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Sujet / Message Les sectes dans le monde

le Mar 24 Mar - 19:28
Les sectes
Une définition des sectes
Secte : (dérivé du latin sequi, "suivre"; selon certains étymologistes, le mot secte viendrait du latin sectare, "couper")
Sens originel : Ensemble de personnes qui adhèrent à une même doctrine religieuse ou philosophique. C'est ainsi que l'on peut qualifier de sectes des Ecoles de pensée dérivées du bouddhisme, de l'hindouisme, du taoïsme, du shinto...
Dans la tradition chrétienne, c'est aussi le nom donné à un groupe organisé de personnes qui ont adopté une même doctrine dérivée (c'est-à-dire hérétique) de la religion "universelle" (catholique) et dont ils se sont séparés par un schisme. Ceci explique pourquoi le mot secte a toujours été utilisé dans un sens péjoratif dans les pays catholiques.

De nos jours, le mot secte a une signification plus étroite pour désigner certains Nouveaux Mouvements Religieux (notion introduite par les sociologues), avec une connotation négative pour attirer l'attention sur les dangers que représentent certaines de ces organisations pour les individus et pour la société.

D'un point de vue sociologique, la secte regroupe des personnes unies par un même idéal religieux ou philosophique qui, en général, est en rupture avec les croyances et les valeurs du reste de la société et qui se sentent portées par une mission. Cette forme de protestation sociale, parfois violente, suscite en retour l'hostilité de la société envers la secte.

Les sectes sont davantage caractérisées par leurs aspects négatifs ou leurs méfaits que par le contenu de leur doctrine, comme en témoigne la définition de la Commission des Droits de l'Homme (1993) : "groupements se présentant ou non comme religions, dont les pratiques sont susceptibles de tomber sous le coup de la législation protectrice des droits des personnes ou du fonctionnement de l'Etat de droit."
Le comportement sectaire se manifeste alors par "le refus des lois, en exerçant des voies de fait, en accomplissant des détournements, des abus de confiance, des escroqueries, des infractions financières et fiscales, des mauvais traitements, de la non-assistance à personne en danger, des incitations à la haine raciale, des trafics de stupéfiants."



Quelques critères permettant de repérer le caractère sectaire d'une organisation
Source wikipedia.org

manipulation mentale des adeptes;
centralisation du pouvoir aux mains d'une personne avec autorité charismatique, par exemple un gourou, ou d'un cercle restreint;
organisation pyramidale;
extorsion de fonds;
incontestabilité de la doctrine.
En outre, certains y ajoutent d'autres critères, peut-être moins répandus :
contrôle du milieu : tentative de contrôle des sources d'information et des interactions sociales externes des membres, encouragements à arrêter les relations avec toute personne externe;
infaillibilité et doctrine sacrée : présentation des idées du groupement comme l'unique vérité et le seul accès au salut, dissuasion de toute réflexion critique sur la doctrine;
mysticisme : rapprochements entre des événements et des causes surnaturelles;
pureté : référence à un idéal inatteignable qui réglemente les actes des membres en les amenant à toujours plus d'efforts;
autoritarisme : pouvoir fort du gourou et culte de la personnalité ;
doctrine secrète (ésotérisme) : enseignements secrets dont la divulgation au monde extérieur est strictement interdite;
élitisme (ésotérisme) : mise en valeur des membres du groupe comme supérieurs;
brimades et/ou confession forcée en cas de violation des règles établies;
bannissement : interdiction de tout contact avec des anciens adeptes (concept semblable à l'excommunication)
rupture entre la secte et la société.


Quelques-uns des dangers que représentent les sectes
Pour l'individu (l'adepte ou l'un ses proches : conjoint, enfants, parents...)
rupture avec le milieu familial (séparations, divorces, injures, calomnies...);
rupture avec la vie sociale, culturelles et civiques (interdits, isolement);
enfants non scolarisés;
abus financiers;
mauvais traitements (mauvaise alimentation, privation de sommeil, absence de soin, traitements médicaux dangereux, non-assistance à personne en danger);
abus sexuels;
destruction de la personnalité sur les plans physique, psychique, intellectuel, relationnel;
suicides (individuels ou collectifs);
Pour la société
fraudes financières et fiscales;
incitations à la haine raciale;
infiltration des centres du pouvoir économique, politique et judiciaire;
trafic de stupéfiants;
actions terroristes.


Ce qui pousse dans les bras des sectes
Les raisons qui conduisent à être séduit par une secte sont de même nature que dans le cas d'une religion "classique" :
le mal être : l'angoisse face à la mort, la solitude, le besoin d'affection, la perte de repères familiaux,
la nostalgie d'un certain paternalisme des institutions, besoin d'appartenir à une organisation structurée;
le besoin d'irrationnel, de merveilleux, de mystère, d'enchantement, de miracles, d'apparitions extraordinaires....
... mais c'est avant tout la très grande crédulité des adeptes qui fait prospérer les sectes.


--------------------------------------------------------------------------------

Ressources
Dictionnaire des religions et des mouvements philosophiques associés et plus particulièrement les mots suivants :
Albigeois
Anabaptisme
Apocalypse
Catharisme
Charismatique
Dianétique
Esséniens
Evangélique
Gourou
Hermétisme
Illuminisme
Millénarisme
Moon
Mormonisme
Néochamanisme
Néo-Phare
New Age
Nouveaux Mouvements Relig.
Pentecôtisme
Raël
Satanisme
Scientologie
Soka Gakkai
Témoins de Jéhovah



Informations sur les sectes. Présentation d'organismes, d'associations et de sites Internet luttant contre les sectes.


La loi About-Picard. Présentation de la loi du 12 juin 2001 instaurant l'abus frauduleux de l'état d'ignorance ou de faiblesse pour lutter contre les mouvements sectaires.


Liste des sectes établie par le rapport parlementaire de 1996 (France).


La pêche aux crédules : Une analyse des moyens de communication mis en oeuvre par les religions... et les sectes... pour séduire de nouveaux adeptes.


Inventons une religion ! Comment construire sa propre religion ou secte. Par Alain Persat.


La boîte à outils du pêcheur d’hommes : comment les Témoins de Jéhovah convertissent les enfants à leur secte. Par STZ.


Une partie de mon expérience avec les Témoins de Jéhovah. Par STZ.


Les athées sont-ils forcément croyants ? ... et certitudes chez les Témoins de Jéhovah. Par Copernic


Le raëlisme ou la révolution raëlienne : une des formes de "faux athéismes".


Les Elohim (dont certaines sectes se considèrent comme les descendants). Par Claude Gétaz.


Revue de presse
En quelques lignes, l'essentiel d'articles de la presse écrite sur les religions, Dieu ou les croyances. Quelques articles sur les sectes :

Sectes et sciences : la grande manipulation. Sciences et Avenir - septembre 2005.
Les nouveaux pièges des sectes : Le Nouvel Observateur - 19 au 25 mai 2005
Charlie saute sur les sectes : Charlie Hebdo - mai 2004
Les évangéliques
L'Eglise de Scientologie.
Les Témoins de Jéhovah.
Tous les autres articles sur les sectes


Citations sur Dieu, la religion et les croyances, classées par thèmes, par auteurs... - Moteur de recherche.
Voir en particulier les thèmes suivants :

Charlatan
Crédulité
Croyances
Endoctrinement
Hérésie
Sectes
Symbole

Vérité



Avis d'internautes - Témoignages - Discussions
Avis d'internautes sur la secte de Raël: Les raëliens sont-ils athées ?

Avis d'internautes sur les sectes.

Témoignage : A propos de "Shri ram chandra mission". Témoignage sur cette secte et son maître.

Témoignage : A propos de la liste des sectes. Témoignage sur une secte dangereuse et sur "Shri ram chandra mission.

Témoignage : Stop aux charlatans briseurs de vie : Lettre ouverte aux Témoins de Jéhovah. Par B.Ph.
Commentaires d'évangéliques dans le sondage de atheisme.free.fr.


Bibliographie :
"Les sectes" : Bernard Fillaire (Flammarion - Domino, 1996)
"Lettre ouverte à la secte des adversaires des sectes" : Anne Morelli (Editions Labor, 1997)
"Devenez sorciers, devenez savants" : Georges Charpak & Henri Broch (Editions Odile Jacob, 2002)
"Raël, journal d'une infiltrée" : Brigitte McCann (Editions Stanké, 2004)
"Crise de conscience" : Raymond Franz. A propos des Témoins de Jéhovah. (format PDF, 2007)
"Le livre noir des gourous : la vie secrète des maîtres spirituels" : Collectif d'auteurs sous la direction de Marc-André St Jean (Les Infidèles, 2008)
http://atheisme.free.fr/Themes/Sectes.htm

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Sujet / Message Re: Les sectes dans le monde

le Mar 24 Mar - 19:35
En Europe
En Europe, les gouvernements français, belges et allemands ont réuni des commissions de travail qui ont déterminé de manière différente l'opportunité de publier des listes non exhaustives de sectes.


En France
Le 18 décembre 1974, les statuts de l'Association pour la défense des valeurs familiales et de l'individu (qui deviendra ADFI) sont déposés par Claire et Guy Champollion. »[23]. En janvier 1975, Ouest France est le premier média au monde à utiliser l'expression « la secte Moon » [24]

Dans ce contexte, la France s'est engagée dans une lutte dont l'objectif fut d'abord de "lutter contre les sectes" puis "de réprimer les dérives sectaires". La France est un pays laïc dont l'État doit respecter tous les cultes et n'en reconnaître aucun, ces mouvements sont donc licites et seuls leurs délits sont répréhensibles


Plusieurs commissions d'enquêtes ont été initiées depuis le début des années 80 à l'Assemblée nationale afin d'enquêter de manière plus approfondie sur le phénomène sectaire. Le gouvernement s'est également doté d'un nouvel organisme interministériel appelé "MILS" quand il était question de "lutte contre les sectes" puis "MIVILUDES" pour "réprimer les dérives sectaires".

En 1995, une commission parlementaire à publié une liste de 173 mouvements jugés sectaires et proposé des modifications de législation qui ont mené au vote de la loi About-Picard en 2001. La liste de sectes, très controversée, a été officiellement abandonnée en 2005. En février 2009, des tensions existeraient cependant au sein du gouvernement autour d'un projet d'une nouvelle liste[25].

En 2001, la loi About-Picard a renforcé la législation sur la notion d'abus de faiblesse[26] et a déterminé les cas où une organisation convaincue de dérives sectaires peut être dissoute. Elle accorde à certaines associations anti-sectes, très actives, le droit de se porter partie civile dans les procès.

La France est un des pays les plus engagés dans cette lutte en Europe et à l'origine de positions controversées qui lui valent quelques critiques, y compris de l’Assemblée parlementaire européenne
Lutte anti-sectes en France
Dans le contexte de la polémique et de la lutte contre les sectes, qui a pris une ampleur internationale depuis le début des années 80, la France s'est engagée dans une lutte dont l'objectif fut d'abord de « lutter contre les sectes » puis « de réprimer les dérives sectaires ». La France est un pays laïque dont l'État doit respecter tous les cultes et n'en reconnaître aucun ; les mouvements spirituels sont donc a priori considérés comme licites et seuls leurs délits sont répréhensibles.

Dans ce cadre, plusieurs commissions d'enquêtes ont été initiées à l'Assemblée nationale afin d'enquêter de manière plus approfondie sur le phénomène sectaire. Le gouvernement s'est également doté d'un nouvel organisme interministériel appelé « Mils » quand il était question de « lutte contre les sectes » puis « Miviludes » pour « réprimer les dérives sectaires ».

L'une des commissions parlementaires a publié en 1995 une liste de 173 mouvements jugés sectaires et proposé des modifications de législation qui ont mené au vote de la loi About-Picard en 2001. La liste de sectes, très controversée, a été officiellement abandonnée en 2005.

La France est l'un des pays les plus engagés dans cette lutte en Europe et à l'origine de positions controversées qui lui valent quelques critiques, y compris de l’Assemblée parlementaire européenne.

Source:wikipedia


Dernière édition par MP5 le Mar 24 Mar - 20:08, édité 1 fois

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Sujet / Message Re: Les sectes dans le monde

le Mar 24 Mar - 19:59
Lutte anti-sectes en France

1°Contexte
En France, les relations entre l'État, la société civile et les cultes reposent historiquement sur le principe de laïcité établi lors de la révolution française de 1789.

La loi du 9 décembre 1905 de séparation des Églises et de l'État est ensuite devenue un pilier de ces institutions laïques. Elle pose le principe de la garantie par l'état de la liberté de religion et de culte des personnes et des communautés; les institutions religieuses devant en contrepartie se cantonner à la sphère privée.

À partir des années 1970, ce modus vivendi avec les Églises des religions établies a été remis en cause d'une part par l'affaissement de celles-ci, d'autre part par l'émergence de nouvelles formes de religiosité [1].

En 1971, le premier groupe antisectes est américain, il s'appelle FREECOG (Free the Children of God : Libérez les Enfants de Dieu). Le 18 décembre 1974, les statuts de l'Association pour la défense des valeurs familiales et de l'individu (qui deviendra ADFI) sont déposés par Claire et Guy Champollion. »[2]. En janvier 1975, Ouest France est le premier organe de presse du monde à utiliser l'expression « la secte Moon »
2°Les associations: un rôle particulier
Dans ce contexte, la lutte anti-sectes a d'abord été le fait d'associations anti-sectes qui se sont constituées dans les années 1970 en France en général à l'initiative de parents. Elles ont voulu considérer les sectes ou assimilées comme telles non comme des cultes, mais comme un nouveau danger, tant pour les personnes que pour la société[4].

Ces associations diffusent une information à l'intention du grand public sur les méthodes de recrutement de certains groupements et appellent au renforcement ou à la création de dispositifs législatifs spécifiques (introduction de la notion de "sujétion psychologique" dans le droit positif) et interviennent, le cas échéant, en Justice (constitution de partie-civiles -Article 2-17 du code de procédure pénale).

Selon ces associations, la protection des individus passe avant la liberté absolue de culte telle qu'elle est entendue par la jurisprudence américaine, conformément à la Convention Européenne des Droits de l’Homme[5], qui stipule que la liberté de culte consacrée par l'article 9 n'est pas totale en Europe, les articles 8 et 9 précisent in fine que les "droits et libertés d'autrui" doivent être protégés (interdiction de l'abus de droit : Article 17). Leur point de vue est qu' « une secte est un groupe totalitaire qui se sépare de la société et s'y oppose »[6]. Elles redoutent que la nécessité ou l'obligation d'adhérer sans réserve à certains rites, certaines doctrines ou certains modes de vie ne conduise à une manipulation mentale, à but lucratif, avec des effets négatifs sur la santé psychique, voire physique des adeptes. En réponse à ces craintes, la Loi du 12 juin 2000 modifiant l'Article 223-15 2 du Code pénal protège les individus en état de faiblesse contre ceux qui en profiteraient pour obtenir des libéralités, des donations, du travail non rémunéré voire des faveurs de nature sexuelle.

Ces associations s'inquiètent également de la propagation, par les sectes, de quelque nouvelle forme de totalitarisme, au motif que ceux qui croient ou prétendent détenir la vérité ne renonceront à aucun moyen pour l'imposer. Il est incontestable à cet égard que certains groupements religieux ou para-religieux se sont dotés de puissants moyens financiers. Certains s'inquiètent que ces fonds aient pu être en partie obtenus en faisant pression sur les adeptes, et dotent ces organisation de moyens considérables. Certains groupements tenteraient d'infiltrer les centres du pouvoir économique, politique et judiciaire[7]. Certains, comme la sociologue Florence Lacroix, vont encore plus loin en estimant que, de nos jours, la sécurité mondiale est affectée comme au temps des guerres de religion, et que le combat entre sectes et religions comprenant des groupes sectaires, a atteint un niveau planétaire [8]. Ils allèguent que le gouvernement américain s'est permis plusieurs fois d'intervenir dans les affaires de pays européens qui se défendent juridiquement contre l'emprise des sectes, alors que celles-ci bénéficient aux États-Unis d'un cadre législatif beaucoup plus favorable.

Enfin, les associations anti-sectes font valoir que certains scientifiques et sociologues ont tendance à minimiser la dangerosité de sectes au moyen d'études complaisantes[9]. Aussi dénoncent-elles leur manque d'objectivité et présentent ces sociologues comme autant d'apologistes de la cause sectaire.

À l'opposé, des associations de défense de ces mouvements religieux contestés (comme le CAP-LC ou le CICNS) dénoncent des dérapages qui auraient fait de certains groupes des victimes de persécutions injustifiées. Ils décrivent les campagnes menées par leurs adversaires comme une « chasse aux sorcières », une inquisition "laïcarde" contre la spiritualité, voire contre la liberté de conscience. Selon eux, l'activisme anti-sectes dont ferait preuve certaines associations ne serait que la rationalisation d'une intolérance antireligieuse très traditionnelle, qui chercherait à frapper l'opinion publique, par exemple en utilisant les témoignages des "déçus"[10]. Ils estiment que des campagnes diffamatoires sont souvent entreprises. Une de leurs cibles est l'UNADFI qui relaierait, d'après eux, des jugements érronés gravissimes sur les sectes[11], certains des témoignages sur lesquelles elle s'appuie étant jugés truqués[12].

3°Dispositifs
Depuis le début des années 1980, plusieurs commissions d'enquêtes ont été initiées à l'Assemblée nationale afin d'enquêter de manière plus approfondie sur le phénomène sectaire.

Quatre rapports ont ainsi été publiés : les deux premiers (datant respectivement de 1983 et de décembre 1995) dressent un tableau général de la situation des sectes en France ; le troisième (de juin 1999) détaille la situation fiscale, patrimoniale et économique des sectes ; enfin, le quatrième (en 2006) aborde la question des mineurs sous influence sectaire.

Source:wikipedia

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Sujet / Message Re: Les sectes dans le monde

le Mar 24 Mar - 20:05
Suite Dispositifs;
D'après les informations fournies par les Renseignements Généraux (RG), la commission a établi dans son rapport de 1995 une liste de 173 mouvements jugés sectaires, auxquels se sont ajoutés par la suite d'autres groupes dans le rapport de 1999 (AMORC, Anthroposophie, Fédération d'agrément des réseaux). N'ont été retenus que les mouvements remplissant au moins un des dix critères de comportement sectaire définis par la commission.

Le nombre d'adeptes est évalué dans le rapport de 1995 à environ 160 000, tandis que le chiffre atteindrait 500 000 avec les sympathisants et les proches des adeptes.

Les deux rapports parlementaires ont suscité depuis leur publication d'importantes controverses.

Le choix d'établir une liste de sectes dans le rapport de 1995 n'a pas été sans susciter de nombreuses critiques. Ainsi Mgr Vernette[13], secrétaire national de l'épiscopat français pour l'étude des sectes et nouveaux mouvements religieux, déclarait-il au sujet de la liste établie par ce Rapport de la Commission parlementaire française qu'elle « comportait de semblables qualifications abusives pour certains groupes épinglés faussement comme sectes avec toutes les conséquences désastreuses pour leurs membres et leurs activités, la liste étant largement publiée dans les médias. Or aucun n'avait été entendu. Aucun n'a pu obtenir réhabilitation ou nouveau jugement, car aucune instance ne se reconnaît qualifiée pour reprendre le dossier. La chose est grave dans un état de droit et l'on s'inquiète qu'elle risque de se renouveler par un autre biais »[14]. Jean Vernette s'inquiétait que certaines organisations par ailleurs reconnues par l'Église puissent être classées comme sectes par les parlementaires.

Certains des critères retenus pour définir un mouvement sectaire (manipulation mentale, centralisation du pouvoir, etc.) sont vagues et pourraient s'appliquer à la quasi totalité des groupes organisés, y compris les religions les mieux établies ou à des groupes autres que religieux : entreprises, clubs sportifs, associations, etc. La société Cedipac SA, anciennement nommée Groupement européen des professionnels du marketing (GEPM), est ainsi incluse dans la liste du rapport parlementaire français, alors que son activité, certes répréhensible, consiste essentiellement en vente pyramidale[15].

Dans son livre paru en 2007, Yves Bertrand, le directeur des RG de l’époque, estime que « certains groupes se sont vu un peu vite affubler du vocable de secte. »[16].

La Mission interministérielle de lutte contre les sectes (MILS) publie son premier rapport Le 7 février 2000 et conclut qu'il faut « renforcer la prévention et la répression des mouvements sectaires portant atteinte aux droits de l'homme et aux libertés fondamentales ».

Suite à ce rapport établissant une liste de sectes, la loi About-Picard qui concerne les mouvements sectaires est adoptée en 2001.

En France, Jean Vernette prétend que le délit de manipulation mentale prévu par la loi About-Picard pouvait également viser « la vie en noviciat, la clôture définitive, les pratiques d'ascèse […] les vœux d'obéissance et de pauvreté, la direction spirituelle […] »[17]. Dès lors, selon lui, la dénomination de secte peut être arbitraire et source de contentieux.

On en vient aussi à parler de secte pour des groupes qui ne se réclament pas d'une religion (ex.: l'Instinctothérapie, Landmark...), ce qui amène Jeanine Tavernier, ex-présidente de l'UNADFI à déclarer : « De plus en plus, les gens voient des sectes partout. Si on fait du yoga, si on se soigne à l’homéopathie ou à l’acupuncture, on fait partie d’une secte. Je trouve cela extrêmement grave parce qu’on doit avoir une grande ouverture et accepter les médecines parallèles sans juger ni cataloguer. »

En raison du caractère péjoratif qui s'attache désormais au mot secte, les défenseurs desdites sectes ainsi que les organisations concernées (fédérées pour certaines), lui préfèrent l'appellation, selon eux plus neutre et respectueuse, de « nouveau mouvement religieux ».

En 2002, la MILS est remplacée par la MIVILUDES.

En 2005, le Gouvernement français abandonne la liste issue des rapports parlementaires pour se concentrer sur les agissements de certains groupes. En outre, le seul fait de qualifier ces groupes de « secte » semble ne plus être suffisant et l'abandon du qualificatif paraît être envisagé :

« L'action menée par le Gouvernement est dictée par le souci de concilier la lutte contre les agissements de certains groupes, qui exploitent la sujétion, physique ou psychologique, dans laquelle se trouvent placés leurs membres, avec le respect des libertés publiques et du principe de laïcité. L'expérience a montré qu'une démarche consistant, pour les pouvoirs publics, à qualifier de « secte » tel ou tel groupement et à fonder leur action sur cette seule qualification ne permettrait pas d'assurer efficacement cette conciliation et de fonder solidement en droit les initiatives prises. »

L'extrait précédent est tiré d'une circulaire gouvernementale du 27 mai 2005 qui met donc officiellement fin à l'usage de la liste des sectes, laquelle est considérée comme de moins en moins pertinente au regard de l'évolution du phénomène sectaire. Néanmoins, l'abandon de cette liste, voire du qualificatif de « secte », ne réduit pas pour autant l'action de l'État envers les dérives sectaires : la surveillance des groupes potentiellement à risque est maintenue, voire renforcée[18].

Cependant, le Conseil d'État a reconnu en juin 2005 lors d'un procès intenté par la Scientologie – procès perdu définitivement par celle-ci -, que cette même « liste des sectes » avait une valeur informative. Concernant le qualificatif de « secte », il ajoutait : « En outre, eu égard aux risques que peuvent présenter les pratiques de certains organismes communément appelés sectes, alors même que ces mouvements prétendent également poursuivre un but religieux, les circulaires ne méconnaissent pas le principe de la liberté religieuse […] », reconnaissant ainsi l'appellation "sectes" et le danger que certaines représentaient[19].

Depuis 2005, l'action gouvernementale s'est recentrée sur la notion de "dérive sectaire" qui permet de prendre en compte des aspects beaucoup plus large du phénomène. Fondée sur les mêmes critères de dangerosité émis par les rapports parlementaires, l'action gouvernementale peut désormais exercer une surveillance et une prévention sur des domaines qui portent en germe des dérives sectaires et non plus seulement sur tel ou tel groupement. Ainsi, le coaching ou le développement personnel sont des domaines qui comptent de très nombreuses formes de dérive sectaire mais qui ne sont pas forcément tous contrôlés par des organismes identifiés comme sectes. La nouvelle notion permet de prendre en compte ces aspects ainsi que l'évolution du phénomène sectaire dans son ensemble. De la même manière certaines dérives sectaires sont identifiées à travers des réseaux de personnes, conférenciers, séminaires, stages, mouvances, sites internet, etc., autant d'individus ou d'activités qui ne sont pas des organismes structurés et identifiables. C'est le cas pour la mouvance New Age que la nouvelle notion de dérive sectaire permet de mieux appréhender.
Les actions judiciaires
En 1997, le 4 avril, au sein de la communauté Tabitha's place (à Sus, dans les Pyrénées-Atlantiques), les parents d'un bébé de 19 mois atteint de rachitisme et mort par faute de soins adéquats sont condamnés à une peine de prison alourdie en appel ; le 4 juin, Robert Spatz, fondateur d'Ogyen Kunzang Chöling, est incarcéré, avec 5 proches, pour séquestration, escroquerie et non-assistance à personne en danger ; le 20 juin, Maïté Castano, fondatrice du groupe Horus (situé à La Coucourde dans la Drôme), est mise en examen pour non-assistance à personnes en danger, suite à deux décès au sein de sa communauté ;

Le 6 septembre 2001, la statue géante du chef spirituel de l'Association du Vajra triomphant (Mandarom), Gilbert Bourdin, est abattue sur ordre de la justice suite à un procès relatif au permis de construire.

Le Mouvement raëlien décide alors sa propre dissolution, parlant de « discrimination ». Avant de disparaître, il incite les Français à voter pour Jean-Marie Le Pen afin que la France ait « un régime en harmonie avec sa politique liberticide », mais aussi « parce que, en cas de succès de Le Pen, une révolution est envisageable qui pourrait amener à la Géniocratie »[20].

La Justice française s'est aussi attaquée à l'Église de Scientologie qui a perdu un procès suite à l'utilisation abusive de noms d'ex-membres dans un fichier informatique. L'Église de Scientologie a également été mise en examen en tant que personne morale pour « escroquerie en bande organisée ». En fait, cette secte aurait perdu des centaines de procès dans le monde (information non vérifiable), dont plusieurs procès à propos de morts suspectes. Elle en aurait aussi gagné des centaines.

En 2004, la première application de la loi About-Picard a permis la condamnation de Arnaud Mussy, leader du groupe Néophare, pour sujétion psychologique, après le suicide d'un de ses adeptes. La Cour de Cassation a confirmé l'arrêt de la Cour d'appel de Versailles en ordonnant la taxation à hauteur de 60% sur les offrandes faites à l'Association les Témoins de Jéhovah[21], association à but non lucratif (loi du 1er juillet 1901).

Parmi les motifs courants de procès et de condamnations de mouvements religieux de type sectaire, énumérons : les infractions au code du travail, l'escroquerie, la non-assistance à personne en danger, l'exercice illégal de la médecine et la maltraitance des enfants. La loi française ne connaît pas le délit de « manipulation mentale » (proposé en 2000 par la Commission nationale consultative des droits de l'homme mais non retenue) et ne se penche pas sur la perte de vie sociale forcée de personnes majeures et apparemment consentantes.
Réactions internationales à la politique française
La France est, depuis la publication du rapport parlementaire de 1995, le pays européen le plus engagé dans la lutte antisectes.

Le Parlement européen est plus réservé et estime dans un rapport en 1997 [22] que l'arsenal juridique des différents états est suffisant et que rien ne nécessite une politique européenne commune sur la question.

Dans un rapport sur la liberté religieuse en France, les États-Unis critiquent la liste des sectes du rapport parlementaire en raison de l'absence de procédure contradictoire[23], et en 2002 s'inquiètent de ce que cette politique pourrait être un modèle pour d'autres pays [24] :

« Ce qui se passe en France est suivi de manière attentive, et parfois imité, par bien des pays tels que la Lithuanie, la Russie, le Cambodge, la Chine, Haïti et le Chili. Les pouvoirs publics français et surtout les responsables de la MILS – se sont rendus dans plusieurs de ces pays pour promouvoir leurs initiatives contre les mouvements sectaires. Cependant, ces pays, qui ont déjà un lourd passé de répression religieuse, ne disposent pas des mécanismes de protection des droits de l’homme tels que ceux qui existent en France. »
En effet, si la position des associations de lutte contre les sectes reste prudente envers le statut du Fa Lun Gong, certaines personnalités ont pris des initiatives, contestées par les défenseurs des mouvements dits sectaires, et qui ont été interprétées comme donnant une forme de caution à la politique de répression du gouvernement chinois contre le Falun Gong. C'est notamment le cas de la visite d'Alain Vivien en Chine, sur invitation officielle du gouvernement chinois et alors qu'il était président de la MILS.

Le gouvernement iranien s'est également servi des actions de la MILS et de la loi About-Picard comme une excuse pour justifier la persécution religieuse dans son pays[25].

D'autres critiques seront formulées contre la politique française après le vote en 2001 de la loi About-Picard, jugée contraire aux libertés garanties par la Convention européenne des droits de l'homme; l’Assemblée parlementaire européenne demande en 2002 au Gouvernement français de revoir cette loi[26].

Source:wikipedia

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Sujet / Message Re: Les sectes dans le monde

le Mar 24 Mar - 20:11
En Belgique
En Belgique, la publication d'un rapport similaire en 1997 [28] a provoqué une violente controverse au Parlement, qui a dû renoncer à définir une liste de sectes, et a valu à l'État belge une condamnation en justice en 2005 [29]. Dans les conclusions de ce rapport figure la recommandation de créer un "observatoire des sectes". Il existe depuis 1998 sous le nom de Centre d'information et d'avis sur les organisations sectaires nuisibles[30
En Suisse
En Suisse, le Conseil Fédéral se garde de tout amalgame entre des groupes « sans lien entre eux » et se prévaut que « la liberté de conscience et de croyance ainsi que le droit d'association sont des droits ancrés dans la Constitution fédérale ». Ainsi mis à part les actions pénales, l'État suisse n'intervient pas directement contre les sectes, terme qui n'a pas de définition légale[31]. Le Conseil fédéral a estimé en 2000 que la législation en vigueur était suffisante, mais que des études sur ces mouvements seraient nécessaires. Les compétences religieuses se situant au niveau de chaque canton, certains d'entre eux ont créé en 2002 un « Centre d'information sur les croyances » pour répondre au besoin d'information sur les mouvements qualifiés de secte. [32].
En Chine
Le gouvernement chinois réprime certains mouvements dénoncés comme "sectes hérétiques" (xiejiao), dont le plus connu est le Falun Gong[33]. Ce mouvement a été perçu par les autorités chinoises comme une menace contre la suprématie politique du parti communiste chinois. Les autorités chinoises affirment que le Falun Gong a répliqué sous l'impulsion de son fondateur, Li Hongzhi, aujourd'hui réfugié aux États-Unis, par des manifestations d'opposition massives et pacifiques de désobéissance civile. Les autorités chinoises expliquent que le Falun Gong ferait courir des risques graves à la santé de ses adeptes et qu'il inciterait même ses membres à se suicider par immolation par le feu.
Source:wikipedia

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Sujet / Message Re: Les sectes dans le monde

le Mar 12 Juil - 15:44
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Sujet / Message Re: Les sectes dans le monde

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