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L’idéologie de la démocratie ( tyrannie de la majorité )

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Sujet / Message L’idéologie de la démocratie ( tyrannie de la majorité )

Message par Daûphin_zz_47 le Jeu 22 Déc - 10:24

*C'est quoi la dictature ?

La dictature désigne un régime politique dans lequel une personne ou un groupe de personnes exercent tous les pouvoirs de façon absolue, sans qu'aucune loi ou institution ne les limitent.


*C'est quoi l'idéologie ?

Une idéologie est, au sens large, la science d'un système d'idées imaginées. L'idéologie s'accompagne de croyances, de notions, d'opinions, de convictions et est parfois constituée en doctrine.


Acceptions actuelles du terme idéologie

Une idéologie est l'ensemble d'idées sur la structure de la société, sur les forces qui agissent dans la société, sur les sources de conflit qui y sont présentes, et aussi sur les modalités qui permettent de résoudre ces conflits, ensemble d'idées partagées par un groupe, communément appelé parti politique.


*Et çà veut dire quoi la tyrannie de la majorité ?

Alexis de Tocqueville

Tyrannie de la Majorité ;extrait de:
De la Démocratie en Amérique, vol I
(Deuxième Partie : Chapitre VII) /(1835)


Je regarde comme impie et détestable cette maxime, qu'en matière de gouvernement la majorité d'un peuple a le droit de tout faire, et pourtant je place dans les volontés de la majorité l'origine de tous les pouvoirs. Suis-je en contradiction avec moi-même?

Il existe une loi générale qui a été faite ou du moins adoptée, non pas seulement par la majorité de tel ou tel peuple, mais par la majorité de tous les hommes. Cette loi, c'est la justice.
La justice forme donc la borne du droit de chaque peuple.
Une nation est comme un jury chargé de représenter la société universelle et d'appliquer la justice qui est sa loi. Le jury, qui représente la société, doit-il avoir plus de puissance que la société elle-même dont il applique les lois?

Quand donc je refuse d'obéir à une loi injuste, je ne dénie point à la majorité le droit de commander; j'en appelle seulement de la souveraineté du peuple à la souveraineté du genre humain. Il y a des gens qui n'ont pas craint de dire qu'un peuple, dans les objets qui n'intéressaient que lui-même, ne pouvait sortir entièrement des limites de la justice et de la raison, et qu'ainsi on ne devait pas craindre de donner tout pouvoir à la majorité qui le représente. Mais c'est là un langage d'esclave.

Qu'est-ce donc une majorité prise collectivement sinon un individu qui a des opinions et le plus souvent des intérêts contraire à un autre individu qu'on nomme la minorité? Or, si vous admettez qu'un homme revêtu de la toute-puissance peut en abuser contre ses adversaires, pourquoi n'admettez-vous pas la même chose pour une majorité? Les hommes, en se réunissant, ont-ils changé de caractère? Sont-ils devenus plus patients dans les obstacles en devenant plus forts?

Pour moi je ne le saurais le croire; et le pouvoir de tout faire, que je refuse à un seul de mes semblables, je ne l'accorderai jamais à plusieurs.

Ce n'est pas que, pour conserver la liberté, je crois qu'on puisse mélanger plusieurs principes dans un même gouvernement, de manière à les opposer réellement l'un à l'autre.
Le gouvernement qu'on appelle mixte m'a toujours semblé une chimère. Il n'y a pas, à vrai dire, de gouvernement mixte (dans le sens qu'on donne a ce mot), parce que, dans chaque société, on finit par découvrir un principe d'action qui domine tous les autres.

L'Angleterre du dernier siècle, qu'on a particulièrement citée comme exemple de ces sortes de gouvernements, était un État essentiellement aristocratique, bien qu'il se trouvât dans son sein de grands éléments de démocratie; car les lois et les moeurs y étaient ainsi établies que l'aristocratie devait toujours, à la longue, y prédominer et diriger à sa volonté les affaires publiques.

L'erreur est venue de ce que, voyant sans cesse les intérêts des grands aux prises avec ceux du peuple, on n'a songé qu'à la lutte, au lieu de faire attention au résultat de cette lutte, qui était le point important. Quand une société en vient à avoir réellement un gouvernement mixte, c'est-à-dire également partagé entre des principes contraires, elle entre en révolution ou elle se dissout.

Je pense donc qu'il faut toujours placer quelque part un pouvoir social supérieur à tous les autres, mais je crois la liberté en péril lorsque ce pouvoir ne trouve devant lui aucun obstacle qui puisse retenir sa marche et lui donner le temps de se modérer lui-même.

La toute-puissance me semble en soi une chose mauvaise et dangereuse. Son exercice me parait au-dessus des forces de l'homme, quel qu'il soit, et je ne vois que Dieu qui puisse sans danger être tout-puissant, parce que sa sagesse et sa justice sont toujours égales à son pouvoir.

II n'y a pas donc sur la terre d'autorité si respectable en elle-même, ou revêtue d'un droit si sacré, que je voulusse laisser agir sans contrôle et dominer sans obstacles. Lors donc que je vois accorder le droit et la faculté de tout faire à une puissance quelconque, qu'on appelle peuple ou roi, démocratie ou aristocratie, qu'on l'exerce dans une monarchie ou dans une république, je dis: là est le germe de la tyrannie, et je cherche à aller vivre sous d'autre lois.

Ce que je reproche le plus au gouvernement démocratique, tel qu'on l'a organisé aux Etats-Unis, ce n'est pas, comme beaucoup de gens le prétendent en Europe, sa faiblesse, mais au contraire sa force irrésistible. Et ce qui me répugne le plus en Amérique, ce n'est pas l'extrême liberté qui y règne, c'est le peu de garantie qu'on y trouve contre la tyrannie.

http://www.panarchy.org/tocqueville/tyrannie.1835.html


La démocratie comme idéologie

Dans le Traité de paix perpétuelle, un ouvrage directement engagé sur le terrain politique, Kant définit ainsi le despotisme comme « le principe selon lequel l’État met à exécution de son propre chef les lois qu’il a lui-même faites, par suite c’est la volonté publique maniée par le chef d’État comme si c’était sa volonté privée ». Et c’est ainsi que la démocratie, par opposition à la république, est aussi qualifiée de despotique. Un tel pouvoir, affirme Kant, est « nécessairement un despotisme parce qu’il fonde un pouvoir exécutif où tous décident au sujet d’un seul et, si besoin est, également contre lui ». Ce pouvoir, que Tocqueville appellera « tyrannie de la majorité » est « nécessairement » despotique, car la liberté y est en contradiction avec elle-même puisqu’il s’agit d’une forme d’État où « tous, qui ne sont pourtant pas tous, décident – ce qui met la volonté universelle en contradiction avec elle-même et avec la liberté ». En ces temps d’adulation de la démocratie et de dépérissement accéléré de l’esprit républicain, voilà sûrement des paroles qu’on aura du mal à entendre. Mais la France et l’Italie donnent toutes deux des exemples de la transformation de l’onction du scrutin majoritaire en légitimation de la destruction des protections dont doivent jouir les citoyens dans une république bien ordonnée. Profitant de sa majorité qu’il compose avec Lega Nord, Berlusconi s’est engagé dans une entreprise de liquidation du parlementarisme au profit d’un État fort, concentré entre les mains du chef de l’actuelle coalition au pouvoir. Les opposants à Berlusconi, qui n’ont pas comme les Français l’expérience du bonapartisme appellent cela « fascisme ». Ils se trompent. C’est une « dictature démocratique »qui se met en place ! Nous avons quelque chose de semblable en France, la transition étant cependant moins brutale puisque nous sommes accoutumés depuis 1958 au « pouvoir personnel ». Appuyé sur une majorité nette, le président de la république est engagé dans une transformation de fond en comble des relations sociales et à une restriction drastique d’un certain nombre de libertés essentielles.

On alléguera qu’il s’agit d’une perversion de la démocratie, dans laquelle l’influence des médias a joué un rôle décisif. On rappellera que les républicains se méfiaient du plébiscite en quoi ils voyaient le fourrier du « césarisme ». Tout cela est exact. Mais pourquoi y aurait-il perversion de la démocratie quand Sarkozy est élu et applique son programme et, au contraire, expression fidèle de la démocratie quand Mitterrand est élu et applique son programme (qu’on se rassure, ça n’a pas duré !) ? Ou l’inverse – si on se place par hypothèse du point de vue d’un électeur de droite ? C’est que précisément la démocratie n’est pas un concept permettant de déterminer rigoureusement la nature d’un régime politique, mais plutôt une idéologie, comme l’a si justement expliqué Luciano Canfora dans un livre intitulé La démocratie, histoire d’une idéologie (Seuil, 2006). Une idéologie, c’est-à-dire une représentation tronquée et inversée de la réalité.

Tronquée parce que sous couvert de « pouvoir du peuple », c’est toujours, dans les « démocraties » réelles, le pouvoir d’une partie du peuple. Le pouvoir de la partie la plus influente, celle qui peut financer des partis, des locaux, de la propagande, qui détient le pouvoir économique et culturel. Il ne s’agit pas seulement de la propagande directe, grossière, du pouvoir qui occupe les médias : à long terme cette propagande est contreproductive. Il s’agit des mille et uns canaux par lesquels l’idéologie de la classe dominante s’impose. La publicité, la culture de pacotille et les « variétés » jouent ici un rôle bien plus important que les « JT ». Dans les périodes d’agitation sociale, dans les périodes « tumultuaires » comme le dirait Machiavel, la pression du peuple est assez forte pour que les procédures démocratiques lui laissent une petite place. Mais dès que le mouvement populaire retombe, dès que la démocratie est « pacifiée » – comme s’en félicitent tous les jours les chefs de la droite et de la gauche – alors elle se transforme en pur et simple oligarchie. Représentation tronquée donc parce que la réalité des rapports de forces et de la domination est scotomisée.

Représentation inversée de la réalité parce que le pouvoir de la minorité des puissants se présente comme la volonté du peuple et que la volonté du peuple est systématiquement usurpée – comme l’ont montré les référendums français, hollandais et irlandais sur l’Europe. Représentation inversée aussi parce que la démocratie se veut, étymologiquement, le pouvoir du peuple assemblé, constitué politiquement, alors qu’elle ne triomphe sous sa forme bourgeoise que comme le conglomérat des atomes égoïstes, poursuivant leurs propres fins sans égard pour la communauté.

Y a-t-il une « vraie démocratie », une démocratie qui soit autre chose que cette idéologie démocratique de la domination capitaliste ? La démocratie « chaude » de la Commune de Paris, des soviets russes, des conseils ouvriers, toutes les formes d’auto-organisation des masses en lutte pourraient constituer le modèle alternatif de la vraie démocratie. L’expérience historique et le raisonnement montrent que ces formes d’organisation, aussi importantes soient-elles historiquement ne sont que des formes politiques temporaires, aptes un moment à terroriser les puissants, n’ayant jamais duré plus de quelques semaines ou quelques mois et qui sont des régimes d’exception. Mais dès que ces organismes de démocratie directe ou semi-directe se stabilisent, ils perdent vite tout contenu vivant et forment un appareil bureaucratique encore plus lourd et plus imperméable aux revendications populaires que le régime parlementaire ordinaire.

Il est sans doute temps de rompre définitivement avec l’utopie démocratique. Tout pouvoir, même le plus progressiste, le plus révolutionnaire (tant est-il que l’on puisse encore attribuer un sens précis à ces qualificatifs) est aux mains d’individus qui veulent dominer. Le pouvoir démocratique, issu des urnes, comme les autres. Et il y a quelque-chose de profondément sain dans la méfiance anarchiste à l’égard des pouvoirs en général. Comment donner tort à Max Stirner qui affirmait, dans L’Unique et sa propriété, que tout État, qu’il soit monarchique ou républicain n’a pas d’autre but que « lier, borner, subordonner l’individu, l’assujettir à la chose générale » et si certains États sont assez forts pour tolérer quelques activités libres des individus, ce n’est que « la tolérance de l’insignifiant et de l’inoffensif » ? Mais les anarchistes se trompent en croyant qu’on peut programmer la disparition de l’État, comme les marxistes se trompaient qui voulaient son « dépérissement » et qui ont donné naissance à l’une des formes étatiques les plus monstrueuses. De cette contradiction, il découle que tout État est éminemment conflictuel, comme Machiavel l’avait perçu avec acuité : il y a toujours un conflit entre les « grands », ceux qui veulent dominer, et le peuple qui, lui, est d’abord préoccupé de ne pas être dominé. Le peuple ne peut pas dominer mais il peut résister à la domination et prendre sous sa garde vigilante la liberté. Il n’y a donc pas de procédure neutre pour trancher les différends, mais bien le mouvement vivant des forces sociales en lutte. Et rien d’autre.

C’est pourquoi tant que le peuple rechigne, proteste, tempête, manifeste, fait grève (comme la plèbe romaine qui fit sécession sur l’Aventin), alors la liberté est en bonne santé. Mais quand le peuple consent à ce que veulent « les grands », quand la démocratie devient « consensuelle » et « pacifiée », alors le corps politique est gangrené et menacé de mort. On croyait que la liberté n’avait à craindre que les coups de forces d’une poignée de factieux au service du grand capital. Nous apprenons (ou plutôt réapprenons) qu’une certaine démocratie s’accommode bien de l’étouffement de la liberté

http://denis-collin.viabloga.com/news/la-democratie-comme-ideologie


L’idéologie démocratique

L’idéologie démocratique pour fonctionner comme idéologie se doit de s’appuyer sur les embryons de démocratie que la bourgeoisie a du céder au mouvement ouvrier afin d’asseoir sa domination de classe. L’idéologie démocratique telle que développée par l’idéologie dominante travaille à assurer un consensus sur la démocratie réalisée, sur la démocratie occidentale comme le moins mauvais des régimes. La démocratie ne se définit ni comme état figé mais pas plus comme mouvement mais beaucoup plus par l’idée de compromis, de consensus, de modestie (1). Toute chose qui convient à la classe dominante.

La bourgeoisie selon George Labica (2 ) :

On peut trouver plusieurs définitions de la bourgeoisie. Celle de Georges Labica - du moins celle ici rapportée - ne se signale pas particulièrement par son contenu, notamment en terme de richesse matérielle ou de réseau d’influence mais par sa force de création souple et « plastique » d’un monde pour elle.

« La bourgeoisie n’est ni démocrate, ni monarchiste, ni libérale, ni fasciste ni raciste, ni colonialiste de sa nature. Elle n’a d’autre nature que d’être capitaliste. Les idéologies qu’elle adopte, et auxquelles elle s’identifie provisoirement, sont à chaque moment de son histoire en stricte correspondance avec ses intérêts, ou avec les contradictions internes des fractions qui la constituent, elles même régies, jusque dans leurs formes, par ses besoins matériels, passibles d’appréciations diverses. Tantôt louis-philipparde, tantôt versaillaise, souvent républicaine..., ici reaganienne, là social-démocrate, ailleurs démo-maffioso chrétienne..., en même temps keynésienne et libérale ou antisémite et pro-israélienne..., général pour général, elle peut préférer De Gaulle à Pinochet, et ce dernier à Amin Dada, mais dans tous les cas, ses représentations collent aux nécessités de sa pratique et changent avec elles. »

Toute idéologie nous dit Labica a « l’ambition de jouer le rôle d’un ciment ». L’idéologie républicaine et plus efficacement encore l’idéologie démocratique, telle que véhiculée par l’idéologie dominante, a vocation de conforter le pouvoir de classe de la bourgeoisie sous des représentations diverses. Le Sarkozysme en est une tout comme le Mitterrandisme. Et Labica de poursuivre sur un point essentiel : « Encore convient-il de préciser que ces représentations ne sont nullement des miroirs où elle chercherait à se complaire .Cela peut assurément se produire mais leur finalité est toute différente. Ce sont miroirs tendus aux autres, aux dominés, afin que, bon gré mal gré, par la persuasion ou la contrainte, ils se déclarent solidaires du pouvoir dominant et se retrouvent dans ses images d’autant plus aisément qu’ils les font leur. Le rôle de l’Etat est d’y veiller ».

Démocratie contre bourgeoisie :

Pourtant, d’aucuns - des anti-libéraux - proposent de « mettre le politique au poste de commande » contre la généralisation de l’économie de marché voire de la société de marché. Ce serait assurément positif mais sans dire suffisant ce qu’il importe de changer au regard de ce que nous savons de la puissance du capital sur nos corps. Sous le même paradigme certains soulignent les nombreux espaces ou la démocratie peut vivre et s’épanouir hors du capital et même en présence de rapports sociaux capitalistes. Relativisant la domination et les effets de domination la parole et le geste démocratique sont convoqués pour faire vivre la démocratie ici et maintenant hors toute idéologie. Il ne servirait à rien d’être d’antilibéral ou anticapitaliste car ce qui importe c’est de faire vivre des espaces de débat et de décisions démocratiques. Ces espaces ne sont-ils pas des îlots et les décisions le fruit de minorités ? D’autres encore qui n’abandonne pas le combat anticapitaliste, Thomas Coutrot notamment, précisent que c’est bien « la démocratie contre le capitalisme » qu’il faut promouvoir. La démocratie qui se dessine alors n’est plus celle de la bourgeoisie. Mais on sort de l’idéologie de la démocratie en prenant la mesure de la force de la bourgeoisie.

La bourgeoisie est puissante et pas seulement du fait de ses nombreux appareils d’influence idéologique mais elle ne recouvre pas toute la société. Reste que même en dehors des lieux ou les rapports de production capitalistes sont les plus prégnants et les plus durs son influence est réelle, ce qui fausse le jeu démocratique qui voudrait s’exprimer et vivre hors des dispositifs du capital. C’est pourquoi l’anticapitalisme a vocation a être l’armature d’un mouvement réellement démocratique. Pour cesser d’être idéologique et pour accéder à la vérité de sa perspective de libération de classe des dominés le mouvement démocratique se doit d’être anti-capitaliste. C’est là que la vérité de son nom apparaît : le mouvement démocratique anti-capitaliste s’apparente au communisme comme mouvement de l’abolition de l’ordre de classe existant, destruction fondatrice d’un autre monde.

Evoquer démocratie contre bourgeoisie ou démocratie contre capitalisme c’est dire qu’une classe porte la démocratie contre la bourgeoisie et qu’elle le fait de par la nature des choses : Fondamentalement c’est le prolétariat - ceux et celles qui vendent leur force de travail pour vivre - qui chaque jour expérimente la domination de classe du capital dans l’ordre de la production et qui cherche à s’en libérer dans et hors les lieux de production. La démocratie est une lutte de classe multiforme qui mène vers autre chose que d’aucuns nomme socialisme.

Jean-Jacques LAKRIVAL

1) ainsi que le rappelle Christian DELARUE dans : LA DEMOCRATIE MODESTE D’ACCEPTATION DE L’ORDRE EXISTANT

http://www.bellaciao.org/fr/spip.ph...

2) G. Labica « Le paradigme du Grand-Hornu. Essai sur l’idéologie » La Brèche page 115


*La majorité présidentielle en France

Le Comité de liaison de la majorité présidentielle est une structure politique initiée par Nicolas Sarkozy pour coordonner les partis politiques qui soutiennent son action.

Lancé par François Fillon le 30 juin 2009, il est présidé par Jean-Claude Gaudin, sénateur-maire de Marseille.

Partis membres

Union pour un mouvement populaire (UMP)
Nouveau Centre (NC)
Parti radical (Rad)
La Gauche moderne (LGM)
Mouvement pour la France (MPF)
Chasse, pêche, nature et traditions (CPNT)
Les Progressistes (LP)
Parti chrétien-démocrate (PCD)
Le Chêne (LC)

Parti observateur

Centre national des indépendants et paysans (CNIP)
"Le CNI reste un partenaire de l’UMP mais ne sera plus un membre associé

http://fr.wikipedia.org


« La Démocratie. Histoire d’une idéologie »

Tout le monde s’en souvient, l’introduction de la Constitution européenne, rejetée par une majorité de Français et de Néerlandais, s’ouvrait sur une citation attribuée par Thucydide à Périclès : « Notre Constitution est appelée démocratie parce que le pouvoir est entre les mains non d’une minorité, mais du peuple tout entier. »

Ce préambule, qui confortait le lieu commun selon lequel la démocratie était née en Grèce, c’est-à-dire en Europe, n’avait qu’un défaut, elle était une « falsification », comme le rappelle Lucianon Canfora, dans le début de son brillant ouvrage, La Démocratie. Histoire d’une idéologie (1). Il rétablit la véritable traduction du texte de Thucydide : « Notre régime politique [il est, bien entendu, anachronique et erroné de traduire politeia par “Constitution”] a pour nom démocratie parce que, dans l’administration [oiken], les choses dépendent non pas du petit nombre mais de la majorité. » « Il n’est donc nulle part question, explique Canfora, de “pouvoir” et encore moins de “peuple tout entier”. » Au contraire, dans la suite de son texte Périclès oppose « démocratie » et « liberté », privilégiant la seconde.

A partir de cette citation, le philosophe italien s’attache à retracer l’histoire du débat autour de la démocratie jusqu’à nos jours, de ses rapports avec les concepts de liberté et d’égalité. Il conclut que, dans le monde riche, « la démocratie est renvoyée à plus tard, et elle sera repensée de fond en comble par d’autres hommes. Qui ne seront peut-être plus européens ».

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2006-06-09-Canfora


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" Il ya deux manières d'ignorer les choses:
La première, c'est de les ignorer;
La seconde, c'est de les ignorer et croire qu'on les sait.
La seconde est pire que la première."



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