Bienvenue sur le forum non officiel de l'Etoile Nord-Africaine;

Afin de profiter pleinement de certains sujets sur le forum, merci de vous identifier si vous êtes déjà membre ou de rejoindre notre espace si vous ne l'êtes pas encore.


http://www.intervalle-dz.com/
Sondage
Meilleurs posteurs
8022 Messages - 42%
5687 Messages - 30%
2215 Messages - 12%
1184 Messages - 6%
1142 Messages - 6%
207 Messages - 1%
142 Messages - 1%
128 Messages - 1%
94 Messages - 0%
87 Messages - 0%
Galerie


Octobre 2017
DimLunMarMerJeuVenSam
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
293031    

Calendrier

Connexion

Partagez
Voir le sujet précédentAller en basVoir le sujet suivant
avatar
fennec dz
Membractif
Membractif
Masculin
Nombre de messages : 94
Age : 27
Date d'inscription : 25/05/2011
Localisation : Algerie

Sujet / Message Manuel de mauvais management selon un vieux document déclassifié(leçons de la cia)

le Mar 9 Aoû - 13:31


Ce document date de 1944 et est signé de l’OSS (Office Strategic Services, précurseur de la CIA)


 Introduction 

(-a) Le but de ce document est de caractériser les sabotages simples, de décrire ses effets possibles, de présenter des suggestions pour l’inciter ou pour l’exécuter.
(b) le sabotage varie : il peut s’agir de techniques « coups de main » qui requièrent une planification détaillée et l’utilisation d’agents spécialement entraînés ou être effectué par des individus lambda. Ce document concerne ce dernier type de sabotage, qui ne nécessite pas vraiment d’outils ou d’équipements spéciaux. Il est exécuté par un citoyen ordinaire qui peut agir seul ou non, il n’a pas besoin d’être connecté à un groupe organisé ; ce sabotage simple est réalisé de façon à ce que le citoyen ne se fasse pas repérer en tant que saboteur, ni qu’il ait des blessures ou subisse des représailles.
(-c) Quand l’acte de sabotage est destructif, les armes du citoyen-saboteur sont le sel, les clous, les bougies, les cailloux, du fil ou n’importe quel autre matériel que l’on peut trouver à domicile ou en tant que travailleur, à son travail. Son arsenal est l’étagère de la cuisine, la pile de détritus, son propre kit habituel d’outils et de fournitures. Les cibles de son sabotage sont des objets auxquels il a généralement un accès facile et discret dans la vie quotidienne.
(-d) Le second type de sabotage simple ne nécessite pas des outils destructifs ou tout ce qui pourrait produire des dommages physiques, et si c’est le cas, ce sont par des moyens très indirects. Le sabotage simple est basé sur le fait de prendre des décisions erronées, d’adopter une attitude non coopérative, et d’inciter les autres à suivre cette voie.
Prendre une mauvaise décision peut être simplement de placer des outils à un endroit plutôt qu’à un autre. Une attitude non coopérative peut-être de créer une situation désagréable pour certains travailleurs, de créer des disputes, d’encourager une ambiance maussade ou agir de façon stupide.
(-e) ce type d’activité, qui se réfère à « l’élément humain », est fréquemment générateur d’accidents, de délais et d’obstruction générale au travail, et cela même dans des conditions normales. Le saboteur potentiel doit découvrir les différents types de décisions erronées et de fautes qui sont habituelles dans ce type de travail ; puis il doit concevoir son sabotage de façon à élargir cette « marge d’erreur ».
a. Les actes de sabotage simple se produisent dans toute l’Europe. Un effort devrait être fait pour qu’ils soient plus efficaces, pour réduire leur détectabilité, et augmenter leur nombre. Les actes de sabotage, multipliés par des milliers de citoyens-saboteurs, peuvent être une arme efficace contre l’ennemi. Crever des pneus, vider les réservoirs de carburant, faire partir des incendies, démarrer des querelles, agir stupidement, court-circuiter des systèmes électriques, abîmer certaines parties des machines avec du mauvais matériel, agir sur la main-d’œuvre et le temps. À grande échelle, ce type de sabotage sera un frein constant et tangible à l’effort de guerre de l’ennemi.
b. Le sabotage simple peut avoir des effets secondaires avec plus ou moins de valeur. La pratique généralisée de ce sabotage va tourmenter et démoraliser les administrateurs et la police ennemie.   En outre, le succès peut enhardir le citoyen-saboteur, qui va éventuellement chercher des collègues pouvant l’aider dans un sabotage de plus grande envergure. Finalement, cette pratique du sabotage par les natifs du pays occupé (ou sur le territoire ennemi) peut faire en sorte que ces personnes s’identifient à la guerre des Nations unies et que cela les encourage à aider ouvertement lors de périodes d’invasion alliée ou d’occupation.
a. Inciter le citoyen à saboter activement et le faire maintenir cette activité dans le temps est une problématique particulière.
b. Le sabotage simple est souvent un acte que le citoyen exerce selon sa propre initiative et ses propres inclinations. Les actes de destruction ne lui apportent aucun gain personnel et cela n’est pas son attitude habituelle vis-à-vis du matériel et des outils.Se déterminer à faire preuve de stupidité volontaire est contraire à la nature humaine. Afin qu’il sabote, il a souvent besoin qu’on le presse, qu’on le stimule ; il a besoin d’être rassuré, il a besoin d’informations et de suggestions concernant les différentes méthodes de sabotage.

(1) motivations personnelles

a. Le citoyen ordinaire a très probablement peu de motivations personnelles à commettre un sabotage simple. Pour le motiver, il doit pouvoir anticiper un gain personnel indirect comme l’évacuation de l’ennemi ou la destruction d’un groupe au pouvoir. Ces gains doivent être indiqués aussi précisément que possible, selon la zone concernée : le sabotage va permettre d’accélérer l’éviction du commissaire X et de ses adjoints Y et Z, le sabotage va permettre d’abolir des décrets et des restrictions particulièrement odieux, le sabotage va accélérer la venue de nourriture, etc.
Motiver via des discours sur les questions de liberté individuelle, de liberté de la presse, etc. ne sera pas convaincant dans la plupart des régions du monde. Dans beaucoup de zones, ces questions ne seront même pas comprises.
b. Comme l’effet de ses actes est limité, le saboteur peut se décourager, à moins qu’il ne se sente membre d’un grand groupe de saboteurs opérant contre l’ennemi ou contre le gouvernement de son propre pays ou d’un autre endroit. Ceci peut lui être transmis indirectement, via des suggestions dans ce qu’il lit, ce qu’il entend et ce qu’il observe de techniques couronnées de succès dans tel ou tel district. Même si la technique de sabotage n’est pas applicable à son environnement, le succès d’autrui l’encouragera à tenter des actes similaires. Cela peut lui être transmis directement : via des déclarations louant l’efficacité du sabotage simple, véhiculé par des radios blanches, des stations libres ou la presse dissidente. Des estimations de la population investie dans le sabotage peuvent être diffusées. Des cas de sabotage réussis sont d’ores et déjà diffusés par les radios blanches, des stations libres : cela devrait être poursuivi et étendu là où cela peut être compatible avec la sécurité.
c. Ce qui est plus important encore que le point a ou b serait de créer une situation dans laquelle le citoyen-saboteur acquiert un sens de la responsabilité et commence à apprendre aux autres le sabotage simple.

(2) l’encouragement à la destructivité


Il convient de souligner au saboteur quand les circonstances sont appropriées, qu’il agit en légitime défense contre l’ennemi, ou qu’il exerce des représailles légitimes contre l’ennemi qui a commis d’autres actes de destruction. Afin de faire descendre les tensions et la peur, une quantité raisonnable d’humour dans les diverses suggestions de sabotages simples peut le détendre.
(a) Le saboteur doit pouvoir renverser sa pensée. Avant, il pensait garder ses outils bien aiguisés, maintenant il devrait pouvoir les laisser s’émousser ; les surfaces qu’il entretenait lisses doivent maintenant être laissées sales ; autrefois assidu, il devrait maintenant être paresseux et négligent ; etc. Après avoir été motivé à réfléchir de façon inverse tant sur ses actes que sur la façon dont il utilise les objets, le saboteur percevra les nombreuses possibilités dans son environnement immédiat, imperceptible sans ce mode de pensée. L’idée et l’état d’esprit que tout peut être saboté doit être encouragée.
(b) Parmi les potentiels citoyens-saboteurs qui sont engagés dans des actions de destruction physique, deux types extrêmes peuvent être distingués : le premier, c’est l’homme qui n’est pas formé ni employé à ceci. Cet homme a besoin de suggestions précises quant à ce qu’il peut et doit détruire ainsi que des détails concernant les outils servant à la destruction.
(c) L’autre type extrême est un technicien, comme un opérateur de tour ou un mécanicien automobile. On peut supposer que cet homme serait capable de concevoir des méthodes de sabotage qui seraient appropriées à ses propres installations. Cependant, cet homme a besoin d’être stimulé pour réorienter sa pensée en direction de la destruction. On peut le stimuler en lui donnant des exemples spécifiques n’ayant pas cours dans son domaine de compétence.
(d) Différents médias peuvent être utilisés pour disséminer des suggestions et des informations concernant le sabotage simple. Quand la situation le dicte, les médias qui peuvent être utilisés sont : les stations indépendantes ou les émissions de radio, des dépliants qui peuvent être envoyés vers des zones spécifiques ou occupées. Enfin, les agents peuvent être formés à cet art du simple sabotage, en prévision du moment où il pourrait être en mesure de communiquer directement ces informations.

(11) Interférer la production et l’organisation



(a) organisation et conférences


(--1) insistez sur le fait de faire tout via des « canaux ». Ne permettez jamais la prise de raccourci qui accélère les décisions.
(--2) faites des « discours ». Parlez aussi fréquemment que possible et très longuement. Illustrez vos « points » par de longues anecdotes et expériences personnelles. N’hésitez pas à faire quelques commentaires patriotiques appropriés.
(--3) Quand c’est possible, soumettez toutes les questions aux comités, pour « une étude plus approfondie et une meilleure considération ». Tentez de faire des réunions aussi grandes que possible – jamais moins de cinq personnes.
(--4) Posez des questions non pertinentes aussi fréquemment que possible.
(--5) Soyez tatillon sur les formulations précises des communications, des procès verbaux, des bilans.
(--6) Reportez-vous aux questions résolues de la dernière réunion et tentez de rouvrir le débat à leur sujet.
(--7) Incitez à la « prudence » à être « raisonnable ». Pressez vos camarades à être « raisonnable » et leur faire éviter la hâte qui pourrait créer des embarras ou des difficultés par la suite.
(--8 ) Inquiétez-vous au sujet de la légalité et de la légitimité de toute décision : posez la question de savoir si telle action envisagée relève ou non de la compétence du groupe, inquiétez-vous publiquement du fait que cela pourrait être une action qui entre en conflit avec la politique des supérieurs.

(b) managers et superviseurs

(1) leur demander des instructions écrites
(2) ne pas comprendre les ordres. Posez des questions sans fin ou commencez une longue correspondance à propos des instructions. Ergotez sur les ordres quand vous le pouvez.
(3) Faites votre possible pour retarder l’aboutissement d’un travail demandé. Même si certaines parties de ce travail peuvent être effectuées à l’avance, délivrez-le uniquement jusqu’à ce qu’il soit complètement prêt.
(4) ne commandez pas de nouveaux matériaux de travail tant que vos stocks ne sont pas complètement épuisés, de sorte que le moindre retard dans ce processus se traduira par une impossibilité de continuer le travail.
(5) demandez des matériaux de haute qualité très difficile à obtenir. Si vous ne les recevez pas, disputez vos supérieurs à ce sujet, avertissez que les matériaux inférieurs signifient travail inférieur.
(6) Lorsqu’il y a des affectations au travail, déconnectez-vous en premier des emplois peu importants. Il faut que les travaux importants soient dans les mains des travailleurs inefficaces et sur de pauvres machines.
(7) insistez sur la nécessité d’un travail parfait sur les produits/les tâches qui n’ont pas d’importance ; faites refaire ces produits ou tâches s’ils ont le moindre défaut. Approuvez les pièces défectueuses dont les défauts ne sont pas visibles à l’œil nu.
(8 ) faites des erreurs de trajectoire, de sorte que les matériaux soient envoyés dans des mauvais endroits de l’usine.
(9) quand vous formez de nouveaux travailleurs, donnez-leur des instructions incomplètes ou trompeuses.
(10) Afin de baisser le moral de tout le monde et donc la production, soyez agréables avec les travailleurs inefficaces, donnez-leur des promotions qu’ils ne méritent pas. Faites preuve de discrimination envers les travailleurs efficaces, plaignez-vous injustement de leur travail.
(11) maintenez les réunions quand la priorité est au travail.
(12) De façon plausible, multipliez la somme de documents de travail. Commencez à copier ces documents.
(13) Multipliez les procédures, les autorisations nécessaires concernant les chèques de paye, les instructions, etc. Faites en sorte qu’il y ait trois personnes devant approuver tout ce qui est fait.
(14) appliquez tous les règlements à la lettre.

(c) travail dans les bureaux

1. faites quantité d’erreurs dans vos documents. Confondez les noms. Utilisez des mauvaises adresses.
2. prolongez les correspondances avec les bureaux du gouvernement.
3. perdez les documents essentiels.
4. Lorsque vous faites des copies carbone, faites en trop peu, de sorte qu’un travail supplémentaire doit être fait.
5. Dites aux personnes importantes qui appellent que le patron est occupé ou en train de parler sur un autre téléphone.
6. Envoyez le courrier au dernier moment ou en retard.
7. Diffusez des rumeurs suffisamment inquiétantes pour obséder tout le monde.

(d) employés


1. travaillez lentement. Pensez à augmenter le nombre de mouvements nécessaires à votre travail : utilisez un marteau léger au lieu d’un lourd, faites une petite clef lorsqu’une grande est nécessaire, et ainsi de suite.
stions administratives de toutes les façons possibles. Remplissez les formulaires de façon illisible afin que l’administration ait plus de travail ; faites des erreurs, oubliez de remplir des cases dans les formulaires.
8. si possible, joignez ou aidez à organiser un groupe qui présente les problèmes des employés à l’équipe de management. Faites en sorte que les procédures adoptées soient aussi incommodantes que possible, impliquant la présence d’un grand nombre d’employés pour chaque réunion, nécessitant plus d’une réunion pour chaque grief, portez à l’assemblée des problèmes en grande partie imaginaires et ainsi de suite.
9. acheminez mal les matériaux
10. mixez des bonnes parties avec de la ferraille inutilisable et des pièces rejetées

(12) Conseils généraux pour abaisser le moral et créer de la confusion


a. donnez des explications longues et incompréhensibles quand vous êtes interrogé
b. faites des communiqués sur des dangers ou des espions imaginaires à la Gestapo ou la police.
c. jouez la stupidité
d. soyez aussi irritable et querelleur que possible sans pour autant vous mettre dans l’ennui.
Simple sabotage field manuel, strategic servicesOSS, 1944
Voir le sujet précédentRevenir en hautVoir le sujet suivant
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum