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Sujet / Message Economie du Chili

le Ven 6 Avr - 15:49
Données économiques

Le Chili, pays à l'économique très dynamique, est confronté à une crise sociale. Ce pays prospère est aussi un des plus inégalitaire du continent : 10 % de la population accaparent la moitié des revenus du Chili. La grande pauvreté frappe encore près de 20 % des Chilien. En dépis de 17 ans de gouvernement de centre-gauche, le modèle néo-libéral mis en place sous Pinochet est toujours en place. L'action de l'État reste limité par les pouvoirs d'une vingtaine de groupes contrôlant 85 % du PIB et imposant une politique économique des plus concervatrices.

En 2006, le pays a été touché par une monté de la contestaion, d'abord étudiante et lycéenne pour réclamer que l'État reprenne en charge l'éducation privatisée sous la dictature de Pïnochet. Au Chili, toutes les université sont payantes, leur coût par étudiant est très supérieur au salaire minimum.

La conjoncture

La croissance : 5 à 6 % en 2004, 2005 et 2006

Le Chômage : 9,5 %

La monnaie : le peso (valant 100 centavos), CLP (ou Ch$). Une monnaie qui flotte librement depuis le 2 septembre 1999.

Les piliers traditionnels de l’économie chilienne

- Le cuivre dont il est premier producteur mondial (38 % de ses exportations et presque 10 % de son PIB). Les cours du cuivre qui ont beaucoup baissé à la fin des années 1990, était au plus haut en 2006.

La Escondia, la plus grande mine de cuivre du monde, propriété du groupe anglo-australien BHP Hilton, a connu en août 2006, la primière grève de son histoire.

- La pêche dont il est la troisième puissance mondiale (en particulier les farines de poisson, massivement exporté comme nourriture pour le bétail) a été affectée par les dérèglements climatiques dus à el Niño. La ville de Puerto Montt est devenue la capitale du saumon au Chili.

« L'essentiel des élevages de salmonidés (saumons et truites) se concentre à quelques dizaines de kilomètres de là, sur l'archipel de Chiloé, composé d'une quarantaine d'îles. La plupart d'entre elles se situent entre le continent et la grande île de Chiloé, qui mesure 250 kilomètres de long sur une cinquantaine de large. L'archipel regorge de canaux et de baies, à l'abri du vent et dans des eaux très calmes. De plus, il a l'avantage de posséder des grands lacs d'eau douce, nécessaire pour l'élevage des saumons ou des truites au cours des premiers mois de leur vie. Un endroit idéal pour permettre le développement de l'une des plus puissantes industries mondiales de salmoniculture. La production chilienne a explosé en dix ans. Avec 506 000 tonnes l'an dernier, le Chili se situe au deuxième rang des producteurs mondiaux, derrière la Norvège. Et en 2002, près de deux tiers des salmonidés produits au Chili ont été vendus à l'étranger (Etats-Unis, Japon, France...). » (extrait d'un article d'Olivier Bras, 8 novembre 2003)

- La pâte à papier (provenant des grandes forêts du sud). Depuis 1998, les incidents se multiplient entre les Mapuches réclamant leurs terres confisquées et les grandes compagnies forestières.

- Les fruits de contre-saison (en particulier le raisin) concurrencés par les productions sud-africaines et australiennes.

Le « modèle » chilien

À partir de 1981, le gouvernement chilien a adopté une politique économique ultra-libérale sous la conduite d’experts américains ou de jeunes chiliens ayant fait leurs études aux États-Unis. Ces « Chicago boys », appelé ainsi car adepte de l’économiste ultra libéral Milton Friedman, fondateur de l’« école de Chicago » courrant de pensée prônant une dérégulation totale de l ‘économie.

Changeant d’image de marque auprès des investisseurs étrangers, le Chili tenu d’une main de fer par le général Pinochet devenait un « bon risque ». Il en a résulté une croissance spectaculaire pendant une quinzaine d’année qui valut au Chili le surnom de « jaguar de l’Amérique du Sud ». Durant les premières années cette croissance été un rattrapage du formidable recul économique provoqué par la politique de déstabilisation du gouvernement Allende (les États-Unis avaient bloqué tous crédits internationaux) et l’image déplorable du Chili donné par le régime militaire après le putsch.

Un bilan en demi teinte

Le miracle économique chilien a profité à de larges secteurs de la société chilienne, y compris à d’anciens guérilleros reconvertis dans les affaires, mais bien peu aux habitants des poplaciónes, les banlieues pauvres des grandes villes. Les 10 % des Chiliens les plus riches possèdent aujourd’hui la moitié des richesses du pays, contre un tiers quinze ans plus tôt. Les 20 % les plus pauvres doivent se contenter de 3,5 % des richesses, ils se sont relativement plutôt appauvris au cours du « miracle économique » dans un pays où la protection sociale, jadis un des orgueil du Chili, a été démantelée, où l’école publique est devenue payante… Le désespoir et l’exaspération grandissent parmi les jeunes des quartiers les plus pauvres.

« Le Chili résiste mieux, progresse et se modernise depuis plus de vingt ans, à l'inverse des autres pays latino-américains, avant tout parce que son économie est très ouverte. Les exportations représentent les deux tiers de son produit interne et sont diversifiées entre l'Europe, les Etats-Unis, l'Asie et le reste du continent américain. » (extrait d'un article d'Alain Abellard, Le Monde, 15 octobre 2002)

En 2003, le mécontentement s'est accru. Le Chili a connu sa première grève générale depuis le retour de la démocratie. Un événement dans un pays où le droit de grève reste très limité.

La misère des droits

« Bien que le chômage et l'inflation aient diminué, les travailleurs, acteurs de l'expansion économique, ont vu s'évanouir la plupart des anciennes conquêtes syndicales. Les salaires sont bloqués et le pouvoir d'achat continue de diminuer. Le cadre des négociations salariales reste celui dénommé "Plan laboral", créé en 1979 pendant le régime militaire. C'est un ensemble de lois disproportionnées qui, en favorisant l'employeur, ont atomisé le mouvement syndical chilien, jadis si combatif, et ont neutralisé toute tentative de grève et de revendication collective et étouffé la solidarité et l'unité des travailleurs.

Actuellement, 5 millions de personnes font partie du monde du travail, cependant la moitié seulement dispose de salaires conformes aux négociations collectives. Cette moitié comprend les travailleurs des secteurs "forts", c'est à dire ceux qui réclament une main d'œuvre spécialisée, difficile à remplacer en cas de licenciement arbitraire. L'autre moitié concerne le personnel de service, sujet aux contrats informels et devant effectuer des travaux mal payés et dans de mauvaises conditions. Seuls 40 % des travailleurs de cette catégorie perçoivent le salaire minimum, fixé par la loi à environ 100 dollars par mois. Il n'existe pas de sécurité de l'emploi, les cotisations sociales ne sont pas payées et tout groupe syndical est dissout, voire interdit.

La force des travailleurs qui défendait autrefois librement le droit au syndicalisme a été réduite à une masse où chacun veille individuellement et jalousement sur son propre poste de travail. "Actuellement, être leader syndical au Chili, revient à se prendre pour un Don Quichotte, dit la syndicaliste Betty Bizamar. Les économistes du gouvernement estiment que le système actuel de contrat fait appel à la "flexibilité", pour moi il s'agit simplement de "libertinage" patronal. »
Texte de Benedetto Bellesi, paru dans Reflexión y Liberación, septembre-novembre 1995, Santiago, Chili. Et diffusé en traduction française par Dial.

Les partenaires

Le Chili exporte 28 % de son PIB.

30 % vers l’Europe
20 à 22 % vers les États-Unis
25 % vers l’Asie

La France est le 9e fournisseur du Chili et son 11e client.

http://www.bibliomonde.com/donnee/chili-donnees-economiques-102.html


Étude économique du Chili 2012

Synthèse étude économique du Chili 2012

La vigoureuse reprise de l'activité au Chili s'est un peu essoufflée avec le ralentissement de l'économie mondiale, la baisse des prix du cuivre et la dégradation de la confiance des consommateurs dans le pays. Étant donné les incertitudes considérables qui entourent la santé de l'économie mondiale, une politique macroéconomique plus accommodante pourrait être nécessaire à court terme. Au-delà, la réduction de la pauvreté et des inégalités, qui demeurent fortes par rapport aux autres pays de l'OCDE, sera l'un des grands défis à relever, même si des progrès impressionnants ont déjà été réalisés. Les transferts redistributifs et les impôts progressifs jouent un rôle limité. Favoriser l'accès des pauvres à l'éducation et à l'emploi permettrait à un plus grand nombre de Chiliens de contribuer à une économie plus dynamique et plus productive, et donc à une amélioration du niveau de vie.

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Pour surmonter, à court terme, les difficultés engendrées par la situation économique mondiale et, à plus long terme, pour parvenir à une croissance plus forte et promouvoir une société plus solidaire, le Chili pourrait adopter les mesures suivantes :

Une politique macroéconomique de soutien à court terme. Compte tenu de l'incertitude qui caractérise la situation économique mondiale, la politique monétaire devrait rester inchangée pour le moment. La lenteur de l'assainissement se justifie dans les circonstances actuelles, mais le gouvernement devra rétablir l'équilibre budgétaire structurel dès que la conjoncture extérieure s'améliorera, afin de retrouver des marges de manœuvre en cas de chocs.

Une règle budgétaire renforcée et des recettes fiscales plus abondantes pour financer l'accroissement des dépenses à long terme. L'objectif d'équilibre budgétaire structurel que s'est fixé le Chili se traduit par un faible niveau d'endettement et d'abondantes réserves dans les fonds souverains. Le gouvernement a décidé de créer un conseil budgétaire indépendant qui sera chargé de veiller à la bonne application de la règle et d'évaluer l'objectif retenu par les autorités ainsi que les changements apportés à sa méthode de calcul. Cela devrait renforcer le cadre budgétaire chilien. On observe par ailleurs une forte demande de services éducatifs et sociaux de qualité qui semble devoir augmenter avec le développement du pays. Le gouvernement prévoit déjà une augmentation sensible des dépenses consacrées à ces programmes pour lesquels il va falloir trouver des financements durables. Une hausse des taxes environnementales constituerait une source de recettes particulièrement efficiente. Réduire les possibilités d'évasion fiscale et la fraude encore très répandue en matière d'impôts sur le revenu aurait en outre l'avantage de rendre le système plus progressif.

Des transferts monétaires plus élevés en faveur des pauvres assortis de mesures d'aide à la recherche d'emploi, comme le prévoit le nouveau programme Ingreso Ético Familiar que veut mettre en place le gouvernement. Bien que les autorités aient l'intention, pour le moment, de concentrer l'essentiel des transferts sur les familles extrêmement pauvres, elles devraient envisager à terme d'ouvrir tous les nouveaux transferts à un groupe plus large de bénéficiaires, en appliquant, par exemple, un taux dégressif au montant des prestations. Cela permettrait de renforcer les incitations au travail tout en limitant la fraude. Par la suite, avant toute augmentation de ces transferts, le gouvernement devrait se poser la question de son impact sur les incitations au travail, les possibilités d'emploi et la capacité des bénéficiaires d'investir dans leur capital humain.

Un meilleur accès à des logements de qualité parallèlement à des mesures visant à réduire la ségrégation résidentielle et à favoriser la mobilité. Cela pourrait permettre aux pauvres d'accéder aussi plus facilement à des services éducatifs et sociaux et à des emplois de meilleure qualité. Les aides au logement devront être mieux ciblées afin de dégager des ressources pour ceux qui en ont vraiment besoin. Il faudrait aussi que le gouvernement revoie son dispositif actuel de subventions, qui est entièrement axé sur l'accession à la propriété. Un système d'allocations-logement versées sous condition de ressources et une réglementation plus équilibrée en ce qui concerne les relations entre propriétaires et locataires contribueraient à renforcer le marché du logement locatif, ce qui favoriserait la mobilité résidentielle et atténuerait peut-être aussi la ségrégation. Une application plus stricte des quotas de logements sociaux, des investissements accrus dans les équipements collectifs et les services sociaux dans les quartiers pauvres et l'aménagement des friches urbaines seraient autant d'autres moyens de lutter contre la ségrégation et les inégalités.

http://www.oecd.org/document/2/0,3746,fr_2649_34569_49392258_1_1_1_1,00.html


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" Il ya deux manières d'ignorer les choses:
La première, c'est de les ignorer;
La seconde, c'est de les ignorer et croire qu'on les sait.
La seconde est pire que la première."



Peuple sans mémoire, peuple sans histoire


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