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Sujet / Message Sous faux pavillon

le Lun 4 Mai - 22:38
Qui est Louai Sakra ? ou Comment un agent triple a organisé en 2003 en Turquie des attentats terroristes imputés à Al Qaïda

Le fondamentalisme islamique est certes une réalité, mais son potentiel terroriste est avant tout une invention des services secrets usaméricains et britanniques, destinée à impliquer l’Europe de plus en plus profondément dans la guerre qu’ils mènent à l’échelon mondial.
La menace que représente Al Qaïda sert à justifier de attaques de plus en plus marquées contre les droits démocratiques. Un État entièrement sous surveillance, comme celui que décrit George Orwell dans « 1984 » n’est plus un cauchemar de science-fiction, mais un programme de gouvernement - au moins en Grande-Bretagne et en Allemagne.
AUTEUR: Jürgen ELSÄSSER
Traduit par Michèle Mialane, révisé par Fausto Giudice


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Beyoglu est peut-être le quartier le plus européen d’Istanbul ; sur la promenade Istiklal Caddesi (Rue de l’Indépendance), les femmes en talons hauts et jupes courtes flânent dans les boutiques de luxe et les passages commerçants, nulle part de foulard, sans parler de voile. Des agences bancaires internationales et de compagnies aériennes, des hôtels select, des agences et des galeries d’art moderne donnent le ton : ici on est cosmopolite. Le quartier offre nombre d’attractions touristiques, dont la place Taksim avec l’opéra, la Tour Galata avec son panorama époustouflant, le palais Dolmabahce de l’époque du sultanat. À l’époque de l’Empire ottoman les minorités non-musulmanes et les résidents étrangers habitaient déjà ce quartier, et ce n’est guère étonnant qu’aujourd’hui encore presque toutes les représentations diplomatiques occidentales y soient concentrées.


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Le jardin du consulat britannique après l'attentat

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La banque HSBC après l'attentat

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"Quelle est la différence fondamentale entre une femme et un terroriste ? Avec le terroriste on peut négocier"
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Sujet / Message Re: Sous faux pavillon

le Lun 4 Mai - 22:45
Suite.../...
Les bombes d’Aladin
C’est non loin de là que les auteurs de l’attentat du 20 novembre ont frappé : une camionnette a pénétré à 11 heures (heure locale) dans le bâtiment du consulat
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britannique, puis une très forte détonation a retenti. Une partie de l’énorme bâtiment n’était plus que décombres. Les murs extérieurs se sont renversés sur la route et des masses de décombres ont endommagé les autos. Même le portail d’entrée, lourd de plusieurs tonnes, n’a pas résisté à l’explosion. Dans les rues environnantes les vitres ont volé en éclats. « J’ai cru que c’était un tremblement de terre, tout le bâtiment vacillait », raconte un membre du personnel turc qui se trouvait alors à l’office(1). Cet attentat a fait au moins 27 morts, dont le consul général britannique, Roger Short.

L’agence centrale de la banque britannique HSBC en Turquie, un bâtiment de 20 étages situé sur une artère principale à plusieurs voies, était au même moment victime d’un autre attentat. Un spectacle terrifiant: « Devant le bâtiment gisaient trois personnes, une autre devant l’entrée latérale, une cinquième sur le trottoir, tous méconnaissables, le visage noirci », raconte un passant au Stern. « Des bras et des mains arrachés parsemaient le sol » (2). Cinq jours plus tôt une auto transportant une bombe avait déjà explosé devant Neve Shalom, la plus grande synagogue d’Istanbul, et une autre devant celle de Beth Israel, dans le quartier de Bebiktab. Le 15 novembre était jour de sabbat, les édifices religieux étaient emplis de fidèles. 24 personnes ont été déchiquetées, en majorité des musulmans qui se trouvaient dans les mosquées voisines ou au travail dans les commerces des alentours. Ce furent les premiers attentats imputés à Al Qaïda en Turquie. Par la suite la justice devait inculper 173 islamistes. Le premier procès se solda par 7 condamnations à la perpétuité. Le plus connu des condamnés était un certain Louai Sakra.


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La synagogue Neve Shalom après l’attentat
L’itinéraire d’un Frère musulman
Sakra a été arrêté fin juillet 2005 à Diyarbakir, dans l’Est de la Turquie. Plus tard les enquêteurs l’ont accusé d’avoir pris part à la planification des attentats de 2003. Des poseurs de bombes avaient déclaré lors des interrogatoires qu’un Syrien du nom d’«Aladin »avait financé les attentats. L’identification dudit Syrien n’a pas été trop difficile : Sakra est Syrien et l’un de ses noms de code était «Dr Alaa » ou encore « Ala al Din »(3) Il est censé avoir « proposé » les attentats et les avoir financés avec « 160 000 dollars provenant du trésor de guerre d’Al Qaida ». On avait réussi à arrêter Sakra après un incendie survenu dans son appartement de vacances à Antalya, où il aurait manipulé des explosifs. « J’avais préparé une bombe d’une tonne et j’avais aussi attaqué des navires israéliens », aurait écrit Sakra selon certains journaux turcs, lorsque les policiers l’emmenèrent. À l’automne 2007, alors qu’il était au quartier de haute sécurité de la prison de Kandira, 100 km à l’Est d’Istanbul, il accorda au journal londonien le Times plusieurs interviews où il esquissait sa biographie. Selon la rédaction, « il a dévoilé son rôle prétendu dans quelques-uns des principaux complots et peut-être répondu à quelques-unes des questions non résolues qui s’y rattachent. » (6)

Selon cette source, Sakra a grandi en Syrie. Il a été politisé dès sa prime jeunesse : en 1982, - il avait alors neuf ans- Hafez el Assad réprima un soulèvement de la confrérie fondamentaliste des Frères musulmans. Lors du nettoyage de la ville de Hama les forces de sécurité massacrèrent des dizaines de milliers de croyants. « Comme tous les autres jeunes garçons musulmans j’ai été profondément marqué par cet événement » se souvient Sakra.(7) L’éclatement de la guerre civile en Bosnie, en 1992, galvanisa Sakra – il voulait absolument aider ses frères dans la foi. Il commença par ouvrir en Turquie un bureau de recrutement pour moudjahiddines, qui organisait aussi l’aide médicale. Puis il s’entraîna au combat avec des volontaires dans les montagnes de Sylva, aux environs d’Istanbul. De là, les combattants partaient pour les Balkans, et aussi en Tchétchénie. Ce faisant il entra aussi en contact avec Abou Zoubaïdah, un proche de Ben Laden. Il aurait préparé avec lui un attentat en Jordanie à l’occasion du changement de millénaire ; mais cet attentat a été déjoué. Après l’invasion de l’Irak par les troupes US, Sakra dit avoir combattu les occupants, aux côtés du terroriste de choc Moussaq Al Zarqaoui. Au vu de ce catalogue, rien d’étonnant à ce que les publications US placent le Syrien au 5e rang dans la hiérarchie d’Al Qaida . Son avocat, Osman Karahan, propose un rang encore plus élevé : Sakra serait le « Numéro 1 » du réseau d’Al Qaida, du moins pour l’Europe, l’Iran et la Syrie[8]. C’est peut-être un peu exagéré. En Turquie des sources policières considèreraient plutôt Sakra comme un cas psychiatrique, ou peut-être un égotiste qui surestime son rôle. » (9)
Sakra et le 11 septembre
Mais on ne devrait pas prendre trop vite le Syrien pour un mégalomane. Car il se trouve qu’un point central de son histoire est confirmé précisément par ceux d’en face : son rôle dans la préparation des attentats du 11 septembre. « J’étais de ceux qui connaissaient les auteurs du 11 septembre et à l’avance le lieu et l’heure des attentats. J’ai aussi participé à la préparation des attaques contre le World Trade Center et le Pentagone. J ‘ai fourni de l’argent et des passeports.» (10) Selon les indications de Sakra, 6 hommes sont arrivés en 1999 dans son camp d’entraînement des montagnes de Yalova ; quatre d’entre eux voulaient aller combattre en Tchétchénie. Mais la frontière géorgienne étant fermée, tous les six, avec l’aide de Sakra, qui leur donna de l’argent et des passeports et falsifia les visas (11), s’envolèrent pour l’Afghanistan. Là-bas ils furent reçus par l’ami de Sakra, Abou Zoubaïdah, et initiés à la tâche prétendument la plus importante de leur vie – et la dernière : la participation aux attentats du 11 septembre. Effectivement les six noms figurent sur la liste des pirates morts dans les attentats que le gouvernement US publia ensuite : Ahmed et Hamza Al Ghamdi (dont les corps auraient brûlé dans la tour Sud du World Trade Center), Satam Al Sugami (mort dans la tour Nord), Saïd Al Ghamdi (mort dans l’avion qui s’est écrasé en Pennsylvanie) ainsi que Majed Moqued et Nawaf al Hazmi (qui se seraient trouvés dans l’avion qui s’est crashé sur le Pentagone ) (12).

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Sujet / Message Re: Sous faux pavillon

le Lun 4 Mai - 23:05
Suite.../...
Satam Al Sugami & Saïd Al Ghamdi
Majed Moqued & Nawaf al Hazmi
Les témoignages relatifs au 11 septembre fournis par Sakra au Times ont été partiellement confirmés par la Commission du 11 septembre du Congrès US. Celle-ci a également réuni des renseignements selon lesquels neuf des 19 pirates présumés, dont les quatre désignés par Sakra, auraient eu au départ l’intention de gagner la Tchétchénie via la Turquie et la Géorgie. La mise en garde que Sakra a effectuée en amont prouve aussi qu’il était bien au courant des préparatifs de l’attentat. Le Spiegel écrit : « Le 10 septembre 2001, veille des attentats, Sakra aurait informé les services secrets syriens qu’Al Qaïda préparait dans un avenir proche des attentats en Amérique. Ni les villes ni les bâtiments visés n’ont été révélés, mais Sakra dévoila la veille des attaques des détails de l’ « Opération Mardi Saint », entre autres l’utilisation d’avions et le choix de tours pour cibles. Les services secrets occidentaux en déduisent qu’il était évidemment dans le secret des dieux. » (14) Parmi les sources occidentales auxquelles se réfère le Spiegel figure entre autres Georges Tenet, à l’époque chef de la CIA.
Il préfère le whisky à AllahStupéfiant : l’homme impliqué dans tant d’horreurs de la prétendue
Guerre Sainte n’était lui-même rien moins que religieux. Lorsqu’en prison, au cours de ses interrogatoires on lui proposa de faire une pause pour prier, il répondit : « Je ne prie pas. Je n’aime pas prier. Je préfère l’alcool, surtout le vin et le whisky. »(15) À Antalya, à l’époque où selon ses dires il préparait un attentat contre un navire de croisière israélien, on l’a vu flemmasser au bord de la piscine du centre de vacances, boire de la bière et admirer les charmes d’une beauté aux longs cheveux. La police déclara qu’un tel comportement à l’étage suprême d’Al Qaïda était « troublant ».(17)

En présence de telles contradictions, rien d’étonnant à ce que le quotidien turcZaman titre l’un de ses premiers articles après l’arrestation de Sakra : « Al Qaida : une opération de services secrets ? [18]Concernant le dossier de la police turque relatant les interrogatoires de Sakra, le journal écrit que la CIA avait offert à Sakra, avant le 9 septembre, puisque c’était en l’an 2000, un job et une importante somme d’argent. Cette année-là, les Usaméricains auraient eu deux entretiens avec lui. Suite à ces entretiens, la CIA lui offrit un poste. « Plus tard la Sécurité nationale syrienne l’a arrêté, interrogé et visiblement lui a offert un travail. Et les services secrets turcs l’auraient courtisé eux aussi dès 2000 sur demande des Usaméricains. » [18] »Sakra serait ainsi devenu un agent triple des services secrets » résume Zaman. Que Sakra ait été, au moins pour un temps, l’homme de Washington, a été confirmé indirectement par Tenet, le chef de la CIA alors en poste, comme nous l’avons déjà dit. Dans son livre publié en 2007 « At the Center of the Storm » il parle de la mise en garde pour le 11 septembre reçue le 10 et écrit qu’un « informateur que nous avons utilisé en commun avec un pays du Moyen-Orient a rencontré son chef étranger et lui a dit en substance « qu’il se préparait une grosse affaire. »(20) Le nom de l’informateur n’apparaît certes pas ici de manière explicite, mais les détails fournis par Tenet correspondent bien à la mise en garde de Sakra telle que la rapporte le Spiegel à la veille du massacre. Aucun autre agent travaillant AUSSI pour la CIA ne dit avoir informé avant le 11 septembre un gouvernement du Moyen-Orient de la catastrophe imminente.

Le rôle douteux du BND (Bundesnachrichtendienst, Services de renseignement allemands, NdT)

Sakra affirme avoir été en contact également avec le suspect du 11 septembre, Mohammed Atta, de Hambourg - sans donner de détails toutefois. (21) Une chose est certaine : il a fait en Allemagne deux séjours assez longs. De septembre 2000 au 24 juillet 2001 il était inscrit comme demandeur d’asile sous le nom de « Louai Sakka » à Schramberg, une paisible petite ville de Forêt Noire. Il habitait au foyer d’accueil de Majolika avec sa femme, alors âgée de 18 ans, et leurs deux enfants. « Si le Syrien avait choisi le Sud de l’Allemagne, c’est sans doute parce qu’il avait fait en 1997 la connaissance de deux convertis, les frères Christian et Matthias K., deux jeunes Allemands passés à l’Islam et entichés de Tchétchénie et de moudjahidisme. Une entente parfaite régnait entre les deux familles : les deux Allemands ne tardèrent pas à épouser des sœurs de Sakra et à s’installer près de Schramberg. « (22) Il est possible qu’il ait eu des contacts avec les deux frères par l’intermédiaire du prédicateur de la Guerre Sainte Yehia Youssef, qui connaissait les deux frères depuis l’époque où il vivait à Fribourg. Lorsque Sakra arriva à Schramberg, Youssef, devenu un indicateur de la Protection de la Constitution (Verfassungsschutz, équivalent allemand des RG, NdR) en Bade-Wurttemberg était en train de déménager à Ulm, où se créa par la suite l’un des centres du fondamentalisme violent.

De fin juillet à début octobre 2001 - donc juste avant et juste après le 11 septembre- on ne trouve pas trace de Sakra en Allemagne. Et puis le revoilà. Cette fois-ci il atterrit à Holzgerlingen, une petite ville près de Stuttgart. Et là la police criminelle fédérale (BKA) le prend dans son collimateur. « À la fin de l’année 2001, Sakra, c’est une grosse prise pour les enquêteurs allemands » résume Panorama, le magazine d’ARD ( le plus gros multimédia audiovisuel allemand, NdT) .(23) « Il avait pu contribuer à découvrir, voire détruire les cellules d’Al Qaïda encore présentes sur notre sol ; il avait pu contribuer à empêcher d’autres attentats », a dit à Panorama un fonctionnaire de police. Mais la PJ ne parvient pas à se saisir de Sakra, qui s’enfuit toujours à temps, visiblement avec l’aide du BND. « Le grave soupçon des fonctionnaires de la PJ, selon un document interne : les Services secrets, la BND, se sont aussi intéressés à Sakra. À la suite de quoi ils auraient empêché toute mesure policière à l’encontre du terroriste. Et ramené Sakra en Syrie. » (24) Le BND opposa un énergique démenti.

Après l’arrestation de Sakra en août 2005 la Commission de contrôle parlementaire [Parlamentarisches Kontrollgremium,PKG, nouveau nom donné en 1999 à la commission du Bundestag chargée de superviser l’activité des services de renseignement, dont le nom, datant de 1978, s’abrégeait en PKK, ce qui faisait mauvais genre, le PKK étant un parti kurde considéré comme terroriste, NdR] se pencha sur cette affaire, interrogea des chargés de mission du gouvernement fédéral ainsi que des membres des Services secrets et examina les dossiers internes. À l’issue du processus, la commission, composée de représentants de tous les partis déclara à l’unanimité que « Les accusations portées contre le BND sont, d’après les constatations de la Commission de contrôle, dépourvues de tout fondement ».(25) Toutefois des doutes persistent, car le PKG a été régulièrement induit en erreur par le gouvernement au cours des dernières années, précisément en ce qui concerne la coopération germano-usaméricaine dans la lutte contre le terrorisme. En outre deux députés particulièrement doués pour l’investigation, Max Stadler (FDP, libéraux) et Wolfgang Neskovic (Die Linke, la Gauche), qui devaient dévoiler plusieurs cas de dissimulation au cours de la législature suivante, ne faisaient pas encore partie de la commission. Hans-Christian Ströbele, le troisième empêcheur de tourner en rond [avocat, député des Verts, NdR], ne se souvient absolument pas de la séance de la Commission relative au cas de Sakra. N’a pas non plus été tiré au clair par le PKG un autre grave soupçon concernant Sakra. Ce dernier, durant sa détention en Turquie, aurait été approché par deux hommes de langue anglaise qui lui auraient offert 10 millions de dollars pour désigner Asif Chaoukat, le chef des Services secrets syriens, comme le commanditaire du meurtre du Premier ministre libanais Rafik Hariri en 2005. S’il acceptait, le Procureur général allemand Detlev Mehli, chargé par l’ONU de l’enquête sur le meurtre de Hariri, lui rendrait visite en prison et « il aurait la vie sauve. » (26)
L’homme aux multiples visages
Les déclarations faites par Sakra à Zaman et au Times sont-elles exactes ? On n’en sera sans doute jamais tout à fait sûr. En effet, personne ne sait si l’homme ne qui a comparu devant le tribunal et se trouve actuellement en prison est bien celui qu’on cherchait. Lors de son arrestation à Antalya il était déjà différent de celui qui figurait sur les avis de recherche après l’attentat d’Istanbul- il avait subi une opération de chirurgie du visage. (27). Plus tard, au début du procès, en mars 2006, il avait à nouveau changé d’aspect ; il avait pris du poids et portait une barbe. LeWashington Post déclare : « Plus de 20 journalistes présents ne sont pas parvenus à reconnaître Sakra à son entrée dans la salle ; même son propre avocat met en doute la prétendueidentité de son mandant. » [28]

PS/désolé pour le manque de certaines photos
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