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RÉGIME POLITIQUE CHINOIS

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Sujet / Message RÉGIME POLITIQUE CHINOIS

Message par ZIGHOUD le Ven 9 Nov - 14:10

Fils d’un héros de la Révolution de Mao, marié à une star de la chanson, Xi Jinping a vécu parmi les paysans et a une fille qui étudie à Harvard. Portrait.


Xi Jinping à Pékin, le 7 juillet 2012 (Ng Han Guan/AP/SIPA)
Le 18e Congrès du Parti communiste chinois qui s’est ouvert ce jeudi va introniser Xi Jinping comme son nouveau secrétaire général, premier pas d’un changement de génération qui le verra ensuite remplacer Hu Jintao à la tête de l’Etat, puis de la Commission militaire centrale du Parti.

Xi Jinping est tout sauf un inconnu, même si personne n’est réellement en mesure de dire ce qu’il pense vraiment, le propre d’un numéro deux étant de rester discret tant que son heure n’est pas venue. De la biographie du nouveau numéro un, on retiendra cinq éléments décisifs.

1
Son père, Xi Zhongxun

Xi Zhongxun, le père de Xi Jinping, durant la révolution culturelle (via Foreign Report)
Xi Jinping est un « fils de ». C’est un élément important de sa biographie, une des clés de son parcours et de sa personnalité.

Son père, Xi Zhongxun, a participé à la Longue Marche de l’armée communiste de Mao dans les années 30, mythe fondateur de l’épopée maoïste.

Cadre important après la fondation de la République populaire en 1949, il a toutefois été « purgé » en 1962 – son fils Jinping n’a alors que 9 ans –, accusé de complot « antiparti » dans un climat parano. Pendant les quinze années suivantes, notamment celles de la Révolution culturelle, il sera emprisonné, marginalisé, persécuté. Des faits que sa biographie officielle passe sous silence.

Ce calvaire durera jusqu’à sa réhabilitation en 1978, deux ans après la mort de Mao, par Deng Xiaoping, qui le nommera parmi les « huit immortels », les membres du Comité permanent du bureau politique.


Xi Zhonxun et ses deux fils, dont Jinping (via Foreign Report)
Il participera par la suite à la libéralisation de l’économie chinoise, mais prendra clairement ses distances avec l’usage de la force place Tiananmen en 1989 – un fait qui aurait pu peser négativement sur la carrière de son fils.

Les « princes rouges », fils de dirigeants de la période maoïste, sont devenus progressivement une véritable caste, influente dans le monde des affaires où ils bénéficient de passe-droits, et de plus en plus au sein du Parti où ils bénéficient d’un puissant réseau.

Xi Jinping est le premier « prince rouge » à accéder au poste suprême du Parti communiste chinois, signe que dans la Chine de 2012, avoir de « bonnes origines de classe », c’est-à-dire paysan, ouvrier ou soldat, n’est plus nécessaire.

2
Sa femme, Peng Liyuan
On vous en a déjà parlé sur Rue89, mais on ne s’en lasse pas. Peng Liyuan, l’épouse de Xi Jinping, est une star, chanteuse vedette de l’Armée populaire de libération (APL), dont on a dit pendant longtemps qu’elle était bien plus connue que son apparatchik de mari.


PENG LIYUAN À LA TÉLÉVISION CHINOISE
Peng Liyuan est la deuxième femme de Xi Jinping, après un premier mariage arrangé comme c’était de rigueur dans les familles de cadres du Parti. Sa rencontre avec Peng Liyuan a des allures de mythe romantique communiste moderne.

Divorcé, âgé de 36 ans, Xi Jinping a été nommé secrétaire du Parti dans un district du sud de la Chine, lorsqu’il a rencontré la jeune chanteuse militaire de 22 ans chez un ami. Celle-ci a raconté qu’elle l’avait trouvé « mal fagoté et au visage vieilli », mais il lui a fait une cour assidue jusqu’à ce qu’elle accepte de l’épouser, au risque d’apparaître frivole et éloigné des masses.

Mais Peng Liyuan, qui a aujourd’hui le grade de général de l’APL, participe de la construction de la légende, en racontant que lors de la naissance de leur fille unique, Mongze, en 1992, Xi Jinping était absent car il participait aux secours après le passage d’un cyclone.

Peng Liyuan a longtemps été plus connue que son mari, et les journaux chinois regorgent d’anecdotes mises dans la bouche de vieux paysans dans les districts qu’il a administrés, qui parlent de lui comme du « mari de Peng Liyuan ». Le genre d’anecdote que, dans une société toujours machiste, on ne raconte que lorsque l’homme a surpassé sa femme en notoriété et en pouvoir...

Reste que la nouvelle Première dame tranche avec les précédentes, toutes d’origine modeste et restées très en retrait de la scène publique. Il faut en fait remonter à... la dernière épouse de Mao Zedong, la redoutable Jiang Qing, pour trouver une Première dame à la personnalité affirmée.

Le précédent est donc dur à porter : Jiang Qing, une ancienne danseuse, est connue pour avoir régenté le monde des arts au profit de la Révolution, avec ses ballets à la Kalachnikov, et pour avoir encouragé la « bande des Quatre », la faction la plus radicale du Parti, éliminée à la mort de Mao.

On ne connaît pas d’ambition politique à Peng Liyuan, qui sera sans doute plus dans le registre Carla Bruni, l’atout charme et glamour de son mari, que les magazines people du monde entier s’arracheront. Donnant au passage un visage souriant, et surtout une sacrée voix, à un régime autoritaire.

3
Sa fille, Xi Mongze

Photo de famille avec Xi Mongze, enfant, au centre, et le futur président à droite (via Want China Times)
Xi Mongze, la fille unique de Xi Jinping et Peng Liyuan, est actuellement étudiante à l’université de Harvard, aux Etats-Unis. Elle est inscrite sous un nom d’emprunt, et cette information est longtemps restée confidentielle.

Selon la presse chinoise d’outre-mer, la jeune fille âgée de 20 ans est protégée en permanence par des gardes du corps chinois et des agents du FBI américain.

Le fait que le principal dirigeant communiste chinois envoie sa fille unique étudier aux Etats-Unis n’a rien de surprenant aujourd’hui, même si ça reste une information sensible, perçue par une partie de l’opinion chinoise comme le signe que l’élite communiste mène grand train de vie.

Mais ça n’a rien d’exceptionnel : en 1999, je me souviens avoir interviewé un cadre important du Parti qui, après avoir fait une tirade rituelle contre l’« impérialisme US », m’a dit avec un large sourire : « Je ne devrais pas dire ça, ma fille va épouser un Américain dans quelques semaines »...

Pour compenser, la jeune Xi Mongze, alors âgée de 16 ans, aurait effectué un séjour en tant que « volontaire » au Sichuan lors du dramatique tremblement de terre de 2008.

4
L’homme des cavernes
Xi Jinping a passé les premières années de sa vie à Zhongnanhai, la « nouvelle cité interdite », le « compound » privilégié des dirigeants du Parti communiste, situé près de la place Tiananmen, au centre de Pékin.

Mais cette enfance « nomenklaturiste » a pris fin brutalement lorsque son père a été « purgé » par Mao, et quand il s’est lui-même retrouvé, à 15 ans, exilé à Liangjiahe, une bourgade située dans les « terres jaunes » de loess du Nord-Shaanxi, une région aride et misérable de la Chine d’hier et d’aujourd’hui, celle-là même où Mao et son propre père avaient trouvé refuge dans les années 30.

Pendant sept ans, le jeune Jinping, dépourvu de tout appui familial en ces temps troublés, a partagé le quotidien ingrat des paysans pauvres, vécu dans une maison troglodytique dont cette région est coutumière, sans électricité ni eau courante, et pris sa part du travail agricole sans grands moyens.


Maison troglodyte à Liangjiahe aujourd’hui, comme celle où vécut Xi Jinping (Ursula Gauthier/Nouvel Obs)
Des informations non confirmées, publiées à l’étranger, ont fait état de tentatives de fuite du jeune homme, de son arrestation à Pékin et de séances d’autocritique au cours desquelles il aurait été contraint de dénoncer son père.

Mais aujourd’hui, ces années de misère et de dur travail, entre 15 et 22 ans, sont l’antidote parfait à l’image de « fils de » du nouveau Président, et aux informations sur la fortune de sa famille selon la presse américaine. Un homme qui a écrit un jour :

« Lorsque je suis arrivé sur les terres jaunes, à 15 ans, j’étais angoissé et perdu. Lorsque je les ai quittées, à 22 ans, le but de ma vie était clair et j’étais regonflé de confiance. »

Les journalistes qui se sont rendus récemment à Liangjiahe enquêter sur le passé de Xi Jinping ont rencontré des vieux qui se souviennent de lui, et n’ont, comme il se doit, que du bien à dire sur lui.

« Il avait des trous à ses pantalons comme nous tous », déclare une vieille femme à l’envoyé spécial de la revue américaine Foreign Report... Elle se souvient également d’avoir chanté avec lui le tube du PCC :

« Sans Parti communiste, pas de Chine nouvelle. »

Mais en 1975, alors que la Révolution culturelle touchait à sa fin, Xi Jinping fut autorisé à revenir à Pékin, et entra par la grande porte à la prestigieuse université scientifique de Tsinghua.

A sa sortie de l’université, diplôme d’ingénieur en poche, son père avait été réhabilité, et fit entrer son fils dans l’appareil, en commençant à la Commission militaire centrale du Parti communiste. Premier pas d’une trajectoire jusqu’au sommet.

5
L’ami du secteur privé
Au cours de sa carrière au sein du Parti, Xi Jinping a eu des postes à responsabilité dans trois régions et villes au cœur de la transformation économique de la Chine : le Fujian, le Zhejiang et la ville de Shanghai.

Le Zhejiang l’a particulièrement marqué. Située au sud de Shanghai, c’est aujourd’hui la province la plus riche de Chine, et sa capitale, Hangzhou, détient le record du nombre de Rolls Royce par habitant.

C’est aussi la province où s’est développé un secteur privé important, notamment à Wenzhou, la ville dont sont originaires bon nombre de familles immigrées chinoises de France, et qui a privatisé près de 100% de son économie. Un secteur privé pas toujours vertueux, mais efficace.

Un télégramme diplomatique américain révélé par WikiLeaks en 2010 raconte une conversation entre l’ambassadeur des Etats-Unis et le secrétaire du Parti du Zhejiang qu’était Xi Jinping. Ce dernier vante le « modèle Zhejiang » : secteur privé fort, inégalités sociales réduites, contributions au développement de l’intérieur par les salaires aux migrants.

Un éloge du privé qui n’a rien de surprenant, et est aujourd’hui totalement compatible avec l’« économie de marché aux caractéristiques chinoises » qui constitue la doctrine officielle ; compatible aussi avec un Etat fort et politiquement intolérant.

Au passage, dans ce compte-rendu, Xi Jinping confie sa passion pour les films américains d’Hollywood consacrés à la Seconde Guerre mondiale, et critique les cinéastes chinois pour leur absence de valeurs à transmettre...

Voilà les Américains rassurés : un homme qui aime Hollywood et le secteur privé, marié à une chanteuse et dont la fille étudie à Harvard, ne peut être totalement mauvais. Même s’il dirige un Parti communiste et qu’il a eu des pantalons troués dans sa jeunesse.

SOURCE NOUVEL OBSERVATEUR
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