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Stratégie d’encerclement de la Russie

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Sujet / Message Stratégie d’encerclement de la Russie

Message par Sphinx le Mer 22 Fév - 0:04

Etats Unis, OTAN, Russie

Les Etats-Unis enterrent le bouclier antimissile

Ce revirement dans le projet de défense américain devrait satisfaire Moscou, qui considérait le bouclier antimissile initié par George W. Bush comme une atteinte à sa sécurité.

Un geste qui devrait réchauffer les relations russo-américaines. Les Etats-Unis ont décidé de revoir entièrement leur projet de bouclier antimissile en Europe centrale. Le Pentagone évoque «un ajustement majeur et une amélioration du système de défense antimissile européen». Barack Obama s'est cependant gardé de parler d'abandon. Pour le président américain, «ce nouveau programme de défense antimissile est le mieux à même de faire face à la menace posée par le programme de défense balistique iranien».

Selon Robert Gates, secrétaire à la Défense, les Etats-Unis comptent désormais déployer en 2015 en Pologne et en République Tchèque des missiles conçus pour détruire des missiles balistiques à courte et moyenne portée, plus adaptés à une menace iranienne réévaluée. La menace de missiles iraniens de longue portée n'est «pas aussi immédiate qu'imaginé auparavant», a-t-il indiqué pour justifier l'abandon du projet actuel. Le plan initié par George W. Bush prévoyait notamment le déploiement d'ici 2013 d'un radar en République Tchèque et d'intercepteurs de missiles balistiques de longue portée en Pologne.

L'abandon de ce projet phare de l'administration Bush n'est pas une surprise, la rumeur courrait depuis plusieurs semaines. Comme l'annonçait le Wall Street Journal, Washington a justifié ce revirement en invoquant les progrès plus lents que prévu du programme iranien de missiles à longue portée et les progrès accomplis par les Etats-Unis dans le domaine des technologies antimissile, en particulier dans le domaine des intercepteurs sol-air et mer-air, et des radars. «La menace pour le continent américain et les grandes capitales européennes, que le bouclier devait protéger, est donc réduite», affirme le journal qui cite des responsables américains.

Lire la suite:
http://www.lefigaro.fr/international/2009/09/17/01003-20090917ARTFIG00505-les-etats-unis-enterrent-le-bouclier-antimissile-.php



US/OTAN Georgie Russie – Une Guerre en Gestation dans un Contexte de Nouvelle Guerre Froide

"...Washington joue en fait potentiellement avec le feu nucléaire en escaladant la pression pour pousser la Georgie et l’Ukraine au sein de l’OTAN..." Cet article a été publié le 22 juillet, il explique comment la Géorgie est manipulée par Washington qui en fait vise Moscou."


Une Guerre en Gestation

La République du Caucase, la Georgie, n’est pas un acteur principal sur la scène mondiale au sein des nations. Pourtant Washington y a investi de vastes sommes d’argent et a fait en sorte de placer au poste de président un despote à sa botte, Mikhail Saakashvili, pour clore l’encerclement nucléaire par l’OTAN de la Russie.

La secrétaire d’état US Condoleezza Rice s’est rendue dans la capitale Tbilisi et a vivement critiqué Moscou pour le soutien aux états séparatistes de Géorgie, l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud, accusant explicitement Moscou d’une guerre imminente qu’en fait Washington suscite pour faire accepter l’adhésion de la Georgie dans l’OTAN lors de sa prochaine réunion en décembre.

Les médias occidentaux ont soit eu tendance à ignorer les tensions croissantes dans la région stratégique du Caucase soit suggéré, comme Rice le fait, qu’à l’origine du conflit on trouve le soutien russe aux velléités indépendantistes des républiques d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud. En réalité, c’est une partie d’échecs bien différente qui se joue dans la région, une partie qui a le potentiel de servir de détonateur pour une escalade majeure des tensions entre Moscou et l’OTAN.

Le problème sous jacent c’est le fait que depuis la dissolution du Pacte de Varsovie en 1991, les anciens membres, de même que d’anciens états de l’Union Soviétique, ont été, les uns après les autres, persuadés, et dans bien des cas achetés à l’aide de fausses promesses par Washington de rejoindre l’OTAN, organisation créée pour contrer le Pacte de Varsovie.

Plutôt que d’initier des discussions après la dissolution du Pacte de Varsovie en 1991 sur la dissolution automatique de l’OTAN, Washington a systématiquement transformé l’OTAN en ce que l’on peut appeler le véhicule militaire de la domination impériale américaine, lié par un réseau de bases militaires allant du Kosovo à la Pologne, à la Turquie, l’Irak et l’Afghanistan.

En 1999, les anciens membres du Pacte de Varsovie, la Hongrie, la Pologne, et la République Tchèque ont rejoint l’OTAN. La Bulgarie, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Roumanie, et la Slovaquie, ont suivi en mars 2004. Maintenant Washington exerce une énorme pression sur les membres de l’OTAN appartenant à l’UE, spécialement l’Allemagne et la France, pour qu’ils votent en décembre l’adhésion de la Georgie et l’Ukraine.

Perspective d’une confrontation militaire Georgie Abkhazie

L’actuelle escalade des tensions dans la région ont commencé en mai quand l’Abkhazie a dit avoir descendu deux drones géorgiens dans son espace aérien. L’annonce est survenue deux semaines après que la Georgie ait accusé la Russie d’avoir abattu un drone au dessus de l’Abkhazie, que Tsibili considère comme son territoire souverain. Moscou a nié son implication.

La Russie administre un contingent de maintien de la paix en Abkhazie et en Ossétie du sud depuis les conflits sanglants dans les années 90, et a envoyé des troupes en renfort en Abkhazie récemment pour dissuader la Georgie de ce que Moscou considère comme une offensive militaire planifiée géorgienne. Entre les deux partis, Georgie et Abkhazie, le conflit est suspendu depuis 1993, lorsque les séparatistes abkhazes, soutenus par des forces russes, ont réussi à chasser les géorgiens de la province.

Tsibili affirme sa souveraineté sur l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud et faire référence à celles-ci comme des républiques « en sécession ». En 2001, des troupes géorgiennes rejointes par des mujahideen entraînés par des soldats tchétchènes de la province russe musulmane voisine de Tchétchénie, ont monté une attaque qui a échoué contre l’Abkhazie.

Dans une analyse de ce que pourrait être une confrontation militaire possible, un peu avant une guerre nucléaire entre la Russie et l’OTAN, le commentateur militaire, Ilya Kramnik, de l’agence d’information gouvernementale Ria Novosti, a présenté les forces des deux camps. Fin 2007, les forces armées géorgiennes avaient environ 33 000 officiers et hommes de troupes, dont 22 000 intégrés dans 5 brigades, et 8 bataillions séparés. Ces unités disposaient de plus de 200 tanks, dont 40 T-55 et 165 T-72 tanks de combat qui sont actuellement en révision.

Kramnik a dit que l’armée géorgienne fait face à une force solide d’auto défense abkhaze de 10 000 hommes, disposant de 60 tanks, dont 40 T-72s, et 85 pièces d’artillerie et mortiers, dont plusieurs douzaines de calibre 122-152 mm, et de 116 véhicule blindés de différents types, d’un grand nombre d’armes anti tanks allant des lances roquettes RPG-7 aux missiles guidés anti tanks Konkurs-M ( ATMGs). La marine abkhaze a plus de 20 vedettes armées de mitrailleuses et de canonnières de petit calibre.

Mais plus décisif encore, comme cela a été démontré lors du conflit Géorgie Abkhazie de 1992-1993, même de petites unités peuvent résister pendant longtemps à des forces armées supérieures dans des zones montagneuses. Par conséquent, le résultat d’un hypothétique conflit dépendrait du niveau d’entraînement militaire de l’agresseur et de l’influence de tierces parties, principalement les unités russes des forces de maintien de la paix du Commonwealth Collectif des Etats Indépendants. Les forces armées de la Géorgie sont connues pour être corrompues et peu entraînées.

Bien que les Etats-Unis aient entraîné des unités d’élite géorgiennes ces dernières années, les capacités de combat de tous les autres éléments sont incertaines. Il n’y a pas de sergents formés et le moral des troupes est bas. 50% seulement de l’équipement militaire est opérationnel et des opérations coordonnées dans des conditions défavorables sont impossibles.

Les forces armées abkhazes ont une capacité de frappe bien plus dévastatrice parce qu’elles résisteraient à un agresseur qui a déjà essayé de priver la république de son indépendance. Et les unités abkhazes sont commandées par des officiers qui ont été formés dans des écoles militaires russes. Un grand nombre d’entre eux ont combattu au début des années 90. La plupart des analystes sont d’accord pour dire que l’armée abkhaze est prête au combat et ne souffre pas de corruption. Moscou a récemment renforcé le contingent local de maintien de la paix. Les états voisins du Caucase dont l’Ossétie du Sud prennent le parti de l’Abkhazie et sont prêts à s’en prendre à la Géorgie.

La stratégie possible de Moscou

Moscou a opéré un rapprochement avec les deux petites républiques sur fond de candidature de la Georgie à l’OTAN et la reconnaissance par l’Ouest de l’indépendance du Kosovo de la Serbie. Cependant, la Russie n’a pas formellement reconnu l’indépendance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud.

Néanmoins, Moscou soutient depuis longtemps la de facto indépendance de l’Abkhazie. Elle a accordé la nationalité russe à un grand nombre de ses habitants, et a récemment légalisé des liens économiques avec la république séparatiste. Pour la Russie, le conflit fournit une source de contre poids à la fois sur l’Abkhazie et la Georgie. Plus la Géorgie essaie de se distancer de la Russie, plus la Russie accroît son soutien à l’Abkhazie.

Cependant, la Georgie dirigée par l’homme fort de Washington, le président Mikhail Saakashvili, un dictateur brutal comme il l’a récemment démontré contre l’opposition intérieure, refuse d’abandonner la candidature de son pays à l’OTAN.

La Georgie est aussi un pays de transit stratégique pour le pipeline pétrolier anglo-américain venant de la Caspienne, de Baku en Azerbaïdjan à destination du port turque de Ceyhan en traversant la Georgie. De même, le pipeline de gaz Baku Tsibili Erzurum a joué un rôle clé pour l’Azerbaïdjan comme alternative au contrôle de l’état russe via son groupe Transneft pour transporter ses ressources en pétrole et en gaz vers l’Ouest. Tout le Caucase fait partie de ce que l’on décrit comme le nouveau grand jeu entre Washington et la Russie pour contrôler l’Eurasie.

Selon le Moscou Times : « l’une des manières de perturber l’adhésion de la Géorgie à l’OTAN serait d’activer le conflit en Abkhazie à niveau tel que cela serait inacceptable pour l’alliance de l’Ouest qui agit dans le cadre d’un consensus de tous ses membres, de proposer l’adhésion. La direction de la Géorgie pourrait augmenter les tensions dans l’espoir de pousser l’Abkhazie et la Russie à agir de sorte que l’Ouest n’aurait pas d’autre alternative que d’intervenir.

« Quelque soit la motivation, quiconque réactive le conflit doit réaliser qu’il joue avec le feu. Cette politique du pire peut conduire à une guerre intégrale. La Georgie perdrait certainement la guerre si la Russie soutenait l’Abkhazie, tandis que la Russie perdrait son espoir de devenir un acteur mondial à influence bénéfique, et risquerait de créer de sérieuses tensions dans ses liens avec l’UE et les US. »

Rice jette de l’huile sur le feu

L’administration de G.W. Bush jette de l’huile sur le feu dans le Caucase. A Tsibili le 10 juillet, Rice a dit à la presse « la Russie doit faire partie de ceux agissant pour résoudre le problème et non pas y contribuer. Je l’ai dit aux Russes publiquement. Je l’ai dit en privé. »

Les effets de ses commentaires, blâmant Moscou pour l’escalade des tensions, c’est pour signaler le soutien de Washington à la Georgie, et ses efforts pour chasser les troupes russes de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie.

En mai, le président abkhaze, Sergei Bagapsh, a dit qu’il voulait conclure un traité militaire avec Moscou identique à celui entre Washington et Taiwan. I[« l’Abkhazie proposera à la Russie de signer un traité militaire qui garantira la sécurité de notre république «]i a déclaré Bagapsh. « Nous sommes également prêts à accueillir des bases militaires russes sur notre territoire dans le cadre de ce traité. J’aimerai mettre l’accent sur le fait que cela ne va pas à l’encontre de précédents existant déjà en matière de pratique internationale. Par exemple, ce traité pourrait être identique au traité entre les US et Taiwan. »

Tout comme Moscou refuse de reconnaître la souveraineté du Kosovo, Washington refuse d’admettre la souveraineté de l’Abkhazie. En mai, une délégation de haut niveau du département d’état US était en Abkhazie et y a rencontré des organisations non gouvernementales de même que le président. Par le passé, de la Serbie à la Géorgie à l’Ukraine, les services de renseignement de Washington ont utilisé les ONG , dont les fondations d’Open Society de Georges Soros, Freedom House une agence liée à la CIA, et l’Institution Albert Einstein de Gene Sharp dont le nom est trompeur, pour susciter une vague de changements de régime connus depuis sous le nom de « révolutions colorées ».

Dans chaque cas, le nouveau régime était pro Washington et anti Moscou comme c’est le cas avec Saakashivili en Georgie et Viktor Yushchenko en Ukraine. Les deux pays ont commencé à postulé à l’OTAN après le succès des révolutions colorées financées par les US.

Dans tout cela, Washington joue en fait potentiellement avec le feu nucléaire en escaladant la pression pour pousser la Georgie et l’Ukraine au sein de l’OTAN. Le ministre tchèque des affaires étrangères a signé le 8 juillet un accord autorisant le déploiement par les US sur le sol tchèque d’un radar spécial faisant partie de la « défense anti missile »top secrète qui soit disant vise à protéger contre la menace de missiles errants de l’Iran.

Comme même l’a fait remarqué récemment l’ancien secrétaire d’état Henry Kissinger, le refus catégorique de l’administration Bush de considérer en 2007 la contre proposition faite par le président russe de l’époque Vladimir Poutin de stationner le radar US dans une installation louée parla Russie en Azerbaïdjan, était une erreur provocatrice.

Cela montre clairement que Washington oriente sa stratégie militaire vers le démantèlement de la Russie comme adversaire potentiel. Cela mène tout droit à une possible guerre nucléaire par mauvais calcul. La dernière visite de Rice au Caucase et en République Tchèque n’a fait qu’ajouter au danger croissant.

Source:planetenonviolence.org


"L’actualité de la stratégie d’encerclement de la Russie"

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Возможная ядерная война с США

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Introduction : un rapprochement trompeur…

A l’heure du surprenant et radical rapprochement de la Russie avec l’Occident, il serait opportun de s’interroger sur la réalité de la menace de l’axe Otan/USA. Dans ce cadre, il s’agira de revenir sur la perception russe des dangers issus de l’ingérence occidentale dans sa proche périphérie et, en particulier, de la volonté américaine de se rapprocher des ex-républiques de l’URSS présentant un caractère stratégique.

Selon une lecture plus globale de l’évolution géopolitique, la stratégie américaine garde une cohérence structurelle, au sens où elle reste guidée par la ligne Brzezinski centrée, d’une part, sur l’encerclement de la Russie et, d’autre part, sur la déstabilisation de sa ceinture périphérique en vue de son contrôle.

A l’issue de la fin de la Guerre froide, ce maintien d’une relative inertie stratégique nous amène à nous interroger sur l’évolution passée, présente et future de la Russie, pour, en dernière instance, nous interroger sur son statut international hérité du post-communisme.

Dans une première partie, nous verrons donc le rôle de l’Otan comme levier de la politique étrangère américaine, en phase de Guerre froide.

Dans une seconde partie, nous présenterons la ligne structurellement anti-russe conduite par la puissance américaine depuis la fin de la Guerre froide.

Dans une troisième partie, nous analyserons les enjeux cachés du récent rapprochement russo-américain.

Dans une quatrième et dernière partie, nous nous interrogerons sur le statut post-soviétique de la puissance russe en transition identitaire et sur sa volonté de retour vers l'Europe.

I - Historiquement, l’Otan apparait comme un levier de la politique étrangère américaine.

La politique extérieure américaine est marquée par 2 phases principales : l'endiguement de la puissance soviétique (1) puis, à partir de 1991, le reflux de la puissance russe (2).

1/ L’endiguement de la puissance soviétique, comme stratégie dominante en phase de Guerre froide.

- Après la seconde Guerre mondiale, le nouvel ordre mondial est caractérisé par l’équilibre stratégique de la Guerre froide : (USA + Otan) versus (URSS + Pacte de Varsovie).

- A l'origine, la théorie de G. Kennan du "Containment"(1) (endiguement) de la puissance soviétique - par la suite, appelée aussi "doctrine Truman" - a pour objectif de bloquer l’expansion du bloc communiste sous leadership russe, en aidant les pays prêts à s’y opposer. A l’époque, l’Administration Truman (1945–1953) redoute l’offensive militaire d’une Union soviétique surpuissante qui, désormais, "fait peur". D’autant plus que cette dernière développe une force de frappe nucléaire impressionnante, qui égalisera la puissance américaine au début des années 70.

- L’endiguement : c’est l’amorce d’une ligne anti-soviétique, présentant une relative cohérence sur long terme et qui sera, plus tard, reprise par le conseiller à la sécurité du président Carter, Z. Brzezinski.

- L’objectif : contenir l’expansion du communisme en Afrique, Asie, Europe et Amérique latine, quel qu’en soit le prix (dont l’émergence de dictatures militaires fascisantes, notamment au Chili).

Ex : en Amérique latine, on peut rappeler le Coup d’Etat de 1973 contre S. Allende au Chili ("la révolution assassinée", pour reprendre le titre d’un ouvrage).

- Une stratégie alternative a été d’encourager les mouvements nationalistes et démocratiques, pour déstabiliser le pouvoir russe.

Ex : la révolution polonaise de Solidarnosc, en 1989, avec le rôle des ONG étrangères, principalement américaines (ancêtre des révolutions "colorées" qui toucheront plus tard l’espace post-soviétique).

- Une autre stratégie a été de créer des conflits périphériques ou d’accélérer la course aux armements pour épuiser l’économie soviétique (à 2 exemples).

Ex 1: Afghanistan en 1979, formation et armement des combattants islamistes (dont talibans) pour enliser l’armée soviétique dans une guerre coûteuse (il faut donner à l’URSS "sa guerre du Vietnam", selon Z. Brzezinski)

Ex 2 : le projet surréaliste de "Guerre des étoiles" de R. Reagan, au début des années 1980 (bouclier spatial anti-missiles).

Avec l’appui de son levier otanien, lui conférant un vernis de légitimité internationale, il s’agit pour la puissance américaine d’éroder les bases économiques et idéologiques de la domination soviétique. Dans ce cadre, l’Otan apparaît comme un véritable bouclier politico-militaire contre l’avancée soviétique, destiné in fine à rééquilibrer le "balancier stratégique". On peut donc parler d’une Otan défensive, adaptée au contexte stratégique de la Guerre froide.

2/ Le reflux de la puissance russe, comme stratégie post-guerre froide.

- 25 décembre 1991 : la démission contrainte du président Gorbatchev marque la chute finale de l’Union soviétique, "La plus grande catastrophe géopolitique du XX° siècle", selon V. Poutine.

- La stratégie d’endiguement, est alors radicalisée et transformée en stratégie de reflux (roll back) de la puissance russe issue de la fin de la Guerre froide. On remarque l’influence décisive de Brzezinski dans cette inflexion stratégique.

- L’objectif tacite de l’Amérique est alors de profiter de la fragilité temporaire de la Russie en transition vers le marché, pour la repousser et l’expulser de ses postions fortes et traditionnelles.

- L’Otan est au cœur de cette stratégie et elle est instrumentalisée par Washington, pour renforcer cette orientation et lui donner une apparente légitimité (impression d’un consensus).

- Il s’agit aussi de créer les conditions structurelles d’une irréversibilité : empêcher tout retour en arrière et surtout, toute velléité de reconquête impériale russe. En d’autres termes, l’objectif est de verrouiller la position hégémone des Etats-Unis, en créant les mécanismes adéquats, voire en influençant les institutions en charge de la gouvernance mondiale.

Contrairement à la promesse faite en 1989 à Gorbatchev à Berlin, l’Otan continue de s’étendre, notamment vers l’Europe de l’Est et réduit, de ce fait, le glacis sécuritaire de la Russie. Il s’agit d’une véritable provocation pour Moscou, qui voit l’encerclement otanien se resserrer autour d’elle. La Russie a l’impression d’être trahie. Dans ce cadre, on peut donc parler d’une Otan offensive, intégrant les nouveaux rapports de force issus du post-communiste comme une réelle opportunité d’élargir sa zone de responsabilité, donc d’intervention.

II - Ligne structurelle anti-russe depuis l’implosion de l’URSS, en 1991.

- La transition post-communiste est caractérisée, contrairement aux croyances initiales, par l’émergence d’un monde unipolaire, du fait de la disparition du seul contrepoids idéologique (l’Union soviétique) à la domination américaine.

- Au sens de F. Fukuyama, c’est alors "la fin de l’histoire" (1992)(2) et, pour reprendre D. Bell, c’est aussi "la fin des idéologies" (1960)(3). En tant que vainqueur historique de la Guerre froide, le libéralisme s’impose comme la seule idéologie légitime.

- Au nom de sa supériorité morale et de sa "destinée manifeste", la puissance américaine cherche à étendre la démocratie libérale à l’échelle planétaire, par la force s’il le faut. En quelque sorte, elle devient la nouvelle puissance messianique, succédant dans ce rôle à l’Union soviétique. Dans son discours de Munich en novembre 2007, V. Poutine dénonce cet unilatéralisme armé de la puissance américaine. Pour certains, ce discours marque le retour d’une forme atténuée de Guerre froide.

Globalement, la stratégie anti-russe conduite par l’Administration américaine depuis décembre 1991 s’exprime selon 3 axes : politique, économique et stratégique.

1 – Axe Politique.

à Décrédibiliser l’autorité russe dans son espace d’influence historique.

- Ingérence politique via les ONG anglo-saxonnes (ex du Kirghizstan : 8000 ONG étrangères en 2005, lors du renversement du président Akaïev, soit 25 ONG au km² : un record du monde !).

- Soutien aux révolutions libérales "de couleur" (Géorgie 2003, Ukraine 2004, Kirghizstan 2005 et 2010), avec un rôle décisif des ONG étrangères, alimentées par des financements américains.

- Instrumentalisation des mouvements liés au nationalisme religieux, dont les courants islamistes radicaux (Kirghizstan, Tadjikistan, Ouzbékistan…).

- Cette effervescence ethno-religieuse est aujourd’hui une véritable bombe à retardement pour la Russie, d’autant plus qu’elle tend à se répandre au Nord Caucase.

à Remettre en cause la légitimité du pouvoir et des prérogatives de Moscou en CEI.

- S’imposer comme leadership idéologique alternatif à la domination russe.

- Initier un rapprochement politique avec certaines républiques ex-soviétiques (Azerbaïdjan, Ouzbékistan, Kurdistan, Kazakhstan). NB : depuis peu, le Kazakhstan est devenu un couloir de transit aérien pour les forces de l’Alliance, suite au voyage de H. Clinton en Asie centrale.

2 – Axe Economique.

à Développer un partenariat économique avec les Etats de la CEI (aide financière, technologique, formation du capital humain...).

- Ex : L’initiative de la Dette (PPTE)(4) vise, en théorie, à réduire le poids de la dette et la pauvreté au Kirghizstan. Dans les faits, grâce à la conditionnalité de l’aide, elle cherche à imposer un modèle politique émancipant ce pays de la tutelle russe (conditions drastiques imposées par le FMI et la Banque mondiale, en vue d’une économie assainie et désétatisée)(5).

- Proposer des circuits énergétiques alternatifs aux tubes russes (Nabucco, BTC : Bakou/Tibilissi/Ceyhan…). NB : Brzezinski a été l’ambassadeur du projet BTC.

- En réaction, la Russie cherche à développer d’autres projets de tubes (South et North Stream), pour court-circuiter les itinéraires américains.

- Grâce au levier énergétique, parfois utilisé comme instrument de pression, la Russie cherche à renverser les alliances en se rapprochant de l’Europe, de la Chine et de l’Inde. A terme, elle aspire à créer un axe eurasien pour contrebalancer l’hyperpuissance américaine.

à Entraver le développement de la Russie pour freiner son retour comme grande puissance.

- Freiner l’adhésion russe à l’OMC. A ce jour, la question de l’intégration de la Russie n’est toujours pas réglée (veto géorgien, succédant au veto américain (5a).

- Imposer un modèle inadapté au contexte macro-économique russe, caractérisé par une dérégulation anarchique et un retrait inquiétant de l’Etat. Cette orientation, validée par Boris Eltsine, est une aberration dans une économie de la taille d’un continent, exigeant à la fois le maintien d’une certaine centralisation et d’une forte autorité étatique. Tendanciellement, l’espace historique russe est en effet menacé par des forces centrifuges fragilisant le contrôle central, donc son unité et sa stabilité.

- Ex : les réformes proposées par le Consensus de Washington (J. Sachs), durant la transition post-communiste, ont déstructuré l’économie russe et appauvri la société (décroissance, c'est-à-dire croissance négative sur 1992-1998), au profit d’une nouvelle élite privilégiée, devenue une véritable Nomenklatura capitaliste flirtant avec l’économie mafieuse. On a alors assisté à l’émergence d’une véritable bourgeoisie "compradoro-mafieuse", pour reprendre l’expression de Lilly Marcou dans son livre "Le crépuscule du communisme" (1997, p. 96)(6).

- Le paradoxe de la transition russe est que la nouvelle classe privilégiée, issue en partie de l’ancienne Nomenklatura communiste, a transformé sa rente politique en rente économique, via le processus douteux de privatisation initié par l’Administration Eltsine. Sur ce point, voir l’ouvrage de J. Sapir sur le "Chaos russe" (1996)(7).

3 – Axe Stratégique.

à Encercler la puissance russe et l’isoler.

- Installation de bases ou d’infrastructures militaires occidentales (à dominante américaine) d’une part, en périphérie russe (Kirghizstan, Ouzbékistan, Tadjikistan …) et d’autre part, en Europe de l’Est (récemment, une base militaire au Kosovo[8]).

- Prendre le contrôle des ex-républiques soviétiques stratégiques, considérées comme des Etats-pivots dans l’optique du verrouillage de la domination américaine en Eurasie (les "pivots géopolitiques" de Brzezinski (2000))(9).

à Fragiliser l’Etat russe, dans son centre et dans sa périphérie post-soviétique.

- Au centre (l’intérieur) : il s’agit de fragmenter l’espace russe, via le soutien informel, d’une part, aux mouvements séparatistes et ethno-religieux et, d’autre part, aux partis d’opposition. (Interrogation par rapport à la Tchétchénie, au Caucase Nord, où on suspecte une ingérence américaine). NB : on rappellera que Brzezinski a dirigé le Comité pour la paix en Tchétchénie (ONG installée dans les locaux de radio Freedom House !).

- En périphérie (l’extérieur) : il s’agit de détacher la CEI de la domination russe, d’une part, par une stratégie de soutien aux Etats hostiles à la Russie (Géorgie, Ukraine(10), Azerbaïdjan) ou aux Etats indécis (Kirghizstan, Ouzbékistan) et d’autre part, par une stratégie de compression de l’influence russe (via l’érosion des liens économique, politique et militaire, historiquement noués entre le Centre moscovite et les Républiques périphériques).

III - Rapprochement récent : "une paix des braves" mais trompeuse …

En apparence, il s’agit d’une main tendue par l’Amérique à la Russie, mais la réalité est tout autre. On va donc parcourir les principaux problèmes de ce rapprochement.

Réduction des armes nucléaires stratégiques dans le cadre du traité START II.

- La fonction politique de l’atome russe serait doublement pénalisée, d’une part, par le projet anti-missiles ABM (qui, dans sa première version – celle de G.W. Bush –, neutralise la force de frappe nucléaire russe) et, d’autre part, par le Traité START II (qui comprime le potentiel nucléaire russe).

Réactivation du partenariat stratégique Russie-Otan-USA au Sommet de Lisbonne de novembre 2010.

- Longtemps, le Conseil Russie-Otan a été perçu comme un "aimable club de discussion" par la Russie, c’est à dire comme un simple mécanisme d’entérinement des décisions américaines. Ce conseil donnait l’apparence d’une concertation et, en quelque sorte, une forme de légitimité internationale aux décisions unilatérales de l’Administration américaine.

Réintégration de la Russie dans le projet du Bouclier anti-missile européen.

- Projet encore très flou et pouvant pénaliser la Russie. Ce flou vient d'être dénoncé par le président D. Medvedev en février 2010, n’hésitant pas à menacer l’Occident de mesures de rétorsion (dont l’implantation de rampes de missiles nucléaires aux portes de ce dernier), en cas d’échec du projet. Il s’agit surtout pour l’Otan d’obtenir la collaboration russe dans l’élaboration du bouclier européen, présenté comme un projet collectif aux objectifs nobles et purement sécuritaires.

- Flexibilité et souplesse du nouveau bouclier de l’administration Obama, pouvant être utilisé – en très peu de temps – contre la Russie, en cas de crise. Autrement dit, dans sa version rénovée, ce bouclier reste une menace latente pour la sécurité nationale russe.

- L’objectif du bouclier commun peut être aussi de lier les mains de Moscou et de l'enfermer dans un projet de long terme qui verrouille ses orientations stratégiques.

Réactivation du rôle de l’ONU dans le maintien de la paix et la gestion de la sécurité mondiale, via la soumission de l’Otan au contrôle onusien.

- Décision pour l’heure purement formelle et laissant inchangée la perception américaine de l’ONU comme frein politique aux actions militaires de l’axe Otan/USA. Alors que dans la perception russe, l’Otan reste un résidu de la Guerre froide dont l’omniscience et l’élargissement n’ont plus de légitimité aujourd’hui. Dans la nouvelle doctrine stratégique russe, définie en janvier 2010, l’alliance reste une menace majeure (la première).

- La relance du rôle de l’ONU était, à l’origine, au coeur de la "Perestroïka internationale" prônée par M. Gorbatchev à la fin des années 80, dans l’optique de créer un nouvel ordre mondial plus démocratique. Cette orientation a été reprise par le gouvernement russe actuel.

- Approche plus égalitaire de la gouvernance mondiale (économique, politique, sécuritaire), dans le sens du monde multipolaire d’E. Primakov, revendiqué par ce dernier en tant que premier ministre de la Russie en 1998-1999. Cette multipolarité est aujourd’hui un thème récurrent du discours politique russe, notamment poutinien.

En fait, un pacte tacite, fondé sur des concessions mutuelles.

- Pacte temporaire et stratégique, dans le cadre d’une véritable partie d’échecs à l’échelle de l’Eurasie (voir l’ouvrage référence de Brzezinski,"le Grand échiquier", paru en 1997 mais toujours d’actualité).

- Ce pacte est porteur, à terme, d’une nouvelle forme de conflictualité, d’autant plus que la menace chinoise croissante et le retour des républicains américains au pouvoir renforceront l’instabilité géopolitique.

- Principale concession russe : l’espace russe comme couloir de transit pour l’Alliance. Cela revient à créer et à légitimer les conditions d’une présence américaine durable en périphérie post-soviétique, surtout en Asie centrale.

IV - Le statut post-impérial de la Russie et les nouvelles bases de sa puissance.

La transition post–communiste est marquée par la tentative russe de restructurer les fondements de sa puissance pour accélérer son retour sur la scène mondiale.

Statut de l’atome russe

- Historiquement, l’atome apparait comme un levier de la puissance géopolitique russe et de son identité internationale.

- Or, l’évolution actuelle (sous la double impulsion du bouclier ABM et du traité START II) risque de remettre en cause cette fonction politique de l’atome, centrée sur la dissuasion et la projection de force.

- Le pouvoir international de la Russie, dans le prolongement du soviétisme, est fondé sur la tryptique : EAE (Etat, Atome Energie)(11). Ce sont les variables structurantes de la puissance géopolitique russe sur longue période.

Montée de la question énergétique.

- La lutte pour le contrôle des espaces économiques vitaux (surtout énergétiques) s’intensifie. Pour rappel, Z Brzezinski a reconnu le rôle politique croissant de l'énergie dans l'ancien espace soviétique, notamment en zone centre-asiatique. Cela est clairement affirmé par Brzezinski dans son ouvrage de 2008, co-écrit avec B. Scowcroft : "L’Amérique face au monde". L'accès à l'énergie y est décrit comme "une source majeure de puissance politique'' (Brzezinski & Scowcroft, 2008, p. 212)(12).

- La "guerre des tubes" (oléoducs / gazoducs) se renforce, réactivant par ce biais, le Grand jeu. Dans l’esprit de Brzezinski, le contrôle des ressources énergétiques mais aussi – et peut être, surtout – le tracé des tubes, ont un impact géopolitique certain. Avec la Chine, l’Amérique représente donc, à terme, une menace potentielle pour la Russie.

- La puissance américaine reste une économie de prédation - selon E. Todd, "Après l’Empire" (2004)(13) - de plus en plus dépendante de l’extérieur pour son approvisionnement en matières premières et énergétiques, mais aussi en biens manufacturés et industriels. Son déficit extérieur mesure donc sa "capacité de prélèvement" impériale sur le reste du monde (la périphérie dominée), via le pouvoir politique du dollar – qui autorise un endettement quasi infini.

Enjeu géopolitique centré sur le contrôle de la CEI

- Véritable lutte d’influence au cœur de l’espace historique russe, liée à l’évolution des alliances et des rapports de force en Eurasie post-communiste.

- La Russie sait que son retour comme grande puissance sur la scène internationale implique, au préalable, une reprise en mains de la CEI, son "Etranger proche" et pré-carré historique. Son renforcement régional déterminera donc, dans une large mesure, sa capacité de rebond géopolitique.

Création d’un espace commun Europe/Russie.

- Cette structure commune est aujourd’hui ardemment souhaitée par la Russie sur le double plan stratégique et économique, via le projet sécuritaire de D. Medvedev (nouvelle architecture de sécurité européenne) et le projet économique de V. Poutine (union économique européenne, de Lisbonne à Vladivostok).

- Dans le même temps, cette orientation vers la "grande Europe" remettrait en cause l’omniscience politico-stratégique de l’Otan et de l’Amérique dans l’espace européen. Et au-delà, elle remettrait en cause l’unilatéralité actuelle de l’ordre libéral mondial, vecteur d’asymétrie dans sa gouvernance.

Conclusion : la partie d’échecs se poursuit …

Ainsi, en dépit du récent rapprochement russo-occidental, l’axe Otan-USA reste une menace larvée et insidieuse pour la Russie post-soviétique, avide de défendre ses intérêts nationaux, désormais élargis à sa proche périphérie. Malgré les espoirs nés de la fin de la Guerre froide, la Russie est contrainte de maintenir une veille stratégique sur l’espace eurasien.

Le leadership américain, associé au levier otanien, montre une certaine inertie comportementale et surtout, reste enclin à étendre son influence dans l’espace historique de la Russie. Sa nouvelle doctrine militaire, établie en 2011, précise son intention de préserver son "leadership militaire et économique" pour les 10 prochaines années et cela, en dépit de la rigueur budgétaire justifiée par la crise. En ce sens, sous une forme certes atténuée, la stratégie d'encerclement de la Russie reste d'actualité.

L’avancée occidentale est aujourd’hui centrée sur le contrôle des points névralgiques, principalement énergétiques, de la périphérie post-soviétique. De ce point de vue, on peut redouter, à terme, une montée de la conflictualité américano-russe, de plus en plus arbitrée par la Chine.

Après la brève lune de miel inaugurée par l’administration Obama, on peut donc s’attendre au retour d’une forme rénovée de Guerre tiède, dans le cadre de laquelle les trois superpuissances avancent leurs pions. Au cœur de l’Eurasie, la partie d’échecs se poursuit …

(*) Jean Géronimo est Docteur, spécialiste de la Russie UPMF – Grenoble*

Spoiler:
(1) Kennan G.F., "Sources of Soviet Conduct", by X, Foreign Affairs, n°4, juin 1947 (pp. 566-582). En juin 1947, dans un article, "The Sources of Soviet Conduct", Kennan note la détermination de Staline à internationaliser la révolution communiste. Afin de contenir l’expansionnisme soviétique, il prône une politique d’endiguement, connue comme doctrine Truman.

(2) Fukuyama F. (1992) : "La fin de l’histoire et le dernier homme", éd. Flammarion.

(3) Bell D. (1960) : "La fin des idéologies", éd. PUF.

(4) PPTE : pays pauvres et très endettés.

(5) Voir notre article : "Les leviers d’une stratégie anti-russe", Géronimo J., Nouvelles Fondations – La Revue, n° 6, juillet 2007. Site : http://www.gabrielperi.fr/Les-leviers-d-une-strategie-anti.

(5a) - Le 16/12/2011, l’OMC a donné son feu vert à l’adhésion russe (après un marchandage tacite de Moscou avec Washington).

(6) Marcou L. (1997) : "Le crépuscule du communisme", Presses de Sciences Po.

(7) Sapir J. (1996) : "Le chaos russe", éd. La Découverte.

[8] Le camp Bondsteel est situé au sud de la province du Kosovo prés d’Urosevac, entre Pristina et Skopje en Macédoine. Créé en 1999, il est intégré dans un dispositif de bases situées en Europe orientale, de la Bosnie à l’Albanie, via la Croatie. Il s’agit d’une des bases stratégiques les plus importantes en Europe et sans doute, hors des Etats-Unis.

(9) Brzezinski Z. (2000) : "Le grand échiquier – L'Amérique et le reste du monde", éd. Hachette (1° éd. : Bayard, 1997).

(10) Il s’agit de l’Ukraine de l’ancien président V. Youchenko, défait aux élections présidentielles de février 2010.

(11) Les critères de puissance EAE sont présentés dans notre article : "Le retour de l’atome rouge", Géronimo J., Revue regard sur l’Est, 30/09/2007, http://www.regard-est.com/home/breve_contenu.php?id=765.

(12) Brzezinski Z./Scowcroft B. (2008) : "L’Amérique face au monde", éd. Pearson.

(13) Todd E. (2004) : "Après l’Empire – Essai sur la décomposition du système américain", éd. Gallimard, collection Folio actuel.



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