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Guerre des sables

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Sujet / Message Guerre des sables

Message par Sphinx le Ven 3 Avr - 22:00

La guerre des sables d'octobre 1963 est un conflit militaire opposant le Maroc et l’Algérie peu après l’indépendance de celle-ci. Après plusieurs mois d'incidents frontaliers, la guerre ouverte éclate dans la région algérienne de Tindouf et Hassi-Beïda, puis s'étend à Figuig au Maroc. Les combats cessent le 5 novembre, et l'Organisation de l'unité africaine obtient un cessez-le-feu définitif le 20 février 1964, laissant la frontière inchangée.
Contexte
Trois facteurs contribuent à l'éclatement du conflit : l'absence d'un tracé précis de la frontière entre l'Algérie et le Maroc, la découverte d'importantes ressources minérales dans la zone contestée, et l'irrédentisme marocain favorable à la reconstitution d'un « Grand Maroc[1] ».

Avant que la France ne colonise la région à partir du XIXe siècle, une partie du territoire algérien actuel, au sud et à l'ouest, était sous influence marocaine[2] et aucune frontière n'était définie. Dans le traité de Lalla Maghnia (18 mars 1845), qui fixe la frontière entre l'Algérie française et le Maroc, il est stipulé que « un territoire sans eau est inhabitable et sa délimitation est superflue »[3] et le tracé n'est défini que sur 165 kilomètres[4]. Au-delà n'existe qu'une zone frontalière, sans limite précise, jalonnée par des territoires tribaux rattachés au Maroc ou à l'Algérie. Après la colonisation du Maroc en 1912, l'administration française fixe des limites entre les deux territoires, mais celles-ci suivent des tracés mal identifiés (ligne Varnier en 1912, ligne Trinquet en 1938), variant d'une carte à l'autre[5], puisqu'aux yeux de l'administration française il ne s'agit pas de frontières et que la zone est pratiquement inhabitée.[6] La découverte d'importants gisements de pétrole et de minerais (fer, manganèse) dans la région conduit la France à délimiter plus précisément les territoires, et en 1952 les Français décident d'intégrer aux départements français d'Algérie les régions de Tindouf et Colomb-Béchar.[7]

Dès son indépendance en 1956, le Maroc revendique la souveraineté sur ces territoires, ainsi que d'autres ayant fait partie du Maroc historique. Afin de mettre un terme au soutien du Maroc au FLN algérien, la France propose le principe de la restitution de ces territoires contre la mise en place d'une « organisation commune des régions sahariennes » (OCRS), chargée d'exploiter les gisements miniers du Sahara récemment découverts[8] et l'interdiction d'abriter des insurgés algériens[9]. Le roi Mohammed V voit cette proposition comme un « coup de poignard dans le dos » des « frères algériens »[10], et parvient séparément à un accord le 6 juillet 1961 avec le chef du Gouvernement provisoire de la République algérienne, Ferhat Abbas. Selon cet accord, une fois l'indépendance algérienne acquise, le statut de Tindouf et Colomb-Béchar serait renégocié.

Cependant, à l'indépendance de l'Algérie, et avant que cet accord ne soit ratifié, une coalition menée par Ahmed Ben Bella et soutenue par l'Armée de libération nationale évince Ferhat Abbas du gouvernement. Un des enjeux de la guerre d'Algérie était la préservation de l'unité du territoire, il s'agissait en particulier d'empêcher la France de séparer la région du Sahara du reste de l'Algérie. Ben Bella et les dirigeants de l'ALN étaient de ce fait réticents à l'idée de rétrocéder le moindre territoire « libéré avec le sang de tant de martyrs »[11] au Maroc et, après l'indépendance, ils refusent de reconnaître les revendications historiques ou politiques du Maroc. Ils perçoivent en fait les exigences du Maroc comme une tentative d'ingérence et de pression, au moment où le pays sort très affaibli de sa guerre d'indépendance. Le gouvernement algérien ne contrôle pas encore fermement tout son territoire ; en particulier, un soulèvement berbère anti-FLN, conduit par Hocine Aït Ahmed, se développe en Kabylie. Dans le même temps, les revendications socialistes du FLN trouvent un écho au Maroc avec l'UNFP de Mehdi Ben Barka, qui exige une réforme agraire, une révolution des travailleurs, et une solidarité anti-impérialiste avec la révolution algérienne[12] ; celui-ci doit quitter le Maroc en juillet 1963 suite à l'échec du « complot de juillet » contre le roi, dans lequel une faction de l'UNFP est mêlée.
Le parti de l'Istiqlal est particulièrement indigné de l'« ingratitude » des Algériens, et en mars 1963 il republie une carte irrédentiste du « Grand Maroc » dans son hebdomadaire, Al-Alam (La Bannière). Le territoire comprend un tiers de l'Algérie jusqu'à Ain Salah, le Sahara occidental, la Mauritanie, et une partie du Mali.[13]

Les tensions entre le Maroc et l'Algérie montent peu à peu, et aucune des parties ne veut prendre le risque de reculer. Dès 1962, Tindouf est le siège d'incidents : lors du référendum d'indépendance, les habitants indiquent sur leur bulletin : « OUI à l indépendance, mais nous sommes marocains »[14]. Peu après, les Forces armées royales tentent d'occuper la ville, mais se replient après avoir découvert que l'armée algérienne contrôle déjà la région.[15] Elles s'installent également brièvement dans la région de Colomb-Béchar.[16] Pendant l'été 1963, les deux pays renforcent leur dispositif militaire le long de la frontière. De chaque côté, la presse relate de exactions : les Algériens interdisent aux Marocains de Figuig de se rendre sur leurs palmeraies en territoire algérien, tandis qu'à Colomb-Béchar et à Tindouf, les habitants sont contraints à adopter la nationalité algérienne.[17] Des Marocains travaillant en Algérie sont expulsés, ainsi que des marchands algériens travaillant à Oujda[18]. L'Algérie aurait soutenu le « complot de juillet », tandis que le Maroc aurait favorisé l'arrestation de Ben Bella en 1956 et l'assassinat de Patrice Lumumba en 1961.[19] Jusqu'à septembre, les accrochages sont encore attribués à des « éléments incontrôlés ».



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Sujet / Message Re: Guerre des sables

Message par Sphinx le Ven 3 Avr - 22:10

Déclenchement
À partir du début septembre, l'agence Maghreb Arabe Presse, alors proche de l'Istiqlal, annonce que des troupes algériennes sont entrées à Tarfaya afin d'inciter la population à se révolter contre le roi, et que des blindés occupent les oasis de Zegdou et Mrija.[21]

À la fin septembre, le roi Hassan II et Mohamed Oufkir décident d'envoyer des auxiliaires marocains de Tagounit pour reprendre Tinjoub et Hassi Beïda, au cœur du territoire « confisqué » par les Français[22]. Ces deux villages contrôlent la piste qui relie la côte de l'Algérie à Tindouf et au Sahara espagnol.[23] Cette manœuvre permet au roi d'obtenir un vaste soutien de la population marocaine.

Le 30 septembre, le président Ben Bella affirme que les forces marocaines près de la frontière soutiennent le soulèvement de Hocine Aït Ahmed.

Le 5 octobre, les ministres des Affaires étrangères Ahmed Réda Guédira et Abdelaziz Bouteflika se rencontrent à Oujda, et parviennent au principe d'un sommet entre le roi et Ben Bella, qui statuerait définitivement sur le territoire. Ce sommet n'aura jamais lieu.

Le 8 octobre, les troupes de l'ANP reprennent Hassi Beïda et Tinjoub, et tuent dix auxiliaires marocains.[24] Le 9, le Maroc annonce que les garnisons de Hassi Beïda, Tinjoub et Tinfouchy ont été occupées suite à une « attaque surprise » algérienne. L'Algérie, elle, rapporte que les forces armées marocaines avancent dans le désert depuis septembre pour établir des garnisons, et qu'elles ont attaqué Colomb-Béchar[25].

Sur ordre de Hassan II, Abdelhadi Boutaleb, le ministre de l'information, se rend à Alger, mais sa mission échoue, et le 15 octobre, l'Algérie décide la mobilisation générale dans l'ANP des anciens djounnoud de l'ALN, les combattants vétérans de la guerre d'indépendance.[2
Opérations militaires
Le 14 octobre, les Forces armées royales du Maroc occupent Hassi-Beïda et Tinjoub et repoussent les forces algériennes vers la piste Béchar-Tindouf. Cette première intervention des forces régulières marque généralement le début du conflit.[27] L'armée algérienne s'empare de Ich, une « excroissance » marocaine dans le désert, loin à l'est de la zone contestée. Il s'agit vraisemblablement d'ouvrir un nouveau front pour relâcher la pression sur les troupes algériennes menacées au sud, ou bien de détenir un territoire qui puisse servir de « jeton » dans les négociations.[28] Le 18, les Algériens arrivent au bord de Figuig.[29]

L'armée marocaine, commandée par Driss ben Aomar al-Alami[30], est mieux équipée et approvisionnée, tandis que l'armée algérienne, commandée par Houari Boumédiène, expérimentée pour la guérilla mais mal équipée, souffre de problèmes logistiques.

L’Algérie se fournit en armement auprès de Cuba (dont un contingent de 686 hommes[31], avec aviation, blindés, et artillerie[32]), de l’Égypte (1000 soldats sont envoyés en Algérie[33]), pendant que le Maroc ne reçoit aucun appui direct des États-Unis, de l'Espagne ou de la France[34]. Après l'atterrissage d'urgence d'un hélicoptère algérien derrière les frontières marocaines le 20 octobre, trois colonels égyptiens sont présentés à la presse[35]. Le Maroc rompt ses relations diplomatiques avec Cuba le 31 octobre, et rappelle ses ambassadeurs en Égypte et en Syrie. 350 professeurs égyptiens sont expulsés.

La bataille la plus importante se déroule le 25 octobre, environ 200 Algériens sont capturés près de Hassi Beïda.[36] Les Marocains parviennent jusqu'à 12 kilomètres de Tindouf, le 28.[37] Ils sont peut-être dissuadés d'investir la ville par une intervention de Charles de Gaulle.[38]

Il était prévu qu'un contingent cubain, comportant 22 blindés T-34, s'empare de Berguent au Maroc, mais l'attaque est suspendue au dernier moment par Ben Bella, en raison de la perspective de négociations lors de la conférence de l'Organisation de l'unité africaine devant se tenir à Bamako à partir du 29 octobre.[39]

À la fin du mois, le Maroc bénéficie d'une situation militaire favorable, en tenant Hassi-Beïda et Tinjoub, et en approchant de Tindouf, tandis que l'Algérie bénéficie d'une situation diplomatique en sa faveur : elle possède un large capital de sympathie après la guerre d'indépendance, elle est soutenue à des degrés divers par toutes les organisations africaines, et elle peut mettre en avant le principe de uti possidetis pour soutenir sa revendication.
Négociations pour un cessez-le-feu
Plusieurs tentatives de négociations, infructueuses et non coordonnées, ont lieu avant que l'OUA ne parvienne à un accord à la fin d'octobre.

Le président tunisien, Habib Bourguiba tente le premier d'établir un dialogue entre les belligérants, mais ne parvient pas à un accord. Du 15 au 17 octobre, les pays tentent de négocier directement un cessez-le-feu à Marrakech, avec l'assistance de l'empereur éthiopien Hailé Sélassié[41] (également premier dirigeant de l'OUA, et alors en visite en Afrique du Nord), sans aucun succès.[42] Gamal Abdel Nasser, président de la République arabe unie (qui ne contient plus que l'Égypte), appelle à un sommet nord-africain, mais l'implication directe de son armée en faveur de l'Algérie ne laisse aucune chance à son invitation.[43] Une offre de médiation, lancée par la Ligue arabe, est également rejetée par le Maroc, qui considère que celle-ci est trop favorable à l'Algérie, notamment en raison du rôle dominant de l'Égypte dans la ligue.[44]

Hailé Sélassié et le président du Mali, Modibo Keita, convainquent les belligérants de se rencontrer lors d'une conférence à Bamako les 29 et 30 octobre[45] ; ils obtiennent un cessez-le-feu négocié lors de la conférence.[46]

Les conditions du cessez-le-feu sont[47] :

L'arrêt effectif des hostilités et l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu, à compter du 2 novembre, à zéro heure.
La constitution d'une commission composée d'officiers , algériens, marocains, éthiopiens et maliens, qui déterminerait une zone au-delà de laquelle les troupes engagées seraient retirées.
La constitution d'un corps d'observateurs maliens et éthiopiens chargés de veiller à la sécurité et à la neutralité de la zone démilitarisée.
La réunion, dans les plus brefs délais, des ministres des Affaires étrangères des États-membres de l'Organisation de l'unité africaine, afin de constituer une commission spéciale qui aurait pour mission :
a) de situer les responsabilités dans le déclenchement des hostilités;
b) d'étudier le problème des frontières et de soumettre aux deux parties des propositions concrètes pour le règlement définitif de cette affaire.
Les quatre chefs d'État décident en outre :
La cessation par l'Algérie et par le Maroc de toute attaque publique, par voie de presse ou de radio, à compter du 1er novembre 1963, à zéro heure.
L'observation stricte du principe de non-ingérence dans les affaires des autres États;
Le règlement par voie de négociation de tout différend susceptible de survenir entre États africains.
Il doit prendre effet le 2 novembre, mais le Maroc n'entend pas abandonner Hassi Beïda et Tinjoub qu'il considère comme faisant partie de son territoire.[48] Le 1er novembre, Ben Bella exige l'évacuation de ces villages par les troupes marocaines. Devant leur refus, il ordonne des bombardements d'artillerie sur Figuig, et des combats sporadiques se poursuivent jusqu'au cessez-le-feu effectif du 5 novembre, qui laisse les positions d'origine inchangées.[49] Le Maroc, qui tentait depuis la mi-octobre d'amener le conflit devant l'ONU afin de contrecarrer les efforts algériens à l'OUA, n'est pas soutenu par les États-Unis ou la France, qui lui indiquent de respecter les accords de Bamako.[50]

L'OUA forme une commission de médiation, avec des représentants de l'Éthiopie et du Mali. Celle-ci met en place une zone démilitarisée sur toute la frontière entre Figuig et Tindouf, soit environ 1000 kilomètres, surveillée par des observateurs éthiopiens et maliens. Lors d'une session extraordinaire du 15 au 18 novembre à Addis-Abeba, le conseil des ministres de l'OUA adopte le principe d'une primauté de l'OUA sur l'ONU dans la résolution de conflits purement africains, et approuve la déclaration commune de Bamako. Le Maroc, qui craignait une solution inéquitable de la part d'une organisation favorable à la cause algérienne, est rassuré par ces conclusions.[51] Un cessez-le-feu définitif est signé le 20 février 1964, il définit les contours de la zone démilitarisée et marque la reprise officielle des relations diplomatiques entre le Maroc et l'Algérie. Les troupes marocaines qui occupent toujours Hassi Beïda et Tinjoub, et les troupes algériennes qui entourent Figuig, peuvent enfin se replier
Bilan et conséquences
En avril 1964, 379 prisonniers algériens sont échangés contre 57 marocains, ce qui conforte la thèse d'une supériorité générale des forces marocaines lors du conflit. Le Maroc annonce un bilan officiel de 39 morts, tandis que les pertes algériennes, jamais publiées, s'élèvent vraisemblablement à 300 morts.[53] Le piètre bilan de l'armée algérienne est un des facteurs qui contribuent à la chute de Ben Bella en 1965.[54] Au Maroc, l'armée n'apprécie pas d'avoir été privée d'une victoire militaire claire, et la tension entre certains officiers et le roi débouche sur deux tentatives d'assassinat, en 1971 et 1972.

Ben Barka, réfugié en Algérie depuis juillet 1963, dénonce vivement la « guerre d'agression » et la « trahison » du Maroc[55], et est condamné à mort par contumace le 22 novembre 1963, pour complot et tentative d'assassinat contre le roi suite au « complot de juillet ». Le 29 octobre 1965, il est arrêté et enlevé à Paris par des policiers français, et disparaît sans laisser de trace. Il est vraisemblablement assassiné au Maroc sur instruction du général Oufkir, avec la complicité du SDECE. La gauche marocaine, traumatisée par les dénonciations de trahison à la patrie lors du conflit, se rangera presque tout entière du côté du roi lors du conflit au Sahara occidental à partir de 1975.[56]

L'attitude « impérialiste » ou « expansionniste » du Maroc est critiquée en Afrique et dans le monde arabe, notamment parce que le roi Hassan II ne s'est pas démarqué clairement des positions ambitieuses de l'Istiqlal[57]. Elle rapproche le Maroc de l'Occident anticommuniste, tandis que l'Algérie se tourne vers le tiers-mondisme. Les troupes cubaines, qui n'ont jamais eu l'occasion de combattre, se reconvertissent en instructeurs et assurent la formation d'une brigade algérienne de cavalerie, ainsi qu'une assistance médicale, avant de repartir en mars 1964.[58]

La guerre des sables inaugure une longue période de méfiance entre l'Algérie et le Maroc, mais une seule confrontation ouverte intervient par la suite : en 1976, à Amgala, au Sahara occidental.

L'OUA adopte le principe de l'intangibilité des frontières issues du colonialisme, ce qui ne règle pas définitivement la question puisque la frontière algéro-marocaine est mal définie dans le désert, et choisit un tracé qui reprend la délimitation française. Le 15 juillet 1972, Houari Boumediène et Hassan II signent un traité qui délimite leurs frontières, en reprenant ce tracé. L'Algérie ratifie le traité le 17 mai 1973, mais le Maroc tarde, et le début de la guerre avec le Front Polisario au Sahara occidental en 1975 marque une nouvelle phase d'hostilités. Le traité est finalement ratifié en mai 1989.
Source:wikipedia

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Sujet / Message Re: Guerre des sables

Message par Sphinx le Ven 3 Avr - 23:39

La guerre des sables 1963.Algérie-Maroc
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Tag:
Expansionnisme Dans l’esprit du roi batard Hassan II, le “Grand Maroc”, qui englobe une bonne partie de l’ouest et du sud-ouest algérien et s’étend vers le Sud jusqu’à pratiquement le fleuve Sénégal, devait voir le jour. Affaiblie par 132 ans de guerre contre l’occupation coloniale française, l’Algérie présentait une proie facile pour le souverain serviteur d'israel qui pensait saisir l’occasion pour lancer son projet expansionniste. Mal lui en pris, car les Algériens, plus solidaires que jamais, repoussèrent l’offensive de l’armée régulière marocaine. Devant la pression internationale et la résistance des Algériens sur le champ de bataille, Hassan II renonce à son expédition expansionniste et retire ses soldats. C’était là le mauvais départ dans les relations algéro-marocaines. La confiance n’était plus de mise entre les deux parties. Depuis, les choses semblaient rentrer dans l’ordre. Aucun différend notable n’a été enregistré entre Alger et Rabat, dont les rapports étaient des plus corrects. Il a fallu que le général Franco d’Espagne décide de mettre fin à la colonisation du Sahara occidental pour que les vieux démons royaux refassent surface. Hassan II revendique alors ce territoire. Mais avant que les soldats ibériques ne quittent ce pays, ses habitants créent le Front Polisario en 1973 et optent pour l’indépendance.
Ben Barka, réfugié en Algérie depuis juillet 1963, dénonce vivement la « guerre d'agression » et la « trahison » du Maroc.Le 29 octobre 1965, il est arrêté et enlevé à Paris par des policiers français, et disparaît sans laisser de trace. Il est vraisemblablement assassiné au Maroc sur instruction du général Oufkir, avec la complicité du SDECE.

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Sujet / Message Re: Guerre des sables

Message par Sphinx le Ven 3 Avr - 23:42

Guerre des sable. l'agresseur et l'agressé (p1)
[url][/url]
Tag:
L’Algérie sortant de 7 années et demi de guerre quand En octobre 1963, l'armée marocaine sous les ordres de son nouveau roi Hassan II attaque certaines régions du west algerien de violents combats se produisirent entre les deux armées, mais l'Algérie parvint à repousser l'agression marocaine et poursuive l'agresseur a l'interieur des territoire marocaine l'interiinterview du roi du maroc HASSAN 2 ou il explique que le maroc vient de subir une contre attaque de l'armée algerienne en térritoire marocains et l'attaque de la garnison des FAR dans la ville marocaine de figuig . (La dernier bataille de la guerre des sables ces déroulé en térritoire marocains apres que se dernier avait tenté d'occupé l'est algerien.le roi du maroc déclare aussi qu'il a due recourir au FAR apres que la partie algerienne est reffusé de lui donnée ces térritoire.mais se fut pas le cas , le drapeau algerien flot toujour a tindouf et a hassi el baida !! apres la fin de la guerre le roi HASSAN 2 a renancé officielement a ces visé expentioniste en algerie

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Sujet / Message Re: Guerre des sables

Message par Sphinx le Mar 1 Sep - 2:23

Chronique sur la vie d’un ancien militant du PCM, Mohamed Benbella : 5 - Quand les communistes stigmatisaient la «guerre des sables» et l’action suicidaire



Al Bayane poursuit la publication de la narration faite par Benbella, ancien membre du Bureau Politique du PPS, sur la vie du parti, la lutte de ses membres et les principaux événements ayant marqué le pays des années 50-6O à nos jours. Le narrateur livre les faits dans leur état brut, sans parement ni en faire trop. Il décrit les choses telles qu’il les a perçues et vécues. Aujourd’hui, il est question de l’épreuve vécue par le PCM et ses hommes, de leurs luttes menées dans la clandestinité et de leur presse muselée à maintes reprises ? Si Lhaj Benbella rapporte ces faits avec un maximum de précision mais sans pour autant négliger de retracer certaines péripéties d’un mouvement national divisé à l’époque.
En 1963, il s’est produit un triste événement que la Parti communiste Marocain a fustigé, à savoir la «guerre des sables» entre le Maroc et l’Algérie. Pour rappel, avant l’indépendance algérienne en 1962, le Maroc avait conclu un accord avec le GPRA (Gouvernement provisoire révolutionnaire algérien) portant sur les frontières entre les deux pays. En mars 1963, Hassan II s’est rendu en Algérie pour rappeler cet accord, selon lequel le GPRA admettait que les frontières telles que laissées par le colonialisme n’étaient pas un fait accompli entre pays voisins, de surcroît frères. Le même accord a été conclu avec la Tunisie. Ainsi restaient les choses jusqu’au déclenchement des hostilités en octobre 1963.

Une guerre fratricide
D’après ce qu’on disait à l’époque, il y avait au sein du Front de Libération Nationale (FLN) algérien, pendant la guerre de libération, deux ailes rivales. L’aile nassérienne, qui comprenait Ben Bella et Boumediène entre autres, avait son siège à Tunis ou à Tripoli. Le Maroc, lui, hébergeait le GPRA, ainsi que de nombreux Algériens, des dirigeants du FLN, des «moujahidine» ou même des citoyens ordinaires. C’était au Maroc que le GPRA avait signé l’accord sur les frontières.
Je peux dire qu’après son indépendance en 1962, l’Algérie avait ses propres ambitions dans la région. C’est pourquoi, même après la rencontre Ben Bella-Hassan II de mars1963 à Alger, elle n’a pas tenu compte de cet accord. La «guerre des sables» a par conséquent éclaté le 8 octobre de la même année. C’était trois jours de combats acharnés. Non seulement une guerre de frontières, mais aussi idéologique, puisque des pays étrangers s’en mêlaient, comme l’Egypte de Jamal Abdennaceur. En effet, des Marocains habitants dans les zones frontières ont pu saisir un hélicoptère de l’armée algérienne, avec tout son équipage et les militaires qu’il portait. Parmi les prisonniers, il y avait des officiers égyptiens. Mais peu importe la suite, puis qu’un accord de cessez-le-feu a été signé le 2 octobre 1963, soulignant qu’il n’y avait ni vainqueur ni vaincu.

Le PCM devant le tribunal militaire

Suite au déclenchement de cette «guerre des sables», le Bureau politique du PCM a rendu public un communiqué dans lequel il demandait l’arrêt immédiat des hostilités et le recours aux négociations pour une solution pacifique des problèmes entre les deux pays. A Cause de ce communiqué, une nouvelle répression allait s’abattre sur le parti. Trois de nos dirigeants sur les cinq composant la direction du parti ont été arrêtés, à savoir Ali Yata, Abdeslam Bourquia et Abdallah Layachi. Les deux autres étaient Abdelaziz Belal et Hadi Messouak. Les trois camarades ont d’abord passé une quinzaine de jours dans les caves sombres et humides du commissariat de Derb G’naoua, dans l’Ancienne Médina de Casablanca. Puis ils ont été transférés au commissariat de Derb Moulay Chérif pour interrogatoire. Ils y sont restés un mois avant leur transfert à la prison de Laâlou à Rabat. Puis c’était le tribunal militaire des FAR., inculpés qu’ils étaient de «reconstitution d’un parti dissout», «propos de nature à troubler l’ordre public» et «atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’Etat». Rien de plus!
Finalement, après l’apaisement de la tension entre le Maroc et l’Algérie, et après avoir passé trois mois de prison, Ils n’ont été relâchés. Les autorités ne pouvaient pas faire autrement puis que ce que réclamait le communiqué du PCM, dont ils étaient signataires, était arrivé.
Pendant le jugement des trois dirigeants, le tribunal militaire n’avait pas de preuves pour étayer ses poursuites, puisque le PCM interdit n’avait fait que demander l’arrêt un cessez-le-feu et des négociations pour une solution pacifique. Sincèrement, le PCM n’avait accordé aucun soutien à l’Algérie au détriment du Maroc ou quelque chose de ce genre, à part le fait de dire que les deux pays étaient frères et voisins et que cette guerre n’avait pas de raison d’être, car elle servait les intérêts de l’impérialisme.
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Sujet / Message Re: Guerre des sables

Message par Sphinx le Mar 1 Sep - 2:28

Ni vainqueur ni vaincu

Avant la libération des trois camarades, des négociations entre Hassan II et Ben Bella ont eu lieu à Bamako, capitale du Mali. C’était un 29 octobre 1963. Le président algérien était en tenue militaire, ce qui voulait bien dire des choses, alors que le Roi portait un costume civil ordinaire. Le médiateur était le président du Mali, Modibo Keita et l initiative de cette rencontre était venue de l’empereur éthiopien Haïlé Sélassié, alors président de l’Organisation de l’Unité Africaine. Les bons offices de la Ligue arabes n’avaient pas été acceptés par le Maroc et les deux belligérants n’avaient pas donné d’aval à l’ONU. Au terme de cette rencontre, un accord a été signé en mentionnant qu’il n’y avait ni vainqueur ni vaincu. Mais le statu quo allait s’installer, ce qui a fait que le Maroc perdre d’importants territoires que les Algériens gardent toujours. Ces derniers ont même annexé des territoires sahariens du nord du Mali. Et c’est là où les intégristes d’Al Quaïda opèrent aujourd’hui, parce que la région n’est toujours pas complètement contrôlée.

La main de fer d’Oufkir

Les années soixante ont été marquées par un homme très ambitieux et sans scrupules, Mohamed Oufkir. D’abor chef de la Sécurité nationale, toutes les actions policières contre la gauche marocaine, étaient menées sous sa supervision de Mohamed Oufkir. Ce n’est qu’en août 1964 qu’il a été nommé ministre de l’Intérieur, dans le cadre d’un remaniement ministériel. C’était à cette année-là que feu Hassan II a éliminé le «ministère de la Mauritanie et du Sahara occidental», ce qui a irrité les partis du Mouvement national, dont le PCM.
Une fois Oufkir à la tête de l’Intérieur, il a tout simplement ignoré les acquis qui restaient encore. C’était le début d’une période de plomb qui allait faire des victimes par milliers. C’était aussi l’exercice d’un pouvoir absolu ou tout dépendait de l’intérieur. Pour en avoir une idée précise, je donne un exemple que j’ai vécu moi-même en tant que syndicaliste du textile à Casablanca.
Alors que nous nous adressions à l’inspecteur du Travail pour engager des négociations avec le patronat et régler les litiges du travail, les prérogatives et compétences du ministère du Travail ont été tout simplement conférées au ministère de l’Intérieur. Par conséquent, les négociations entre partenaires sociaux devaient nécessairement se dérouler en présence d’un agent de l’autorité, le caïd par excellence, chef de l’arrondissement urbain. Aucune autre voie de recours n’était possible. C’était le caïd qui convoquait le patron et s’érigeait en «arbitre», parfois en partie. Et c’était lui qui proposait des solutions, souvent au détriment des ouvriers. Quand le litige était important, sa décision dépendrait des instructions qu’il recevrait. Ainsi, le ministère du Travail était dépouillé de ses prérogatives. Il était là pour faire de la figuration et pas autre chose. Il m’est arrivé plusieurs fois de discuter avec le patron dans le bureau du caïd.
Oufkir donc était l’initiateur d’une nouvelle méthode de travail administratif, de nouvelles pratiques où l’autorité était omniprésente. Je ne le connaissais, certes, qu’à travers les médias et au parti quand on parlait de lui et des questions intérieures du pays.

Libertés publiques mises à mal

Quand le Maroc avait obtenu son indépendance «estropiée», comme disaient les Marocains à l’époque, la France, en le quittant, avait laissé sur place sa communauté et des intérêts à préserver. Mais elle a laissé aussi ses hommes de main dont Oufkir. Ils en étaient surtout aux postes sensibles de pouvoir, de décision et d’autorité, comme l’armée, l’administration, la police, etc. Au Parti communiste, nous savions que Mohamed Oufkir était de mèche avec les Renseignements français. Il a aussi servi les Renseignements américain. C’était des choses connues de tous et qui avaient été dites et écrites.
Avant les événements de mars 1965, il se passait des choses désastreuses non seulement pour les libertés publiques, mais aussi pour l’économie du pays, outre le clientélisme, le népotisme et le favoritisme. C’était stupéfiant, surtout que les masses populaires n’étaient pas dupes.
Occupant des postes-clé, le général Mohamed Oufkir, avec un autre homme, Dlimi, directeur de la Sûreté, mais aussi certains éléments de l’entourage du Roi, faisait tout pour amener le Souverain à prendre des décisions qui n’étaient pas forcément dans l’intérêt du pays. Aussi les gouverneurs étaient tous ou presque des militaires, y compris à Casablanca, qui avait des gouverneurs comme Driss Ben Omar ou Abou Al Hems.

Un tourbillon de violence et de répression

Toutes ces conditions qui prévalaient à l’époque, conjuguées à l’effervescence populaire, la compression des libertés publiques et individuelles, ont conduit aux troubles de 1965. Les élèves ont commencé d’abord commencé le mouvement, les chômeurs, les non scolarisés et les insatisfaits ont suivi. Malheureusement, un très grand nombre de personnes ont péri lorsque les tanks et les voitures blindées sont sortis dans la rue et ont tiré sur la foule. Et les arrestations se comptaient par centaines, sans parler des enlèvements. Le sort de certains reste inconnu à ce jour, tandis que d’autres ont été enterrés ou jetés dans la mer. C’était ce qu’on appelait les événements du 23 mars 1965, dont la goutte qui a fait déverser le vase était la décision gouvernementale de limiter l’âge d’accès au cycle secondaire de l’enseignement à dix-sept ans.
Dans ce tourbillon de violence et de répression, le Parti communiste encaissait de temps à autres les coups que lui assénait le pouvoir. Seulement, nous différions des autres. Nous abhorrions l’aventurisme et la direction du PCM honnissait toute action hasardeuse qui était vouée à l’échec. Mais nombre de nos frères de l’UNFP, que Dieu le leur pardonne, croyaient au changement par les armes, comme feu Fqih Basri. Ce n’était ni notre point de vue ni notre ligne de conduite, car notre parti privilégiait la lutte avec les masses. C’est ce qui lui a permis de survivre à toutes les épreuves. Mais cette ligne de conduite ne signifiait pas pour autant que le parti était affranchi de la vindicte et de la répression. De temps à autre, certains de nos camarades ouvriers, paysans, intellectuels…, étaient arrêtés ici et là et recevaient leur part du supplice. Mais on finissait par les relâcher.

(Propos recueillis
par Abdelkader Jamali)


Le communiqué du PCM

Des incidents très graves se sont produits aux frontières maroco-algériennes. Le sang marocain et algérien a coulé. Des vies ont été sacrifiées.
Nous nous inclinons devant la mémoire de tous ceux qui sont tombés, victimes irresponsables d’un conflit qui n’aurait jamais dû s’instaurer entre le Maroc et l’Algérie.
L’affrontement militaire ne peut satisfaire ni l’intérêt du Maroc, ni celui de l’Algérie; il ne peut servir ni la cause de la libération, ni celle de la démocratie et de la paix.
Les peuples marocain et algérien sont frères. Ils ont vécu pendant des siècles une histoire commune; ils parlent la même langue; ils appartiennent à la même culture, à la même civilisation. Ils ont lutté ensemble contre la même domination impérialiste. Ils aspirent aujourd’hui à l’édification du Maghreb uni. Aucune manœuvre des colonialistes français n’est jamais arrivée à les dresser l’un contre l’autre. Il est inadmissible qu’une lutte fratricide soit maintenant engagée entre nos deux peuples.
Le peuple marocain poursuit la lutte anti-impérialiste et anti-féodale, pour des objectifs de libération nationale définitive et de démocratie. Nous ne devons, à aucun prix, nous laisser détourner de ces objectifs fondamentaux et nécessaires à l’avenir du pays.
Le peuple algérien renverse impétueusement les obstacles et les séquelles de l’impérialisme et s’engage dans la voie menant au socialisme, justifiant ainsi la confiance et le soutien que notre peuple lui a apportés, pendant sept années de guerre.
Nous ne pouvons donc pas permettre que la fraternité maghrébine, que l’avenir de notre pays, que les réalisations révolutionnaires de l’Algérie soient trahis par un différend frontalier.
Il est donc indispensable que la question des frontières fasse l’objet de négociations immédiates, par des commissions gouvernementales mixtes, qu’un accord intervienne, sans retard, pour mettre fin au conflit et éviter l’effusion de sang.
Les communistes marocains, qui ont toujours travaillé sans réserve à la création d’un Maghreb arabe uni, anti-impérialiste et démocratique, renouvellent leur appel à la vigilance populaire et au rétablissement des liens d’étroite fraternité, qui nous unissent à la République Algérienne Démocratique et Populaire.
Casablanca, le 11 octobre 1963
Ali Yata, Abdeslam Bourquia, Abdallah Layachi, Hadi Messouak et Aziz Belal»

http://www.albayane.ma

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Sujet / Message Re: Guerre des sables

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