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Guerre en afghanistan

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Sujet / Message Guerre en afghanistan

Message par Sphinx le Sam 2 Mai - 0:11

La seconde guerre d 'Afghanistan de l'histoire contemporaine oppose d'abord, en octobre et novembre 2001, les États-Unis, avec la contribution militaire de l'Alliance du Nord et d'autres nations occidentales (Royaume-Uni, France, Canada...), au régime Taliban en Afghanistan. Cette guerre s'inscrit dans la « guerre contre le terrorisme » déclarée par les États-Unis suite aux attentats du 11 septembre 2001 à New York et Washington. Le but de l'invasion est de capturer Osama Ben Laden, détruire l'organisation Al Qaïda, et renverser le régime Taliban qui soutient Al Qaïda.

L'attaque initiale chasse les talibans du pouvoir mais leurs forces sont redevenues un danger au cours des années pour la Force internationale d'assistance et de sécurité (FIAS) qui regroupe les forces de l'OTAN[2]. Depuis 2006, la stabilité de l'Afghanistan est menacée par l'insurrection talibane, une augmentation du trafic de l'opium et de l'héroïne et un gouvernement fragile avec un contrôle limité en dehors de Kaboul[3]. En août 2008 il y a 70 000 soldats étrangers en Afghanistan, 53 000 pour la FIAS et 17 000 pour l'Opération Enduring Freedom américaine[4]. En janvier 2009, le think tank International Council on Security and Development estimait dans un rapport que la rébellion talibane était active dans environ 72% du territoire afghan, mais le commandement de l'OTAN contestait ces conclusions[5]
Événements antérieurs
Après la première guerre d'Afghanistan qui a conduit au retrait de l'Armée rouge en 1989 puis à la chute du régime communiste en 1992, la guerre civile entre les divers factions continua. Les talibans se formèrent fin 1994 et conquirent en quelques années la plus grande partie du pays.

Les moudjahiddin non taliban ainsi que d'autres groupes résistants avaient créé une coalition connue sous le nom d'Alliance du Nord, laquelle ne contrôlait plus en 2001 que la partie nord du pays. Le 9 septembre 2001, soit deux jours avant les attentats perpétrés aux États-Unis, le chef de l'Alliance, Ahmad Shah Massoud, est assassiné (vraisemblablement par des agents d'Al-Qaida).

Deux jours après les attentats, le 13 septembre 2001, le président des États-Unis George W. Bush demande au régime des talibans l'extradition hors d'Afghanistan du chef d'Al-Qaïda Oussama Ben Laden, désigné comme principal responsable des attaques sur New York et Washington. Ces derniers refusent.

Le président américain George W. Bush et le premier ministre britannique Tony Blair tiennent des discours télévisés pour informer leurs nations respectives du déroulement des opérations. Le premier ministre britannique Tony Blair livre en octobre et novembre une offensive diplomatique durant laquelle il converse avec plus de soixante chefs d’État du monde entier. Dans ses discours, George W. Bush complimente Tony Blair pour la participation britannique aux attaques. Hormis le Royaume-Uni, le Canada, la France, l'Australie et l’Allemagne déclarent également leur soutien. Le chef d’État pakistanais - le général Pervez Musharraf - exprime lui aussi son accord, malgré le manque d’enthousiasme des États arabes quant à l’élimination du réseau pakistanais d’Al-Qaida. Le Pakistan ouvre ainsi ses frontières aux vagues de réfugiés venant d’Afghanistan.

Quelques temps avant le 11 septembre 2001, les talibans ont refusé d’octroyer la construction d'un pipeline traversant leur pays à la compagnie américaine Unocal. L'actuel président d'Afghanistan mis en place par les Américains Hamid Karzaï était, à l'époque, consultant pour cette compagnie.

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Sujet / Message Re: Guerre en afghanistan

Message par Sphinx le Sam 2 Mai - 0:17

Suite.../...
Renversement du régime Taliban (2001)
Composition de la coalition
La première vague fut menée par les forces américaines et britanniques. Néanmoins très vite une seconde vague vint soutenir la première grâce à la contribution de nombreux pays.

Les États-Unis ont déployé plus d’un millier d’hommes en Ouzbékistan, pays qui a autorisé le stationnement de troupes américaines sur son sol.

Dans l'océan Indien, les porte-avions USS Carl Vinson et USS Enterprise, les autres navires de guerre et les sous-marins nucléaires d’attaque se préparent à l’offensive.

Navy SEAL, janvier 2002, AfghanistanMais l’un des principaux soutiens de l’opération se situe en Afghanistan. En effet, le régime des talibans, dirigé par le mollah Omar, ne contrôle pas la totalité du territoire afghan. Certaines régions, notamment à l’est et au nord du pays, sont tenues par entre 15 000 et 20 000 résistants anti-talibans dont l’Alliance du Nord.

Le United States Central Command qui est en charge de la campagne compte enfin sur l’inégalité du rapport des forces en présence. Les talibans ne peuvent aligner que 15 000 soldats permanents et 70 000 mobilisables. Leur matériel de guerre, quelque peu vétuste, date pour l’essentiel de la guerre contre l’URSS, notamment des missiles américains (FIM-92 Stinger) et russes (SA-16, SA-18 et Scud).

À cela s’ajoutent des chars soviétiques T-54 et T-55, des lance-roquettes multiples, des 4×4 équipés de mitrailleuses.
Opération Liberté immuable
« Nous avons ouvert un nouveau front dans notre guerre contre le terrorisme ». Par ces mots, le porte-parole de la Maison-Blanche annonce le dimanche 7 octobre 2001, le début de l’opération « Liberté immuable » (Operation Enduring Freedom).
Des frégates et des sous-marins de l’US Navy et de la Royal Navy lancent une quarantaine de missiles de croisière Tomahawk sur Kandahar, Kaboul et Jalalabad. Pendant 12 jours, 25 avions de combat et 15 bombardiers B-1B, B-2 et B-52 pilonnent Kaboul (notamment la centrale électrique et les bâtiments officiels), l’aéroport et le centre militaire de Kandahar, Jalalabad ainsi que les camps d’entraînement d’Oussama Ben Laden.
« Front uni » anti-taliban
L’intervention américaine s’accompagne d’une série d'opérations militaires menées en divers points du territoire par les différentes composantes du « Front Uni Islamique et National pour le Salut de l'Afghanistan » bien plus connu sous le nom d'Alliance du Nord.

Cette vaste nébuleuse regroupe les quatre principales formations militaires afghanes d’opposition aux talibans.

Le Jamaar-islami dirigé par le général Fahim, depuis la mort de Massoud compte 9 000 soldats appartenant pour la plupart à l’ethnie tadjike vivant au Nord-Est du pays. Ces forces opèrent sur deux fronts : le nord de Kaboul et le Takhar.

C’est dans cette dernière région qu’ils tentent d’établir la jonction avec les troupes du général Dostom, composées d’Ouzbeks et basées autour de Mazar-i-Sharif.

À ces deux formations s’ajoutent les 2 500 rebelles hazaras, des chiites mongols et persanophones vivant dans la région de Baghran, ainsi que les 4 000 « Tadjiks de l'Ouest », commandés par Ismail Khan et stationnés autour de Chagcharan. Le « Front uni » tente de former un vaste croissant anti-taliban depuis le corridor de Wakhan, à l’est, jusqu’à la frontière iranienne.

Offensive commune
Avant le 7 octobre, des conseillers et plusieurs centaines de membres des forces spéciales occidentales (très majoritairement américaines) sont dépêchés afin de préparer des actions communes auprès des divers représentants du « Front uni ». Mais il s’agit surtout de rallier par différents moyens, surtout financiers, les chefs de clans encore hésitants. Les Américains proposent de leur racheter leurs matériels militaires, notamment les missiles sol-air FIM-92 Stinger qui leur avaient été distribués pendant la guerre contre les Soviétiques. 300 millions de dollars sont même destinés à fomenter des soulèvements contre les talibans.

Le 20 octobre 2001, les plans d’intervention se précisent. Les forces spéciales américaines et britanniques sont déployées dans la région de Kandahar. Au nord du pays, un millier de soldats des unités d’élite américaines est stationné dans la base de Termez, à la frontière entre l’Ouzbékistan et l’Afghanistan pour aider et encadrer les forces du « Front uni ». Le premier objectif est de permettre aux combattants de Dostom, un chef de guerre afghan, de conquérir la province de Balkh, afin d’établir un accès direct avec les forces américaines basées en Ouzbékistan. Puis il s’agit de favoriser l’avancée des « Tadjiks de l’Est ».

Pour préparer cette double offensive dans l’est du pays, l’aviation américaine organise le bombardement intensif de Mazar-e Charif et de Kaboul. Grâce à ces pilonnages, les troupes de Dostom parviennent le 10 novembre 2001, à prendre le contrôle de Mazar-e Charif, provoquant la fuite de l’armée talibane. Deux jours plus tard, les « Tadjiks de l’Est » s’emparent de Hérat.

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Sujet / Message Re: Guerre en afghanistan

Message par Sphinx le Dim 10 Mai - 14:36

Les étudiants de Kaboul manifestent contre les raids américains
Plusieurs centaines d'étudiants de l'université de Kaboul ont défilé dimanche aux cris de "Mort à l'Amérique" pour dénoncer les bombardements meurtriers qui ont eu lieu en début de semaine dans l'ouest de l'Afghanistan.
L'armée américaine a reconnu samedi que les raids de son aviation avaient fait des victimes civiles, sans livrer d'estimation. Les autorités locales font état d'au moins 100 personnes tuées.

Les étudiants de l'université de Kaboul ont diffusé un communiqué appelant à des poursuites contre les militaires coupables d'avoir fait des victimes civiles.

"D'un côté, notre peuple en a assez des décapitations et des attentats suicides des taliban. De l'autre, le massacre de notre peuple par les forces américaines est un crime qu'on ne pourra jamais oublier", peut-on lire dans cette déclaration.

Pendant la manifestation, les jeunes Afghans se sont rassemblés sous des banderoles où l'on pouvait lire: "USA, premier terroriste de la planète!"

"Nous sommes rassemblés ici pour partager notre tristesse avec les innocents qui ont été martyrisés. Nous appelons la communauté internationale et le gouvernement afghan à arrêter le massacre des innocents, le massacre d'une génération afghane", a déclaré un étudiant, Ahmad Fahim.

Le président Hamid Karzaï a dénoncé vendredi lors d'une visite à Washington les raids menés dans la province occidentale de Farah. "Le terrorisme n'est pas dans les villages afghans, pas dans les maisons afghanes. On ne peut pas vaincre le terrorisme avec des frappes aériennes", a-t-il dit sur CNN.

Akram Walizada, version française Jean-Stéphane Brosse
Yahoo news

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Sujet / Message Re: Guerre en afghanistan

Message par Sphinx le Dim 26 Juil - 23:40

Afghanistan, à un mois de la présidentielle
La spirale de la violence



Redoublement des attaques, nombre record de soldats étrangers tués : la flambée de violence augure du pire à quelques semaines de l'élection présidentielle en Afghanistan, que les talibans se sont juré de faire dérailler.

«Depuis le début, nous avons dit que nous nous attendions à ce que les rebelles profitent de cette période électorale pour faire passer leur message. Ils ne veulent pas voir ce gouvernement réussir, ils ne veulent pas que les gens aillent voter», a averti le contre-amiral, porte-parole du commandant des forces américaines en Afghanistan.
A un mois des élections présidentielle et provinciales du 20 août, les violences ont atteint des niveaux inégalés depuis que les talibans ont été chassés du pouvoir fin 2001 par une coalition internationale menée par les Etats-Unis. Malgré la présence de près de 90 000 soldats étrangers dans le pays, les insurgés parviennent toujours à mener des attaques et à infliger de lourdes pertes, civiles et militaires. Encore hier samedi, les talibans ont lancé une équipe de kamikazes à l'assaut de Khost (sud-est). Un civil a été tué et 17 personnes blessés dans cette attaque, la troisième de ce type en cinq jours dans un pays ravagé par des décennies de guerre et secoué par une insurrection islamiste. «De nouveau, de très graves problèmes de sécurité se font jour dans le sud et l'est de l'Afghanistan», souligne Haroun Mir, expert auprès du Centre afghan de recherche et d'études politiques à Kaboul. Ces attentats démontrent que «des éléments issus des rangs d'Al-Qaïda ou des talibans veulent perturber les élections», dit-il. Selon le site indépendant www.icasualties.org, qui recense les pertes militaires en Irak et en Afghanistan, 67 soldats étrangers sont morts depuis le début du mois de juillet sur le sol afghan, un nombre jamais égalé depuis 2001. La quasi-totalité des victimes de juillet ont été tuées par des engins explosifs artisanaux. L'envoyé spécial des Etats-Unis pour le Pakistan et l'Afghanistan, Richard Holbrooke, a admis, hier à Kaboul, l'ampleur de la tâche et le fait que l'organisation des élections serait «extraordinairement difficile». Les élections «sont difficiles à organiser en toute circonstance, et les tenir pendant une guerre est extraordinaire. (...) Aucune élection ne peut être parfaite et celle-ci est confrontée à des défis nombreux et complexes», a-t-il mis en garde.
Car même dans les districts où les forces étrangères ont réussi à déloger les talibans, la tenue d'un scrutin ne va pas de soi. «Ce secteur a été longtemps aux mains des talibans», faisait, par exemple, remarquer le ministre afghan chargé de la Lutte contre le trafic de drogue, le général Khodaidad, lors d'un déplacement dans le district de Garmsir (province du Helmand). «Nous avons très peu de temps. (...). Je pense que ce sera difficile de faire participer les gens au vote, en particulier dans les zones les plus instables», a-t-il ajouté.

R. I. /AFP

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Sujet / Message Re: Guerre en afghanistan

Message par Sphinx le Mar 11 Aoû - 18:20

L'armée US reconnaît que les «talibans ont pris le dessus»


68.000 GI's devraient occuper l'Afghanistan d'ici la fin de l'année. Crédits photo : AFP
A l'approche de l'élection présidentielle, l'Afghanistan connait un regain de violences. Les Etats-Unis se voient contraints de changer de stratégie et de redéployer leurs troupes sur place.
Coup dur pour l'administration Obama. Le commandant des forces américaines en Afghanistan, le général Stanley McChrystal, en poste depuis le mois de juin, estime que les talibans ont pris le dessus dans le pays, contraignant les Etats-Unis à revoir leur stratégie sur le terrain.

«C'est un ennemi très agressif maintenant», explique le général, dans un entretien accordé au Wall Street Journal. Les Talibans, qui jusqu'ici étaient cantonnés dans certains bastions, notamment au sud, menacent désormais des régions stables situées dans le nord et l'ouest du pays, à quelques jours seulement de l'élection présidentielle. Les rebelles ont notamment infiltré la ville de Kandahar (sud) alors que les américains menaient une grande offensive dans la province du Helmand (sud) en juillet pour infiltrer , rapporte le journal américain.
Selon le général, les talibans montent des attaques meurtrières sophistiquées combinant bombes artisanales et embuscades, tendues par des petits groupes d'insurgés lourdement armés. Résultat, au mois de juillet, un record absolu des pertes humaines du côté des troupes britanniques et américaines avec 75 morts. Le mois d'août s'annonce tout aussi sanglant, avec déjà 12 soldats tués.


4.000 soldats de plus à Kandahar

Pour tenter de reprendre la main, le général McChrystal compte redéployer ses troupes. Il pourra notamment compter sur l'envoi de nouveaux soldats : 36.000 GI sont attendus d'ici la fin de l'année. Selon lui, ces nouveaux effectifs et un redéploiement des forces permettront de protéger au mieux la population. Car la nouvelle stratégie américaine a pour priorité de sécuriser les civils plutôt que de neutraliser les talibans. Le but : « gagner le cœur et l'esprit » des Afghans, afin de les retourner contre les insurgés, expliquait en juin le général David Petraeus, chargé par Barack Obama de changer de stratégie en Afghanistan.

Le commandant des forces américains planifie également d'envoyer 4.000 soldats américains à Kandahar, où les forces canadiennes assuraient jusqu'ici la sécurité. « Nous allons faire tout notre possible pour sécuriser Kandahar », explique le général. « Avec l'arrivée de nouvelles forces américaines, nous allons avoir la capacité de plus combattre dans cette région ». Un développement «très important » de l'armée et de la police afghanes doit également avoir lieu prochainement. Selon le Wall Street Journal, ces deux institutions devraient doubler leurs effectifs. Enfin, le Pentagone, qui jusqu'ici n'était pas investi dans la lutte anti-drogue dans le pays, vient d'ajouter à la liste de ses cibles prioritaires les gros trafiquants de drogue.

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Sujet / Message Re: Guerre en afghanistan

Message par Sphinx le Mar 11 Aoû - 18:44

En Afghanistan, la guerre s'étend aux zones habitées



Des soldats français en opération dans la province de Kapisa, le 30 juillet dernier, en Afghanistan. Crédits photo : AFP

À vingt jours de l'élection présidentielle, le bilan des victimes est de plus en plus lourd. Plus de 1 000 civils depuis le début de l'annéeet 75 soldats étrangers dans le seul mois de juillet.
L'année 2009, cruciale pour l'Afghanistan de l'après-talibans, s'annonce comme l'une des plus meurtrières. vendredi encore, deux attaques menées par les insurgés dans l'ouest du pays contre un convoi de camions-citernes de l'Otan escorté par des gardes privés ont entraîné la mort de quatre soldats afghans et blessé très gravement 13 civils. Avec ce climat d'extrême violence, dans ce pays laminé par huit ans de guerre et rongé par la corruption, l'élection présidentielle du 20 août, plus qu'un exercice démocratique, fait plutôt figure de test pour la nouvelle stratégie américaine.

Soixante-quinze soldats étrangers auraient été tués en Afghanistan durant le seul mois de juillet. Cela représente autant, sinon plus, de pertes qu'en une année entière, sur la période allant de 2001 à 2005. Les Américains et les Britanniques paient, de loin, le plus lourd tribut. Trente-neuf soldats américains sont morts au cours du mois dernier, battant le triste record de 26 tués, enregistré en septembre 2008. Quant aux Britanniques, 22 des leurs sont tombés en juillet. Et, avec un total de 191 morts depuis 2001, le conflit afghan est devenu plus meurtrier pour les Anglais que la guerre des Malouines, en 1982, contre l'Argentine ; ou même l'Irak. Cette récente hémorragie des troupes américaines et britanniques s'explique par les deux offensives lancées entre juin et juillet dans la province du Helmand, au sud de l'Afghanistan. Alors que la première phase de «Griffe de panthère», l'opération des militaires anglais, s'est achevée la semaine dernière, celle des Américains, surnommée «Poignard» et entamée le 2 juillet, se poursuit. Reconquérir le Helmand ne sera pas une mince affaire ; le sécuriser, encore moins. Il s'agit de l'une des régions les plus «talibanisées» du pays ; celle, aussi, où le commerce de l'opium est le plus lucratif.

Une crédibilité écornée

Dès son arrivée à la Maison-Blanche, en janvier, Barack Obama avait annoncé un renforcement du contingent américain en Afghanistan : 21 000 soldats supplémentaires sont appelés à rejoindre les quelque 40 000 déjà déployés sur le terrain. Une partie d'entre eux se battent aujourd'hui dans le Helmand. Dans le même temps, le président américain avait défini la nouvelle stratégie. En finir une fois pour toutes avec les talibans et al-Qaida dans le pays. Tel est, certes, toujours l'objectif. Mais pour qu'il soit pleinement rempli, le «tout-militaire» n'est pas suffisant, avait expliqué Obama. Soulignant qu'il est impératif de former au plus vite les forces de sécurité afghanes ; de soutenir le gouvernement central à Kaboul, d'une faiblesse extrême ; d'assurer, enfin, une sécurité durable à la population.

Dans ce contexte, le rapport que vient de publier la Mission d'assistance des Nations unies en Afghanistan n'est guère encourageant. Le conflit se déplacerait de plus en plus vers les zones habitées, et le nombre de victimes civiles aurait, de ce fait, augmenté de 24 % sur les six premiers mois de l'année par rapport à la même période en 2008.

Reste que si les Afghans sont empêchés de se rendre aux urnes en raison de la violence, la crédibilité du futur chef d'État sera bien écornée. Or, aux termes de la Constitution afghane, ses pouvoirs sont énormes. En janvier 2004, l'Afghanistan s'est doté d'un régime présidentiel fort, «à l'américaine». À l'automne de la même année, Hamid Karzaï avait été élu au suffrage universel avec 55,4 % des voix. Candidat à sa propre succession, le président sortant a vu sa cote de popularité fondre à vue d'œil au cours de son mandat.

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Sujet / Message Re: Guerre en afghanistan

Message par Sphinx le Dim 16 Aoû - 20:42

les talibans menacent désormais d'attaquer les bureaux de vote



Les talibans ont menacé dimanche pour la première fois d'attaquer directement les bureaux de vote lors des élections présidentielle et provinciales de jeudi prochain en Afghanistan, alors que la campagne électorale entre dans sa dernière ligne droite.

Les insurgés ont diffusé leurs menaces par des tracts dans leurs bastions du sud du pays.

Leur message, dont l'AFP a eu copie, engage les habitants à ne "pas participer aux élections, pour ne pas devenir une victime de (leurs) opérations". Il a été authentifié par un porte-parole rebelle, Yousuf Ahmadi.

"Nous utilisons de nouvelles tactiques visant les centres de vote. Quiconque sera blessé dans et autour des centres de vote en sera responsable, car il aura été informé à l'avance", a déclaré le porte-parole taliban à l'AFP.

"Les bureaux de vote dans l'ensemble du pays" seront visés, a-t-il précisé.

Les talibans avaient jusqu'ici seulement appelé au boycott, sans annoncer d'attaques contre les bureaux de vote jeudi.

Ils avaient également invité les Afghans à prendre les armes contre les troupes internationales ayant renversé le régime taliban fin 2001, aujourd'hui fortes de 100.000 hommes et chargées avec les forces afghanes de sécuriser les élections.

Les opérations militaires se poursuivaient d'ailleurs dimanche pour tenter de reprendre le contrôle de zones tenues par les insurgés, surtout dans le sud.

Des lettres de menaces similaires ont également été diffusées dans la région de Khost (sud-est), autre bastion rebelle, selon plusieurs sources locales.

L'annonce talibane survient au lendemain d'un spectaculaire attentat suicide revendiqué par les talibans devant le quartier général de la force de l'Otan, à Kaboul, qui a fait au moins 7 morts civils et 91 blessés et prouvé que les rebelles pouvaient frapper n'importe où à cinq jours des élections.

La multiplication des violences ne fait que renforcer la crainte de voir les élections décrédibilisées par une forte abstention.

L'annonce talibane de dimanche dément les annonces faites vendredi par le frère du président Hamid Karzaï, Ahmad Wali Karzaï, qui a affirmé que des chefs talibans du sud avaient accepté de ne pas mener d'attaques contre les élections.

Le président Karzaï et ses alliés occidentaux ont appelé plusieurs fois les talibans à des pourparlers de paix. Mais ces derniers ont toujours refusé, posant comme préalable le retrait des troupes étrangères du pays.

La campagne électorale entrait quant à elle dans sa dernière ligne droite. Après avoir multiplié les meetings, les principaux candidats, dont Hamid Karzaï pour la première fois, ont participé à un débat télévisé en direct.

Le favori du scrutin a été malmené sur sa politique controversée d'alliances avec des chefs de guerre, qu'il a justifiée par "l'intérêt national et l'unité".

"Les chefs de guerre ont aujourd'hui le rôle principal dans la campagne" de M. Karzaï, "l'un des leurs en est même le vice-président", ce qui est inacceptable, a déclaré l'ancien ministre du Plan Ramazan Bashardost.

Il faisait référence au chef de guerre Mohammad Qasim Fahim, colistier de M. Karzaï accusé de crimes par des organisations de défense des droits de l'Homme.

"Je n'ai pas passé d'accord" ni offert de fonctions honorifiques à "un seul chef de guerre", a souligné l'ancien ministre des Finances Ashraf Ghani.

Selon un sondage publié vendredi par un institut américain, M. Karzaï serait en tête au premier tour, avec 44% des intentions de vote, devant son ancien ministre des affaires étrangères Abdullah Abdullah (26%), suivi de Ramazan Bashardost (10%) et d'Ashraf Ghani (6%).

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Sujet / Message Re: Guerre en afghanistan

Message par Sphinx le Dim 27 Sep - 22:38

3 militaires français se tuent accidentellement, victimes d'un orage



Trois militaires français sont décédés accidentellement au cours d'une mission de combat dans la nuit de samedi à dimanche en Afghanistan, victimes d'un violent orage, l'un d'eux foudroyé et les deux autres emportés par une rivière en crue.
Ces décès d'un adjudant et d'un brigadier du 13ème Régiment de dragons parachutistes (13e RDP) de Dieuze (Moselle) -une unité des forces spéciales- et d'un soldat de 1ère classe du 3ème Régiment d'infanterie de marine (3e RIMa) de Vannes (Morbihan) portent à 34 le nombre de soldats français morts en Afghanistan depuis le premier déploiement d'éléments par Paris, fin 2001.

Quelque 250 militaires français et afghans participaient à l'opération, selon l'état-major des armées à Paris.

Elle se déroulait en vallée d'Afghanya, dans la province de Kapisa, à une cinquantaine de kilomètres à l'est de Kaboul avec pour "objectif des poseurs d'IED" (Improvised Explosive Device, bombes artisanales), a précisé l'amiral à l'AFP Christophe Prazuck, de l'état-major.
Selon lui, "un premier soldat, celui du 3e RIMa, a été foudroyé vers 03H00 locales pendant la phase d'infiltration de nuit, un médecin et l'infirmier ont essayé de le ranimer sans succès".
"L'opération a été suspendue pour tenter de le sauver puis de l'évacuer, mais l'orage s'est déchaîné et un autre militaire du 13ème RDP a été emporté par une rivière en crue une dizaine de minutes plus tard alors qu'il progressait sur une piste".
"Un de ses camarades, parti à sa recherche, a été emporté à son tour par la rivière et ils ont été retrouvés tous deux noyés au lever du jour, trois heures environ après leur disparition", a précisé l'amiral Prazuck.
Les recherches ont été menées par des hélicoptères français Caracal (transport et évacuation sanitaire) ainsi que des hélicoptères d'attaque français Tigre et américains Apache.
Selon un porte-parole de l'armée française à Kaboul, les trois militaires étaient stationnés sur la "base d'opérations avancée" française de Nijrab où leurs corps ont été ramenés par hélicoptère.
La France avait annoncé fin 2006, par la voix de la ministre de la Défense d'alors, Michèle Alliot-Marie, le retrait de ses forces spéciales d'Afghanistan, devenu effectif quelques semaines plus tard. Elles formaient à l'époque une unité de 200 hommes environ déployée à Jalalabad (est).
Toutefois, selon l'amiral Prazuck, "quelque 60 militaires français des forces spéciales sont présents en Afghanistan où ils assurent des missions techniques d'instructeurs commando, de mise en oeuvre des hélicoptères Caracal, de protection et de renseignement".
"Il n'y a pas d'opérations spéciales ou de groupement des forces spéciales sous les ordres du chef d'état-major des armées, elles sont intégrées dans des unités conventionnelles pour des opérations conventionnelles, a-t-il cependant assuré.
L'Elysée, qui a annoncé la mort des trois soldats dans un communiqué, a fait part de la "grande tristesse" du président Nicolas Sarkozy qui "s'associe à la douleur des familles et de leurs proches".
Ils ont "payé de leur vie l'engagement de la France au service de la paix et de la sécurité du peuple afghan", a poursuivi la présidence réaffirmant "une nouvelle fois (...) la détermination de la France à oeuvrer au rétablissement de la paix et au développement en Afghanistan".
Le Premier ministre François Fillon et le ministre de la Défense Hervé Morin ont également fait part de leur "grande émotion", apportant leur soutien aux familles et aux troupes déployées en Afghanistan où 3.000 soldats français sont engagés.

http://smartcanal.blogspot.com/2009/09/afghanistan-3-militaires-francais-se.html

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Sujet / Message Re: Guerre en afghanistan

Message par Sphinx le Dim 27 Sep - 23:33

Chronique:

L’armée italienne est durement touchée en Afghanistan

Au moins 16 personnes, dont 6 soldats italiens et 10 civils, ont été tuées dans un attentat jeudi 17 septembre à Kaboul


Le convoi militaire italien a été la cible d'un attentat à la voiture piégée, faisant six morts parmi les parachutistes (AP/Manish SWARUP).

En milieu de matinée jeudi 17 septembre, un kamikaze a précipité sa voiture piégée contre un véhicule blindé léger italien, sur l’une des artères les plus fréquentées de la capitale afghane. L’attaque a eu lieu à environ 1,5 km du centre-ville mais l’explosion, très violente, a secoué tout Kaboul et laissé un cratère imposant dans la chaussée. Six soldats italiens ont été tués ainsi qu’une dizaine de civils afghans.

L’Italie compte 3 250 militaires en Afghanistan, dont environ 500 ont été envoyés à l’occasion des toutes récentes élections. Depuis 2004, année d’arrivée des Italiens, ceux-ci ont perdu 21 militaires en Afghanistan dans des attaques, ou des accidents dans le cadre de la Force internationale d’assistance à la sécurité (Isaf) de l’Otan en Afghanistan, dont l’Italie est membre. Ce nouvel attentat porte à 342 le nombre de soldats de la coalition morts dans le pays depuis le début de l’année 2009, dont 193 Américains. Août a été le mois le plus meurtrier depuis la chute des talibans en 2001, avec 77 soldats tués.
Attentats-suicides dans des lieux très fréquentés

Les talibans, qui progressent dans tout le pays, accentuent leur pression sur la coalition, particulièrement à Kaboul. Le dernier attentat remontait au 8 septembre. Il avait tué trois civils lorsque un kamikaze avait fait exploser sa voiture piégée devant l’entrée principale de la base aérienne militaire de l’Isaf, à l’aéroport de Kaboul. Le 15 août, sept civils afghans avaient été tués et 91 personnes blessées dans un attentat-suicide à la voiture piégée devant l’entrée du quartier général de l’Isaf en plein centre-ville, dans l’un des secteurs les plus sécurisés de la ville et à cinq jours de la présidentielle. À chaque fois, la technique est la même : attentat-suicide dans des lieux très fréquentés et au milieu de la population civile. Et la parade est quasi impossible.

Ces attentats à répétition ne peuvent que compliquer la position des gouvernements de la coalition. En Grande-Bretagne comme en Allemagne, le débat fait rage et une partie croissante de l’opinion réclame le retrait des troupes britanniques. Aux États-Unis, le président Barack Obama a prévenu mercredi qu’il prendrait son temps avant de décider s’il enverrait ou non davantage de soldats américains dans une guerre qui va s’intensifiant et alors que le chef d’état-major américain, Michael Mullen, avait jugé la veille de tels renforts « probablement » nécessaires.
Un climat politique très tendu

En Afghanistan, le climat politique est très tendu. La communauté internationale tarde à donner le résultat définitif de la présidentielle qui s’est tenue le 20 août en raison d’une fraude massive constatée par tous les observateurs internationaux. Le président sortant, Hamid Karzaï continue de proclamer qu’il est en tête. La Commission électorale afghane a proclamé des résultats finaux mais « non certifiés », qui lui donnent la majorité absolue (54,6 %) requise pour l’emporter au premier tour. Mais, pour être officiellement proclamé réélu, il doit attendre les résultats d’enquêtes sur des centaines de milliers de bulletins suspects.

Mercredi, les observateurs de l’Union européenne ont assuré avoir « calculé » qu’environ 1,5 million de bulletins étaient « suspects », soit près d’un sur quatre. Or, plus des trois quarts de ces voix sont pour le président sortant, selon la mission d’observation de l’UE.

Agnès ROTIVEL

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2393805&rubId=4077

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Sujet / Message Re: Guerre en afghanistan

Message par Sphinx le Dim 27 Sep - 23:35

Chronique:

Deux civils tués dans un attentat visant l'Otan à Kaboul


Au moins deux civils ont été tués mardi 8 septembre et quatre soldats étrangers blessés dans un attentat suicide à la voiture piégée devant l'entrée de la base aérienne militaire de l'Otan à l'aéroport de Kaboul, en Afghanistan

Un kamikaze a fait exploser une bombe devant l'entrée de la base aérienne militaire de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan, à l'aéroport de Kaboul, mardi 8 septembre, vers 8h30 (4h GMT).

"Deux civils ont péri et six autres ont été blessés", a déclaré le porte-parole du ministère de l'intérieur afghan, Zemaraï Bashary. "Trois soldats américains et un belge" ont été également blessés a, de son côté, indiqué le colonel Koziel Bart, porte-parole de la force de l'Otan.

Il y a deux semaines, deux autres attentats revendiqués par les talibans avaient déjà visé l'Otan en plein coeur de Kaboul.

Le 15 août, un kamikaze avait fait exploser sa voiture piégée devant l'entrée du quartier général de l'Isaf dans le centre de la capitale, tuant sept civils et faisant 91 blessés.
Depuis l'élection, les attaques des talibans se sont intensifiées

Le 18 août, une attaque contre un convoi de ravitaillement de l'Otan près du centre de Kaboul avait fait dix morts dont neuf civils et un soldat de l'Isaf.

Ces deux attentats, en plein coeur du dispositif militaire des forces internationales, ont eu lieu quelques jours avant les élections présidentielle et provinciales du 20 août, que les talibans avaient juré de perturber.

Le jour du scrutin, les violences avaient été relativement limitées mais la peur a probablement engendré une abstention importante, dont le chiffre n'a pas encore été révélé près de 15 jours après le scrutin.

Des résultats partiels portant sur 75% des bureaux de vote donnent pour l'heure une avance confortable au président sortant Hamid Karzaï face à son principal challenger, l'ancien ministre des affaires étrangères Abdullah Abdullah, avec plus de 48% des suffrages.

Depuis l'élection, les attaques des talibans se sont intensifiées dans tout le pays, malgré la présence de quelque 100.000 soldats des forces internationales.

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2392451&rubId=4077

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Sujet / Message Re: Guerre en afghanistan

Message par Sphinx le Dim 27 Sep - 23:37

Chronique:

Nouveau décès d'un soldat français blessé vendredi en Afghanistan


L'explosion d'un convoi blindé français vendredi 3 septembre dans l'est de l'Afghanistan avait déjà fait un mort

Un soldat français blessé vendredi 4 septembre en Afghanistan par l'explosion d'une bombe qui avait fait un mort et huit autres blessés parmi ses camarades, est décédé dimanche à Ramstein (centre de l'Allemagne) des suites de ses blessures.

Il s'agit du caporal-chef Thomas Rousselle qui s'était engagé au 3e Régiment d'infanterie de marine de Vannes en avril 1998. Agé de 30 ans, il était marié et avait une petite fille de trois ans. Il s'agit du 31e soldat français mort en Afghanistan depuis le déploiement du contingent français dans ce pays, fin 2001.

Trois autres blessés, les plus grièvement touchés par l'explosion qui visait un convoi blindé français vendredi dans l'est de l'Afghanistan, avaient été rapatriés de la même manière à Ramstein et cinq sont toujours hospitalisés à Kaboul.

L'attaque avait fait un premier mort vendredi, le caporal Johan Naguin, 24 ans, dont le corps sera rapatrié aujourd'hui en France.

Le 3e RIMa avait déjà perdu l'un des siens le 1er août, le caporal-chef Anthony Bodin, âgé de 22 ans. 3.700 militaires français sont engagés dans le conflit afghan, dont 3.000 en Afghanistan même.

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2392301&rubId=4077

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Sujet / Message Re: Guerre en afghanistan

Message par Sphinx le Dim 27 Sep - 23:40

Chronique:

bilan contradictoire après un bombardement de l'Otan


90 personnes, des talibans pour la plupart selon les autorités locales, ont été tuées vendredi 4 septembre dans le nord de l'Afghanistan dans le bombardement d'un camion-citerne par les forces internationales, l'armée allemande assurant qu'aucun civil n'a péri. D'autres sources ont évoqué la présence de nombreux civils parmi les victimes et la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan a promis une enquête

Jeudi 3 septembre au soir, les talibans se sont emparés de deux camions transportant du carburant destiné aux forces internationales à Angorbagh, dans la province de Kunduz, a expliqué à l'AFP Baryalaï Basharyar Parwani, chef de la police locale. Un "camion s'est embourbé dans le lit d'une rivière, il y avait des civils avec les talibans et ils ont été bombardés, plus de 60 personnes ont été tuées ou blessées", a-t-il assuré dans la matinée de vendredi 4 septembre.

Entre 200 et 250 villageois s'étaient massés autour du camion, a indiqué à Kaboul à l'AFP le porte-parole du ministère de la santé, Farid Rahil. "Hélas, un grand nombre de civils ont été tués et blessés", a-t-il ajouté.

Mohammad Daud, 32 ans, un rescapé, a raconté à l'AFP que les talibans avaient dit aux villageois qu'ils pouvaient venir se servir dans un des camions, embourbé dans la rivière. "Les villageois se sont rués avec tous les bidons et bouteilles qu'ils pouvaient emporter", se souvient-il. "Il y avait 10 à 15 talibans sur le toit de la citerne et c'est à ce moment qu'ils ont bombardé, tous ceux qui étaient là sont morts", assure Mohammad Daud.
Hamid Karzaï annonce une enquête

"Cinquante-six insurgés ont été tués. Il n'y a eu aucune victime civile", assurait au contraire à Berlin l'armée allemande, en charge de la zone. Un porte-parole a ensuite reconnu qu'il n'était "pas à 100%" certain que les victimes étaient toutes des talibans.

"Environ 90 personnes ont été tuées et la plupart sont des talibans", a annoncé un peu plus tard Mahbubullah Sayedi, porte-parole du gouvernement de la province, ajoutant : "Un petit nombre de victimes sont des civils, dont quelques enfants.

"L'Isaf a reçu l'information selon laquelle des civils avaient été tués et blessés dans cette attaque (...) et enquête", a de son côté déclaré à l'AFP une porte-parole de la force à Kaboul.

Le président afghan, Hamid Karzaï, a estimé vendredi que "viser des civils de quelque manière que ce soit est inacceptable", après avoir annoncé une enquête sur la frappe de l'Otan. Le chef d'Etat avait vitupéré ces derniers mois contre les forces internationales, essentiellement américaines, après une série de bombardements sans discrimination qui avaient fait de nombreuses victimes civiles.
Près de six Américains sur 10 contre la guerre en Afghanistan

Ce nouveau bombardement, aux bilans encore flous et contradictoires, survient au moment où les Etats-Unis, dont les troupes composent l'essentiel des forces internationales, ont annoncé un changement de stratégie, avec pour objectif de gagner la confiance des populations, et diffusé de nouvelles consignes à leurs troupes, notamment pour épargner davantage les civils.

Lundi 31 août, le nouveau chef des forces américaines et de l'Otan en Afghanistan, le général Stanley McChrystal, avait ainsi recommandé dans un rapport de "revoir la stratégie" des troupes internationales après huit années de conflit. Son prédécesseur avait été écarté par Washington après la multiplication de bombardements meurtriers pour les civils.

"Nous pensons que nous disposons désormais des ressources et de la bonne approche pour commencer à faire des progrès", a déclaré jeudi soir le secrétaire américain à la défense, Robert Gates, après avoir pris connaissance du rapport du général McChrystal.

"Nous disposons d'un temps limité pour prouver que cette approche fonctionne", a-t-il cependant admis. Selon un sondage publié mardi 1er septembre, près de six Américains sur 10 sont opposés à la guerre en Afghanistan.
http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2392004&rubId=4077

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Sujet / Message Re: Guerre en afghanistan

Message par Sphinx le Mer 7 Oct - 22:16

La majorité des Américains jugent que le conflit afghan mérite le sang versé

Une grande majorité des Américains sont prêts à voir certains de leurs compatriotes mourir pour parvenir à débarrasser l'Afghanistan du terrorisme, mais ils restent sceptiques sur l'envoi de renforts, selon un sondage publié mercredi.

Selon cette enquête réalisée par l'université Quinnipiac (Connecticut, nord-est), 65% des Américains "sont prêts à ce que des soldats américains +combattent et peut être meurent+ pour éliminer la menace que représentent des terroristes opérant depuis l'Afghanistan". Seuls 28% y sont opposés.

Mais 49% des personnes interrogées estiment que les Etats-Unis ne parviendront pas à écraser l'insurrection des talibans, contre 38% qui prédisent un succès de la mission menée par les Américains.

Ces résultats sont publiés alors que l'opinion publique et la classe politique sont de plus en plus divisées sur ce conflit en cours depuis huit ans, alors que le nombre de victimes américaines s'accroît et que le résultat des élections afghanes est terni par des accusations de fraudes massives.

Alors que la plupart des Américains jugent que l'intervention en Afghanistan était une "bonne chose", 50% d'entre eux se disent inquiets que leur pays reste "trop longtemps" et 32% jugent que les Etats-Unis "se dirigent vers un nouveau Vietnam".

Seules 38% des personnes interrogées se prononcent en faveur de l'envoi de renforts, tandis que 28% réclament une réduction de la présence américaine dans le pays. Ils sont 21% à vouloir maintenir le niveau actuel du contingent de quelque 65.000 soldats.

Parmi les personnes interrogées, 28% jugent qu'un important contingent américain devrait rester moins d'un an dans le pays, 21% évoquent une présence d'un à deux ans, 14% une présence de deux à cinq ans et 30% estiment qu'il faut rester "aussi longtemps que nécessaire".

"Les Américains sont profondément divisés sur la guerre en Afghanistan. Les deux-tiers des sondés lient le conflit aux attentats du 11-Septembre et jugent les efforts actuels utiles pour éviter que de tels évènements se répètent", explique Peter Brown directeur adjoint de l'Institut de sondage de l'université Quinnipiac.

"Mais ils sont hostiles à un engagement militaire prolongé et il y a une nervosité évidente concernant les requêtes des militaires sur l'envoi de renforts en Afghanistan", a-t-il ajouté.

Le sondage est publié alors que le président américain Barack Obama doit se prononcer sur une nouvelle stratégie qui pourrait le conduire à envoyer jusqu'à 40.000 soldats supplémentaires dans le pays, à la demande du commandant en chef des forces américaines et internationales en Afghanistan, le général Stanley McChrystal.

Un fossé a émergé au sein même de l'administration Obama entre ceux qui soutiennent les demandes de renforts des militaires, et ceux dont le vice-président Joe Biden, qui souhaitent opter pour une approche ciblée de lutte anti-terroriste visant les militants d'Al-Qaïda.

Le président organise actuellement une série de rencontres de haut niveau sur la stratégie afghane et devrait prendre une décision dans les semaines qui viennent. Mardi, il a tenu une réunion avec les plus hauts représentants du Congrès, mais ses amis démocrates et ses adversaires républicains dans les deux chambres sont apparus au terme de la rencontre au moins aussi divisés qu'avant celle-ci.

Le sondage a été mené auprès de 2.630 Américains inscrits sur les listes électorales du 29 septembre au 5 octobre. La marge d'erreur est de plus ou moins 1,9%.

http://www.france-amerique.com/articles/2009/10/07/la_majorite_des_americains_jugent_que_le_conflit_afghan_merite_le_sang_verse.html

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Sujet / Message Re: Guerre en afghanistan

Message par Sphinx le Dim 11 Oct - 22:06

Des milliers de combattants étrangers infiltrent l'Afghanistan et rejoignent les talibans, selon les autorités

Des milliers de combattants étrangers ont infiltré l'Afghanistan pour soutenir l'insurrection talibane, a expliqué samedi le ministre afghan de la Défense, le général Abdul Rahim Wardak, qui exhorte la communauté internationale à envoyer plus de troupes dans le pays.

Ces déclarations interviennent, alors que les Etats-Unis sont en plein débat concernant leur stratégie sur place: renforcer leurs contingents ou se concentrer sur les fiefs d'Al-Qaïda, la plupart se trouvant à la frontière pakistanaise. Les militaires américains ont dit ne pas pouvoir commenter ces allégations pour l'instant.

Le gouvernement afghan attend avec inquiétude la décision américaine, alors que le pays connaît ces derniers mois une recrudescence d'attaques.

Samedi, trois soldats étrangers, un Américain et deux Polonais, ont été tués et quatre autres blessés, dans l'explosion d'une bombe au passage de leur véhicule dans l'est du pays.

"L'ennemi a changé. Leur nombre augmente, a dit Abdul Rahim Wardak dans le discours qu'il a tenu devant les parlementaires, ajoutant que 4.000 combattants, la plupart originaires de Tchétchénie, d'Afrique du Nord et du Pakistan avaient "rejoint les talibans et se battaient en Afghanistan".

Le ministre afghan de l'Intérieur, Hanif Atmar, qui a également pris la parole, est allé dans le sens de la stratégie mise en place par le commandant des forces alliées en Afghanistan, le général Stanley McChrystal, protéger les civils et plus seulement combattre les insurgés.

"Si l'objectif de la lutte, c'est seulement de tuer les talibans, nous ne gagnerons pas cette guerre. S'il s'agit de sauver la population afghane, alors nous pourrons" y arriver, a analysé Hanif Atmar.

Parallèlement, les autorités afghanes poursuivent le recomptage des voix, après la présidentielle d'août dernier et devraient pouvoir annoncer les résultats finaux à la fin de la semaine.

http://web.isuisse.com/actu/monde/330829

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Sujet / Message Re: Guerre en afghanistan

Message par Sphinx le Dim 11 Oct - 22:09

Trois soldats étrangers, un Américain et deux Polonais, tués en Afghanistan

Trois soldats étrangers, un Américain et deux Polonais, ont été tués dans des attaques à la bombe en Afghanistan, a annoncé samedi l'OTAN.

Deux soldats polonais ont été tués et quatre autres blessés vendredi dans l'explosion d'une bombe au passage de leur véhicule dans l'est de l'Afghanistan, a annoncé samedi le ministère polonais de la Défense.

Selon le ministère, les deux militaires ont été tués quand leur véhicule a sauté sur une bombe placée sur la route dans la province de Wardak. Les quatre soldats blessés ont été évacués en hélicoptère vers une base militaire de la province de Ghazni.

De son côté, le porte-parole du gouverneur de la province de Wardak, Shahidullah Shahid, a annoncé samedi la mort de neuf talibans dans les affrontements de la veille.

Le militaire américain a, lui, succombé à ses blessures après une explosion dans le sud de l'Afghanistan.

Au total, quinze soldats polonais sont morts en Afghanistan depuis le début de la mission polonaise dans le pays en 2002.


http://web.isuisse.com/actu/monde/330728

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Sujet / Message Re: Guerre en afghanistan

Message par Sphinx le Dim 11 Oct - 22:27

La montée en puissance des taliban pèse sur la stratégie US

Les services de renseignement ont remis à la Maison blanche un rapport selon lequel les effectifs de l'insurrection talibane ont été multipliés par quatre au cours des quatre dernières années, passant de 7.000 combattants actifs en 2006 à environ 25.000, ont rapporté vendredi des responsables. Lire la suite l'article

Barack Obama a lancé un réexamen de sa stratégie de guerre après s'être vu dresser par le général Stanley McChrystal, commandant des forces américaines en Afghanistan, un sombre tableau de la situation militaire.

En outre, les fraudes qui ont marqué l'élection présidentielle suscitent des doutes sur la légitimité du président Hamid Karzaï.

Le président américain et ses conseillers devaient étudier vendredi la demande, formulée par le général McChrystal, d'envoi l'an prochain en Afghanistan de 40.000 hommes en renfort.

Des responsables ont rapporté que Barack Obama n'avait pas encore pris de décision sur cette requête.

Les renforts réclamés par le général, en plus des 65.000 soldats américains et des 39.000 militaires alliés déjà présents en Afghanistan, et le réexamen de la stratégie constituent peut-être pour Obama la décision la plus difficile à prendre depuis qu'il est arrivé au pouvoir, en janvier.

Avec la multiplication des victimes américaines et de l'Otan, le soutien de l'opinion publique à la guerre engagée il y a huit ans s'est effrité. L'envoi de 40.000 hommes supplémentaires, ce que, selon certaines sources, le général McChrystal considère comme un minimum, risque de susciter des réactions négatives au sein même du Parti démocrate du président.

Mais envoyer en Afghanistan un nombre plus restreint de soldats, voire aucun renfort, exposerait Barack Obama à des critiques des élus républicains et, peut-être, des militaires.

"DE PLUS EN PLUS EFFICACES"

Bien qu'ils soient dirigés par de fidèles partisans des taliban, le chiffre de 25.000 insurgés comporte aussi des affiliés moins déterminés à combattre, indiquent des responsables. La Maison blanche est convaincue que certains pourraient être détournés du mouvement taliban, ce qui affaiblirait l'insurrection.

Un responsable américain du contre terrorisme a déclaré que le chiffre n'était qu'une estimation "sommaire" en raison de la difficulté d'évaluer la taille d'une insurrection qui opère principalement par petites unités et a recours à des tactiques de harcèlement.

"Il ne s'agit pas de formations fixes reposant uniquement sur des combattants à plein temps. Beaucoup vont et viennent", a noté le responsable.

Un responsable de la défense, s'exprimant lui aussi sous le sceau de l'anonymat, a déclaré que l'on pouvait être supérieur en nombre aux taliban mais qu'ils sont de plus en plus efficaces en raison de leur manière de combattre.

"De par la nature même de l'insurrection, il n'est pas nécessaire qu'il y ait beaucoup d'insurgés pour infliger de gros dégâts, parce qu'ils peuvent choisir l'heure et le lieu pour frapper".

Les conseillers à la sécurité nationale de la Maison blanche ont défendu l'idée qu'al Qaïda, qui est maintenant basé principalement au Pakistan, et non les taliban, qui opèrent des deux côtés de la frontière, est la principale menace pour les Etats-Unis et que l'effort de guerre devrait se concentre contre eux.

Avant d'être renversés par l'invasion américaine, après les attentats du 11 septembre 2001, les taliban donnaient asile en Afghanistan aux dirigeants d'al Qaïda. Les responsables de la Maison blanche ont tenté de minimiser les risques de retour d'al Qaïda dans le pays, même si les taliban reprennent le contrôle de vastes portions du territoire.

Alors que les Américains continueraient de combattre les taliban alignés sur al Qaïda, des responsables américains ont laissé entendre que les éléments plus modérés pourraient jouer un rôle politique en Afghanistan s'ils rompent avec les dirigeants les plus radicaux.

http://fr.news.yahoo.com/4/20091009/twl-afghanistan-usa-41953f5_1.html

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Sujet / Message Re: Guerre en afghanistan

Message par Sphinx le Ven 16 Oct - 22:28

Français tués en Afghanistan: Paris ne remet pas en cause la parole de l'Italie

SAINT-DENIS-DE-LA-RÉUNION — Le ministre français de la Défense Hervé Morin a déclaré vendredi qu'il n'entendait pas "remettre en cause la parole du gouvernement italien" qui a formellement démenti des informations du Times sur le paiement de talibans en Afghanistan.

Il n'est "pas besoin de remettre en cause la parole du gouvernement italien", a déclaré M. Morin à la presse à bord de l'avion qui le menait à l'île de La Réunion, département français d'outre-mer, où il entamait vendredi une tournée dans l'océan Indien qui le mènera d'ici à dimanche à Mayotte et aux Seychelles.

"Les autorités italiennes ont déjà répondu", a poursuivi M. Morin, insistant: "leur réponse suffit, sans avoir besoin de leur redemander."

Le quotidien britannique The Times affirmait jeudi que les services secrets italiens avaient versé des dizaines de milliers de dollars aux commandants talibans et aux seigneurs de guerre locaux pour maintenir en paix la région de Saroubi.

Toujours selon The Times, les 10 soldats français tués dans une embuscade dans cette région en août 2008 avaient sous-évalué le risque de leur mission parce que les Italiens ne les avaient pas avertis qu'ils payaient les talibans pour maintenir la région en paix.

"Nous n'avons jamais eu une telle information concernant les Italiens", a assuré Hervé Morin.

Le gouvernement italien avait qualifié jeudi ces affirmations de "totalement infondées". Le ministre de la Défense Ignazio La Russa a annoncé qu'il poursuivrait en justice The Times, auteur de ces "allégations ordurières", "insulte à nos morts et à nos militaires". Interrogé sur les déclarations de sources occidentales et afghanes affirmant que payer des insurgés pour avoir la paix était monnaie courante, M. Morin a assuré que "l'armée française, en aucun cas, ne se prête à ce genre de pratiques".

"L'idée de payer des talibans, c'est-à-dire ceux qui veulent détruire ce que nous construisons, serait le plus mauvais signe possible pour la communauté internationale" mais aussi "la preuve et le témoignage que nous ne sommes pas capables de remplir la mission", a-t-il fait valoir.

Pour le ministre de la Défense, de telles pratiques seraient "contraires" à "l'éthique" et "l'honneur qui sont les piliers de toute armée". "Ce que fait l'armée française, c'est créer les conditions d'un lien de confiance et de coopération avec les populations à travers les chefs de villages, de tribus et les Maleks (notables)", a-t-il expliqué.

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Sujet / Message Re: Guerre en afghanistan

Message par Sphinx le Lun 19 Oct - 4:18

l'Occupant s'enlise dans les problèmes

Décidément les problèmes des Etats-Unis et de leurs alliés en Afghanistan n'en finissent pas et deviennent de plus en plus sérieux. Selon le rapport du Times, l'Italie est accusé d'avoir donné des dizaines de milliers de dollars de pots-de-vin aux Talibans pour ne pas attaquer ses forces. Selon le journal londonien, il y a également des rapports qui montraient coupables les Italiens dans la mort de plusieurs soldats français.



Le chef de la diplomatie italienne Ignazio La Russa a protesté vivement contre ce rapport du Times, faisant clairement entendre qu'il le poursuivrait à la justice. Le journaliste du Times Tom Coghlan a indiqué que la cassette des négociations des militaires italiens avec les Talibans qui est à la disposition des services de renseignements américains était la source de son rapport. Ces derniers n'ont pas rejeté l'existence de telle cassette.

Cette question a renforcé la méfiance des pays impliqués dans la guerre en Afghanistan envers l'Italie. L'ambassadeur américain à Rome a critiqué les négociations entre l'Italie et les Talibans, et Washington estime que cette démarche du gouvernement Berlusconi montre l'indifférence totale de Rome envers les engagements qu'il a acceptés pour aider les Etats-Unis en Afghanistan. Et cela dans une conjoncture, où les pressions sur les Etats-Unis en Afghanistan augmentent, d'autant plus que le président français Nicolas. Sarkozy annonce qu'il n'enverra plus même un seul soldat en Afghanistan. En d'autres termes, un des plus sérieux alliés de Washington a dit non à l'appel de Barack Obama pour l'envoi de plus de renforts en Afghanistan.

Dans une interview avec le Figaro, Sarkozy a souligné que le principal objectif des forces étrangères devait être la formation des forces afghanes. Ses déclarations montrent que contrairement à son homologue américain, le Président français estiment que ce sont les Afghans qui doivent assurer eux-mêmes la sécurité de leur pays. Le Japon a de son côté refusé de participer désormais à la guerre afghane. La stratégie du nouveau gouvernement nippon concernant plus d'indépendance vis-à-vis de Washington. Il s'agit du thème phare de la campagne électorale du parti qui est maintenant au pouvoir au Japon, réfutant l'alignement de Tokyo avec Washington en Afghanistan. Les Etats-Unis sont plus que jamais privés du soutien de leurs alliés alors que leurs problèmes existent toujours en Afghanistan.

Selon l'hebdomadaire américain Time, le problème logistique des Etats-Unis en Afghanistan n'est pas réglé, l'accès de 40% des 180 postes de contrôle américains n'est possible que par air, et dans le cas de l'envoi de 40,000 forces supplémentaires leur déplacement et leur déploiement sera très difficile en Afghanistan, car les infrastructures comme les routes et les aéroports y sont très limités. La voie logistique du sud via le Pakistan n'est pas sûre et celles du nord en Asie centrale sont souvent menacées par certains groupes paramilitaires ouzbèks.

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Sujet / Message Re: Guerre en afghanistan

Message par Sphinx le Lun 26 Oct - 0:33

L'Otan unie derrière la stratégie de Washington en Afghanistan

BRATISLAVA - Les membres de l'Otan ont unanimement endossé la nouvelle stratégie
américaine en Afghanistan et ont dit vouloir accroître leurs
efforts dans le pays pour apporter plus de sécurité et de stabilité aux Afghans.



Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen (à droite) et
le ministre afghan de la Défense, Abdul Rahim Wardak, réunis à Bratislava. Les
membres de l'Otan ont unanimement endossé la nouvelle stratégie
américaine en Afghanistan et ont dit vouloir accroître leurs efforts dans le pays
pour apporter plus de sécurité et de stabilité aux Afghans. (Reuters/Petr Josek)

_______________________

Réunis à Bratislava, les ministres de la Défense de l'Alliance atlantique ont cependant scrupuleusement évité de se prononcer sur l'étendue des engagements humains et financiers qu'ils étaient prêts à prendre pour mener à bien cette mission.

"La stratégie d'abord, les troupes ensuite", a résumé le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, à l'issue de la réunion, faisant état de "vues largement partagées" des alliés sur l'approche élargie aux aspects civils prônée par le général américain Stanley McChrystal.

Cet accord, a précisé Rasmussen, repose sur trois points : la lutte contre le terrorisme international ne peut être séparée du combat contre les taliban ; les efforts pour former les forces de sécurité doivent être accrus pour accélérer la transition des pouvoirs vers l'armée afghane ; le gouvernement afghan doit se réformer et renforcer sa crédibilité.

"Il y a un accord pour dire que rechercher et tuer des terroristes n'est pas suffisant (...) Ce dont nous avons besoin c'est d'une stratégie plus large qui stabilise la société afghane", a-t-il dit.

Il a ajouté que cela passait par une interaction renforcée entre les efforts militaires et civils et entre l'Otan et les autres acteurs internationaux présents en Afghanistan, comme l'Onu et l'Union européenne.

Comme il l'avait fait jeudi, Rasmussen a de nouveau lancé un appel aux alliés à mettre à disposition d'avantage d'argent et de moyens humains, même s'il a pris soin de préciser que cette question n'avait pas été traitée à Bratislava.

"Il coûte 50 fois plus de supporter un soldat de l'Otan en Afghanistan qu'il n'en coûte de supporter un soldat afghan", a-t-il fait remarquer tout en disant s'attendre à ce que cet effort soit finalement réalisé.

VERS UNE AUGMENTATION DES CONTRIBUTIONS

La tâche consistant à placer les Afghans aux commandes de leur sécurité et de leur destin est au coeur de cette nouvelle stratégie mais elle pourrait prendre du temps.

"La seule manière de s'assurer que l'Afghanistan ne devienne pas un refuge pour les terroristes est de vaincre les taliban. Cela signifie qu'il faut investir pour permettre aux Afghans de mener leur propre combat", a dit Rasmussen.

"Mais soyons clairs, nous ne sommes pas encore d'accord pour commencer cette transition. Les forces afghanes ne sont pas encore suffisamment fortes", a encore indiqué l'ancien Premier ministre danois, précisant que cette transition n'impliquerait pas un retrait automatique d'Afghanistan.

Selon un porte-parole de l'Alliance, l'Otan dispose à l'heure actuelle de 68 équipes de 30 personnes chacune pour former l'armée afghane mais 103 d'entre elles devraient être à l'oeuvre pour porter le nombre de soldats afghans à 134.000 l'année prochaine et plusieurs dizaines d'autres seront nécessaires si la proposition de Stanley McChrystal de former un corps de 400.000 hommes est finalement acceptée.

Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, s'est voulu vendredi optimiste sur la capacité des alliés à seconder les Etats-Unis dans cette mission qui, a-t-il dit, est "critique pour la sécurité nationale et les intérêts vitaux américains".

"Même si la question des troupes ne se posait pas, plusieurs alliés ont laissé entendre qu'ils évoluaient vers une augmentation de leur contribution dans le pays", a-t-il dit.

Le président américain Barack Obama devrait annoncer bientôt, sans doute avant le second tour de la présidentielle afghane, le 7 novembre, sa décision d'envoyer ou non de nouvelles troupes dans le pays.

La plupart des pays européens de l'Alliance sont réticents à dépêcher des soldats supplémentaires car ils doivent composer avec une opinion publique hostile à ces opérations. En France, Nicolas Sarkozy a ainsi annoncé le 15 octobre qu'aucun nouveau militaire français ne serait envoyé.

Quelque 65.000 soldats américains sont actuellement déployés en Afghanistan auxquels s'ajoutent les effectifs des pays alliés, composés d'environ 39.000 hommes.

http://www.lexpress.fr/actualites/2/l-otan-unie-derriere-la-strategie-de-washington-en-afghanistan_798749.html

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Sujet / Message Re: Guerre en afghanistan

Message par Sphinx le Dim 8 Nov - 21:44

Nouvelle bavure de l’Otan en Afghanistan ?

C’est le ministère afghan de la Défense qui l’annonce dans un communiqué : sept soldats et policiers afghans ont été tués hier dans un bombardement de l’Otan, dans l’ouest de l’Afghanistan.



“Sept membres des forces de sécurité afghanes ont été tués et un certain nombre blessés dans une frappe aérienne de la force de l’Otan, le 6 novembre, dans la province de Badghis... Les forces internationales ont aussi subi des pertes. Une enquête a été ouverte par les forces afghanes et de l’Otan et les résultats en seront prochainement annoncés...” Le communiqué ne précise pas les circonstances de l’incident. Vendredi, le chef adjoint de la police de Badghis, Abdul Jabar Saleh, avait lui aussi fait état d’un "“bombardement par erreur des lignes de défense de l’Otan et des forces afghanes”", qui participaient aux opérations de recherche de deux soldats américains portés disparus.

Au sein de la Force internationale d’assistance à la sécurité (Isaf) de l’Otan, on indique seulement que cinq soldats américains ont été blessés hier alors qu’ils recherchaient deux soldats américains portés disparus.

Mais un responsable militaire occidental s’exprimant sous condition d’anonymat et cité par l’AFP parle de ’hypothèse d’un "“engagement fratricide” ", soit un tir de l’Otan sur les forces au sol, “qui a fait un nombre important de victimes.”

Une hypothèse évoquée également par un porte-parole des talibans, Yousuf Ahmad : “Les talibans étaient engagés en combat intense et très rapproché depuis des heures dans le district de Murghab de la province de Badghis quand les forces étrangères ont bombardé la zone, tuant des dizaines de leurs propres soldats et des soldats afghans”.

http://www.france-info.com

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Sujet / Message Re: Guerre en afghanistan

Message par Sphinx le Lun 9 Nov - 23:29

La comédie électorale prend fin pour faire place à l’escalade

Lundi, on a mis un terme au spectacle électoral qui durait depuis deux mois et demi en Afghanistan lorsque le président sortant du régime fantoche des Etats-Unis à Kaboul, Hamid Karzaï, fut déclaré vainqueur.



Le Comité électoral indépendant, un organe rempli de partisans de Karzaï, a rendu une décision accordant à ce dernier un autre mandat de cinq ans et annulant le deuxième tour qui était prévu pour le 7 novembre.

La décision fut prise un jour après que le principal rival et ancien ministre des Affaires étrangères de Hamid Karzaï, Abdoullah Abdoullah, s’est retiré de l’élection de second tour.

Abdoullah avait exigé que soient renvoyés les loyalistes de Karzaï sur le comité électoral, qui étaient profondément impliqués dans la fraude massive du premier vote tenu le 20 août, avant le deuxième tour. Karzaï a refusé.

Une commission électorale de surveillance formée par les Nations Unies avait découvert qu’un million de bulletins de vote supposément en faveur de Karzaï (un tiers du total de ses votes) avaient été truqués. On a aussi jugé que quelque 300.000 votes pour Abdoullah étaient faux. A l’issue du recomptage, l’avance de Karzaï était descendue tout juste sous la barre de la majorité absolue, ce qui, selon la constitution afghane, rendait nécessaire un deuxième tour électoral entre les deux meneurs.

Les Etats-Unis et leurs alliés ont aussitôt lancé une frénétique campagne pour forcer Karzaï à accepter un recomptage et se soumettre à un second tour avec Abdoullah. Le sénateur John Kerry, président du Comité des affaires étrangères du Sénat, a passé trois jours à harceler Karzaï pour qu’il accepte un deuxième tour électoral. Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, était lui aussi présent à Kaboul.

Le premier ministre britannique Gordon Brown, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, l’envoyé spécial américain en Afghanistan et au Pakistan Richard Holbrooke ainsi que le secrétaire de l’ONU Ban Ki-moon ont tous contacté Karzaï pat téléphone, lui disant que le second tour était essentiel à la « légitimité » de l’élection et à son régime même.

Maintenant, à peine deux semaines plus tard, Washington et ses alliés insistent que l’annulation du deuxième tour est sans conséquence et que la sélection de Karzaï par son propre comité électoral trié sur le volet est tout à fait légitime.

Le président Barack Obama a appelé Karzaï pour le féliciter. Reconnaissant que l’élection avait été « compliquée », Obama a affirmé avoir dit à Karzaï qu’il « était temps d’entamer un nouveau chapitre ».

« Cela n’affecte pas, selon nous, la légitimité du processus », a déclaré un haut représentant de l’administration au Washington Post lundi. « Cela nous donne la chance de passer à une nouvelle étape en Afghanistan. »

On prépare le « nouveau chapitre » ou la « nouvelle étape » en Afghanistan à travers une importante escalade militaire où des dizaines de milliers de soldats américains supplémentaires seront déployés dans le but d’étouffer la résistance armée qui a crû jusqu’à occuper 80 pour cent du pays et qui lutte contre l’occupation menée par les Etats-Unis.

La seule utilité de l’élection était de donner une « légitimité » à cette escalade de la guerre de type coloniale de Washington.

Le caractère illégitime du vote, du point de vue du peuple afghan, était à prévoir. L’élection fut tenue dans des conditions d’occupation militaire par 100.000 troupes américaines et autres pour choisir un chef du gouvernement qui est totalement dépendant de l’appui de Washington pour sa survie. Il était interdit à tous les candidats qui s’opposaient à l’occupation de prendre part à l’élection.

La date pour le vote, le 20 août, fut imposée sur le régime de Karzaï en violation de la constitution afghane dans le but de donner du temps aux 21.000 troupes appelées en renfort par Obama en mars dernier pour qu’elles commencent à arriver. Il est venu trois mois après que le mandat de Karzaï ait expiré, remettant en question la légalité officielle du président à agir en tant que tel.

Pour ce qui est du vote lui-même, la signification des bulletins de vote frauduleux ne soutient pas la comparaison avec l’abstention de masse des électeurs afghans, 70 pour cent d’entre eux ne sont pas allés aux urnes.

L’administration américaine était très au courant qu’un deuxième tour attirerait encore moins d’électeurs, le tournant en une confirmation de l’illégitimité de tout le processus.

Le deuxième tour aurait requis le redéploiement des troupes d’occupations pour fournir la sécurité à un bassin plus petit d’électeurs, entraînant sans doute une autre hausse de morts et de blessés américains. Il y a toutes les raisons de croire que les Etats-Unis et leurs alliés n’ont jamais tenté de faire en sorte qu’un deuxième tour se tienne.

Plutôt, forcer Karzaï à accepter un deuxième tour servait de moyens pour enlever de l’importance au président fantoche et à le forcer à effectuer des négociations sur le partage du pouvoir avec Abdoullah. L’objectif était et demeure pour Washington d’assumer un contrôle encore plus direct du régime afghan pour paver la voie à une campagne de contre-insurrection intensifiée.

Ces négociations ont continué jusqu’à samedi soir, les représentants d’Abdoullah demandant une part des avantages de l’Etat dans la forme de ministères et de postes. Karzaï a cependant reculé, insistant qu’il irait de l’avant avec le deuxième tour.

Les manœuvres de partage du pouvoir étant à un point mort, il semble que les responsables américains sont intervenus, tentant de faire en sorte qu’Abdoullah se retire de la course et que le deuxième tour, lui-même, soit annulé.

Maintenant, les responsables américains insistent que Karzaï doit gagner de la « légitimité » en réformant son régime et en luttant contre la corruption. Obama a dit qu’il avait mis l’accent avec Karzaï que la preuve de son engagement envers de tels efforts « ne sera pas en mot, mais en action ».

La personnification de la corruption qui traverse le régime est le frère du président, Ahmed Wali Karzaï, le chef du gouvernement provincial à Kandahar, qui a été accusé de jouer un rôle central dans le commerce de la drogue qui est en pleine expansion au pays. Comme le New York Times l’a révélé la semaine dernière, il est aussi un atout clé des services de renseignements centraux américains (CIA), qui l’a placé sur sa liste de paie. Ses services à l’agence incluent l’organisation d’une « force de frappe » locale utilisée pour assassiner des terroristes soupçonnés et l’approvisionnement d’établissements dans la province pour les agents de la CIA.

L’occupation américaine a été la force qui a le plus corrompu l’Afghanistan. Depuis le début, l’occupation a reposé sur des gens comme Karzaï, renforçant le pouvoir des seigneurs de guerre corrompus impliqués dans le massacre qui a pris place dans le pays dans les années 1990.

Le trafic des narcotiques a augmenté de façon très importante depuis que les Etats-Unis ont envahi le pays en 2001. Le ministre afghan responsable de la lutte contre le trafic de la drogue, le général Khodaidad Khodaidad a indiqué récemment que le gros du trafic passait par deux provinces sous contrôle des Etats-Unis et de l’OTAN.

Le New York Times a rapporté dans son édition du lundi 2 novembre que des hauts responsables de l’administration avaient été « dégoûtés » par la fraude électorale en Afghanistan. « Comment peut-on considérer envoyer des dizaines de milliers de soldats américains en renfort, ont-ils demandé dans des rencontres à la Maison-Blanche, dans le but de soutenir le gouvernement afghan considéré comme illégitime par une bonne part de la population ? »

C’est évidemment une question que se posent les travailleurs américains qui devront assumer le coût de cette escalade.

En réalité, toutefois, le régime Karzaï est une création de la politique américaine en Afghanistan. Karzaï lui-même a été choisi avec soin par Washington et a été nommé président seulement grâce à l’invasion américaine en 2001. Il a gagné la première élection de 2004, organisée par les Américains, qui a aussi été l’objet d’une fraude électorale de grande ampleur.

Des dizaines de milliers de soldats supplémentaires seront envoyés en Afghanistan, non pour soutenir le gouvernement marionnette de Kaboul ou pour faire la chasse à al-Qaïda. Le but de l’occupation est la défense des intérêts géostratégiques de l’impérialisme américain.

Le porte-parole pour la Maison-Blanche Robert Gibbs a dit lundi que la décision d’augmenter le nombre de soldats déployés en Afghanistan sera annoncée au cours « des prochaines semaines », ajoutant qu’il ne pouvait pas garantir que cela se fera avant le 11 novembre, date à laquelle Obama amorce une tournée de l’Asie de neuf jours.

Anthony Cordesman, spécialiste de la stratégie militaire du Center for Strategic and International Studies (CSIS) et conseiller du général Stanley McChrystal, le commandant américain en Afghanistan, a écrit sur le site web de CSIS qu’il fallait qu’Obama explique franchement au peuple américain qu’il y a escalade de la guerre en Afghanistan.

Obama, a-t-il écrit, doit expliquer que « dans le meilleur des cas, il est peu probable que l’insurrection et la menace terroriste pourront être entièrement défaites en Afghanistan et au Pakistan au cours de la prochaine décennie ».

Cordesman continue : « Il doit préparer les Etats-Unis et le monde à accepter le fait que le niveau présent des pertes des Etats-Unis, de ses alliés, de l’Afghanistan et du Pakistan va presque certainement doubler, et probablement plus que tripler, avant qu’une situation ressemblant à une victoire émerge. »

Il a ajouté qu’Obama « doit arrêter de prendre la voie de la facilité qui consiste à se concentrer sur le terrorisme international » et dire au peuple américain comment les guerres que mènent les troupes américaines « viennent toucher aux défis plus larges de l’instabilité régionale à l’Ouest, au Nord et à l’Est ».

En d’autres mots, la guerre en Afghanistan et son intensification ne vise pas l’éradication d’al-Qaïda. Plutôt, cette guerre vise à projeter la puissance militaire américaine dans la région stratégique et riche en ressources énergétiques de l’Asie centrale pour y contrecarrer l’influence de l’Iran, de la Russie et de la Chine.

Obama, a aussi écrit Cordesman, doit donner l’avertissement que « toute forme de victoire en Afghanistan et au Pakistan sera une partie d’une lutte plus large et plus longue » qui « continuera pour une durée indéterminée ».

Que signifie ces conseils du stratégiste et expert militaire ? Une année après l’élection d’Obama en tant que candidat du « changement », prenant le pouvoir en large mesure à cause du sentiment anti-guerre existant dans de larges couches de la population américaine, il se prépare une escalade importante du nombre de morts en Afghanistan et au Pakistan en tant que partie d’une guerre sans fin et gagnant continument en ampleur.

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Sujet / Message Re: Guerre en afghanistan

Message par Sphinx le Dim 15 Nov - 21:24

Les dégâts psychologiques de la guerre en Afghanistan sur les GI

WASHINGTON - L'armée de terre américaine a publié vendredi les résultats de son étude sur les dégâts psychologiques provoqués sur ses soldats engagés dans la guerre en Afghanistan, où un combattant sur cinq de rang subalterne souffre de problèmes mentaux.


Ces conclusions, rendues publiques alors que le président Barack Obama s'apprête à prendre une décision sur l'envoi de 10.000 à 40.000 soldats en renfort, illustrent les pressions de ce conflit et de la guerre en Irak, caractérisés par des combats intenses et des affectations multiples, sur le mental des GI's présents au front.
La hausse du taux de suicide et la tuerie de la semaine sur la base de Fort Hood (Texas), où un médecin-psychiatre d'origine palestinienne sur le point d'être muté en Irak a tué 13 de ses compagnons d'armes, soulèvent de nouvelles questions sur les effets du stress au combat et de l'état du système de santé mentale de l'armée.

Selon la dernière étude de l'armée sur la santé mentale des soldats, ces derniers font état d'une baisse du moral des troupes en Afghanistan alors qu'augmente la fréquence des combats. Cela reviendrait à dire que les pertes record subies au combat ont des conséquences psychologiques importantes sur les unités combattantes.

Environ 21,4% des soldats de sexe masculin de rang subalterne, le groupe généralement le plus engagé dans les combats, souffrent de problèmes mentaux tels que le définit le service de santé de l'armée comme l'anxiété, la dépression ou un stress aigu. En 2005, cette proportion était de 10,4% et de 23,4% en 2007.

Les militaires qui effectuent trois rotations ou plus en Afghanistan rencontrent proportionnellement plus de problèmes mentaux et de difficultés dans leur couple que leurs camarades n'ayant servi qu'une fois dans ce pays.

En revanche, la santé mentale des militaires américains servant en Irak semble s'améliorer, tout comme la sécurité dans ce pays que l'armée américaine s'apprête à évacuer progressivement.

En Irak, la proportion de soldats atteints de problèmes psychologiques est désormais la plus faible depuis 2004.

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Sujet / Message Re: Guerre en afghanistan

Message par Sphinx le Ven 27 Nov - 22:36

Le chef de l'armée allemande démissionne

Il a été contraint au départ après une bavure sanglante en Afghanistan.

Le ministre allemand de la Défense, Karl-Theodor zu Guttenberg, a annoncé, jeudi devant le Bundestag, la démission du chef d'état-major allemand et du secrétaire d'État à la Défense. Guttenberg a dit avoir pris cette décision après les révélations du quotidien Bild faisant état de dissimulation de preuves dans l'enquête sur la frappe meurtrière en Afghanistan, commandée par l'état-major allemand de Kunduz et qui avait fait 142 morts, dont une quarantaine de civils.


Wolfgang Schneiderhan, chef d'état-major de l'armée allemande. Crédits photo : AFP

Je vais défaire à sa demande le chef d'état-major (Wolfgang Schneiderhan) de ses fonctions, et le secrétaire d'État à la Défense, Peter Wichert, prend aussi ses responsabilités», a annoncé Guttenberg devant les députés allemands. Le Bundestag examinait, jeudi, une prolongation d'un an du très impopulaire déploiement de la Bundeswehr en Afghanistan dans le cadre de la mission de l'Otan.

Dissimulation de preuves

Selon Bild, qui cite un rapport interne secret de la Bundeswehr et qui a diffusé sur son site Internet une vidéo des frappes, le ministère de la Défense du précédent gouvernement allemand a caché des informations à l'opinion publique et au parquet fédéral, qui enquête sur ce bombardement.

Le 4 septembre, les forces de l'Otan en Afghanistan avaient bombardé, à la demande du colonel allemand Georg Klein, deux camions-citernes préalablement volés par les talibans près de Kunduz, dans le nord du pays. L'officier allemand avait expliqué craindre que les insurgés n'utilisent les véhicules en tant que bombes roulantes. Les documents diffusés par Bild contredisent la thèse officielle selon laquelle l'état-major allemand n'avait pas eu connaissance de victimes civiles dans les premiers jours après la frappe.

Dès le 4 septembre au soir, le commandement régional allemand de Mazar-e-Charif aurait transmis au commandement de la mission à Potsdam un rapport faisant état de victimes civiles. Selon ce document «six patients âgés entre 10 et 20 ans» étaient traités à l'hôpital de Kunduz, à la suite des bombardements et les corps de deux «garçons âgés de 14 ans» tués dans ces explosions reposaient à la morgue de l'hôpital.

Le rapport indique aussi que les talibans ont fait irruption dans une mosquée, pour réquisitionner de force au moins 14 civils afin de les aider à désensabler les deux camions-citernes embourbés dans le lit d'une rivière.

Le rapport contredit aussi le précédent ministre de la Défense, Franz-Josef Jung, qui affirmait que les hommes autour des camions étaient clairement identifiables comme des talibans avant les frappes. Le colonel Klein explique dans le document qu'«au vu des images il est impossible de confirmer les dires de notre informateur». Contrairement à ce qu'affirmait le ministère de la Défense, le dit informateur n'avait pas eu de contact visuel direct avec la scène. Il s'était contenté de rapporter des témoignages recueillis par téléphone. La vidéo du survol des avions américains montre des petits points grouillant autour du camion, impossibles à identifier.

L'opposition allemande réclame une enquête parlementaire sur l'affaire et la démission de Jung, ministre du Travail dans le gouvernement actuel.

Source:Lefigaro

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Sujet / Message Re: Guerre en afghanistan

Message par Sphinx le Lun 7 Déc - 2:02

Un représentant du gouvernement US démissionne de la guerre

Ancien capitaine des Marines avec une expérience du combat en Irak, Hoh a également servi en uniforme au Pentagone et en tant que civil en Irak et au Département d'Etat. Depuis juillet dernier, il était le plus haut responsable civil US dans la province de Zabol, un foyer taliban.

Mais le mois dernier, dans un mouvement qui a fait des vagues jusqu'à la Maison Blanche, Hoh, âgé de 36 ans, est devenu le premier fonctionnaire US à donner sa démission, en signe de protestation contre la guerre afghane dont il a fini par croire qu'elle ne servait qu'à alimenter l'insurrection.

« J'ai cessé de comprendre et d'avoir confiance dans les objectifs stratégiques de la présence des USA en Afghanistan, », a-t-il écrit le 10 septembre 2009, dans une lettre de 4 pages [voir ci-dessous] adressée au chef du personnel du Département d'Etat. « J'ai des doutes et des réserves sur notre stratégie actuelle et sur la stratégie future planifiée, mais ma démission est fondée non pas sur le comment nous poursuivons cette guerre, mais sur son pourquoi et ses fins. »

La réaction à la lettre de Hoh a été immédiate. Des responsables US de haut rang, inquiets de perdre un officier exceptionnel qui risquait de devenir un détracteur écouté, lui ont demandé instamment de rester en poste.
L'ambassadeur US, Karl W. Eikenberry l'a emmené à Kaboul et lui a offer un poste parmi les cadres supérieurs de son personnel à l'ambassade. Hoh a refusé. Il a alors été ramené aux USA pour une rencontre entre quat'z'yeux avec Richard C. Holbrooke, le responsable spécial du gouvernement pour l'Afghanistan et le Pakistan.

« Nous avons pris cette lettre très au sérieux car c'était un bon officier, » a indiqué Holbrooke dans un entretien. « Nous avons tous pensé que vu le sérieux de sa lettre, vu l'engagement qu'il y a mis, et vu ses bons antécédents, nous devions lui prêter beaucoup d'attention. »

Bien qu'il ne partage pas la vision de Hoh sur le fait que la guerre « ne vaille pas le combat », Holbrooke a déclaré « Je suis d'accord avec la plupart de ses analyses. » Il a demandé à Hoh de rejoindre son équipe à Washington, en lui disant que « s'il souhaitait vraiment influencer la politique et aider à réduire le coût en vies humaines et en argent de la guerre,», pourquoi ne pas être « à l'intérieur du bâtiment, plutôt qu'à l'extérieur, où vous aurez sûrement pas mal d’attention [médiatique] mais où vous n'aurez pas le même impact politique ? »

Hoh a d’abord accepté l'argument et le poste, mais a changé d'avis une semaine plus tard. « Je reconnais les implications pour ma carrière, mais ça n'était pas la solution, » a-t-il déclaré dans un entretien vendredi [23 octobre], deux jours après que sa démission était devenue définitive.

« Je ne suis pas un baba-cool, un hippie fumeur de shit qui veut que tout le monde s'aime, » a indiqué Hoh. Bien qu'il ait déclaré que la période passée à Zabol était le « deuxième meilleur emploi de sa vie », son expérience dominante a été chez les Marines où beaucoup de ses meilleurs amis servent encore.

« Il y a plein de mecs qu'il est nécessaire de tuer, » a t'-il déclaré en parlant d'Al Qaïda et des Talibans. « Je n'étais jamais aussi heureux que quand notre équipe en Irak dégommait un groupe de ces types. »

Mais de nombreux Afghans, écrit-il dans sa lettre de démission, combattent les USA surtout parce que leurs troupes sont là – une présence militaire en augmentation dans les villages et les vallées où les étrangers, y compris les autres Afghans, ne sont pas les bienvenus et où le gouvernement national soutenu par les USA est corrompu est rejeté. Tandis que les Talibans sont une présence malfaisante, et qu'il est nécessaire de combattre Al Qaïda, basée au Pakistan, a t-il indiqué, les USA demandent à leurs troupes de mourir en Afghanistan pour ce qui est essentiellement une guerre civile lointaine.

Alors que la Maison Blanche se demande si elle doit déployer plus de soldats, Hoh a indiqué qu'il avait décidé de se prononcer publiquement parce que « je veux que les gens en Iowa, les gens dans l'Arkansas, les gens en Arizona, interpellent leurs députés et leur disent : « Ecoutez, je ne crois pas que ce soit la bonne chose à faire. »

"Je sais dans quoi je m'embarque... Je me rends compte de ce que les gens vont penser de moi, » a-t-il indiqué. « Je n'aurais jamais pensé que je ferai ce genre de chose. »

« Un courage rare »

Le parcours de Hoh – de Marine à expert en reconstruction et diplomate à protestataire contre la guerre – ne fut pas des plus faciles. Tout au long des semaines qu'il a passé à réfléchir et ébaucher sa lettre de démission, il a indiqué qu' « il avait eu, par moments, physiquement la nausée. »

Sa première ambition dans la vie était de devenir pompier, comme son père. Au lieu de cela, après sa remise de diplôme de l'Université de Tufts et un travail de bureau dans une maison d'édition, il s'engage dans les Marines en 1998. Après cinq années au Japon et au Pentagone, –à une période, au début de la guerre d'Irak, où il devint clair pour beaucoup de militaires que le conflit était tout sauf fini– il quitte les Marines pour rejoindre le secteur privé, et est recruté comme contractuel du ministère de la Défense en Irak. Ingénieur de combat [équivalent US de sapeur, membre du génie militaire, NdE], il est envoyé à Tikrit, dans la ville natale de Saddam Hussein, pour y gérer les efforts de reconstruction.

"A cette période,", raconte Hoh, "j'employais près de 5000 Irakiens", distribuant des millions de dollars en espèce pour construire des routes et des mosquées. Son programme fut plus tard parmi les rares à recevoir les félicitations pour son succès par l'inspecteur général spécial US pour la reconstruction de l'Irak.

En 2005, Hoh accepte un emploi chez BearingPoint, un des principaux sous-traitants en management et en technologie du Département d'Etat et est envoyé au bureau pour l'Irak à Foggy Bottom. Quand l'effort US en Irak commence à se tourner vers le sud au début 2006, il est rappelé en service actif en tant que réserviste. Il assume alors le commandement d'une compagnie dans la province d'Anbar, où les Marines meurent par douzaines.

Hoh rentre aux USA au printemps 2007 avec des distinctions pour ce qu'un évaluateur des Marines appelle "un courage rare", une recommandation pour de l'avancement et avec ce qu'il reconnaîtra plus tard comme le syndrome de stress post-traumatique. De toutes les morts dont il a été le témoin, celle qui a le plus pesé sur lui s'est produite lors d'un accident d'hélicoptère à Anbar, en décembre 2006. Lui et un ami, le Commandant Joseph T. McCloud, se trouvaient à bord, quand l'appareil tomba dans les eaux agitées sous le barrage d'Haditha. Hoh nagea jusqu'à la rive, y posa ses 40 Kg de matériels et plongea à nouveau pour essayer de sauver McCloud et trois autres qu'il pouvait entendre appeler à l'aide.

C'était un bon nageur, raconte-t-il, mais le temps de les atteindre et "ils avaient coulé".

"Vous ne pouvez pas dormir"

Ce n'est que trois mois mois après être rentré chez lui, dans un appartement à Arlington, que tout lui est revenu de plein fouet. "Toutes les choses que vous entendez sur comment tout ça vous submerge, c'est vrai, ça se passe vraiment comme ça… Vous avez des rêves, vous ne pouvez pas dormir. Vous vous dîtes : "Pourquoi est-ce que j'ai échoué ? Pourquoi est-ce que je n'ai pas sauvé cet homme ? Pourquoi ses enfants doivent-ils grandir sans père ?"

Comme beaucoup de Marines dans les mêmes situations, il n'a pas cherché de l'aide. "La seule chose que j'ai faite," dit Hoh, "a été de picoler à mort."

Ce qui a finalement réussi à le ramener à la réalité, raconte-t-il, fut une émission de télévision, Rescue Me ["Sauvez-moi"] sur la chaîne câblée FX, traitant d'un pompier de New York qui s'est enfoncé dans la "culpabilité du survivant" et dans l'alcoolisme après avoir perdu son meilleur ami après l’ attentat du World Trade Center.

Il commença alors à parler à des amis et à faire des recherches sur le sujet, sur Internet. Il rendit visite à la famille de McCloud et "présenta ses excuses à sa femme… pour n'avoir pas fait assez pour le sauver," même si son côté rationnel savait qu'il avait fait tout son possible.

Hoh représenta l'armée aux funérailles d'un Marine de sa compagnie qui s'était suicidé après son retour d'Irak. "Mon Dieu, j'avais si peur qu'ils soient en colère," dit-il, parlant de la famille de cet homme. "Mais non, ils ne l'étaient pas. Tout ce qu'ils ont fait a été de me dire combien ils aimaient le corps des Marines américains."

"C'est quelque chose que je porterai toute ma vie", dit-il de son expérience en Irak. "Mais c'est aussi quelque chose que j'ai réglé, j'ai fait la paix avec tout ça."

A la fin de l'année dernière, un ami a dit à Hoh que le Département d'Etat offrait des contrats renouvelables d'un an pour des responsables en poste en Afghanistan. C'était une opportunité, pensa-t-il, d'utiliser les compétences en développement acquises à Tikrit, sous une nouvelle administration qui promettait une nouvelle stratégie.

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Sujet / Message Re: Guerre en afghanistan

Message par Sphinx le Lun 7 Déc - 2:05

"Chacun dans sa vallée"

Sur les photographies que Hoh a ramenées d'Afghanistan, il apparaît comme un grand jeune homme habillé en civil, avec une barbe taillée avec soin et un gilet de protection immaculé. On le voit avec Eikenberry, l'ambassadeur, lors de visites dans les province de Kunar au Nord et Zabol, au sud. Il se promène avec le gouverneur de Zabol, Mohammed Ashraf Naseri, il s'entretient avec des officiers de l'armée US et est assis à des tables de réunion, chargées de nourriture, avec des dirigeants de tribus afghanes. Sur une photographie prise sur une partie désolée du désert à la frontière pakistanaise, il pose à côté d'un panneau peint à la main en pachtou, indiquant la frontière.

Cette photographie de la frontière fut prise au début de l'été, à son arrivée à Zabol après qu'il eut passé deux mois à travailler en civil au quartier général de la brigade militaire à Jalalabad, à l'est de l'Afghanistan. C'est à Jalalabad que ses doutes ont commencé à prendre forme.

Hoh s’était vu confier la tache de chercher la réponse à une question posée par l’Amiral Mike Mullen, Président de l’Etat-Major interarmées, lors d'une visite au mois d'avril. Mullen voulait savoir pourquoi l'armée US avait opéré pendant des années dans la Vallée de Korengal, un endroit isolé près de la frontière orientale de l'Afghanistan avec le Pakistan où de nombreux Usaméricains ont été tués. Hoh conclut qu'il n'y avait aucune raison valable à ces opérations. Les gens de Korengal ne voulaient pas de leur présence ; l'insurrection semblait n’avoir gagné en force qu’ après l'arrivée des Usaméricains et le combat entre les deux forces s'était achevé dans une impasse sanglante.

Korengal et d’autres autres régions, dit-il, lui ont appris "combien l'insurrection était localisée. Je ne comprenais pas qu'un groupe dans telle vallée n'ait aucun lien avec un groupe d'insurgés à deux kilomètres plus loin. "Des centaines, voire des milliers de groupes dans tout l'Afghanistan, a-t-il fini par conclure,, ont peu de liens idéologiques avec les Talibans mais utilisent leur argent pour combattre les intrus étrangers et maintenir leurs propres bases de pouvoir locales.

"C'était vraiment un choc pour moi", dit-il. "Je pensais qu’ils étaient plus nationalistes que ça. Mais c’est très localiste. J’appellerais ça du valléisme [valley-ism]".

"Un assaut… continu"

Zabol fait partie "des cinq ou six provinces qui sont toujours les plus difficiles et les plus négligées," a indiqué un fonctionnaire du Département d'Etat. Kandahar, la patrie des Talibans, est au sud-ouest et le Pakistan au sud. L'autoroute 1, la liaison principale entre Kandahar et Kaboul et la seule route pavée à Zabol, coupe la province en deux. Cette année, a déclaré ce même fonctionnaire, la sécurité est devenue de plus en plus difficile à assurer.

Au moment où Hoh a rejoint l'équipe de reconstruction de la province (la PRT), dirigée par l'armée US à Qalat, le chef-lieu de Zabold, it-il : "J'avais déjà beaucoup de frustrations. Mais je savais à ce moment-là que la nouvelle administration allait … faire les choses différemment. Alors je me suis dit que j'allais leur donner une autre chance." Il se mit alors à lire tous les documents qu'il put trouver, sur l'histoire ancienne afghane, jusqu'à l'occupation soviétique dans les années 1980, en passant par la domination des Talibans dans les années 1990 et les huit années de l'engagement militaire US.

Frank Ruggiero, le dirigeant régional de la PRT régionale basée à Kandahar, dans le sud, considérait Hoh comme "très compétent" et le nomma au plus haut niveau parmi trois représentants civils US de la province. "J'ai toujours pensé beaucoup de bien de Matt", dit-il lors d'un entretien téléphonique.

Conformément à la politique de l’administration [US] de décentraliser le pouvoir en Afghanistan, Hoh a travaillé à augmenter les capacités politiques et l'influence de Naseri, le gouverneur de la province et d'autres responsables locaux. « D'un point de vue matériel, je ne pense pas que nous ayons réalisé grand chose, » dit-il rétrospectivement, mais « je pense avoir bien représenté notre gouvernement. »

Hoh a rapporté que Naseri lui avait dit qu'au moins 190 groupes locaux d’insurgés combattaient dans cette province largement rurale. « C'était probablement exagéré», dit Hoh, , « mais la vérité est que la majorité sont des résidents locaux qui sont « loyaux à leurs familles, leurs villages et leurs vallées et à leurs soutiens financiers. »

Les doutes de Hoh ont augmenté avec l'élection présidentielle du 20 août en Afghanistan, qui a été marquée par un faible taux de participation et une fraude généralisée. Il conclut sa lettre de démission en écrivant que la guerre « oppose violemment et férocement les Afghans laïques, urbains, éduqués et modernes à des ruraux religieux, illettrés et traditionalistes. C'est ce dernier groupe qui garnit les rangs de l'insurrection pachtoune. »

Avec « une multitude apparemment infinie de groupes locaux », écrit-il, l'insurrection « est alimentée par ce qui est perçu par le peuple pachtoune comme une agression continuelle, durant depuis plusieurs siècles contre la culture, les traditions et la religion des régions pachtounes, menée par des ennemis venant de l'intérieur et de l'extérieur du pays. La présence des USA et de l'OTAN et les opérations menées dans les vallées et les villages pachtounes, tout comme le fait que l'armée afghane et les unités de police sont dirigées et composées de soldats et de policiers non pachtounes, représentent une force d'occupation contre laquelle l'insurrection est justifiée. »

Les familles usaméricaines, écrit-il à la fin de sa lettre, « ont besoin qu’on leur assure à nouveau que leurs morts se sont sacrifiés à une cause digne de leur vie perdue, de l'amour disparu et des rêves non réalisés. Pour ma part, j’ai perdu tout espoir que de telles assurances puissent encore être données».

« A eux de résoudre leur problème »

Ruggiero a déclaré qu'il avait été déconcerté par la démission de Hoh mais il n'a fait aucun effort pour l'en dissuader. « C'est la décision de Matt et je l'honore et la respecte », dit-il. « Je n'étais pas d'accord avec son appréciation mais c'était sa décision. »

Eikenberry a exprimé un respect similaire mais a refusé, par la voix d’un assistant, de discuter « de problèmes personnels individuels . »

Francis J. Ricciardone Jr., l'adjoint d’Eikenberry, a déclaré qu'il avait rencontré Hoh à Kaboul mais qu'il lui avait parlé « confidentiellement. Je le respecte en tant qu'homme réfléchi qui a rendu un service désintéressé à notre pays, et je pense que la plupart des collègues de Matt partageront cette estimation favorable de lui, quelles que soient nos différences de perspectives politiques ou programmatiques. »

Cette semaine, Hoh doit rencontrer Antony Blinken, le conseiller à la Sécurité nationale du vice-Président Biden, à sa demande.

Si les USA devaient rester en Afghanistan, a indiqué Hoh, il conseille d'opérer une réduction des forces de combat.

Il suggère également de fournir plus de soutien au Pakistan, d'améliorer la communication US et ses compétences en propagande pour égaler celles d'Al Qaïda, et d'effectuer plus de pression sur le Président afghan, Hamid Karzai pour assainir la corruption du gouvernement ; toutes ces options étant discutées dans des délibérations à la Maison Blanche.

« Nous voulons avoir une certaine gouvernance là-bas et nous avons des obligations pour éviter un bain de sang, » dit Hoh. « Mais il faut tracer une limite quelque part et dire que c'est à eux de résoudre leur problème. »

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Sujet / Message Re: Guerre en afghanistan

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