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Sujet / Message Actualité aux Philippines

le Mar 20 Déc - 15:43
[quote]Philippines



Les Philippines, en forme longue la République des Philippines, en tagalog Pilipinas et Repúbliká ng̃ Pilipinas, en anglais Philippines et Republic of the Philippines, en espagnol Filipinas et República de Filipinas, en ilocano Filipinas et Republika ti Filipinas, en cebuano Pilipinas et Republika sa Pilipinas, est un pays constitué d'un archipel de 7 107 îles dont onze d'entre elles totalisent plus de 90 % des terres et un peu plus de 2 000 seulement sont habitées, alors qu'environ 2 400 îles n'ont même pas reçu de nom.

On distingue trois zones géographiques : Luçon, les Visayas et Mindanao. Luçon est l'île la plus vaste et la plus septentrionale, et qui abrite sa capitale, Manille, et la plus grande ville du pays, Quezon City. Au centre, le groupe dense des Visayas comprend les îles de Negros, Cebu, Bohol, Panay, Masbate, Samar et Leyte. Au sud, Mindanao est la deuxième île par sa superficie ; ses principales villes sont Davao, Marawi, Zamboanga et Cagayan de Oro. Au sud-ouest de Mindanao se trouvent les îles de Sulu, telles que Basilan, Jolo et Tawi Tawi, proches de Bornéo. Celles-ci sont particulièrement confrontées au groupe islamiste terroriste Abu Sayyaf. Enfin, à l'ouest des Visayas, s'étend l'archipel de Palawan, qui compte à lui seul plus de 1 700 îles. Ces îles se situent à l'ouest de l'océan Pacifique à environ 1 000 kilomètres au sud-est du continent asiatique. C'est l'un des deux seuls pays à dominante catholique en Asie (avec le Timor oriental) et l'un des plus occidentalisés. L'Espagne et les États-Unis, qui ont tous deux colonisé le pays, ont chacun eu une grosse influence sur la culture philippine qui est un mélange unique d'Orient et d'Occident.

L'archipel philippin se situe entre 116° 40' et 126° 34' de longitude est et 4° 40' et 21° 10' de latitude nord. Il s'étend sur 1 840 km du nord au sud et sur 1 104 km d'est en ouest. Il est bordé à l'est par la mer des Philippines, à l'ouest par la mer de Chine et au sud par la mer de Célèbes, mais se trouve plus populairement dans l'océan Pacifique. Au sud se trouvent l'île de Célèbes et l'archipel des Moluques, qui appartiennent à l'Indonésie. Au sud-ouest se trouve l'île de Bornéo, partagée entre la Malaisie, le Brunei et l'Indonésie. Au nord, on trouve Taïwan et, à environ 500 km à l'est, les îles Palaos.

Géographie

Les Philippines sont constituées d'un archipel de 7 107 îles, avec une surface totale d'environ 300 439 km2. Les îles s’étendent du nord au sud sur 1 800 km, et d’est en ouest sur plus de 1 100 km. Elles sont divisées en trois groupes : Luçon (Régions I à V + NCR & CAR), où se situe la capitale, Manille, les Visayas (VI à VIII), et Mindanao (IX à XIII + ARMM).



La plupart des îles montagneuses sont recouvertes de forêts tropicales et d’origine volcanique comme l’attestent les tremblements de terre fréquents et la vingtaine de volcans en activité comme le Pinatubo. L'archipel est aussi soumis aux typhons du Pacifique de l'ouest à raison d'une quinzaine par an, plus particulièrement entre mai et octobre. Le port de Manille, sur l'île de Luçon, est la capitale et la deuxième plus grande ville du pays après Quezon City. Le point culminant est le mont Apo sur l'île de Mindanao, qui s'élève à 2 954 mètres.

Le commerce maritime asiatique

Depuis le IIIe siècle, les peuples des Philippines sont en contact avec les autres peuples d'Asie du Sud-Est, en particulier d'Indochine, Bornéo et Sumatra. Avec l'avènement de la dynastie Ming, ils passent dans la sphère d'influence chinoise. C'est la thalassocratie ou gouvernance des côtes qui prévaut.

Économie

L’économie des Philippines, dont le PNB avoisine les 98 milliards de dollars, repose essentiellement sur l’agriculture, un secteur qui reste peu compétitif par manque d’infrastructures, même si l’industrie s’est beaucoup développée depuis 1945. Le secteur des services représente plus de la moitié du PIB et bénéficie du mouvement des délocalisations d’entreprises occidentales tels que les centres d’appel. La population philippine travaillant à l’étranger participe largement à l’économie nationale, puisqu’elle contribue à hauteur de 10 % environ à la formation du PIB.

Agricole : 40 % de la population en dépend. Principales cultures : tabac, produits du cocotier (1er exportateur mondial), ananas, banane (2e exportateur mondial), riz (16e producteur mondial), maïs (13e producteur mondial), chanvre de Manille, canne à sucre (11e producteur mondial), café (14e producteur mondial), bois tropicaux (à Mindanao) destinés au Japon ainsi que la noix de coco. Depuis les années 2000, et en raison d'une forte démographie, les Philippines ne sont plus auto-suffisantes en matière de production de riz : elles doivent donc en importer désormais de pays d'Asie voisins, comme le Viêt-Nam par exemple.

PIB par habitant source : FMI, World Economic Outlook Database(2006) : 5 314 $ US
Minerais : Le chrome, l'or, le cuivre et le minerai de fer sont les principales ressources naturelles des Philippines.
Les Philippines font partie de la Coopération économique pour l'Asie-Pacifique (APEC).
Le taux de chômage des Philippines est de 7,3 %.

http://fr.wikipedia.org


Chronologie {1990-2008}

1. Politique intérieure

Le 30 juin 1992, le général Fidel Ramos devient président après avoir remporté les élections du 11 mai avec 23,6 p. 100 des voix, face à six autres candidats. Il succède à Corazón Aquino, dont il était le dauphin. Il était son ministre de la Défense et l'ancien chef de la police du régime dictatorial de Ferdinand Marcos.

Le 4 avril 1995, l'attaque d'Ipil, une ville de 50 000 habitants à majorité chrétienne du sud du pays, fait une cinquantaine de morts. Les autorités mettent en cause un mouvement d'extrémistes musulmans, le groupe Abu Sayyaf, composé de dissidents du Front de libération nationale moro (F.L.N.M.) qui sont hostiles aux négociations en cours entre Manille et le F.L.N.M. Celles-ci s'orientent vers la définition d'un statut de semi-autonomie pour les îles à majorité musulmane du sud du pays.

Le 8 mai, les partisans du président Ramos remportent les élections législatives. Ils conservent la majorité dans les deux Chambres du Parlement.

Le 2 septembre 1996, le président Ramos et le chef du Front de libération nationale moro (F.L.N.M.), Nur Misuari, signent, à Manille, un traité de paix destiné à mettre fin à la guérilla indépendantiste engagée dans l'île de Mindanao, dans le sud de l'archipel, au début des années 1970, et qui a causé officiellement la mort de quelque 120 000 personnes. Le texte prévoit l'institution, sous l'autorité du F.L.N.M., d'un Conseil pour la paix et le développement du sud des Philippines chargé de coordonner les projets de développement dans les quatorze provinces méridionales de l'archipel. Ce Conseil doit également préparer un référendum, prévu pour 1998, sur l'autonomie de la région. Les extrémistes musulmans et les chrétiens, majoritaires dans le sud de l'archipel, dénoncent cet accord.

Le 11 mai 1998, Joseph Estrada remporte l'élection présidentielle avec 39,8 p. 100 des suffrages. Très populaire, cet ancien acteur a aussi un passé d'homme politique – il […]

http://www.universalis.fr/encyclopedie/philippines-actualite-1990-2008/1-politique-interieure/


Violences et dynasties dans l’espace politique philippin

La campagne pour les élections locales et nationales de mai 2010 aux Philippines qui a été marquée par un terrible cas de violence politique a exacerbé le ressentiment face l’omniprésence des dynasties et des seigneurs de guerre dans l’espace politique



La terrible méprise du futur gouverneur

Lorsqu’ Ismael Mangudadatu candidat à l’élection de mai 2010 au poste de gouverneur de la province de Maguindanao décida de rompre par cette acte de candidature l’alliance politique qui liait sa famille au puissant clan des Ampatuan dont le patriarche occupait le poste depuis une décennie, l’homme était loin d’avoir pris la mesure du prix à payer pour cette élection dont il allait sortir vainqueur quelques mois plus tard. Cet acte de défi allait déclencher une série d’incidents violents entre les anciens alliés. Le candidat du clan Mangudadatu reçut même des menaces de mort qu’il prit pourtant très au sérieux mais qui ne le dissuadèrent pas d’aller jusqu’au bout de sa démarche pour selon lui libérer la province de l’emprise de son impitoyable gouverneur. L’homme prit conseil auprès des siens et trouva une solution originale quoique funeste.

Le « Rido », le code de l’honneur qui régit les actes de violence politiques dans cette province philippine interdit de s’en prendre aux femmes, aux enfants et aux vieillards. Ismael Mangudadatu décida d’en tirer profit pour enregistrer sa candidature à l’élection de gouverneur dans la ville de Shariff Aguak capitale de la province et fief des Ampatuan. Le choix de cette ville comme lieu de dépôt des candidatures avait été fait par la Commission des Élections des Philippines (COMELEC) et cette décision allait rendre l’acte de candidature d’Ismael Mangudadatu hautement provocateur dans cette ville baptisée par les Ampatuan du nom de l’un de leurs aïeuls. Le candidat ne s’avisa pas d’aller lui-même déposer sa candidature et ainsi risquer inutilement sa vie. Il réunit sa femme, deux de ses sœurs, une tante, deux de ses avocates, quelques partisanes et un maximum de journalistes car il pensait qu’aucun mal ne pourrait être fait à ces dames et que la présence des médias et donc de nombreux témoins dissuaderait les Ampatuan d’entreprendre quoique ce soit pour empêcher sa candidature.

Lundi 23 novembre 2009 à 9h30 le convoi partit de Buluan, une ville dont Ismael Mangadadatu était alors l’adjoint au maire à destination de Shariff Aguak. Les femmes qui se décrivaient comme le pouvoir féminin en action étaient enthousiastes à l’idée de contribuer à construire un meilleur futur à la province et à ses habitants. Une quarantaine de personnes faisait partie du convoi dont près de la moitié était constituée de femmes. La police tout comme l’armée sous le contrôle de l’influent gouverneur Ampatuan refusa d’escorter le convoi et d’assurer sa sécurité. Les Ampatuan qui disposaient en plus de l’une des plus puissantes milices armées du pays n’allaient pas tarder à se mettre en action en envoyant une effroyable réponse au futur gouverneur ; un coup de semonce qui allait résonner bien au-delà des frontières des Philippines.

Tuez les tous !

Six jours avant qu’eurent lieu ces évènements la question de la candidature d’Ismael Mangadadatu fut évoquée au cours d’un dîner où étaient réunis les principaux acteurs politiques de la famille Ampatuan. Un des domestiques du patriarche Andal Ampatuan Sr affirme que ce soir-là ce dernier demanda comment il était possible d’empêcher Ismael Mangudadatu de se présenter aux élections et l’idée de tuer tous ceux qui s’aventureraient à venir déposer sa candidature fut émise par l’un des fils Andal Ampatuan Jr. Aux dires du domestique l’idée plut beaucoup et fut approuvée par l’ensemble du clan. Le patriarche n’avait plus qu’à donner quelques directives sur la façon dont le problème Mangudadatu allait être solutionné.

Le 23 novembre 2009 donc, une centaine d’hommes armés intercepta le convoi et massacra avec une rare barbarie tous ceux et celles qui en faisaient partie. Les victimes furent emmenées sur les flancs d’une colline et séparées en groupes d’hommes et de femmes. Les poings liés, certains furent criblés de balles avec des armes de guerre, d’autres achevés à la machette ou à la tronçonneuse. Des corps ont été mutilés, parfois décapités et les parties intimes des femmes systématiquement visitées. L’épouse d’Ismael Mangudadatu semble même avoir reçu un traitement particulier de la part d’Andal Ampatuan Jr dont des participants affirment avoir vu frapper la pauvre femme. Le corps de cette dernière a d’ailleurs été retrouvé violé et décapité. Toutes les victimes ainsi que leurs véhicules ont été enterrés à l’aide d’une pelleteuse retrouvée sur les lieux de la tuerie. 2 véhicules étrangers au convoi à bord desquels se trouvaient 6 passagers ont été pris dans l’embuscade et les ordres d’ Andal Ampatuan Jr de ne laisser aucun témoin de la tuerie ont scellé à jamais leur sort.

Bien que le pays soit accoutumé aux violences politiques pendant les périodes électorales, le massacre de Maguindanao a profondément marqué les esprits par l’ampleur et la brutalité de ces assassinats. Au total la tuerie a fait 57 morts dont 27 journalistes, ce qui en fait le plus terrible assassinat de journalistes en temps de paix. L’ONU, les ONG de défense des droits de l’homme et bien sûr les autorités philippines ont vigoureusement condamné cette attaque et demandé à ce que les auteurs soient traduits en justice. La présidente Gloria Arroyo a immédiatement réagit en instaurant la loi martiale dans la région et en y déployant des troupes de l’armée. Une enquête fut diligentée et révéla l’implication d’officiers de la police et de l’armée dans ce bain de sang. Les membres les plus influents de la famille Ampatuan parmi lesquels Andal Ampatuan Jr furent arrêtés et envoyés dans une prison de haute sécurité de Manille la capitale philippine pour y attendre leur procès. Ces derniers, malgré les preuves qui les accablent nient toute implication dans ce massacre et continuaient après leurs arrestations leurs activités politiques depuis leurs cellules de prison en accordant des interviews aux médias ou en annonçant leurs préférences pour l’élection présidentielle de mai 2010. Une attitude agaçante assez révélatrice du sentiment de toute puissance du clan.

La justice entravée par les liens étroits des Ampatuan avec le pouvoir

Mercredi 8 septembre 2010 le procès maintes fois repoussé des auteurs du massacre de Manguindanao a enfin put commencer dans une salle spécialement aménagée de la prison de haute sécurité de Manille. Un cadre justifié par l’évasion d’un des accusés et par la dangerosité du clan Ampatuan et de ses hommes de main. Bien que l’armée ait saisi des stocks considérables d’armes et de munitions appartenant au clan, l’emprise de ce dernier dans la province de Manguindanao reste pratiquement intacte après de décennies de pouvoir. Sur les 196 personnes accusées de meurtres ou de complicités de meurtres, seules 19 étaient présentes à l’ouverture du procès parmi lesquelles Unsay Andal Ampatuan Jr, son père Andal Ampatuan Sr, 16 policiers et 2 paramilitaires. Une centaine de personnes dont de nombreux miliciens armés qui courent toujours dans la nature restent activement recherchées. Ce procès hors norme qui avec ses 196 accusés et ses 500 témoins appelés à la barre constitue le deuxième plus important qu’ait connu le pays après les procès pour crimes de guerre liés à le seconde guerre mondiale inspire beaucoup de scepticisme sur sa réelle portée.

La suite sur :
http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/violences-et-dynasties-dans-l-82292



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" Il ya deux manières d'ignorer les choses:
La première, c'est de les ignorer;
La seconde, c'est de les ignorer et croire qu'on les sait.
La seconde est pire que la première."



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