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Post-it Délocalisation

le Ven 29 Mai - 18:23
L'Europe de l'Est perd de son attractivité au profit des pays méditerranéens

Les pays de l'Est intégrés les premiers à l'Union européenne (UE) ne sont plus une destination de choix pour y délocaliser des unités de production industrielle ou des activités de services. Et cela, au profit de certains pays du Maghreb (Tunisie et Maroc) et du Moyen Orient (Egypte et Jordanie), qui prennent la relève.

Telle est l'une des principales conclusions d'une étude publiée, mardi 19 mai, par le cabinet de conseil en stratégie A. T. Kearney, sur "Les changements géographiques des délocalisations" pour les activités de services.

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Les premiers éléments du Rapport annuel de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) sur les investissements directs étrangers (IDE), publié mercredi 20 mai, confirment cette perte d'attractivité des pays de l'Est. Les IDE ont chuté de 28 % en Pologne en 2008, soit légèrement plus que la moyenne des pays développés (- 25,3 %). Et si les flux sont encore positifs en République tchèque (+ 2,6 %) et en Hongrie (+ 7,7 %), cela pourrait ne pas durer.

Pour l'instant, la Roumanie et la Bulgarie, dont l'adhésion à l'UE ne date que du 1er janvier 2007, restent encore des destinations séduisantes. En 2008, les IDE ont augmenté de 34,1 % en Roumanie. Mais il est fort probable que les avantages compétitifs de ces pays s'amenuiseront assez rapidement, comme cela a été le cas pour leurs prédécesseurs, estime Norbert Jorek, associé chez A.T. Kearney à New York et coauteur de l'étude sur les délocalisations.

Car, lorsqu'en mai 2004 les dix premiers pays de l'Est avaient rejoint l'UE, le faible coût de leur main-d'oeuvre et leur proximité géographique avec les pays européens développés en faisaient une destination de choix. D'autant que leurs marchés restaient à conquérir. S'implanter sur leur sol présentait donc de multiples avantages économiques, tant pour servir leur marché intérieur que pour l'exportation.

Mais ces avantages se sont amenuisés en quelques années. La République tchèque ne figure plus qu'à la 32e place du classement 2009 des pays où il est le plus intéressant de délocaliser des activités de services publié par A. T. Kearney. Ce pays était classé au 4e rang en 2004. La Slovaquie, la Pologne et la Hongrie ont également chuté. A l'inverse, l'Egypte est passée en deux ans de la 13e à la 6e place et la Tunisie du 26e au 17e rang.

L'écart entre les coûts de production et de main-d'oeuvre des pays de l'Est et ceux des pays développés s'est amoindri. "Surtout pour les pays proches de l'Europe de l'Ouest, comme la Hongrie et la Pologne. Le renchérissement a été moindre en Estonie et en Lettonie. Mais ces pays n'ont pas un réservoir de main-d'oeuvre qualifiée suffisant", explique M. Jorek.

Les pays comme la Slovaquie, qui sont désormais entrés dans la zone euro, se renchérissent comparés aux destinations en zone dollar. Quant à l'affaiblissement du zloty polonais et de la couronne tchèque vis-à-vis de l'euro, il est déjà perçu comme un avantage compétitif passager sur lequel on ne peut baser des décisions d'investissements à moyen et long terme.

La qualité et la disponibilité de la main-d'oeuvre égyptienne sont par ailleurs mieux notées par A. T. Kearney que celles de la Hongrie, de la Slovaquie ou de l'Estonie. Or ces critères deviendront prépondérants, estime M. Jorek. "Pour certaines firmes comme les sociétés d'ingénierie, le coût n'est plus le problème. Elles cherchent à s'implanter dans des pays où elles trouveront des ingénieurs de qualité et en nombre suffisant", affirme-t-il.

Il est ainsi convaincu que la crise ne ralentira que temporairement le mouvement de délocalisation. Si des entreprises aidées par les gouvernements, comme Renault en France, renoncent actuellement à ce type de projet, elles y reviendront plus tard. D'autant que les difficultés actuelles contraignent également les entreprises à modifier leur organisation pour serrer encore davantage leurs coûts. Les banques, en particulier, qui furent les premières entreprises de services à délocaliser une partie de leur activité - services informatiques et centres d'appels, par exemple. Des activités aujourd'hui réalisées pour beaucoup moins cher en Inde, par du personnel anglophone, pour les firmes américaines ; et pour beaucoup moins cher au Maghreb, par du personnel francophone, pour les françaises.

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Post-it Re: Délocalisation

le Sam 27 Mar - 15:03
L'Occitane s'apprête à entrer en Bourse à Hongkong

L'enseigne provençale compte 1 300 boutiques dans le monde et réalise la moitié de son activité en Asie.

Des champs de ­lavande de Manosque à la Bourse de Hongkong. Ce raccourci illustre l'incroyable chemin parcouru par L'Occitane en un peu plus de trente ans. La PME provençale vient d'être autorisée à faire son entrée sur cette place de marchés asiatique, où elle espère lever jusqu'à 500 millions d'euros. L'annonce devrait être officialisée la semaine prochaine, après de nombreuses rumeurs sur le sujet.

L'opération devrait être lancée le mois prochain, avec le conseil des banques HSBC, UBS et CLSA. Le choix de Hongkong correspond à une mode actuelle : les banques cherchent à convaincre les sociétés occidentales de s'y introduire ou d'y coter leurs filiales en Asie, région fer de lance de leur développement, afin d'y lever plus de fonds. Pour L'Occitane, l'opération a d'autant plus de sens que la société réalise environ la moitié de son chiffre d'affaires (537 millions d'euros sur l'exercice achevé en mars 2009) en Asie. L'enseigne prévoit d'ouvrir 40 boutiques en Chine cette année. Elle serait la première entreprise française cotée à Hongkong. Évoqué dès 2008, le projet avait été reporté en raison de la crise financière.


Chiffre d'affaires doublé en quatre ans

Malgré le ralentissement économique, L'Occitane poursuit son chemin tambour battant. Après une hausse de 30 % de son chiffre d'affaires en 2008-2009, elle misait sur une croissance supérieure à 10 % pour l'année passée, grâce à l'ouverture d'une centaine de nouveaux points de vente.

Au total, elle détient plus de 1 300 boutiques dans 85 pays. Si elle fabrique toujours ses produits à Manosque (Alpes-de-Haute-Provence), la France pèse désormais moins de 15 % de son activité. Ses crèmes et onguents (naturels sans revendiquer le label bio), abordables, apparaissent comme une alternative attractive aux produits de luxe. La recette fonctionne dans toutes les régions du monde.

L'internationalisation a sauvé l'entreprise. Fondée en 1976 par Olivier Baussan, L'Occitane commence par vendre soins à la lavande et huiles essentielles sur les marchés provençaux. Vingt ans plus tard, son chiffre d'affaires reste inférieur à 10 millions d'euros. Pis, elle perd alors de l'argent, année après année. Mais en 1996, Reinold Geiger, homme d'affaires autrichien qui a fait fortune dans l'emballage, la rachète. La même année, l'enseigne arrive à New York et conquiert les Américains en pleine «provencemania». Le succès est aussi au rendez-vous en Europe de l'Est, en Amérique du Sud, au Japon, et ­depuis cinq ans en Chine. Depuis quatre ans, le chiffre d'affaires a doublé.

La réussite a attiré les convoi­tises. Reinold Geiger reste aujourd'hui actionnaire majoritaire, aux côtés du groupe Clarins, qui conserve une part de 10 %, faute d'avoir pu reprendre la totalité. Menant son développement international sans fléchir, le PDG a résisté aux propositions des grands groupes de cosmétiques, de L'Oréal à Estée Lauder. Ses profits sont tenus confidentiels. L'introduction en Bourse va mettre en lumière certains secrets de fabrique de cette pépite française.

Par: Florentin Collomp

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Post-it Re: Délocalisation

le Dim 13 Juin - 23:45
"Les entreprises occidentales en Chine doivent revoir leur business model"

Les tensions sur le marché de l'emploi chinois et les hausses de salaires à venir impactent les sociétés occidentales installées dans l'Empire du milileu. Les explications de Frédéric Marquette, associé gérant de EIM, société spécialiste du management de transition.
On parle beaucoup d'augmentations de salaires en Chine. Qu'en est-il réellement en dehors des exemples très médiatisés comme Honda et Foxconn ?

Le marché de l'emploi chinois est devenu extrêmement tendu. Pour les ouvriers et les employés, les augmentations de salaires sont aujourd'hui de l'ordre de 5 à 10%. Mais pour les cadres, et notamment ceux qui travaillent dans des grandes sociétés occidentales, les revalorisations sont bien plus élevées. On observe une compétition extrêmement rude entre les groupes étrangers et chinois pour attirer les meilleurs profils. De fait, le turnover est très important : de l'ordre de 15 à 20% dans les grands groupes mais de 30 à 40% dans les entreprises chinoises de tailles moyennes moins prestigieuses. C'est donc la surenchère et un cadre de haut niveau qui change aujourd'hui de job peut obtenir facilement 30 à 40% de salaire en plus voire davantage. La concurrence est sévère : si une entreprise met plus de deux semaines pour répondre à un bon profil, la personne n'est plus disponible. Pour attirer les meilleurs candidats, les entreprises rivalisent donc d'imagination : à côté du salaire, elles promettent le remboursement des soins médicaux et des coûts d'éducation des enfants. Pour un manager, pouvoir montrer qu'il a travaillé à l'étranger est un vrai avantage qu'il pourra monnayer par la suite.

L'encadrement coûte donc de plus en plus cher pour une entreprise occidentale...

C'est vrai. Et pour certains profils, comme directeur d'usine ou directeur financier, les salaires proposés ne sont plus très éloignés de ceux pratiqués en Europe. Nous avons aidé récemment une société chinoise à recruter un directeur de site dans l'industrie automobile. Le salaire brut proposé était de 80.000 euros par an. Même si les charges patronales sont bien moins lourdes en Chine qu'en Europe, l'écart n'est plus si monstrueux.

Quels sont les conséquences pour les entreprises occidentales qui ont délocalisé une partie de leurs activités en Chine ?

D'abord, elles doivent être extrêmement rapides sinon elles ne pourront pas recruter les bons profils. Par ailleurs, elles doivent revoir d'urgence une partie de leur business model. Beaucoup d'entreprises occidentales ont sous-évalué les réajustements de salaires qu'elles devront consentir dans les années qui viennent. Cela veut dire que la rentabilité attendue de certains projets sera un peu plus faible puisqu'on estime que la masse salariale pourrait augmenter de près de 10% par an. Certaines entreprises industrielles à faible valeur ajoutée, pourraient être incitées à re-localiser leurs usines au Vietnam ou en Inde. Ce mouvement de relocalisation sera néanmoins freiné par l'attractivité du marché chinois.

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Post-it Re: Délocalisation

le Lun 19 Juil - 14:27
Le Maroc: le nouvel eldorado de la délocalisation?

Après avoir été longtemps délaissé par les industriels, le Maroc est en passe de devenir la destination favorite des entreprises à la recherche de coûts de fabrication attractifs.

Au palmarès des pays préférés des industriels à la recherche de coûts de fabrication attractifs, il y avait déjà, notamment, la Chine, l’Inde, les pays d’Europe de l’Est et la Tunisie. Il faut désormais également compter avec le Maroc.


Depuis quelques semaines, de pleines pages de publicité vantant le « Maroc industriel » fleurissent dans les magazines économiques. Elles sont le fruit d’une politique industrielle affirmée mise en œuvre dans ce pays depuis quelques années.

Il faut dire que les élites marocaines enrageaient de voir les notations de leur pays sur le plan des investissements industriels : 128ème rang au classement Doing Business de la Banque Mondiale, et 73ème rang de l’étude de compétitivité du World Economic Forum. Pas de quoi pavoiser ! Pourtant le nombre d’industriels adeptes du « Made in Morocco » est sans cesse croissant.


Depuis 1999, ce sont les projets dans les infrastructures qui ont tout d’abord déferlé sur le pays : autoroutes, tramways, ports et bientôt TGV (vendu par Alstom !). Et depuis 3 ou 4 ans, les projets industriels ont pris le relais : automobile, aéronautique, énergie ou offshoring (délocalisation de services informatiques), en provenance d’Europe, du Japon ou des États-Unis.

Si les investissements déjà réalisés sont encore plutôt de petite taille, et sur des opérations à faible valeur ajoutée, la tendance est très nettement à la hausse, aussi bien en nombre qu’en taille des projets. A ce titre, la future usine de Renault, en construction sur la zone du port Tanger-Med, vise par exemple une production de 400 000 véhicules/an, et sera la plus productive de toutes les usines du groupe. A elle seule, elle devrait compter 6 000 salariés, plus 30 000 chez les fournisseurs. Et il est même prévu la construction d’une ville nouvelle de 50 000 habitants à proximité !

Afin d’atteindre son objectif, l’État marocain ne s’est pas contenté d’afficher sa volonté politique de développement industriel. Il l’a accompagnée de mesures et de programmes particulièrement incitatifs. Tout le corpus réglementaire et fiscal a été adapté, des aides pour les PME ont été initiées, des zones franches créées, et une politique de parcs d’activités lancée. Seize plates-formes industrielles sont ainsi au programme, avec mobilisation du foncier, viabilisation et services associés. Certaines existent déjà, comme la zone franche TFZ, qui en dix ans, a permis d’accueillir 522 entreprises pour 50 900 emplois. Des entreprises exportatrices particulièrement soignées sur ces zones franches : franchise d’impôt pendant 5 ans (8,75 % ensuite), pas de TVA, ni de droits de douane, ni de contrôle des changes.

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Post-it Re: Délocalisation

le Dim 31 Juil - 13:11
Inde, Chine : Le piège des délocalisations

En délocalisant massivement, les entreprises occidentales sont tombées dans un piège soigneusement tendu par l’Inde et la Chine. L’ampleur du phénomène est soigneusement occultée par les dirigeants d’entreprises qui gardent le silence sur les coûts cachés de ces opérations. Les politiques nationales ou européennes menées jusqu’à présent pour maintenir l’emploi sur place et lutter contre ces délocalisations ont échoué. Elles ont même contribué à alimenter cette spirale de la délocalisation ; certaines entreprises étrangères ayant bénéficié des largesses publiques sans respecter leurs engagements en termes de créations d’emploi. Pourtant des solutions existent. L’Europe, la France ou encore les collectivités territoriales peuvent mener des politiques ambitieuses et concertées de redynamisation des territoires. Des expériences de relocalisation sont aussi menées par des entreprises françaises et européennes pour se rapprocher de leurs clients dans un contexte de renchérissement du coût du pétrole.

Les coûts cachés des délocalisations

Les entreprises qui délocalisent mettent souvent en avant les économies qu’elles réalisent alors que les coûts, en réalité élevés, sont soigneusement dissimulés : frais d’infrastructures et de déplacement supplémentaires, rallongement fréquent des délais, sécurité aléatoire des données qu’il s’agisse de protection intellectuelle ou de données personnelles… Une étude menée par Compass management Consulting a ainsi montré que la délocalisation des activités dans des pays à faibles coûts salariaux ne permet que rarement d’atteindre des économies significatives.

Les coûts baissent en moyenne de 15% pendant les 18 premiers mois d’installation et augmentent ensuite de 30%. Ces délocalisations induisent également des conséquences difficilement chiffrables pour les entreprises occidentales comme la concurrence déloyale d’anciens sous traitants locaux. En effet, la Chine et l’Inde ont su attirer les entreprises occidentales pour mieux les déposséder de leur savoir faire. Au début, la localisation consistait à recourir à une main d’œuvre peu qualifiée et peu cher pour des tâches sans valeur ajoutée. Mais le piège s’est vite refermé sur les entreprises occidentales lorsque celles-ci ont noué des partenariats avec des sociétés locales ou installer leurs centres de recherche et développement dans ces pays à faibles coûts.

Des groupes tels que Danone ou Airbus ont appris cette règle d’or à leurs dépens. En transférant leur technologie aux Chinois, ils leurs permettent de devenir de véritables concurrents sur les marché nationaux et internationaux.
Les Etats occidentaux ont longtemps cru qu’ils pouvaient éviter les délocalisations en versant d’abondantes aides financières aux entreprises concernées par ces projets. L’expérience Daewoo dans la région de la Lorraine a marqué les esprits. Les subventions ont été perçues par l’entreprise Daewoo mais les délocalisations ont aussi eu lieu au mépris des engagements contractuels.

Les stratégies à mettre en œuvre pour lutter à armes égales

Les Etats, les collectivités territoriales ou encore l’Europe doivent cesser ce type d’actions pour mener une politique volontariste en faveur de l’innovation. L’objectif est de dépenser plus efficacement l’argent public en investissant d’abord dans les secteurs stratégiques qui assureront les emplois de demain. Les suppressions des aides inutiles dégageront des ressources pour les entreprises qui prennent de véritables engagements. Des fonds européens doivent être mobilisés pour favoriser une politique de recherche et d’innovation dans le cadre de la stratégie de Lisbonne. Une meilleure harmonisation entre les différents acteurs publics doit également être menée au niveau de l’Union Européenne. Brefs, l’Europe doit cesser d’être un nain politique face à une Chine conquérante. L’Europe doit ainsi favoriser se protéger par des barrières douanières. L’idée serait ainsi de rétablir des échanges commerciaux équitables basés sur l’instauration de normes sociales ou environnementales. Les pistes sont là. Il faut du courage politique pour mener ces chantiers de demain.

Enfin, les entreprises doivent aussi, dans un contexte de renchérissement du coût du pétrole, faire le pari de la proximité et de la rapidité pour répondre aux exigences de leurs clients. Le groupe américain GAP, qui a choisi de faire fabriquer en Asie, réalise des bénéfices nettement inférieurs à ceux de l’Espagnol Zara qui renouvelle chaque semaine ses offres de vêtements avec des produits nouveaux. En France, le groupe de meubles Parisot et Décathlon ont déjà franchi le pas. Les jouets Smoby y réfléchissent encore. Certes, ces relocalisations ne sont pas nombreuses, mais elles attestent pourtant d'un changement profond des règles du jeu de la mondialisation. Une qualité qui laisse parfois à désirer, des produits trop standardisés, l'impossibilité de réapprovisionner les stocks rapidement… pour les entreprises françaises ou européennes qui ont fait le choix de produire à l'étranger.

Laurie Acensio


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