inscription : 06/08/2010
Localisation : tlc

Sujet / Message Re: La Stasi ( Police secrète est-allemande )

le Lun 5 Déc - 12:39
Angela Merkel et la Stasi
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
____
Dans l’Allemagne de l’est crée en 1949 par l’URSS voit le jour le tristement célèbre ministère pour le sécurité d’Etat connu sous le nom de Stasi. Mis en place le 8 février 1950, il est conçu sur le modèle du MGB soviétique, ex-KGB et sera considéré par l’Union soviétique comme un partenaire loyal et très efficace. Une police secrète parmi les plus puissantes et répressives au monde. Dirigée d’une main de fer par Erich Mielke, sous les auspices d’Erich Honecker, la Stasi aura fiché et condamné des centaines de milliers de personnes.

Dans les 17 prisons préventives à son usage, la torture était fréquemment employée, certains prisonniers auraient même été exposés à des radiations provoquant le cancer. Les exécutions étaient menées secrètement et sommairement, et les familles jamais averties du sort réservé à leur proche. La Stasi employait 95 000 agents officiels et 175 000 collaborateurs agissant comme informateurs. Un agent pour moins de 200 personnes… Bien plus efficace que la Gestapo et le KGB. Parmi les supers agents, Markus Wolk, chef de la section espionnage qui réussit à pénétrer les cercles politiques et économiques de l’allemagne de l’ouest. C’est lui qui infiltra Gunther Guillaume connu pour avoir fait tomber le chancelier Willy Brandt en 1974 Lorsque le mur tombe, la Stasi sait que son heure est venue, et entreprend de détruire ses archives. Alertée, au soir du 15 janvier 1990 une foule d’est-allemands envahit son QG pour empêcher les destructions. 5% du total des archives seront détruites. Il faudra de nombreuses années et débats à l’ Allemagne réunifiée pour accepter finalement l’ouverture au public de ces archives, avec les conséquences que cela pouvait entraîner. Quant aux 5% détruites, le plus souvent à la main et dispersées dans 16 000 sacs, il aurait fallu selon certains experts 150 ans pour les reconstituer. Jusqu‘à la mise au point cette année d’un logiciel qui pourrait faire le travail en quelques années seulement.
Copyright © 2011 euronews

__
-------------
" Il ya deux manières d'ignorer les choses:
La première, c'est de les ignorer;
La seconde, c'est de les ignorer et croire qu'on les sait.
La seconde est pire que la première."



Peuple sans mémoire, peuple sans histoire


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Voir le sujet précédentRevenir en hautVoir le sujet suivant
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum