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Géographie militaire

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Sujet / Message Géographie militaire

Message par Sphinx le Dim 19 Avr - 22:55

La géographie militaire est une discipline antique, nécessaire aux stratèges comme à l’infanterie, tant pour préparer le renseignement et la défense que les fortifications ou pour la conduite de la guerre (attaque, repli, infiltration ou exfiltration). Les intérêts guerriers ou de protection étaient dans un premier temps ciblés sur le lieux stratégiques (richesses, hydrographie et relief, villes et fortifications, routes, carrefours,port, défilés, détroits, gués, sols (meubles ou portants), grottes, mines, forêts, bocage, sources et puits dans les zones ou périodes sèches, etc.), mais les facteurs sociaux économiques et de ressources naturelles (eau, pétrole, gaz, bois, charbon, terres cultivables, métaux, dont uranium, etc.) prennent une importance croissante, car les crises environnementales sont de plus en plus sources de risques des menaces de guerres ou conflit.
La géographie militaire commence depuis peu à intégrer l’analyse a posteriori des risques et dangers des séquelles de guerre (polémosylvofacies[1], cartographie des zones rouges, étude des forêts de guerre, des munitions immergées, champs de mines, etc.) par exemple pour protéger les soldats, des populations civiles, et pour sécuriser la reconstruction après les conflits.
La géographie militaire dont on a des traces dès les civilisations gréco-romaines (romaine surtout) par des textes et quelques cartes recopiées, a plusieurs fois été renouvelée ; d’abord avec le développement de la cartographie géoréférencée (grâce à la boussole, au sextant et aux systèmes de projection géographique), puis grâce à l’image aérienne et l’imagerie satellitaire.
Les guerres mondiales, fixées par les tranchées ont encore mis en évidence l’intérêt d’une connaissance fine de la nature des sols et sous-sols. Les guerres « coloniales » ont du affronter des contextes nouveaux, y compris du point de vue sanitaire et écoépidémiologique. Le GPS ayant encore augmenté la réactivité des cartographes et des utilisateurs de carte et permis des frappes plus « chirurgicales » réputées limiter les «dommage collatéraux » (ce qui est discuté dans le cas de l’usage des munitions à uranium ou de destruction d’usines chimiques ou d’industries pétrolières).. La cartographie militaire s’est aussi étendue au XXème siècle aux espaces sous-marins et aux espaces aériens et circum-planétaire (Cf. « guerre des étoiles »).
La carte de base (ancienne carte d’état-major) correspondent toujours à celle qui peut être appréhendée par un fantassin en une journée (l’infanterie est souvent dite l’arme de 300 derniers mètres), mais différentes échelles correspondent aux besoins des systèmes d’armes (tir courts, moyens ou à longue distance) et moyens de transport (hélicoptère, avion, navire, sous-marin..). Les indications des cartes varient selon l’usage (le pilote a besoin d’indications précises sur le relief et les obstacles élevés (câbles, lignes électriques.), la donnée géographique et paysagère pouvant aussi être utilisée en simulateurs (image 3xD, de synthèse ou semi-reconstituée) ou adaptée (infrarouge, etc).
L'environnement physique, agricole, naturel, humain et socioéconomique, religieux, et même l’écologie du paysage intéressent les armées qui cherchent à comprendre comment les gens vivent et se déplacent dans l’espace, normalement ou en situation de crise ou conflit. Des domaines nouveaux sont explorés, dont l’urbain[2] et périurbain, qui modifient les notions de blocus, frontière, guérilla, guerre civile... Le rôle ancien des ports et capitales s’est déplacé vers les aéroports et réseaux de communication.
L’IPB (Intelligence Preparation of Battlefield) appuyé sur le SIG (système d’information géographique) est une méthode d’analyse du terrain susceptible de devenir champ de bataille, s’intéresse de plus en plus aux dimensions non environnementales et physiques, tels que les marqueurs sociaux, culturels, économiques ou de conflits. Les outils prospectifs et d’élaboration de scenarii se développent également.
Remarque : Ces approche de la complexité des territoires et de la diversité des lieux ont influencé d’autres secteurs de la gestion de crise (lutte contre les pollutions, plans de secours, lutte anti-drogue, anti-terrorisme, préparation à une pandémie, gestion des espaces aériens ou de certains espaces maritimes, de plus en plus encombrés..
Paul David Régnier[3] rappelle que l’espace géographique est un « acteur des conflits » plus qu’un décor.
wikipedia


Dernière édition par sphinx le Mer 2 Déc - 11:27, édité 1 fois

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Sujet / Message Re: Géographie militaire

Message par Sphinx le Lun 16 Nov - 11:12

La Turquie a sa place dans une Europe politique

On ne peut nier l’évidence : les négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne provoquent un malaise en France. Mais le malaise de qui ? L’argument serait démocratique : « les Français sont contre », nous dit-on. Cela n’est pas aussi simple. Un sondage Ipsos, lors de l’ouverture des négociations en 2004, en avait donné la claire illustration. A la question « êtes-vous favorable à une adhésion de la Turquie ? », la réponse est non à 56 %. Mais à la question « si la Turquie fait les efforts politiques et économiques nécessaires, est-il possible d’imaginer son adhésion dans l’avenir ? », la réponse se renverse avec un oui à 63 %.

Le malaise ne vient donc pas de l’opinion : les Français sont ouverts à une entrée, à terme, de la Turquie. Le malaise vient des élites. Si la Turquie devient l’exutoire des inquiétudes de la population vis-à-vis de l’islam, de l’immigration et du chômage, c’est parce que trop de leaders d’opinion, jusqu’au sommet de l’Etat, à droite mais aussi à gauche, en agitent le spectre. Et que face à eux, ceux qui s’exposent pour mener la bataille publique en faveur de la Turquie se comptent sur les doigts de la main. Nos élites politiques et intellectuelles seraient-elles devenues islamophobes, ou turcophobes ? C’est tout le contraire. Leur rejet de l’adhésion turque n’est pas lié à la Turquie mais à l’Europe, à leur conception du projet européen.

Il est vrai que la Turquie pose un problème nouveau. Jusqu’ici, les élargissements de l’Union européenne concernaient des Etats appartenant au cœur de l’Europe. Intuitivement, on sait que l’Espagne, l’Autriche ou la Pologne sont européennes. On peut critiquer le rythme trop rapide de l’élargissement, mais pas son principe. Avec la Turquie, l’élargissement concerne pour la première fois un pays ne relevant pas du cœur de l’Europe mais de sa périphérie. Il pose une question de principe : la Turquie a-t-elle vocation à intégrer l’Union ? Il renvoie à un impensé de la construction européenne : quelles sont les frontières ultimes de l’Europe ?

Les élites françaises ont largement accompagné le mouvement fédéraliste européen. Elles militent pour une Europe politique. Et l’approfondissement politique de l’Europe serait incompatible avec l’élargissement à la Turquie. On peut certes douter de l’avenir de l’Europe politique. Les Européens ont peut-être raté l’opportunité historique qui s’est présentée dans les années 90, avec la dynamique insufflée par la réunification du continent européen. De négociations en négociations - Maastricht, Amsterdam, Nice, le traité constitutionnel -, ils ont échoué à faire émerger cette Europe politique. Il est à craindre que la ratification à l’arraché du traité de Lisbonne marque moins la relance du processus que le point final de cette séquence historique gâchée.

C’est le scénario du statu quo : la construction européenne s’arrête. Le projet européen se dissout dans une réalité confédérale lâche, un espace économique et juridique très intégré mais sans identité forte, une sorte de « Suisse européenne ». Une Turquie moderne y a toute sa place. En bref : si l’Europe politique est morte, rien ne s’oppose à l’adhésion de la Turquie. Une telle argumentation, nous en sommes conscients, est de nature à renforcer les fédéralistes européens dans leur rejet de la Turquie : a contrario, la Turquie ne doit pas entrer dans l’Union si on croit encore dans son avenir politique. Nous voulons au contraire démontrer ici que la Turquie a aussi sa place dans une Europe politique.

L’Europe politique est indissociable de l’existence d’une communauté des Européens, partageant une identité collective. Sur quoi repose l’identité européenne ? En aucun cas sur la religion. On entend parfois que la Turquie musulmane ne saurait faire partie d’une Europe aux racines judéo-chrétiennes. On reproche à la Turquie d’être trop religieuse pour entrer dans l’Europe - mais ce serait l’Europe religieuse qui refuserait l’entrée de la Turquie ! Ecartons également l’identité géographique. La Turquie, asiatique à 95 %, ne pourrait pas adhérer au club du continent européen. Mais ce n’est pas la géographie mais l’histoire humaine qui façonne les frontières et le Bosphore n’en est pas une - en témoigne Istanbul, à cheval sur ses deux rives.

En réalité, une communauté humaine se définit par deux éléments : un élément passé, son histoire, le « riche legs de souvenirs » selon la formule d’Ernest Renan ; et un élément d’avenir, la volonté de vivre ensemble. De ces deux points de vue, la Turquie est pleinement européenne.

L’histoire tout d’abord. La Turquie a été la dépositaire pendant mille ans, de la chute de Rome en 476 à la prise de Byzance en 1453, de la civilisation européenne antique : l’Empire romain d’Orient. Mais en conquérant Constantinople, la dynastie ottomane ne fait pas sortir Byzance de l’Europe. L’Empire ottoman assure la continuité avec l’Empire d’Orient, il en est le légataire universel : au plan politique, avec la subordination du religieux au politique (le « césaro-papisme ») ; aux plans culturel, musical, gastronomique, d’essence néobyzantine.

Au-delà de cet héritage, la place de l’Empire ottoman au sein du Vieux Continent est une réalité. Constantinople s’est toujours projeté en Europe, fût-ce au titre de menace militaire ou d’« homme malade ». Quant à la Turquie contemporaine, depuis les réformes ottomanes du XIXe siècle (les Tanzimat) jusqu’au kémalisme, elle s’est mise en conformité progressive avec l’évolution de l’Europe occidentale - jusque dans ses dérives nationalistes.

L’histoire européenne de la Turquie s’incarne dans son ancrage humain. Elle est en grande partie peuplée de réfugiés originaires des Balkans, de la mer Noire, de la Grèce. Les Anatoliens eux-mêmes sont les descendants lointains de peuples issus des civilisations hellénistique et romaine. L’Anatolie a ainsi de nombreuses lettres de noblesse chrétienne et abrite des hauts lieux de la catholicité, comme Ephèse, Myra, Nicée ou Antioche. Pour le dire clair, l’idée que les Turcs d’aujourd’hui sont encore des Turkmènes d’origine ouralo-altaïque, à peine descendus de leur cheval, est un non-sens absolu.

Les Turcs, par leur histoire, sont européens. Ils le sont aussi par leur volonté de vivre en Européens. Depuis la reconnaissance de la Turquie comme pays candidat à l’adhésion, en 1999, Ankara opère une métamorphose impressionnante pour se mettre à niveau européen. Un tiers de la constitution a été amendé et huit trains de réformes ont déjà été votés pour harmoniser la législation turque avec « l’acquis communautaire » ! L’identité européenne de la Turquie est bien réelle. Son adhésion ne marquerait pas un changement de nature de la construction européenne. Elle ne pourrait pas être comparée à celle du Maroc. Le royaume chérifien s’est posé en candidat virtuel, mais il se définit comme arabe, et non comme européen ou andalou. La Turquie se pense européenne.

Dès lors, la Turquie peut trouver sa place dans une Europe politique, qui veut peser dans la mondialisation. Dans le nouveau concert mondial des nations, face aux grands blocs régionaux qui se constituent autour des puissances d’aujourd’hui (Etats-Unis, Chine) et de demain (Inde, Brésil), la Turquie apportera de nouveaux atouts à l’Europe puissance. Puissance démographique, avec ses 70 millions d’habitants supplémentaires, sa jeunesse, son dynamisme démographique. Puissance stratégique, avec son rayonnement diplomatique dans le Caucase et en Asie, ainsi que ses 500 000 soldats, la deuxième armée de l’Otan. Puissance économique, avec une croissance annuelle - avant la crise - de 7 %, un rythme de « dragon asiatique » qui place déjà la Turquie devant la Bulgarie et la Roumanie en termes de richesse par habitant.

Dans la bataille pour une Turquie européenne, il ne faut pas se tromper de combat. L’obstacle est chez les décideurs politiques et intellectuels, défenseurs de l’Europe politique, pas dans une opinion islamophobe. C’est eux qu’il faut convaincre. Et c’est devant eux que nous le plaidons : la Turquie est compatible avec l’Europe politique.


Source : Libération,le 13.11.09

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Sujet / Message Re: Géographie militaire

Message par Sphinx le Mar 24 Nov - 1:06

Et si on déplaçait Israël dans l’Ouest des Etats-Unis ?

Puisque ni Arafat, ni Abbas, ni Haniyeh ne conviennent... n’est-il pas temps de tirer les conclusions ?

Pour tout observateur attentif, rien de bien neuf dans les déclarations récentes de l’ensemble de la diplomatie occidentale à propos de la décision du président de l’autorité palestinienne Mahmoud Abbas de ne pas se représenter aux élections prochaines, prévues début 2010. Chacun y est allé de sa petite intervention - jusqu’à Shimon Pérès ! - pour inviter l’intéressé à revoir sa position.

Là où les représentants de nos divers gouvernements ont ignoré depuis des décennies, la détérioration toujours plus grave de la situation dans les Territoires occupés par Israël et tout particulièrement à Gaza, l’empressement à soutenir de manière presque unanime et encourager Mahmoud Abbas à se représenter à ces futures élections, devrait au minimum, nous interpeller.

En effet, comment comprendre que pendant des années, nos élus et leurs médias serviles n’ont cessé de mettre en exergue la corruption endémique et généralisée de l’appareil étatique palestinien jusqu’à son sommet ; n’ont cessé d’abandonner les leaders palestiniens à leur funeste sort ; n’ont cessé d’ignorer les multiples compromis acceptés par une population étranglée ; n’ont cessé d’encourager et soutenir les initiatives israéliennes de tous genres, y compris dans le laisser-faire du Mur d’apartheid, dans l’alliance du gouvernement avec l’extrême-droite, dans le blocus assassin de la Bande de Gaza, dans l’emprisonnement de parlementaires et de mineurs, dans la non-application des résolutions des Nations-unies et le non-respect du Droit international et humanitaire, etc... et d’assister au revirement soudain de ces mêmes élus trouvant aujourd’hui toutes les qualités à Mahmoud Abbas, pour qu’il reste à la tête d’un hypothétique Etat ?

Comment comprendre une telle attitude, sinon que l’homme de l’ombre, le pâle représentant des Palestiniens, celui-là même qui parfois s’accrochait au cou d’Ehud Olmert pour l’embrasser est tellement consensuel, tellement faible qu’il convient parfaitement aux interlocuteurs israéliens en premier lieu et par ricochet à tous ceux qui soutiennent activement Israël dans la poursuite de sa politique profondément injuste, hors-la-loi et criminelle ?

A l’heure où Mahmoud Abbas se dirige peut-être vers la décision politique la plus courageuse de sa carrière, c’est la panique dans les chancelleries. Perdre un tel interlocuteur s’avère sans doute perdre un allié bien utile et fort peu encombrant. La décision est même interprétée par certains comme une manœuvre tactique visant à le rendre incontournable, indispensable, quelques mois avant les élections, lui assurant ainsi la certitude d’une réélection aisée et massivement soutenue de l’extérieur.

Et puis, qui donc pourrait remplacer cet évanescent papy, si peu vindicatif, si peu déterminé, si policé et si soumis aux dictats qui lui sont imposés !? A 74 ans, la retraite volontaire de celui-là même qui fut l’un des artisans des moribonds Accords d’Oslo ne semble pas recevoir l’aval de ses interlocuteurs étrangers qui n’osent imaginer devoir faire face à un nouveau candidat dont on ne connaît pas encore le nom, ni la tête, et moins encore les intentions. Diable, que nous préparent encore ces imprévisibles insoumis !?...

Or, pour la population palestinienne qui a tout enduré depuis plus de soixante ans sans percevoir la moindre lueur dans l’avènement de son Etat, ces prochaines élections ne sont-elles pas une opportunité de faire table rase de tout ce qui a manifestement échoué ? Et d’en tirer les conclusions ? Puisque rien ni personne ne semble jamais convenir aux différents gouvernements israéliens : ni Yasser Arafat qui était trop ceci, ni Mahmoud Abbas qui est trop cela, ni Ismaïl Haniyeh qui n’est ni ceci ni cela tout en même temps ; qu’ils volent, pillent, emprisonnent et massacrent toujours plus leurs voisins au fil des ans ; qu’ils refusent obstinément l’arrêt de la colonisation et par leur comportement affichent une arrogance peu commune, peut-être est-ce le moment de remettre en cause le partage-même de ce qui fut décidé sans l’avis des premiers concernés, en 1947... et de dénoncer la solution choisie par les Etats dits démocratiques qui leur fut imposée, la déclarant caduque et impossible à réaliser de par l’intransigeance coloniale israélienne...

Et peut-être dans la foulée conviendrait-il de rappeler que finalement, le problème des pogroms puis du génocide des juifs pendant la dernière guerre mondiale était bien un problème européen qui ne concernait pas le Proche-Orient où ils vivaient tranquilles. Problème qui dès lors, ne devrait pas trouver sa solution sur le dos des Palestiniens qui aujourd’hui continuent à payer notre ardoise ! Et de suggérer aux Européens et leurs alliés de trouver sur leurs terres, un endroit pour l’établissement de l’Etat « juif » d’Israël.

Ce sera l’occasion de voir si leur détermination au soutien d’un tel Etat déguisé en démocratie sera toujours aussi appuyée et inconditionnelle...

Ainsi, voilà bientôt deux ans, je proposais dans La Démocratie Mensonge, une solution à la question israélo-palestinienne, sous forme de « pensées interdites » : « (...) Si l’on regarde l’Histoire humaine, rien n’y est jamais définitif. Tout est, là également, en constante évolution. Et tout particulièrement, les frontières délimitant les limites de tel ou tel pays. Il n’est qu’à jeter un œil sur les cartes géographiques d’antan. Celles d’aujourd’hui n’ont rien à voir avec celles d’hier ou d’avant hier. Et ne sont probablement pas à l’image de celles de demain. Transformées elles aussi, par la conjonction des forces qui les (re)dessinent. Et dans ce cas-là, les forces en question sont la volonté et les décisions des hommes et des femmes qui peuplent le monde et ses régions, et en modèlent, en modifient ses étendues et ses limites. Il ne faut pas remonter bien loin dans le passé pour en avoir des exemples : que ce soit en ex-URSS, en ex-Yougoslavie, en ex-Tchécoslovaquie pour ne parler que d’une Europe qui n’a de cesse de se redessiner, les récentes nouvelles frontières sont nombreuses. Et ne sont certainement pas définitives.

Dans quelque temps, qu’adviendra-t-il du Kosovo, du Monténégro, de l’îlot russe de Kaliningrad enclavé en pays baltes eux-mêmes rattachés à l’Union européenne, du Kurdistan inscrit sur plusieurs pays, du Sahara occidental, ou du Tibet, ... ? Bien malin qui pourrait en dessiner aujourd’hui les futures frontières.

Mais l’observation des faits scientifiques nous a appris aussi autre chose, d’essentiel : dans son évolution, l’univers a horreur du gaspillage d’énergie, étant entendu que rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Pour une fois, essayons donc d’en tirer les leçons et de nous les appliquer.

Il n’y a pas si longtemps, au moment où quelques responsables juifs réclamaient une terre pour accueillir leur projet de foyer national, étaient envisagées trois éventualités : la Palestine, l’Argentine et l’Ouganda. Le choix s’est porté sur la Palestine, pour diverses raisons dont celle d’un retour à la Terre Promise... cette fadaise !

Aujourd’hui, plutôt que de continuer dans cette option qui paraît sans issue, dans cette obsession sanglante et meurtrière d’imposer les frontières du jeune Etat d’Israël au cœur de la Palestine historique dont les habitants n’ont jamais eu leur mot à dire sur cette décision, et d’en payer le prix le plus fort depuis 60 ans, pourquoi ne pas envisager une quatrième voie, plus économe à tout point de vue ? En outre, dans l’esprit de la « globalisation » où tout est bon à n’importe quelle entreprise pour améliorer ses marges bénéficiaires par l’entremise de la délocalisation, l’idée s’inscrit tout à ait dans l’air du temps...

De toutes les manières, plus les années passent, plus la domination d’Israël sur la région semble comptée. Depuis 1967, à l’inverse de ce qui apparaît au premier coup d’œil, l’Etat israélien a perdu une partie du terrain volé à ses voisins. Il a rétrocédé le Sinaï à l’Egypte, a quitté la majeure partie du Sud Liban, s’est retiré de Gaza, et devra tôt ou tard négocier le Golan syrien... avant d’entamer des pourparlers au sujet des nombreuses colonies implantées en Cisjordanie dont on sait que toutes sont illégales.

Son recours à une oppression féroce sur ce qui lui reste en est d’autant plus brutale : les Palestiniens en font les frais chaque jour... avant, sans doute, l’implosion de l’Etat israélien sous sa forme actuelle, condamné à disparaître par la définition même de ses statuts racistes et de ses pratiques d’apartheid impossibles à perpétuer éternellement dans un monde qui prône la « démocratie » comme modèle...

L’Algérie a résisté pendant plus de 130 ans à l’occupation française... Même dans un infernal quotidien, les Palestiniens savent avoir encore du temps devant eux... et il est fort improbable que les pays arabes voisins acceptent la disparition du 3ème lieu saint de l’Islam à Jérusalem, au seul profit du judaïsme...

Ainsi, puisqu’il est établi que les Etats-Unis soutiennent inconditionnellement et, envers et contre tout, le gouvernement et le peuple israéliens, pourquoi ne pas offrir à ces derniers, l’un des plus grands espaces qui soit - la superficie des USA est de 9.630.000 km² et celle d’Israël de 20.770 km², soit moins de 0,25 % du territoire américain - en leur permettant d’y édifier leur Etat ? Les espaces désertiques ne manquent pas dans le Sud-Ouest des USA et quelques grands déserts pourraient bien accueillir ceux qui semblent avoir un penchant atavique pour la chose.

vec les techniques actuelles, nul doute qu’il soit possible de déménager les quelques vieilles pierres restantes du Mur des Lamentations... Et si vraiment cela ne pouvait être envisagé par crainte de dommages irréversibles au site historique, ou par respect pour ceux qui désireraient rester à Jérusalem, ainsi que pour le tourisme qui retrouverait-là son affluence d’antan, on pourrait assurément compter sur les techniciens d’Hollywood pour effectuer de parfaits décors de la Ville Sainte, plus vrais que nature ! Et pourquoi pas, envisager jusqu’à la reconstruction totale du Temple de Salomon qui trônerait alors, dans toute sa splendeur, au centre d’une nouvelle capitale, baptisée New-Jerusalem !?

Ce serait tout avantage pour les Israéliens : ils ne seraient pas trop dépaysés par l’environnement naturel ; seraient directement sous l’aile protectrice et satellitaire de leur bienfaiteur ; ne devraient plus utiliser leur argutie habituelle de peurs paranoïaques alimentées par la présence d’Arabes et de musulmans innombrables à leurs frontières ; n’auraient plus besoin d’un budget militaire exponentiel pour garantir la paix avec leurs voisins, ce qui leur permettrait de se pencher sur le problème réel de la pauvreté dans le pays ; n’auraient plus à vivre en état de stress permanent parce qu’ils seraient mieux abrités d’éventuelles attaques suicides ; pourraient se livrer sans limite à leur occupation favorite, à savoir, l’extension de leur territoire, etc... Le colossal budget militaire ainsi économisé pourrait servir à édifier très rapidement les infrastructures modernes dont ils bénéficient aujourd’hui, et pourrait en outre être consacré aux soins psychologiques indispensables pour soigner les nombreuses névroses d’une grande majorité de citoyens.

Enfin, comble de bonheur, ils seraient proches du Saint des Saints puisque le souffle divin traverse aussi le Président yankee [à l’époque du président Bush- ndlr], qui conduit désormais le monde de vision en vision... Comme on peut le voir, là également, point de dépaysement...

La région du Moyen-Orient serait finalement libérée de l’une de ses tensions majeures. La Communauté internationale serait définitivement débarrassée de l’un de ses plus épineux problèmes puisque le cas échéant, tout problème israélien deviendrait interne aux Etats-Unis. Là également, que d’économies d’argent et d’énergie ! Le calme reviendrait sans doute dans l’ensemble de la région. Ainsi peut-être que sur les cours pétroliers. Le nouveau Moyen-Orient ainsi reconstitué pourrait être sécurisé d’Est en Ouest et du Nord au Sud et nettoyé de tout danger nucléaire, y compris en Iran. Et les peuples libérés pourraient enfin se consacrer à l’essentiel. Ce qui au vu des dégâts à tous niveaux, éliminerait le chômage et assurerait du travail pour tous, pendant des décennies entières. Nous serions en Europe, soulagés des interventions indigestes des prétentieux de salons, politologues incompétents, journalistes verbeux, « spécialistes » pédants, etc...

Et chacun de nous pourrait en définitive, consacrer son temps à autre chose.

Quand on voit les milliards engloutis, dans la conquête spatiale pour les armes sophistiquées des uns, dans la reconstruction et l’aide humanitaire sans fin des autres, sans compter les coûts indécents d’une diplomatie inopérante de tous, en termes strictement économiques, l’impact d’un tel plan serait i-ni-ma-gi-na-ble ! Au lieu d’entraîner les forces vives du pays dans leurs guerres ruineuses, les Etats-Unis pourraient booster leur économie de façon vertigineuse. Les places boursières s’envoleraient. Et leur image extérieure retrouverait une blancheur(presque) immaculée.

Plutôt que de renouveler sans cesse des promesses jamais tenues à propos d’un futur Etat palestinien, celui-ci pourrait éclore dans ses limites historiques, et la place libérée par une partie de la communauté juive permettrait d’y accueillir tous les réfugiés entassés dans les pays voisins qui, eux aussi, seraient débarrassés d’un douloureux problème à l’intérieur de leurs frontières...

Tous les Israéliens, juifs ou non, qui le désirent pourraient rester en Palestine et cohabiter sereinement avec leurs compatriotes arabes, musulmans, chrétiens ou laïcs, comme c’était le cas par le passé, ainsi que dans nombre de pays de par le monde.

De son côté, le nouvel Israël pourrait négocier son rattachement comme 51ème Etat aux cinquante actuels qui forment les Etats-Unis d’Amérique. Il serait ainsi, enfin reconnu par toutes les Nations, y compris par les Etats arabes les plus réticents, dans son « droit d’exister »...

L’ensemble des anciennes Résolutions des Nations Unies seraient déclarées caduques et une nouvelle ère de réelle prospérité s’ouvrirait pour chacun. Bref, ce serait la paix pour tous, dans le meilleur des mondes... Cela s’avèrerait une véritable manne céleste, proche du miracle... Mais, quoi de plus naturel, pour le peuple élu dont les plus convaincus n’ont de cesse de répéter qu’ils sont en dialogue direct avec Dieu !? (...) »

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Sujet / Message Re: Géographie militaire

Message par Rémi le Mar 20 Juil - 3:52

Délocaliser Israël aux Etats Unis ? Voilà une idée séduisante.

Pour ne pas les brutaliser, je suggère la création du Nouvel Israël et son amènagement bien avant la desétatisation et le partage du territoire actuellement israelien, ce qui leur permettrait de comparer les deux modes de vie et d'envisager plus pacifiquement le changement.

Certes politiquement la fraction religieuse sera confrontée à un choix : la résistance à tout prix sur la "Terre Promise", ou l'investissement d'une Nouvelle Jérusalem.

Apres tout le Mur, la Terre, ne sont que de la matière "affectivée", et les sentiments nous appartiennent, nous les portons en nous, et les juifs ont pu prendre de la distance avec l'idée de retour apres des decennies d'expériences concretes, mieux qu'ils n'auraient pu au temps de Herzl, au lendemain des pogroms et de la Shoah.

Bon ce n'est que de la politique fiction, je ne veux pas rejouer l' Exodus dans l'autre sens, mais bon, il serait temps que certains ne se cramponnent plus si strictement à des parcelles de la croute terrestre : beaucoup de peuples ont été déportés dans l'Histoire et aujourd'hui mieux vaut penser à vivre ensemble ( bientôt 9 Mds) sur notre petite planète qu'à vouloir évincer des voisins si proches par leurs origines sémitiques

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Sujet / Message Re: Géographie militaire

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